L’US Air Force veut se doter d’un missile air-air d’une portée de plus de 1 800 kilomètres

Dans un rapport remis au Congrès en décembre 2024 [.pdf], l’US Air Force avait expliqué que, à l’horizon 2050, elle aurait très probablement à faire face à des adversaires dotés de missiles air-air et surface-air ayant une portée susceptible d’atteindre les 1 600 km et guidés par des données de ciblage fournies par des capteurs spatiaux. Et de souligner qu’une telle évolution allait exposer ses aéronefs les plus sensibles [avions ravitailleurs, AWACS] à de plus grands dangers.
«Face à ce défi majeur, le concept actuel de combat interarmées part déjà du principe que, dans un espace aérien fortement contesté, la supériorité aérienne ne pourra être obtenue que de manière épisodique, par le biais d’opérations menées par vagues successives», avait-elle estimé.
L’une des solutions consisterait à frapper l’adversaire de plus loin. Ce qui suppose de développer des missiles ayant une portée supérieure à ceux qu’il serait susceptible d’aligner.
Dans le domaine air-air, les forces aériennes américaines disposent actuellement du missile AIM-120D AMRAAM [Advanced Medium-Range Air-to-Air Missile], dont la portée officielle est de 160 km. Mais, a priori, elle serait bien plus importante. Du moins, c’est ce qu’a suggéré un essai effectué avec un F-22A Raptor l’an passé.
De son côté, l’US Navy a développé une version air-air du missile surface-air SM-6 [ou ERAM]. Appelée AIM-174B Gunslinger, celle-ci permettrait à un F/A-18E/F Super Hornet d’atteindre une cible située à une distance de 250 à 400 km. Au passage, il n’est guère possible d’être plus précis, de telles données étant confidentielles…
Cela étant, au moins deux autres types de missiles BVR [Beyond Visual Range] sont en cours de développement : l’AIM-260A JATM [Joint Air Tactical Missile], sur lequel Lockheed Martin travaille depuis au moins 2017, et le Long-Range Engagement Weapon [LREW] de Raytheon, dont le sort est incertain…
Mais la portée de ces missiles risque d’être insuffisante pour les scénarios envisagés par l’US Air Force. Scénarios qu’elle s’est d’ailleurs bien gardée de préciser dans l’avis que l’Air Force Materiel Command [AFMC] a publié le 24 juin pour annoncer la tenue d’une réunion avec l’industrie dans le cadre du projet «Air Force Long Range Weapon» [AFLRW].
Plus précisément, il s’agit d’une «journée d’information confidentielle à destination des industriels afin de présenter aux fournisseurs intéressés les exigences relatives au nouveau système d’arme à longue portée de l’US Air Force». Elle sera organisée sur la base aérienne d’Eglin [Floride], le 25 août. Les participants devront impérativement disposer de toutes les habilitations de sécurité requises.
Selon cet avis, déniché par le site spécialisé The War Zone, l’AFLRW vise «à répondre aux besoins de la prochaine génération d’armes aéroportées de frappe à distance, conformément aux priorités du département de la Guerre», qui «pourra sélectionner plusieurs fournisseurs pour les versions air-air et air-sol, en privilégiant les solutions air-air pour la capacité opérationnelle initiale».
Ce document est, comme on peut s’en douter, avare en détails… Cependant, dans une annexe, il précise que ce projet doit permettre de développer un missile air-air devant avoir une portée d’au moins 1 000 nautiques [NM], soit 1 850 km.
Un missile d’une telle portée [quatre à cinq fois supérieure à celle de l’AIM-174B Gunslinger] pose évidemment la question du ciblage. Cela suppose de disposer de radars puissants et/ou d’une solide chaîne de capteurs ISR [renseignement, surveillance, reconnaissance], dont certains pourraient être placés en orbite, comme le prévoit le programme AMTI [Air Moving Target Indicator] que mène actuellement le Pentagone.
