Leonardo et Baykar associent l’avion d’attaque léger M346 au drone de combat collaboratif Kizilelma

Début juin, le gouvernement italien a donné son feu vert à la création d’une coentreprise par le groupe Leonardo et le constructeur turc de drones Baykar… mais sous condition. Ainsi, celle-ci ne devra s’adresser qu’aux alignés sur l’Union européenne et l’Otan et les technologies qu’elle développera seront classées «secret défense». Cela étant, les deux industriels n’ont pas attendu l’autorisation du Palais Chigi pour lancer des projets communs.
En effet, le 22 juin, Leonardo a fait savoir qu’il venait de terminer, avec succès, la première phase du programme K-SWARM, lequel vise à développer l’interopérabilité entre des aéronefs avec équipage et des drones de combat collaboratif [Crewed/UnCrewed Teaming ou CUC-T].
Une telle capacité est désormais incontournable. Comme le souligne l’industriel italien, elle est d’ores et déjà devenue une «partie intégrante de l’évolution» des avions de combat de la génération actuelle. «Son importance est non seulement technologique mais aussi opérationnelle, doctrinale et industrielle».
Seulement, au sein de l’Otan, la Turquie est, avec les États-Unis, en avance dans le domaine des drones de combat collaboratif [CCA]. Et cela grâce à Baykar, avec le Kizilelma. En novembre, cet appareil a été à l’origine d’une «première mondiale» [le groupe turc l’a revendiquée comme telle] après avoir repéré et abattu une cible représentative d’un avion de chasse alors qu’il évoluait à la pointe d’une formation de cinq F-16 des forces aériennes turques.
Puis, quelques semaines plus tard, Baykar a fait savoir que deux Kizilelma avaient volé en patrouille, de manière synchronisée et, surtout, autonome.
Pour rappel, ayant volé pour la première fois en décembre 2022, le Kizilelma affiche une longueur de 14,7 mètres pour une envergure de 10 mètres et une hauteur de 3,3 mètres. Supposé avoir un rayon d’action de 500 nautiques et propulsé par un réacteur à double flux sans postcombustion AI-25TLT, il peut voler à la vitesse maximale de 590 nœuds [Mach 0,9], à une altitude opérationnelle de 35 000 pieds [environ 11 000 mètres]. Équipé du radar AESA MURAT et de modules de guerre électronique, il emporte au moins deux missiles Gökdoğan fixés sous sa voilure ainsi que des munitions air-sol TOLUN et TEBER-82.
Quoi qu’il en soit, organisée à Çorlu [Turquie], la première phase du programme K-SWARM a donc consisté à faire voler un M346 «Master» appartenant à Leonardo et un T-346 de l’Aeronautica Militare aux côtés d’un Kizilelma.
Lors de cette campagne, explique le groupe transalpin, le Kizilelma a rejoint de «manière autonome le M346 grâce aux algorithmes développés par le laboratoire HIL [Hardware-in-the-Loop] de Baykar».
Puis, grâce à une «suite avionique entièrement intégrée» et récemment mise au point par le laboratoire PC2LAB de Turin, l’équipage du M346 a ensuite pris le contrôle du Kizilelma afin de lui donner des ordres qu’il a exécutés de manière autonome, via un système informatique dédié.
Çorlu’daki K-SWARM canlı uçuş testlerinde, iki adet M-346 uçağı ile Bayraktar KIZILELMA insanlı/insansız kollaboratif yeteneklerini (CUC-T) başarıyla sergiledi.
Otonom kalkış yapan KIZILELMA, havada entegre aviyonik süit ve akıllı filo otonomisi algoritmalarıyla M-346… https://t.co/YRD4RvWmg2 pic.twitter.com/t40691rTZC
— SavunmaSanayiST.com (@SavunmaSanayiST) June 22, 2026
«Différentes manœuvres et formations, incluant des changements de position, des séparations et des regroupements, ont été testées avec succès, le Kizilelma répondant avec précision aux commandes du M346», détaille Leonardo.
Point important : les échanges de données par radiofréquence utilisés par le M346 et le Kizilelma étaient protégés par le dispositif de cyberdéfense GCC de Leonardo, conçu pour «surveiller les systèmes en temps réel» et permettre ainsi un «commandement et un contrôle efficaces des formations de vol planifiées».
