Grâce à l’ONERA, la France se dote d’une capacité de surveillance spatiale unique en Europe

Au regard du nombre de satellites et de débris évoluant autour de la Terre, une capacité de surveillance spatiale est indispensable afin d’éviter des collisions en orbite. Pour cela, la France dispose d’une capacité unique en Europe, avec le radar GRAVES [grand réseau adapté à la veille spatiale] qui, conçu par l’Office national d’études et de recherches aérospatiales [ONERA], est en mesure de détecter et d’identifier les objets observés.

«Réactif, le système [GRAVES] détecte tout changement de situation en moins de vingt-quatre heures», explique l’ONERA. Mis en œuvre depuis par l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] depuis 2005, il sera prochainement remplacé par le radar AURORE, dont le développement a été confié par la Direction générale de l’armement [DGA] à Thales.

«Grâce à ce radar unique en Europe, le Commandement de l’Espace [CDE] détectera et suivra les objets spatiaux depuis le sol à des altitudes plus élevées qu’auparavant, évoluant jusqu’à 2 000 km au-dessus de la terre», explique cette dernière.

Cependant, il ne s’agit plus désormais de suivre seulement les débris spatiaux et les satellites. Comme l’a récemment souligné le général Jérôme Bellanger, le chef d’état-major de l’AAE, la «guerre spatiale a déjà commencé».

«Entre les satellites russes de type «poupée gigogne», les patrouilleurs guetteurs, les brouilleurs ou encore les armes à énergie dirigée qui sont dans l’espace, je peux vous dire que, là-haut, c’est véritablement une guerre spatiale. […] On désorbite des satellites qu’on fait voler en patrouille pour aller agacer les satellites de vos compétiteurs. Ça, c’est une réalité», a-t-il en effet détaillé lors d’une audition parlementaire.

Aussi, il est nécessaire de renforcer les moyens permettant d’assurer une veille spatiale. À cette fin, le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 a prévu une «capacité complémentaire de surveillance et de caractérisation en orbite basse» d’ici 2030, sans donner plus de détails.

Or, ce 22 juillet, l’ONERA a annoncé le lancement du projet PROVIDENCE [pour Plateforme de Recherche en Optique, Vecteur d’Innovation pour la Défense sur la maîtrise et la compréhension de l’ENvironnement et la Caractérisation des objets dans l’Espace]. Il s’agit de développer un télescope de 2,5 mètres, optimisé pour la haute résolution angulaire et la tenue de situation spatiale pour des applications civiles et, surtout, militaires.

Financé par l’ONERA, via les subventions accordées par la DGA et l’Agence de l’innovation de défense [AID], le projet PROVIDENCE bénéficie aussi d’un soutien financier d’environ 8,6 millions d’euros apporté par la Région Sud [ex-Provence-Alpes-Côte d’Azur], via le Fonds européen de développement régional [FEDER].

Devant être opérationnel à l’Observatoire de Haute-Provence au début de l’année 2029, ce télescope de nouvelle génération sera «optimisé pour l’imagerie à très haute performance» et permettra d’identifier et de suivre l’activité des satellites en orbite basse, avec une résolution de 10 cm, à une distance de 500 km.

En outre, précise l’ONERA, il sera aussi doté d’une «optique adaptative pour compenser en temps réel les effets de la turbulence atmosphérique» ainsi que de «foyers pouvant accueillir jusqu’à sept instruments simultanément.» Par la suite, il disposera d’une capacité laser.

Complémentaire des moyens dont dispose déjà le Commandement de l’Espace, le télescope PROVIDENCE sera fabriqué par la société belge AMOS [Advanced Mechanical and Optical Systems], laquelle a été retenue au terme d’une «procédure de sélection internationale».

«Grâce à PROVIDENCE, [nous allons] doter la France et l’Europe d’une nouvelle capacité stratégique spatiale unique. Capable de surveiller, d’identifier et de caractériser l’environnement spatial, ce nouveau moyen, à terme, permettra d’évaluer les impacts et les effets d’actions [cinétiques ou laser] dans l’espace, au profit de la souveraineté française», a résumé Emmanuel Chiva, le directeur de l’ONERA.

