Le Portugal confirme la commande de trois frégates multimissions EVO auprès de l’Italie

Lors de son ultime audition au Sénat en tant que chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], en mai dernier, l’amiral Nicolas Vaujour avait expliqué que, avec ses 4 460 tonnes de déplacement, la Frégate de défense et d’intervention [FDI – classe Amiral Ronarc’h] offrait un «excellent compromis» dans la mesure où elle offrait les mêmes capacités qu’une frégate multimissions [FREMM] tout en étant plus compacte.

«Il est intéressant de noter que tous les pays ‘prospects’ que nous avons approchés pour exporter nos FDI ont exprimé de véritables doutes sur les plus gros modèles. Le modèle de la frégate compacte les intéresse vraiment. Cela veut dire que le choix que nous avons fait est plutôt pertinent», avait-il dit.

Seulement, cet intérêt ne s’est pas toujours traduit par des commandes. Hormis la Suède, qui a récemment signé un contrat pour quatre FDI, la Norvège lui a préféré la frégate britannique de Type 26, qui affiche un déplacement de 6 900 tonnes. Même chose avec le Portugal, qui a finalement choisi la FREMM EVO proposée par l’italien Fincantieri.

Pourtant, les caractéristiques de la FDI correspondaient au cahier des charges de la marine portugaise [Marinha Portuguesa], qui cherchait alors un navire d’un tonnage compris entre 4 000 et 6 000 tonnes. En outre, Naval Group avait promis d’importants retours économiques au gouvernement lusitanien, avec la création d’une coentreprise avec l’Arsenal do Alfeite, en difficulté depuis des années, et des partenariats avec des entreprises et des universités locales.

Selon le site Portugal.fr, il était question de «réinjecter» 20 % de la valeur du contrat dans l’économie portugaise jusqu’à la fin de vie des FDI. «La logique est claire : inscrire le Portugal dans une filière industrielle européenne structurée autour de la France».

Seulement, l’italien Fincantieri a visiblement été plus convaincant. Cela étant, la balance penchait déjà nettement du côté de la FREMM EVO depuis quelques mois. D’autant plus que, en novembre, les ministres portugais et italien de la Défense, à savoir Nuno Melo et Guido Crosetto, avaient signé une déclaration d’intention visant à renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’industrie de défense.

Il aura fallu attendre quelques mois pour que l’acquisition de trois FREMM EVO soit confirmée par le Portugal. Un accord a en effet été signé à cette fin à l’occasion d’une visite officielle du Premier ministre portugais, Luis Montenegro, à Rome, le 20 juillet.

D’une valeur de 3,9 milliards d’euros, celui-ci prévoit également la maintenance des trois navires ainsi que «toute activité nécessaire à leur exploitation pendant toute leur durée de vie» [soit pendant au moins trente ans]. Ce qui suppose des transferts de technologies et de savoir-faire vers l’industrie portugaise et notamment la «revitalisation de l’Arsenal do Alfeite».

Financé grâce à un prêt à taux préférentiel de 5,8 milliards d’euros accordé par la Commission européenne au titre du programme SAFE [Security Action For Europe], le contrat sera attribué par l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr] à Orizzonte Sistemi Navali, la coentreprise détenue par Fincantieri [51 %] et Leonardo [49 %]. Les trois FREMM EVO devront être livrées à la Marinha Portuguesa entre 2029 et 2030.

À noter que le Portugal a récemment rejoint l’OCCAr, précisément pour participer aux programmes FREMM et FSAF-PAAMS [le système surface-air de ces navires, ndlr].

Pour rappel, évolution de la FREMM italienne [différente de la classe Aquitaine, c’est-à-dire la version française de ce type de frégate], la FREMM EVO est dotée du système de commandement et de contrôle SADOC 4, d’un radar double bande C/X dédié à la défense aérienne ainsi que d’une nouvelle suite de guerre électronique. En outre, elle est optimisée pour la mise en œuvre de systèmes robotisés [drones aériens, drones de surface, drones sous-marins]. La marine italienne en a commandé deux exemplaires, pour 1,5 milliard d’euros, en 2024.

