L’armée de l’Air & de l’Espace valide le ravitaillement en vol de nuit du Mirage 2000D par le KC-130J Hercules

Afin de pouvoir ravitailler en vol les hélicoptères H225M Caracal de l’escadron 1/67 «Pyrénées» alors que, à l’époque, Airbus avait des difficultés pour mettre au point une telle capacité pour son avion de transport A400M Atlas, le ministère des Armées commanda deux KC-130J Hercules [avec deux C-130J] auprès de l’américain Lockheed Martin.

Ces quatre C-130J/KC-130J sont désormais basés à Évreux, où ils sont exploités par l’escadron de transport franco-allemand «Rhin», l’Allemagne ayant fait l’acquisition de six appareils du même type. Placée sous l’autorité opérationnelle du Commandement européen du transport aérien [EATC – European Air Transport Command], cette unité doit assurer jusqu’à 6 000 heures de vol par an.

L’A400M ayant fini par être qualifié pour ravitailler les hélicoptères en vol, ces deux KC-130J peuvent désormais mener une autre tâche que celle pour laquelle ils ont été acquis.

En effet, depuis quelques mois, le centre d’expertise DGA Essais en vol [DGA EV] de la Direction générale de l’armement [DGA] évalue la capacité du KC-130J à ravitailler des avions de combat en vol.

Ainsi, en décembre, un premier ravitaillement en vol d’un Rafale par un KC-130J a été réalisé aux Émirats arabes unis.

«Encore une ouverture de domaine pour l’armée de l’Air & de l’Espace […]. Cette première ouvre la voie à de nouveaux modes d’action et marque une étape significative en matière de polyvalence opérationnelle pour le KC-130J», avait commenté la cellule «communication» de la base aérienne 104 «Lieutenant-colonel Charles Pijeaud», via les réseaux sociaux.

Quelques semaines plus tôt, DGA EV avait mené une campagne d’essais pour vérifier la compatibilité entre le KC-130J et le Mirage 2000D RMV depuis la base aérienne 125 d’Istres. Et cela afin de permettre à l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] d’«émettre une autorisation de ravitaillement» entre les deux appareils. Ce que cette dernière vient de faire.

En effet, le 11 juillet, l’AAE a annoncé que ses équipages «mettent désormais en œuvre le ravitaillement en vol de nuit du Mirage 2000D par KC-130J», grâce à l’emploi de jumelles de vision nocturne [JVN]. Et de saluer une «nouvelle capacité opérationnelle» pour ces deux appareils.

Jusqu’à présent, le Mirage 2000D ne pouvait être ravitaillé en vol que par un A330 MRTT «Phénix» ou un C-135. Aussi, soutient l’AAE, cette évolution «ouvre désormais de nouvelles perspectives d’emploi en apportant une capacité de ravitaillement plus tactique au plus près des opérations» ainsi qu’une «plus grande souplesse dans la planification et l’exécution des missions aériennes».

Le commandant de la Brigade aérienne de l’aviation de chasse [BAAC], le général Pierre Gaudillière, a souligné que «cette nouvelle capacité tactique» était «le fruit d’une remarquable synergie entre l’expertise du CEAM [Centre d’expertise aérienne militaire] et l’expérience opérationnelle des équipages» de la 3e Escadre de chasse et de la Brigade aérienne d’assaut et de projection [BAAP]» [dont relèvent les KC-130J, ndlr].

Pour rappel, le KC-130J peut emporter entre 26 et 37 tonnes de carburant, à la condition de lui ajouter un réservoir de fuselage d’une capacité de 11 tonnes.

Photo : armée de l’Air & de l’Espace

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35 contributions

  1. Ouf ouf dit :

    Ravitailler un avion conçu pour voler vite par un qui vole doucement, et cela de nuit…
    c’est balèze… sont fort… bravo

  2. Taquin dit :

    Du coup, la prochaine étape, c’est que le MIRAGE 2000 D soit ravitaillable avec un A 400- M ?

