KNDS réfute tout projet de nationalisation totale par l’Allemagne et la France

En 2015, lors du rapprochement entre Nexter Systems et Krauss-Maffei Wegmann, il fut convenu que l’État français, via Giat Industries, et la famille Bode-Wegmann se partageraient à 50-50 le capital de ce qui allait devenir KNDS. Mais cette situation est appelée à évoluer.
En effet, depuis plusieurs mois, le groupe franco-allemand, spécialiste de l’armement terrestre, prépare son introduction en Bourse [IPO], suite à la décision de la famille Bode-Wegmann de se séparer de ses actions. Seulement, 40 % d’entre elles doivent être acquises par Berlin, qui souhaite disposer d’une minorité de blocage. En contrepartie, Paris a accepté de faire passer sa participation de 50 à 40 %. Ce qui fait que 20 % des parts seront mises sur le marché.
Lors de leur dernier Conseil de défense et de sécurité [CFADS], le mois dernier, la France et l’Allemagne ont confirmé leurs intentions, alors que KNDS venait de décider de reporter son IPO, dans l’attente de conditions plus favorables, le marché étant trop «volatile» pour les valeurs du secteur de l’armement.
Cette décision est dans l’intérêt de l’État français dans la mesure où elle lui évite de revendre ses parts à un prix trop bas. Même chose, du reste, pour la famille Bode-Wegmann. En revanche, il n’est pas certain qu’elle fasse les affaires du gouvernement allemand…
Quoi qu’il en soit, à l’issue de leur CFADS, la France et l’Allemagne ont dit «porter un intérêt particulier à une introduction en Bourse rapide, en fonction des conditions de marché et dès qu’ils auront conjointement décidé de faire progresser la situation». On n’y est pas encore…
Lors d’une visite d’une usine de KNDS à Kassel, le 21 juillet [soit quatre jours après le CFADS], le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius souligna la nécessité d’un «contrôle allemand» sur l’industriel. Et pour cela, avait-il ajouté, le «gouvernement fédéral a décidé d’acquérir des actions de KNDS afin de garantir la protection du savoir-faire et de nous permettre de continuer à travailler sur un pied d’égalité avec nos partenaires français à l’avenir».
Faut-il subodorer une manœuvre informationnelle ? Toujours est-il que, dans ce contexte, le quotidien économique Handelsblatt, basé à Düsseldorf, a avancé que Berlin et Paris pourraient prendre le «contrôle total» de KNDS, en citant des sources gouvernementales allemandes. En clair, il s’agirait de procéder à une nationalisation totale de l’industriel… et donc de mettre un terme au processus d’introduction en Bourse.
Selon l’agence Reuters, le ministère allemand de l’Économie n’a pas souhaité commenter les informations de Handelsblatt. «L’Allemagne reste intéressée par une introduction en bourse rapide et par un investissement fédéral dans KNDS, tout en maintenant le processus convenu en juin», a-t-il toutefois rappelé. Mais le fait que le journal se soit fié à des propos émanant de sources gouvernementales a de quoi interroger… et laisse supposer qu’il s’agit d’un ballon d’essai.
Reste qu’il aura fallu attendre près de vingt-quatre heures pour que l’information du journal économique soit démentie par Tom Enders, le président du conseil d’administration de KNDS.
«Il n’y a aucune discussion concernant une nationalisation totale de KNDS, et il n’y a absolument aucune raison à cela», a en effet réagi M. Enders, dans un communiqué envoyé à Reuters. Et d’ajouter que l’introduction en Bourse demeure la «priorité immédiate» de l’industriel.
«La situation financière de KNDS est extrêmement solide avec un carnet de commandes important. Traiter ce carnet de commandes aussi rapidement que possible est le défi opérationnel des années à venir. Un contrôle gouvernemental ne peut pas y contribuer», a-t-il aussi fait valoir en guise de conclusion.
