La Royal Navy fait une croix sur ses futurs destroyers de Type 83, remplacés par des «navires de combat hybrides»
Alors qu’il se fait attendre depuis bientôt un an, le Plan d’investissement dans la défense [DIP] ne devrait plus tarder à être dévoilé par le gouvernement britannique. Mais l’on sait déjà ce qu’il ne financera pas : censés remplacer ceux de Type 45 [classe Daring] à la fin des années 2030, les six futurs destroyers de Type 83 ne seront finalement pas construits. À la place, il est question de doter la Royal Navy de «Common Combat Vessels» [CCV], censés servir de «centres de contrôle pour les systèmes sans équipage».
C’est en effet ce qu’a annoncé le ministère britannique de la Défense [MoD], confirmant ainsi une information parue dans la presse dominicale, via un communiqué publié ce 29 juin.
Faisant encore l’objet d’études conceptuelles, le destroyer de Type 83 avait été décrit comme étant une évolution de ceux de la classe Daring. Issu du programme FADS [pour Futur Air Dominance System], ce navire devait être plus imposant [environ 10 000 tonnes de déplacement contre 7 500 tonnes], doté de capteurs puissants et d’une gamme de «nouvelles capacités», parmi lesquelles les armes à énergie dirigée. En 2024, il fut rapporté que la Royal Navy étudiait l’éventualité d’une propulsion nucléaire.
Étant donné que le MoD doit faire face à un «déficit budgétaire» de 28 milliards de livres sterling pour les quatre prochaines années, certains observateurs, avance The Telegraph, disent craindre que l’annulation de ces six destroyers de Type 83 ait été dictée par des impératifs économiques.
Cela étant, lors d’un discours prononcé à l’occasion du salon de l’armement DSEI 2025, en septembre dernier, le chef d’état-major de la Royal Navy, le général Gwyn Jenkins [issu des Royal Marines, ndlr], avait insisté sur la nécessité de «prendre de la masse».
«Nous devons faire les choses différemment, développer et diversifier notre flotte. Nous devons accélérer le développement de nouvelles capacités […] pour améliorer la flexibilité avec laquelle nous créons, exploitons et améliorons les moyens dont nous avons besoin pour combattre et gagner», avait-il dit. Et d’ajouter qu’il avait l’ambition de «redéfinir la puissance militaire maritime» en transformant la Royal Navy en une force navale «hybride», c’est-à -dire «connectée, composée de navires avec et sans équipage».
Le First Sea Lord avait ensuite résumé cette ambition en un slogan : «Déployer des navires sans équipage autant que possible et des navires avec équipage seulement si c’est nécessaire». Le concept du CCV s’inscrit pleinement dans cette logique.
Le CCV «sera le premier navire de guerre ‘hybride’ de la Royal Navy, coordonnant des systèmes sans équipage dans les airs, en surface et sous la mer», a indiqué le MoD. Il étendra ainsi «la portée, la résilience et la puissance de feu de la Royal Navy sans augmentation à due proportion des équipages, ni des coûts», a-t-il ajouté.
Devant être opérationnels au début des années 2030, ces CCV «travailleront aux côtés de huit frégates de Type 26 et de cinq frégates de Type 31», a souligné le MoD, confirmant en creux l’abandon des cinq frégates de Type 32, annoncées en 2020.
En outre, ce navire «hybride» sera accompagné par au moins quatre modèles de drones navals, chacun ayant une spécialité propre : le Type 91 [plateforme de missiles], le Type 92 [détection sous-marine], le Type 93 [sous-marin extra-large autonome], le Type 94 [plateforme de capteurs].
«Plutôt que de concentrer les capacités sur un petit nombre de navires imposants et coûteux, la Royal Navy optera pour une marine hybride, combinant équipage et systèmes autonomes, et sera mieux adaptée au rythme et à la nature des conflits modernes», a fait valoir le MoD… qui, par ailleurs, prend le contre-pied du Pentagone.
Pour rappel, l’US Navy a l’intention de se doter de cuirassés de 30 000 ou 40 000 tonnes, à propulsion nucléaire et censés assurer la défense antiaérienne et antimissile d’un groupe aéronaval, de servir de «nœud de commandement et de contrôle» pour la coordination d’une flotte, de prendre la direction d’un groupe d’action navale pour la guerre de surface et la lutte anti-sous-marine ou encore pour effectuer des tirs stratégiques hypersoniques à longue portée.
Quoi qu’il en soit, pour le nouveau secrétaire britannique à la Défense, Dan Jarvis, ces navires «hybrides» seront conçus pour «faire face aux menaces croissantes auxquelles» la Grande-Bretagne et ses alliés sont confrontés.
«Développés en collaboration avec des innovateurs britanniques exceptionnels, ces nouveaux navires seront construits en Grande-Bretagne, soutenant ainsi l’emploi dans tout le pays et dotant la Royal Navy d’une capacité adaptée à la guerre moderne», a-t-il conclu.
Photo : Babcock





Cela me semble bien parti pour une usine à gaz leur nouveau programme là …..
Quoique depuis le temps que les Anglais galèrent dans leurs programmes celui ci peut, peut être, marcher…
Il peut peut-être marcher (et ce n’est pas moi qui vais vous dire le contraire), mais il vaudrait mieux qu’il flotte.
Une usine à gaz ?
C’est pas le bon moment. Les gisements de gaz de la Mer du Nord sont en cours d’épuisement.