Autre aspect à prendre en compte : la taille que pourrait avoir cet AFLRW. Au regard des performances attendues, il est probable qu’il soit trop imposant pour loger dans la soute d’un F-35 ou dans celle d’un F-22A. À moins que celle du futur F-47A ne soit assez grande, il est probable qu’il soit mis en œuvre par le bombardier stratégique B-21 Raider.
Photo : Tir d’un AIM-120 AMRAAM par un F-15EX – US Air Force





On y est. Maintenant que la course à la longue distance est lancée, on comprend que la limite réelle est 20000 km. Tant que l’on est en deçà , on peut augmenter. A quoi bon faire voler des avions dans un tel contexte. Bien malin qui pourrait dire ce qui borne les portées visées autre que les coûts. Plus de limite de portée liée aux capteurs ou aux moyens de communication, ça ramène tout au coût de la cible et du missile. Équation financière favorable : Oui ou Non.
Pas très sexy pour l’avenir des pilotes, mais bon, au moins, on sait vers quoi on va désormais: une bête équation financière ou la courage n’est rien. A ce petit jeu, le transport militaire aérien a du soucis à se faire. Les parachutistes peuvent remballer aussi.
L’avenir est aux drones, et surtout aux drones spatiaux…
La France entre ses connaissances des statoréacteurs et le futur planeur hypersonique VmaX pourrait avec l’ONERA, MBDA, THALES, SAFRAN réaliser de telles prouesses en terme de distance.
Mais tiré à partir de quel aéronef ? Une grosse bête.
Un peu de réflexion vous conduira à percevoir les troupes aéroportées différemment.
Si vous exceptez le manque d’entendement et compréhension de la majorité des êtres normaux , vous mesurerez toute l’utilité de ces troupes parachutistes.
L’individu lambda, doté d’un cerveau, ne perçoit pas le fait de se précipiter dans le vide, alors que l’appareil fonctionne parfaitement, comme un acte naturel. Cela illustre déjà le « caractère » para …..
Ce « caractère » qui vous conduira à toujours vouloir vous surpasser et par orgueil vous incitera à repousser vos limites…
N’imaginez pas que le « para » n’a pas de cerveau et ne sache pas utiliser tous les moyens utiles pour se déplacer, dusse-t-il ne pas sauter d’un avion.
L’important demeure le sanctuaire France, là où les paras peuvent bénéficier des meilleures conditions pour se forger un caractère d’exception. Caractère qui fait de ces hommes des soldats d’élites tels que les perçoivent les individus lambda.
bonjour, je n’ai rien contre les parachutistes mais ils ne sont pas les seuls à faire preuve des mêmes qualités. Dans les tranchées en 14 , pas un seul parachutistes évidemment. d’ailleurs hormis quelques unités commandos, les régiments parachutistes ne servent plus en tant que parachutistes pur mais comme leurs semblables d’armes. Je le redis je n’ai rien contre eux mais leurs masses dans l’armée Française n’est dû qu’à un lobby parachutiste des généraux qui ont commandés des unités para. et non un réel besoin militaire.
On n’y est pas encore, mais on se rapproche en effet rapidement du moment où on pourra détecter, en temps réel et 24/24H, tout ce qui vole dans la totalité de l’espace aérien terrestre. Une performance jusqu’à alors réservée aux films de science fiction. Les futurs satellites AMTI américains, de même que leurs équivalents chinois, vont rendre possible cette vision futuriste.
On pourra détecter depuis Washington le décollage d’un avion en Chine (et réciproquement !), ou suivre en direct le vol d’une formation de bombardiers au-dessus du Pacifique. Il ne s’agit pas d’un vague et lointain projet futuriste : les prototypes sont déjà en orbite, et l’US Air Force a d’ores et déjà attribué les contrats pour le lancement de la constellation (dont un contrat de 4.16 Md$ pour Space X attribué au mois de mai 2026). La capacité initiale est attendue pour 2028, avec une montée en puissance progressive dans les années 2030.