Photo : KNDS





Il n’y a effectivement aucune raison pour l’Allemagne de nationaliser (avec la France) KNDS.
En effet, 40% pour l’Etat allemand, 40 % pour l’Etat français et 20 % dans le public .
A ceci près que Rheinmetall a toujours montré son intérêt pour KNDS et qu’il lui suffira (au besoin) d’offrir un prix « attractif » pour acquérir a minima 10% + 1 action des 20% du capital flottant. Et l’Allemagne dirigera de fait KNDS quelque soient les garanties de parité aujourd’hui évoquées et qui s’effaceront avec le temps.
On oublie trop que la holding KNDS avait été créée dans la perspective de la réalisation du MGCS, lequel disparaît discrètement au rythme où les allemands égrainent leurs versions successives du Léopard.
Le plus simple, et le moins risqué, pour la France est sans doute la dissolution de KNDS. D’autant que l’utilité pour notre pays d’un char lourd est loin d’être avérée.
C’est plus compliqué que ça de « monter » au capital d’une autre société: il faut déclarer à la société et à l’AMF dès qu’on franchit le seuil de 5 % du capital, sous peine de perdre ses droits de vote correspondants. Ce qui permet de réagir à ce type de manœuvre.
@Pb75
Si l’on a la volonté, et les moyens, de réagir.
Quelles que soient les garanties. Pas « quelque soient les garanties ».
Pour utiliser « quelque » en un seul mot dans cette phrase, il faut la modifier quelque peu :
« Et l’Allemagne dirigera de fait KNDS, quelque garantie de parité soit aujourd’hui évoquée »
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/21570/la-grammaire/les-homophones-grammaticaux/les-homophones-quelque-et-quel-que
Scénario plus que plausible élaboré par un cerveau allemand et approuvé par le cerveau français servile qui siège à l’ Elysée.
Tout ça déclaré sans rien connaître du dossier et sans la moindre preuve…
Laisser des actions flottantes en bourse signifie qu’un des états peut faire appel à un « investisseur ami », un « chevalier blanc » tel la Caisse des Dépots et Consignations (ou ses équivalents allemands) pour prendre le dessus sur l’autre. Il n’y a pas vraiment de parité possible sans nationalisation à 50/50 %.
Vous commettez une petite erreur, être à 50.00001% ne sert à rien pour prendre le contrôle. C’est le complément + 1 voix à la minorité de blocage ou alors avoir juste la minorité de blocage….pour bloquer.
Bonjour, quelqu’un peut-il me dire ce que contient ce carnet de commandes important.?…
Vous avez cherché sur internet ? Vous y trouverez la réponse en moins de temps que celui nécessaire pour formuler votre question.
Plein plein plein de chars Leopard et pas mal de canons Caesar, entre autres choses.
Depuis Mme Merkel, les gouvernements allemands, nous on habitué à ce genre de manœuvres.
Il se trouve que si ce gouvernement allemand arrive à ses fins, aucune usine ne sera montée en France, par contre ils appuieront très fort, pour que ce qu’ils ne savent pas mieux faire que les français, soit installé en Allemagne, et sous droit allemand…
À l’arrivée, non seulement tout ce qui sortira sous le nom KNDS, sera soumis au bon vouloir allemand. J’ose espérer que nos gouvernants mettent le holà à ces désirs non avoués.
Et pour commencer, en refusant de vendre 10% de nos actions, (c’était pour faire plaisir à l’Allemagne), et en obligeant le gouvernement allemand à suivre le desiderata de KMW de vendre 20% de ses parts au privé, et 30% à l’Allemagne.
Et quant je dis au privé, c’est pas à Rheinmetall.
Nationaliser une boîte stratégique en Europe, vouée à dégager d’importants bénéfices et à y payer des impôts massivement, serait de bonne gestion économique.
Les tenants des grandes amitiés franco et germano-russe « à ressusciter pour une énergie abondante et pas chère » vont nous expliquer que c’est aberrant et anti-national, bien sûr. Et à la fin, c’est un fond de pension américain ou un fond souverain du Golfe qui gagne ?
