Dassault Aviation confirme son éviction du programme de drone MALE européen par Airbus

En 2013, les projets de drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] européens, comme le Talarion ou le Telemos, ayant tourné court, laissant ainsi le champ libre aux industriels américains et israéliens, EADS [via sa filiale Cassidian], Finmeccanica et Dassault Aviation décidèrent de prendre le taureau par les cornes en se proposant de développer conjointement un tel appareil, appelé «EuroDrone». Et cela alors que, à l’époque, la France s’apprêtait à commander douze MQ-9 Reaper auprès des États-Unis.

Après neuf ans d’âpres négociations contractuelles entre les pays intéressés [France, Allemagne, Italie et Espagne] et les industriels, l’Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement [OCCAr] finit par notifier le contrat «MALE RPAS Stage 2» à Airbus Defence and Space [ex-EADS], avec Dassault Aviation et Leonardo [ex-Finmeccanica] pour principaux partenaires.

À ce jour, même si sa conception a franchi plusieurs étapes, cet EuroDrone, particulièrement imposant par rapport aux autres appareils de sa catégorie avec ses 10 tonnes, n’a toujours pas effectué son premier vol. «C’est le drone d’hier que l’on aura peut-être demain», a même ironisé le général Jérôme Bellanger, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE].

Las d’attendre, le ministère des Armées a décidé de donner la priorité à des «drones MALE de théâtre», plus légers, moins coûteux et susceptibles d’être rapidement disponibles. Aussi, l’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 a rayé l’EuroDrone de ses tableaux capacitaires.

Pour autant, comme l’a récemment indiqué Jean-Brice Dumont, le directeur de la division Air Power d’Airbus, la France reste engagée dans le programme EuroDrone, sans doute dans l’attente de voir ce qu’il sera possible de faire avec cet appareil. En revanche, Dassault Aviation en paie les pots cassés.

Le mois dernier, l’Allemagne et la France ont annoncé l’abandon de leur projet d’avion de combat de nouvelle génération [NGF] en raison de divergences indépassables entre Dassault Aviation et Airbus, le premier reprochant au second de ne pas vouloir lui laisser toute la latitude nécessaire pour lui permettre de tenir son rôle de maître d’œuvre. Visiblement, leur brouille s’est aussi propagée à l’EuroDrone.

Quelques jours à peine après l’abandon du NGF, trois sources confièrent à l’agence Reuters qu’Airbus avait réduit la charge de travail de Dassault Aviation au sein du programme EuroDrone. Et que ce dernier envisageait d’exiger des compensations financières. Ce que les deux industriels se gardèrent de confirmer.

«Nous respectons toujours nos contrats», se borna à dire Michael Schoellhorn, le directeur général d’Airbus Defence & Space.

Trois semaines plus tard, le PDG de Dassault Aviation, Éric Trappier, a abordé ce sujet alors qu’il était justement interrogé sur l’EuroDrone.

«C’est simple. Airbus nous a dit : ‘dehors !’. On n’est pas d’accord et donc on discute pour savoir pourquoi. Je ne peux plus vous dire où en est le programme puisque les ponts sont coupés au sens programmatique du terme», a-t-il dit.

L’ironie de cette affaire est que, en 2013, Dassault Aviation avait plaidé pour que l’ex-EADS fût le maître d’œuvre de ce programme. «On était trois autour de la table et j’ai dit qu’il fallait qu’il y ait un qui soit leader. Et on a décidé que ce serait Airbus», a rappelé M. Trappier.

Quoi qu’il en soit, Airbus Defence & Space n’a pas souhaité commenter les propos du PDG de Dassault Aviation.

A priori, les tâches qui étaient assurées jusqu’alors par l’industriel français auraient été confiées par Airbus à l’allemand Liebherr Aerospace, qui avait déjà été chargé de fournir les systèmes hydrauliques et les trains d’atterrissage du futur EuroDrone. Ce que l’OCCAr n’a pas encore confirmé. En outre, un protocole d’accord a été signé en vue d’établir une coopération avec le japonais Kawasaki pour développer une version «patrouille maritime» de cet appareil.

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122 contributions

  1. Nike dit :

    Il y avait un contrat ? Quelles sont ses clauses en cas d’éviction d’un partenaire ? Est ce que si Dassault se fait sortir la France est toujours tenue d’acheter ce machin ?
    Appliquons ces clauses et débarrasons nous de cette plateforme male née.

    • HMX dit :

      @Nike
      Nous n’avons hélas pas accès au détail des clauses contractuelles. Mais il serait quand même invraisemblable que suite à cette éviction, la France soit toujours engagée dans le projet. Cette éviction unilatérale de Dassault doit au contraire servir de catalyseur pour négocier une sortie de la France du projet, sans indemnités supplémentaires (on a déjà assez mis d’argent dans ce projet !). C’est le moment pour Bercy et le MinArm de contacter un bon cabinet d’avocat spécialisé en droit des affaires…

      On ne va quand même pas continuer à payer pour un « machin » dont nous n’avons pas/plus l’utilité opérationnelle, et où nous n’avons désormais plus aucun intérêt industriel…

    • Pas mal dit :

      « cette plateforme ‘male’ née »

      Jeux de mots ?

      Si oui : excellent !

      Si non : cette plateforme MALE mal née.

  2. EchoDelta dit :

    Et bien plus besoin de commander quoi que ce soit. Pour un truc qui arrivera peut être un jour et sans savoir comment il sera fait c’est pas la peine… Les concurrents français feront le job.

    • VIAUT Jean-Pierre dit :

      en moins. de 4 and les Ukrainiens développent des dizaines de modèles de drones, des missiles a moyenne et longue portée et chez-nous au bout de 12 ans nous n’avons toujours rien, c’est juste un combat de coqs . Par contre les millions d’euros dépensés eux ils sont bien réels.

      • EchoDelta dit :

        Je ne sais pas si c’est un combat de coqs ou tout simplement de l’incompétence en gestion de projet. Mais de fait ne rien voir voler au bout de presque 10 ans, cela pose question quant au sérieux du projet.

  3. Titeuf dit :

    Ils se sentent plus poussés chez Airbus !!!
    La France peut elle se dégager de ce programme sans pénalités financière vu que Dassault est écarté sans ménagement par le donneur d’ordre et que son travail soit confier aux entreprises allemandes ???

    • jean luc dit :

      La France a annoncé son abandon concernant sa commande, a suspendu son financement qui n’est plus inscrit dans la loi de programmation militaire 2024-2030 , donc Airbus Defense & Space a appliqué une règle de la répartition du travail au nom du retour géographique , La France risque de payer des pénalités car cela est toujours indiqué dans les statuts du contrat, il y a une armée d’avocats qui discutent de tous les articles. Dassault peut porter l’affaire devant les tribunaux sans garanties de gagner, par contre la France sera condamnée à 100% dans ce cas. et les tribunaux internationaux coûtent une fortune, une solution négociée serait la meilleure solution, Si Dassault porte plainte, la facture finale serait pour le contribuable français.
      Il semble que nos ministres sont mal conseillés par leur entourage

      • lym dit :

        Le grand spécialiste pour gonfler les commandes et tirer à lui la couverture des retombées industrielles, c’est l’Allemagne. Et ensuite, ils réduisent… mais le boulot glané malhonnêtement reste! Enfin quand ils arrivent à le faire, ce qui est rarement le cas, avec les partenaires qui doivent s’y coller. L’A400M fut le CQFD de ce qui précède.

        Bref, quand on est dans un pays qui fout la merde dès les spec, pique le boulot en gonflant ses intentions d’achat, puis merde lamentablement dans la réalisation avec surcoûts et retards à la clef mettant carrément en danger les programmes, on se fait tout petit.

        Notez que quand Dassault juge Airbus plus légitime pour prendre en main un programme, il donne les clef du camion. L’inverse n’étant pas vrai!

        Bref, rien n’est possible avec ce pays et je pense que c’est même enfin monté au cerveau de notre europhile béat président. Tout arrive, arrivé pas loin du terme de 2 mandats. Il comprends vite, mais il faut lui expliquer longtemps comme on dit.

      • LS dit :

        Les 6 eurodrones prévus pour la France sont toujours prévus pour la France, il n’y a pas officiellement d’abandon.
        En ce qui concerne le financement du développement, au fil de l’eau, je n’en sais rien. Si M.D. est sortie du projet (décision unilatérale d’AIRBUS), je ne vois pas pourquoi la France devrait encore participer à ce financement, sauf à ce qu’il y ait une activité de R&D en France au sein d’AIRBUS ou d’autres sous-traitants (le fameux retour géographiques) ?

