HeliDax et DCI vont assurer la maintenance des hélicoptères Fennec de l’armée de l’Air & de l’Espace pendant dix ans

Si l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] a été désignée pour prendre possession des premiers hélicoptères interarmées légers [HIL] H160M Guépard, il n’en reste pas moins que le Centre d’expertise aérienne militaire [CEAM] de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] est actuellement très impliqué dans le développement de ce nouvel appareil. C’est en effet ce qu’il a rappelé à l’occasion du vol inaugural du second prototype construit par Airbus Helicopters.
«Le H160M Guépard équipera progressivement, dès 2031, les bases aériennes de Villacoublay, Cayenne, Cazaux – où il viendra compléter les capacités du Caracal au sein d’un pôle ‘haut de spectre’ – puis Orange», a-t-il précisé.
En attendant, l’AAE devra garder ses quarante hélicoptères Fennec, qu’elle utilise notamment pour des missions dites MASA [pour mesures actives de sûreté aérienne] et, désormais, la lutte antidrone. D’ailleurs, à ce sujet, la configuration de la caméra Trekka et du canon axial de 20 mm équipant cet appareil a récemment été autorisée «pour emploi», à l’issue d’une campagne d’essais menée par le CEAM.
Quoi qu’il en soit, en octobre 2024, la Direction de la maintenance aéronautique [DMAé] avait émis un appel d’offres ayant pour objet le maintien en condition opérationnelle [MCO] des Fennec de l’AAE. Et cela alors que ce marché avait été confié à Sabena Technics pour une durée de dix ans en 2021.
Moins de deux ans après, le contrat «verticalisé» concernant ces hélicoptères [ainsi que trois Fennec de la Direction générale de l’armement] a été notifié à un groupement formé par HeliDax et Défense Conseil International [DCI]. La DMAé l’a annoncé via le média social LinkedIn, le 5 août.
«Ce marché d’une durée de 10 ans couvre notamment la réalisation des visites de maintenance ainsi que le soutien technique et logistique», a-t-elle indiqué. Le montant du contrat n’a pas été précisé.
Pour rappel, HeliDax avait déjà été retenu pour assurer le MCO des dix-huit Fennec de l’ALAT. Il s’agissait d’ailleurs de l’un des premiers contrats «verticalisés» notifiée par la DMAé, suite à la réforme du MCO aéronautique lancée en 2018. Les résultats avaient été probants puisque le coût de l’heure de vol était passé de 3 500 à 1 800 euros, avec un taux de disponibilité multiplié par deux.
Cela étant, les modalités du MCO vont encore évoluer dans les mois à venir. En tout cas, c’est ce que souhaite le général Jérôme Bellanger, le chef d’état-major de l’AAE.
«Dans la transition d’un MCO de contrat vers un MCO de combat, l’enjeu consiste dans le renouvellement des grands contrats de ‘verticalisation’, en cours à la DMA», et dans le fait de revoir nos exigences, certaines normes s’avérant en définitive inutiles : il s’agit d’obtenir un MCO de combat à la fois moins coûteux et plus conforme à la réalité de nos besoins opérationnels», avait-il en effet expliqué, lors d’une audition au Sénat, en mai dernier.





Pas un seul commentaire.
Ca doit être un papier d’un stagiaire de St-Cyr sans doute ? 🙂
Personne n’est parfais ! 🙁
Et personne pour rectifier ma faute « parfais » au lieu de parfait.
Autant dire que personne n’a lu ce papier… tout le monde s’en fout ! 😉
Le H 160 continue son petit bonhomme de chemin.
https://theatrum-belli.com/lhelicoptere-guepard-reussit-sa-premiere-campagne-de-tirs-a-cazaux/
Dommage que nous n’avons pas pris du H 145 pour remplacer les Fennec.
Des hélicoptères fiables, connus et avec des pièces détachées en quantité, avec d’autres ministères publics qui en sont équipés.
Trop simple, alors qu’il suffit de dépenser encore plus l’argent public. ?
Patience, Pascal (l’utracrépidarianiste) ne devrait pas tarder à venir vous mépriser …..
il passe son temps à cela sur opex360