Cette campagne a exigé un travail intense de préparation mené pendant «plusieurs mois» par les équipes de Leonardo et de Baykar. Il a ainsi «permis d’atteindre le niveau d’intégration technique requis des systèmes, de développer des scénarios de test, de valider les algorithmes et de garantir le bon déroulement et la sécurité des essais», font valoir les deux industriels.
L’analyse des données collectées durant ces vols d’essais va permettre d’élaborer les prochaines étapes du programme K-SWARM, lequel va évoluer vers «des opérations plus complexes nécessitant une meilleure connaissance de la situation» et une «intégration toujours plus poussés» entre les aéronefs avec équipage et les drones.
«La première phase des essais témoigne de la solidité du partenariat entre Leonardo et Baykar, ainsi que de leurs compétences technologiques et industrielles respectives. Elle confirme l’avantage concurrentiel des deux entreprises dans ce domaine et constitue une étape concrète vers le développement de capacités essentielles pour les opérations aériennes de combat modernes dans des scénarios opérationnels multidomaines», ont conclu les deux partenaires.
Photo : Baykar





L’Europe est beaucoup trop lente. Elle est aussi affligeante. Leonardo pouvait largement développer avec un partenaire européen un drone comparable.
Cela dit l’option d’associer deux aeronefs de ce type est excellente et cela constitue peut être l’avenir de la plupart des aviations du globe.
Si l’Europe est trop lente avec qui voulez vous que Leonardo développe un drone en Europe ? Vous racontez des salades.
@kolibri Dassault? Saab? BAe? Vous connaissez?
@Mat49 Non! la collaboration mieux coopération n’ est pas dans le DNA de Dassault et les autres n’ pas les capacités requises pour les drones…. informez vous.
@Mani qu’est ce qui leur manque pour coopérer de la sorte? Avec Dassault ils auraient juste pu associer le M-346 au futur drone du F5 et pas besoin de développer
« Leonardo pouvait largement développer avec un partenaire européen un drone comparable. »
Ahahah,il aurait peut-être fallu par commencer à développer un drone Male avant de vouloir en faire un comme le BAYRAKTAR KIZILELMA qui est un chasseur inhabité sans équivalent, même les USA et la Chine n’en ont pas un qui lui arrive à la cheville ,en s’y mettant aujourd’hui les industriels européens mettraient une bonne quinzaine d’années et encore pour développer un tel engin 🙂 🙂
La Turquie a le KIZILELMA mais aussi le TAI ANKA-3 , drone furtif turbo propulsé pour les frappes en profondeur et le combat aérien aussi,il a eté révisé dernièrement , sa taille ,emport etc etc ont été augmenté pour la production en série en 2027 . Ils sont tous les deux équipés comme des chasseurs de dernière génération et pouvant emporter une variété de missiles et bombes guidées bien plus grande que n’importe quel autre pays , USA et Chine compris , c’est déjà le cas aujourd’hui pour tous les drones d’attaque turc qui sont tous plus efficients chacun dans leur catégorie,tous combat proven et certains vendus à des dizaines de pays . Baykar qui ne voulait pas pour l’instant vendre des KIZILELMA a été « contraint » de le faire , le dirigeant indonésien a fait jouer ses relations auprès du dirigeant turc pour pouvoir en acheter un escadron livrable à partir de 2028 , sûrement avec le turbo réacteur indigène TF6000 dévellopé par TEI et qui va être intégré au KIZILELMA en 2027 .
@Mala « en s’y mettant aujourd’hui les industriels européens mettraient une bonne quinzaine d’années et encore pour développer un tel engin » Aucune raison
Absolument et quels chasseurs ! Les seuls à pouvoir se faire abattre par une biche ou un lapin …. putain de fusil.
Bah entre nationalomafieux le courant passe de toute façon.
Les australiens ont effectué un tir de missile AMRAAM depuis un drone MQ-28 Fox Bat donc non, les turcs sont loin d’être les seuls à avoir une certaine avance en matière de drone. Pour l’instant, le seul succès à l’export en matière de drones turcs, est le TB2 dont la techno est largement dépassée mais qui a le mérite d’être fiable et pas cher.
Le reste, c’est toujours en développement et il y a un monde entre un premier vol, des essais et être prêt pour la guerre, les russes en savent quelque chose via le SU-57.