      • Momo dit :

        « … les tribunaux internationaux coûtent une fortune… »
        Un analyse vu du fond d’un trou du Schleswig Holstein?

        « … Airbus Defense & Space a appliqué une règle de la répartition du travail au nom du retour géographique… »
        La recette infaillible de la déconfiture industrielle de tous les projets impliquant l’UE, pas étonnant que la partie germanique veuille la copier et l’appliquer en pensant à ses intérêts avec un horizon stratégique entre 6 et 12 mois. Pas plus: les dividendes.
        l’aero de défense Airbus va couler avec la fin du NGF, c’est maintenant fortement probable. Au mieux leurs usines seront des sous-traitants des US mais ce n’est pas du tout sûr, leurs couts sont prohibitifs. Plutôt une trajectoire similaire à celle de l’industrie automobile, dans moins de 5 ans.

      • Roland DESPARTE dit :

        @jean luc,
        « La France risque de payer des pénalités car cela est toujours indiqué dans les statuts du contrat …/… la France sera condamnée à 100% dans ce cas …/… Si Dassault porte plainte, la facture finale serait pour le contribuable français …/» FAUX, ARCHI-FAUX !
        Les contrats impliquent un résultat (discussions juridiques en cours) et le résultat de l’Eurodrone vous les connaissez… Et si Dassault porte l’affaire en justice et perd cela impactera son résultat et non les contribuables français !

        • Yvon dit :

          @Roland DESPARTE
          Bonjour.
          A ma connaissance, la fabrication du 1er prototype de l’Eurodrone n’a pas encore débuté. On parle maintenant d’une mise en service au delà de …2030.
          Je ne sais pas si le non respect de la date de mise en service contractuelle est opposable aux véléités d’Airbus de pénaliser la France.
          On oublie aussi que les italiens et les espagnols sont parties prenantes du projet.
          Les italiens ont lié Piaggio à l’industrie turque en matière de drones. Les espagnols se rapprochent aussi de l’industrie aéronautique turque.
          Devant ce qui est aujourd’hui une quasi-évidence, à savoir l’inutilité de l’Eurodrone, il n’est pas acquis que l’Italie et l’Espagne veulent continuer l’aventure.
          L’Allemagne ne dispose pas, à l’évidence, de toute les cartes.
          Une dernière remarque : il semble pertinent d’imputer au maître d’œuvre (Airbus DS) la responsabilité du retard abyssale de l’Eurodrone. Un problème de compétence ? La question vaut d’être posée.
          Bien cordialement

      • Frite1Belge dit :

        Vos sources svp (sources officielles bien sûr)

      • tschok dit :

        Mouais… bof.

        D’abord, vous n’avez pas lesdits contrats sous les yeux, il vous est donc impossible d’avoir une opinion construite sur autre chose qu’un ressenti un peu confus.

        D’autre part, les circonstances de la rupture se sont manifestement complexifiées : si tant est que ces contrats contiennent des clauses pénales applicables en cas de rupture – ce qui est effectivement courant, je vous le concède – sommes-nous encore dans le cadre juridique de ces clauses ? On va se poser une question toute bête : à qui est imputable la rupture ? et la rupture de qui et de quoi, au juste ?

        Pour l’instant, la France n’a rien rompu. Elle constate que le programme n’avance pas, que son industriel national s’est fait virer et que le maître d’Å“uvre allemand ne songe même plus à développer le drone prévu au départ, car il est devenu obsolète avant même son premier vol, mais une autre version en coopération avec un partenaire japonais. Donc, on est sur un tout autre programme.

        Bon, très bien, Inch Allah. Et la France, elle est responsable de quoi dans ce merdier teutonique ? La spécialité des Allemands depuis dix ans, c’est de saborder tous les programmes qu’on a faits ensemble, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?

        Ils veulent saborder celui-là, aussi, parce qu’il manquait à leur tableau de chasse ? Eh ben, qu’ils le fassent, qu’est-ce que vous voulez que ça nous foute ? Nous, on attend juste que le truc s’écroule de lui-même, sans avoir besoin de le pousser dans l’escalier. Les Boches sont tellement nuls en matière de gestion programmatique, en ce moment, qu’il suffit de les laisser faire. Virer Dassault = motif en or pour nous. Suffit d’attendre qu’ils signent avec les Japonais un truc officiel pour prendre acte de la rupture du contrat par la partie allemande et bye bye.

        • Gaulois78 dit :

          Humm ?
          Vous êtes le vrai tschuky où vous avez pris son pseudo ?
          Le vrai saura pourquoi je pose cette question..

          • tschok dit :

            Désolé, je sèche complètement. C’est angoissant : si ça se trouve, je ne suis pas moi.

            Je ne vais pas en dormir de la nuit, c’est malin.

  4. jean luc dit :

    Las d’attendre, le ministère des Armées a décidé de donner la priorité à des «drones MALE de théâtre», plus légers, moins coûteux et susceptibles d’être rapidement disponibles. Aussi, l’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 a rayé l’EuroDrone de ses tableaux capacitaires. Dans cette phrase tout est dit, la France reste politiquement dans le programme, mais a annulé ses commandes et ses subventions, alors Dassault en fait les frais car pour les pays européens il y a une règle : Le retour sur investissement par pays. La France veut sortir du projet, mais pas payer les conséquences de ce retrait, les députés français ont déclaré que sortir coûtera plus cher, Airbus discute avec le Japon qui est très intéressé . on peut pas comparer au NG-SCAF qui en est rester au plan de la maquette en bois , la phase 2 n’as jamais été engagé .

    • Howk dit :

      Ton drone hors de prix, dépassé et qui n’est pas actif dix ans plus tard, tu te le garde !

      La France ne paie pas le foutage de gueule. Tant mieux si DA est éjecté, ce programme est une insulte aux besoins réels en Europe, depuis un moment.

      Bye Bye les cons !

      • rainbowknight dit :

        Bye bye les cons ! C’est en substance ce que beaucoup pensent ou disent à bas bruit en regardant la France …..
        Non pas qu’ils n’aiment ou n’apprécient pas les Français mais simplement parce que l’état des finances de la France n’encourage pas à avoir de la bienveillance pour la France…
        La dette colossale de la France, nos amis ou alliés ne veulent surtout pas la partager … quelques années auront suffi à nous « déclasser » .
        Le pire est d’entendre qu’un Frexit aurait été plus salutaire pour l’ UE qu’un Brexit.
         » Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille  » c’est une phrase qui doit se comprendre chez Dassault…

        • fabouze dit :

          du pur gossip… et c’est aussi ce que se disent « les francais » vis à vis des ces programmes probablement… vu les réalisations technologiques francaises, les ventes d’armes et les capacités militaires réelles en opex…. les francais sont plutot sereins sur qui est « con » (je prefere fiable) et qui ne l’est pas 😉

        • Czar dit :

          en même l’avis des hannetons européens en temps de prodromes de guerre, ces mêmes hannetons, tout fiers de le statut de cipaye appliqué, ricanaient dans les années 60 de nos prétentions « grotesques » à vouloir une dissuasion autonome

          ils font quoi aujourd’hui, sinon de quémander qu’on leur en fasse profiter, comme un ado un rab d’argent de poche (oui, il fera la vaisselle toute la semaine) ?

          nous nous devons à plus de discipline, et pas seulement en termes budgétaires, mais ce n’est certainement à ces trucs inexistants sur la scène mondiale de proférer des leçons à ce sujet.

          • rainbowknight dit :

            Oh Czar ….
            T’as oublié que la France a eu le géniale idée de s’opposer avec constance , pas le lac t’auras compris, à la prolifération de la bombinette ?
            Une heureuse et sage décision car nous aurions l’air plus cons encore si tous nos voisins avaient eu la prétention d’être puissance nucléaire.
            En cela il nous faut saluer la continuité de nos dirigeants successifs et sans doute la « compréhension » des ricains pour lesquels déjà la « France puissance » faisait figure de cynorrhodon
            Une France libre de ses choix ça n’a pas de prix.
            Les puissances européennes « capables technologiquement » paient aujourd’hui leur manque de vision stratégique …. tant pis pour elles et tant mieux pour nous.

        • Howk dit :

          Salut Rainbowknight o/

          Mon commentaire (avec son Bye bye les cons!) concerne les programmes militaires ,dont l’eurodrone, qui partent en vrille après de longues années d’incertitudes et de blocages. Au moment où les grandes puissances, depuis dix ans en fait, ont des approches virilistes et verticales, les programmes Européens en commun font pitié.

