Le ministère des Armées retient un groupement emmené par FN Herstal pour produire des munitions de petit calibre en France
Neuf ans. C’est le temps qu’il aura fallu pour confirmer la relocalisation en France d’une filière industrielle dédiée aux munitions de petit calibre. Filière qui avait disparu au début des années 2000, avec la fermeture de l’établissement de Giat Industries au Mans. À l’époque, la Direction générale de l’armement [DGA] considérait que ce n’était pas un problème étant donné qu’il serait toujours possible de s’approvisionner auprès de fournisseurs étrangers. En outre, elle fit valoir que relancer une production nationale ne serait pas économiquement viable.
Seulement, un rapport parlementaire publié en 2015 remit en cause la position de la DGA. «La France serait-elle visionnaire en la matière alors que ses voisins ont pour la plupart conservé une industrie nationale de munitions de petit calibre qui alimente nos armées ? Comment est-il possible de s’assurer qu’aucun de nos fournisseurs ne sera contraint de cesser ses livraisons en raison d’une législation nationale ? Comment est-on certain d’un approvisionnement en cas de conflit majeur et pourquoi serions-nous dans ce cas les premiers servis ?», avaient demandé ses deux auteurs.
Alors ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian se laissa convaincre par les arguments avancés par ce rapport. En mars 2017, il décida la création d’une capacité de production dédiée aux munitions de petits calibres en s’appuyant sur NobelSport, spécialiste du tir sportif, Thales, via sa filiale TDA Armements, et Manurhin. Un protocole d’accord fut même signé. Seulement, suite de la publication de la Revue nationale stratégique [RNS], en octobre de la même année, ce projet fut annulé, la DGA, sceptique, ayant eu gain de cause.
Cependant, après la pandémie de covid 19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la DGA fut bien obligée de changer son fusil d’épaule.
«Sur les munitions de petit calibre, nous avons aujourd’hui une position qui a été réactualisée. Il y a quelques années, on disait : ‘circulez, il n’y a rien à voir, on n’a pas besoin d’une filière nationale’ […]. On s’est réinterrogé puisque le monde bouge. […] Et donc on se rend compte que, effectivement, le besoin des armées, c’est d’être approvisionnées, en priorité, en munitions de 5,56», avait confessé Emmanuel Chiva, alors Délégué général pour l’armement, en décembre 2024.
Quelques mois plus tôt, la France avait signé une lettre d’intention avec la Belgique en vue de relocaliser une ligne d’assemblage de munitions, en s’appuyant sur les compétences des industriels belges. Mais cette initiative fut sans lendemain, le ministère des Armées ayant finalement privilégié l’idée de lancer un appel d’offres au niveau européen.
Cette procédure vient de connaître son épilogue. En effet, le 15 juillet, la DGA a fait savoir qu’elle venait de désigner un groupement industriel emmené par le belge FN Herstal pour produire des munitions de petit calibre en France. Les entreprises Cheditte [fabricant de douilles et d’amorces pour les munitions de chasse] et NobelSport sont associées à ce projet.
«La signature du marché est prévue au cours de l’été 2026, sous réserve de l’accomplissement des formalités prévues par le code de la commande publique», a précisé la DGA.
Dans le détail, la production des munitions de 5,56 x 45 mm et de 7,62 x 51 mm sera localisée à Clérieux, dans la Drôme. Cela permettra d’y créer une vingtaine d’emplois.
«Les activités industrielles réalisées sur le territoire national seront dans un premier temps le chargement en poudre, l’assemblage des composants des munitions [amorce, étui, projectile] et le conditionnement des munitions [sur lame chargeur et sur bandes]», a développé la DGA. Puis, la production française sera élargie à certains sous-composants [poudres, amorces]. Mais, en attendant, il est prévu de «qualifier des sources d’approvisionnement européennes sur l’intégralité de la chaîne de sous-traitance».
En avril, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, avait indiqué qu’il était question d’atteindre une cadence de production de 50 millions de munitions par an à partir de 2029. Depuis, cet objectif a nettement été revu à la hausse puisque la DGA parle désormais d’une «capacité de production industrielle de 75 millions de munitions par an».
Photo : armée de Terre





Une balle par français et par an. Cela fait combien de balles pouvant être tirées par jour et par combattant en cas de conflit généralisé et sur combien de temps? 100 000 combattants tirant 10 balles par jour, sans parler de la formation des nouveaux combattants, il ne tiendront pas l’année, si nous n’avons pas un stock de réserve conséquent ou la possibilité de multiplier par 10 au moins cette production. Mais bon 50 000 000, 75 000 000 sont des chiffres qui peuvent impressionner.
je prends vos chiffres 1 000 000 de munitions /jours.
a raison de 200 par jour de combat et par fantassin :5000 fantassins qui combattant chaque jour pendant 75 jours. c’est déjà pas mal. Et ce pour une année de production.
Peu importe où vous allez, peu importe la distance, faire le premier pas c’est avoir déjà fait 50% du trajet.
