Le Canada retient l’allemand TKMS pour se procurer jusqu’à douze nouveaux sous-marins

En septembre 2024, le Canada confirma son intention de se procurer jusqu’à douze nouveaux sous-marins à propulsion classique en lançant un appel d’offres d’un montant alors évalué à 60 milliards de dollars canadiens [CAD]. Puis, un an plus tard, il ne restait plus que deux industriels en lice, l’allemand TKMS et le sud-coréen Hanwha Ocean ayant été retenus aux dépens de Naval Group, de Navantia et de Saab [associé à Damen].

Cela étant, quelques mois plus tôt, engagées dans une coopération autour du sous-marin U212CD, l’Allemagne et la Norvège avaient proposé au Canada de nouer un «partenariat stratégique» pour renforcer la protection de l’Arctique. Évidemment, cela ne pouvait que favoriser la candidature de TKMS.

Cependant, d’autres considérations devaient être prises en compte, comme l’implication de l’industrie locale dans ce programme et les délais de livraison, les quatre sous-marins de la classe Victoria mis en œuvre par la Marine royale canadienne [MRC] devant être retirés du service à l’horizon 2035/36.

Sur ce point, Hanwha Ocean avait assuré être en mesure de livrer quatre sous-marins KSS-III à la MRC avant 2035. Or, lors d’une visite à Ottawa effectuée en mai dernier, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, affirma que TKMS pourrait en faire autant. En effet, ayant commandé douze U212CD au total dans le cadre d’une commande groupée, l’Allemagne et la Norvège firent savoir qu’elles pourraient chacune décaler la livraison d’un de leurs sous-marins pour satisfaire la demande canadienne.

«Nous sommes absolument convaincus qu’il est dans notre intérêt commun, au sein de l’Otan et entre l’Europe et le Canada, de renforcer toutes les capacités de nos alliés canadiens», fit alors valoir M. Pistorius. «Il s’agit de fiabilité entre partenaires et alliés. Il s’agit d’une vision commune et partagée des menaces auxquelles nous sommes tous confrontés. Et cela implique de se concentrer sur les zones où la menace est la plus présente, comme par exemple dans le Grand Nord, l’Arctique et l’Atlantique Nord», avait-il insisté.

Les arguments du ministre allemand ont fini de convaincre Ottawa. En effet, le 6 juillet, soit à la veille du sommet de l’Otan à Ankara, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a annoncé que TKMS avait été choisi pour livrer douze sous-marins U212CD à la MRC. Toutefois, les négociations contractuelles restent à finaliser, ce qui devrait prendre entre six et dix-huit mois.

«Les puissances moyennes comme le Canada cherchent à accroître leur autonomie stratégique par des partenariats avec des États partageant les mêmes idées», a déclaré M. Carney.
«Dans un monde de plus en plus dangereux et fragmenté, le Canada doit être prêt à assurer sa défense ainsi que celle de ses alliés» et «avec le plus long littoral du monde, notre capacité à mener des opérations de surveillance sous-marine est essentielle. Notre sécurité et notre souveraineté en dépendent», a-t-il ajouté, après avoir souligné que «l’Arctique devenait de plus en plus un facteur central pour la sécurité de l’Amérique du Nord et du flanc ouest de l’Otan ». Au passage, un seul des quatre sous-marins de type Victoria de la MRC serait opérationnel actuellement…

Aussi, même si elle a été difficile à prendre, tant les deux industriels en lice étaient « hautement qualifiés », la décision a donc consisté « à choisir le meilleur partenariat possible pour servir les intérêts stratégiques, sécuritaires et économiques communs du Canada », a expliqué M. Carney.

Pour le constructeur naval allemand, il s’agit de la commande de sous-marins la plus importante de son histoire.

«TKMS se félicite de la décision du gouvernement du Canada de retenir l’Équipe 212CD comme fournisseur privilégié pour le Projet de sous-marins de patrouille canadiens. […] Il s’agit d’une étape historique pour le Canada, l’Allemagne et la Norvège, marquant le début d’un partenariat stratégique à long terme qui renforcera la sécurité, la coopération industrielle et la défense collective dans l’Atlantique Nord», s’est félicité l’industriel.

Du côté de Hanwha Ocean, on est résigné. «Malgré tous nos efforts […], nous n’avons pas pu franchir la barrière que représente l’alliance de l’Otan», a en effet réagi le groupe sud-coréen, qui a aussi récemment essuyé un échec en Pologne.

Quoi qu’il en soit, pour M. Pistorius, l’enjeu est de «bâtir la flotte de sous-marins conventionnels la plus grande et la plus moderne au monde». Et d’ajouter : La «future flotte de sous-marins» commune à l’Allemagne, à la Norvège et au Canada constituera «un pilier essentiel de la stratégie de l’Otan pour la sécurisation du Grand Nord et une contribution visible au partage du fardeau au sein de l’Alliance».

Photo : U212CD

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93 contributions

  1. canigou dit :

    pas sur que ce soit le bon choix. j espère pour eux que ça se passera mieux que les projets de frégate allemande et hollandaise

    • antares78 dit :

      Les sous-marins 212CD sont opérationnels depuis longtemps. Ce n’est pas un projet de papier. Aucun rapport.

      • Fabien Tremm dit :

        Non, le 212A est opérationnel, le 212CD est en développement

      • HLTaub dit :

        Non le 212CD n’est pas opérationnel! Aucun n’est livré pour le moment… Vous confondez sans doute avec d’autres modèles, le 212A par exemple.

      • Jose dit :

        Oui Canigon est tout simplement jaloux!!! Les Canadiens ont fait le bon choix, car les U-Boots de TKMS sont les meilleurs sur le marché. C’est bon pour l’interopérabilité au sein de l’OTAN qui est loin d’être en Etat de mort cérébrale!!!!! Si on est éliminé il faut le fair play et accepter sa défaite au lieu de dénigrer le vainqueur!!!

        • Czar dit :

          il faut surtout, Rossé, que les flamoutches acceptent la défaite et reconnaissent que leur patois glaireux n’a rien à faire dans les rues de Bruxelles, au lieu de tenter ridiculement d’imposer un bilinguisme à une population à 90% francophone.

          sinon, petit flamingant aigre, ne te prive pas de nous expliquer, bien au-delà de ton complexe naturel de sous-produit linguistique, comment TKMS pourrait offrir les meilleurs produits alors qu’il ne maitrise pas toute la palette de production, contrairement à Naval

        • Tih yellow dit :

          Dit-il en affirmant que les sous-marins allemands en cours de développement sont les meilleurs. Sachant que les sous-marins français se vendent également bien.

