L’Arme Blindée Cavalerie pourrait renouer avec les blindés médians chenillés pour «percer» les lignes ennemies

Avec l’omniprésence des drones, la généralisation de l’intelligence artificielle [IA], la précision des feux dans la profondeur et l’accélération de la prise de décision due à l’importance prise par la connectivité en matière de commandement et de contrôle [C2], le champ de bataille est désormais «transparent». La liberté de manœuvre s’en trouvant amoindrie, cette situation conduit à un blocage tactique, surtout quand aucun des belligérants ne peut se prévaloir de la maîtrise du ciel, comme c’est le cas en Ukraine.
Dans de telles conditions, avait expliqué le général Pierre Schill, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], «l’infanterie tient davantage qu’elle ne conquiert, l’artillerie conquiert davantage qu’elle n’appuie, les hélicoptères d’attaque arrêtent les offensives adverses davantage qu’ils ne mènent de raids et la cavalerie appuie et défend davantage qu’elle ne perce ou n’exploite»… alors que c’est sa raison d’être.
Aussi, lors de la Saint Georges 2025, le CEMAT avait appelé l’Arme Blindée Cavalerie à «réinventer le combat de reconnaissance comme le combat blindé», en élaborant de nouvelles tactiques sans «carcan doctrinal ni esprit de clocher» et en innovant pour «redécouvrir les moyens de la mobilité pour peser dans la bataille», afin de trouver les «clés pour dépasser les blocages tactiques».
Le concept d’escadron de drones de chasse, élaboré par le 1er Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], fait partie des innovations tactiques souhaitées par le général Schill. Ayant démontré son efficacité, il va s’étendre à d’autres régiments de l’armée de Terre. Mais il ne répond que partiellement aux défis que doit relever l’Arme Blindée Cavalerie.
Dans un article publié dans le dernier numéro de la revue Fantassins de l’École de l’Infanterie, le lieutenant-colonel Arnaud Toussaint, directeur adjoint de la prospective à l’École de Cavalerie, a donné un aperçu des évolutions capacitaires auxquelles l’ABC doit donner la priorité d’ici 2040.
«Les principes de la guerre de Foch sont malmenés par l’évolution de la conflictualité : la liberté d’action est amoindrie par la transparence et la létalité accrue qui en résulte, confinant ainsi au blocage tactique. La recherche de la concentration des efforts, étendue aux effets – cinétiques comme multimilieux / multichamps [M2MC] – et menée avec fulgurance pour exploiter les fenêtres d’opportunité, devient primordiale pour reprendre l’initiative», a d’abord rappelé le colonel Toussaint.
Pour cela, l’ABC devra prendre le virage de la dronisation [notamment pour le renseignement, la frappe et le tir au-delà de la vue directe] et celui de la robotisation. «Le recours à des plateformes inhabitées pour étendre la protection et/ou l’agression de plateformes principales habitées et faire masse est essentiel», estime l’officier.
Ce qui, au-delà des considérations de mobilité tactique et d’une empreinte énergétique soutenable, pose la question de recourir à un opérateur «systèmes d’armes terrestres» [OSAT]… et donc de «repenser la structure des plateformes habitées», l’intelligence artificielle devant être vue sous le «prisme de l’aide à la décision afin d’augmenter le combattant plutôt que de se substituer à lui», poursuit-il. En clair, il faudra probablement «dépasser les schémas optimisés depuis 1945».
Une réflexion sur le format des unités devra être menée. «Des structures allégées semblent plus propices pour mener un cycle dispersion-concentration, avec plus d’unités disposant de moins de pions mais de meilleures capacités», écrit le lieutenant-colonel Toussaint.
Cela étant, se créer des fenêtres d’opportunité [ou contribuer à les créer] pour ensuite les exploiter suppose de renouveler les équipements et les tactiques de l’Arme Blindée Cavalerie, laquelle devra être «intégratrice et différenciée» selon trois niveaux, à savoir «Hussards 2.0», «Dragons 2.0» et «Cuirassiers 2.0».