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48 contributions

  1. François 01 dit :

    La FDI ( on ne parle plus de Belharra ?) a été conçue à une époque où la plupart des mations comptaient encore récolter les bénéfices de la paix, où l’on imaginait pas que la Russie puisse envahir l’Ukraine, ni que notre protecteur US puisse nous faire faut bon. Les budgets de défense occidentaux étaient largement sous les 2% du PIB et l’on assistait pas encore à un réarmement général.
    A cette époque le concept d’un bâtiment plus compact pouvait paraître pertinent.
    Depuis les choses on changé …

    • Olivier dit :

      Pas vraiment d’accord avec votre analyse. La FDI garde un fort potentiel d’armement supplémentaire.
      La compacité du batiment permet surtout de fonctionner avec un éqipage plus petit et comme actuellement toutes les armées sont à la peine pour le recrutement, c’est un plus

      • François 02 dit :

        @Olivier
        La taille de l’équipage ne dépend pas du tonnage du bâtiment mais de l’équipement et de son automatisation.
        Ainsi à l’origine, l’équipage de la FREMM, dont les conception est portée sur l’automatisation des systèmes, était était de 109 marins alors que celui de la FDI était de 111 marins.
        Dans un deuxième temps les deux équipes ont été revùes à la hausse. Ainsi la FREMM est passé à 136 marins et la FDI à 131.
        Votre argument d’équipage réduit pour une frégate plus petite ne tient pas puisque à l’origine la FDI avait plus de marins que la FREMM et que suite au remaniement elle n’en avait que trois de moins.

    • Huon dit :

      Ce qui n’empêche pas la FDI de se vendre…

    • Vortex dit :

      Les choses ont changé ?
      Les commandes grecques et suédoises démontrent le contraire.
      De même que le fort intéressement pour la FDI de la Belgique et des Pays-Bas, avec potentiellement un rapprochement Damen/ Naval Group autour de ce navire.

      • Magic38 dit :

        Les Pays-Bas non c’est mort. À cause de Thales Nederland. Et puis le gouvernement ne peut pas lâcher Damen qui a déjà perdu le contrat F126 et les futurs navires amphibies avec le Royaume-Uni.
        Ils n’ont aucun intérêt à voir Damen faire faillite donc ils sont obligés de prendre leur mal en patience. Surtout que sur l’ASWF, la faute revient plus au gouvernement néerlandais qu’à Damen.

        Pour la Belgique y’a des chances mais j’ai l’impression qu’il s’agit surtout d’une stratégie de Théo Francken pour détourner l’attention sur les problèmes des frégates dont il a la responsabilité et pour mettre un peu de pression sur le gouvernement néerlandais qui  »a pas envie de voir filer la Belgique.
        La Belgique n’a pas vraiment d’intérêt à se découpler des Pays-Bas. Le mieux serait qu’ils trouvent des frégates à louer pour un temps. Donc on pourrait peut-être leur louer des FDI et les récupérer dans 5-10 ans. Ça nous permettrait de commander ces 3 FDI supplémentaires à un coût moindre.

        Enfin au Danemark les chances de la FDI sont plus minces car elle a les pattes trop courtes pour le Danemark.
        Mais bon si on trouve ne serait-ce qu’un client supplémentaire, on pourr considérer que la FDI est un succès.

    • rainbowknight dit :

      Protecteur US puisse faire faux bond ? Certainement pas à ses alliés européens mais sans doute sur d’autres continents….. assurément.

    • Aphorismes dit :

      Nous n’avons pas l’expression « faire faut bon » au catalogue.
      En revanche, nous disposons en magasin d’un très classique « faire faux bond », qui est toujours du meilleur effet. Satisfaction garantie.
      Vous le prenez ? Je vous l’emballe.

      Faire faux bond.

      Expression employée, dans les sports de balle (dont le jeu de paume, ancêtre du tennis), lorsque la balle fait un mauvais rebond (comme on dit « faire un faux mouvement » ou « faire un faux pas »).
      Par extension, « faire faux bond » signifie ne pas être là où on est attendu, ne pas respecter ses engagements.