          Le programme Eurodrone est en retard, n’a pas démontré l’esprit de rupture par rapport à la concurrence et crée de sérieux doutes sur son utilisation à haute intensité. Le foutage de gueule dont je parle, c’est que dans ce programme DA est un exécutant qui fait ce que Airbus (architecte) lui demande. Se faire dégager du programme quand on peut livrer ce qui est demandé, ça démontre que les Allemands jouent un jeu anti-France qu’on a déjà clairement vu pour le SCAF et le MGCS. Zut, j’oublie l’avion de patrouille maritime et la non prise en compte du SAMPT pour le bouclier européen.

          Mon Bye bye concerne l’aspect défense, Europe (?), anticipation et adaptation au contexte géostratégique. A aucun moment je n’intègre la politique globale de chaque pays, impliquant les économies propres à chacun. Je suis raccord avec la notion de dette et les choix économiques différents des nations concernées. Je suis raccord avec des critiques qu’on peut se prendre dans la face, en tant que Français. Ces notions et critiques n’entrent pas dans mon « Bye bye », qui lui se focalise sur une défense pas du tout à jour pour la plupart des pays européens… parce que chacun prêche pour sa paroisse et que (avis perso) la France a TOUJOURS la sale surprise du divorce au bout de quelques années de programme défense.

          Inutile de préciser que je ne suis ni Frexit ni Brexit, mais c’est un aspect complètement secondaire pour moi. Je reconnais qu’entre l’Europe qu’on aimerait voir (d’accord ou pas avec ça) et l’Europe qu’on se tape, ça commence un peu à péter les rouleaux. Les risques de conflits majeurs existent; certains décideurs (politiques ou industriels) se comportent parfois comme des petits bourgeois bien planqués, loin de la lucidité nécessaire pour se sortir les doigts du …

          DA n’est pas dans une situation catastrophique. L’entreprise est plantée en Europe par son opposition frontale avec Airbus, mais son marché reste correct: commandes Rafale F4, futur F5 en préparation, futur drone nEUROn-like en quasi solo. Ce n’est pas pour eux que je m’inquiète, c’est pour des nations européennes (surtout l’Allemagne) qui la joue difficile alors qu’elle enrichit les autres avant l’Europe.

          Après, les dettes nationales et les politiques publiques, je laisse les sujets aux initiés. L’Allemagne me fait croire que les multiples plantages de programmes étaient prévus, à force d’enchainer les déconvenues. Ca fait beaucoup et là c’est le moment de dire stop ! On fait nos programmes, ils font les leurs. On trouve d’autres partenaires, ils ont commencé bien avant nous. Ils veulent acheter US, ok pas de problème: à condition de ne pas retirer des industriels Français des programmes Européens, lorsque l’argent Européen se barre aux States ou ailleurs.

          Question de bon sens.

          • Roland DESPARTE dit :

            @Howk,
            Merci pour ce commentaire effectivement plein de bon sens.

          • rainbowknight dit :

            Merci pour ces précisions, mais peut-on décorréler tous les aspects ?
            Au sein de l’UE nous aurons toujours des imbéciles pour s’adonner au French bashing sans même la moindre raison. Des cons qui n’apprécient pas les Français ni même la France.
            D’autres au contraire ont une affection sincère pour notre pays.
            Je crains que le « moteur » européen ne soit plus à même de nous réunir et que le « chacun pour soi » soit devenu depuis quelques temps la règle non dite.
            Les « vacheries  » ou « coup de pute  » des Germains ne sont pas les fruits du seul hasard.
            Chaque pays observe les autres. La France aujourd’hui est perçue comme faible en raison de sa dette mais aussi de par le climat politique qui traverse le pays.
            L’Allemagne a lancé ses « offensives » depuis plus longtemps que nous ne pouvons le penser. Son objectif est de s’assurer la « gouvernance  » d’une Europe « nouvelle » tournée vers l’ Est et fidèle aux USA.
            Nous payons notre manque de lucidité, notre aveuglement à croire que l’Allemagne est notre partenaire dans un couple qui n’existe que dans l’esprit de nos dirigeants irresponsables….
            Malheureusement l’Allemagne n’est pas seule à oeuvrer pour affaiblir la France.
            Ce ne sont pas les qualités et capacités de notre BITD qui sont remises en question, loin s’en faut, mais les moyens financiers de la France .
            C’est le devenir de la France qui interroge. Face à l’incertitude beaucoup préfèrent lui tourner le dos et profiter de ses faiblesses, à commencer par l’Allemagne.
            Mon attachement premier c’est de faire prendre conscience aux Européens que la France est une chance formidable pour construire l’Europe de demain.
            La ZEE française apporte des promesses d’avenir mais pour la protéger des convoitises il faut une Europe Unie….. qui sache s’affranchir de toutes les influences qui nuisent à la France.

    • Roland DESPARTE dit :

      @jean luc,
      Elargissons le propos. A votre humble avis, l’Allemagne doit-elle être condamnée pour sa sortie unilatérale du programme de modernisation du Tigre (Mk3…), malgré ses engagements ?

    • Frite1Belge dit :

      La France fera ce que l’Allemagne fait habituellement (Modernisation du Tigre, EPR; MAWS etc), elle ne retirera pas, elle commandera plus tard, et puis….
      Du coup AIRBUS veut virer Dassault, mais Dassault ne veut pas.
      Et il n’y aucune raison officielle de la faire, puisque la France officiellement n’abandonne pas le programme. C’est donc la succursale Airbus Allemagne qui est dans son tort.
      Instruisez-vous :
      https://www.youtube.com/watch?v=BpkAPZca2ng

    • EchoDelta dit :

      On ne peut pas commander ce qui n’existe pas encore ou est encore loin d’avoir une chance d’exister un jour…
      Donc que la France n’aie pas commandé d’Eurodrone est semble-t-il normal.

    • Gaulois78 dit :

      Rame jan kul, rame..

  5. FouPouDav dit :

    EADS… Le fils Lagardère en a fait une tirelire pour ses fantasmes. L’état aurait dû gérer ce perpétuel adolescent car il en allait d’intérêts stratégiques pour la France.
    Notre longue descente aux enfers ne fait que commencer.

    • Pluie de sauterelles dit :

      « Notre longue descente aux enfers ne fait que commencer. »

      Si vous n’avez pas le moral, ce n’est pas une raison pour vouloir saper celui des autres.

    • Gaulois78 dit :

      C’est l’État, pas le fiston incompétent qui a géré l’empire du Capitaine d’industrie Jean-Luc Lagardère, placement de hauts- fonctionnaires avides d’argent qui se sont précipité sur la bête, démantèlement des filiales du groupe, transfert de technologies en faveur des Teutons, de l’Italie, de l’Espagne, perte du pouvoir chez Airbus, accepté la création de Airbus DS (Allemagne)..Je pourrais aussi vous parler de MBDA..d’Ariane, GIAT, NEXTER, Volvo, etc, etc..

  6. Czar dit :

    j’ai un peu de mal à comprendre comment nous pourrions être liés par un achat contractuel, alors que l’organisation industrielle ardemment serait modifiée à notre détriment : les programmes sont toujours organisées sur la base du « juste retour » donc si plus de dassault, plus de trapanelle

    j’ai pas une confiance excessive dans les huiles qui nous administrent mais je n’imagine pas qu’ils n’aient pas mis quelques garde-fous en la matière

  7. JP75 dit :

    Charmand, de quelle Europe parle t on, l’Europe des 27 ou juste de l’Allemagne …

  8. Byzance dit :

    On peut se retirer donc ? 🙂

    • un lecteur dit :

      J’imagine Candy au milieu d’un camp de légionnaires…
      OK je sors.

  9. peterr dit :

    [Mode humour ON] – C’est un grand malheur (pour Dassault) – [Mode humour OFF]

    • peterr dit :

      Dassault => +5,06% à la cloture ce soir.
      Il y en a qui jugent que la nouvelle est plutôt positive (même si ce n’est probablement pas la seule raison)

  10. FouPouDav dit :

    La surprise sera ontologique.
    Guettez donc le ciel et faîtes attention. Ce que vous verrez ne sera pas forcément la réalité.
    Notre environnement mental est notre faiblesse. Conspiration ? YES exogène !
    Que l’humanité soit souveraine c’est déjà notre 1er défi. [et pas un challenge svp].

    • Elwin dit :

      Ingo Swann ou Jacques Vallée ?