Sur les premiers reposerait une «capacité de reconnaissance», qui «renseigne, combat et contrôle, avec un recours important aux drones», dans l’esprit «drones de chasse». Leur mission viserait à favoriser l’engagement des unités plus lourdes et à quadriller «efficacement» une zone.
Il reviendrait ensuite aux «Dragons 2.0» de mener l’assaut «sur ligne». Cette capacité bénéficierait de «plateformes médianes multirôles chenillées et d’effecteurs d’accompagnement». Elle «manœuvre aussi bien embarquée que débarquée, ses plateformes restant alors opérantes, car armées par des équipages formés au combat embarqué», explique le lieutenant-colonel Toussaint.
Quant aux «Cuirassiers 2.0», ils auraient à mettre en œuvre une «capacité de rupture», en «étendant la fonction de combat embarqué et en l’augmentant drastiquement pour garantir» un engagement avec le «plus haut potentiel de combat», poursuit-il. Et cela dans le cadre d’un «système de systèmes», comme le Main Ground Combat System [MGCS], dont le développement, avec l’Allemagne, est incertain.
Quoi qu’il en soit, résume le directeur adjoint de la prospective à l’École de Cavalerie, il s’agit de repenser le triangle tactique «agression-protection-mobilité», avec un «élargissement de la zone des effets de la franche 0 – 4 000 mètres à la franche 0 – 10 000 mètres en combinant effets direct et indirect», une «famille de plateformes chenillées habitées [combat embarqué, combat débarqué, appui] bénéficiant de performances équivalentes et accompagnées de robots périphériques aux mêmes standards» et des «systèmes de protection multicouches».
Seulement, depuis l’AMX-13, l’Arme Blindée Cavalerie ne dispose plus de blindés médians chenillés, l’Engin blindé de reconnaissance et de combat [EBRC] Jaguar étant à roues, comme, du reste, son prédécesseur, l’AMX-10RCR. Faut-il en déduire que l’armée de Terre est sur le point de changer son fusil d’épaule sur ce sujet… alors qu’elle a systématiquement privilégié la roue à la chenille au cours des ces dernières décennies ?
Ce retour aux plateformes chenillées n’est pas envisagé seulement par la division «prospective» de l’École de Cavalerie. L’an passé, dans les pages de la Revue «Fantassins», le général Régis Anthonioz, le commandant de la 2e Brigade Blindée [BB] ainsi que les chefs de corps du 92e Régiment d’Infanterie, du Régiment de Marche du Tchad et du 16e Bataillon de chasseurs à pied, étaient aussi allés dans ce sens.
«En effectuant un rapide tour d’horizon des partenaires, la tendance 2030 présage d’un retour de la chenille et d’un nécessaire retour à l’esprit d’équipage dans l’infanterie blindée», avaient-ils relevé. Et d’ajouter : «le besoin en mobilité dans le chaos du champ de bataille offre une réponse simple et connue de tous […]. En Europe, au regard de la géographie et de la météorologie, la mobilité est liée à la capacité à se mouvoir sur des terrains parfois très difficiles. Seule la chenille garantit aujourd’hui cette capacité».
Aussi, avaient-ils conclu, «plutôt que d’opposer chenille et roue, le vrai débat devrait porter davantage sur des évolutions significatives de la chenille, de sa résistance, de son poids, de son élasticité…».
Photo : AMX-13 Photo : Les Meloures — Archive Les Meloures / CC BY-SA 4.0





On parle ici d’une cellule qui a pour missions de définir et d’imaginer des évolutions possibles pour la cavalerie.
On a la même chose pour l’infanterie ou l’artillerie.
Ce ne sont pas des orientations « en cours » sur lesquelles nous devons jeter plus de crédits que cela étant donné que l’immense majorité du temps, ces perspectives tombent dans les oubliettes. Dès lors que ça change d’équipe, on change la perspective et on enterré celle d’avant. On va y mettre un peu d’actualité dedans mais souvent ce ne sont que des désirs persos de gens de la même arme.