      • Mao dit :

        Je suis spécialiste incontesté du bond, de préférence de grande ampleur et vers l’avant.
        Mais mes détracteurs affirment que mon « Grand bond en avant » aurait eu des résultats catastrophiques pour la Chine et que, de ce fait, j’aurais plutôt fait faire faux bond à mon pays.
        Les gens sont médisants…

      • Bonjour,

        Le faux bond est depuis toujours la terreur des kangourous.

        Et pour nous, un faux bond est tout autant un faux pas et un faux mouvement.
        C’est vous dire si on fait attention à bien retomber sur nos pattes.

        Sur ce, je vous laisse, il faut que j’aille faire des bons bonds avec les copains.

        Skippy

    • Jack dit :

      Un commentaire identique survient à chaque vente de frégates autres que la FDI. C’est oublier un peu vite que Naval Group a des sérieux concurrents en Italie, Grande-Bretagne, Corée, Espagne, Japon…
      .
      De même, les commandes de FDI par la Grèce et la Suède (mai 2026 !), viennent contredire votre vision des choses. Dans le même temps, la Grèce à également acquis des FREMM EVO… d’occasion.

      • Massimiliano dit :

        les deux premières FREMM italiennes pas des FREMM EVO qui entreront en service en 2029

        • Jack dit :

          @Massimiliano : Vous avez raison, ma phrase sur les ventes à la Grèce est inexacte. Merci pour votre remarque 😉

    • SpecialAgent dit :

      2 FREMM EVO pour l’Otalie: 1,5Mds.
      3 FREMM EVO pour le Portugal: 3,9Mds.
      Ca doit être le prix du convoyage, ou de la traduction du manuel de l’utilisateur.
      Et pour cette somme, on a combien de FDI ?

      • Lex dit :

        Pour le moment, les 5 FDI sont sur un prix de 4.3Milliards d’€
        soit 860millions pièce.
        Après, les prix varient en fonction de ce qui est compris dedans (armement, options diverses, entretien sur une période donnée…)
        Ce qui avantage la FDI, c’est son équipage réduit, donc moins de pb de recrutement, et moins de soldes.
        Sur 40 ans de durée de vie, ça doit chiffrer un peu…

    • GotoRaptor dit :

      Les anglos ont un nom pour ce type de commentaire :

      RAGEBAIT.

    • Tesla dit :

      Le Problème de la FDI s’est justement sa compacité. Il n’y a pas de miracle, pour loger autant d’équipement dans une coque relativement petite, chaque espace a été optimisé. Du coup il n’y a plus de marges pour rajouter des évolutions, comme des drones de surface ou sous-marins, l’accueil d’un état major, des couchages en plus, etc..

  2. Yann490 dit :

    Bonjour, cela reste une commande d’armement européenne et c’est le principal. L’argent prêté par l’Europe est réinvesti dans l’économie Européenne. Ils n’ont pascchoisi Turque, Japonais ou Koréen. De plus, c’est un bon choix pour eux.

  3. Carin dit :

    Du coup nos amis portugais, vont pouvoir s’insérer un peu plus dans les dispositifs OTAN, et européens. Et surtout naviguer un peu plus loin que d’habitude. C’est tout benef, et pas que pour eux.

  4. Fralipolipi dit :

    On notrea ici que le retour industriel vers le Portugal ne pourra pas être très important, car ces 3 Fremm EVO seront bien construites par Fincantieri … en Italie.
    Elles y seront construites après les 2 Fremm EVO déjà commandées par l’Italie (en remplacement des 2 Fremm vendues d’occasion à la Grèce). Et les Fremm EVO italiennes ne seront pas transmises au Portugal (pour livrer plus tôt ce client export).
    Les Fremm EVO du Portugal prendront la file d’attente et ne seront produites qu’après les 2 italiennes.
    .
    L’Italie et Ficantieri n’ont donc pas offert des ponts d’or au Portugal qui auraient été inaccessibles à Naval Group.
    La véritable raison de la préférence du Portugal pour la Fremm EVO est forcément ailleurs … difficile de savoir où exactement (ce peut-être un ensemble de choses).
    .
    Pour la partie française, sur ces 3 Fremm EVO, il restera les Captas 4 et une partie de la part de travail les lanceurs Sylver + missiles Aster. Mais c’est à peu près tout.
    Cela étant, il reste très satisfaisant qu’une autre marine européenne, de plus, adopte à la fois le Captas 4 pour l’ASW et les solutions Sylver+Aster pour la défense aérienne, ce qui donne encore un peu plus de volume et d’homogénéité (et donc d’avenir) à ces systèmes d’armes.
    .
    Du côté de Naval Group et de la FDI, maintenant, faut s’accrocher sur le projet du Danemark, mais aussi finaliser le contrat avec la Suède.
    Le plus grand déçu dans cette histoire, ce doit être Navantia …