    • tschok dit :

      Vous pourriez oser ce que l’Académie française qualifie d’anglicisme, car le mot challenge a en réalité une origine française :https://www.academie-francaise.fr/challenge

      C’est donc un ancien mot français qui revient au bercail après un long séjour linguistique au Royaume-Uni. Parce que, dans la réalité, la langue anglaise s’est nourrie du français, et ensuite ça nous revient sous une forme identique, ou légèrement modifiée. Si on était réellement rigoureux, on devrait parler de « vieux-francisme », et pas d’anglicisme.

      Mais, pour les puristes, il est traitre à la patrie, qualifié d’anglicisme et condamné au bannissement. C’est d’ailleurs la position de l’AF, qui recommande de le bannir, dans le lien supra. Bon, c’est une position comme une autre, mais elle n’a rien de particulièrement logique. On peut même la trouver assez étroite d’esprit, excessivement cocardière et inutilement conservatrice.

      Alors, je vous laisse juge de décider à quoi vous devez vous conformer, mais sachez que les ressources du français vous permettent d’être libre, plutôt que de vous soumettre au diktat que nous impose une pseudo-défense de la langue française, portée notamment par des instances comme l’AF, qui n’a d’ailleurs plus l’autorité normative en matière linguistique que ses fondateurs ont voulu lui conférer.

      Et si vous hésitez, fiez-vous à une maxime : « le vrai juge de paix du langage, c’est l’usage », comme disait Claude Hagège, très distingué linguiste à nÅ“ud papillon. Et ensuite, réfléchissez : si vous vous sentez obligé d’enjoindre à vos lecteurs de bannir le mot, c’est qu’il est d’usage courant et vous ‘avez perçu. Donc, le Juge de paix a déjà tranché et, je suis navré d’avoir à vous le dire, mais c’est cramé : l’usage s’est répandu, vous êtes déjà dans un combat d’arrière-garde.

      En fait, le seul point sur lequel les puristes peuvent ratiociner (ils aiment tant cela qu’on ne peut se résoudre à les en priver) c’est l’orthographe : ok pour l’usage de challenge en français, mais avec un seul l = chalenge.

      C’est du reste la position adoptée par ce dictionnaire en ligne :https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/chalenge

      Vous voyez, on n’est pas du tout obligé de se crisper sur une vision identitaire et traumatisée de la langue française.

      • Czar dit :

        c’était le pavé pontifiant de schnock, aussi nécessaire qu’une raclette en tant de canicule, pour nous garantir que le remplacement est pas grave puisqu’il ne remplace rien (tout en remplaçant quand même , car faut avancer dans le sens du progrès de l’avenir du futur de demain »

        un peu comme si 20 millions de maliens débarquant ne seraient pas un problème, « puisque vous komprenayyyy homo sapiens vient d’afrique, hein, fô l’savouâr, hein et vous ne le savouârez manifestement pas, vilain populiᛋᛋe qui saccage notre doux vivrônsômbl ! »

        quand les beaufs dans ton genre diront chalanj et pas tchalaindj, j’écouterai sans doute tes oracles controuvés.

        • tschok dit :

          Ah Czar, je me demandais ce que vous deveniez. Les sauveteurs sont manifestement parvenus à dégager l’entrée de votre grotte. Faut faire attentions avec les éboulements, vous savez ?

        • Tan tant taon temps tend t'en dit :

          Une raclette en temps de canicule.

      • Robert Collins dit :

        Tschok,

        Si vous le permettez, quatre points pour vous répondre :

        1) Afin que les choses soient bien claires, je ne suis pas FouPouDav (aussi vous prié-je de bien vouloir pardonner cette immixtion dans votre conversation).

        2) Je partage la position selon laquelle la défense de la langue française ne doit pas relever d’une vision identitaire (au sens politique).
        Ni d’ailleurs d’aucune démarche politique, de quelque bord soit-elle.

        Vous aurez peut-être constaté que ce point m’a plusieurs fois amené à répondre à certains (en particulier Czar) afin de clarifier mon positionnement et leur demander de ne pas me mêler à leur démarche politiquement militante.

        Selon moi, la langue française doit être défendue pour la raison suffisante en elle-même qu’elle est notre langue commune, porteuse de notre culture et instrument de structuration de notre pensée.
        Elle mérite en cela d’être respectée.

        Il ne peut toutefois pas nuire d’y ajouter un peu de légalisme en rappelant que notre Constitution stipule que la langue de la République française est le français.

        Cette position ne signifie aucunement un rejet des autres langues (bien au contraire, les maîtriser est essentiel, en particulier l’anglais) ou un refus de toute évolution (mais pas au mépris des règles lexicales).

        3) Il ne m’échappe pas que si notre langue n’avait pas évolué, elle s’appellerait encore le latin, ou peut-être le gallo-romain.

        Et c’est bien parce que le français a évolué que le vieux « chalenge » est sorti de l’usage, que « défi » a pris sa place et que « challenge » est à présent un anglicisme.

        En l’occurrence, la réapparition de « chalenge » (prononcé « chat lange ») sous la forme « challenge » (hélas encore trop souvent prononcée « tchaleindje ») est un moindre mal, dans la mesure où ce terme n’a pas connu un glissement sémantique trop significatif à l’occasion de son long séjour outre-Manche par rapport à notre « défi », ceci à la différence de beaucoup de faux-amis qui nous reviennent de manière inadaptée à la suite de traductions aussi malhabiles que fautives reprises par des médias peu regardants.

        « Challenge » n’en demeure pas moins un anglicisme, de la même façon que Walt Disney (prononcé « Dizny ») était Américain bien que de lointaine origine française (descendant des Suhard d’Isigny).

        À ce titre, l’employer systématiquement à la place de « défi » n’est porteur d’aucune nécessité, sinon de suivre la mode introduite par les publicitaires et les journalistes sportifs, qui, partie par snobisme, partie par insuffisante maîtrise du français comme de l’anglais, trouvent plus valorisant de se confronter à un « challenge » qu’à un « défi » (mot qui en outre a le tort de ne compter que deux syllabes, quand certains croient paraître plus cultivés en usant de mots aussi longs que possible).

        S’ils y tiennent, libre à eux d’utiliser « chalenge », avec un seul l, mot qui (comme vous le relevez) figure dans les meilleurs dictionnaires, à condition de bien le prononcer « chat lange ».

        4) Vous êtes quelque peu injuste avec notre vieille Académie française qui, en dépit de ses réels défauts, n’a pas une position aussi dogmatique que ce que vous rapportez.

        D’une part, dans sa rubrique « Dire. Ne pas dire. », que vous citez, c’est avec une fermeté toute relative qu’elle condamne l’emploi de « challenge » :
        « Avec les termes défi et compétition, le français a les mots nécessaires pour éviter le recours à l’anglicisme challenge. Pourquoi ne pas les employer ? »
        https://www.academie-francaise.fr/challenge

        D’autre part, elle reconnaît elle aussi l’usage du mot « chalenge », puisque c’est un entrée de la dernière édition de son dictionnaire :
        « Anciennement. Réclamation judiciaire. »
        « Aujourd’hui. Épreuve sportive dans laquelle le titulaire d’un record est défié par un concurrent. »
        « Par extension (emploi déconseillé). Provocation, défi. »
        « (On écrit aussi, moins bien, Challenge.) »
        https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9C1505

        Vous y remarquerez que, si elle préconise la restriction de l’emploi de ce terme au champ sportif, elle reconnaît (bien qu’en le déconseillant) son extension au sens de « défi » et va même jusqu’à signaler qu’il peut aussi être écrit « challenge » (quoiqu’en considérant cette graphie comme de moindre qualité).

        Il me semble que la position de nos immortels tient compte, dans une large mesure, de l’usage, si cher à Claude Hagège.

        Pour finir, la très officielle Commission d’enrichissement de la langue française préconise elle aussi, en tant que synonyme de « défi », l’emploi de « chalenge » au lieu de « challenge », tout en le limitant, plus strictement que l’Académie, au champ lexical du sport.
        https://www.culture.fr/franceterme/terme/SPOR12
        (Rappelons que les préconisations de la CELF sont publiées au Journal officiel et ont valeur d’obligation pour tous les agents de l’État.)

        • tschok dit :

          Je vous remercie pour cette réponse très étayée, qui est assez convaincante, je dois dire.

          Histoire d’entretenir la discussion, voire de nourrir vos propres réflexions, cette réponse en quelques points :

          1) Je me situais sur le terrain de la liberté de choix que permettent les ressources de notre langue, face à un locuteur qui, d’avance, refusait qu’elle puisse s’exercer : « et pas un challenge svp » a été le ressort déclencheur de mon commentaire.