Le scénario d’une nationalisation totale de KNDS semble en effet assez farfelu, et relève de la simple rumeur, ou du ballon d’essai.
Le scénario le plus probable reste l’introduction en bourse d’ici 2027, avec une gouvernance paritaire (40% France, 40% Allemagne, et 20% flottant). Cette introduction en bourse permettra à l’entreprise de faciliter son accès aux marché et de se renforcer financièrement, alors que le CA est en hausse (+40% attendu en 2026) et que les carnets de commandes sont pleins (+60Md€ de commandes).
Pour autant, l’introduction en bourse ne règle pas les problèmes de fond, comme la marginalisation progressive de la partie française, et des tensions croissantes sur fond de déséquilibres industriels de plus en plus flagrants entre les deux pays. La crise budgétaire en France, l’absence de perspectives ou projet alternatif officiel au MGCS, ainsi que l’attentisme de la France en matière de planification stratégique sur le segment terrestre (format AdT inchangé depuis 2013/2015 malgré le contexte…) pourrait pousser l’Allemagne à « prendre le large » et à prendre le contrôle effectif de l’entreprise, notamment via Rheinmetall. Pour le dire autrement et moins poliment, les allemands considèrent de plus en plus l’Etat français comme un « passager clandestin » à bord de KNDS…
Si on établit un « scénario rose », on pourrait imaginer que KNDS devienne un champion européen qui dépasse les tensions industrielles franco-allemandes actuelles, grâce à une gouvernance équilibrée et apaisée, en développant des programmes propres, et en ciblant des marchés export. Des acquisitions ou des alliances industrielles seraient également possibles avec d’autres acteurs européens : Espagne (Santa Barbara Sistemas), Italie (Leonardo), Pologne, Suède… L’entreprise deviendrait alors un géant à dimension européenne, en ayant réussi à réduire fortement sa dépendance initiale aux projets franco-allemands.
Le « scénario noir » n’est cependant pas à écarter : si les tensions et les déséquilibres devaient continuer à s’aggraver, il n’est pas exclu qu’on assite à un éclatement en deux entités nationales (Nexter/KMW) avec un retour à des programmes séparés et potentiellement concurrents. Le pire scénario pour la France serait cependant celui d’un rachat par Rheinmetall, qui diluerait mécaniquement la partie française et entraînerait par ricochet une perte de souveraineté industrielle pour la France. On peut cependant supposer que des accords de gouvernance empêcheraient la réalisation un tel scénario.
Sur ce sujet, comme beaucoup d’autres, les décisions prises par le futur Président français en 2027 s’avèreront décisives.
L’État allemand va acquérir 40% des parts pour contrôler KNDS , c’est dans le contrat avec la famille , 40% pour la France 20% en bourse , en fait tout le monde pense 2027 en France avec un blocage possible .
Les dessous de la rumeur du HandelsblattSelon les informations issues de cercles gouvernementaux allemands rapportées par le Handelsblatt, l’idée d’une nationalisation totale n’était pas envisagée comme une fin en soi, mais comme un mécanisme de portage temporaire. L’objectif aurait été d’apporter une stabilité immédiate à l’entreprise face au retrait souhaité des familles actionnaires allemandes (Bode-Wegmann), avant de réengager une introduction en Bourse ultérieure à une valorisation plus conforme aux attentes du marché.Cette fuite dans la presse allemande s’apparente donc davantage à l’évocation d’un scénario de crise technique face au blocage temporaire de l’IPO, plutôt qu’à une réelle volonté politique de bâtir une régie d’État franco-allemande.
La situation actuelle ne peut pas s’externaliser indéfiniment car elle paralyse l’entreprise et son conseil d’administration .
« La situation actuelle ne peut pas s’eTERNiser indéfiniment car elle paralyse l’entreprise et son conseil d’administration . »
Je suis assez d’accord sur ce diagnostic, moins sur les remèdes.