Photo : PROVIDENCE – © ONERA – M.CHERFI (2026)

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61 contributions

  1. pandacruel dit :

    Faisons donc de la veille spatiale à 2000 km de la Terre, pendant que sur terre, exactement chez nous, les guetteurs de la DZ Mafia continueront à veiller et à surveiller que leurs terrains professionnels ne soient pas pollués par des rivaux ou pire, par des forces de l’ordre en nombre et bien armées .!
    Quand de la délinquance organisée devient une menace pour l’Etat et s’en prend directement à ses représentants ( comme c’est le cas actuellement, ) ça devrait ressortir de la Défense Nationale , devenir LA priorité nationale, et permettre l’engagement de forces armées et des moyens militaires adaptés et en nombre pour les combattre, puisqu’il s’agit d’une menace de niveau institutionnel, donc nationale .
    L’espace peut attendre un peu, la sécurité absolue des représentant de l’état, non. Les fonds affectés à l’ONERA et à Thalès seraient bien mieux utilisés à acheter des moyens techniques de suivre ces mafieux, de les stopper net, et de les enfermer le nombre d’années qu’il faut pour que notre pays soit en sécurité. Cela devrait être une priorité absolue du gouvernement, et ça ne l’est pas .

    On va encore me dire : aucun rapport avec l’article, hors sujet etc etc ..et je continuerai à dire : NON. Cela a un rapport, un rapport direct : celui de dire et de faire et d’injecter l’argent, là où sont les priorités absolues du pays .

    Je crains moins qu’un morceau de satellite tombe dans le Pacifique, que la transformation de la France en narco-état contrôlé par des cartels, ce qui est en train de se mettre en place sous nos yeux.

    • Sophisme.com dit :

      Le faux dilemme : « soit on finance le spatial, soit on lutte efficacement contre la mafia ».
      Le non sequitur (red herring) : un article sur un radar spatial ne permet pas de conclure que cette dépense est responsable de l’insuffisance des moyens consacrés à la sécurité intérieure.
      Biais de disponibilité : raisonner à partir de ce qui est le plus marquant ou le plus médiatisé (violences liées au narcotrafic) pour conclure que c’est nécessairement le problème le plus important.

      • Non sequitur dit :

        J’adore votre site !

      • pandacruel dit :

        sophisme point com : ce n’est ni un sophisme ni un dilemme : c’est un choix ou une absence de choix.
        On a un somme X, qu’on répartit en X1 à ceci et en X2 à cela… ce qui est donné pour X1 ( nouvelles armes) est de 1000, ce qui est donné à X2 est de 10 … X2, c’est la lutte contre la DZ mafia . Moi aussi je peux faire des raisonnements abstraits

    • Pirlouis dit :

      Vous êtes bien cruel dans vos propos. Le danger au sol représenté par la DZ mafia d’obédience étrangère et le danger dans l’espace représenté par les satellites hostiles de source étrangères sont de même ordre si ce n’est de même origine (si on creuse bien) . Ils nous obligent à parfaire notre panoplie de défense si nous voulons survivre.
      Préférer s’occuper de l’un plutôt qu’éradiquer l’autre serait comme colmater une fuite de robinet pendant que la fuite du bouchon d’évacuation perdure

    • Roland DESPARTE dit :

      Panda, à force de tout mélanger, votre bouillie intellectuelle risque de vous desservir… La lutte contre la DZ-NG est essentiellement une problématique politique alors que la lutte dans les espaces sidéraux est essentiellement financière.

    • Un lecteur dit :

      Vous semblez considérer que tout euro investi ailleurs que dans la lutte contre le narcotrafic est un euro gaspillé. À ce compte-là, fermons les arsenaux, arrêtons les satellites, dissolvons la Marine, abandonnons le cyber et le renseignement. « Cela peut attendre », n’est-ce pas ?
      C’est une vision singulièrement courte de la défense nationale, d’autant plus surprenante chez quelqu’un qui rappelle volontiers son passé militaire. La défense d’un pays ne consiste pas à sacrifier toutes les capacités stratégiques au profit de la seule menace qui vous préoccupe aujourd’hui.
      Un État sérieux doit être capable de traiter plusieurs menaces en même temps. C’est précisément ce qui distingue une politique de défense d’une réaction dictée par l’émotion.

      • Sauvez les ours dit :

        Vous êtes bien bon de donner à ce cochon de panda la confiture d’une réponse argumentée à ses dénigrements volontairement provocateurs.

      • pandacruel dit :

        un lecteur : il ne s’agit pas de supprimer tous les autres programmes, mais de mettre en priorité, ce qui est prioritaire.
        la transformation de la France en narco-état n’est plus une petite affaire de police. la drogue circule à flots jusque dans des bureaux ministériels. Si cela ne vous dérange pas trop, je vous en prie, faites !

    • dolgan dit :

      Nous ne sommes pas en russie chère à votre coeur. 3 délinquants en banlieue ne menacent pas l état.

      Vous défendez les criminels à la tête d un pays sans état de droit. Ne venez pas ici prétendre que vous vous souciez de l état de droit en France.