Justement ! L’usine à gaz produit du gaz à partir de charbon. C’est peut-être l’avenir de la souveraineté économique.
a mi-chemin entrre une marine traditionnelle, et une marine dronisée
plus facile à remplacer les plate-formes automatiques spécialisées, plus nombreuses, plus discrètes …
porte drone, porte capsules (les amateurs reconnaitront), une flotte traditionnelle sera découpée en rondelles
Harrington ?
« qui, par ailleurs, prend le contre-pied du Pentagone. ». Non, le Pentagone, ou plutôt l’US Navy ne joue pas une catégorie de bâtiments contre l’autre. Elle fait le choix des 2.. L’US Navy doit ainsi passer de 290 ( environ) bâtiments aujourd’hui à environ 450 en 2040-45..
dont un grand nombre de bâtiments sans équipage..
@NORAD
En effet, les USA, ainsi que la Chine, n’ont pas prévu de choisir entre le beurre et l’argent du beurre : ils continuent à construire de puissant destroyers/croiseurs, tout en prévoyant également d’équiper massivement leur marine de drones de surface. Quand on a les moyens…
Mais pour des pays plus modestes, avec des moyens plus contraints (au hasard : nous, ou la grande Bretagne!), il semble très pertinent de creuser le concept de flottilles de drones d’accompagnement.
C’est le bon choix. Fait pour de mauvaises raisons (économies budgétaires à court terme), mais c’est néanmoins la bonne direction.
Une flottille composée d’un CCV et de ses drones d’accompagnement contrôlera grâce à ses nombreux senseurs répartis un espace aérien, de surface et sous marin beaucoup plus vaste qu’un navire unique même surpuissant, type destroyer ou croiseur. La puissance de feu totale de la flottille, distribuée entre plusieurs plateforme, sera également équivalente voire largement supérieure, selon le nombre de drones. La résilience de la flottille sera aussi très supérieure : la perte d’un ou plusieurs drones n’entraînera pas nécessairement l’arrêt de la mission, là où un seul coup au but (torpille, missile) sur un destroyer entraînera presque automatiquement l’arrêt de la mission, ainsi que des pertes humaines difficilement remplaçables. Les drones, eux, peuvent être fabriqués en série rapidement dans différents chantiers navals, et pour un coût relativement limité (comparé à celui d’un navire de combat « habité »), donc facilement remplacés en cas de perte. Et personne ne pleurera s’ils sont coulés.
Ce concept britannique (même s’il n’a pas été inventé par eux) est celui que la Marine Nationale va devoir emprunter, pour résoudre son dilemme de monter en puissance rapide et à moindre coût. Avec un avantage majeur : la FDI, qui est nativement conçue comme numérique, et prédisposée à accueillir de nouvelles fonctionnalités, comme par exemple le contrôle de drones d’accompagnement. On note avec grand intérêt que Naval Group développe le concept de la gamme Seaquest, dont le plus grand (Seaquest L, taille >50 mètres) atteint les dimensions d’une petite corvette, avec des caractéristiques compatibles avec le scénario évoqué ci-dessus : tenue à la mer, autonomie, capacité significative à emporter des senseurs et de l’armement). C’est cette voie qu’il faut suivre, avec une première commande de 2 ou 3 exemplaires, pour expérimenter et rôder le concept.
Le concept britannique, tel que présenté, appelle cependant des observations :
1/ On ne sait pas grand chose des CCV, si c’e n’est qu’il s’agira de « petits » navires, ce qui laisse sous-entendre qu’il seront peu coûteux, mais faiblement dotés en armement (probablement uniquement des moyens d’autodéfense). Ce n’est pas forcément pertinent : le CCV constitue en effet le cÅ“ur névralgique du système (c’est lui qui contrôle les drones), et il embarque un précieux équipage humain. Des éléments qui font qu’il devrait être défendu par les meilleurs systèmes d’armes disponibles, type SAMP/T ou équivalent (ce qui prend nécessairement de la place…). On pourrait par ailleurs imaginer que le CCV embarque lui-même des systèmes d’armes à très longue portée, donc les munitions les plus longues et volumineuses (sauf à concevoir des drones de surface de plusieurs milliers de tonnes ?), ce qui amène là aussi un navire ayant un tonnage au moins équivalent aux actuelles frégates (4 000 à 7000 tonnes ?).
2/ La Royal Navy semble avoir fait le choix de spécialiser les drones de surface qui accompagneront le CCV : des capteurs pour l’un, des missiles pour l’autre, une suite ASM pour le suivant, et un drone sous-marin pour le dernier. Cette hyperspécialisation peut sembler rationnelle sur le plan économique, mais pourrait bien se révéler un handicap majeur au combat, en cas de perte d’un ou plusieurs drones, ce qui doit naturellement être envisagé. Il faudrait plutôt rechercher une certaine polyvalence des coques, en visant l’équipement « de série » de chaque drone de surface par un radar et un sonar remorqué, un armement standard pour l’autodéfense, l’armement principal pouvant ensuite varier selon la nature de la mission (silos verticaux, ou armement conteneurisé sur le pont). Une classe unique de drones (coque unique, équipements en grande partie standardisés) permettrait d’atteindre d’intéressant effets de série, tout en offrant une polyvalence et une résilience très supérieure à des drones « mono mission ».
Plusieurs plateformes.
Le terme « senseur » est un anglicisme. En français, il convient d’employer des capteurs.
il convient que dalle
green : en français  » vert  » il convient donc……
petit juju, ce n’est pas parce que tu es un paillasson mental, tout préoccupé de te vautrer dans le remplacement linguistique tout en braillant au péril cosaque pour te donner des alibis patriotards que c’est forcément le cas de tout le monde.
donc « capteur » et pas ce globiche à demi-naturalisé « sensor/senseur » nous dirons.