    • AlexS dit :

      FREMM-EVO vs FDI

      +
      propulsion électrique silencieuse
      2 hangars pour hélicoptères, l’un pour le Merlin, l’autre pour le NH90 ou plusieurs drones
      Sonar CAPTAS 4 de pointe
      Radar anti-drone spécifique
      4 radars à panneau fixe en bande C pour la recherche à longue portée
      4 radars à panneau fixe en bande X pour une recherche et un suivi plus précis, éventuellement dotés d’une fonction ECM
      Canon de 127 mm plus un canon de 76 mm ou 2 canons de 76 mm
      2 canons de 30 mm

      Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

    • Mike dit :

      Ils estiment peut-être qu’un bâtiment plus grand a plus de possibilité d’évolutions futures. Cela se défend. Il faudrait voir aussi le différentiel de prix avec la FDI.

    • Green dit :

      Navantia pourrait créer la surprise en Belgique. Il ont des frégates de qualité et une capacité a livrer vite.

  5. pldem806 dit :

    Je suis surpris ! A l’époque, nous considérions qu’un bâtiment d’une masse inférieure à 6000 T n’était pas océanique !
    Pour avoir, en début de carrière, effectué une affectation sur un aviso A69 (1250 T), j’ai des souvenirs émus d’exercices en mer du Nord, des sorties SNLE en Biscaye et autres surveillances du rail d’Ouessant en période hivernale. Alors, certes, les FDI sont pourvues de dispositifs anti-roulis mais 4500 T ne sont pas 6000 T et dans des creux de 5 à 10 m la différence doit se sentir.

    • François 01 dit :

      @pldem806
      Miniaturisation de l’équipement et automatisation donc moins d’équipage pour la même tâche.
      Et 4500t ne sont pas 1250t !

    • Mouarf dit :

      Encore un qui croit que la réalité a la moindre influence sur les décisions de nos politiciens…

    • Mouarf dit :

      OUPS !!
      Moi aussi j’ai lu et posté trop vite, la FREMM EVO selon wiki c’est 6500 t, les 4500 c’est la FDI

      M. Lagneau SVP effacez ces deux posts…

    • Fralipolipi dit :

      @pldem806
      Dans la théorie, naturellement, un bateau plus lourd est censé avoir une meilleure tenue en mer … mais ceci ne vaut que si les profils de coques sont équivalents.
      Et précisément, dans la comparaison des FDi et des Fremm (françaises ou italiennes, ce sont les mêmes coques), … ce n’est pas le cas.
      Dans la réalité, il se dit que nos marins sont assez déçus par la stabilité de leurs Fremm,
      alors qu’il sont au contraire très satisfaits, et même positivement bien supris, par l’excellente tenue à la mer de la FDI et sa grande stabilité (en rapport avec son poid et sa longueur), notamment en mer formée.
      Le tonnage ne fait donc pas tout, la très réussie FDI en est justement la preuve 😉

    • Lex dit :

      Il parait que la forme de la coque avec son étrave inversée lui donne une très bonne tenue à la mer…
      https://www.meretmarine.com/fr/defense/focus-technique-tout-savoir-sur-les-fregates-de-defense-et-d-intervention-fdi

    • dolgan dit :

      Le retex des FDI c est justement que l étrave inversée joue parfaitement son rôle. Le navire traverse les vagues ( au lieu de les percuter) et bouge très peu par mer formée.

      Le seul problème, c est que comme prévu, les essuies glaces tournent plus souvent.