Le blocage vient de la partie allemande, avec l’irruption de Rheinmetall dans la partie, sous le regard bienveillant du gouvernement allemand, contrevenant à l’accord de principe passé entre le gouvernement français et famille Bode-Wegmann pour la fusion à parité de Nexter et KMW.
Mais comme Rheinmetall est un investisseur privé et que les choses se sont faites légalement et en dehors de l’action gouvernementale allemande, le gouvernement français ne pouvait protester que mollement. Reste que Rheinmetall a fait un gros coup en « neutralisant » 2 concurrents à la fois.
Pour le gouvernement allemand, que ce soit Rheinmetall ou la famille Bode-Wegmann qui dirigent, cela reste une entreprise allemande, et l’usage de fonds privés allant dans le sens de l’action gouvernementale leur convient parfaitement.
Pour le gouvernement fran_ais, c’est une épine dans le pied à plus d’un titre :
– Le risque est réel que l’ex-Nexter soit marginalisé et disparaisse faute de clients suffisants.
– Le plan franco-allemand de char du futur ayant été annulé, et les allemands ayant judicieusement préparé la génération suivante de chars lourds et moyens, Nexter n’a plus de plan industriel viable sur ce créneau, faute de commandes suffisantes.
– Le Ballargone, et surtout Bercy, ne s’étant pas clairement décidés quant à l’avenir des chars dans les armées françaises, Nexter ne peut même pas compter sur une commande française.
Au bilan, Nexter se fait virer du marché des chars tant par les actions du gouvernement et des industriels allemands que par la pusillanimité des gouvernements français. Nexter survit actuellement par le succès du canon autoporté Caesar, mais ce succès a suscité moults concurrents qui vont saturer le marché, d’autant que l’évolution des guerres actuelles ou récentes (Russie/Ukraine, USA/Iran, Israël/Liban, Thailande/Cambodge, Soudan, Ethiopie, Birmanie) consacre la marginalisation de l’artillerie face aux drones, aux missiles sol/sol et aux bombardements aériens.
Le remède, c’est le démantèlement de KNDS avec la « vente par appartements » de Nexter pour sauver ce qui peut l’être, mais cela ne se fera pas avant l’élection présidentielle française pour une question d’orgueil mal placé, et son adossement à un autre industriel (belge pour CAMO ?) pour absorption plus digeste.
Je suis d’accord avec vos propos sauf en ce qui concerne la marginalisation de l’artillerie par les drones.
Simplement, les drones ont repoussés l’artillerie (mais aussi beaucoup d’autres choses) à plus de 20/25 km de la L0. Ce qui a été marginalisé, c »est tout ce qui est moyens de tir direct un tant soit peu peu cher et plus généralement, mais avec des exceptions, toute contration de moyens ( y compris des fantassins) et tout ce qui n’a pas une portée suffisante (canon à <45 calibres, mortier, lance mine…) et on pourrait aussi ajouter la logistique terrestre un tant soit peu lourde ou la construction d'infrastucture trop grosse (y compris les tranchées).
C'est la situation actuelle avec les moyens sur place. Cela ne préjuge pas de l'avenir de la lutte épée/bouclier. Ce qui est probable c'est que la production allemande actuelle ne change pas cet état de fait, même si elle se vend.
À mon avis, KNDS va effectivement exploser en 2028. KNDS Allemagne va s’associer à Rheinmettal et KNDS France va s’adosser à JCD. Cela fait bien plus sens que l’assemblage actuel qui, rappelons-le, n’existait que par la grâce du MGCS.
20% en bourse pour Rheinmetall. Encore une entourloupe du Reich!
cela sent l’entourloupe allemande, Berlin pousse Paris à revendre 10% de ses actions car Bode-Wegmann veut vendre ses parts. Berlin va racheter les parts de Bode-Wegmann par des entreprises tiers et rachètera aussi les 10% français. Résultat, Berlin aura 60% et donc pourra bloquer les ventes de KNDS France, et l’autre médiocre de l’Elysée trouve rien à redire
@ dago : l’autre médiocre de l’Elysée NE trouve rien à redire.