Il me semble que mêler défense de la langue française et argumentation politique est extrêmement contre-productif.
Notre langue doit être défendue en tant que telle, pas au nom d’idéologies, de quelque bord qu’elles puissent être.
@Czar. N’oubliez pas de trouver un autre nom pour radar, sonar dans ce cas…n’utilisez plus l’acronyme IRST non plus
ah, également pas de laser non plus etc…
@HMX bonnes remarques.
Personnellement je ne vois pas les navires devenir forcément plus petit. Il pourrait y avoir des navires polyvalents d’environ 10000 tonnes capable d’embarquer des drones aérien servant à la détection et à l’emport de missiles, des drones de surface pour la défense rapprochée et la lutte ASM, des drones sous marins pour la lutte ASM, des missiles anti aérien longue portée et anti navire longue portée.
S’y ajouteraient des navires comme les FDI contrôlant des drones mais plus spécialisées dans la lutte ASM et anti drone.
Le porte avion dans tout ça? Telle est la question… Des aéronefs dotés de capacité de guerre électronique brouillant les liaisons de données entre un porte drone et ses drones me fait dire qu’il n’a peut être pas dit son dernier mot.
@Mat49
ce que vous décrivez, ce son des « navires mères », qui mettent en Å“uvre directement des drones aériens, de surface et sous-marins. C’est en effet un concept prometteur, pas nécessairement contradictoire avec la vision exposée plus haut de grands drones d’accompagnement, et même plutôt complémentaire.
Les navires mères que vous décrivez devront en effet être particulièrement volumineux, avec un grand hangar, un radier ou des installations de mise à l’eau d’embarcations, un vaste pont plat pour mettre en Å“uvre des aéronefs… On est plutôt sur un navire de 20 à 40 000 tonnes (ou davantage), proche dans l’esprit d’un PHA Mistral, que sur un navire de 10 000 tonnes. Malgré leur taille et leur importante capacité d’emport, ces navires ne pourront mettre en Å“uvre que des « petits » drones : USV et UUV de quelques dizaines de tonnes au maximum, aéronefs de quelques centaines de kg avec une autonomie et une capacité d’emport limitée… Ce sera parfait pour des missions de surveillance et de contrôle de zone étendu, l’escorte d’une flottille, ou des missions de basse/moyenne intensité.
Le scénario décrit plus haut, qui est celui envisagé par la Royal Navy, vise davantage la haute intensité avec des drones navals de bien plus grande dimension, permettant une autonomie et une tenue à la mer équivalente aux bâtiments de première ligne actuels, ainsi qu’une capacité à emporter des capteurs et de l’armement sophistiqué (VLS).
les deux visions ne sont pas antinomiques : elles sont complémentaires. Les navires mères pourraient venir remplacer dans un proche avenir les actuelles corvettes et patrouilleurs. Les grands drones de surface auraient vocation pour leur part à venir compléter et accompagner les actuelles frégates (FDI et leur successeur) pour des missions de haute intensité.
Ce sont des « navires mères ».
@HMX « Ce sera parfait pour des missions de surveillance et de contrôle de zone étendu, l’escorte d’une flottille, ou des missions de basse/moyenne intensité. » Ce serait la principale vertu. Les flottes européennes quasi anorexique risquent de chercher à regagner du poids par ce biais pour compenser leur manque de passerelles.
Si je disais 10 000 tonnes c’est que je voyais plutôt des navires proches dans l’esprit des Sea Control Ship mais bénéficiant de drones plus petites que les Harrier, par exemple des MALE de lutte ASM ou de détection. S’y ajouteraient des CCA légers jouant le rôle de défense aérienne des Harriers. Mais on pourrait en effet viser un navire plus lourd comme vous le décrivez. Si le budget est là …
Pour un tel navire plus lourd ironiquement ce qui s’approcherait de ce que j’ai en tête serait dans le passé les très décriés classe Kiev: radier: drones sous marins, piste oblique et ascenseurs : drones aériens de détection et CCA, avant avec armement: missiles anti navire lourd guidé par les drones.
« Le scénario décrit plus haut, qui est celui envisagé par la Royal Navy, vise davantage la haute intensité avec des drones navals de bien plus grande dimension ». Ils visent en effet la haute intensité via des navires dronisés de grande dimension. Je suis sceptique le drone aérien détectant et guidant et le missile très longue portée tiré par un des navires que je décrivais me paraissent mieux adaptés.
Est ce que les deux visions se rejoindrons? Aux USA peut être avec leur budget. Pour les marines européennes je ne sais pas quel sera l’arbitrage, mais il risque d’être dicté par le financier. Peut être aussi sera t il guidé par le risque sur les liaisons de données: quid si on perd le contact avec un gros drone qui coûte avec son armement et les systèmes de guidage presque aussi cher qu’une corvette habitée? Alors que si un MALE tombe à l’eau cela ne coûte pas bien cher.
Et quid des portes avions selon vous?
Bon, finalement y’a quand même quelques trucs pas si mal gérés en France.
Y a quand même.
La mission de la Royal Navy est (était) de tenir la Mer du Nord et le Détroit de Danemark, depuis le débouché maritime de la Russie laissé libre par sa géographie (mer de Barents).
L’Amirauté sait ce dont elle a besoin sur un espace qui s’agrandit constamment par la retraite de la banquise.