    • Vortex dit :

      Le bon choix dépend de ce que l’on veut faire du matériel.
      Pour de la patrouille côtière, ce que veut faire la marine canadienne, le 212CD suffit amplement.
      Si c’était pour opérer en haute mer, des Scorpène ou Barracuda auraient été plus pertinents.
      A voir aussi le coût. De fait, les sous-marins TKMS, aux capacités et caractéristiques moindres, coûtent moins cher que les navires français…
      Maintenant, à voir aussi comment va se dérouler le programme, le 212CD n’étant pour l’instant qu’un sous-marin de papier…

  2. vno dit :

    «Dans un monde de plus en plus dangereux et fragmenté, le Canada doit être prêt à assurer sa défense ainsi que celle de ses alliés» et «avec le plus long littoral du monde, notre capacité à mener des opérations de surveillance sous-marine est essentielle. Notre sécurité et notre souveraineté en dépendent»

    Ils peuvent toujours surveiller, s’ils n’ont rien d’autre pour combattre la menace… avec douze, ils peuvent caresser l’espoir d’en avoir trois d’opérationnels et avec un peu de chance, un a Vancouver, si la protection de l’atlantique leur laisse du temps ?

    • Fabien Tremm dit :

      Preuve d’une faible disponibilité?

    • Vortex dit :

      C’est vrai qu’il y a peu, les 212A de la marine allemande ne brillaient pas par leur disponibilité…
      A voir les causes.

  3. UFO26 dit :

    Un avantage enorme pour les Allemands : ils ont commandé ce type de sous marin classique pour leur marine ce qui n’est pas le cas de la France qui se cantonne exclusivement sur le nucleaire

    • Tih yellow dit :

      Et cela n’a pas empêché Naval Group de vendre ses sous-marins convetionnels à plusieurs pays.

    • Fabien Tremm dit :

      Pas vraiment, la France n’a jamais exporté autant de sous-marins.

  4. olivier Héral dit :

    Dommage, des SNA nucléaires avec des missiles longue portée sont je pense beaucoup plus intéressants pour le Canada, car avec le réchauffement climatique ils peuvent joindre sans problème leur côte Ouest et Est et vice versa discrètement et durant plusieurs semaines sans avoir à émerger…
    Et s’ils veulent du conventionnel, fait maison : ils n’ont qu’à regarder ce qui s’est passé avec l’Inde et le Brésil qui assemblent eux-mêmes leurs submersibles NG et dans les temps.
    Quant à la livraison plus rapide avec les allemands, ils sont naïfs les canadiens…

    • Simlabeng dit :

      Ils jouent leur réputation… Avec un gros contrat comme ça, on va voir ce qu’ils ont dans le ventre.

    • Simlabeng dit :

      Dans leur argument publicitaire, Hanwha faisait remarquer que leur sous-marin pouvait naviguer sous l’eau pendant 21 jours sans remonter. Ils l’ont prouvé en faisant la traversé du pacifique en plongé intégrale avec escale à Pearl harbour, pour y embarquer des marins canadiens.

      21 jours c’est le voyage entre les deux bases maritimes (Esquimalt, C.-B.-Halifax N.-É) en passant par la pointe nord de l’Île Ellesmere.

  5. Magic38 dit :

    Mieux vaut ça que la Corée. On a pas besoin d’un concurrent supplémentaire qui peut fabriquer plus vite et moins cher en plus. Les allemands au moins on les connait, on sait comment les contrer.

    Ils ont sûrement éliminé Naval Group car une fois n’est pas coutume, on refuse des transferts de technologie trop importants. Les allemands eux sont prêts à donner femme et enfants pour vendre. Et maintenant la Corée les concurrence avec leur propre technologie…

    • Fabien Tremm dit :

      Il n’y a pas de transfert de technologie, la production aura lieu en Allemagne ! 2 chantiers navals, 3 sous marins par an.
      Et pour Naval Group, la raison, c’eat pas les moyens de fournir des sous-marins rapidement. La France a obtenu le contrat pour les Pays-Bas pour la rapidité de livraisons. Conséquence, impossible de faire cela pour le Canada.
      La Norvège ET l’Allemagne vont laisser leurs premiers sous-marins pour le Canada qui doit en recevoir 5 d’ici 2034.

    • Louis dit :

      « une fois n’est pas coutume »…
      Heu, le Scaf c’est (c’était) idem

    • Fabien Tremm dit :

      C’est marrant… La France a transféré les technologies en Inde, au Brésil, en Indonésie pour les sous-marins, ça vous gêne pas ça???
      L’hypocrisie est folle. Production? Chantier naval en Allemagne.
      Prête à tout pour vendre?
      Décennie de retard pour livraison de Rafale à l’armée de l’air pour des avions vendus? Avions de l’armée de l’air, subventionnés pour gagner des contrats à l’export?
      Vente de FDI, FREMM qui devait aller à la marine française, mais prêt à tout pour exporter, même mettre en péril les besoins de la France?

      La mauvaise foi des Français est au même niveau que celle des Amréricains sous Trump.

    • Vortex dit :

      Pas de transferts de technologies, mais implication de plusieurs acteurs canadiens, notamment pour la fourniture et l’usinage d’acier avec Patriot Forge, Finkl Steel – Sorel et Valbruna ASW, et autres GH Power (énergie propre), Cohere (IA), etc .
      Il y aura donc bien un retour logique pour l’industrie canadienne.

  6. G dit :

    Douze ça porte malheur non ?

    Surtout que les Canadiens préfèrent ici à l’offre coréenne un modèle certes prometteur mais qui n’existe pas encore… un peu comme les Australiens, qui en 2014 avaient loupé l’occasion d’acheter des Soryū japonais.

    • LS dit :

      Les Japonais refusaient un transfert de technologies. Les Australiens ont préféré d’autres fournisseurs.
      Les deux avaient (leur) raison.

  7. lecoq dit :

    un petit coup d’Aukus pour les Allemands ? perso je prevoie une nième fourniture de pop corn

    • Tesla dit :

      pas sûr du tout, vous pouvez être sûr que les canadiens ont sélectionné les Allemands car ce sont les seuls à avoir eu l’aval des USA. Vous verrez que ces SSK auront un système de combat, des senseurs et des armes estampilléd Lockeed Martin…

      • Fabien Tremm dit :

        Ohhhhh, un menteur.
        Système de combat norvégien et allemand.
        Torpilles? Allemandes et canadiennes. Armes? Allemandes, norvégiennes et canadiennes. Il y a rien d’américain sur les sous-marin allemands.
        Les mauvais perdants… C’est fou.

      • UE dit :

        @Tesla. »Vous verrez que ces SSK auront un système de combat, des senseurs et des armes estampilléd Lockeed Martin… » Si cela avait dû être le cas, le Canada aurait annoncé la couleur dès le début aux fournisseurs.. L’impact sur le délai de livraison serait lourd s’il fallait seulement maintenant entamer tout le développement nécessaire..

  8. lym dit :

    Vu la bagatelle de 3.9 milliards € pour les 2 derniers commandés (soit presque 2 milliards le suppo!) en décembre dernier par les norvégiens, on va sur une facture approchant les 24 milliards… quand NG était 40% moins gourmand pour les Barracuda destinés aux Pays-Bas.
    On n’est peut-être pas assez gourmands quand on propose un savoir faire peu commun, en fait!

    • Magic38 dit :

      c’est pas pareil, ici ils seront construits au Canada donc ce montant inclut une grosse partie de transferts de technologie et ce montant inclut aussi tout les investissements à réaliser dans le pays pour les construire. C’est pas 60 milliards qui vont finir dans la poche des allemands, tout comme sur les 31 milliards du contrat australien, moins de 10 milliards devaient parvenir à la France.

