Le futur drone de surface néerlandais dédié à la lutte anti-sous-marine sera doté d’un sonar fourni par Thales

En 2024, le Commandement du matériel et de l’informatique du ministère néerlandais de la Défense [COMMIT] fit savoir qu’il venait de retenir le consortium «Dutch Naval Design» pour mener des études sur un drone naval de surface dédié à la lutte anti-sous-marine [USV ASW] pour accompagner les futures frégates issues du programme ASWF, mené en coopération avec la Belgique.

Selon les spécifications techniques livrées par le COMMIT, cet USV ASW devait afficher un déplacement d’environ 9 tonnes pour 11 mètres de long et être capable de naviguer par mer forte [niveau 5], à une vitesse maximale de 20 nœuds et pendant au moins 96 heures. «Si vous partez pour moins de quatre jours, le temps écoulé entre le lancement, le transit vers la zone d’opération et la récupération signifie qu’une grande partie du temps sera consacrée à la manipulation du système et non à sa mission», avait expliqué le responsable de ce projet.

Deux ans plus, alors que le programme ASWF, confié à Damen, traverse des difficultés importantes, au point que la Belgique s’interroge sur la suite à y donner, le COMMIT a récemment dit avoir donné le feu vert à Dutch Naval Design pour lancer la conception de cet USV ASW.

«Ces navires sans équipage joueront un rôle majeur dans la lutte anti-sous-marine future. La Marine royale néerlandaise pourra les déployer pour des missions telles que la détection et le suivi de sous-marins ennemis. De plus, elle les utilisera comme moyen de dissuasion dans les zones à fort trafic sous-marin», a soutenu le COMMIT. Et d’ajouter qu’ils permettront également aux futures frégates ASWF d’augmenter leur rayon d’action et d’améliorer leur réactivité.

Ce projet va impliquer le français Thales puisque le COMMIT a confirmé qu’il doterait l’USV ASW du sonar trempé Compact Flash.

«Lors de la conception des nouveaux USV de 12 mètres, les concepteurs devront, dès le départ, prévoir l’intégration de divers systèmes innovants. Parmi ceux-ci figure le sonar Compact Flash de Thales Underwater Systems France. Ces sonars remorqués élargissent le champ de détection des frégates sans révéler la position du navire», a en effet confirmé l’industriel, via un communiqué diffusé ce 3 août.

Le sonar FLASH [Folding Light Acoustic System for Helicopters] est généralement utilisé, comme son nom l’indique, par des hélicoptères dédiés à la lutte ASM. Mis en œuvre depuis un drone de surface, il permettra donc à une frégate ASWF de sonder une zone particulière depuis une distance de sécurité.

«Son fonctionnement en basse fréquence permet une détection à longue portée et sa large bande passante excelle dans le filtrage des échos parasites», explique Thales au sujet de son sonar. En outre, le Compact Flash est interopérable avec deux autres équipements phares de l’industriel, à savoir le sonar à immersion variable CAPTAS et la bouée acoustique SonoFlash. «Des formats de données compatibles facilitent le partage d’informations entre plateformes et améliorent la connaissance de la situation pour une décision plus rapide», fait-il valoir.

Seulement, les futures frégates néerlandaises seront équipées de sonars Sea Lancer et Sea Sabre, fournis par Cobham Ultra.

À noter que, avec ses futurs «Common Combat Vessels» [CCV], la Royal Navy a l’intention de développer un concept assez proche du projet néerlandais, à la différence qu’il est question de déployer quatre drones navals autour d’un navire dit «hybride».

Quant à la Marine nationale, elle est pour le moment réservée sur ce type de capacité, qu’elle envisage de cantonner à la surveillance des approches maritimes et des abords de ses bases navales.