Elle s’adapte. Prenons-en de la graine.
Bah oui, il est toujours urgent d’adopter la dernière idée à la mode; on fait confiance, on fonce, pas trop de réflexion, encore moins de nuances.
Surtout les modes lancées faute de mieux, contraintes budgétaires par exemple.
« Car, à forcer l’allure, il arrive qu’on meure
Pour des idées n’ayant plus cours le lendemain » (Georges B)
Vous voulez qu on prenne exemple sur la RN?
Qu on supprime la capacité amphibie
Qu on supprime la capacité SNA
Qu on supprime la capacité ravitaillement
Qu on supprime la capacité aéronavale
Qu on laisse nos navires à quai pendant des années
Et j en oublie sans doute.
@dolgan « Qu on supprime la capacité amphibie » De fait c’est le cas, les Mistral sont aux normes marine marchande.
Le RU n’est pas à zéro sur le reste, il est dans une situation encore pire que la notre qui est catastrophique.
« Les Mistral sont aux normes marine marchande. »
Et en quoi cela les empêche d’avoir une capacité amphibie ?
on doit tellement en prendre de la graine que on fait la chasse aux sous marins russes à leur place depuis des années…
Dites-moi tout, vous aimez le thé, le whisky et Hercules Poirot?
C’est ça?
On ne pourrait vous en vouloir mais la RN de nos jours est passée au mode kebab et ganja avec les politiques que les gouvernements respectifs gauche – droite- gauche – droite lui ont laissé avec les stratégies géniales (voir plus) des ministères correspondants.
Il est mieux qu’Elisabeth ne soit plus là pour voir cette destruction programmée menée tambour battant.
Sérieusement on ne sait plus où est le fond, ni ce qui peut arrêter la coulée.
Et donc, pour vous, la cause de la chute de la Royal Navy est la diversité ethno-culturelle ?
Vous êtes vraiment de très mauvaise foi et surtout malhonnête car, bien sûr, cela n’a rien à voir avec les réductions de budget dus aux effets dévastateurs du brexit ? Même pas un peu ? Pauvre de vous.
C est un concours avec Momo?
Il n y a pas eu de réductions significatives du budget de la défense Britaniques suite au Brexit.
Les problèmes britaniques sont du domaine de la gouvernance , pas du financement qui lui a toujours été présent. Les difficultés britaniques ne sont d ailleurs pas apparues avec le Brexit.
https://www.lesechos.fr/monde/europe/brexit-dix-ans-apres-des-degats-desormais-incontestes-sur-leconomie-du-royaume-uni-2238328
30 milliards de recettes fiscales en moins, ça a forcemment un impact sur les budgets de l’état.
Il faudra que ceci soit bien résistant aux armes à impulsion électromagnétiques.
Un missile n’aurait pas besoin de toucher ces navires ou ces robots mais d’envoyer une impulsion EM suffisamment proche, ou une puissante émission d’ondes courtes.
L’électronique est fragile.
Dites pas ça à ceux qui pensent qu’un ordinateur est invincible.
Aux armes à impulsions électromagnétiques.
La menace IEM n est pas apparue en 2026. La réalité de 2026, c est pas la SF de 1950…
la réalité 2026 c’est COMPLETEMENT la SF de 1950… réseau starlink et connectivité = SF de 1950, drone = SF de 1950, arme à energie = SF de 1950, exosquelette et programe scorpion = SF de 1950, …. meme les mode de résistance face à une armée supérieure technologiquement = SF de 1950… pour l’instant rien n’a été inventé qui n’ait pas deja ete prédit par la SF. d’ailleur l’armée francaise ne s’y trompe pas: https://www.lemonde.fr/culture/article/2026/05/09/la-guerre-en-images-xavier-dorison-scenariste-secret-defense_6687478_3246.html#:~:text=En%202020%2C%20le%20minist%C3%A8re%20des,cette%20exp%C3%A9rience%20hors%20du%20commun.&text=Lecture%205%20min.
pathétique.
Merci, ça fait plaisir de lire votre billet.
Bien que n’étant pas d’une grande culture scientifique, je pressens que pour retrouver la liberté d’action sur le front (en Ukraine ou un jour ailleurs en Europe), l’un des belligérants doté d’un large stock de bombes nucléaires (ou de E-bombes) les fasse sauter à haute altitude, histoire de neutraliser toute l’électronique, les drones, les liaisons satellite, etc… de l’adversaire (et un peu les siennes aussi).
Et ce même belligérant aurait constitué des stocks de matériels (chars, artillerie…) sans électronique autres que les fameuses lampes à vide du MIG 25 (très bel avion, qui tournait un peu beaucoup à la vodka, si, si).
Oui oui.
Et ils prendraient kiev en 3 jours en étant acceuillis avec des fleurs.
La mythique armée russe de réserve n existe pas. La russie est à fond.
« autres que les fameuses lampes à vide du MIG 25 (très bel avion, qui tournait un peu beaucoup à la vodka, si, si). »Ce qui avait ‘étonné » les experts U.S. qui avaient « ausculté » le Mig 25 « amené » suite à la défection de son pilote le ltt Victor Belenko qui s’était posé sur l’ile d’ Okkaido au Japon.
https://i.pinimg.com/originals/3b/bd/75/3bbd75ffe1c29ea643df6dbe4799177c.jpg
https://en.wikipedia.org/wiki/Defection_of_Viktor_Belenko
…Mais peut être protégée par des cages de Faraday, n’est-ce pas ?