      • Czar dit :

         » 3 délinquants en banlieue ne menacent pas l état »

        je le pensais plus jeune, mais il se confirme que duglan est né avant la honte.

        Vrounze, le pays où le président se rend au chevet d’un délinquant parce qu’il s’est pris un tonfa dans le pourtous©, où le ministre de l’intérieur écroute une tournée aux antipodes et le même président fait une allocution télévisée parce qu’une famille de romanichels délinquants a été reconduite dans son pays, et où l’assemblée nationale fait une minute de silence pour un délinquant qui force un barrage de police, histoire d’éviter des émutes dantesques – qui ont eu lieu, on vous rassure.

        « mais trois délinquants ne menacent pas l’état » je propose que tu en fasses une sonnerie de portable, tu pourras l’utiliser en alternance avec « la république ne tolèrera pas… »

        manquerait plus que leur équipe de baballopied soit battue, leur mythologie politique s’effondrerait

      • pandacruel dit :

        dolgan : 3 délinquants de banlieue !!! ??? de la drogue qui circule jusque dans des bureaux gouvernementaux .. ce n’est pas une menace pour l’état, pas plus que ceux qui abattent des policiers pour faire évader leur copain narcotrafiquant .
        pour vous il n’y a qu’une menace dans l’univers et elle est à Moscou, je sais ,j’ai compris votre problème existentiel.
        Ne vous préoccupez donc pas de la France, continuez ainsi dans l’aveuglement total.
        Mais le jour où votre pays se fera ramasser comme un fruit pourri à terre, ne venez surtout pas dire que c’est la faute de Moscou

  2. pro Dota dit :

    – Dites, c’est GRAVES, Docteur ?
    – Mais non, c’est la PROVIDENCE qui vous amène chez moi !

    Il faut croire que la maladie évolue vite et on met en place de nouveaux traitements.
    Alors on abandonne le domaine Radar pour celui de la poursuite optique, besoin de moins de puissance HF, mais toujours autant, si pas plus, en informatique.
    Ce sont les oiseaux qui vont être ravis à défaut d’être rôtis comme à broye les Pemmes. Ils seront aveuglés, tout au plus.
    Allez, je galège.
    En trente ans, l’optique adaptative développée par cet organisme est devenue le top du top.
    Bravo à notre Office de Recherche National, incontournable !

    • Roland DESPARTE dit :

      Dites, c’est GRAVES, Docteur ? Mais non, c’est la PROVIDENCE…
      Excellent !

  3. Albatros dit :

    « Disposera d’une capacité LASER »
    C’est à dire ?
    Une arme ou un instrument de mesure ?

    • Carin dit :

      @Albatros……
      Une arme, qui servira à abimer les gêneurs et autre suceurs de données, en dégradant leurs optiques, ou en perçant leur coque externe, et de fait brûlant, ce qui se trouve derrière.

    • Roland DESPARTE dit :

      A priori : un instrument de mesure.
      Pour les armes laser dans l’espace, attendre 2050+…

      • Pascal, (l'autre) dit :

        « Pour les armes laser dans l’espace, attendre 2050+… » Pourtant, il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie………….

  4. Fralipolipi dit :

    Si je comprends bien, il y a déjà le système GRAVES pour scanner le ciel dans son ensemble en continu et déterminer les secteurs d’intérêt … ou de préoccupation.
    Et en complément, il y aura bientôt, en plus, ce télescope « Providence » pour permettre de se focaliser sur ces secteurs précis, et voir nettement plus détails (et éventuellement pouvoir prouver certains méfaits).
    .
    Sauf erreur de ma part, il y aurait déjà un tel télescope en fonction en Allemagne, avec lequel nous sommes censés coopérer (un peu) => si qqun peut confirmer ?!
    Si c’est bien le cas, il semble que l’on ait choisi d’aller vers plus d’autonomie (qui rime aussi avec plus de réacivité), et ce n’est sans doute pas plus mal.
    .
    Ensuite, question de béotien de ma part : pour un suivi plus complet et réactif encore, n’y aurait-il pas un intérêt à compléter ce dispositif GRAVES-PROVIDENCE par des capteurs disposés de l’autre côté du Globe, … comme en Nouvelle Calédonie ou en Polynésie, voire à Kerguelen, par exemple ?

    • jean luc dit :

      En matière de surveillance de l’espace (SST – Space Surveillance and Tracking) et de suivi des débris, l’Allemagne s’appuie sur des outils performants gérés par l’Agence spatiale allemande (DLR). On peut notamment citer :Le radar TIRA (Tracking and Imaging Radar) : Situé près de Bonn, ce système radar ultra-puissant est l’un des principaux outils européens pour imager les débris spatiaux et les satellites en fin de vie avec une précision millimétrique.La station d’Empfingen (MS-LART) : Le DLR opère un télescope optique majeur de 1,75 mètre dédié à la surveillance optique et au laser ranging (télémétrie laser) des débris en orbite basse.Le réseau SMARTnet : Développé par le DLR en coopération avec d’autres instituts (comme l’Université de Berne), ce réseau mondial de télescopes optiques automatisés traque spécifiquement les débris sur l’orbite géostationnaire.