      • Simlabeng dit :

        Aucune construction au Canada! Nous n’avons aucune compétence là-dedans. selon les signature d’entente. Nous allons exporter NOTRE acier selon LEUR norme pour la construction de LEURS sous-marin.

        On fera la maintenance, peut-être nos équipement électronique, mais à part de ça…

      • Fabien Tremm dit :

        Construction en Allemagne boulet… Pourquoi tu mens ?

    • Lex dit :

      Le problème de comparer des contrats comme ça, c’est qu’on ne sait pas ce qu’il y a dedans.
      Entre un sous-marin tout nu et tout armé (missiles, torpilles, leurres, drone accompagnant, sas commando…), le prix s’envole !
      Ensuite, dans le choix entre en ligne de compte les retours industriels, les pots de vins, les délais (ou les promesses)…

    • Fabien Tremm dit :

      Ah oui, et faire l’hypothèse que les prix comprennent les mêmes choses, c’est pas une erreur?
      On va peut-être comparer ce qui est comparable? Ils coûtaient combien les sous-marins pour l’Australie après le triplement des coûts?
      12 sous-marins à A$225 milliards sur le cycle de vue? A$50 milliards au contrat initialement, finalement plutôt A$90 milliards?
      La bagatelle c’est le contrat canadien.

      Mais la jalousie semble assez folle ici.

  9. Fralipolipi dit :

    Très grande et bonne nouvelle pour TKMS.
    .
    Maintenant, la vraie vie (et les problèmes qui vont avec) vont commencer.
    1er souci, le manque de capacité industrielle de production, avec un carnet de commande qui était déjà bien rempli, avant les 12 unités du Canada.
    … car les 12 sous-marins canadiens ne seront pas tous assemblés au Canada, pas les 2 premiers en tous les cas, … et sans doute même pas les 4 premiers (s’ils doivent vraiment être livrés avant 2025).
    Par ailleurs, l’assemblage est une chose, mais il faudra aussi produire l’intégralité des pièces maitresses … en Allemagne …
    Pas sûr du tout que les capacités actuelles en Allemagne soient taillées pour.
    .
    En tous les cas, pour TKMS, l’annulation du programme des 6 grosses frégates F126 arrive pile au bon moment.
    Car ces F126 devaient constituer une part majeure du plan de charge du chantier de « German Naval Yards » (CMN) … qui est un chantier voisin/mitoyen de celui de TKMS pour les sous-marins, à Kiel.
    Du coup, l’annulation du programme F126 va peut-être aider TKMS dans son projet de rachat de German Naval Yards (également dans le viseur de Rheinmetall), et peut-être ainsi aider TKMS à monter en capacités de production … ce qui devient vital désormais.
    https://www.meretmarine.com/fr/defense/thyssen-krupp-marine-systems-fait-a-cmn-naval-une-offre-de-reprise-pour-german-naval-yards
    .
    Ca risque de négocier dur dans les mois à venir entre CMN Naval et TKMS !

    • jean luc dit :

      Le programme F126 ne concerne pas TKMS, mais NVL de rheinsmetall , TKMS va construire 8 frégate Meco 200 appelée maintenant F128 , tout va très bien pour TKMS, je remarque les commentaires désobligeants des franchouillards qui changerons jamais , en tout dans cette zone celas seras 24 sous marins du même type . Les allemands devrons construire un port spaciale au Canada , comme ça ils pourrons lancer les fusée sans passer par Kourou

      • Fralipolipi dit :

        @Johan Lukas
        Manifestement, vous n’avez pas du tout compris mon post … Soit vous étiez très distrait, soit c’est pire.
        Relisez mieux, et vous comprendrez peut-être mieux le lien avec le programme F126, car il y en a un justement.
        .
        Pour l’instant, vous nous faites un peu peur … surtout lorsque vous extrapolez ensuite sur les fusées allemandes tirées du Canada plutôt que de Kourou …. 🙂 … encore une fois ….
        Vous nagez en plein délire mon petit canard.
        .
        Pour votre gouverne, le seul lanceur lourd allemand, à date, est Ariane 6, dont les moteurs sont construits en Allemagne.
        …. même si cela n’empeche pas certains allemands de préférer passer commande au concurrent US Space X => les voyous !
        .
        Quant au Canada, il restera bien loin de l’équateur … Pas le spot idéal pour un port spatial.
        Bref, vous perdez les pédales, et le Nord …

        • olgi dit :

          Pour les constellations, un site de lancement proche de l’équateur n’est pas idéale. L’effet de fronde étant contrebalancé par l’énergie pour emmener la charge sur une orbite inclinée

          • Fralipolipi dit :

            @olgi
            Les orbites polaires et les micro-Sat, c’est bien loin de couvrir tout le spectre des requis.
            Cap Canaveral n’est pas dans l’Etat du Maine que je sache.
            Le port spatial de Kourou n’a pas d’equivalent.

          • Fralipolipi dit :

            @Olgi
            Je relis avec plus d’attention votre commentaire et m’étonne un peu plus …
            « Pour les constellations, un site de lancement proche de l’équateur n’est pas idéale »
            … Pour un lancement vers orbite Polaire (type héliosynchrone), en quoi un lancement depuis le Nord de l’hémisphère (comme le Canada) apporterait le moindre avantage par rapport à un lancement depuis l’équateur (comme depuis Kourou) ???
            Eclairez-moi, parceque selon moi il n’y en a aucun.
            .
            Par ailleurs, lorsque vous écrivez « L’effet de fronde étant contrebalancé par l’énergie pour emmener la charge sur une orbite inclinée »
            … il me semble que vous mélangez les choses et faites erreur, ici aussi.
            L’effet de fronde (issu de la vitesse de rotation de le Terre sur son axe) est bien maximal au niveau de l’équateur, et c’est justement pour les lancements sur les orbites inclinées que cet effet de fronde a un effet favorable !!! (alors que vous semblez dire l’inverse).
            Et plus l’inclinaison de l’orbite sera grande (jusqu’à atteindre une orbite equatoriale, comme celle des satellites en orbite geostationnaire) plus le gain de l’effet de fronde sera grand.
            .
            Depuis Kourou, il est possible d’assurer des lancements, de manière parfaitement optimale, vers aboslument toutes les inclinaisons d’orbite (de polaire à equatoriale).
            .
            Et on notera ici que parmi les constellations de mini-sat lancés depuis qques années, il n’y a pas que des orbites polaires, loin de là. Il y a aussi toute une variété d’orbites inclinées.
            D’où l’intérêt de la polyvalence totale du site de Kourou (en plus de la maximisation de l’effet de fronde).
            .
            Dans le monde, il n’y a que le port spatial du Brésil d’Alcantara qui a un emplacement aussi optimal et bénéfique (et même un tout petit peu plus, car un tout petit peu plus proche encore de l’equateur), tout en offrant aussi tout le panel d’orientations de lancements possibles.
            Mais ce port spatial est très petit, et bien peu actif.
            Bien consients de cet avantage, les américains (US) sont allés y voir dans les années 2010 s’ils pouvaient proposer d’y faire des choses en commun avec le Brésil. Mais il semble que ce soit rester rapidement sans suite.
            .
            Le seul intérêt geographique du Canada (et du Groënland) pour les tirs spatiaux, ce serait plutôt pour la DAMB, pour la protection du Canada … et des USA … contre une éventuelle attaque balistique intercontinentale.
            .
            On est alors bien loin des intérêts directs de l’Allemagne, chère à @Jean Luc et évoqués par lui ci-dessus … 😉

          • Mère grand dit :

            @Fralipolipi. »Le port spatial de Kourou n’a pas d’equivalent. ». Un beau port certes, mais les « navires » qui en partent, eux par contre, ne sont pas équivalents à beaucoup d’autres.. Pire, aucun »marin » de l’espace n’en est jamais parti….