          Certains locuteurs pensent que le fait de parler français leur confère une autorité linguistique légitime qui les autoriserait à prescrire des comportements : ne pas dire ceci, mais dire cela. Ils oublient un peu vite que la langue est un bien commun et une Å“uvre collective et que l’autorité dont ils se croient investis ne porte que sur leur propre comportement et constitue en pratique non pas un pouvoir, mais une liberté : chacun est libre de gouverner son expression et de châtier son propre langage, à ses risques et périls, mais celle et celui des autres ne sont pas de son ressort.

          Je n’ai donc pas voulu moi-même prescrire de comportement particulier. J’ai juste dit qu’on pouvait oser employer ce mot et que cela relevait fondamentalement de la liberté de choix.

          2) Ces locuteurs/prescripteurs optent en général pour une solution fermée : ils ferment une question qui est en réalité ouverte. C’est essentiellement ce que j’ai voulu dire. Challenge est après tout un mot d’origine française, ce qui permet d’aborder et d’explorer différemment le concept d’anglicisme, qui n’est pas aussi naturel qu’on le pense. C’est en fait un concept performatif = qui instaure la réalité qu’il énonce. Normalement, un anglicisme est un produit d’importation. Quand on le retourne, on doit lire « Made in England » dessous. Alors, j’ai retourné le mot, sauf que j’ai lu « Made in France ». Ah… Donc, j’ai une différence entre la réalité instaurée par le concept d’anglicisme et la réalité historique. Cette différence est objective et matériellement vérifiable.

          C’est suffisant pour ouvrir la question et pas la fermer. Je ne dis pas que j’ai raison sur le fond, je dis que cette différence entre la réalité que veut construire le concept d’anglicisme tel qu’il est mis en Å“uvre par les locuteurs français, à des fins prescriptives, de contrôle du langage, de mise sous tutelle d’autrui afin de marquer son rang social, sa supériorité intellectuelle, etc, et la réalité historique du parcours linguistique du mot, qui est un fait objectif et matériellement vérifiable, m’autorise à ouvrir la question. Et je ne me prononce pas sur les phénomènes de mode. Ce n’est pas mon propos. Même la légitimité de la défense de la langue française, ça ne m’intéresse pas.

          Ce que je regarde, c’est la fluidité du mot et sa capacité à sortir du cadre obligé de l’anglicisme, tel qu’on l’attend. Sa capacité à créer la surprise, quoi.

          Bon, je suis déjà trop long, je m’arrête là.

          Ah si : je ne porte pas un jugement aussi sévère que cela sur l’Académie française, mais je constate simplement que son prestige et son autorité en matière linguistique ne sont pas aussi inébranlables qu’on le pense. Vous pourrez voir sur YouTube des vidéos de linguistes de la jeune école qui sont beaucoup plus sévères que moi. Si l’on devait nous comparer, j’encourrais à coup sûr le grief de laxisme, comme un magistrat d’aujourd’hui après une affaire de viol et de meurtre d’enfant.

          Maintenant, s’il est vrai que l’Académie française tient compte de l’usage, elle ne le fait que pour limiter autant qu’il est possible le champ sémantique du mot. C’est-à-dire qu’elle a une approche restrictive. Vous savez qu’en matière de jurisprudence, une juridiction peut décider d’intégrer un nouveau concept à son raisonnement juridique. Au début, on y voit une Å“uvre de progrès qui permettra d’ouvrir la question analysée, mais bien souvent on s’aperçoit que ce n’est qu’une technique pour mieux la verrouiller. Je soupçonne nos immortels ne nous jouer ce vilain tour.

        • Czar dit :

          Une culture est une identité, au sens politique du terme- ce n’est pas un pur effet du hasard si la langue est stipulée dans les premiers articles de la constitution.

          les gens sont généralement assez intelligents pour savoir qui est qui – et pourquoi – aussi, serait-il sans doute moins humiliant pour vous de nous épargner la contemplation de ces reptations véhémentes pour bien vous distancer de ma personne dont vous avez l’air d’être marri qu’elle se retrouve à défendre un même point.

          au demeurant, un peu d’expérience m’a depuis longtemps convaincu que ridiculiser ce snobisme du pauvre qu’est le recours lamentable au globiche grand-remplaceur produit plus d’effets pratiques que de gourmands gargouillis de philologues.

      • Ératosthène dit :

        @ tschok :
        « Vous pourriez oser ce que l’Académie française qualifie d’anglicisme, car le mot challenge a en réalité une origine française :https://www.academie-francaise.fr/challenge

        C’est donc un ancien mot français qui revient au bercail après un long séjour linguistique au Royaume-Uni. …

        Vous voyez, on n’est pas du tout obligé de se crisper sur une vision identitaire et traumatisée de la langue française. »

        1) D’abord, vous devez comprendre que l’Anglais est un patois français avec des couches de « viking », de saxon, de latin et de proto-anglais.

        C’est pour cela qu’ils ont de multiples mots pour une signification par exemple
        mutton pour mouton à manger et sheep pour mouton vivant, ou
        courage, bravery, guts, nerve, … pour courage.

        L’Anglais est relativement simple, car c’est un créole.

        Le raisonnement « Guillaume le Conquérant a introduit le Français en envahissant l’Angleterre, donc les Français peuvent très bien prendre un mot anglais (d’origine française) est trompeur, fallacieux et vicieux ».

        Par exemple « parlement » provient de l’Anglais « parliament » qui lui-même provient du français « parlement ». Sauf qu’entre temps les perfides leur ont donné une autre signification.

        2) Votre point de vue est frelaté.
        Une langue prospère exporte ses mots. Une langue en déclin importe ses mots.
        Ainsi faut-il examiner ce qui se passe.

        3) La langue française est caractérisée par une succession de paires consonne-voyelle, permettant de créer le verlan, ce qui est infaisable dans maintes langues.

        4) Ceux qui sèment dans leur phrases des mots anglais montrent qu’ils sont pédants et ignorants de la langue française. Ils parlent en particulier laidement : « Oh quel tchallindge alors ! ». Qu’est-ce, si ce n’est un mot horrible ?

        5) Cela écrit, on peut bien sûr prendre des mots étrangers, mais il faut les franciser : comme « raining coat » qui est devenu « redingote ».

        6) L’art d’une langue est la subtile et harmonieuse association de mots partageant les mêmes valeurs, les mêmes racines, les même règles de prononciation et de combinaisons de lettres et surtout un destin commun manifeste ; en gros le contraire de l’Anglais dont les lettres se prononcent trop souvent différemment et dont les mots proviennent de moultes langues.

        7) Enfin, si un mot « peut revenir au bercail », c’est valable pour tous les mots de toutes les langues qui ont la même origine commune datant de plusieurs millions d’années. Alors, on serait en droit de faire une langue informe avec n’importe quel mot.

        • tschok dit :

          Plusieurs millions d’années, c’est un peu long quand même. L’humanité, au sens d’un groupe d’élégants bipèdes qui ressemblent à peu près à l’idée qu’on se fait de l’être humain moderne au moment d’un défilé de mode, c’est quelques centaines de milliers d’années à tout péter. Donc, l’origine des mots ne peut pas aller au-delà, sauf à postuler leur existence avant celle de l’humanité, ce qui est assez gonflé, je dois dire.

          Sinon, vous déplacez le débat sur un terrain esthétique et sur le terrain du bon goût = ce que doit, selon vous, être une langue correcte et un locuteur respectable. C’est très prout-prout, pour tout vous dire. J’ai l’impression de prendre le thé avec votre grand-mère, au milieu d’une forêt de petits gâteaux. Et puis vous passez beaucoup de temps à vouloir m’expliquer ce qu’est une langue. C’est gentil, mais ce n’est pas le sujet.

          Et vous vous livrez à des analogies qui sont peu convaincantes : vous comparez une langue à une économie. Si elle est prospère, elle exporte, si elle est en déclin, elle importe. Bon, d’abord, même en économie ce n’est pas vrai, et en linguistique, on regarde le nombre de locuteurs de la langue en question.

          Si vous êtes le dernier des Mohicans à parler le mohican, je craindrais d’avoir à émettre un pronostic très défavorable. Mais si vous êtes 340 millions de francophones dans le monde, là je dirais plutôt que ça va bien pour votre langue, même si elle se nourrit d’emprunts divers et se créolise.

          Le français n’est plus la langue des élites blanches étrangères, elle est devenue la langue de peuples africains ou américains que nous jugeons la plupart du temps inférieurs, vulgaires et grossiers. Pour nous, qui sommes très attachés aux questions de statut social, c’est une déchéance. Mais c’est un point de vue finalement très snob.