La suite logique, quand on est sur le point de disposer d’un telle chaîne de ciblage, c’est bien sûr de concevoir les armements à très longue portée qui vont avec. C’est ce à quoi on assiste désormais. Les avions de soutien, type AWACS, ravitailleurs et avions de transport seront les premières cibles. Mais les chasseurs et bombardiers, même furtifs, seront également en danger. A terme, les Etats qui seront dotés d’une telle constellation de satellites ne joueront plus dans la même cour, et surclasseront nettement leurs adversaires non dotés.
Côté européen, le retard pris est préoccupant, pour ne pas dire plus. C’est ni plus ni moins un véritable déclassement qui se prépare avec la Chine et les USA. C’est d’autant plus regrettable que nous avons à la fois les moyens financiers (à l’échelle européenne) et les savoirs faire technologiques pour bâtir une constellation de satellites de détection aérienne équivalente.
Il est urgent de lancer un programme européen, avec un groupe d’Etats intéressés et les financements correspondants, pour développer des satellites de détection aérienne (satellites radar + satellites IR), avec l’objectif de lancer une constellation « européenne » dès 2030. Cette constellation sera l’équivalent de ce qu’est Galiléo au GPS américain.
« À moins que celle du futur F-47A soit assez grande, il est probable qu’il soit mis en œuvre par le bombardier stratégique B-21 Raider. »
Quel est l’intérêt d’un bombardier pour utiliser un missile air-air ?
Les bombardiers furtifs ne sont plus furtifs lorsqu’ils ouvrent leur soute. D’où retour à la question ci-dessus « quel est l’intérêt d’un bombardier pour utiliser un missile air-air ? »
« D’où retour à la question ci-dessus « quel est l’intérêt d’un bombardier pour utiliser un missile air-air ? » Peut être une question de taille du missile! Quand on prend connaissance de ses capacités de portée cela ne doit pas être une petite « bûche », je doute même qu’un F35 et même un Raptor puissent l’emporter! Et peut être même le F47!
à plus de 1000km, il peut ouvrir ses soutes sans problèmes sans prendre le risque d’être détecté. Après, c’est une histoire de taille de missile, et seul un avion avec des soutes importantes pourrait en embarquer. Ce n’est pas parce que c’est un bombardiers
à la base qu’il ne peut pas emporter des missiles air-air… Je ne comprends pas votre question car ça paraît assez logique…
non mais attendez…. si un bombardier ouvre sa soute a 2000km de la cible, tire et referme sa soute…. ok on l’ a vu, on sait où il est mais qui peut l abattre ?
Peut être le gonze en face qui sera équipé d’un modèle similaire voire plus performant, l’éternel dilemme du boulet et de la cuirasse!
Le B-21 n’est pas un simple bombardier à très longue endurance, il est également conçu comme un PC avancé volant, un coordinateur de bataille aérienne, celui qui observe directement, crée le choc qui ouvre la voie au reste des forces, les oriente et reste sur zone pour veiller sur eux depuis l’avant.
S’en servir pour créer une « bulle de danger » très loin au dessus du territoire adverse est parfaitement logique, et c’est pourquoi il emportera (entre autres) le SIAW.
Son emploi anti-air comme « croiseur volant » est explicitement prévu depuis le début du projet.
Et si ces missiles « anti-sanctuarisation » voient le jour, leur emport par le B-21 sera bien naturel.
Il faut bien trouver un usage aux 1500 milliards de dollars du budget militaire américain.
@Yvon. Le budget « ordinaire » demandé est de 1,15 milliards de dollars.. 350 millions supplémentaires sont demandés via une ( encore une) « reconciliation bill ». Peut probable que cela soit accepté par le Congrès… Cela n’en prend pas le chemin…
Oups..1150 milliards et 350 milliards…
Avec une telle portée et une telle taille est-il encore rentable d’envoyer le missile à partir d’un aéronefs ? N’est- il pas plus simple de concevoir un missile sol- air d’une porté plus longue ?