        • Bismark dit :

          « Quant au Canada, il restera bien loin de l’équateur … » Allez savoir, des fois qu’ils envahissent et s’emparent des États-Unis et du Mexique…

      • Thorgal dit :

        Allez déposer votre fange ailleurs, Joint de culasse !

      • Aymard de Ledonner dit :

        Je ne vois pas trop l’intérêt du port spatial au Canada. D’accord, il y a beaucoup de place, mais c’est un peu loin de l’équateur… Mais bon je ferrais mieux de me taire, compte tenu de l’expérience de Rheinmetall dans le lancement des fusées ça ne devrait pas poser de problème….

        • Minou danois dit :

          C’est très bien pour les lancements sur orbite polaire.. Or l’Arctique prenant une importance stratégique croissante, les besoins augmentent. Regardez bien ou se situe le site de lancement d’Andoya…

        • LS dit :

          Pour une orbite polaire stationnaire en longitude, le nord (ou le sud) vaut l’équateur. Par contre, il vaut mieux que le port spatial soit sur la longitude en question. Donc si voulez que les satellites revisitent l’Europe à caque orbite, le port au Canada ou en Guyane, bof, c’est mieux en Scandinavie.
          Si vous voulez une orbite polaire qui balaye les longitudes, le Canada sera très bien, tout comme la Scandinavie.

          • Fralipolipi dit :

            @LS
             » une orbite polaire stationnaire en longitude » … ???
            … Je ne suis pas astro-physicien, mais selon moi, ce que vous décrivez n’existe pas.
            Une orbite peut être polaire (à 90° d’inclinaison par rapport auplan equatorial), mais ne peut pas rester accrochée au même méridien !
            Même si l’on choisissait une orbite polaire dont la période est exactement un jour sidéral (très loin de la basse altitude alors), le plan orbital resterait pratiquement fixe dans l’espace, tandis que la Terre tournerait sur elle-même en dessous. Le satellite traverserait donc des longitudes différentes à chaque passage (rien de stationnaire ici).
            .
            Eclairez-nous très vite sur votre propos, sinon je ne peux que penser que vous nous racontez des carasbistouilles.
            .
            Et ici, votre plébiscite pour le port spatial d’Andoya en Europe, en lien avec votre « orbite polaire stationnaire en longitude » ferait un peu pschittt …
            .
            Pour surveiller en permanence une bande nord-sud (sur un même méridien), la seule solution est la constellation de satellites, avec des orbites inclinées (et pas à 0° ou 90)° ….
            Et là, exit complet de l’intérêt spécifique de Andoya pour l’Europe.
            .
            On fait alors tout aussi bien, et même bien mieux … depuis Kourou 😉

    • Fabien Tremm dit :

      Production en Allemagne.
      2 chantiers navals pour en sortir 3 par an.
      Production en partie dans les autres pays. Donc non. Et l’Allemagne a augmenté les capacités industrielles dans ce programme donc aucun problème.

  10. sepecat dit :

    « bâtir la flotte de sous-marins conventionnels la plus grande et la plus moderne au monde »… Sourire. D’autres pays sur cette planète ont d’ores et déjà une flotte sous-marine tout aussi, voire plus, performante que celle dont disposera le Canada avec ces sous-marins d’origine allemande. Reste à voir factuellement comment se déroulera ce contrat car les performances des chantiers navals outre Rhin ces derniers temps en laisse quelques un dubitatifs.

    • Tesla dit :

      quelqu’un peut-il donner aux Canadiens l’ordre de bataille de la Marine Japonaise ?

  11. Fralipolipi dit :

    « avec le plus long littoral du monde, notre capacité à mener des opérations de surveillance sous-marine est essentielle »
    .
    … Avec le plu slong littoral du monde et un accès direct à 3 océans (!) … ce sont bien les SNA les plus adaptés pour la Canada, et certainement pas des sous-marins conventionnels (quel que soit son système de propulsion).
    .
    Dommage que les Canadiens aient refusé de voir les évidences par pure poistion doctrinale … en retard d’une génération … car on voit bien que sur le nucléaire, tout le monde bouge en ce moment.
    L’Australie, la Corée du Nord, mais aussi celle du Sud, le Brésil, l’Inde, bien-sûr, poussent au SNA.
    Et même d’autres petits pays comme la Norvège (justement), et à nouveau la Corée du Sud, cherchent à développer des propulsions nucléaires, pour le civil, pour des batiments de surface.
    https://www.meretmarine.com/fr/construction-navale/les-norvegiens-visent-un-navire-civil-a-propulsion-nucleaire-des-2031
    .
    Dans la foulée, il y a aussi des projets de sous-marins nucléaires à propulsion dite nucléaire-hybride
    https://meta-defense.fr/2026/07/03/barracuda-hybride-france-smr/
    .
    Dommage que le Canada, pays aux accès maritimes et océaniques immenses, ait choisi une techno conventionnelle du 20ème siècle (à courtes pattes) pour ses sous-marins du 21ème siècle … justement au moment où le 21ème siècle semble rouvrir grand la porte au nucléaire, partout ailleurs dans le monde.

    • Magic38 dit :

      Le Canada ne peut pas acquérir de SNA sans l’accord des USA. C’est ça qui bloque. Et s’ils achetaient des SNA, ils ne pourraient pas sen acheter 12. Or 12 c’est le montant dont ils ont besoin pour remplir leur contrat.
      De plus le Canada n’est pas une puissance expéditionnaire et bénéficie de la rente de situation des USA, ils n’auront jamais besoin d’investir trop dans leur défense car de toute façon les USA les protègent indirectement et ils ne pourront jamais empêcher une invasion des USA si jamais ça devait arriver. Donc à quoi bon dépenser le double pour des SNA ?