Sinon, concernant le KIZILELMA, pour l’instant, c’est un réacteur ukrainien qui propulse le tout.
Ahaha, il faudrait se mettre à page mon cher monsieur ,vous avez une bonne décennie de retard , la Turquie n’a pas que le TB-2 comme drone d’attaque , mais aussi le TB-3 , le TAI ANKA-S, TAI AKSUNGUR , BAYRAKTAR AKINCI , tous vendus à de nombreux pays et les meilleurs de leur catégorie . Le KIZILELMA n’a pas d’équivalent et est le seul véritable chasseur furtif inhabité ayant fait un tir BVR du début à la fin en autonomie , acquisition avec radar AESA GaN,identifiant ami/ennemi, tir et guidage du missile par liaison de données T-Link indigène,contrairement au Ghost Bat qui n’a fait que suivre les ordres d’un awacs relayé par un F18 ,ce drone n’est qu’un Loyal Wingman ,le KIZILELMA est un cran audio et au sommet dans les drones , n’essayez pas de minimiser ce qu’il a fait , informez-vous comme il le faut et maîtrisez un peu mieux le sujet avant de vouloir faire des comparaisons ou encore mieux faire des critiques ridicules . 🙂 🙂
Pour ce qui est du réacteur indigène ,le TF6000 , il est près à intégré au KIZILELMA mais aussi au ANKA-3, et de l’autre côté , la société BAYKAR développe un moteur de 20 000 livres de poussée soit autant que celui que Safran et M88 boosté pour le Rafale F5 , Baykar y arrivera sûrement avant ce dernier . Que je sache votre super Neuron dévellopé par Dassault avait un réacteur anglais non,celui du Rafale pour son premier vol était un F404 US non ? ? 🙂 🙂
« Pour ce qui est du réacteur indigène ,le TF6000 , il est près à intégré au KIZILELMA »
Arrêtez de prendre vos désirs pour des réalités. Pour l’instant, il est à l’état de projet, point barre. Les annonces ne sont pas des livraisons.
Il ne suffit pas de mettre ‘GaN’ sur un prospectus pour concevoir un radar qui rivalise avec ceux de Northrop ou de Thales. On attendra de voir les performances du KIZILELMA en combat réel avant de faire des projections.
« La société BAYKAR développe un moteur de 20 000 livres de poussée soit autant que celui que Safran et M88 boosté pour le Rafale F5 , Baykar y arrivera sûrement avant ce dernier »
Arrêtez de prendre vos désirs pour des réalités, épisode 2. Il existe 5 pays dans le monde capable de concevoir un réacteur de ce type : Les USA, la Russie, la Chine, le RU et la France. Il a fallu à ces pays, des années de tâtonnement et des budgets à 10 chiffres pour y arriver mais on est intimement persuadé qu’une entreprise qui n’a jamais conçu de réacteur, va doubler Safran dans son domaine de prédilection. On y croit… lol !
@Malazgirt. Le MQ-28, quoique vous en pensez est au moins aussi avancé que votre KIZILELMA, intègre actuellement un très gros exercice opérationnel dans le Pacifique, et sera opérationnel et compatible multi plateformes dans une force aérienne avant le KIZILELMA…
Neuron: 1er vol en 2012 pour un programme vraiment démarré début 2006 avec le contrat principal notifié par le DGA, suivant sa définition précise actée 6 mois avant.
On est très loin de la « quinzaine d’années » pour qqchose de bien plus ambitieux. Ne parlons même pas de ce que les ukrainiens sortent en quelques mois.
Oui, enfin les Ukrainiens font comme les Turcs, ils assemblent des composants fabriqués chez nous.