Mais simple réflection , ils ont fait les calculs, moi pas ! Et il peut toujours être utile de disposer des deux systèmes, surtout avec les moyens des USA.
« missile sol- air d’une porté plus longue »
Il me semble que ce serait plutôt l’inverse non?
La portée du missile est allongée par le rayon d’action de l’avion, qui peut éventuellement être ravitaillable en vol.
@François 01
Un tir depuis un aéronef offre beaucoup plus de souplesse. La porté du missile (1800km) additionnée avec le rayon d’action de l’appareil permet d’atteindre potentiellement n’importe quel point de la planète, en variant les axes d’approche.
Un tir depuis le sol est plus « prévisible » (quoique le missile peut être tiré d’un lanceur mobile), et il faut disposer d’une base ou d’un site suffisamment proche de la cible. Mais cela reste néanmoins parfaitement faisable, et utile notamment pour une défense antiaérienne élargie, à une échelle quasi continentale.
Solution intermédiaire : le tir depuis un navire, qui permet de concilier la mobilité, et la capacité d’emport.
Excellente initiative : ce futur missile, peu coûteux puisque développé par un pays très faiblement endetté, permettra aux USA d’imposer leurs vues comme il l’ont fait avec l’Iran, jadis avec l’Irak, la Somalie, le Vietnam, la Corée du Nord, et bientôt la Chine avec Taïwan. Et ils pourront l’offrir à Israël qui fera triompher sa spiritualité et son efficacité au Proche Orient, comme ils ont toujours su le faire.
Tu en crois ? ha ha ha ha ha
l’arme à laser le neutralise, trop facile.
Ah, ça nous manquait, l »avis d’un… »expert »!
Passez sa vie à dire « Chef, oui Chef »ne permet pas le développement du second degré, mais renforce le premier degré. Vous en êtes la parfaite illustration.
Je répondais ) l’intelligent qui mettait en avant le laser parce que tout le monde sait que l’atmosphère terrestre est toujours limpide! Si vous n’avez pas compris………..je ne peux rien pour vous, à la limite un neurologue mais il va y avoir du boulot!
Erreur de frappe, 180 km,
les usa ont passés commande à space X d’une constellation de satélittes de surveillance optique mondiale, ils leurs sera donc possible de suivre et de cibler tous objets, via starlink il est aussi possible de guider des missiles.
D’ou la nécssité de développer des armes anti satellites, ne loupons pas le coche!
L’avion visé sera susceptible d’être posé avant d’être atteint! Si c’est fait pour viser des ravitailleurs et autres awacs pendant leurs longue présente dans un coin ce ciel à y faire des hippodromes, si on a besoin de portées pareilles, autant les avoir ciblé au sol entre 2 missions. Missiles balistiques, drones, les options sont là et même les iraniens y arrivent fort bien et sans aucun doute pour beaucoup moins cher.
1 > Ouuulah, il faudrait sans soute un missile à 3 étages absolument énorme, plus de 6 m de long, pesant au moins 3,5 tonnes.f avec des propergols à grains propalane et dopé au bore…ou….un AUTRE concept, un statoréacteur au kérosène installé sur une sorte de super ASMP de 6,5 m de long avec une masse minimale de 2,75 t.f, sinon plus et uniquement destiné au vol à haute altitude intra-stratosphère avec interception en cloche pour limiter les frottements. De toutes manières, rien qui soit installable dans un F-22 ou un F-35 et probablement pas dans un F-47 Thunderstorm non plus.