      • Fralipolipi dit :

        @Magic38
        « Le Canada ne peut pas acquérir de SNA sans l’accord des USA »
        … Ce n’est écrit nulle part. Et justement, les US sont de moins en moins sympathiques avec le Canada … alors …
        Ce n’est pas parceque le Canada n’a pas pu acheter des SNA Rubis dans les années 80 qui cela doit rester impossible aujourd’hui … et encore moins quand les USA ont déjà tout récemment dit Oui à des SNA australiens et aussi à des SNA pour la Corée du Sud !
        .
        « De plus le Canada n’est pas une puissance expéditionnaire »
        … ça ne change rien à la donne.
        il ya 3 océans autour du Canada … et pas des petites mers comme la mer baltique ou celle de Marmara … qui sont des étangs en comparaison.
        Comme les adversaires potentiels disposent de SNA, et comme les surfaces à couvrir sont gigantesques, il sera bien difficile de faire le job, face à des SNA adverses, avec des sous-marins conventionnels aux pattes trop courtes … dans des étendues océaniques avec des possibilités d’évolutions sans fins et à ttes profondeurs, … pour les SNA.
        .
        Et pour faire ce job, mieux vaut 6 ou 7 SNA que 12 sous-marins conventionnels … surtout s’ils n’ont pas de port base en Arctique.
        .
        Bref, mauvais choix canadien, car choix obsolète dès le départ.
        En plus des flottes de nombreux SNA des adversaires potentiels, c’est la « Géographie » qui dicte l’évidence du SNA pour le Canada … rien d’autre.
        .
        A noter que les Chinois ne sont pas tendres non plus avec le Canada depuis qques années.

    • antares78 dit :

      Je ne vois pas en quoi des sous-marins faits pour des milieux similaires au Canada (eaux peu profondes, cotes, reliefs) seraient moins adaptés qu’un Barracuda plus bruyant et massif dans cet environnement restreint qu’un 212CD nettement plus abordable…

      • Tesla dit :

        une simple question, les sous-marin de construction allemande savent ils naviguer sous la banquise ?
        parce que les SSk (Narval) et les SNA Français le peuvent eux.

      • Aymard de Ledonner dit :

        Je ne vois pas trop ce que vous entendez par « eaux peu profondes ». Même dans l’estuaire du Saint Laurent on peut dépasser les 200 mètres de profondeur. Et entre le Canada et le Groenland on dépasse parfois les 2000 mètres…
        Et les sous-marins nucléaires français sont tellement bruyants que le Saphir, après trente-quatre ans de service, a coulé en 2015 le porte-avion américain USS Theodore Roosevelt, qui n’a du sa survie qu’au fait qu’il ne s’agissait que d’un exercice. On n’a pas encore vu un équipage allemand réaliser cela.
        TKMS a gagné ce contrat : tant mieux pour eux, mais merci de ne pas empiler les énormités, tellement grosses que n’importe qui peut constater leur ineptie en 5 minutes.

    • Fabien Tremm dit :

      Sauf que le Canada semble ne pas en vouloir…
      Et non, pour le Canada, le meilleur choix est une flotte mixte. Les SNA c’est bien, mais c’est gros, et pas idéal pour tout faire.

    • pldem806 dit :

      12 SNA ? C’eût été mieux mais le budget n’aurait pas été identique et puis, les Allemand et le nucléaire ?? Il y avait la France, les USA (dont les chantiers navals sont à la peine) ou la GB (qui construit des bouses, cf disponibilité des Astute).
      Donc, à moins d’avoir leurs SNA en 2050 ou de les utiliser 2 mois/an, il ne restait que Naval Group qui a du être déconseillé par l’oncle Sam qui doit, quand même, avoir un carnet de commande bien rempli !

  12. R2D2 dit :

    « Pour le constructeur naval allemand, il s’agit de la commande de sous-marins la plus importante de son histoire. »
    Ca marche plutot bien pour TKMS ces derniers temps. Alors qu’il y a une décennie il était au bord du précipice. Je me souviens notamment de la situation lors de la compétition pour les sous marins australiens remportée par la France.

    «Malgré tous nos efforts […], nous n’avons pas pu franchir la barrière que représente l’alliance de l’Otan»
    Mais bien sur 🙂 Ce n’est pas comme si la Corée du Sud avait mis en grand pied dans la porte en Europe et multiplié les ventes depuis.

  13. wizz dit :

    Reste plus qu’à espérer une « deutsche qualitat » sans faille majeure. Sinon, ce sera open bar pour les sous marins russes dans l’Atlantique Nord

    Sous marin UK absent
    Sous marin 212CD….
    Sous marins USA, en Chine

    • Fabien Tremm dit :

      Les sous-marins UK ne sont pas mauvais. Juste un manque de moyens économiques en maintenance.
      Et avec 24 sous-marins, basés sur un sous-marin déjà existant qui n’a pas eu de problèmes, je ne vois pas le problème.

  14. dolgan dit :

    Avec des mats de chez Safrans apparemment.

  15. Jean-Pierre dit :

    En lisant les commentaires des anciens postes sur le sujet, je constate que la majorité considérait comme impossible pour Naval Group de vendre des sous-marins au Canada car le marché était verrouillé par les Américains. Aujourd’hui, on constate que les préjugés des mauvais perdants étaient complètement erronés. Depuis la guerre en Ukraine et les grands chamboulements géopolitiques avec la venue de Trump, plusieurs pays ont complètement revu leur politique en matière de sécurité. Le Canada alloue déjà 2 % de son PIB à la défense, et l’objectif est bien d’atteindre 5 % le plus rapidement possible. Il y a un véritable renouveau dans l’armée canadienne, un dynamisme jamais vu depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

    Et cela n’est pas juste propre au Canada, mais touche plusieurs autres pays occidentaux. Ce n’est plus l’OTAN qui est dans un état de mort cérébrale, mais bien la France qui regarde le train passer. L’industrie militaire française sait bien vendre aux pays en voie de développement, mais avec les autres pays occidentaux, c’est un vrai fiasco. D’ailleurs, j’ai remarqué que dans les branches commerciales de l’industrie française, l’introspection est presque complètement absente, et la faute de l’échec est systématiquement rejetée sur autrui.

    • Fabien Tremm dit :

      Commentaire absurde, les USA n’ont pas de sous-marin conventionnel.
      Naval Group n’a pas la capacité de produire rapidement.
      Pour la même raison que Naval Group a obtenu des contrats en Grèce, au Maroc, en donnant des frégates en construction au client, TKMS obtient le contrat au Canada, capable de livrer 5 sous-marins d’ici 2034 , dont des sous-marins prévus pour l’Allemagne et la Norvège.
      C’est tout, din de l’histoire.
      Trump n’a aucun rapport réel avec les budgets plus importants. La menace est la cause.

    • wololo dit :

      N’importe quoi Jean-Pierre. La Suède, la Grèce, les Pays bas, la Belgique, la Croatie, Lituanie, Republique Tchèque, les EAU, le Qatar, des pays en voie de développement? L’Inde c’est un petit pays? Le Canada voulait des navires navigant déjà, C’est d’ailleurs entre autre pour ces même raisons que la Suède a choisi la FDI, et les Scorpènes ne correspondaient pas aux critères, les Shortfin ne sont encore que sur des plans. ensuite NG a déjà assez des commandes et une bonne douzaine de sous-marins en plus est dans les radars. Pas besoin de se prendre la tête avec le Canada, en plus membre des Five Eyes, qui voudra du matos US dedans.
      Au niveau industriel Thales, MBDA, Airbus (A400M, A330MRTT, hélicos, satellites) vendent a tout l’Europe et a bien d’autre pays. Les Caesar se vendent dans plus de 15 pays, dont 9 européens.