          Si on raisonne en termes de nombre de locuteurs, les affaires marchent du feu de dieu pour le français en ce moment. Ce n’est pas une langue en déclin, mais en essor. Alors oui, on a perdu les zélites européennes et nord américaines blanches et chrétiennes. Mais, de toute façon, on les détestait, ces gens-là. Et on les déteste encore plus depuis qu’elles sont devenues anglophones.

          Je résume:
          – Avant, on détestait les zélites étrangères francophones
          – Aujourd’hui, on méprise les populations étrangères francophones

          Et on retire de cette évolution l’idée d’un déclin, alors qu’on a juste échangé de la détestation contre du mépris et augmenté le nombre des locuteurs, donc potentiellement la quantité de mépris. Mais c’est idiot : faut concevoir ces locuteurs comme une ressource – non pas que nous allons exploiter pour nous enrichir – mais comme une ressource pour notre langue commune, parce que le succès du français est planétaire, tout simplement.

          Vous n’êtes pas le dernier des Mohicans, heureusement pour vous. Ouf.

          C’est frelaté ce que je vous dis, ou pas ?

          • Ératosthène dit :

            Erratum :
            Il ne fallait lire « D’abord, vous devez comprendre que l’Anglais est un patois français avec des couches de « viking », de saxon, de latin et de proto-anglais. »,

            mais « … un patois normand d’une « colonie qui a mal tournée » avec … »

            @tschok :
            J’ai commencé à vous répondre, mais comme ce n’est pas un sujet d’intérêt général, je m’abstiens de vous l’envoyer Néanmoins, vous pouvez demander mon mel à M. Lagneau pour une poursuite du clavardage.

        • Pierrot dit :

          « des millions [d’années] ! Vous êtes charmante mais vous voyez déjà ce que ça fait, un million, Larmina ? »

    • Ératosthène dit :

      « Guettez donc le ciel et faîtes attention. Ce que vous verrez ne sera pas forcément la réalité.
      Notre environnement mental est notre faiblesse. »

      Effectivement, la réalité est une construction sociale. Il faut la combattre puis l’ignorer (Sandrine Rousseau).

    • Charpentier-couvreur dit :

      Faites attention.

      Le faîte du toit.

      Les seuls accents circonflexes présents dans la conjugaison du verbe « faire » sont sur « nous fîmes, vous fîtes », « il eût fait », « qu’il fît » et « qu’il eût fait ».
      https://dictionnaire.lerobert.com/conjugaison/faire

      Et cela était déjà vrai avant la réforme de 1990.
      Cependant, depuis cette réforme, on peut aussi écrire « le faite du toit » sans accent.

  11. Bastan dit :

    Airbus est allemand, du moins quant aux pouvoirs de décisions. .

    • Fabien Tremm dit :

      Non. Mais Airbus Defence est en bonne partie allemand, puisque il s’agit d’entreprises allemandes reprises par Airbus. Quand est-ce que vous apprendrez à les distinguer?

  12. Calligula dit :

    Airbus rend l’argent !!!

  13. tehel dit :

    Et bien, on dirait que l’Allemagne a en ce moment la courtoisie de nous aider à nous extraire de tous les coups foireux. Dassault est viré de l’Eurodrone, cette bouse inutile ? Quelle bonne nouvelle !

  14. Vortex dit :

    Bien ! Au moins, Dassault n’aura pas à assumer l’échec annoncé de ce drone, aujourd’hui en retard et déjà obsolète.
    Et en excluant Dassault, de fait, la France qui n’a toujours pas annoncé officiellement son retrait du programme, est donc désormais libre de ne pas commander de machin !

  15. Magic38 dit :

    bah en même temps si la France arrête de mettre du budget dans le programme, les entreprises françaises ne sont plus légitimes pour rester. C’est comme ça le business, ca fait suite à la décision de la France de se retirer. Chaque pays a une part industrielle proportionnelle au financement apporté. Si ce financement tombe à zéro, c’est fini pour les pour entreprises françaises. Sauf si ensuite l’entreprise est embauchée en tant que sous-traitant.
    On aurait fait la même chose donc calmez vous.

    • Howk dit :

      DA est sous-traitant pour l’Eurodrone, pas architecte. D’accord pour tout le reste :s

      Euh… Le financement de la RF dans l’Eurodrone, c’est zéro depuis le début ?

      On aurait fait la même chose ?

  16. Jean Nul dit :

    Compte tenu du nombre important d’articles publiés par M. Lagneau sur son site, et n’arrivant pas à tous les commenter. Nous sommes à la recherche de candidats pour la rédaction de commentaires. Une préférence sera accordée à ceux qui pourront prouver que leurs ascendants ont :
    1) été membre du parti communiste ou de la SFIO et qu’ils ont voté les pleins pouvoir au Maréchal Pétain,
    2) été membre de la francisque, comme F. Mitterrand (N° 2022) ou de la milice,
    3) travaillé au STO et qu’ils n’ont pas été résistant comme G. Marchais,
    4) été membre du parti communiste et qu’ils ont saboté du matériel militaire entre 1936 et 1940, puis durant la guerre de Corée, d’Indochine et d’Algérie.
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    N’oubliez pas que dans le service, on applique les devises du WaPo (Washington Post) et du NYT (New York Time) : « Peu importe que l’information soit vraie ou fausse, tant qu’elle est lue et commentée ».
    Vous serez rémunérés sur la base de chaque article publié avec un bonus pour chaque commentaire.
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    Vous pouvez candidater à l’adresse suivante : propagandastaffel@igmettal.de

  17. David dit :

    l’Allemagne reste l’Allemagne,. rien d’étonnant.

  18. benoit dit :

    Helmut nous a fait un bon Nervous Cheise.

    après les services juridiques vont s’amuser….

    et l’eurodrone ne volera jamais….

    enfin encore une belle preuve de l’incompétence des Allemands…

    et encore une Coopération avec Allemagne qui disparait

  19. dambrugeac dit :

    Airbus création française qui devait se faire avec l’Angleterre à été faite avec l’Allemagne qui nous en sort désormais très vite. il serait temps d’envisager de recréer Aérospatiale et ses composantes. Les microniens diront bien entendu que c’est impossible car avec eux tout est impossible.

    • Pognon dit :

      Il y a une différence de détention capitalistique entre Airbus Défence & Space et le groupe Airbus. Ne mélangez pas tout.

    • Air dit :

      Vous êtes un peu dans le faux car ce n’est pas aussi simple que ça, Airbus civile se porte très bien et ne pose aucun soucis à personne mais Airbus Def… même si je suis d’accord sur le fait qu’il aurait fallu limiter la présence allemande dans le consortium (même dans le civil) au vus de sa mauvaise influence aujourd’hui.

  20. Wagdoox dit :

    Il y a une petite traduction à faire.
    La France est sortie du programme mais pour ne pas payer les dommage fait semblant de commander plus tard. Et on a du le faire comprendre sans le dire ouvertement. Airbus a quand même intérêt à pas trop se fâcher avec le gouvernement français et joue le jeu.
    L’Allemagne devra donc payer la différence et en contre partie les industriels allemands remplacés dassault qui en profite pour affûter sa communication.
    Dans le même temps Macron en profite toujours pour ne surtout pas assumer ses échecs qui lancera à son successeur le soin de porter la responsabilité (comme la dette).

    • P4 dit :

      Si jamais un Eurodrone se crash la question de sortir de programme sera plus simple si les autres pays impliqués doutent aussi fortement.

    • vrai_chasseur dit :

      @wagdoox
      C’est vrai, mais à quelques détails près :
      Dès 2012 Dassault avait proposé le drone Voltigeur pour éviter le trou capacitaire de la succession des drones Harfang. Le Voltigeur était une francisation poussée du IAI Heron israélien. C’est le gouvernement de l’époque (F. Hollande) qui a refusé cette solution, pour se tourner vers l’achat de Reaper américains.
      Dassault a persisté et de concert avec Airbus et Leonardo, a proposé dès 2015 un drone européen MALE, l’Allemagne et l’Italie ayant des besoins similaires. Dassault a même poussé pour que Airbus en soit le maitre d’œuvre, Airbus étant « naturellement » une société européenne. L’Eurodrone est né à ce moment-là, en 2016.
      Le Pdt français actuel n’y est factuellement pour pas grand-chose, tout a été joué avant lui. La responsabilité de son prédécesseur est lourde : à l’époque, la cellule du Heron présentait l’avantage d’être déjà certifiée et sa francisation aurait permis de doter les armées françaises d’un drone MALE opérationnel français, au moins depuis plus de 10 ans.