Le Neuron n’est resté qu’au stade de démonstrateur et aujourd’hui il n’y a même pas un prototype pour faire des essais , y’a pas un problème ? Le KIZILELMA est un chasseur furtif inhabité autonome avec tous les équipements d’un chasseur moderne de dernière génération, le Rafale n’a même pas pas un EOTS comme le KIZILELMA. Le TAI ANKA-3 lui est un Neuron boosté avec 1,6t d’emport et des munitions que vous n’avez même pas dans votre inventaire alors que tous les drones Turcs les utilisent depuis un moment le BAYRAKTAR AKINCI et le TAI AKSUNGUR .Évitez de comparer les drones ukrainiens et Turcs ,ils ne fabriquent que des drones kamikaze non réutilisables ,c’est une catégorie en dessous ,ils ne jouent pas dans la même cours ,les industriels Turcs en ont une flopée et très nettement un cran au-dessus .,regardez les dernières réalisations de BAYKAR dans les drones kamikaze ou réutilisables à longue portée et revenez me voir . 🙂 🙂
AHAHAHA, la bonne blague , c’est pour cela que vous n’avez pas un seul petit drone ou carrément que Safran n’arrive même pas à assembler des systèmes pour rendre opérationnel un p’tit drone de surveillance même pas armé.? ? 🙂 🙂
ils savent pas faire d avion, mais ils sauraient faire un « chasseur inhabité sans équivalent » ….
Et certains y croient.
Il faut juste se nettoyer les yeux pour le constater et bien sûr s’acheter un cerveau . 🙂 🙂
Ahaha, l’industrie de la défense turque surpasse celle de l’Europe dans bien des domaines , il faut juste se nettoyer les yeux . Les drones d’attaque où vous avez au moins une décennie de retard , le chasseur d’entraînement de dernière génération Hürjet bien plus moderne que les vôtres à hélices ou même comparé au M346 seule chasseur d’entraînement à réaction d’Europe ,les bombes et missiles guidées ,bien plus variées que toute l’Europe réunie ,les LRU , LRM , dans l’armement des navires de guerre rien à envier et a même mieux en ce qui concerne les CIWS ,un système de défense aérienne multicouche plus complet ,les caméras électro optique d’ASELSAN surpassent les vôtres .et tout cela développé en à peine une quinzaine d’années alors qu’il vous a fallu un siècle pour en arriver là où vous êtes , votre piédestal en carton s’effondre chaque jour qui passe . Le KIZILELMA n’a pas d’équivalent et vous n’êtes pas près de vous en approcher avant une bonne décennie ,il va même dominer vos supers chasseurs sans le moindre souci .La condescendance est un vilain défaut ,la chute est encore plus rude . 🙂 🙂
« l’industrie de la défense turque surpasse celle de l’Europe dans bien des domaines »
J’ai pas été plus loin.
@Mat49 « …et cela constitue peut être l’avenir de la plupart des aviations du globe. » Effectivement. Coûts limités, efficacité élevée, c’est tentant. Pourquoi investir autant dans des avions pilotés si les drones peuvent effectuer la majorité de leurs missions. Hors grandes puissances, les finances sont toujours limitées.
@Edgar « Pourquoi investir autant dans des avions pilotés si les drones peuvent effectuer la majorité de leurs missions » Ici il reste un avion piloté mais c’est un avion léger. Ce qui permet de ne pas dépendre d’une liaison de donnée depuis le sol. Dans l’idéal l’avion va loin mais c’est plus cher.
Il me semble que ce concept a de l’avenir. Un avion de chasse à coût maîtriser associé à des drones de combat. Cela permettrait de la masse sans se lancer dans un projet ruineux.
Sans parler des derniers conflits, Ukraine ou Iran, où l’aviation ne s’est pas montrée déterminante.
@Vins exacte les projet type NGF, X-47 ou GCAP sont prohibitifs. Mais en attaque cela restera pertinent d’avoir un avion de combat capable d’aller guider des drones très loin.
On ne mesure sans doute pas assez à quel point le logiciel est la partie stratégique du nouveau modèle de combat aérien collaboratif. Ce n’est ni le drone ni le chasseur.
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– L’ US Air Force a investi des sommes considérables pour spécifier cette partie et standardiser tous les interfaces. Les fruits de cet effort intense commencent à arriver : un avion de chasse NGAD peut piloter des drones CCA de plusieurs fournisseurs différents dans la même mission, ce qui exploite beaucoup plus les capacités de production industrielle d’une BITD pour une armée de l’air. Ces drones CCA peuvent également travailler ensemble, afin de décharger les pilotes d’une partie du travail tactique.
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l’US Air Force a bien défriché la voie doctrinale : une architecture logicielle multicouche qui distribue la coordination. Au lieu d’avoir un lien unique chasseur piloté-drone, le système est en 3 couches interactives :
1) une couche tactique (c’est le réseau air-air)
Les CCA et les chasseurs pilotés échangent des données directement et en temps réel. Cela permet
à la manÅ“uvre tactique de pouvoir s’exécuter : le contrôle de formation, la détection distribuée, le partage de cibles et leur engagement en mode coopératif.