    • HLTaub dit :

      Vous avez raison, d’ailleurs TKMS n’a déposé aucun recours suite à la vente par Naval Group de Barracuda aux Pays Bas….

      https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/defense/pays-bas-un-tribunal-valide-le-choix-de-sous-marins-du-francais-naval-group_AD-202407250087.html

      « l’introspection est presque complètement absente »
      C’est cela oui…

    • Tesla dit :

      votre raisonnement est biaisé ; les USA n’auront jamais accepté l’achat oar le Canadde matériel FR ou Coréens. aAlors que le bon élève Allemands, qui achète des F35, produira bientôt sous licence des missiles US, lui est très politiquement acceptable. Pour vérifier mon propos, attendons de voir la part de matériels et d’armes, dans ces futurs SSK. je parie que cette part sera considérable. Le prix de la servilité en somme.

    • Aymard de Ledonner dit :

      « L’industrie militaire française sait bien vendre aux pays en voie de développement, mais avec les autres pays occidentaux, c’est un vrai fiasco »
      Vous avez raison : parmi les pays en voie de développement on peut citer la Suède a qui la France a vendu des frégates, les Pays-Bas qui ont acheté des Baracudas, l’Allemagne qui a stocké des sonars pour ses frégates dont le programme a été annulé, la Belgique avec le programme CAMO, le Royaume Uni avec le programme de guerre des mines, l’Italie avec le programme de frégates Horizon…

    • pldem806 dit :

      L’Inde ? la Grèce ? les EAU ? les pays du SE asiatique ? les Pays-Bas ? la Belgique ? ….. Des pays en voie de développement ??
      Faites la différence entre l’étude des échecs commerciaux faite par les entreprises et celle faite par les participants à ce blog.

  16. Simlabeng dit :

    Bon, je suis un peu déçu personnellement. Si vous avez bonne mémoire, vous savez que je vient de perdre, pour une deuxième fois, la gageure pour l’acquisition des sous-marins. Je prévoyais le Saab avant de me rabattre sur le Hanwha…

    Mais bon, 12 sous-marins, c’est bon. Mais pour qu’on reçoive les nôtres plus tôt, l’Allemagne et la Norvège doivent s’affaiblir opérationnellement, ce que j’apprécie guère.

    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2267211/tkms-sous-marins-ottawa-contrat-hanwha

    Ici, un expert dit que les sous-marins sud-coréen sont fait plus pour la dissuasion. Pendant que l’allemand est plus prêt pour les opération et le renseignement. Ici, j’aurais besoin de quelqu’un qui s’y connait un peu, parce que j’ai besoin d’explication. Le sous-marin sud-coréen serait plus un « bon à rien » et plus un sous-marin de parade?

    Le Canada voulait un sous-marin qui avait des capacité de tir dans la profondeur, ce que l’Hanwha avait avec des VLS porteur de missiles de croisières ou des missiles balistiques. L’allemand, lui, rien…

    Et maintenant TKMS, à vous d’injecter 90 milliards$ CDN dans l’économie du pays.

  17. Czar dit :

    « L’industrie militaire française sait bien vendre aux pays en voie de développement »

    manifestement pas, puisque le canada a refusé, et dieu sait qu’en termes de tiers-mondisation, le pays inventeur de la lèpre diversitaire montre la voie au reste du monde ci-devant développé.

    naval group avait refusé de concourir et avait sans doute des éléments un peu plus tangibles pour prendre cette position : macron a voulu faire son intéressante sur demande exprès de carney, et a forcé la main à Naval pour présenter malgré tout une candidature : le résultat a été celui prévu dès le départ.

    je ne méconnais pas la rage pavlovienne qui agite la partie anglo-saleconne du canuckistan, sans aller jusqu’à dire que ça a été un facteur déterminant, il n’a évidemment pas joué en la faveur de Naval face à des acteurs neutres que sont l’allemagne et la corée du sud

    il y avait aussi l’épisode des mêmes soum, dans les années 80, sans doute là aussi en raison de notre manque d’introspection™.

    • Fabien Tremm dit :

      Pauvre petiot. Il pleurniche comme un p’tit Trump?
      Toujours des excuses, c’est exceptionnel.

      • Czar dit :

        ça fait plaisir de te voir, le CHouize, ça se passe bien, les f35, les patriots, bref toute cette efficience que tu nous as vendue ici pour t’éviter le chaos braillard hexagonal ?

        (et sinon t’as été mobilisé pour reconquérir vos piscines ? ça vous ferait une occupation, au moins, parce que depuis Guisan, ça doit commencer à rouiller, toussa)

    • Ératosthène dit :

      « le pays inventeur de la lèpre diversitaire »
      Leur problème est qu’ils ont inscrit et promu la diversité dans leur constitution. Élle était initialement dévolue aux tribus indigènes.

  18. jean luc dit :

    sous-marin u212cd, donnée techniquesous-marin u212cd, donnée technique23:09Le sous-marin de type U212CD (Common Design) est une version de nouvelle génération, nettement modernisée et agrandie par rapport au précédent Type 212A. Développé par le constructeur allemand thyssenkrupp Marine Systems (tkMS), ce modèle équipe initialement les marines allemande et norvégienne, et a été sélectionné comme plateforme privilégiée par le Canada. Dimensions et déplacementLongueur : Environ 73 à 80 mètres (contre 56 mètres pour la version 212A).Largeur (maître-bau) : Environ 10 mètres (contre 7 mètres auparavant).Déplacement en surface : Environ 2 500 tonnes.Déplacement en plongée : Environ 2 800 à 3 000 tonnes.⚙️ Propulsion et furtivitéCoque en diamant : Forme de coque « losangique » inédite conçue pour dévier de manière maximale les ondes des sonars actifs.Matériau amagnétique : Coque construite en acier non magnétique pour échapper aux détecteurs d’anomalies magnétiques.Propulsion AIP (Air-Independent Propulsion) : Système anaérobie basé sur une pile à combustible à hydrogène de nouvelle génération pour une autonomie prolongée en immersion totale.Motorisation : 2 moteurs Diesel (série MTU 4000) couplés à un système de batteries au lithium-ion (LIB) et un moteur électrique synchrone à aimants permanents (Siemens Permasyn).⚔️ Armement et systèmes de combatSystème de combat ORCCA : Architecture de combat numérique commune de dernière génération pour l’interface homme-machine.Torpilles : Emploi du Common Heavyweight Torpedo (CHWT), une évolution de la torpille lourde DM2A4 Seehecht.Système IDAS : Capacité de lancer des missiles antiaériens et antinavires IDAS depuis les tubes pour détruire notamment les hélicoptères de lutte anti-sous-marine.Auto-défense : Intégration prévue de la torpille de défense Sea Spider contre les torpilles ennemies.️ Capteurs et navigationMâts optroniques HENSOLDT : Abandon des périscope traditionnels pénétrant la coque au profit de systèmes numériques non pénétrants, combinant un mât de veille OMS150 et un mât d’attaque furtif OMS300.Sonar large flanc : Équipé d’un réseau de sonars conformes de grande taille (Conformal Sonar Array et Flank Array) pour une détection acoustique accrue.Navigation : Systèmes de navigation haute précision fournis par l’entreprise iXblue.