  3. Robmac dit :

    Le ravitaillement en vol de nuit derrière un avion à hélice n’est pas un sport de masse …

  4. Yvon dit :

    L’Armée de l’Air possède 2 KC -130J. Compte tenu des impératifs de maintenance, on peut dire, qu’au mieux, un seul est potentiellement disponible pour faire du ravitaillement en vol de Mirage 2000D ou autres. Peut-on réellement parler d’une avancée opérationnelle significative ? Sauf à compter sur les KC-130J italiens….

  5. Gallifet dit :

    « ….depuis quelques mois, le centre d’expertise DGA Essais en vol (DGA EV) de la DGA évalue la capacité du KC-130J à ravitailler… »
    Le général :
    « …..une remarquable synergie entre l’expertise du CEAM et l’expérience opérationnelle des équipages »
    Bon, ça ne veut pas dire grand chose, pour un général tout est remarquable (comme les civils qui disent « du coup »)
    Par contre , qui a fait quoi ? qui a fait la campagne d’essais ?

    Pour info, il suffit de voler à l’étranger, sur des avions eux aussi étrangers, et là on ouvre sans paperasse ni prise de tête des configurations inexistantes voire interdites dans l’AA. Ce qui n’empêchera pas un paquet d’années après de tout refaire en France, il y a quelques exemples.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « il y a quelques exemples. » Nous serions curieyx de les connaître!

      • Phil de la Reco dit :

        Pour ce qui est de faire des choses interdites en Métropole… il suffit de voir les images de « crazy pilots in Tchad » sur youtube…. Et ce n’es pas des images faites avec l’IA, je sais j’y étais !

      • jean luc dit :

        L’annonce de l’Armée de l’Air et de l’Espace concernant la qualification de nuit du Mirage 2000D derrière le KC-130J met en lumière exactement ce processus. Les chasseurs français se ravitaillaient déjà ponctuellement à l’étranger sur des machines américaines, mais la DGA (Direction Générale de l’Armement) a dû mener une campagne d’essais stricte pour l’homologuer officiellement dans la réglementation française.Voici d’autres exemples marquants de ce type d’écarts opérationnels ou réglementaires « à l’étranger vs en France » :1. Le Mirage 2000 à Djibouti et au Tchad (Ravitaillement sur KC-130 ou C-160)À l’étranger : Lors d’exercices interalliés à Djibouti ou lors d’opérations en Afrique, les pilotes de Mirage 2000-5 ou Mirage F1 se sont régulièrement branchés sur des KC-130J de l’US Marine Corps ou des ravitailleurs alliés pour des impératifs opérationnels.Le décalage réglementaire : Bien que la manipulation technique soit standardisée par les normes OTAN (système Probe and Drogue), la validation officielle pour une utilisation systématique de nuit sous jumelles de vision nocturne (JVN) avec le KC-130J français/allemand n’est entrée en vigueur qu’après de lourds essais étatiques en France.

        • EchoDelta dit :

          Le fait de le faire ponctuellement quand nécessité fait loi, n’empêche pas de préparer et de passer une qualification exhaustive, qui elle, répertoriera tous les aspects du ravitaillement et précise les dangers et les standards applicables. C’est absolument pas antinomique ou inutile.

        • Pascal, (l'autre) dit :

          Mais oui mon grand quand on connait le coté hyper procédurier des Américains! Mais ne doutons pas que les pilotes de la Luftwaffe sont rompus depuis longtemps à ce genbre d’exercice, ce ne sont pas des amateurs comme les pilotes de l’A.A.E.!