Il serait étonnant que l’électronique (surtout militaire) ne soit pas protégée par l’effet des E.M.P. (Electro Magnetic Pulse) quand on sait qu’une explosion nucléaire en est une magnifique émettrice!
Bah si vous pouvez faire ça avec assez de puissance EM pour neutraliser un navire, un missile le fera mieux et définitivement.
Et puis les navires sont soumis à toutes les agressions marines, durer des semaines sans équipage durant un conflit, ca reste encore à voir.
Le concept des CCV paraît intéressant et, en tout cas, mérite d’être étudié.
La France gagnerait sans doute à explorer cette perspective en s’associant, au besoin, avec les anglais.
Les Anglais (ou plutôt, les Britanniques).
Thank you.
Pourquoi pas, mais à condition que ça ne fasse pas comme avec leurs deux porte-aéronefs, qui manquent cruellement d’avions à mettre en vol.
Si ces CCV n’ont pas suffisamment de drones à commander et coordonner, ils ne seront que des éléphants blancs flottants.
Et quelque chose me dit que tous ces drones qu’on nous annonce comme un merveilleux moyen de faire de la masse à coût modéré ne seront pas si économiques à produire, à utiliser et à entretenir qu’espéré…
une sorte de tournant pour nos amis anglais…. soit ils ont raison et seront en avance de plusieurs décennies avec leur vaisseaux mères de drones…. soit ils se plantent et enterine un déclassement pour plusieurs décennies également…. comme pour le brexit, il faudra bien observer la situation pour en tirer des leçons le plus vite possible.
C est aussi ridicule que le jouet de trump dessiné par IA.
Encore un projet britanique qui ne prendra jamais la mer. C est juste une annonce pour faire avaler l abandon des T83 sans remplacement.
La dronisation fait exploser les couts à iso capacités, elle ne les réduits pas . L équipage et systèmes associés ne pèsent pas lourd face aux augmentation de redondance, de fiabilités, de normes , de sécurité…
Et ne parlons pas des délais annoncés ne correspondant pas à la réalité des délais de conception d une flotte de navires aussi complexes, ni de la réalité de l état des compétences en dronisation de navires militaire. Le tout demandé à des BE de conception naval qui n ont rien sorti qui flotte correctement depuis longtemps.
Sans parler des délais des chantiers navals Britaniques.
Britannique.
Un projet britannique.
Des chantiers navals britanniques.
Indeed!
Exactement.
Comme dit un peu plus haut (sans être aussi affirmatif que vous), je crains que vous n’ayez raison.
Je vous traduis en français courant :
Yapludsou, pluzunron, mankdepépètes, alors prenons des bateaux civils repeint en couleur militaire, on fera semblant avec des drones tout autour.
Les sous sont là , ils sont juste flêchés là ou c est non pertinent et/ou gaspillés.
Il arrive que nous nous rejoignons sur ce constat attristé mais constamment répété par nos bons à rien décideurs de ce siècle.
« alors prenons des bateaux civils repeint en couleur militaire »
et on connait bien ca dans la marine nationale avec les BPCs…
Ah? vous pensez à quels navires civils, exploités par qui et à quelle fin?
Quand on ne comprend pas un truc à ce point, on évite le sujet.
c’est marqué dans ma réponse, il faudrait se calmer avant de se défouler dans les commentaires.
Ils sont au pied du mur, deux porte avions neuf et des groupes aériens embarqués inexistants, des forces amphibies diluées dans le néant, des sous-marins et des frégates dernier cri incapables de naviguer… Échec des programmes d’armement, échec du maintien opérationnel, échec du recrutement et pas seulement dans la marine. Je n’ai pas plus d’espoir sur la disponibilité des nouvelles T26 et T31 que des PA, T23, T45 et Astute… Bon courage à la royal navy!
c’est le moment de les attaquer et d’effacer des siècles d’affronts 🙂
Ce n’est pas la Norvège qui vient de leur commander des Frégates ou ce genre de truc ? Attention les vikings sont procéduriers…
Cela semble rappeler les projections prévues pour l’armée de terre britannique pour les années 2030 :
https://www.opex360.com/2020/11/09/en-sous-effectif-chronique-la-british-army-pourrait-compter-30-000-robots-dans-les-annees-2030/
Réduire la masse en justifiant que les robots/machines/drones prendront le relais dans quelques années.
Je ne sais pas ou en est la robotisation de l’armée de terre mais il me semble que l’objectif 2030 est intenable à l’heure actuelle.
Il en sera sans doute de même pour la marine , moins de capacités réelles et bcp de plans sur la comète …..
L’objectif de réduction est le seul qui sera tenu.
Largement _-_
Cela me rappelle – eh oui, mon grand âge… – que dans les années 1950-1960, la RAF avait beaucoup investi dans les missiles, persuadée qu’elle était, de la fin alors des aéronefs pilotés…
S’ils veulent faire des économies, ils peuvent navaliser les Toyota Hilux déjà au standard Daesch.
Ca leur donnera une puissance de projection incroyable.
On voit que l’augmentation de la technicité des forces armées se heurte au mur du budget : ça a toujours été le cas pour les « petites » puissances, c’est maintenant le cas pour les puissances moyennes. Seuls les pays comme la Chine, l’Inde ou les USA pourront à terme se payer à la fois des armes techniques et la masse suffisantes pour qu’elles soient crédibles. Et ce n’est même pas une garantie de succès : voir l’Afghanistan, l’Irak ou l’Iran !