Se plaindre aujourd’hui d’une capacité de production insuffisante alors qu’on part de zéro, c’est idiot.
Ce n’est qu’une fois lancé qu’on pourra faire plus.
Je dis simplement qu’il ne faut pas se laisser impressionner par les chiffres. Même si ce sont des dizaines de millions. Et c’est valable pour les obus. Faut être prêts à transformer des productions de temps de paix en industrie de temps de guerre, les identifier, et si préparer.
» Le problème de l’approvisionnement en munitions de petit calibre est aujourd’hui connu. Dans la Meuse, par exemple, les unités ont vu leur dotation en 5,56 millimètres amputée de plus des deux tiers.
Elles ne disposent pour 2026 que de 30 % de la dotation de 2025, soit moins de quarante cartouches par homme pour l’année, ce qui contraint les unités à adapter au plus juste les programmes de tir, afin de répondre aux tirs obligatoires, notamment pour les aptitudes annuelles.5,56 millimètres amputée de plus des deux tiers. »
Le régiments ne disposent-ils pour 2026 que de 30 % de la dotation de 2025 ?
Enfin, les difficultés signalées en début d’année concernant les munitions d’entraînement de petit calibre étaient préoccupantes et ont été prises en compte. Certains régiments disposaient de moins de munitions que les années précédentes. Cette situation a été corrigée, avec un rétablissement des niveaux antérieurs.
Les auditions, c’est dur à entendre.
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/comptes-rendus/cion_def/l17cion_def2526051_compte-rendu
CEMAT (GNL SCHILL):
Faire « pan-pan » avec la bouche : moi aussi je sais faire « pan-pan » mais c’est pas avec la bouche ! l’avantage , c’est que moi, ça fait presque de la fumée en même temps ! en tous cas, y’a le bruit, y’a des sortes d’étincelles, et y’a même l’odeur de la poudre : c’est bien plus réaliste !
Evitez de manger n’importe quoi quant à ce que vous faites avec votre bouche ne nous regarde mais il est nécessaire de l’essuyer afin d’éviter toute ambiguïté en ce qui concerne la nature de ce que vous ave ingéré!
Beaucoup de sable, en faisant des ronds pour rien.
Avec sa pénurie de munitions dûment organisée par des politiques absurdes, l’armée française reste ainsi connectée à ses années OPEX, lorsqu’elle instrusait les soldats de pays qui depuis se sont choisis d’autres protecteurs.
https://m.youtube.com/watch?v=01NBUiA3Tjs
Triste de voir que même pour du 5,56 mm, on se rapproche des États faillis avec le « zéro stock » comme aux grandes heures du livre blanc de 2013…
Nous avons été éjectés tellement rapidement du Sahel que nous en avons laisser les paillassons putschistes sur lesquels les djihadistes vont s’essuyer les pieds avant d’y établir leur califat.
Le Sahelistan, c’est pour bientôt, car les barbus ne manquent pas de munitions.
Ni de sens de l’adaptation.
https://www.france24.com/fr/afrique/20260714-comment-groupe-terroriste-comme-boko-haram-utilise-intelligence-artificielle
Faut déjà avoir des machines des employés formés, une chaîne logistique, etc… Une fois que ce sera en place on pourra monter les cadences beaucoup plus vite que si nous n’avions rien.
Je note que 20 employés pour 50 millions de munitions veut dire que la chaîne de production sera complètement automatisée. Le rôle des 20 employés sera de réaliser la maintenance des machines. Ce qui est donc clé c’est la formation des employés à la maintenance des machines, puis d’acheter d’autres machines pour monter en cadence.
15 ans pour relocaliser en France une production (partielle) de munitions de petit calibre qu’aucun pays comparable au nôtre n’avait jamais abandonné : c’est surréaliste ! Et cela aurait pu être tragique.
On peut à tout le moins espérer que la leçon en a été tirée. Mais est-ce bien sûr ?
Une production qu’aucun pays n’avait jamais abandonnée.
… Dit-il depuis son ordinateur fabriqué en Asie et équipé de logiciels US… Comme dans tous les corps de l’armée française.
À voir puisquemêmelorsquedes gens sérieuxen parle officiellement, rien ne bouge en moins de 8 ans…
https://www.opex360.com/2020/05/20/general-burkhard-en-cas-de-crise-nos-ennemis-feront-tout-pour-nous-empecher-de-completer-nos-stocks-de-munitions/
Si Verney-Carron va mieux depuis qu’ils ont été lâchés par Cybergun (devenu Calibre) et repris par le groupe Rivolier, c’est dans le mon-létal.