    • jean luc dit :

      C’est une observation très pertinente et tout à fait exacte concernant les réalités du monde aéronautique. Vous pointez du doigt une passerelle bien connue des passionnés et des professionnels pour contourner temporairement la rigidité réglementaire française.Voici pourquoi cette stratégie fonctionne, ainsi que ses limites à long terme :Pourquoi l’étranger est plus simpleRéglementations souples : Certains pays (comme les États-Unis sous le régime FAA ou d’autres监管 autorités nationales) autorisent des modifications ou des catégories d’avions (comme la catégorie Experimental) bien moins restrictives que l’OSAC ou la DGAC en France.Moins de bureaucratie initiale : La validation de configurations spécifiques, de modifications avioniques ou de motorisations non standards s’y fait souvent sur simple déclaration ou après des tests en vol simplifiés.Accès à l’innovation : Cela permet de voler sur des technologies ou des configurations qui attendent encore des années avant d’être certifiées par l’EASA ou l’Armée de l’Air (selon le cadre).Le retour à la réalité françaiseComme vous l’avez mentionné, cette liberté a un prix si l’on souhaite ramener la machine ou valider l’expérience en France :Le choc de la francisation : Pour immatriculer l’aéronef en France (passer en F-XXXX), la DGAC exige souvent une reconstruction administrative complète du dossier technique.La quête des papiers : Il faut prouver la traçabilité de chaque pièce, ce qui s’avère parfois impossible pour des modifications faites à l’étranger sans « paperasse ».Le cas de l’Armée de l’Air : Pour le domaine militaire ou étatique, les exigences de navigabilité (via la DSAÉ) sont d’une telle rigueur que les configurations « exotiques » testées à l’étranger doivent subir de longues campagnes de certification locales avant d’être admises au service actif.

  6. Rogger dit :

    bon nous devons deveĺloper des procedures de deploiment et de soutien de nos forces militaires . (strategique et conventionnel) .
    Reste que pour le devellopement d’une defence europeen commune au nation de notre union. Demande des efforts et de la preparation…
    Que ce sois pour la marine . l’armee de l’aire ou l’armer de terre. .

    • Aide au développement dit :

      Développer des procédures.
      Le développement d’une défense européenne.

      Un seul « l » mais deux « p » à « développer » et ses dérivés.

  7. Pascal, (l'autre) dit :

    Bel exercice, de nuit avec deux appareils aux performances différentes, chapeau comme les qualifiés appontage de nuit dans la M.N. (les hiboux)!
    Mais………………attendons nous à avoir le commentaire d’un « expert » de haute volée absolument au courant de toutes choses qui va « pontifier » en nous expliquant que c’est un test nul et non avenu car non effectué en zone hostile!

    • pandacruel dit :

      Pascal, (l’autre) : ce n’est pas nul, loin de là, mais pas tactiquement pertinent. Nous n’avons qu’un ravitailleur disponible de ce type, mais des dizaines et des dizaines de Mirage 2000 dont les pilotes devraient se former à cette technique particulièrement pointue, sportive : difficile, et de nuit en plus ! Sur le papier, et en vrai , une fois  » pour la beauté du geste » … pourquoi pas, mais arrêtons une fois pour toutes, et la DGA en tête, de fantasmer et de vivre dans un monde de fiction avec un nouveau gadget tous les mois !

      Le réel de la guerre, si on veut la faire et puisque on veut à tout prix la faire, c’est du brutal, du pas fin, du lourd et avec des moyens qui hélas ont déjà fait leurs preuves depuis des siècles, voire plus ( Sun Tzu…)

      • Bench dit :

         » mais pas tactiquement pertinent », ah bon? Quelles sont tes compétences techniques pour affirmer cela? Tu es aussi ingénieur aéronautique, pilote à la DGA-EV, etc…? je crois que c’est toi et seulement toi qui vit dans qui vit dans un monde de fantasmes et de fiction! De pire en pire mon pauvre panda!

      • Pascal, (l'autre) dit :

        Mais oui, j »ignorais que vous aviez une telle « expertise » dans le domaine aéronautique cependant un « petit » détail, vous ironisez (à peine) sur le nombre d’e ravitailleurs et de ravitaillés mais connaissez vous l’interopérabilté avec d’autres forces aériennes? Vous voius « iquiétez sur le fait que nos piloites doivent s’entaînber sur cete technique pointue………..considérez vous que les pilotes de l’A.A.E. passent leur temps à glander?
        « et puisque on veut à tout prix la faire » Cela reste à prouver par contre il y en a un qui l’a déclenché et la fait même s’il nomme pudiquement cela une « opération spéciale » nessspas?
        « c’est du brutal, du pas fin, du lourd  » Depuis le 24 février oui, on constate!
        « et avec des moyens qui hélas ont déjà fait leurs preuves depuis des siècles, » Oui, bombardement de civils, déportation/enlévements d’enfants, tortures, exécutions sommaires (Boutcha!) destruction systématiqu d’infrastructures civiles…..on arrête là?