Dans les années 70 déjà les britanniques avaient sorti un Livre Blanc annonçant leur intention de remplacer leurs avions de combat par des appareils télécommandés. On ne parlait pas de drones encore. Avaient ils raison avec des années d’avance? En est il de même avec la marine et les chars? Par contre les problèmes en ressources humaines en nombre et en qualité dans le temps se posent déjà . Mais de quel type de conflit parle-t-on? On le voit aujourd’hui avec le terme « Saturation » et la quantité de matériels couteux, longs à produire pour faire face à ces attaques saturantes avec des matériels peu coûteux et faciles à produire.
Je ne suis pas compétent pour formuler un jugement sur ce programme, mais quelle tristesse de voir ce qu’est devenue la Royal Navy, elle qui fut maitresse des mers pendant des siècles, et qui a permis de bâtir un empire mondial … La Grande Bretagne a su résister et combattre les nazis, avec le soutien des Américains. Mais ses dettes de guerre l’ont ruiné ; elles ne furent remboursées que dans les années 80 … Sa participation à l’UE fut toujours problématique, pour aboutir au Brexit … que la majorité des Britanniques regrettent !
Souhaitons qu’ils sortent de ce cauchemar, et redeviennent une nation puissante et un pilier de la défense de l’Europe.
La défense en France pas bien, vilain
L’Armée en UK bien, très bien
Allez, cul-sec et tu remets une tournée!
Ah @Momo, il y a longtemps et je m’inquiétais …
Heureux de vous lire à nouveau ; allez : une petite Kro 😉
apres l allemagne c est au tour du royaume uni d annuler ses projets trop ambitieux
finalement les fremm et les fdi plis petites sont peut etre la solution
Majuscules, accents et ponctuation font intégralement partie de la langue française.
Après l’Allemagne, c’est au tour du Royaume-Uni d’annuler ses projets trop ambitieux.
Finalement, les FREMM et les FDI plus petites sont peut-être la solution.
Les anglais manquent de marins pour leurs navires, alors ils abandonnent la construction de navires « peuplés » pour des drones maritimes.
On peut y voir surtout une évolution.
La force de l’Angleterre sur la France pendant des siècles était sa réserve quasi inépuisable de marins, là où la France dépendait surtout du nombre de ses bretons.
Nos navires en bois avaient besoin de beaucoup de personnel pour manoeuvrer leurs voiles et pouvoir se réparer avec par exemple un maitre charpentier et des stocks de bois, mais nos navires modernes n’ont pas besoin de cela, il n’y a pas d’aciérie embarquée, presque rien n’est réparable. En fait les énormes navires civils types tankers n’ont que quelques dizaines de membres d’équipages au max; pourquoi cela serait il si différent pour un navire militaire moderne ? On doit sûrement à force de persévérer dans l’automatisation, robotisation, à pouvoir réduire le personnel humain par navire, pour augmenter en contrepartie le nombre de navires ou ne pas le réduire.
Les navires civils n ont pas d autre mission que de se déplacer d un point A vers un point B en mode automatique.
Sur un navire militaire, il faut que chaque poste soit couvert par plusieurs personnes pour assurer une permanence.
Il faut aussi tenir compte de la sécurité incendie (important quand tu transporte des munitions et que d autres s amusent à te tirer dessus). La MN, qui est la plus optimisée est revenue un peu en arrière (rajout de personnel) à cause de celà .
Mouais…je ne sais pourquoi mais j’ai l’impression que ça ressemble à du baratin de communicant.
Qu’ils commencent par le commencement: remettre en état le matériel existant.
De la part des Brits, champion du monde du marketing et de l’esbrouffe?
Nooooooonnnnnnnnnn!!!!!!!!!!!!!!!!
La royal navy amorce une transition vers un nouveau modèle de flotte spécialisée. A première vue cela ressemble a un renoncement qui essaie de passer pour une innovation…
Seulement ces navires dits autonomes ne le sont pas tant que ça, surtout en cas de conflit. Sur une frégate il y a les marins qui font la maintenance à la mer. Ils surveillent, entretiennent, approvisionnent, réparent avaries et dégâts le cas échéant. Ils font qu’un navire peut survivre à un coup au but, ou a tout le moins il a des chances d’y arriver. Un navire endommagé qui continue de combattre, c’est précieux en cas de conflit.
Avec ces navires automatisés, il faudra je suppose pourvoir les entretenir et réparer à la mer en envoyant des équipes spécialisées elles aussi, par voie des airs ou plus probablement par mer. Ou se passer d’un a chaque avarie/dégat et attendre X semaines qu’ils rentre à l’unique port équipé pour leur maintenance (les fameuses économies).
Donc il faudra que des marins soient tout de meme assez proches pour pouvoir intervenir rapidement et de façon efficace, via de navires de réparation ou de transit dédiés à ces taches. Car il parait hors de question de risquer un de ces CCV proche du combat, le but de ces navires n’est il pas d’éloigner les équipages du danger?
C’est une logique de flotte, une flotte assez considérable si on y réfléchit, et il faut que la plupart des éléments soient réunis pour que l’ensemble fonctionne. Enlevez un élément et l’ensemble est déséquilibré. Tout cela semble fort compliqué a mettre en Å“uvre, l’équivalent d’un groupe naval, assez loin de l’économie supposée d’un nombre de marins restreint et de la simplicité annoncée du concept. Et aussi il semblerait qu’un tel dispositif manque de granulosité. Il a une taille minimale (différents types de navires plus soutien) pour fonctionner qui est supérieure a un seule frégate.