«Développer des drones de surface dotés d’une certaine endurance et faire naviguer très longtemps un bateau autonome en haute mer n’est pas encore complètement accessible. C’est un problème non pas technologique, mais de résilience des systèmes», a expliqué l’amiral Nicolas Vaujour, son désormais ancien chef d’état-major, lors de son ultime audition au Sénat. «On se rend compte qu’un bateau sans marin est très peu résilient : on a souvent besoin d’un quartier-maître ou d’un premier-maître pour comprendre l’origine de la panne et la réparer», a-t-il ajouté.

Illustration : Ministère néerlandais de la Défense

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33 contributions

  1. Yann490 dit :

    Bonjour, j’espère seulement que notre Amiral n’est pas trop vieille France, avec un conflit de retard ? Durant les années 30, nos chers décideurs politico/militaires nous l’on prouvé de façon magistrale. L’histoire a t-elle tendance à se répéter ?…

    • dolgan dit :

      On opère au moins 2 drones de surface (guerre des mines et Drix8), donc non . (et la DGA/naval group a un des plus gros drone naval )

      Ce drone aux performances médiocres vient surtout appuyer ses propos. Dans cette gamme de taille, on peut pas faire grand chose.

      Pour avoir des sytèmes utiles d accompagnement de frégates de premiers rang (Cad, minimum 45 jrs d autonomie, des coms redondantes, des capacités d autoprotection/détection minimales), il faut partir sur des sytèmes beaucoup plus gros. Donc attendre encore quelques années.

  2. jean luc dit :

    choix logique des pays-bas ,rien de anormale

  3. HMX dit :

    Le programme ASWF n’ira probablement pas à son terme, compte tenu des surcoûts et des retards que les belges ne semblent pas prêts à supporter.

    Pour autant, c’est à ma connaissance le premier programme de frégate ASM qui prévoit l’équipement « de série » du navire avec des drones de surface emportant chacun un sonar. Une première remarquable et attendue, car ces engins sont effectivement appelés à jouer un rôle majeur dans les opérations de lutte ASM à venir.

    On notera que la FDI dans sa configuration actuelle pourrait a priori embarquer jusqu’à 2 USV type « Seaquest S » (longueur 9.3 mètres, largeur 2.9 mètres, 6 tonnes) dans ses niches latérales. Une éventuelle FDI rallongée (+9 mètres avec le module « mission bay » proposé par Naval Group) permettrait le cas échéant de faciliter l’embarquement d’USV plus imposants.

    Ces drones USV embarqués pourront donc s’avérer très utiles, mais ponctuellement, car ils restent malgré tout des accessoires (pour ne pas dire des jouets !) avec une tenue à la mer et une autonomie forcément limitées, compte tenu de leur petite taille liées aux contraintes d’embarquement.

    La solution, c’est de passer directement à « la taille au -dessus », avec de grands drones USV de plusieurs centaines de tonnes, présentant des capacités nautiques et une autonomie suffisantes pour leur permettre de suivre le déploiement d’une frégate, et de continuer à opérer à ses côtés quelles que soient les conditions. Le drone Seaquest L de Naval Group (50 mètres) pourrait théoriquement répondre à cette définition. Une FDI pourrait ainsi superviser le travail d’une flottille de 3 à 5 de ces drones, sur une surface d’océan et avec une efficacité décuplée.

    • Fralipolipi dit :

      @HMX
      Ici les USV ASW sont prévus pour une mise à l’eau et recupération par mer forte (Beaufort 5) avec une autonomie de 4 jours … c’est déjà plus que bien 😉

      • dolgan dit :

        4 jours c est moins que rien.

        C est un boulet à la patte de la frégate qui doit calculer tous ses mouvements en fonction du drone qui a juste un sonarflash.