    • mich dit :

      Je ne sais pas de quel époque vous parlez mais selon votre critère cela fait très longtemps que la France n’a plus vraiment de marine océanique et quand même les technologies navales progressent de tout temps ,mais c’est vrai que si l’on compare au pays qui aligne de nombreux exemplaires de bâtiments de combat dépassant les 8000 tonnes ont peut paraitre un peu léger ,est ce suffisant pour condamner la FDI sur sa tenue en mer il faudrait l’avis des utilisateurs ,moi j’ai surtout lu que c’ était surtout une limite pour son évolution et l’embarquement de systèmes plus puissant .

  6. Ga, bu, zo, meu dit :

    Espérons que le système « SADOC » n’a pas été conçu par le professeur Shadoko, sinon les marins portugais n’ont pas fini de pomper.

  7. Olivier Héral dit :

    -Un plus grand volume et la possibilité d’opter pour plus d’armes en allant plus loin et plus longtemps…
    Mais avec un nombre réduit de frégates, 3
    -Face à un nombre plus grand de frégates plus petites (2000 T en moins) mais avec moins d’armements et moins d’autonomie…
    .
    Ce sont deux choix stratégiques opposés entre les deux seules industries européennes compétitives qui comptent vraiment actuellement en fait : la France ou l’Italie
    Pour ma part je regrette qu’on n’ait pas modernisé le programme FREDA avec les italiens car ces frégates sont aussi multimissions même si dédiés à l’anti aérien

  8. VieDesign dit :

    « D’une valeur de 3,9 milliards d’euros »
    Donc 1,3 Mds la FREMM portuguaise.

    « La marine italienne en a commandé deux exemplaires, pour 1,5 milliard d’euros, en 2024. »
    Soit la FREMM italienne à 750 millions

    La MCO sur 30 ans justifie t-elle ces 550 millions de différence?

  9. Magic38 dit :

    Vous vous rendez compte qu’il est impossible de remporter tous les contrats ? Déjà parce qu’on aurait pas la capacité d’en produire autant. Concrètement on peut livrer encore 1 seul nouveau client d’ici 2030 (Belgique, Danemark ou autre) et ensuite ils devront attendre au moins 2033 qu’un créneau se libère donc ils iront voir ailleurs.
    Et ensuite car de toute façon les pays n’ont pas tous les même besoins. Une frégate c’est des compromis et des partis pris. Même si on l’avait faite plus grande ou mieux armée, certains pays ne l’auraient pas choisie car les missiles américains ne sont pas compatibles d’emblée (à moins que le client paient le développement onéreux), ou alors pour des raisons politiques ou autres.
    Franchement avec 8 unités vendues et construites en grande partie en France (contrairement aux exportations Britanniques qui sont construites ailleurs, sauf norvégiens), la FDI s’en tire pas mal malgré son prix.
    8 FDI contre 2 FREMM vendues, pourtant une grande frégate océanique, c’est pas mal. Et il reste encore des prospects en Europe (Belgique, Danemark) et parmi nos anciens clients au Moyen-Orient et en Asie qui voudront renouveler leurs flottes. Je suis sûr qu’on aura encore 1 nouveau client pour la FDI avant 2030.

    Le marché est suffisamment grand pour que la France, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni puissent tous se tailler une part du gâteau.

  10. Constat dit :

    Je me demande bien pourquoi Naval Group ne propose pas les Fremm et les FDI simultanément. Les Italiens ont vendus plusieurs Fremm dans notre dos. Les clients pourraient choisir librement et Naval Group serait mieux armé pour se défendre. La France a fait le choix d’une FDI compacte. Les autres pays aiment bien les gros bateaux pour épater la galerie.

    • Massimiliano dit :

      Quelles Fremm dans votre dos ????

    • jo dit :

      « Vous évoquez la vente de plusieurs frégates FREMM par l’Italie en évoquant un « dans notre dos ». Permettez-moi de relativiser ce point de vue.

      D’une part, nos voisins italiens disposent des mêmes droits que nous sur le marché international. D’autre part, leurs frégates sont techniquement différentes des nôtres, que ce soit en termes d’armement, de capteurs ou de conception globale.

      Rappelons par ailleurs, et ceci pour mémoire, que c’est le gouvernement français de l’époque qui a délibérément choisi d’arrêter la construction des FREMM tricolores, au motif qu’elles ne trouveraient preneur à l’export.