  8. pandacruel dit :

    Il peut le faire ! Montrer qu’il peut le faire en théorie, ce n’est pas démontrer que ça sert vraiment à quelque chose et que ça correspond à un réel besoin en temps de guerre et en zone de guerre, d’autant qu’il y a des contraintes spécifiques : ( altitude ? , vulnérabilité, difficultés accrues en zone de conflit..etc ) .
    Si demain on arrive aussi à prouver qu’un Mirage 2000 peut ravitailler en vol à partir d’une Montgolfière, de nuit, avec les yeux bandés et en lâchant les mains, ça va changer beaucoup les doctrines d’emploi de l’A.A.E.E en cas d’une attaque du territoire français par des missiles hypersoniques du  » méchant », par exemple ?

    • Bench dit :

      @pandada: tu n’en as pas marre de raconter n’importe quoi dans tes commentaires ? Contente toi de lire les articles de M.Lagneau en essayant de les comprendre et essaye de te modérer un tantinet.
      Je ne voudrais pas apparaître trop vulgaire ni familier ou sarcastique à ton égard, mais je dois avouer que tes provocations ineptes deviennent franchement pénibles à lire et donnent à penser que, ou tu penses vraiment ce que tu écris, auquel cas tu as un sacré pet au casque, ou alors tu es un minable retraité provocateur qui s’ennuie et s’amuse bêtement à polluer un site d’infos sérieux ! Bref un pénible !

      • Loupe dit :

        @Bench !
        Je reconnais que le visé ne déchaine pas chez moi un enthousiasme démesuré.
        Toutefois Monsieur Bench si vous souhaitez porter ou être entendu, utilisez déjà le vous au lieu du tu.
        Dans un grand nombre de circonstances, abandonnez le côté « Club » qui nivèle tout est bien vu.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « ce n’est pas démontrer que ça sert vraiment à quelque chose et que ça correspond à un réel besoin en temps de guerre  » ben ouais hein, il est certain que ceux en charge de cette expérimentation avait du temps à tuer et se sont dit « et si on se faisait un test »! c’est vrai quoi, vous savez ça!
      « d’autant qu’il y a des contraintes spécifiques : ( altitude ? , vulnérabilité, difficultés accrues en zone de conflit..etc ) . » Merci pour eux de leur faire penser! que serait les armes de la France sans votre « expertise » éclairée, tenez ils n’avaient pas pris en compte tous ces paramètres, des gros nuls je vous dis!
      « Si demain on arrive aussi à prouver qu’un Mirage 2000 peut ravitailler en vol à partir d’une Montgolfière, de nuit, » Vous venez surtout de prouver votre………. »intelligence », ça fait peur quand même pour le devenir de l’Humanité! Qui avait annonçé par le passé que l’être humain régressait………………..Nous en avons la preuve désormais!
      « en cas d’une attaque du territoire français par des missiles hypersoniques du » méchant », par exemple ? Pourquoi être interrogatif, c’est bien ce que vous souhaitez!

    • mich dit :

      Sur ce coup là c’est surtout vous qui ne montré rien !

    • Un lecteur dit :

      Votre démonstration est toujours la même, quel que soit le sujet : un ravitaillement en vol, un tir d’Exocet, un exercice OTAN ou un déploiement naval. On part d’un fait technique, puis on finit invariablement par « on nous cache tout », « les médias filtrent tout », « les États-Unis manipulent tout » et « la Russie n’est pas le vrai problème ». À force, ce n’est plus une analyse, c’est un scénario dont vous connaissez déjà la fin avant même que l’article soit publié.