Pour moi une frégate/destroyer pourvue de marins est un navire bien plus autonome, ou moins dépendant qu’une multitude de navires dronisés spécialisés. Et elle est polyvalente, capable de faire face a beaucoup d’eventualités, elle est une petit flotte a elle toute seule.
Sans les types 83, et avec un poignées de types 26 et 31, est ce que l’ensemble sera viable?
Voila, ce ne sont que quelques éléments d’une reflexion inachevée.
La centralité du CCV pour coordonner la flottille, couplée à sa relative fragilité apparait un gros point faible de ce concept (sans doute l’économie… de la victoire). Il en faudrait deux, trois par flotte pour la redondance, ce qui deviendrait couteux car il faut les proteger.
Mais dans ce cas, autant donner le rôle d’un CCV a un vrai navire de combat, qui se protège lui-meme (généraliste et non spécialiste), un rôle transférable, tout ou partie, a un autre en cas de besoin. Chaque frégate étant la tête potentielle d’une flottille de navires drones. Cela créerait de l’incertitude et de la souplesse opérationelle.
Je ne vois pas comment il est possible de se passer de frégate ou de destroyer.
Réflexion selon moi très pertinente.
C’est triste, vu l’état de la Royal Navy, ce qu’ils annoncent on croirait entendre le ministère Russe de la défense.
« Cuirassé a propulsion nucléaire de 40 000 tonnes, navires autonomes, 4 nouveaux type de drones, armes a énergie dirigée ».
Il ne leur manque plus que la torpille de l’apocalypse.
Juste un rappel, ils ont quoi de disponible (qui flotte tant bien que mal ou non armé, ou sans hélicoptères / avions) en ce moment en cas de crise ?
C est simple, ils ont eu du mal à envoyer une frégate accompagner notre PA.
je trouve ça plutôt malin de faire des bateaux plus petits et plus autonomes. De toute façon ils ont les poches presque vides comme nous.
Autant les drones seront l’avenir, autant là ça me paraît précipité et fait uniquement poiur compenser des manque de personnel et de budget. Le paysage de guerre est en train de changer, trop se précipiter c’est peut-être passer à côté de quelque chose.
Une video d’il y a 8 mois donc avant l’abandon du type 83: https://www.youtube.com/watch?v=luIuQWGZPyw
on voit des vaisseaux bien plus gros et complexes que ceux qui sont évoqués aujourd’hui.
A ce moment la c’etait le type 83 qui devait coordonner les navires dronisés. Le CCV est un type 83 dépouillé de sa capacité de combat, donc fragile.
quelques remarques:
les sous-marins comme le type 93 ont sans doute beaucoup d’avenir, mais la encore, ils auront besoin de navires de soutien spécialisés. l’autonomisation entraine une multiplication des types de navire, qui va rendre la formation des equipages encore plus longue et difficile.
Tout ça me donne l’impression que la dronisation navale déplace le problème vers l’arrière, au mieux, mais qu’elle complexifie tout le reste, les programmes, la logistique, la formation, l’expedition.
Une « péniche a missile », type 92 comme celui de la vidéo ou comme celle de naval group 50m, serait facile a produire en masse, déclinable en sous-versions. Ca peut marcher s’il est sacrifiable et abondant. Mais je ne crois pas trop a cette flotte dronisée comme nouveau paradigme, je vois plutot de véritables frégates entourée d’un certain nombre de plus petits navires.
S’il faut se projeter loin sur les océans, une telle flotte telle que celle annoncée sera un cauchemard logistique. Enfin de loin cela ressemble à ça.
Le T92, c est un truc de designer d intérieur, pas un truc militaire.
Si tu mets des VLS, il te faut autre chose comme capacité de com redondante.
Il te faut aussi à minima une défense shorad et une défense anti abordement.
La, martine et roger en voilier peuvent neutraliser un T92 par accident en faisant une vidéo tiktok à bord.
Faut aussi des capacités radars redontantes même limitées.
Et là je parles uniquement dans un contexte où il n est pas envisagé de le déployer sans escorte de premier rang.
Et avec tous ces équipements chers et complexes mais indispensables, le coté masse et fiable est perdu, le coté sacrifiable aussi.
de son côté la France, parce que mieux dotée, continue de s’impliquer avec des troupes dans plusieurs pays du guêpier moyen-oriental sans parler de l’envoi du CDG dans le Golfe persique alors que ce dernier était bien positionné en Méditerranée orientale.
Et en prime il paraît que nos finances sont au plus mal….
sauf que je vois pas le rapport avec mon commentaire
Plus utile & facile à soutenir en défensif pas loin d’un rivage allié qu’au milieu de l’Atlantique car si le frégate support est touchée les poussins robokops risques d’être fort dépourvus
Nous assistons à un événement considérable : l’inexorable « descente aux enfers » de ce qui fût dès 1720 la plus grande force navale régnant sur les océans.
1 > Ce programme des Type 9X dronisés résonne comme un lamentable dérivatif tortueux qui est là pour servir de paravent, de « cache-misère » face à ce qui ne peut plus être construit faute de crédits et…d’hommes, c’est à dire 6 navires de défense de zone de 10.000 t.f, ce que les Italiens veulent faire, eux !
2 > Les Destroyer DARING Type 45 étaient justement les piliers de la couverture anti-missiles et anti-aérienne des groupes navals anglais et se devaient d’être impérativement remplacés par le Type 83 qui aurait sans doute porté des missiles AQUILA et de grandes antennes dalles AESA Mixte bi-bandes à très grande portée et très grande altitude de balayage, à visée ABM.