https://www.ici.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-saint-etienne-loire/grosse-commande-du-ministere-de-l-interieur-pour-l-armurier-stephanois-verney-carron-6935081
La leçon n’est pas apprise pour les obus:
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/forges-de-tarbes-la-seule-usine-francaise-qui-fabrique-les-corps-d-obus-du-canon-caesar-craint-pour-son-avenir-2479680
On se souvient des promesses…
https://www.sudouest.fr/economie/industrie/il-faut-qu-il-y-ait-des-gens-serieux-a-la-tete-de-l-usine-la-fonderie-de-bretagne-placee-en-redressement-judiciaire-245-emplois-menaces-29773262.php
C’est une bonne chose, mais l’accord n’est pas encore signé. L’usine est à construire, utilisant des produits chimiques et des explosifs ; elle fera l’objet d’enquêtes et de contre-enquêtes sur l’environnement. Les écolos et gauchistes d’extrême gauche vont tout faire pour retarder la construction de cette usine
Marrant, parce que c’est à la Droite qu’on doit la désindustrialisation alors que la Gauche vote pour nationaliser et sauver Vencorex ou Accelor…
Au regard des indicateurs macroéconomiques,la politique qui nous mène dans le mur est déroulée sans interruption et avec un effet cumulatif depuis 1974, se voyant déjà sur les indicateurs de 1975. Ceci quelque soit la succession des PR de droite ou de gauche (pas de corrélation sur l’évolution de ces indicateurs et les dates de changement de PR ou de 1er ministre).
Penser qu’un simple changement de nom sur le bulletin de vote en 2027 va changer quelque chose est illusoire. Il va falloir une rupture dans la politique économique et social comme on en a pas vu depuis 1945.
La remarque de Jean-Luc est juste (au pléonasme près) mais j’ai l’impression que les choses changent.
« c’est à la Droite qu’on doit la désindustrialisation » à ce niveau de stupidité mélenchonarde blindée, je pense que les alliages composites ont du souci à se faire
tu as raison, il faut créer un commissariat populaire à l’industrie populaire, pour soutenir l’usine strôtôtgik de trombones et remplir ainsi les objectifs du XXVème plan quinquennal.
dis-moi, dans ta grosse tronche de rouge-qui-tache, tu analyses comment le fait que les produits industriels français ne sont pas du tout concurrentiels sur le marché mondial, y compris face à des concurrents européens (donc pas les pauvres mingongs zhinois exploités que tu pensais pouvoir nous renvoyer à la figure) ?
Ah bah faudrait savoir, il faut être souverain ou concurrentiel ? Vous naviguez en plein paradoxe ou alors vous voulez juste revivre la pénurie de masques (non concurrentiels) de 2020 ? Après ce que je constate c’est que la Droite n’a pas l’air d’avoir de scrupules à brader les fleurons industriels et tant pis si on ne produit plus d’acier ou de poudre il sera toujours temps de s’inquiéter quand on ne pourra plus en importer.
« gauchistes d’extrême gauche », oh, le beau pléonasme !
En plus : «La signature du marché est prévue au cours de l’été 2026, sous réserve de l’accomplissement des formalités prévues par le code de la commande publique».
Pour reconstruire Notre Dame, la commande publique a heureusement été shuntée sinon ont en serait encore à analyser les offres. Quand on veut, on peut, quand on peut, on doit! (Napoléon Bonaparte)
Napoléon Bonaparte c’est bien le gars qui a été vaincu à Waterloo?
Zéro réflexion… zéro recherche… comme d’hab. Allez, c’est cadeau : https://cheddite.com/plan-dacces/
A bon » Du genou », pensez-vous que seuls les écolos et les gauchistes n’ont pas envie d’être empoisonnés explosés. Il y a aussi des règles pour ce type projet, il faut et faudra les respecter.
Et de vous rappeler qu’une usine qui travaille pour ces questions est à deux pas du centre de la ville de Bergerac ainsi que de son aéroport civil qui en cette saison tourne bien.
Ce type d’usine est accepté si et seulement si les riverains, au sens large, savent que la Sécurité du process y est draconienne. Si ce n’est pas ou plus le cas, les nouvelles vont vites…. Et comme nous sommes encore en Démocratie, la suite est connue.
« Les écolos et gauchistes d’extrême gauche vont tout faire pour retarder la construction de cette usine » Oui, c’est d’ailleurs une vieille tradition….allemande!
J’irai même jusqu’à dire que les fachos d’extrême gauche, dans leur splendeur et formule vont tout faire pour saborder ce projet.
La signature du marché en 2026 n’est peut être pas indiquée sauf si à l’avenir (2027) il n’est pas possible de l’annuler.
Je ne connais pas la loi dans ce cas.
C’est la droite qui est responsable de la désindustrialisation de notre défense…
Il est temps de toucher les « dividôôôntes de la paix c’est pas de droite mais dans le domaine du quasi sabordage de la Défense française c’est blnc bonnet et bonnet blanc! Entre le gouvernement Jospin qui a « sucré » un an de prog militaire et le « p’tit » Nicolas acccompagné par le vendeur de rillettes de la Place Rouge avec la R.G.P.P……………….pas un pour racheter l’autre!
Çà avance…juste 10 grosses années de retard.
Mieux vaut tard que jamais, dit-on.