      Vous reprochez aux armées de ne montrer que ce qui les met en valeur. C’est en partie vrai. En revanche, vous ne semblez retenir que les éléments qui confortent votre propre grille de lecture. La communication officielle serait forcément suspecte, tandis que vos déductions seraient forcément les bonnes. C’est une méthode curieuse.

      La Marine nationale semble d’ailleurs bénéficier chez vous d’un traitement particulier. Un porte-avions qui navigue pendant plusieurs mois, des aéronefs qui enchaînent des missions, des équipages qui remplissent leur contrat opérationnel : il faut manifestement chercher longtemps avant de trouver un élément qui puisse être simplement reconnu comme une réussite. Si la Marine communique peu, c’est qu’elle cache quelque chose. Si elle communique, c’est de l’autocélébration. Si une mission est réussie, ce n’est qu’une opération de prestige destinée à fabriquer une légende. Si des marins et des aviateurs sont décorés, ce n’est plus une reconnaissance du service accompli mais une « pluie de médailles ». À ce rythme, on se demande quelle épreuve la Marine devrait encore réussir pour obtenir, de votre part, un simple « bravo, mission accomplie ».

      Vous invoquez souvent vos quarante années de carrière et vos décorations. Personne ne conteste que vous ayez une expérience. Mais une carrière, aussi respectable soit-elle, ne transforme pas une opinion en fait établi. Sinon, il faudrait renoncer à toute discussion dès qu’un ancien militaire prend la parole. Les compétences acquises dans un domaine ne donnent pas automatiquement une infaillibilité dans tous les autres.

      Quant à votre revendication de transparence au motif que « le contribuable paie », elle est à géométrie variable. J’imagine que vous ne publieriez ni le montant de votre pension, ni votre dossier militaire, ni le détail de vos affectations au nom du droit du contribuable à tout savoir. Vous reconnaissez donc vous-même qu’il existe des informations qui n’ont pas vocation à être publiques. La vraie question est où placer la limite, pas de prétendre qu’elle ne devrait pas exister.

      Enfin, votre argument préféré semble être : « si je ne peux pas vérifier, c’est qu’on me le cache ; si on me le cache, c’est que j’avais raison ». C’est très pratique : votre hypothèse devient irréfutable, non parce qu’elle est démontrée, mais parce que toute contradiction est aussitôt requalifiée en propagande. Ce n’est plus du scepticisme, c’est un système de croyance.

      Le paradoxe est assez savoureux : vous reprochez aux armées de construire des récits, mais vous semblez avoir construit depuis longtemps le vôtre, dans lequel chaque succès devient une opération de communication et chaque silence une preuve de dissimulation. Même un porte-avions aurait du mal à franchir un tel barrage de suspicion.

      • pandacruel dit :

        Un lecteur : Vous inversez les questions: si je suis amené à exercer un esprit critique vis-à-vis « d’informations » qui sont « proposées » au public français, c’est d’abord en raison de mon éducation classique, qui met la Raison au premier plan, la nécessité d’analyser le pour et le contre et les différents points de vue éventuels, aussi . Une forme de laïcité intellectuelle et des méthodes à la Sherlock Holmes…

        En 2026 notamment, et depuis plusieurs années, ce qui est appelé « information « qui est « proposé » au public français dont je fais partie, ce n’est plus de l’information, comme dans l’ensemble de la presse écrite, parlée ou étatique: c’est de la communication. On est déjà très proche des influenceurs…

        Moi, comme la plupart des gens vivant dans la vraie vie et non pas dans de la fiction, nous avons pu faire ce constat tous les jours : il existe un monde entre ce que l’on peut observer de ses propres yeux ou par ses propres moyens, et les récits qui nous en sont faits quasiment dans tous les médias, de façon mécanique et suivant un schéma idéologique très bien calculé, qui a des objectifs très précis déviés du de l’univers de la publicité qui est devenu notre ADN.