  19. Wagdoox dit :

    Rien de surprenant, le Canada évitera toujours la France, Québec oblige. Inversement le Canada cherche d’autres partenaires en Europe, l’Allemagne étant le gros morceau, ça paraît pas délirant.
    Je crois que nos chantiers sont déjà très très chargés.

  20. Roland DESPARTE dit :

    Alors, plusieurs petites rectifications, pour quelques-uns…
    1. Les premiers sous-marins seront construits en Allemagne [chantiers de Kiel et Wismar ; TKMS possède aussi un autre site à Itajaí, au Brésil]. Le 212CD est un modèle de sous-marin avec propulsion AIP (air-independent) développé conjointement par l’Allemagne et la Norvège pour une utilisation commune [Les lettres « CD » signifient « Common Design » = conception commune]. Cependant, TKMS s’engage contractuellement pour un transfert de savoir-faire et de propriété intellectuelle et les sous-marins ultérieurs de la série pourraient être assemblés ou construits en partie au Canada (C’est une option évoquée explicitement ; le Canada n’ayant pas la capacité industrielle complète pour construire des sous-marins de ce niveau de complexité de manière souveraine dès le départ).
    2. Le nombre total, 12, est une hypothèse de travail (« jusqu’à 12 »). Le premier ministre Carney a indiqué que le gouvernement “n’était pas nécessairement tenu d’en acheter 12“. Donc, à suivre…
    3. Aucun élément concernant les équipements n’a été divulgué [Rapport aux supputations d’équipements US…]. Par ailleurs, il est faux d’affirmer que le Canada ne peut pas acquérir de SNA sans l’accord des USA… Le Canada a explicitement exclu l’option nucléaire pour des raisons de coût, de complexité et de politique (conventionnel seulement).
    4. Le U212CD est un sous-marin “sur planches“ (papier), il n’a jamais été livré ; il est en développement final (construction). Au total, cette commande porte à 24 le nombre de 212CD à produire (TKMS construit déjà 6 sous-marins pour l’Allemagne et 6 pour la Norvège). Selon TKMS, ils sont spécifiquement conçus pour des opérations dans l’Arctique et sous la glace.
    5. Le contrat n’est pas signé avec TKMS ; TKMS a juste été “retenu“, et maintenant les négociations commencent et pourraient s’étendre de 6 à 18 mois avant que le contrat soit conclu définitivement. Si les négociations avec TKMS n’aboutissent pas, le Canada se réserve le droit de désigner Hanwha Ocean, le fournisseur “de réserve“, comme nouveau fournisseur privilégié et d’entamer des discussions avec l’entreprise sud-coréenne.
    6. NavalGroup n’a pas refusé de candidater ; il n’a pas été retenu au stade initial du RFI (demande d’informations du Canada). Selon tous les observateurs canadiens, le BlackSword Barracuda était pourtant parfaitement taillé pour répondre aux nombreuses exigences exprimées par la marine canadienne (furtivité, létalité, endurance, autonomie et capacité de déploiement dans l’Arctique) ; le Barracuda est d’ailleurs plus discret et plus endurant qu’un 212CD (Ce n’est pas le même prix non plus !). De son côté, NavalGroup dit avoir été surpris par l’annonce “précipitée“ d’Ottawa sur la composition de la short-list (présélection), ce pourquoi le groupe français ne s’est jamais vraiment lancé à fond dans cette compétition. Il faut savoir que le Canada et l’Allemagne ont noué des liens étroits ces dernières années ; ainsi, en juillet 2024, le Canada, l’Allemagne et la Norvège ont créé en marge d’un sommet de l’OTAN à Washington un Partenariat de Sûreté Maritime (PSM), en vue de renforcer leurs liens dans l’Atlantique Nord [Ce partenariat a récemment été rejoint par le Danemark]. Certains observateurs suspectent aussi NavalGroup de ne pas s’être engagé à fond, refroidi après deux projets de commandes annulées par Ottawa (12 sous-marins nucléaires d’attaques Améthyste en 1989, et 15 frégates FREMM en 2017).
    7. Le canada exigeait de premières livraisons avant 2035 ; impossible pour NavalGroup d’après son plan de charge. Le carnet de commandes de NavalGroup est déjà bien rempli (Barracuda pour les Pays-Bas, sous-marins Scorpène pour l’Indonésie, frégates FDI pour la Grèce, en plus des futurs sous-marins nucléaires SNLE 3G et autres potentielles commandes pour la France). L’Allemagne et la Norvège aurait accepté d’orienter la construction en cours de deux U212CD pour satisfaire ce contrat ; ce qui permettrait d’accélérer la livraison de quatre premières unités dès 2034.
    8. Le montant total a été évalué à 60 milliards de dollars canadiens, soit 37 milliards d’euros, mais reste à savoir le montant définitif [Le coût pour l’acquisition et l’entretien de la future flotte pourrait atteindre les 80 milliards de dollars ; les médias canadiens évoquent un volume financier de 100 milliards de dollars canadiens (environ 62 milliards d’euros) pour les prochaines décennies. En mai dernier, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a avancé que la proposition de TKMS injecterait 86 milliards de dollars dans le PIB canadien en retombées économiques sur la durée du contrat [Selon M. Pistorius, en coulisses, des discussions sont en cours sur d’importants accords de compensation industrielle dans le cadre d’un ensemble global visant à renforcer les relations économiques germano-canadiennes]. Il faut donc rester prudent sur le montant final des bénéfices réels des intervenants.
    9. Un post évoque le spatioport de Nouvelle-Écosse en construction avec participation allemande. Celui-ci offrira un accès direct et dégagé aux orbites polaires et héliosynchrones, qui représentent le segment de la demande mondiale de lancement connaissant la croissance la plus rapide. Ce spatioport sera géré par Maritime Launch Services (MLS), une entreprise canadienne de services de transport spatial qui est en réalité une coentreprise créée en 2016 par trois sociétés américaines. MLS utilisera les fusées ukrainiennes Cyclone-4M de Ioujnoïe pour lancer des satellites en orbite polaire et héliosynchrone.
    10. TKMS est effectivement une grande entreprise qualifiée et respectable, mais attention aux fausses valorisations. Pour info : Naval Group = ~4,65 Md€ en 2025 (hausse de ~7-8 % vs 2024) – Effectifs ~16 700-17 000 personnes. TKMS = ~2,2 Md€ sur l’exercice 2024/25 (en hausse) – Effectifs ~8 500 personnes. NavalGroup est significativement plus gros en CA et en effectifs.
    Selon les médias financiers, au premier semestre de l’exercice 2025/26, le CA de TKMS a effectivement progressé de 10 % pour atteindre 1,17 milliard € et le résultat avant intérêts et impôts (EBIT) ajusté a augmenté de 14 % (60 millions €). Mais au final, TKMS a dégagé un bénéfice net de 27 millions €, soit une baisse de 41 % ! [Ce recul du bénéfice est la conséquence des investissements liés au développement de l’entreprise, notamment en R&D, mais aussi en force de vente]. Cependant, son plan de charge est à présent assuré jusqu’aux années 2040s, tout comme NavalGroup dont le carnet de commandes est nettement plus élevé avec une part très importante de programmes français souverains à très long horizon [Pour info, carnet de commandes NavalGroup fin 2025 = 32 Md€ / TKMS (fin 2025) = 18-20,6 Md€].