9 ans et plus même…
et on a toujours pas compris
les munitions doivent être construites de A à Z Donc y compris la poudre amorce étuis…independance totale
et pour tous les calibres mêmd la 7.62 ou la 12.7 voire le 9 mm
sinon cela ne servira à rien quand la vraie crise sera venue comme la bise de La Fontaine
Enfin ! Mais que de tergiversations, de revirements et de petites lâchetés sur cette question pourtant stratégique de la filière souveraine de munitions de petit calibre.
Rappelons qu’il existe, dans la seule Union Européenne, 20 à 30 fabricants de munitions de petit calibre. La France faisant quasiment figure d’OVNI dans ce paysage, en ayant réussi « l’exploit » d’éteindre totalement la production sur son sol pour se fournir intégralement à l’étranger… Au cours des dernières années, ce secteur a logiquement eu tendance à se concentrer, avec quelques opérations significative comme le rachat de l’italien Fiocchi par CSG (Czechoslovak Group), ou Beretta qui a racheté MFS Ammunition (Hongrie).
La voie qui a été choisie, avec une solution « à moitié » souveraine (chacun appréciera…) avec FN Herstal, n’était pas la voie la plus évidente, et ce n’était surtout pas la seule possible. On rappellera que l’Etat est présent au capital du groupe KNDS France, et de sa filiale KNDS Ammo France (Ex Nexter Munitions). Ce groupe produit déjà des munitions allant du 20mm au 155mm. Etait-il inconcevable que l’Etat, à la fois actionnaire et client, demande à cette entreprise de (re)lancer une fabrication de munitions allant du 9mm au 12.7mm, en passant bien sûr par le 5.56mm ? A supposer que ce soit trop compliqué ou coûteux (à démontrer, car les autres y arrivent visiblement très bien…), pourquoi ne pas avoir privilégié une stratégie d’acquisition d’un ou plusieurs fabricants existants, avec transfert d’une partie de la production en France ?
Quelques opérations significatives.
@HMX Oui soulagement devant une telle nouvelle.
« Etait-il inconcevable que l’Etat, à la fois actionnaire et client, demande à cette entreprise de (re)lancer une fabrication de munitions allant du 9mm au 12.7mm, en passant bien sûr par le 5.56mm ? » Très clairement il pouvait, seulement le marché est très compétitif donc cela impliquait que l’état commande suffisamment chaque année pour la filière. Comme il ne veut pas faute d’avoir mis ses finances en ordre il se condamne à un entre deux.
Cet entre deux nous laisse quand même des possibilités, l’armée Belge ne va pas absorber grand chose en terme de commandes. Nous avons l’opportunité, si nous remettons nos finances au carré, d’accaparer FN Herstal par le bas en devant son client principal.
« pourquoi ne pas avoir privilégié une stratégie d’acquisition d’un ou plusieurs fabricants existants, avec transfert d’une partie de la production en France ? » Cela me paraît voué à l’échec en revanche, aucun pays n’accepterait surtout ceux pour qui c’est une part substantielle de leur industrie d’armement.
Pour info la FN Herstal ne vend pas seulement à l’armée belge mais est reconnue dans le monde entier… « accaparer FN Herstal par le bas en devenant son client principal »? Réflexion typiquement franchouillarde :-)))
Bonjour HMX,
Bien d’accord avec vos propos. Depuis la fermeture de l’établissement de Giat Industries au Mans, à la fin des années 1990, la France ne dispose effectivement plus d’une filière industrielle souveraine en matière de munitions de petit calibre [5,56 mm, 7,62 mm et 9 mm], et c’est un scandale d’État, d’autant plus que cette usine était rentable !
La DGA, qui ne s’est pas opposée à cette fermeture, s’est par la suite constamment opposée aux tentatives pour récupérer cette capacité en faisant valoir que cette dernière n’avait pas de valeur stratégique et qu’il n’y avait aucune difficulté d’approvisionnement auprès de fournisseurs étrangers, même s’il est arrivé que la qualité des cartouches laissait à désirer… Idem pour le site de Salbris, également spécialisé dans les munitions.
Il suffit de lire la réponse en 1998 du Ministère suite à une question écrite d’un député de la Sarthe pour comprendre le pourquoi du comment : « la préférence nationale pour ce type de marché ne saurait constituer une solution économiquement et politiquement acceptable »…
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/11/questions/QANR5L11QE6205
La munition du FAMAS, les armes légères des soldats français, les bombes aériennes achetées à la finale italienne de Rheinmetall plutôt qu’à la Société Des Ateliers Mécaniques De Pont Sur Sambre (SAMP), une entreprise française créée en 1947 et qui était jusqu’en 2011, l’unique société qui fournissait l’armée de l’air en bombes.
https://www.marianne.net/societe/apres-l-affaire-du-famas-le-veritable-scandale-de-l-armement-made-france
Merci pour ce complément. La Société des ateliers mécaniques Pont-sur-Sambre, un fleuron qui faute de commande et d’un soutien de la DGA de l’époque, a fermé ses portes ; en 2012 le journal La Voix du Nord a annoncé que les bâtiments seront rasés, « Le terrain sera rendu à la nature »…
Ils ont coulé la filière munitionnaire française, nuisant gravement aux intérêts de notre pays, déstabilisant l’économie régionale et plongeant nombre de familles dans la détresse (licenciement) ; et pourtant, aucun de ces décideurs de l’époque ne fera de mea-culpa. Parfois les politiques m’écœurent…
Les 20mm au 155 mm sont des obus pour les blindés, KNDS n’est pas un spécialiste des armes d’infanterie, à chacun sa spécialité. tous les pays contrôlent leurs fabricants d’armes ,et aurais opposé un veto . une société de droit français seras créer par HERSTAL .