      • Aymard de Ledonner dit :

        Le Héron est plus petit que le Reaper. Et puis ça reste un drone israëlien donc on aurait juste remplacé un drone male US par un drone plus petit israélien.
        Ensuite le programme patroler a été lancé, à perdu beaucoup de temps à cause du crash et de la nécessité de remplacer le composant US à l’origine du pb pour finalement être abandonné à cause de son coût.
        Mais cet effort n’est pas perdu puisque le savoir-faire acquis par Safran peut être réutilisé par TG par exemple. Et aujourd’hui l’armée doit choisir entre pas moins de 5 compétiteurs, tous français.
        Donc je ne regrette pas le Heron

    • tschok dit :

      Oui, perso, il n’y est pas pour grand-chose, mais ça fait partie du job d’un Prèz de boire le bol de vomi jusqu’à la lie.

      Dans son contrat de travail, il y a une clause qui stipule, en substance : « s’il y a des emmerdes, c’est pour toi, même si tu n’y es pour rien. Et si ça ne te convient pas, tu démissionnes ».

      Mais, attention, la subtilité est là, car cette clause est complétée par ce qui suit : « en contrepartie de ce rôle grand rédempteur de tout ce qui déconne sur Terre, tu n’as aucune responsabilité juridique à assumer ».

      Bref, le Prèz est là pour s’en prendre plein la gueule pour pas un rond, mais n’empêche qu’il n’est responsable de rien et c’est marqué noir sur blanc dans la constitution. C’est un bouc émissaire, mais qui bénéficie d’une immunité juridique. C’est rare, parce que d’habitude, les boucs émissaires sont justement là pour être responsables de tout. Ben lui, non : on lui en veut pour tout, mais il n’est juridiquement responsable de rien.

    • Air dit :

      C’est plus clair comme ça, une nouvelle magouille du gouvernement comme d’habitude, j’ai vraiment l’impression qu’en dehors des allemands, celui qui a mis à mal tout les programmes en coopération (ou presque) est Emmanuel Macron, ce président est vraiment une plaie pour tout ce qui est coopération avec l’Allemagne, sa germanophilie est agaçante car elle est à géométrie variable (l’Allemagne ne rend pas autant) et on en paie les pots cassés.

  21. Myshl dit :

    Faut toujours se le répéter,
    tellement c’est vrai,
    tellement c’est pertinent:

    « La France a une industrie de défense,
    l’Allemagne a une défense de l’industrie. »

    L’Europe est désormais une colonie allemande, après qu’elle a été une colonie (US)américaine.
    L’Euro c’est le Franc AMGOT, l’EureichMark,
    la submersion, la subversion anglosaxonne est aboutie.

    Il reste à la France de prendre le large et s’en aller travailler ailleurs que dans le nouveau Reich.
    Mais il faudrait à la France un homme d’état, un serviteur, un visionnaire.
    Malheureusement on n’a pas ça dans les cartons,
    que des politiciens, que des politicards…

    • Pirlouis dit :

      Vos « commentaires » sont au pinacle de l’inanité. Ce sont des vraies perles ! Félicitations vous avez détrôné @czar

    • Czar2 dit :

      Malheureusement, il y aura toujours des fans de la collaboration avec eux comme en 1940.

    • Louis XVI dit :

      « Mais il faudrait à la France un homme d’état, un serviteur, un visionnaire. ». Myshl Président! Myshl Président! Myshl Président ! Myshl Président..

    • Isoloir dit :

      Vous vous croyez à un meeting politique ?

    • tschok dit :

      Il nous faudrait un homme comme vous, quoi.

      Mais vous êtes tellement rare (et heureusement d’ailleurs) qu’on ne parvient pas à vous élire. C’est quand même pas notre faute.

      Soyez plus nombreux !

    • Ératosthène dit :

      Yaka & Fauquon
      Créez et animez votre parti ; je voterai pour vous.

  22. Albatros dit :

    il y a l AAROK à développer
    en France par des boîtes françaises
    et il volera très haut avec ses drones pour se protéger des autres drones

  23. lecoq dit :

    il faut que dassault et l’tat francais porte l’affaire au tribunal pour récupérer les fonds investis

    en tout cas bon debaras

  24. Carin dit :

    Airbus DE, va se prendre une grosse branlée dans pas longtemps.
    Même Kawasaki va s’en écarter.
    Le problème est que quand Airbus DE se ramasse, (et ça arrive tout le temps), c’est Airbus qui paye.
    Il faut impérativement qu’Airbus se réveille, cette branche est pourrie. Il faut délocaliser son siège social en Espagne ou en France.
    Avoir donné un tel pouvoir à l’Allemagne aux ordres, était plus que téméraire… carrément suicidaire.
    L’A400M est pratiquement fini, l’EF2000 est au bout de sa vie, le NH90 voit son avenir se fermer devant lui… que reste t’il à Airbus DE, sinon cette hargne à vouloir tout contrôler?
    Tout voler aux spécialistes européens, tout ça pour être le seul constructeur en Europe, sur le secteur de la défense.
    Airbus DE creuse sa tombe toute seule comme une grande.

    • LS dit :

      C’est quoi ce que vous appelez « Airbus DE » ? Les sites et filiales d’Airbus DS en Allemagne ?

    • Green dit :

      Les suites judiciaires, politiques et industrielles prévisibles de cette affaire seront intéressantes à suivre.

      Car on dirait bien qu’Airbus (Manching donc) a agit de façon impulsive en donnant le travail de Dassault a une autre entreprise. Les français, espagnols espagnols et italiens ont ils été consultés? le contrat a t’il été respécté?

      Entre le partage entre les pays, les propriétés industrielles, la question des pénalités pour la France et dédommagements pour Dassault, les sujets brulants ne manqueront pas.

      Airbus s’est mis dans un position inconfortable dans ce programme compliqué déja grévé de retards, ça fait beaucoup.

    • jean luc dit :

      Soit précis, c’est Airbus Defense & Space, pas Airbus DE qui comprend aussi la branche civile.
      Pour l’Airbus A400M, l’Allemagne pense en acheter 10-20 appareils supplémentaires, l’Arabie Saoudite 30appareils appareils en discussion en cours, plus les programmes de modernisation signés par certains pays, dont la France, l’Allemagne etc.
      POUR EF2000 153 EF2000 commandées par les pays membres donc 38 tr4 pour l’Allemagne +20 tr5 r5 les tr2-3 de l’Allemagne et de l’Angleterre sont en train d’être rénovés, soit 217 appareils , le NH90 les commandes des pays membres se portent bien, le H145 encore mieux, les commandes sont pleines. Renseigne-toi mieux, cela vaudrait mieux . les EF 2000sont apte a faire des appuits au sol comme le rafales

  25. Constat dit :

    La France est le client d’un programme important pour Airbus le A321 MPA, ça donne des opportunités de négociations. Il y aura aussi peut être quelqu’un intéressé à prendre la place des Français.

    • Benoit dit :

      une belle connerie oui

    • Plombé&plus dit :

      A propos de l’A321 MPA, « Foi de moi », il y aura à faire que de livrer un jourun jour au de mieux que de livrer, un jour, une dizaine d’appareils d’appareils.
      Comme déjà lu ici, cela consisterait en l’amélioration des moyens des PATMAR Italienne, Espagnole, Portugaise et la création, ou re-création d’une PATMAR dans les pays qui suivent: Pays Bas, Belgique, Danemark, Suède, soit des pays certes petits mais qui ont une tradition maritimei.
      Déjà et à laA la clé, ilr l devrait y avoir une commande pour les forces d’enviro unu

    • Plombé&plus dit :

      A propos de l’A321 MPA, « Foi de moi », il y aura à faire que de livrer un jourun jour au de mieux que de livrer, un jour, une dizaine d’appareils d’appareils.
      Comme déjà lu ici, cela consisterait en l’amélioration des moyens des PATMAR Italienne, Espagnole, Portugaise et la création, ou re-création d’une PATMAR dans les pays qui suivent: Pays Bas, Belgique, Danemark, Suède, soit des pays certes petits mais qui ont une tradition maritime.
      Déjà et à laA la clé, ilr l devrait y avoir une commande pour les forces d’enviro unu

    • Plombé&plus dit :

      A propos de l’A321 MPA, « Foi de moi », il y aura à faire que de livrer un jourun jour au de mieux que de livrer, un jour, une dizaine d’appareils d’appareils.
      Comme déjà lu ici, cela consisterait en l’amélioration des moyens des PATMAR Italienne, Espagnole, Portugaise et la création, ou re-création d’une PATMAR dans les pays qui suivent: Pays Bas, Belgique, Danemark, Suède, soit des pays certes petits mais qui ont une tradition maritime.
      Déjà et à laA la clé, ilr l devrait y avoir une commande pour les forces d’enviro unu

  26. jean luc dit :

    voilá un article sur le même sujet https://www.hartpunkt.de/gripen-e-beschaffung-neuer-kampfflugzeuge-fuer-die-ukraine-wird-teurer-als-angekuendigt/ . il est très explicite sur certains aspect du contrat .