2) une couche décisionnelle (c’est l’autonomie embarquée)
Chaque plateforme dispose de son propre système d’autonomie. Les CCA exécutent des comportements tactiques pilotés par leur IA embarquée, les systèmes de gestion du combat des chasseurs pilotés assistent la décision du pilote en analysant les données fusionnées des capteurs et en gérant l’emploi des armes. Ici le pilote devient chef d’orchestre, il ne transmet pas d’ordres détaillés de bas niveau mais fournit un objectif à atteindre, sous forme d’une intention de mission. Celle-ci est traduite en actions tactiques par les systèmes embarqués. Au passage cela permet aux CCA de continuer à opérer même en cas de communications dégradées.
3) une couche opérationnelle (c’est le « cloud » de combat à la SCAF)
Le « cloud » est un réseau militaire distribué sécurisé de combat. Il intègre tout ce qui concourt à une bonne compréhension de la situation globale : tout ce qui vient des satellites, des AWACS et autres plateformes de renseignement, des fusions multi-milieux et multi-domaines (terrestre, maritime, aérien).
Cette couche ne contrôle pas directement les aéronefs en temps réel, elle fournit l’information de planification et de coordination, mais pas d’exécution.
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En pratique, le système USAF fonctionne comme une architecture distribuée complète où
le cloud fournit la connaissance de la situation globale,
le chasseur piloté fournit l’intention,
le CCA exécute des actions tactiques concourant à atteindre l’objectif exprimé par l »intention du pilote, via son autonomie embarquée.
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C’est par là que les gouvernements européens auraient dû commencer et sur lequel ils devraient maintenant mettre la pression : obliger les industriels à avoir un standard européen commun de l’architecture du combat aérien collaboratif et en particulier de son architecture logicielle, au lieu d’essayer de les forcer à fabriquer un avion en commun.
Chacun peut ensuite développer dans son coin le chasseur ou le drone de ses rêves : du moment qu’il respecte ces standards, il sera intégrable dans un système plus grand et aura donc des débouchés marché.
C’est d’autant moins aléatoire que l’USAF a défriché la voie doctrinale à suivre : pas besoin de réinventer l’eau chaude, il suffit de s’inspirer de leur architecture à 3 couches. Les gouvernements et les industriels européens seraient bien avisés d’en faire leur priorité, au lieu de rouler des mécaniques à l’allemande pour faire son avion de chasse de-la-mort-qui-tue-tout-seul-dans son-coin.
Pour être un brin impertinent : Airbus DS ne contemple que son petit nombril industriel et n’a rien compris des véritables enjeux.
Le risque est que les CCA européens arrivent trop tard et dans la cacophonie babélienne habituelle des standards de mise en Å“uvre collaborative. Les armées de l’air exigeront alors de leur gouvernement de se tourner vers les CCA américains pour aller vite dans le capacitaire – et seront alors tenus par les cou….par les logiciels, comme sur le F35, pour planifier et exécuter la moindre mission.
Ce test prouve toute la maîtrise de BAYKAR et de l’architecture de ses systèmes électroniques de ses drones ouverts à une collaboration avec d’autres aéronefs , ses drones sont capables de recevoir des données ou d’exécuter des ordres d’un autre aéronef ou de tout autre plateformes comme c’est le cas avec le système de gestion de combat ADVENT développé par HAVELSAN pour la marine turque .
Quel dommage que l’Italie soit ravagée par la mafia et la corruption : il serait de loin le n° 1 en Europe !
@ Robmac vous dites  » ravagée »… Pourquoi il n’y a pas de criminalité en France ? aux US ? en Russie ? en Ucraine….. Mais vous avez raison il y a des commentateurs ravagés du cerveau
La mafia arrive en Corse et avec les réseaux internationaux de trafic de drogue, mais en Italie elle est un phénomène ancien et pour ainsi dire culturel, qui infiltre toutes les activités.
@Robmac, dire que la mafia en Italie est un phénomène « culturel » revient à dire que tous les Italiens sont des mafieux. Je suis navré de vous décevoir, espèce d’arrogant, mais ce n’est tout simplement pas le cas. Apprenez à faire preuve de plus de respect envers un peuple — les Italiens — qui a donné naissance à des artistes, des inventeurs et des écrivains de renommée mondiale. Cela dit, le lien entre la mafia et le sujet de l’article reste un mystère dont seul votre cerveau a le secret (en supposant que vous en ayez un).