Là c’es pas du copié collé parce que qu’avez voulu dire?
Le rêve de de toute entreprise dans un système oligopole est de devenir monopolistique.
https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/econduit-par-knds-le-magnat-tcheque-de-la-defense-pret-a-racheter-lun-de-ses-fournisseurs-francais-2241466
Rappelons aussi que la chine a l’exclusivite de la production d’un composant essentiel pour les munitions de petit calibre.
Prions le ciel, c’est tout ce qu’il nous reste pour que le detroit de Malacca ne soit pas ferme lui aussi…..
M.S.BLUEBERRY.
Ah ? Lequel ?
@MS BLUEBERRY
Pas compris votre allusion… éclairez nous !
Detroit d’ormuz ferme.
Detroit de bab el mandeb , mer rouge sur le point d’etre ferme par les houthis .
La production chinoise s’exporte principalement par mer par le detroit de malacca sous l’epee de damocles americaine qui recentre la chine dans le collimateur.
Les europeens se font ecarter par les usa , et comptent les coups.
Se rappeler l’air piteux des dirigeants europeens dans le bureau de trump suite augmentation des droits de douane de la part de la seule decision de trump.
L’exemple de la melonie / italie qui s’est prise 2 clacques mediatiques de la part de trump croyant disposer d’une relation privilegiee avec lui.
Si elle avait plutot prie le ciel comme seul recours restant, le vatican aurait pu l’invoquer egalement lui aussi , plus facilement et en sa faveur.
Le vatican s’est lui aussi pris deux clacques mediatiques.
S’il prend l’envie aux usa de bloquer le detroit de malacca ou leur flotte est omnipresente , comment arriveront les composants chinois pour la fabrication des dites munitions . Les chinois ont un monopole de fait/ rapport assemblee nationale francaise.
Les routes terrestres de la soie chinoises passent en iran et en russie , ces deux sont ils toujours dans notre carnet d’adresses , on peut en douter nous sommes en guerre, non ?
Qui pourra influer sur les decisions tous azimuts et tout et son contraire du president americain ? A part le ciel.
L’etat des penuries energetiques en cours en dit suffisament long sur cette nouvelle possibilite.
La nier ne saurait etre une demarche positive, les errements passes des prises de position concernant la guerre usa-iran , la fermeture d’ormuz et les risques afferents sur l’energie qui ont emerge peuvent servir d’exemple concret.
Trump est totalement imprevisible .
Ca n’aide absolument pour la realisation d’un business-plan.
De plus qu’est ce que l’on fait avec les assurances , quel type de contrat et a quel prix ?
Les affretements par bateaux se font si il ya un contrat d’assurance. Une activite industrielle aussi.
Parler alors de recreer une usine de munitions de petit calbre en rajoutant aux difficultes inherentes a ce type d’activite industrielle , des conditions politiques quelque peu decalees …..
De plus un financement etatatique avec notre deficit public, on peut rever.
Alors seule solution , acheter un cierge et l’allumer , what else ?
Cdlt .
M.S.BLUEBERRY.
 quand la prise de conscience concernant notre fusil d’assaut made in Germany ? N’est-ce pas au même titre que les munitions, un problème stratégique ? Dites moi si je me trompe, mais il me semble que le fusil d’assaut équipant nos troupes devrait également être de fabrication nationale !
Bien à vous.
Et bien voilà, au Mind’ef on aime le gros, le voyant et plus. Ce qui fait français Môssieur.
On laisse volontiers « aux petits » les questions subalternes et il se trouve que la Belgique ne rechigne pas quant aux questions en apparence subalternes……
Par moment, je me demande si on est dirigé par des idiots ou des incapables. 9 ans pour prendre une décision. Pourtant, cette activité de production de petites munitions relève du stratégique. A pleurer donc, encore une fois…
Un projet qui aura mis du temps à s’amorcer …. pour les munitions, le Choose France n’a pas été bien compris par la DGA.
Demandez à Bercy. Ils vous expliqueront que 100M importé coûte moins cher sur la ligne budgétaire que 150M acheté en France. Et comme c’est Bercy qui a la main sur le portefeuille…
Bercy est trop (censuré) pour comprendre la notion d’approvisionnement souverain, et trop (censuré) pour comprendre l’impact positif sur notre commerce extérieur lourdement déficitaire ainsi que la valeur ajoutée réalisée en France qui se diffuse ensuite dans le PIB national.