2 > L’idée doit sans doute être d’emporter un tel monstre dans les soutes d’un B-1, d’un B-2 ou d’un B-21, ce qui limiterait la longueur à quelque chose proche de 6,5 m, sachant déjà que la GBU-57 fait 6,25 m et occupe une grosse portion des soutes du B-2.
3> Donc, un tel missile ultra-long range accompagnerait probablement l’idée d’une attaque préventive par lanceurs furtifs sur des patrouilles lointaines pour « dégarnir » le ciel (au-dessus de Taïwan violé en espace aérien) et, si le besoin s’en faisait sentir, utiliser d’autres lanceurs moins furtifs comme le B-1 ou même le B-52 qui auraient besoin de plus grandes distances de sécurité « stand-off »…
Le VmaX hypersonique va bien faire des petits ?
1800 km donc obligatoirement très manouvrant, parce que l’adversaire (aussi avancé techniquement) disposera d’une belle marge pour faire des choix.
Lourd, volumineux, donc difficile à faire manœuvrer, très cher à produire, donc logistique aussi délirante.
Et ce missile ne pourrait compter que sur ces propres moyens de brouillage. Aucun n’avion ne sera capable de voir et de brouiller à une telle distance. Et que la terre est devenue définitivement ronde sous Galilée. Pour la furtivité du missile et la discrétion de l’avion porteur, rien à signaler ? Je demande à voir.
1800 km donc obligatoirement très manouvrant, parce que l’adversaire (aussi avancé techniquement, notamment en satellites) disposera d’une belle marge pour faire des choix.
Lourd, volumineux, donc difficile à faire manœuvrer, très cher à produire, donc logistique aussi délirante.
Et ce missile ne pourrait compter que sur ces propres moyens de brouillage. Aucun n’avion ne sera capable de voir et de brouiller à une telle distance. Et que la terre est devenue définitivement ronde sous Galilée. Pour la furtivité du missile et la discrétion de l’avion porteur, rien à signaler ? Je demande à voir.
Soit ils remettent en question l’aviation telle qu’on la connaît soit c’est un gros coup de bluff.
Mais si cela s’avérait réalisable plus besoin d’avion de 6eme, 7eme, xeme génération, de gros lanceurs type à 400 m suffirait. Bon point pour les finances!
Un enseignement de la guerre en Iran: 40 ans d’anticipation ont vaincu la première aviation du monde… et un relief favorable aussi!
A part la Chine et les USA, qui disposerait des moyens spatiaux de détection et conduite. Je le vois aussi comme un moyen de projection de force, sans les coûts du porte avions ni les délais de mise en oeuvre.
1800km? Ca ne sert plus a rien d’être aéroporté la, en Sol-Air et Mer-Air pourquoi pas mais en Air-Air…. l’avion portera un unique missile qui a une portée plus grande que son rayon d’action….
Encore plus surprenant pour les US qui ne jurent que par leur sacro-sainte « furtivitée » qui a cette distance ne sert plus a grand chose.
Pour l’instant on est sur du déclaratoire (histoire de reprendre l’ascendant narratif sur la Chine ?), et s’il voit le jour ce missile sera aussi rare que cher.
Même si c’est la voie « low-cost » qui est poursuivie avec un missile existant emporté au loin par un booster de type ARRW, le gros du travail en AA très longue portée contre les cibles de haute valeur sera accompli par l’AIM-174, ou par cet autre derivé de l’excellent SM-6 tiré de sous-marin -encore plus adapté au combat dans le Pacifique.
Comme le dit @Pascal, (l’autre), « D’où la nécessité de développer des armes anti satellites ».
Le p’tit problème c’est que la France, en novembre 2022, par la voix de son gouvernement, s’est engagée formellement à ne pas réaliser d’essais de missiles ASAT destructifs à ascension directe [arme ASAT = Anti Satellite AcTivities, missile tiré depuis le sol ou les airs], rejoignant une initiative internationale destinée à limiter les débris spatiaux. Depuis, officiellement, elle n’a jamais effectué de tels essais et considère ces armes comme “déstabilisantes“. [Personnellement je considère que comme “déstabilisante“ c’est plutôt la position française qui par convention ignore certaines menaces terrestres / extraterrestres et la nécessité d’une défense multicouches spatiales ; ainsi -à titre d’exemple- une étude d’avril 2026 a identifié 2 533 astéroïdes potentiellement dangereux pour notre planète…].