    • MC² dit :

      Merci beaucoup. Voilà qui change des supputations approximatives et subjectives de certains autres commentateurs.

  21. wizz dit :

    Le Boeing 737 Max est basé aussi sur l’existant 737, qui n’a pas eu de problème. Et pourtant…..

  22. Ératosthène dit :

    « c’est pas pareil, ici ils seront construits au Canada donc ce montant inclut une grosse partie de transferts de technologie »
    Tout est écrit. Ils se vendent comme ils se sont vendus à la Corée.
    Nous créent-ils un futur concurent ?

  23. Thorgal dit :

    Pour résumer, résultat logique, le Canada demeurant strictement inféodé aux USA, lesquels peuvent se rémunérer au passage via les fonds d’investissement bizarres style Black Rock et autres certainement présents en force au tour de table capitalistique de TKMS.
    L’intérêt supérieur du Canada eut été de disposer de sous-marins capables de passer rapidement par le nord sans ravitaillement quelconque, pour aller opérer fissa fissa selon les besoins en Atlantique ou Pacifique, histoire d’appliquer le vieux principe de concentration des forces. Donc d’un tonnage supérieur au modèle allemand, énième resucée de Das Boot dont la seule évocation fera mouiller… les paupières de tous les nostalgiques de la grandeur germanique passée, présente et future et ils sont nombreux sur ce site. Pour conclure :
    Vive le Québec Libre !

  24. Roland DESPARTE dit :

    Je reprends la plume car notre ami Jean-Luc semble se gargariser des “fantastische Innovationen“ du U212CD, à l’instar du gouvernement canadien qui -selon moi- se fait rouler dans la farine !
    TKMS doit faire face à la concurrence. Et TKMS a ressorti des cartons un vieux concept de… 1944 ! En effet, la coque “diamant“, de forme « losangique …/… conçue pour dévier de manière maximale les ondes des sonars actifs », n’est pas inédite. Pendant la Seconde guerre mondiale les ingénieurs allemands avaient conçu le sous-marin Type-XXIX-H qui présentait des flancs à facettes sur le mode “diamant“. Il ne sera jamais construit…
    Lire : https://www.hisutton.com/Uboat_XXIXH.html
    Les bureaux d’études de Lockheed Martin ont également travaillé sur le concept, sans résultat à ce jour… Idem pour NavalGroup…
    Les sous-marins “classiques“ ont une coque quasi-circulaire en section avec un revêtement anéchoïque (tuiles absorbantes en caoutchouc/polymère avec cavités résonantes), et cela n’est le fruit du hasard. La furtivité totale n’existant pas, les coques modernes les plus récentes sont conçues pour absorber et réfléchir des ondes amoindries dans de nombreuses directions ; cela réduit la section efficace de réflexion (RCS acoustique analogue) et rend très difficile la localisation précise du sous-marin, surtout si celui-ci se confond dans le milieu marin (courants, températures, thermocline, faune, topographie sous-marine, etc…) et en profondeur.
    Si la forme “diamant“ apporte une réduction significative du RCS pour les sonars actifs, ce n’est pas une cape d’invisibilité ! Les ondes peuvent encore être diffusées, surtout à certaines fréquences et sous certains angles ; ainsi, un dispositif multi-capteurs (plusieurs bateaux ou bateau + hélico), en plusieurs points, détectera une coque “diamant“.
    Et le sous-marin reste aussi vulnérable à la détection passive (son bruit propre). Selon les images diffusées par le site NavalNews, le U212CD aura une propulsion par hélice, et les hélices sont bruyantes, ce pourquoi NavalGroup a opté pour un propulseur hydrodynamique « pump-jet » (La “chose“ secrète cachée, à la presse et aux visiteurs, par le carénage qui entoure le propulseur…). L’eau est aspirée à l’avant, accélérée par un rotor, éjectée à l’arrière par un flux uniforme, le système propulsant le sous-marin par réaction. Cela réduit fortement le bruit cavitationnel (bulles qui éclatent) et les turbulences (moins de trainée), le carénage limitant les bruits rayonnants et protégeant le propulseur des interactions avec l’eau. C’est un gain majeur pour la furtivité des Barracuda. Qu’en sera-t-il pour le U212CD ?
    Par ailleurs, il est dommage de faire l’impasse sur l’autonomie des systèmes AIP, système dont les piles à combustible ont une durée de vie limitée (ex. : 8 à 15 000 heures) et nécessitent des membranes/filtres sensibles et couteuses. En immersion totale un système AIP à pile à combustible à hydrogène est typiquement de 2 à 3 semaines, et ce à faible vitesse (environ 4-8 nœuds). Les Types 212/214 (Allemagne, HDW/TKMS) utilisent des piles à combustible PEM (Proton Exchange Membrane) Siemens, et le Type 212 peut rester immergé jusqu’à 21 jours. À 4 nœuds, la portée sur piles à combustible est d’environ 1 248 milles nautiques (environ 2 310 km). Cette autonomie concerne le navigation lente et discrète, mais à vitesse plus élevée l’AIP qui ne fournit typiquement que 200-500 kW (parfois un peu plus), est nettement insuffisant pour des vitesses soutenues élevées ; les batteries principales doivent prennent le relais (L’AIP permet de les recharger lentement). L’AIP ne remplace donc pas complètement les batteries ni le diesel pour le transit en surface ou à grande vitesse. Par ailleurs, les sous-marins AIP doivent refaire le plein d’oxygène (LOX), d’hydrogène, éventuellement de carburant, ce qui impose des ravitaillements plus fréquents [Avec des risques d’incendie/explosion, des contraintes de volume/poids et une logistique complexe, comme le changement des membranes ou des infrastructures spéciales pour le ravitaillement).
    Enfin, bien que très silencieux, un AIP produit de la chaleur et de l’eau chaude… Cela peut créer un sillage thermique (thermal wake), une traînée d’eau légèrement plus chaude ou modifiée en température/salinité qui remonte lentement vers la surface ; et cela des capteurs infrarouges (IR) aéroportés ou satellitaires peuvent le détecter [Mesure des anomalies de température de surface].
    Pour conclure, les U212CD AIP apparaissent idéaux pour les eaux littorales ou régionales, mais moins adapté aux patrouilles océaniques longues distances sans soutien… [La distance entre le Canada et la Norvège est de plus de 5600 km, en ligne droite…].
    Beaucoup de choses encore à dire mais le temps me manque et les commentaires vont bientôt fermer sur ce sujet… On y reviendra à l’occasion, bonne soirée à tous, bonne nuit Jean-Luc.