Eh bien non, Bercy est trop (censuré) et ne regarde pas plus loin que la ligne budgétaire.
Mal nommer les choses c’est ajouter aux malheurs du monde …. oui ils sont cons mais comptables des deniers publics pas en charge de la sécurité des Français.
Finalement peut-être ne sont-ils pas inconscients mais obligés de faire des arbitrages…. les caisses vides c’est la source du problème faute d’avoir vu le pognon ruisseler.
Bercy ne gère pas les choix de nos armées.
C’est vrai qu’on a eu une bonne grosse rafale d’incompétents graves à la DGA depuis les années 2000.
Plombée, ce qui n’a rien arrangé , par l’incroyable inaptitude de Morin et ses conseillers, prétentieux « haut » fonctionnaires, le tout documenté dans leur ineffable « livre blanc de la défense ».
Bref j’imagine qu’ils ont dû attendre le départ d’un « incontournable » carriériste borné de la DGA pour enfin pouvoir décider cette relocalisation…
wopopop ce n’est pas encore fait, on n’est pas l’abri d’un énième rebondissement 🙂
C’est par les 2 … dirigé par des idiots incapables et conseillés par des crétins qui ont la vision et l’anticipation d’une moule syphilitique …
Les fameux hauts fonctionnaires payés une blinde pour être utiles comme le H de Hawaii.
hier c’était les masques, pour les médicaments nous sommes toujours dépendants, pour les munitions la sortie du tunnel serait donc en vue.
=> une piqûre de souveraineté s’impose !
Les masques et les munitions deux domaines non-souverains 🙁 Sinon, vous écrivez vos commentaires depuis un ordinateur fabriqué en France 🙂 ?
Triple dose alors, car les affaires continuent…
https://www.google.com/amp/s/forcesoperations.com/amp/eurenco-accelere-encore-en-europe-de-lest/
Tant qu’un audit et un controle serieux des depenses publiques de l’Etat ET des collectivtes territoriales, visant a les limiter et a les reorienter vers les besoins d’interet general, ne seront pas retablis, la gabegie continuera. Il suffit de regarder autour de soi pour constater le gaspillage et l’incompetence qui regnent a tous les etages de la decision, depuis que les grands services de l’Etat ont ete remplaces par des organismes decentralises aux effectifs de plus en plus plethoriques qui passent leur temps en reunions pour permettre a des baronnets locaux de marquer le territoire de leur empreinte quel qu’en soit le cout. Et apres cela, on feint de decouvrir qu’il n’y a plus de fabriquant de munitions de petit calibre dans ce pays…
A tout le moins FN Herstal est largement dans son domaine de compétence.
La DGA avait contracté des munitions 5,56 « fabriquées » aux EAU.
Pas beaucoup d’étoilés pour pousser une gueulante…
Et puis zut, Seveso, Bhopal, les écolos sont venus pourrir la logique logistique,
les politiciens clients, complices des écolos trotsko-anarchistes nihilistes se sont agenouillés.
Bon, les EAU c’est pas vraiment rassurant, en ce moment…
On va donc enfin produire en France, avec un joli noyau de maisons françaises compétentes,
merci aux chasseurs, merci aux tireurs sportifs.
Et on va produire avec FN, une grande maison qui a su garder « Nationale » dans son nom.
Juste en passant:
Merci Monsieur Le Drian…
toujours trop peu, trop tard; c’est un mal français qui s’exerce à tous les niveaux et dans ttes les composantes de la défense française.
c’est fatiguant d’entendre ou du lire les mêmes rangaines et cela dur depuis longtemps malheureusement.
la DGA qui joue les gripp-sous, c’est pathétique; des rafales à qui l’on demande de ne plus tirer de missiles car on n’a rien prévu à la place et on improvise « à l’arrache » avec des hélicos qui font mieux le travail.
bonjour . bon 15 ans pour reactiver la production de munition petit calibre en france … Belle efforts …
Chaque jour l’ons nous parlent de souvrainte . d’independance . de reinfustrialisation… des mots, sans vrais volontee politique …
C’est plutôt une bonne chose, non pas parce que les munitions de petits calibres sont stratégiques, ça n’est pas le cas. Mais parce que la plupart de nos fournisseurs sont en Europe, et qu’en cas de gros merdier avec le débile du Kremlin, tout ces fournisseurs recevront un ordre de leur gouvernement respectifs, pour privilégier l’approvisionnement de leurs armées, au détriment des autres clients. Car l’ensemble ou pas loin des pays européens seront dans le même bateau. Et je ne parle même pas d’une conflagration mondiale, qui elle aussi se rapproche, et qui nous priverait de nos approvisionnements US ou de chez les kangourous.
Par contre neuf ans pour prendre une partie de la décision, (nous ne serons pas fournisseurs de l’ensemble des composants d’une part, et il n’est pas mentionné les calibres 9mm et 12,7mm), relève presque de l’ignorance, ou du manque de vision de ce qui est pourtant bien visible.