L’Allemagne et la France ont convenu qu’au cours des dix prochaines années, elles ne pourraient réduire leur participation en dessous de 30% sans l’accord de l’autre partie.
https://www.boursier.com/actualites/reuters/knds-rejoint-le-bal-des-ipo-du-secteur-de-la-defense-avec-une-double-cotation-420911.html
Ps : Et en ce qui concerne la médiocrité …
Bonne continuation a tous !
L’Allemagne et la France ont convenu qu’au cours des dix prochaines années, elles ne pourraient réduire leur participation en dessous de 30% sans l’accord de l’autre partie. affirmation fausse rien ne peut se faire sans l’autre .
et il est pas question de 10ans et encore moins de passer sous les 30% .
KNDS ne survivra pas à Mai 2027. Tout le monde le sait.
Pas faux, Mike Hammer !
La seule voie possible est une scission du groupe et un retour à Nexter d’un côté et KMW de l’autre puisqu’il n’existe aucun programme industriel commun. Chacun reprend ses billes, et chaque société poursuit son chemin seule ou s’associe au partenaire de son choix. La partie française a de nombreux partenaires possibles et certainement pas en Allemagne.
C’est comme pour le SCAF. On s’agite pour des projets morts-nés, avec en toile de fond des velléités allemandes de prendre le contrôle de l’appareil industriel français. Si j’étais allemand et dirigeant de l’ancien KMW, je ne voudrais pas d’une telle fusion puisque le principal client sera allemand (budget oblige) et que je voudrais faire tourner mes propres usines. Et fondamentalement les allemands n’ont pas besoin de nous sur le terrestre. Il serait temps de l’admettre et de passer à autre chose.
Tout le monde le sait et est au courant depuis longtemps.
Tout le monde sauf Emmanuel Macron, Jupiter 1er.
Ça sent l’entourloupe teutonne! Achtung Achtung!
Sacré Teutons..vont nous la mettre correctement sur ce coup là…et il y a encore des pseudos économistes qui vont nous expliquer que non, tout est bien encadré….
L’IPA a été décidée avec la famille Bode-Wegmann, 40% pour la France, 40% pour l’Allemagne, la minorité de blocage est à 30% donc le capital est verrouillé, chacun des pays aura 50% des droits de vote au conseil d’administration car les actions mises en vente en bourse ne donneront pas de droit de vote, car elles auront une prime supplémentaire, elles seront cotées sur deux places financières : Paris et Francfort. Si un investisseur a 10% du capital, il doit se signaler, alors il pourra avoir un veto de l’un ou des deux pays , en plus il y as un pacte d’actionnaire signer sur un vrais contrat . En Assemblée générale : Une égalité stricte et absolueContrairement au fonctionnement des entreprises classiques, le droit de vote au sein de l’AG de KNDS est totalement déconnecté du nombre exact d’actions possédées :Une parité parfaite : La France et l’Allemagne disposent de droits de vote strictement égaux (50/50) lors des votes des actionnaires.Indépendance du capital : Même si la future introduction en Bourse modifie la répartition des actions (ex: vente de parts sur le marché public), la gouvernance impose que les deux États conservent un poids identique face à toute décision.Minorité de blocage automatique : En détenant chacun 40 % des parts (et au moins 30 % post-IPO), aucun des deux pays ne peut imposer une décision majeure (comme une modification des statuts ou une fusion) sans l’accord de l’autre.Au Conseil d’administration : Un droit de vote sous veto croiséAu niveau du Conseil d’administration de KNDS, le droit de vote s’accompagne de mécanismes de souveraineté nationale appelés actions de préférence (golden shares) :Le vote des administrateurs : Les représentants français et allemands votent les orientations industrielles de l’entreprise.Le droit de veto croisé : En plus du vote classique, chaque État dispose d’une action spécifique protectrice. Paris conserve un droit de regard et d’intervention direct sur toutes les décisions touchant aux actifs et technologies clés en France (systèmes d’armes Nexter, canon Caesar). Berlin détient le mê
le conseil d’administration devrait être composé de 3 administrateurs nommés par les deux pays, de 5 administrateurs indépendants
+ 1 manager géo (PDG) afin d’éviter un blocage permanent par veto . donc 12 administrateurs .