Actuellement, la doctrine spatiale française (cf. stratégie de défense spatiale de 2019) met l’accent sur la protection de nos propres satellites et la surveillance de l’espace [SSA = Space Situational Awareness] et nos capacités de réponse en cas de menace, mais sans privilégier la destruction cinétique. Ce qui peut apparaitre comme un non-sens au nom de la “realpolitik“…
Est-il possible de brouiller le système de guidage d’un missile longue portée depuis l’espace ? Oui, c’est techniquement possible et déjà démontré par les russes (Et d’autres peut-être ?) avec des systèmes reposant sur le brouillage de signaux GNSS [GNSS = Global Navigation Satellite System : NAVSTAR Global Positioning System (GPS américain), Galileo européen, Global’naya Navigatsionnaya Sputnikovaya Sistema (GLONASS russe), système de navigation par satellites chinois BeiDou]. Ainsi, une étude scientifique récente (juin 2026 : « Chasing Lightning: Detecting, Characterizing, and Identifying a Powerful Space-Based GNSS Interference Source ») menée par des chercheurs de l’Université du Texas à Austin (Radionavigation Laboratory), ont identifié au moins 75 “incidents“ entre janvier 2019 et avril 2026 ; évènements qui se traduisent par des “bursts“ (impulsions) de 3 à 10 secondes environ, provoquant une dégradation significative du rapport signal/bruit (jusqu’à 10 dB ou plus) sur les fréquences GNSS L1 (notamment 1558,5 MHz, utilisée par GPS et Galileo). Les émetteurs identifiés sont le satellite Cosmos 2546 (NORAD ID 45608, lancé en mai 2020) et trois satellites de la constellation russe “Edinaya Kosmicheskaya Sistema“ (EKS, qui est un système russe d’alerte avancée de lancement de missiles). Cela prouve la faisabilité d’un brouilleur spatial et l’émergence de capacités de guerre électronique spatiale.
Face à ces capacités de “jamming“ [attaque consistant à générer des interférences pour masquer les signaux GNSS aux récepteurs, et ainsi les empêcher de calculer leur position], les grandes puissances investissent massivement dans des systèmes anti-jam [filtrage, antennes directionnelles, aides multi-constellations, navigation hybride avec TERCOM (« TERrain COntour Matching » = “correspondance de relief du terrain“), imagerie de points pré-identifiés, etc.] et des alternatives prenant le relai des signaux GNSS (positionnement inertiel pur, positionnement astronomique, etc.). On appelle ces dernières les « capacité contrespatiale », un domaine en forte évolution dans la militarisation de l’espace.
Fort heureusement, malgré ses positions de principe, la France développe des capacités propres axées sur les lasers. L’ONERA (Office national d’études et de recherches aérospatiales) a annoncé que des travaux sont en cours sur des lasers capables d’éblouir, de détériorer ou de neutraliser des satellites adverses (dégradation optique, capteurs, panneaux solaires, sans destruction physique, pour éviter les débris…). Des essais grandeur nature sur des satellites en fin de vie ont été mentionnés et un déploiement opérationnel serait en cours avec des lasers sol ou spatiaux (nanosatellites), mais les détails et avancés demeurent classifiés, y compris concernant les moyens de brouillage électronique, cyber-attaques contre les satellites, et développement de capacités de contrôle spatial (surveillance, manœuvres, etc.).