        • Fralipolipi dit :

          @dolgan
          « 4 jours c est moins que rien. »
          … c’est pourtant tellement plus que le temps de vol d’un hélico !…
          Vous donnez l’impression de manquer clairement d’objectivité sur ce sujet là (sur l’ensemble de vos posts).
          .
          « C est un boulet à la patte de la frégate qui doit calculer tous ses mouvements en fonction du drone qui a juste un sonarflash. »
          … Mouvements de concert, c’est justement tout l’intérêt, avec un ou deux drones qui vont là où on leur demande d’aller (et pas l’inverse … faut pas pousser).
          Et ce pour ratisser plus large, … ou avec un peigne plus fin.
          Car le but est bien soit de ratisser plus large, soit de peigner plus fin … et non de contraindre la frégate à une manoeuvre de service des drones.
          Pour la détection ASW, il est toujours bien utile d’avoir un sonar actif quelque part, et un autre passif en un autre point, nettement décalé.
          Avec ces 2 drones, cette frégate pourra avoir cela de manière bcp plus régulière qu’avec un hélicoptère, au moins sur une secteur limitrophe.
          Quant à l’hélico, son action pourra alors justement être optimisée sur les secteurs plus lointains encore.
          .
          Ces drones ne seront pas des « boulets » comme vous l’écrivez, mais des effecteurs démultiplicateurs d’effet.
          .
          Et après avoir appris lors de cette étape là, les drones de la génération suivante seront encore plus endurants et encore plus efficients.
          Par contre, ceux qui ne font rien aujourd’hui (ce qui n’est pas notre cas à ce jour, nous aurions même un peu d’avance, notamment avec la guerre des mines), il y aura demain un retard encore plus complexe à rattraper.
          .
          In fine, chacun est libre de ses choix, naturellement. Et ce n’est certainement pas Thalès qui dira aux néerlandais que leur drone USV ASW sera un « boulet ».

          • dolgan dit :

            4 jours, cela veut dire en comptant les transits et une marge de sécurité, au mieux 48h sur une zone d opération par période de 5 jours (en supposant que l entretien dure juste quelques heures). Et il ne faut pas rêver, c est pas 48h d émission du sonar, mais sans doute une émission toutes les heures max. Simplement la taille limite énormément l énergie disponible.

            Très loin d une permanence sur zone.

            Parlons en de la zone couverte: elle sera forcément très petite (car l USV est lent par définition) et très proche du navire. Totalement incomparable avec la surface couverte chaque sortie par un hélico.

            Et toutes les 72h, le capitaine est obligé de se poser la question: est-ce que je peux poursuivre ma mission sans abandonner le drone. Si non, j abandonne le drone ou la mission?

            Le seul vrai intérêt potentiel de ce drone est le retex organisationnel et tactique de l usage de drones de surface.

            Et la concurence pour le sonar actif va vite arriver sur drone aérien.

            NB: Les drones de cette catégorie ne seront pas particulièrement plus endurant. La taille limite l énergie embarcable et la taille est limitée . Pour avoir mieux, il faudra des drones d une toute autre catégorie. Non embarqués, beaucoup plus gros et avec de gros systèmes ASM comme un radar de coque ou un sonar remorqué.

          • Fralipolipi dit :

            @dolgan
            Je comprends vos arguments mais personne n’a parlé d’un dispositif pour « permanence sur zone » … une fixette de votre part.
            .
            Vous, on a bien compris que vous n’y croyez pas.
            Maintenant, les armées de Singapour et des Pays-Bas, elles, semblent y croire … et ce n’est pas Thales qui va aller à l’encontre de ces projets.
            .
            En parallèle, dans un domaine donné (ici USV ASW), tout le monde commence d’abord par développer des drones de petite taille. Il faut en passer par là avant de songer à aller au delà, afin de tester, apprendre, valider (le fameux Retex que vous finissez enfin par considérer).
            Et si plus tard, ces USV ASW de 12 tonnes ne s’avérant pas assez convaincants,
            1/ cela n’aura pas coûté un bras
            2/ il en restera forcément de précieux apprentissages
            3/ l’integration de ce dispositif (nettement plus gros que des Etraco mais pas surdimensionnés non plus) dans ces frégates ASW n’aura pas été contraignant ni handicapant pour ces frégates, si un jour ces USV sont abandonnés.
            C’est donc ici un programme de développement d’opportunité tout à fait pertinent… selon mon humble avis 😉
            Et sans nul doute, de tels développements de Singapour et des Pays-Bas ne resteront pas des exemples isolés …. ne vous en déplaise.