La répartition détaillée des 12 futurs sièges1 Directeur général (CEO) : Le poste exécutif reste occupé par le Français Jean-Paul Alary.3 Représentants nommés par la France : Via la holding publique GIAT Industries, tant que l’État conserve au moins 30 % des droits de vote.3 Représentants nommés par l’Allemagne : Via la banque publique de développement KfW (qui remplace la famille Wegmann), sous la même condition de détenir au moins 30 % des voix.5 Administrateurs non exécutifs indépendants : Ces profils n’auront aucun lien avec les deux États actionnaires ni avec les familles fondatrices historiques, garantissant les intérêts des investisseurs boursiers minoritaires.Le maintien du veto et des décisions stratégiquesMalgré l’arrivée de ces nouveaux profils indépendants, le fonctionnement des votes au sein de ce futur conseil reste hautement sécurisé :Autonomie opérationnelle : Le management conserve toute liberté pour les décisions courantes et opérationnelles du groupe en dessous de certains seuils financiers.Majorité simple : Les décisions stratégiques du quotidien de l’entreprise seront validées à la majorité des membres du conseil.Double accord obligatoire : Pour toutes les décisions d’importance majeure (fusions, investissements massifs, restructurations), un accord conjoint entre les 3 représentants français et les 3 représentants allemands reste constitutionnellement obligatoire.
@Jean ulc on s’en fout de déroger au règles habituelles des sociétés. C’est de l’armement. Scindons ce bourbier en deux avec un Nexter à nouveau indépendant.
Non, c’est impossible, les 2/3 du chiffre d’affaires se trouvent en Allemagne, les 3/4 des bénéfices aussi, en plus le siège social est en Hollande, ce qui est signé est signé. Si cela arrivait, plus personne au monde ,ne signerait avec la France, car dans les affaires il faut la confiance. KNDS France indépendant ne pourrait pas vivre avec les seules commandes de la France .
Vos chiffres sont gonflés pour justifier une capitulation confortable. Le succès du CAESAR français prouve que Nexter a les moyens d’exister face au Leopard allemand. Ce chef-d’œuvre de « coopération » est surtout une usine à gaz managériale si bancale qu’il a fallu en planquer le siège social à Amsterdam pour éviter que les deux pays ne s’égorgent. Pendant que vous vous félicitez de cette gouvernance verrouillée, les Pays-Bas comptent les points et encaissent les dividendes.
Nous sommes en train de nous faire rouler dans la farine par les Allemands qui veulent l’hégémonie sur l’industrie de défence en Europe, avec la complicité de nos dirigeants. Mis à part Dassault qui arrive par sa technologie et son aura à résister. Regardez depuis des décennies qui a fait capoter les projets communs, depuis l’ AMX30 et le Leopard 1, le SCAF, l’avion de patrouille maritime …. et nous, nous achetons des fusils et des camions Allemands en disant merci!