      • Fralipolipi dit :

        @Johan Lukas
        C’est bien au radar TiRA allemand auquel je pensais (pas tout neuf non plus), et comme expliqué dans mon post plus bas, ce système d’identification fine n’est pas un télescope mais bien un radar.
        Et c’est bien avec ce radar TIRA que GRAVES travaillait de concert.
        … « La France est le deuxième acteur mondial car elle dispose d’un important radar, GRAVES (Grand réseau adapté à la veille spatiale), qui lui permet de suivre les objets d’une taille supérieure à 1 m 2 situés entre 400 et 1 000 km d’altitude. Associée au radar allemand TIRA (Tracking and Imaging Data) qui, s’appuyant sur un savoir-faire civil ancien en matière d’observation et d’optique, permet d’identifier un objet détecté par GRAVES, elle assure la principale capacité de l’Union européenne.  »
        https://www.senat.fr/leg/ppr12-646.html
        .
        Il y a donc depuis un nouveau radar plus moderne pour ce job en Allemagne, le radar GESTRA (Cf mon post ci-dessous).
        .
        Et le télescope « Providence » sera lui unique en son genre, avec son optique exploitant la techno de « l’optique adaptative », que maitrise si bien l’ONERA.

      • Vortex dit :

        Bien, mais qu’arrive-t-il en cas de conflit ? Il faut pouvoir le défendre ! Et pour l’instant, l’Allemagne à part des annonces de commandes de moyens de DA …

    • Fralipolipi dit :

      Il me semblait qu’il y avait un télescope allemand couplé ponctuellement aux missions de GRAVES, mais j’ai peut être mélangé avec leur nouveau radar GESTRA (?)
      https://www.aerospatium.info/radar-gestra-commence-observer-orbite-basse/
      Ce dernier fait partie, tout comme GRAVES, des nombreux capteurs mis en réseaux par lOrganisation européenne EU-SST …
      https://www.eusst.eu/about-us
      … au sein de laquelle GRAVES reste assez unique.
      .
      Sinon, à part ça, côté français, l’annonce de Providence était déjà faite en 2019
      Voir le dernier paragraphe de ce lien.
      https://www.onera.fr/fr/actualites/1er-systeme-europeen-de-veille-spatiale-graves
      Le projet a tenu depuis et il est donc confirmé aujourd’hui.
      C’est tant mieux !

    • Plusdemunitions dit :

      Je ne connais pas ce télescope allemand, mais à l’époque EADS avait déjà développé des telescopes (25cm) pour le suivi de ‘débris’ spatiaux en infra-rouge, ça marchait bien même de jour. Ce projet s’est poursuivi et plusieurs instruments sont actif en France et en Europe mais je ne connais pas leur localisation. Le prototype était aux Mureaux en 2012.
      Pas d’intérêt en Nouvelle Calédonie ou à Kerguelen, la latitude étant similaire cela n’offrirait qu’un passage de plus par jour de plus la longitude étant opposé, le satellite survolerait cette autre station 45min plus tard dans un cycle tout à fait identique : la plus part des satellites espions sont sur des orbites polaires, ils passent au dessus de la métropole 2 fois par jour, par 3 passes successives espacées de 90min, puis la même 12h apres etc.. une station polaire par contre le vois à chaque orbite, toutes les 90 min, ce qui permet de mieux mesurer et d’actualiser à une meilleure fréquence ses paramètres orbitaux. Le Svalbard est la clé et toutes les puissances spatiales importantes se surveillent de là-bas.

      • Fralipolipi dit :

        @Plusdemunitions
        Kerguelen ou Guyane (plus facile pour respecter les 400kms entre émetteur et récepteur, car plus garnd) ne sont ni sur la même latitude ni sur la mêne longitude (circulaire) que la Métropole.
        … Peut-être un intérête là-bas ?
        Sinon, pour une situation Polaire, en dehors du Svalbard (un peu proche de la Russie, et même contesté par la Russie), il y aurait aussi Dumont d’Urville et Concordia en Antarctique ??? (après tout, le système GRAVES a avant tout un intérêt pour le Civil, pour préserver nos satellites européens et mondiaux des collissions avec les milliers d’objets dérivants), ce qui n’est pas contraire à une exploitation en Antarctique.