          • Fralipolipi dit :

            @dolgan
            Et 20 noeuds, ce n’est pas lent …

          • Fralipolipi dit :

            Et Naval Group devrait déjà étudier une faisabilité pour un truc similaire … au cas où les Suédois le demandaient pour leurs FDI.
            Anticiper, ça évite – parfois – des soucis.

      • Alain d dit :

        Dans cette configuration, le doute est logique.
        Durcir et gonfler ce système, soit en gérer 2 par bâtiment >> obligatoirement masse et volume en hausse, au minimum pour le bâtiment en pleine charge.
        Deux c’est plus sécurisant, outre la permanence, au cas où l’un d’eux serait perdu.
        Mieux aussi pour planifier la production avec des contrats exports, le rythme.

      • Alain d dit :

        Dans cette configuration, le doute est logique.
        Durcir et gonfler ce système, soit en gérer 2 par bâtiment >> obligatoirement masse et volume en hausse, au minimum pour le bâtiment en pleine charge.
        Deux c’est plus sécurisant, outre la permanence, au cas où l’un d’eux serait perdu.
        Mieux aussi pour planifier la production avec des contrats exports, le rythme.

  4. Fralipolipi dit :

    Quoiqu’en dise certains officiers de la MN … on y vient !
    .
    Après le programme MRCV de Singapour, de plus en plus de frégates, comme celle de ce programme ASWF, seront équipées pour mettre en oeuvre tous types de drones (aérien, UUV et donc USV).
    .
    A noter qu’en sens opposé, c’est le tout nouveau batiment de guerre des mines belgo-nearlandais rMCM classe City – qui est « LE » bateau mère porteur de drones USV par excellence – qui est désormais proposé par Naval Group, à la Lithuanie, dans une configuration et avec un armement qui se rapproche de ceux … d’une corvette !!!
    https://www.navalnews.com/naval-news/2026/07/naval-group-offers-latest-mp-opv-design-for-lithuanian-navy/
    .
    Les 2 domaines – frégates et porteur de drones USV/UUV- ont donc bien tendance à se rapprocher !
    .
    Et ici, alors que ce programme Belgo-néerlandais ASWF est un peu critiqué par le Belges côté agenda
    https://www.opex360.com/2026/07/20/la-belgique-se-renseigner-aupres-de-cinq-pays-dont-la-france-pour-sauver-son-programme-de-nouvelles-fregates/
    … ce n’est peut-être pas seulement en proposant potentiellement une FDI de substitution ou de vacation à la partie belge que Naval Group devrait ou pourrait participer.
    .
    Sur ce programme ASWF, Naval Group pourrait tout simplement proposer d’intégrer son innovant système de mise à l’eau, mis au point pour la guerre des mines et les rMCM classe City.
    Car justment, ce système novateur est mis au point pour mettre à l’eau et récupérer, jusqu’à Beaufort 5 (mer forte) des drones USV allant jusqu’à 13m de long et pouvant peser jusqu’à 20t.
    On est donc là pile sur le cahier des charges du programme ASWF pour ses drones USV ASW, et même avec un peu de marge.
    Il y aurait là sans doute une belle opportunité de continuer à coopérer avec nos alliés belges et néerlandais, et aussi avec leurs indutriels.
    https://www.navalnews.com/naval-news/2021/11/video-integration-of-usv-on-motherships-by-naval-group/
    .
    Sinon, à bord tels drones USV dédiés à l’ASW, en plus du sonar Flash de Thalès, je ne serais pas surpris qu’une petite antenne linéaire remorquée puisse être aussi une capacité intéressante (avec système de mise à l’eau et de ravalement automatique) … rapide hypothèse de ma part.
    .
    Enfin, on a parfois parlé de projet de FDI rallongée (pour plus d’autonomie en mer, ou plus d’armement).
    Cette capacité suppl. de mise à l’eau de tous types de drones (USV/UUV) devrait aussi pouvoir être intégrée par Naval Group dans une frégate (type FDI) rallongée … avant que la concurrence ne lui repasse devant.