Pourquoi réagir comme ces “suprémacistes“ allemands qui depuis la chute du Mur de Berlin se gargarisent à coup de grande Allemagne ; un Reich dominateur asservissant l’Europe, vieux rêve d’un pangermanisme exacerbé… Soyons plus pragmatiques avec nos voisins et malgré tout partenaire, y compris en ce qui concerne la gouvernance de KNDS. N’oublions pas que l’accord de juin 2026 a été conçu pour empêcher un déséquilibre capitalistique (y compris via le flottant) et/ou une perte de contrôle ou d’influence pour l’un des deux pays. Cet accord ancre fermement et explicitement la parité de gouvernance et d’actionnariat comme principe central (droits égaux même en cas de dilution future). La parité de gouvernance prime sur le pur pourcentage de capital ; un scénario où l’Allemagne prendrait le contrôle au détriment de la France, via Rheinmetall ou une autre entité, serait juridiquement très difficile et politiquement destructeur suite à la rupture de l’accord intergouvernemental. Et au pire, même si un acteur allemand rachetait les 20 % flottants, cela ne donnerait à l’Allemagne qu’une majorité économique théorique (40 % État + 20 % privé), mais les droits de gouvernance paritaires et les mécanismes de veto/sécurité resteraient en place.
Il y aura un pacte d’actionnaires qui sera scellé ,entre les deux pays . ce pacte liras les deux pays ensemble . D’ailleur si le prix as baisser ,c’est qu’il y aucune posibilité pour un investisseur de prendre le contrôle de KNDS . lit mon article ci-dessous
Nos responsables politiques sont décidément d’une naïveté affligeante, pour ne pas dire pire, dès qu’il s’agit d’industrie, de défense et de souveraineté. On nous parle depuis des années d’“Europe de la défense”, mais, dans les faits, la France se retrouve trop souvent à perdre du temps, des compétences, des marchés et de la souveraineté industrielle, pendant que d’autres défendent beaucoup plus froidement leurs intérêts nationaux.
Le problème, ce n’est pas la coopération européenne en elle-même. Une coopération équilibrée, entre partenaires loyaux, peut avoir du sens. Le problème, c’est quand la coopération devient un piège : la France apporte des compétences historiques, du savoir-faire, des bureaux d’études, des technologies critiques, puis se retrouve progressivement diluée dans des ensembles où les arbitrages industriels et politiques ne lui sont plus favorables.
Les exemples s’accumulent. Le SCAF, censé incarner le futur de l’aviation de combat européenne, est désormais terminé dans son cœur même : le chasseur commun de nouvelle génération. L’Eurodrone, lui, n’est peut-être pas formellement abandonné par la France, mais les achats français ont été suspendus ou sortis de la trajectoire budgétaire actuelle, ce qui revient presque à un abandon opérationnel. Quant au MGCS, le fameux char du futur franco-allemand, il ressemble de plus en plus à un programme zombie, miné par les mêmes désaccords industriels, les mêmes rapports de force et les mêmes divergences de besoins.
Et ce n’est pas une nouveauté. Le char standard franco-allemand des années 1950-1960 a fini en deux programmes séparés, Leopard 1 côté allemand et AMX-30 côté français. Le grand avion de combat européen des années 1980 a fini de la même façon : Eurofighter d’un côté, Rafale de l’autre, parce que la France devait préserver ses besoins propres, notamment la polyvalence, la version embarquée, la dissuasion et la maîtrise industrielle. Plus récemment, le programme MAWS de patrouille maritime a été vidé de sa substance lorsque l’Allemagne a choisi le P-8 Poseidon américain.
Pendant ce temps, la France achète aussi allemand ou étranger : fusils HK416, camions militaires liés à Daimler, et d’autres équipements structurants. En face, est-ce que l’Allemagne achète massivement français ? Oui, parfois, mais surtout sur des équipements, de l’optronique, des sous-ensembles ou des filiales implantées localement : Safran, Thales, systèmes de vision, équipements portables, capteurs. Ce n’est pas du tout le même niveau qu’un achat allemand massif d’un grand système français comme le Rafale, le CAESAR, le SAMP/T NG ou une solution complète MBDA/Thales.