        Tout au long de mon éducation d petit français j’ai appris comme les autres à observer, et à croire plutôt ce que je vois que la soupe qu’on m’incite fortement à avaler… j’ai fait le constat des propagandes, des mensonges, des omissions, des biais, des sens cachés, des méthodes Coué, et grosso modo, de la volonté de bourrer le mou des gens..
        sur quasiment tous les sujets ! C’est tous les jours !

        Je me suis spécialisé plutôt dans des domaines précis, j’en ai acquis les outils, j’ai utilisé les outils, j’ai accru mes connaissances, je prétends donc après des dizaines d’années être capable de faire la différence entre le réel et le fictionnel ou le fictif dans ces domaines… je ne fais rien d’autre que cela..

        sur les sujets relatifs à la défense et à la géostratégie, toutes les paroles officielles françaises actuelles, je dis bien toutes, et celles qui sont relayées plus ou moins directement par les médias annexes, les blogs, les sites personnels, tout cela est marqué d’un bais évident, plutôt toujours dans le même sens, car les paroles différentes sont désormais exclues de l’espace public. Certains le payent d’ailleurs par la perte de leur emploi et au final par l’obligation de s’exiler : vous voulez des noms ?

        J’ai moi-même fait le choix il y a plusieurs années, de me mettre dans un état d’exil partiel aussi longtemps qu’il m’est permis au cours d’une année fiscale française, c’est-à-dire six mois.

        Si le sens critique vous dérange, ainsi que la curiosité, l’usage abondant de la raison plutôt que de l’émotion, une méfiance certaine qui est le résultat de l’expérience, et une aversion non cachée pour la publicité qui est devenue un des fondements de notre civilisation, et qui recouvre quasiment tout notre espace public, alors oui, je suis comme ça.

        J’ai accumulé des preuves au cours des années, de la pertinence de cette façon de se coltiner au réel. Il n’y en a pas 36 d’ailleurs, il n’y en a qu’une, c’est à peu près la même méthode que celle qui existait autrefois lorsqu’il existait encore des journalistes d’investigation, qui investigué réellement et qui étaient réellement neutres, indépendants, incorruptibles et sans biais idéologiques… pouvez-vous m’en citer un aujourd’hui dans l’ensemble du pays ? un seul ?

        • Un lecteur dit :

          Merci pour cette confirmation. Vous venez précisément d’illustrer ce que je vous reprochais.
          Vous ne répondez pas à ma question ; vous expliquez simplement pourquoi votre conclusion est toujours la même. Chez vous, une information qui va dans votre sens est une preuve. Une information qui le contredit est de la communication. Une information absente est une dissimulation. Dans ces conditions, comment pourriez-vous avoir tort un jour ?
          Vous citez Sherlock Holmes. Je crois surtout qu’il aurait commencé par les faits avant de choisir le coupable.

        • Khops dit :

          C’est bien. Votre message est une magnifique illustration de la justesse de l’analyse de « Un lecteur ».
          Inutile de débattre votre système de croissance est imperméable au raisonnement.

    • un lecteur dit :

      C’est peut-être vous qui devriez descendre de votre mongolfière…

      • pandacruel dit :

        pourquoi devoir descendre du seul lieu qui reste encore disponible aujourd’hui pour voir la réalité du monde ?

  9. L'aiglon dit :

    Tout cela pour peut-être préparer d’ éventuels et courts retours en Afrique ou encore ailleurs, sans avoir à engager de très gros moyens ?
    Cela consisterait donc à réunir à la hâte, 01 ou 02 KC C130 J pour appuyer 04 à 06 « M 2000 » ou « Rafale » destinés à mener un genre de « mission commando – coup de poing » .

  10. Bibi Fricotin dit :

    L’armée de l’air et de l’espace ne fait aucune « ouverture de domaine », c’est par essence le rôle des essais en vol, donc de DGA-EV.

    C’est sur la base de ces ouvertures, validée par l’autorité technique (la DGA toujours), qu’elle autorise les opérations en rapport avec la nouvelle capacité.