        • Plusdemunitions dit :

          Ma remarque précédente s’applique en effet à la Nouvelle-Calédonie.
          En réalité sur ces types d’orbites polaires, le satellite survolerait la Guyane puis juste apres la métropole le matin, le soir il survolerait la métropole et juste apres Kerguelen. C’est franchement pas extra non plus et ne vaut pas le développement d’une station. Si en Guyane c’est techniquement faisable, pour Kerguelen ou pour l’antarctique, le soucis de ces endroits est leur isolement, ces systèmes radars consomment de l’électricité à foison et il faut un réseau stable et puissant, ce que ne peut fournir quelques générateurs diesels.

        • SIU dit :

          Les symboles des unités de mesure sont invariables.
          Un kilomètre : 1 km.
          Deux kilomètres : 2 km.

          Pour respecter les 400 km.

      • Plus-value dit :

        « La plus part des satellites espions »

        Le plus part vers le haut et le moins part vers le bas, mais la plupart du temps, cela revient au même.

        La plupart.

    • pro Dota dit :

      Sauf erreur, les australiens ont ce genre de dispositif en service, similaire à GRAVES

  5. Roland DESPARTE dit :

    Je m’interroge sur ce choix belge car il existe en France une entreprise équivalente à AMOS, c’est SAFRAN REOSC, implantée à Saint-Pierre-du-Perray (Essonne) et Poitiers, un leader européen dans les optiques et systèmes opto-mécaniques haute performance. Cette société française a des compétences très similaires à AMOS : conception et fabrication de miroirs (jusqu’à 4 m, segments, freeform, SiC, verre, béryllium), polissage de précision nanométrique, télescopes (1-3 m et plus), instruments spatiaux, bancs de test, assemblage et intégration,… Maintenant, je suppose que la «procédure de sélection internationale» est impartiale.
    Selon les sources consultées, AMOS opère en interne (ateliers mécaniques, polissage optique, salles blanches ISO 5/7, assemblage et tests). Elle travaille pour des agences spatiales (ESA, etc.), observatoires majeurs (ESO au Chili, etc.) et dispose de clients en Europe, aux États-Unis, en Inde, en Turquie (Télescope DAG 4 m livré avec succès en 2026), et apporte son concours au futur TMT (Thirty Meter Telescope), un projet scientifique international pour la construction d’un Télescope de Trente Mètres (TIO) qui, sauf erreur de ma part, doit être implanté au sommet du volcan Mauna Kea sur l’île d’Hawaï.
    Par ailleurs, en avril 2024 AMOS a été rachetée par Aerospacelab (entreprise belge de satellites basée à Mont-Saint-Guibert, qui dispose d’une antenne à Toulouse. Aerospacelab construit une « megafactory » à Charleroi qui annonce pouvoir produire 500 satelittes /an. Le rachat d’AMOS a porté l’effectif combiné à environ 330 personnes mais AMOS continue ses activités historiques tout en bénéficiant de synergies (satellites, observation de la Terre, etc.).

    • Plusdemunitions dit :

      REOSC est le spécialiste du miroir, leader mondial même dans les miroirs de grande dimensions, mais il ne développe dans ce cas que le miroir et pas le système opto-mécanique ni la coupole. AMOS développe des télescopes complets, à ce titre il avait été sélectionné par les deux plus grands observatoires astronomiques le Keck et le VLTI, pour développer les télescopes auxiliaires de ces 2 sites.

  6. pldem806 dit :

    Comment, la France fait ça sans les Allemands ? Gaffe, ça pourrait marcher !

  7. Pascal, (l'autre) dit :

    Belle réussite mais ne doutons pas que bientôt un posteur nous parlera d’un pays qui va nous sortir un super, hyper, méga système de détection qui damera le pion à cette obsolète technologie « franchouillarde »! Et un autre nous endormir avec encore une ignoble manÅ“uvre d’agression à l’encontre d’un pays pacifique et que cela nbécessitera une « juste » punition!
    Certains diront que c’est méchant, non, simplement lucide!