    • dolgan dit :

      « Quoiqu’en dise certains officiers de la MN … on y vient ! »

      Quoique vous cherchiez à mettre dans leurs mots, les officiers de la MN disent très clairement : on y vient….

      • Fralipolipi dit :

        @dolgan
        ???
        Vous faites fausse route mon ami.
        Je n’ai fait que lire l’article d’Opex => Relisez donc les 2 derniers pargraphes … c en Français, c limpide 😉
        Mais si vous nous confirmez que notre hôte s’est trompé dans son article, pour le coup … à la bonne heure.

        • dolgan dit :

          Relisez. Je vous aide:

          « Quant à la Marine nationale, elle est pour le moment réservée sur ce type de capacité, qu’elle envisage de cantonner à la surveillance des approches maritimes et des abords de ses bases navales.

          «Développer des drones de surface dotés d’une certaine endurance et faire naviguer très longtemps un bateau autonome en haute mer n’est pas encore complètement accessible. C’est un problème non pas technologique, mais de résilience des systèmes», a expliqué l’amiral Nicolas Vaujour, son désormais ancien chef d’état-major, lors de son ultime audition au Sénat. «On se rend compte qu’un bateau sans marin est très peu résilient : on a souvent besoin d’un quartier-maître ou d’un premier-maître pour comprendre l’origine de la panne et la réparer», a-t-il ajouté.  »

          C est très clair. Il ne dit pas non aux « gros »drones, il dit clairement (et c est enfoncer une porte ouverte) qu on y est pas encore ….

          Et explique de manière limpide pourquoi.

          Si vous lisez qu il dit non aux drones, relisez autant de fois que nécessaire. C est extrêmement simple et bien expliqué.

          • Fralipolipi dit :

            @dolgan
            Auriez-vous décidé de passer pour un cas désespéré ?..
            « Quant à la Marine nationale, elle est pour le moment réservée sur ce type de capacité, qu’elle envisage de cantonner à la surveillance des approches maritimes et des abords de ses bases navales. »
            … C’est clair et c’est Français.
            Vous êtes sans doute Français … par contre vous n’avez pas ici les idées claires.
            Et là c’est vraiment limpide 😉

    • Fralipolipi dit :

      Bon, je me suis peut être un peu emballé en évoquant l’idee d’un partenariat possible avec Naval Group pour le système de mise à l’eau de ces drones (idem classe City) … car il semble que les Néerlandais aient déjà lancé leur projet avec les systèmes LARS de Royal IHC
      https://www.royalihc.com/offshore-energy/offshore-equipment/launch-and-recovery-systems

  5. PHILIPPE dit :

    dans cet article le paragraphe suivant a retenu mon attention :
    « Quant à la Marine Nationale elle est pour le moment réservée sur ce type de capacité, qu’elle envisage de cantonner à la surveillance des approches maritimes et des abords de ses bases navales ».
    Cela m’amène à rappeler les faits suivants :
    * sous Jacques Chirac, dans la nuit du 16 au 17 février 2001, le cargo East Sea a pu s’échouer avec 908 clandestins à bord sur la plage de Boulouris à Saint Raphaël dans le Var.
    * juin 2008 : il aura fallu l’information de chasseurs, ayant vu un hélicoptère balancer des ballots dans la nature, pour arrêter une dizaine de trafiquants de drogue.
    Sans entrer dans les détails, certes intéressants, ces derniers utilisaient donc un hélicoptère volant à basse altitude pour aller se ravitailler au Maroc.
    C’est la raison pour laquelle, alors que tous les yeux sont braqués sur le conflit ukrainien, j’en viens à ma poser la question suivante :
    notre façade maritime méditerranéenne est-elle convenablement surveillée, et bien sûr protégée, contre toute agression ?