Le dossier des missiles est encore plus révélateur. Rheinmetall et Lockheed Martin avancent sur la production d’ATACMS américains en Allemagne. En clair : technologie américaine, retour industriel allemand, dépendance stratégique transatlantique, et tout cela présenté comme une capacité européenne. Dans le même temps, nous avons des solutions européennes solides, notamment franco-italiennes, avec MBDA, Thales, Eurosam, Aster, MICA VL et SAMP/T NG. Mais ces solutions sont trop souvent mises de côté dans les grands choix structurants allemands au profit du Patriot américain, de l’Arrow israélien, de l’IRIS-T allemand ou maintenant de missiles américains produits en Allemagne.
Et il ne faut pas oublier Macron, qui a encore ouvert la porte, à demi-mot, à une forme d’européanisation politique de notre dissuasion nucléaire, en parlant de dialogue stratégique avec nos partenaires, et notamment avec l’Allemagne. Officiellement, il ne s’agit pas de partager le bouton nucléaire, ni la décision ultime. Mais avec lui, on connaît la musique : on commence par des mots flous, des cadres de dialogue, des exercices conjoints, des coopérations “stratégiques”, puis on finit par diluer progressivement les compétences, les décisions et les intérêts français.
C’est d’autant plus inquiétant que les Allemands ont une stratégie beaucoup plus claire que la nôtre. Ils placent leurs pions dans les structures européennes, dans les groupes industriels, dans les programmes communs, dans les normes, dans les chaînes de production, et finissent par peser lourdement sur les arbitrages. On l’a vu dans l’aviation avec Aérospatiale, Matra, Aérospatiale-Matra, DASA, CASA, EADS, puis Airbus. On l’a vu dans les hélicoptères avec Sud-Aviation, Aérospatiale, MBB, Eurocopter, puis Airbus Helicopters. On le voit aussi dans le spatial avec le CNES, Aérospatiale, Matra Marconi Space, Snecma/Safran, Airbus Defence and Space, ArianeGroup et Arianespace, mais aussi DASA/Astrium, OHB et MT Aerospace côté allemand.
À chaque fois, le discours officiel est le même : coopération européenne, mutualisation, rationalisation, souveraineté collective. Mais dans les faits, la France apporte énormément de savoir-faire historique, notamment dans les lanceurs, l’aviation, les hélicoptères, les missiles, l’optronique et les systèmes complexes, puis se retrouve progressivement diluée dans des ensembles où les décisions ne lui appartiennent plus vraiment.
Heureusement, il reste encore quelques acteurs français capables de résister, à commencer par Dassault, parce qu’ils disposent d’un savoir-faire, d’une avance technologique et d’une crédibilité internationale difficiles à contourner. Mais justement, regardons ce qui se passe : dès qu’un acteur français refuse de se laisser dépouiller de son rôle central, les coopérations deviennent des champs de bataille industriels. Et au lieu de défendre franchement nos industriels, nos responsables politiques continuent trop souvent à réciter le catéchisme européen.
Le vrai problème est là : nos politiques confondent coopération et renoncement. Ils confondent souveraineté européenne et abandon progressif de la souveraineté française. Ils confondent compromis industriel et transfert de compétences. Et, à force de vouloir plaire à Berlin, à Bruxelles ou à Washington, ils finissent par fragiliser ce qui faisait la force de la France : une industrie de défense autonome, cohérente, capable de concevoir, produire, maintenir et exporter ses propres systèmes.
La coopération européenne, oui, mais pas à n’importe quel prix. Si elle consiste à diluer les compétences françaises, à retarder les programmes, à transférer nos savoir-faire, puis à acheter allemand ou américain en disant merci, ce n’est plus de la coopération. C’est du renoncement stratégique. Et quand ce renoncement est répété, assumé et maquillé en grande vision européenne, on peut même se demander si ce n’est pas devenu une forme de sabotage politique de notre souveraineté industrielle.
voilá un article qui concerne KNDS Et Rheinmetall ,il s’agit du plan Armirnius https://www.hartpunkt.de/arminius-ante-portas-grossvertrag-fuer-boxer-radpanzer-soll-im-dezember-geschlossen-werden/ , lisez cette article il décoiffe