    • fabrice dit :

      Ce n’est pas plutôt ce genre d’article très « France puissance d’équilibre mondial » qui cherche à vous endormir ?
      Du genre « 1er en Europe »… »Meilleur que la Belgique »… »Ah qu’on est puissant ! »…
      Je suis d’accord que l’exagération dans « la France est en faillite et perd son rang » est de la désinformation ou de la mésinformation mais l’inverse (France puissance mondiale globale d’équilibre) l’est tout autant.
      En fait la 1ère proposition est plus proche de la réalité que la 2ème. La France n’est pas une puissance d’équilibre, qu’elle se range dans un camp ou dans l’autre ne change pas grand chose ni militairement ni même diplomatiquement. L’Arménie soutenu par la France par exemple n’aurait pas perdu le Karabakh…Par contre d’autres pays qui ont soutenu l’Azerbaïdjan ont eu un véritable impact (y compris spatial par la fourniture de cartes en relief, de photos…).
      Prenons un sujet dont Macron s’est impliqué à fond, le Liban, « modèle pour le Monde » d’après lui (ce qui fait bien rigoler), le Quai s’est fait totalement écarté. Humiliation supplémentaire, les pourparlers auront lieu à Rome…
      On est censé être en démocratie pas en « aristocratie », le journalisme même public est censé informer les citoyens pas lui vendre un narratif à la gloire de la petite coterie au pouvoir.
      Cet article est sympathique, mais « oublie » une réalité forte, la France très « old space » a totalement loupé le virage « new space » qui bouscule à tous les niveaux « l’ancien Monde ».
      En réalité, toute l’UE réunie à moins de start up spatial que le petit Israël (je ne parle même pas de la Chine ou des USA) qui vend d’ailleurs plus de satellites que nous. Donc 1er en Europe…

      • Czar dit :

        « qu’elle se range dans un camp ou dans l’autre ne change pas grand chose ni militairement »

        dis-nous licorne magique : quel est donc ce pays qui changerait grônchoz militairement

        https://www.globalfirepower.com/on-the-rise.php

        https://www.globalfirepower.com/countries-listing.php

      • Pascal, (l'autre) dit :

        Avez vous compris mon post (d’ailleurs pourquoi je poste cette question tant la réponse est évidente!) Je reconnais néanmoins que vous nous aurez encore sorti votre habituelle diatribe sur le Quai d’Orsay et le……Liban! Mais vous avez oublié vos commentaires acrimonieux sur la Palestine mais en n’oubliant pas de « valoriser votre « startup nation »! Je l’avais écrit au sujet d’un autre intervenant ayant lui aussi ses « fixettes » qu’il fallait qu’il se méfie, des lubies aux névroses il n’y a parfois qu’un….pas!

        • fabrice dit :

          Pascal
          La névrose c’est quand on est hors sol et qu’on a perdu pieds avec la réalité. C’est la com gouvernementale française « puissance d’équilibre entre la Chine et la Russie » qui est totalement névrosée.
          Macron a soutenu l’Arménie contre l’Azerbaïdjan. Qui a gagné la guerre ? N’a même pas été foutu d’entrainer les partenaires de l’UE a sanctionné Bakou…
          Macron a cru que les Etats du Sahel ne pouvaient se passer de la France; Qui a été foutu dehors ? Les régimes sahéliens tiennent-t-ils toujours ?
          Macron a dit que la dette était gratuite, que la France pouvait s’endetter pour investir, les taux d’intérêt de l dette française sont passés à 4%. Comment va-t-on clôturer le budget ?
          La France est une grande puissance spatiale. Rappelez moi Kourou a lancé combien de satellites l’année dernière ? Space X combien ?
          La France est une grande puissance militaire. Combien de soldats, de chars et d’avions pouvons nous projeter à l’extérieur pour des opérations de longue durée ?
          la France a tenté d’inciter ses partenaires à ne pas acheter d’armes israéliennes et a torpiller la présence israélienne à Eurosatory ? Quels résultats ?
          Vous vivez dans un rêve tout éveillé et vous vous énervez quant on va ramène à la réalité.
          La France a inventé l’Etat rien qu’arabe imaginaire de Palestine (terre juive occupée et libérée) ? Cela a changé quoi sur le terrain à part que la France a été foutu dehors du processus politique ?
          Même pas foutu de libérer un journaliste otage français de la dictature rien qu’arabe de la Kabylie colonisée.
          Humiliée par l’Iran qui maltraite nos diplomates et tue nos soldats impunément.
          Quelle grande puissance militaire ou diplomatique ?
          Plus que 200 jours avant qu’il dégage.

      • Vortex dit :

        Ah ! Voilà fafa qui nous fait part de ses névroses !
        Ne lui en voulez pas, cela fait partie de sa thérapie.

  8. Tony Truant dit :

    Une question pour qui sait répondre : il est dit que la Cours des Comptes surveille la « performance » budgétaire de l’ONERA qui est fragilisée financièrement. Mais du coup en vertu de quoi ? Quelle est la compétence en la matière de la CDC pour juger et statuer ? Et est ce bien sérieux de rajouter une pression strictement comptable à un laboratoire de recherche de cette importance stratégique dont les cycles sont longs ?
    Évalule t on la « performance » d’un laboratoire de recherche appliquée comme on évalue la performance d’une entreprise, sur des critères purement comptables ?
    Car c’est trop souvent l’argument massue bidon pour redéfinir la stratégie (=remplacer le PDG).