    • pandacruel dit :

      PHILIPPE : si c’est comme les approches atlantiques et de la Manche, c’est clairement NON… quelle que soit la « menace » imaginable . Pendant les nombreuses périodes de congés ( ce sont les très généreux congés scolaires français qui donnent le « la » pour tout le pays, d’ailleurs…), c’est encore pire, et en dehors des exercices, en gros du vendredi début d’après-midi au lundi début d’après-midi, c’est relâche. On appelle ça : le  » dégagez » (ou  » dégagé » ), une très ancienne tradition.

      Pour nous les rares encore présents les week -ends on disait  » les bai…és, comptez-vous ! c’est du vécu.

      • dolgan dit :

        oui oui, du vécu à vladivostok?

      • Un lecteur dit :

        L’intervention de Philippe est très juste : il pointe un vrai défi de souveraineté en rappelant les précédents de l’East Sea et du trafic par hélicoptère. Face à ces menaces asymétriques, la question des moyens alloués à la protection de nos côtes est cruciale, et c’est exactement pour cela que le déploiement de drones littoraux est débattu. Si vous étiez resté sur ce sujet, votre commentaire aurait pu alimenter la discussion.
        Au lieu de cela, vous préférez étaler vos rancÅ“urs personnelles. Votre hargne systématique contre la Marine nationale devient ridicule. Que cela vienne d’une vieille frustration de fin de carrière ou de préjugés corporatistes, vouloir faire passer une marine de premier rang pour une administration de bureaucrates qui plie les gaules le vendredi à 14h relève du pur délire de comptoir.
        Votre prétendue expertise de vétéran est totalement frelatée. Vous confondez la vie d’une caserne en temps de paix avec une Posture Permanente de Sûreté (PPS). Le « dégagé » du week-end n’a jamais concerné la chaîne opérationnelle. Pendant que vous alignez les clichés sur les congés scolaires, les sémaphores, les CROSS, les radars du réseau SPATIONAV et les équipages d’alerte tournent H24, 7j/7, jours fériés compris.
        Passer des trous capacitaires et matériels réels de notre flotte à l’affirmation que la chaîne d’alerte opérationnelle « part en week-end » prouve votre totale inculture des procédures de crise. Opposer votre « vécu » de caserne à la doctrine d’engagement ne fait pas de vous un réaliste, juste un ancien militaire déconnecté qui confond ses anecdotes personnelles avec la réalité des forces.
        Vous n’avez apporté aucun élément technique sur les drones ou la détection côtière, uniquement votre amertume et des anachronismes tactiques.
        D’ailleurs, qu’allez-vous me sortir pour esquiver ? Que je récite une « brochure officielle », que je suis un « bureaucrate sans vécu », ou que le réel dérange mon « confort dogmatique » ? À moins que vous ne vous réfugiiez derrière l’excuse commode du « second degré » ou que vous ne criiez à la censure de la « bien-pensance » parce qu’on refuse de valider vos fables ? Changez de disque, vos ficelles rhétoriques sont usées jusqu’à la corde.

        • Bench dit :

          @Un lecteur , bien dit une fois de plus, inculture totale est le mot qui convient.
          Cela dit, vous perdez votre temps à essayer de convaincre le bougre qu’il radote et se ridiculise, et ce même si les réponses que vous lui faite sont pertinentes et justes.
          Ce gus aux multiples pseudos est un provocateur de la pire espèce. Je pratique ce triste personnage depuis quelques années maintenant, sur d’autres supports et ici, et jamais il ne varie dans ses délires qui sont toujours les mêmes à quelques variantes près. panda c’est un peu l’animal du foyer à qui son maitre achète de temps en temps un nouveau joujou pour qu’il s’amuse avec et ne s’ennuie pas trop. Quant à savoir qui est le maitre, mystère……

      • Heron dit :

        C’était au siècle dernier et ne généralise pas ton expérience de » bai…é », pandacruel pour la vérité.
        Un raté, cela n’a pas de bol dans la vie… il en est réduit à baver sur la France, l’UE, l’OTAN.