      Si une critique doit être formulée, elle devrait donc légitimement cibler l’incompétence stratégique de nos propres dirigeants, et non jeter l’opprobre sur nos alliés italiens. »

  11. Lionel Terray dit :

    Je pleure.
    Pourquoi la France ne construit plus de FREMM ni n’en commande en Italie ?
    Cela permettrait d’augmenter la flotte en parallèle des FDI.
    C’est un problème d’orgueil ?
    C’est parce la France ne veut pas acheter des armes en Europe ?

    • AlexS dit :

      C’est impossible : le chantier naval du Naval Group n’est plus équipé que pour les FDI, il ne peut plus construire de FREMM.

      Le FREMM français est mort.

    • Lex dit :

      Vous vivez sur quelle planète pour poser des questions comme ça ?
      YA PLUS DE SOUS !

      et ce qu’il reste est gaspillé par pleins wagons.

  12. Motoscafo dit :

    Oui des déclarations officielles contradictoires à propos des bâtiments à acheter par les uns ou les autres. Mais ce n’est pas la « CATA » pour NG. Et puis toutes les commandes au profit d’un seul industriel européen……..Cela craint.
    Donc ici les italiens gagnent 03 flotteurs qui feront travailler aussi des équipementiers français .
    Mais question : Les capacités ASM des futures FREMM-EVO Portugaises seront-elles parfaitement à la hauteur des missions en Atlantique ( déjà ) qu’elles devront mener ?
    Par ailleurs, n’oublions pas que 09 FDI sont en commande ou réalisées. Que 04 supplémentaires le seront par la Suède, soit une quantité de travail appréciable pour les compagnons de NG à Lorient et d’ailleurs.
    En ce moment et pour coclure, passez donc par cette ville, et vous verrez que cela bouge beaucoup de part et d’autre du SCORFF, du presque jamais vu……

    • AlexS dit :

      « Mais question : Les capacités ASM des futures FREMM-EVO Portugaises seront-elles parfaitement à la hauteur des missions en Atlantique ( déjà ) qu’elles devront mener ? »

      Cela devrait être mieux : les FREMM sont équipés d’une propulsion électrique, disposent de deux hangars pouvant accueillir deux gros hélicoptères ou plusieurs drones hélicoptères, ainsi que d’un sonar CAPTAS 4 non compact ; en théorie, ce sonar devrait donc être plus performant que la version compacte du FDI.

      • Motoscafo dit :

        Ah !!!! Bonnnnnn ………
        J’pensais que c’était pour faire plus mieux, plus beau sur le Tejo un jour de soleil couchant.
        Donc me voilà rassuré, car mon bon monsieur, la frime coûte et peut tuer des gens.
        Fin des émissions.

  13. Simlabeng dit :

    Bienheureux pour le Portugal. Pour un petit pays qui a des finances serrés, ils vont avoir l’air honorable sur les mers et avec les flottes de l’OTAN en naviguant sur 3 navires de qualités. À eux maintenant de bien les entretenir et de se former convenablement.

  14. François 02 dit :

    @Vortex
    Le choix d’un modèle plus lourd aurait-il eu davantage de succès ? Nous ne le sauront pas.

    Une alliance Damen/ Naval Group serait effectivement souhaitable face au rapprochement TKMS/ Fincantieri ( U212)
    Le difficultés de Damen pourraient faciliter cette union qui est toutefois loin d’être concretisée.

    • Green dit :

      Je ne sais pas si un rapprochement avec Naval group est souhaitable. Damen produit beaucoup de corvettes et de patrouilleurs, ce qui fragiliserait potentiellement nos chantiers comme Piriou, CMN et Socarenam. Il fabrique aussi beaucoup de grands navires de ravitaillement et de soutien, qui sont le domaine des chantiers de l’atlantique.

      Damen est surtout un très important chantier naval civil. Un des dernier en europe a faire de grands navires en dehors de la croisière. S’il investissait en France, ce serait bénéfique.

      Par ailleurs Damen est déja présent en France dans la réparation navale à Brest et Dunkerque.