    Merci pour ceux qui sauront me répondre

    • jean luc dit :

      C’est une excellente question qui touche au cÅ“ur de la tension entre la rigueur administrative et le temps long de la recherche scientifique. Votre scepticisme est partagé par de nombreux chercheurs et décideurs du secteur spatial et de la défense.Voici les éléments juridiques et méthodologiques précis pour comprendre comment et pourquoi la Cour des comptes intervient, ainsi que la manière dont elle évalue cette fameuse « performance ».1. En vertu de quoi la Cour des comptes intervient-elle ?La compétence de la Cour des comptes ne relève pas d’une ingérence politique, mais d’une obligation constitutionnelle stricte.Le statut juridique de l’ONERA : L’ONERA est un Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Bien qu’il ait une activité commerciale, il est placé sous la tutelle du ministère des Armées et perçoit des fonds publics substantiels (subventions de l’État pour charges de service public).La base constitutionnelle : Selon l’Article 47-2 de la Constitution française, la Cour des comptes assiste le Parlement et le Gouvernement dans le contrôle de l’action publique, de l’exécution des lois de finances, ainsi que dans l’évaluation des politiques publiques.Le Code des juridictions financières : Les textes prévoient que la Cour contrôle la gestion de tous les organismes qui bénéficient de concours financiers publics. L’ONERA entre pleinement dans ce cadre. Sa compétence est donc légale et obligatoire.2. Comment la Cour évalue-t-elle la « performance » d’un laboratoire ?Contrairement à une idée reçue, la Cour des comptes ne se comporte pas comme un cabinet d’audit privé qui chercherait uniquement la rentabilité financière à court terme. Depuis la mise en place de la LOLF (Loi organique relative aux lois de finances), la notion de « performance » dans le secteur public a été redéfinie.Pour un organisme de recherche appliquée comme l’ONERA, la Cour des comptes n’applique pas les critères d’une entreprise classique, mais s’appuie sur le Contrat d’Objectifs et de Performance (COP) signé entre l’ONERA et l’État. Elle évalue la performance à travers trois prismes :La performance scientifique et stratégique : Nombre de brevets déposés, publications de rang mondial, livrables pour les programmes d’armement (comme le successeur du Rafale ou les missiles hypersoniques), et attractivité auprès des jeunes chercheurs.L’efficience de la gestion : La Cour vérifie si l’argent public est utilisé conformément aux missions confiées. Par exemple, elle s’assure que les lourds investissements nécessaires au renouvellement des grandes souffleries (un outil stratégique majeur de l’ONERA) sont correctement planifiés et budgétisés.La viabilité financière : C’est ici que le bât blesse. Si la Cour alerte sur la fragilité financière, c’est souvent pour pointer le fait que l’État ne finance pas assez ses propres exigences, mettant ainsi en péril la survie à long terme du laboratoire.3. Est-ce bien sérieux de rajouter une pression comptable à un tel laboratoire ?Votre critique sur la confrontation entre le « temps long de la recherche » et le « temps court de la comptabilité » est particulièrement pertinente.Cependant, dans le cas de l’ONERA, les rapports de la Cour des comptes ont souvent un effet inverse à celui que l’on redoute : ils servent d’arme de négociation pour l’ONERA face à Bercy.Un rôle de lanceur d’alerte : Lorsque l’ONERA a traversé de graves crises de financement (notamment pour la modernisation de ses infrastructures aérodynamiques indispensables à l’Europe), c’est la Cour des comptes qui a publiquement tancé le ministère des Armées et le ministère des Finances, en expliquant que le sous-financement chronique de l’État menaçait les capacités de défense de la France.Le piège de la stratégie de rupture : Le risque que vous évoquez — utiliser un prétexte budgétaire pour changer une direction ou restructurer de force — existe toujours dans la sphère politique. Mais la Cour, par ses rapports très documentés, cherche plutôt à stabiliser la gouvernance en exigeant des trajectoires financières claires sur 10 ou 15 ans, précisément pour sanctuariser les cycles longs de la recherche.En résumé, la Cour des comptes a la compétence juridique de juger la gestion de l’ONERA parce qu’il s’agit d’argent public. Si ses outils intègrent des critères comptables indispensables pour éviter la faillite, ses analyses prennent (généralement) en compte la spécificité de la recherche de souveraineté. Bien souvent, la pression de la Cour s’exerce autant sur l’État actionnaire, accusé de ne pas donner assez de moyens, que sur le laboratoire lui-même.