Le troisième paragraphe de cet article fait état d’un rapport « conflictuel » qui eut lieu entre des parlementaires, soutenus par le MinDef de l’époque, et la DGA…. et puis au final, le point de vue soutenu par la DGA l’emporta… ce n’est pas mois qui le dis, c’est écrit .
Si on analyse ce fait important vu le niveau et le statut des personnes concernées, il est très riche d’enseignements, et c’est même un cas d’école et une démonstration..
Lorsque j’ai dit récemment que la DGA était en quelque sorte un état dans l’état, j’ai subi la mitraille drue , habituelle de mes contradicteurs.. mais ici on voit une DGA, plus forte qu’un Mindef, plus forte que la représentation nationale….
C’est qu’il y a donc quelque part, « quelque chose » de plus puissant, qui a pu imposer qu’au final , ce soit la DGA qui ait le dernier mot…: c’est écrit ! » ..la DGA, sceptique, ayant eu gain de cause .. » sic- !
A méditer, non ? et pas qu’un peu !! pour moi, c’est déjà fait, et les conclusions avec !
Vous déménagez, quittez la France sans regret ? Belle conclusion .
Vous présentez une interprétation comme une démonstration. Entre « la DGA a eu gain de cause sur ce dossier » et « la DGA est plus puissante que le ministre et le Parlement », il manque toute la démonstration. Un exemple ne suffit pas à établir une règle générale, et encore moins à prouver l’existence d’un pouvoir occulte. L’article ne dit rien de tout cela.
un lecteur : le paragraphe en question est une démonstration de cela, au contraire. Un cas très concret.Une démonstration qui ne vient pas de moi, en plus . c’est un cas concret, important, dans lequel le Mindef était concerné directement, et a fini par changer d’avis.
ça ne vous suffit pas, je comprends, car vous êtes probablement partie prenante, et ça vous agace.Les gens de pouvoir plus ou moins volontairement discret, ont une sainte horreur qu’un éclairage même modeste et surtout extérieur vienne perturber le moins du monde leurs petites affaires .Il faudra vous y habituer cependant, car la généralisation des réseaux sociaux pour pallier l’impéritie des médias traditionnels, d’état car subventionnés, est en train de mettre fin à des pratiques dignes des républiques bananières…
Vous ne répondez toujours pas à mon objection. Vous répétez que ce cas est une « démonstration », mais vous ne montrez pas en quoi il permet de conclure que « la DGA est plus puissante que le ministre et le Parlement ». Qu’une administration obtienne gain de cause sur un dossier après un arbitrage ne prouve pas qu’elle domine les autorités politiques. Pour établir votre conclusion, il faudrait démontrer que ce résultat découle d’un pouvoir institutionnel supérieur, et non d’un simple arbitrage sur le fond. L’article ne fournit pas cette démonstration. Quant aux suppositions sur mes motivations ou mon éventuelle appartenance à une institution, elles ne répondent pas à l’argument.
Voilà un moment que je lis vos commentaires avec attention. Ce qui frappe, c’est la constance de votre grille de lecture : derrière chaque événement, vous retrouvez toujours manipulation, mensonge ou influence cachée.
Le problème est qu’un raisonnement où tout confirme la théorie et où tout élément contraire devient une preuve de dissimulation finit par ne plus pouvoir être discuté. Le soupçon ne peut pas remplacer la démonstration.
Vous revendiquez le « réel », mais vos conclusions reposent souvent sur des hypothèses présentées comme des évidences. La nuance, la vérification des sources et l’acceptation du doute sont pourtant les bases d’une analyse solide.
Vos commentaires donnent ainsi davantage l’impression de défendre une vision déjà construite du monde que de chercher réellement à la confronter aux faits.
De plus, vous reprochez souvent aux autres d’être conditionnés ou incapables de voir la réalité, mais vous utilisez fréquemment le même procédé que vous dénoncez : juger les personnes plutôt que répondre aux arguments. Un débat avance par la confrontation des faits, pas par la disqualification des interlocuteurs.
Un début de réponse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monomanie
@ Un lecteur, excellente analyse du comportement de notre extraordinaire panda. Cela dit, inutile d’essayer de le raisonner, ce gus est imperméable à la discussion. Avec lui c’est toujours la même chose, lui seul sait, les autres cachent tout et jamais ils ne présentera rien de concret et de vérifié pour appuyer ses dires.
Bon, en même temps qu’attendre de plus d’un phénomène qui affirmait le plus sérieusement du monde que les Israéliens venaient faire du ravitaillement en vol au dessus de l’Ile Longue ou que le Monument Américain de Brest sert à espionner la Base Navale ?
Nous y arrivions très bien à une certaine époque…
Toulouse, Le Mans….
« la France avait signé une lettre d’intention avec la Belgique en vue de relocaliser une ligne d’assemblage de munitions, en s’appuyant sur les compétences des industriels belges. » j’ai lu ailleurs que la dga a voulu se prémunir de toute interférence juridique d’où le recours à l’appel d’offres européen
A tous ceux qui reprochent à la France d’avoir délaissé la filière munitions légères, à la différence des autres pays voisins.