  27. jean luc dit :

    excusez moi pour mon erreure

  28. valerianf dit :

    Il faut vraiment abandonner tous ces projets foireux de l’ère Macron-Merkel.
    Leur vision n’était pas celle du futur.
    Le roue de l’Histoire a tourné vers de nouveaux besoins.

  29. as dit :

    Au vu du comportement d’Airbus sur les différents sujets où la France est impliquée Scaf, Eurodrone il est grand temps qu’on mette le stop. Il faudrait peut etre revenir sur le choix de futur patrouilleur maritime. Si Airbus DS ne veut plus travailler avec les français alors acte.

  30. sepecat dit :

    C’est « marrant » de voir comment Airbus DS applique aux autres ce qu’il n’accepte pas qu’on lui applique à lui… Se comporter en donneur d’ordres lui convient parfaitement et on s’aperçoit aujourd’hui qu’il choisit, lui, ses fournisseurs alors qu’il refusait à Dassault, pourtant responsable d’un des piliers du SCAF, de pouvoir le faire. On note également que l’éviction de Dassault bénéficie à une entreprise allemande… Je suis par ailleurs très intéressé de voir comment les Allemands vont faire pour se retourner suite à l’abandon du SCAF et qui sera assez inconscient pour les faire monter à bord. Si j’en crois les derniers articles parus et recensés sur https://saga-f35.fr/ l’Italie se montrerait très active pour les faire entrer dans le GCAP, programme qui par ailleurs commence à balayer large en courtisant pas mal de partenaires internationaux. Restera à voir comment tout cet attelage va fonctionner et le démonstrateur qui vient d’être mis à disposition semble indiquer qu’on s’achemine vers un appareil plutôt lourd… M’est avis que la voie Rafale F5 + drones pourrait s’avérer payante pour Dassault.

    • Louis XVI dit :

      @sepecat. »le démonstrateur qui vient d’être mis à disposition semble indiquer qu’on s’achemine vers un appareil plutôt lourd… ». Cela on le sait depuis le début, lorsque l’on paralit du Tempest…rien de nouveau.

  31. PHILIPPE dit :

    les technologies entourant les divers types de drones évoluant très vite seule une coopération avec l’Ukraine me semble envisageable car ce pays, au contact de la réalité, fait preuve d’une adaptabilité remarquable dans plusieurs domaines sans oublier bien sûr …son réel savoir-faire en matière de gros porteurs.

    • Louis XVI dit :

      @PHILIPPE. Les Ukrainiens n’ont pas d’expérience sur des drones MALE ou HALE… Qui ne répondent pas tout à fait aux mêmes logiques et besoins opérationnels que ce qu’ils utilisent….

    • Louis XVI dit :

      @PHILIPPE. Quant à l’expérience des gros porteurs, cela date de longtemps. J’ai bien peur qu’il ne reste pas grand chose….

  32. Grosminet dit :

    Beaucoup ont oublié que la France sait parfaitement sortir vite des programmes foireux menés par d’autres…

    Sur ce programme mal mené (notez que ça fonctionne aussi en 1 mot ^^ ) par Airbuse DS,si notre pays s’est « entêté » à tenir aussi longtemps, ce n’est certainement pas pour faire plaisir à Airbuse ni celui d’obtenir EN RETARD,PLUS CHER QUE PREVU,OBSOLÈTE et PEU EFFICACE un produit….
    Mais bien pour pérenniser la place de Dassault.

    L’annonce du retrait EVENTUEL (puisque NON OFFIELLEMENT ACTÉ) de la France dans ce programme foireux avait pour but de dissuader Airbuse DS de se venger suite à SON échec sur le NGF/Scaf.

    Airbuse DS ayant malgré tout décidé de se « faire plaisir » en éjectant Dassault,tout en l’empêchant remplaçant immédiatement par un industriel allemand ET un investisseur supplémentaire, on peut clairement en déduire que son but est de faire ch*er/dénigrer Dassault (malgré ce que peuvent affirmer les « Deutschland Uber Alles » ) alors même que ses compétences réelles restent toujours à démontrer (autrement que par PowerPoint, prototypes à peine finis et produits sous licence us)

  33. MAS 36 dit :

    Quand je pense que pendant des décennies nous nous sommes (français surtout) gargarisés avec ce terme  » le COUPLE franco-allemand » . Les industriels d’outre-Rhin ont peut être une vision sur le long terme, ce qui nous manque sans doute. Ils anticipent les alliances industrielles mais entre eux surtout.

    • tschok dit :

      Alain Minc avait fait litière du concept de couple franco-allemand dans l’un de ses bouquins, paru dans les années 90, je crois. Une trentaine d’années, mettons.

      Ce qui est stupéfiant, ce n’est pas que l’on continue à en parler comme s’il s’agissait d’un élément de notre réalité contemporaine, car même si c’est effectivement ce qu’on fait, tout le monde a bien compris que le concept est obsolète sur un plan intellectuel et dénué d’applications pratiques sur le plan des relations inter-étatiques.

      Autrement dit, tout le monde a intégré le fait que ce concept n’a ni pertinence, ni effet réel.

      Non, ce qui est stupéfiant, c’est que depuis plus de trente ans, on se rejoue en permanence une sorte de psychodrame au cours duquel on feint d’abattre cette idole, alors que plus personne n’y croit, comme si nous étions désespérément à la recherche d’un passe-temps qui nous dispenserait de penser vraiment la relation franco-allemande, sous sa forme actuelle.

      Tout le monde a compris que le truc est obsolète, pourtant il continue à hanter nos esprits et à polariser toutes nos réflexions sur le sujet. C’est une sorte de trou noir mental qui empêche l’émergence d’une pensée moderne. Et ça fait trente piges que ça dure.

      Dans ces cas-là, qui sont fréquents en France, car nous sommes un peuple intellectuellement très conservateur, il n’y a qu’une seule chose à faire : attendre que les anciennes générations meurent et qu’elles soient remplacées par des gens qui pensent différemment.

      Donc, il va falloir attendre que tous les locuteurs qui parlent du couple franco-allemand comme de la dernière idole à abattre cassent leur pipe et ça amorcera la condition de possibilité du progrès. MAS36, je crois que vous l’avez deviné : vous faites évidemment partie de ces gens qui se rejouent en permanence et depuis trente ans le petit psychodrame dont je parle. Eh bien nous aurons la courtoisie d’attendre que vous ayez été rappelé à votre créateur avant d’évoluer. Mais si, par miracle, il se produit dans votre esprit un petit déclic qui vous permette de tourner définitivement la page du « couple franco-allemand », sans vous en plaindre, alors le progrès sera possible avant cela.

      Bref, pour l’instant, on est dans le trou noir du « couple franco-allemand » depuis trente pige et on est intellectuellement en stand by. Cad qu’on est dans une impossibilité intellectuelle de penser notre relation avec l’Allemagne en termes modernes. D’où impossibilité d’élaborer la moindre stratégie un peu construite.

      Je crois que c’est ce qui nous caractérise, non?

  34. Top dit :

    Il serait temps que la France arrête les frais sur un prétendu « EuroDrone » déjà très/trop couteux et obsolètes (tout juste bon a faire de la patrouille de surveillance maritime), alors que des solution comme celles l’Aarok de TG moins couteuses et dont le développement est bien plus avancé (ou d’autres projets portés par des entreprises comme Thales …)

  35. Hadrien dit :

    les Allemands ont annoncé un open bar complet sur les budgets défenses et tous le monde pense pouvoir en profiter un max, donc on jarte les petits copains pour annoncer du 100% deutsh qualitat….ils le savent tous c’est un mirage mais il faut prendre le pognon pendant qu’il est dispo, la suite on s’en fout

  36. eomerquibouillone dit :

    qui a besoin d’un ouin ouin basés sur des besoins dépassés, et qui n’existera jamais? alors qu’on en a un qui fonctionne et vole, le AAROK de Turgis et Gaillard.. les allemands sont en perdition, leur industrie automobile, qui était leur fer de lance, se casse la gueule, ils savent plus quoi faire comme connerie pour alimenter leurs usines..

    • Mère grand dit :

      @eomerquibouillone. L’AAROK vole, c’est tout. Il a encore tout à prouver…

  37. Trent dit :

    Purée ça fait mal !