      • Tony Truant dit :

        Merci Chat GPT ?
        Les humains on le droit de répondre aussi, l’avis d’un chercheur serait fortement apprécié

        • jean luc dit :

          Cela te décrit simplement le rôle de la Cour des comptes. On pourrait parler de la garderie de la recherche en France avec le CNRS. Il y a très longtemps, j’ai livré un labo à Nancy qui dépendait du CNRS. Je vois un technicien et je lui demande ce qu’il fait avec cette machine, il m’explique sa fonction, et me dit qu’il n’y a que 4 machines comme cela dans le monde dont 2 en France, je lui dis, alors vous devez être heureux d’avoir une rareté pareille , Sa réponse : « Tu parles, il n’y a personne pour la faire fonctionner, ils n’ont pas créé de budget pour le poste, et cette machine coûte des millions .

      • Pascal, (l'autre) dit :

        Que ferait on sans l’I.A., nessspas?

        • jean luc dit :

          certain d’entre vous devront l’utiliser, cela leur évitera de dire des bêtises

        • jean luc dit :

          Cela te décrit simplement le rôle de la Cour des comptes. On pourrait parler de la gageterie de la recherche en France avec le CNRS. Il y a très longtemps, j’ai livré un labo à Nancy qui dépendait du CNRS. Je vois un technicien et je lui demande ce qu’il fait avec cette machine, il m’explique sa fonction, et me dit qu’il n’y a que 4 machines comme cela dans le monde dont 2 en France, je lui dis, alors vous devez être heureux d’avoir une rareté pareille , Sa réponse : « Tu parles, il n’y a personne pour la faire fonctionner, ils n’ont pas créé de budget pour le poste, et cette machine coûte des millions .

      • Vortex dit :

        Oulala !
        On sent bien que ce long commentaire technique ne peut pas venir de toi mon jean-luc…

    • fabrice dit :

      je ne connais pas la situation de l’ONERA, mais je connais un certain nombre de laboratoires de recherche ou les « chercheurs » passent leur temps en colloque à l’étranger dans de beaux restaurants et à jouer au golf ou faire du ski tout en recyclant les même travaux années après année…
      Un moment ou un autre il faudra évaluer plus sérieusement les performances des laboratoires de recherche. L’emploi à vie bien payé ou que tu foutes rien ou que tu bosses durs, tu es payé et récompensé pareil, cela à ses limites.

      • Vortex dit :

        Non, il y a beaucoup de choses que tu ne connais pas « fafa la névrose »…
        Quant à ces « chercheurs  » que tu évoqués… Je paris que selon toi ils jouent au golf ou font du ski avec les diplomates du Quai ! Gagné ?

    • jk dit :

      et la « performance budgétaire » de la CDC ?…

  9. jean luc dit :

    Pour ma part, je m’interroge non pas sur l’utilité de cet outil, mais qu’en sera-t-il, si cet outil est détruit en cas de conflit, car pour le défendre il faut des moyens anti-aériens, moyens que n’a pas la France .

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « il faut des moyens anti-aériens, moyens que n’a pas la France . » On demandera à l’Allemagne, ça devrait le faire, non?

  10. Carin dit :

    Là où l’avancée va faire un grand bond en avant, c’est que ces nouveaux capteurs sont tous reliés au mont d’or à Lyon, mais le système de veille ne sera plus exercé uniquement par l’œil humain, mais par une IA, qui non seulement agira 7/7 24/24, sans jamais baisser la garde, mais ne ratera absolument rien, et transmettra aux écrans de contrôle des personnels absolument toutes les anomalies, en temps réel.
    L’IA va révolutionner la surveillance, et guider les moyens d’intervention que l’homme choisira, parmi le panel d’options que l’IA fournira. Voilà la vraie révolution, de la détection à l’utilisation du moyen choisit, il n’y aura que quelques dizaines de secondes.

  11. St-Jacques dit :

    Pas unique en Europe : l’Espagne dispose du système COVE depuis 2024 (?) sur la base de Torrejon de Ardoz (Madrid) pour surveiller les activités satellitaires et gérer / prévenir également les débris » ; c’est le même concept.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « c’est le même concept. » Par unique il faut peu être comprendre au niveau des…….performances!

  12. Patrico dit :

    Super ! l « Onera sera en mesure de détecter et d’identifier les objets observés » ! Nous autres (sûrement) passionnés du ciel , astronomes amateurs, on va les écouter ou plutôt les lire s ils veulent communiquer ici sur opex360, en comparo de nos observations impromptues de longues dates, parfois surprenantes et quand même agréables, sortes de récompences en fin de nuits.
    Merci Thank you merci a vous et à Tous