Quoiqu’il en soit, tout cela illustre la vulnérabilité des systèmes GNSS, l’émergence de capacités de guerre électronique spatiale, et la nécessité de concourir à cette course par le développement de capteurs/destructeurs spécifiques, si demain on veut ne pas être déclassé et subir la menace de frappes saturantes de longue portée.
@Roland Il y eut une époque (pas si éloignée) ou en Francepu de « doctes aéropages » se posaient l’existentielle question sur la moralité’t d’utiliser des drones et de les armer! Alors……
(En france c’est une spécialité de deviser sur le sexe dans anges et en plus s’il y a polémique là c’est….parfait!)
..
@ji_louis
Non mais la portée supplémentaires apportée par l’avion, ça on avait bien compris. Sauf que cette portée supplémentaires semble bien difficile à obtenir puisque ce missile n’entre dans aucun aéronef actuellement en fonction. Donc ne serait, il pas plis simple dr le tirer à partir du sol, quit à en concevoir un plus gros de portée supérieures qui compensera l’absence d’aéronef ? C’est une question pas une affirmation.
Avec une telle portée, le problème n’est pas la furtivité, le missile peut être emporté sous pylône pour peu que sa masse et son diamètre le permettent.
Autre solution, il pourra(it) aussi être transporté en soute par un gros porteur (minimum C-130, voire C-17 si la chaine de production est relancée), et largué par la porte arrière comme cela se fait déjà pour d’autres cargaisons (parachutages, drones, largage au sol par touch & go, etc).
@Soad
Si le missile ne bénéficie plus de l’allonge de l’avion, il faudra compenser par une portée plus longue. Et comme il n’a plus besoin de rentrer dans la soute d’un avion, ce serait plus simple, on peut le faire plus long. C’est juste une idée.
Toujours ce grand courage d’un pays qui ne veut plus jamais aller au contact direct de ses nombreux ennemis !
S’ils pouvaient, ils feraient leurs guerres depuis les fauteuils du Pentagone, avec des Playstations et des manettes de jeu pour mener la planète entière à la baguette !
« d’un pays qui ne veut plus jamais aller au contact direct de ses nombreux ennemis ! » C’est vrai que bombarder des civils avec des drones c’est mieux! Vachement courageux vos potes russes!
« ils feraient leurs guerres depuis les fauteuils du Pentagone, avec des Playstations et des manettes de jeu » Il faudrait vous mettre à la page vous qui savez….tout, cela permet de cibler avec précision des objectifs militaires adverses à la différence de vos copains russes qui balancent leurs drones à la volée et qui tombent un peu partout, barres d’immeubles, marchés et même cathédrales, y a pas y sont balèzes vos……..potes!
« à la baguette ! » Vous enavez certainement reçu des coups sur les doigts dans votre jeunesse, ceci expliquerait (peut être) votre aigreur!
Peut être que Panda(cruel) fait référence au fait que les russes n’hésitent pas à se tremper les mains pour faire leurs sales besognes. Comme, par exemple au Mali, quand ils dessinent des croix gammées avec un corps qu’ils viennent de démembrer probablement pour aider à la dénazification du Mali
T’oublies la capture des Maduro et le sauvetage de leur pilote en Iran, entre autres, pandacruel pour la vérité.
Heron : rien à voir avec de la guerre : d’un côté: de la corruption suivie par du kidnapping ( ça, les US savent faire ) et de l’autre une opé sur laquelle personne ne dispose de toutes les infos, loin de là , à part une casse de millions de dollars en avions et en hélicos pour les US ..bravo ?
Pour atteindre une telle altitude, l’avion tireur devra voler haut, et le missile lui même devra faire une parabole. Atteindre une telle distance, pourquoi pas, mais il faut déjà pouvoir détecter la cible et conduire le missile à celle-ci
en complement de cette article , voila une bonne nouvelle pour helsing https://www.hartpunkt.de/bundeswehr-helsing-soll-missionssystem-fuer-drohnen-und-drohnenschwaerme-entwickeln/