    • dolgan dit :

      D ou les brigades de réservistes de la marine que tous les maires de villes cotières se battent pour les obtenir.

  6. themistocles dit :

    on a souvent besoin d’un quartier-maître ou d’un premier-maître pour comprendre l’origine de la panne et la réparer», Pour avoir débloqué, en vol du matériel de l’Atlantic à coup de pied ou de manche de poignard, je ne peux que confirmer….

  7. Motoscafo dit :

    Là ! Aux Pays Bas, il y a ce qui semble être une volonté d’aller plus loin dans cette discipline très technique qu’est l’ASM.
    Question : N’y a t’il pas là l’occasion de réfléchir au dessin d’un flotteur qui répondrait au nécessaire accueil d’un ou plusieurs drones ASM ? Un vaisseau qui serait différent des actuelle FDI, FREMM ……
    Pour vous éclairer, pensez au dessin novateur des chasseurs de mines Belgo/Néerlandais qui sont actuellement en production à Concarneau.
    Par ailleurs, vous pouvez aussi penser que les Néerlandais n’hésitent pas dans l’innovation.
    Un simple exemple : En 1940, les forces allemandes qui envahirent les Pays Bas, y saisirent un submersible neuf équipé d’un Schnorchel. Ce simple équipement était une nouveauté secrête, une rupture que la Kriegsmarine ne comprit pas. Elle la reprit que très tard pour ses submersibles ( 1943 ), ceux-ci étant confrontés au large à la puissance, la régularité et la densité des patrouilles ASM alliées.
    L’absence majeure de cet équipement sur les submersibles nazis ( Type XII ) fait aussi partie des causes de leur défaite pendant la bataille de l’Atlantique et nous connaissons la suite……… Grande liberté de navigation pour les alliés qui fut mère de la victoire.
    Souhait : Que la MN qui est très loin d’être novice en ASM, ne s’enferme pas dans une doctrine où seraient exclus des nouveautés qui pourraient à première vue ne pas correspondre à une doctrine d’emploi bien établie.

    • dolgan dit :

      Avant de faire des portes drones, il faut avoir des concepts de drones opérationnels le justifiant.

      Tous les gros navires de la marine peuvent emporter et mettre en oeuvre des drones de cette taille . On parle de plusieurs dizaines de navires. Pour cette gamme, il n y a donc aucune raison de développer des portes drones.

      Les BPC peuvent aussi servir de navires mère, et c est sans doute là qu on verra des USV moyens interessant apparaitre en premier. On peut supposer qu ils seront d une gamme prévue pour être projetable par A400M, ce qui nous permettra de renforcer rapidement un point du globe. Mais on en est encore assez loin techniquement.

      • Fralipolipi dit :

        @dolgan
        Je ne pense pas que toutes les frégates puissent récupérer des embarcations de 13t…. comme vous semblez le suggérer.
        Et pour la mise à l’eau et la récupération par mer forte (Beaufort5) … d’un drone lourd, et pas d’un Etraco très bien motorisé et bien piloté ?… là aussi, ça peut rapidement coincer.

        • dolgan dit :

          C est comme regarder une voiture sans crocher d attelage et dire qu il est impossible de tirer une remorque avec …

          Il y a une solution simple: ajouter un crochet d attelage.

          • Fralipolipi dit :

            @dolgan
            Et si c’était si simple mon bon monsieur … la bonne blague 🙂
            .
            Précisément, sur les Classe City rMCM, il y a un énorme crochet d’attelage (ad-hoc pour 20 tonnes) !
            Vous voyez un tel système sur toutes les frégates vous ?… Allez vite fait consulter un ophtalmo 😉

      • Motoscafo dit :

        Moui.
        Mais attention à ne pas penser « Forteresse flottante » qui au final manquerait de souplesse et en plus serait vulnérable. Là est le piège.