3 > Le RETEX face aux Houthis en mer rouge et les échanges balistiques intensifs dans le Golfe, y compris le coup des 2 Khoramshars 4 à têtes allégées pour frapper Diego Garcia à 3.800 km….PROUVE éminemment que ce sont les DESTROYERS de gros tonnage à détecteurs très longue portée (dotés du successeur du SMART-L) ou d’un Super SeaFIRE qui doivent être l’ossature de COUVERTURE des CHI navals. Les italiens qui sont en train d’investir massivement dans leur futur marine ont fait ce choix. THALES devrait préparer d’ailleurs probablement une version embarquée du DeepFinder, le SeaFinder, pour la traque balistique future.
4> Il serait extrêmement douteux que la plate-forme inhabitée Type 91 envisagée dans ce cache-misère emberlificoté ait la même capacité en tirs simultanés d’AQUILA ou d’ASTER B1NT contre des salves attaquantes de balistiques ou d’hypersoniques GBV et se révèle un redoutable engin de riposte. La relative fragilité d’un gros USV face à des attaques de drones ou de missiles, de par probablement l’absence de SeaRAM ou de PHALANX est aussi à mettre en balance.
5 > Décidément, tout cela sent la débandade pathétique qui accouche d’une solution minable dronisée de rattrapage. Un choix qui sent le raccommodage bricolé pour essayer de masquer le fait que la Royal Navy est en train d’amorcer sérieusement un déclin vertigineux inédit dans son histoire. Plus un seul SNA opérationnel, des PA peu fiables, des SNLE qui ratent 2 tirs de TRIDENT II, un déficit de recrutement de 27%……..NELSON va se décrocher de sa colonne à Trafalgar Square……
Comme évoqué par @Prof de physique, « Il faudra que ceci soit bien résistant aux armes à impulsion électromagnétiques ».
Effectivement, la future marine de guerre, britannique ou française, sera obligatoirement hybride mais avec un focus particulier sur les indispensables dispositifs humains dans la boucle, au risque de perdre le contrôle de toute une flotte. Ceci pour dire que si l’IA et la dronisation sont un gage apparent de supériorité, ceux-ci ne pourront assoir leur suprématie que si des humains sont aux commandes et si les moyens dévolus sont résistants aux perturbations électromagnétiques ; en ce sens, il est actuellement utopique d’imaginer toute une flotte dronisée. D’où les six navires CCV destinés à servir de centres de contrôle pour les systèmes non habités, en étroite collaboration avec les moyens habités plus conventionnels [C’est un tout]. Selon Dan Jarvis (L’actuel secrétaire d’État à la Défense), ces plateformes devraient être à la mer au plus tôt à partir du début des années 2030, ce qui correspond aux délais de mise en place des solutions équivalentes proposées par NavalGroup en matière de drones et de systèmes autonomes navals [cf. Steeris, Seaquest, Seagent, Sealken]. Au titre de nos coopérations, nos amis anglais pourront éventuellement s’appuyer sur le futur centre français d’excellence en cours de construction par NavalGroup dans le Var à La Londe-les-Maures (dans la rade d’Hyères). Ce centre abritera et regroupera tous les ingénieurs et spécialistes des systèmes autonomes et armes sous-marines, mais aussi les “correspondants“ des clients et partenaires de NavalGroup, aux fins de concevoir, développer, produire, assurer le MCO de drones, de systèmes autonomes et d’armes sous-marines.
Les moyens électromagnétiques (MEEM) sont actuellement en pleine croissance, en complément des moyens cinétiques traditionnelles ; la raison étant tous les avantages des MEEM, comme la vitesse de réaction, la vaste couverture de zone possible, un faible coût par engagement, les réelles capacités de brouillage des liaisons radio (RF) et d’interception des signaux de navigation (GPS/GNSS) des drones, la capacité à traiter des essaims, et ce sans les limitations logistiques des munitions. D’ores et déjà NavalGroup assure le déploiement de brouilleurs directionnels ou de pods (cf. Next-Generation Jammer) pour protéger une zone ou un convoi [Cela a été testé et démontré avec succès en mer Rouge contre des drones Houthis]. Actuellement, les principales “Contre-contre-mesures“ développées sont le blindage de l’électronique, la conception de leurres et de moyens dronisés en matériaux absorbants.
On voit clairement que depuis la guerre des Malouines la marine anglaise est en permanente réduction. Auront ils assez de bâtiments pour défendre leur île et les voies de ravitaillement indispensables? J’en doute.
en fait elle était en voie de réduction depuis la fin de seconde guerre mondiale. Tatcher voulait supprimer les porte-avions juste avant le début de la guerre. Les argentins percevaient des signaux de faiblesse qui les ont encouragés.
Thatcher.
Avec deux lettres h.
Ça veut dire « chaumier ».
@czaza en hs qui écrivait le 30 juin 2026 à 8:02 : « je ne me fous pas de la gueule de « mes interlocuteurs », juste de toi, féculent d’esprit, et le sujet s’y prête avec fécondité » , quel honneur tu me fais coco.
Je suis flatté d’être le seul ici à avoir tes faveurs insultantes. Bon en même temps pour ce qu’elles valent………
Cela dit je ne vais pas perdre mon temps à ergoter et je me contenterais de reprendre le commentaire d’Oméprazole qui écrivait avec justesse : « Comme toujours, quand il ne sait que répondre, Czar se défile. »