Vous omettez – involontairement je n’en doute pas- le fait que pendant la même période, la France a continué à produire le missile M51 de la force des SNLE, les SNA, les FDI, les missiles de tous types ( MdCN, AASM, Scalp, Mistral etc…), le Rafale, l’avion ravitailleur MRTT, le Griffon, le Jaguar, le Serval et tant d’autres équipements électroniques et capteurs de pointe (radars et sonars, systèmes de combat et j’en passe).
Alors, oui, je suis le premier à regretter ce renoncement de la productiin des munitions légères décidé dans les années 2000.
Mais à bien réfléchir, ne croyez vous pas qu’il vaille mieux devoir faire l’effort, somme toute petit, aujourd’hui sur ces munitions, plutôt que sur l’un des autres équipements que je viens de vous citer, si nous y avions renoncé?
Je plains davantage nos voisins que nous, qui eux s’en remettent à l’ami américain sur une bonne partie de ces équipements stratégiques.
Des fonctionnaires zélés ont un jour foutu en l’air la SNPE.
Dès après la prétendue « chute du Mur ».
Ils voulaient faire des économies, gratter les « dividendes de la paix ».
Les écolos ont aidé. Bah les poudres ça fait BOUM, ça pue, ça pollue…
Donc on a éteint la production des poudres.
Puis fort logiquement les productions d’obus, de cartouches, de grenades etc…
Et puis on a éteint, ou vendu nos compétences de forgeage.
On est infoutus de produire un fusil d’assaut et de lui introduire une cartouche française
Ce qui est terrible, c’est qu’on sait qu’il y a eu des fautes.
Mais on les appelle « dysfonctionnement », parfois « erreur ».
Des politiciens flanqués de fonctionnaires, ou inversement, et jusqu’à des militaires ont jeté bas des siècles de savoir-faire, de compétences, pendant qu’ils jetaient dehors nos meilleurs ouvriers, techniciens, ingénieurs.
Ce qui a été détruit, presque toute notre logistique industrielle,
même l’occupation allemande ne l’avait pas détruit.
On va reconstruire?
C’est très bien.
Moi je demande qu’on punisse ceux qui ont détruit…
Ah merde, on est en France, on ne punit pas, on excuse…
Neuf ans ! Le dossier mesure l’encrassement bureaucratique du pays. Et l’usine n’est pas encore inaugurée.
Tragique !
Bonne lecture à tous
https://www.profession-gendarme.com/armee-francaise-fabrication-des-munitions-de-petits-calibres/
@Faire panpan avec la bouche
La pénurie de munitions au sein de l’armée française n’a rien a voir avec le lieu de fabrication des cartouches. Si on les produits en France mais qu’on dr dispose pas des crédits pour en acheter davantage, nos soldats ne seront pas mieux lotis.
La fabrication en France concerne surtout la sécurisation de l’approvisionnement en cas de conflit majeur où il y aurait pénurie de munitions au niveau mondial. Mais dans ce cas encore faudra-t-il que l’usine française soit capable d’augmenter la production.
Il y a un précédent et un préalable.
Une munition ? Quelle munition ?
Celle du GIAT (5.56 étuis acier) devaient répondre à un niveau de qualité de 1 long feu sur 1 000 000 de coup. Pour être comparées en terme de coût à des étrangeres dont le niveau de qualité tombait à 1 / 10 000.
Un tout autre monde. Le dernier patron du GIAT a raconté en long et en large comment on lui a interdit de dégrader la qualité pour se mettre à ce niveau de médiocrité produit.
Interdit ! Vous n’avez pas le droit de sortir de votre niveau… Passons sur l’affaire des étuis laiton qui ne tenaient pas la cadence du FAMAS.
Comme tout ceux qui étaient aux Écoles en même temps que moi j’ai tiré des monceaux de munitions de 5.56, 762, 9mm périmés depuis très longtemps : nous n’avons pas vu 1 incident de tir causé par ces cartouches. Pas 1 !
Or c’est à cause de ce risque que les munitions périmés étaient réservées aux écoliers des écoles de Coët !
Aucun témoignage ne m’est venu aux oreilles pour un incident causé par la cartouche.
La volonté de détruire le GIAT n’avait rien de rationnelle.
Utiliser le prix du foie gras d’oie d’une grande maison et celui du dernier des pâtés de foie de porc (UE et non UE) sans autre critères n’est pas la définition de la bonne foi ni une garantie de disponibilité de l’un ou l’autre des produits.
Encore faut-il faire attention à ne pas engraisser la concurrence…
https://www.forcesoperations.com/amp/leurope-repart-a-la-chasse-aux-munitions/
Pour fabriquer une munition de petit calibre il faut :
Une amorce
Une douille-étui
De la poudre
Un projectile.
J’ai un doute quant à la possibilité de tout produire en France, je crains que cette annonce ne soit que de la fumée pour masquer une usine d’assemblage qui sera éternellement dépendante de la fourniture étrangère de ces composants.