Encore une brillante intervention à votre actif, c’est beau.
@Robmac Quel dommage que la France soit habitée par tant (trop) de personnes ignorantes et présomptueuses comme vous.
Les français s’excusent bien évidemment auprès de nos amis transalpins pour la bêtise crasse de certains de ses ressortissants.
Slaher le désinformé ,vivant dans sa bulle, se croit plus informé sur l’industrie turque qu’un citoyen turc qui ne fait que relater les déclarations des constructeurs qui n’ont pas pour habitude d’avancer quoi que ce soit comme le font les industriels occidentaux qui mettent une éternité dans leur projet de développement d’une plateforme et sont champions hors catégorie de la propagande mensongère . 🙂 🙂
On peut savoir le lien avec l’article et puis ravagée vraiment ? Pensez vraiment à balayer devant votre porte car entre corruption prouvée de vos politiciens de vos amministrations trafic de drogue même dans des petites villes, dz mafia et sentiment général d’insécurité si il y a un bien quelqu’un qui ne peut pas se permettre de nous faire la morale c’est vous
A ce que j’ai pu lire dans un article ici , Dassault ne pourrait pas associer le Neuron au Rafale F4 mais seulement sur le F5 . Comment Leonardo arrive à associer un drone collaboratif à son p’tit chasseur d’entraînement et Dassault n’y arrive pas avec deux aéronefs conçus par lui-même ? La Turquie compte utiliser le KIZILELMA , qui est tout d’abord un chasseur furtif inhabité autonome et non simplement un Loyal Wingman , avec le Hürjet, les F16 modernisés dans le cadre du programme ÖZGÜR 2 et bien sûr avec son futur chasseur KAAN .
 » Comment Leonardo arrive à associer un drone collaboratif à son p’tit chasseur d’entraînement et Dassault n’y arrive pas avec deux aéronefs conçus par lui-même ? »
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Peut être parce qu’il n’y a aucun rapport entre les deux appareils ?
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Le Neuron est un démonstrateur de drone de combat qui date de 2012. Il a été conçu pour permettre à la France, l’Italie, la Suisse, l’Espagne et la Grèce d’acquérir de l’expérience sur les UCAV. Il n’a jamais été prévu que le Neuron soit le drone ailier du Rafale.
Toutes les plateformes militaires doivent être capables de collaborer ensemble logiquement non , et encore plus facilement quand deux appareils sont fabriqués par le même constructeur . Même si le Neuron est resté au stade de démonstrateur il aurait dû à terme être capable de collaborer non seulement avec le Rafale mais aussi avec les autres plateformes , c’est de la logique .Le projet Neuron était justement d’acquérir entre autre la possibilité d’une interopérabilité avec les chasseurs non ? ? L’article en question parlait d’une impossibilité pour le Rafale F4 de coopérer non seulement avec un Neuron fini mais l’incapacité à le faire avec d’autres drones CCA , pourquoi ? Je me demande juste pourquoi le M346 arrive à le faire avec le KIZILELMA mais un Rafale F4 n’y arriverai pas avec un drone de sa conception ? ? Moi personnellement je me demande comment un constructeur comme Dassault , ayant réussi à réaliser un tel projet n’est pas allé jusqu’au bout , il est évident qu’ un tel appareil abouti serai un game changer , le pire c’est comment il n’a pas vu la chose arriver quand les autres ont commencé à lancer de tels projets de CCA ou drones furtifs autonome ?? Je ne pense pas que ce soit un manque de vision ou un manque de lecture du champ de bataille. Selçuk Bayraktar,directeur technique et cofondateur du groupe BAYKAR , affirmait dès le début des années 2000 qu’il serait leader mondial s’il était soutenu dans ses projets , cela n’a pas été cas bien au contraire ,sa famille a entièrement financé ses ses réalisations et son entreprise est tout de même devenu leader mondial dans l’exportation de drone de combat . Aujourd’hui BAYKAR,a racheté PIAGGIO ,possède une agence spatiale et lance des micro satellites a débuté le développement de mini réacteur modulaire et bien d’autres projets .