@alors
L’incidence considérable de l’arrivée des drones, de l’IA et bientôt du quantique OBLIGE à remettre tout à plat.
Il ne s’agit pour chaque arme d’imaginer son devenir et de trouver sa place.
Il s’agit, en partant du contexte géopolitique actuel, de son avenir prévisible et des technologies matures ou proches d’émerger, d’élaborer des stratégies à même de faire face à l’adversité et, ensuite, de déterminer quels sont les matériels nécessaires pour mettre en Å“uvre ces stratégies.
Sinon, on en restera aux « schémas optimisés depuis 1945 ».
on est surtout de Gamelin 40 qui font tout pour faire oublier l’imprécision de l’Ukraine alors que la Georgie fût envahie . l’artillerie et l’Abc ne doivent plus être les parents pauvres. il faut 1000 canons et des versions terre de m51
Et en respirant un grand coup, en buvant un peu d’eau fraîche et en se concentrant bien, ça donnerait quoi ce que vous avez essayé d’écrire ?
Sans vouloir m’immiscer, c’est plutôt une bonne tisane qu’il lui faudrait.
Alors que la Géorgie fut envahie.
Que la Géorgie fût envahie eût été impensable.
Le fût du canon
Le niveau III « cuirassiers 2 » peut sembler de plus en plus discutable pour la France. Ne pourrait on pas déléguer ce type de mission aux pays volontaires et hautement équipés comme la Pologne et l’Allemagne en 1ere ligne. La volonté de combat rapproché mécanique semble antinomique avec une forte de dissuasion pouvant être prolongée en mission. Sérieuses économies reportées sur la Marine et l’Air.
La Pologne et l Allemagne ne sont nullement hautement équipés. La France est le pays d Europe avec le plus gros segment lourd juste devant l Allemagne (Même si on peut douter qu ils aient les RH pour les mettre en oeuvre). La France a en plus un segment moyen et léger.
La Pologne et l Allemagne ont des accords cadre pour de grosses commandes potentielles de matos. Mais rien de concret ou crédible pour mettre des RH en face de ces accords cadre.
De plus faire confiance en la combativité de la Pologne et de l Allemagne, c est osé comme concept.
c’est la progression et les intérieurement qu’il faut regarder, pas le niveau d’équipement à un instant T !
La Pologne investit beaucoup sur ce segement tout comme l’Allemagne, chose que nous on ne fait pas
Progression: pour le moment, il n y en a pas chez les 2. il y a des annonces.
Intérieurements???
La pologne et l allemagne ont fait des annonces. Les promesses engagent ceux qui y croient.
La France est en avance sur tout le monde. Sans être la nation au plus gros budget.
Ce qu il faut regarder, c est pas les annonces de dépenses ponctuelles si des postes symboliques .
Ce qui fait une armée, c est pas un chiffre hypothétique symbolique dans une colone d un tableau excell.
Ce qui fait une armée c est les soldats. Si tu as le personnel pour mettre en oeuvre 50 chars sans personnels pour les appuis, cela te fais une belle jambe d avoir dans des hangars 2000 tanks et 5000 canons. C est l adversaire qui sera content de se servir.
Et la robotisation n y change rien. La robotisation, c est plus de monde en logistique.
La BW publie chaque mois (tableau Excel ses effectifs militaires et civils.depuis 4 ans c’esrt essentiellement flat..publié sur le blog « Augen geradeaus » car le recrutement/retention ne suit pas
c’est toujours à 90 % de la France à la louche
Vous pouvez gloser sur tout en matière militaire, blindés, artillerie, feux longs ou courts, si vous le voulez, nous n’avons plus d’armée digne de ce nom. Nous avons une armée microscopique, moléculaire en réalité. Nous manquons de tout . A peine 152 Rafale dont seulement 80 en activité réelle! Notre Marine est ridicule, notre porte avions est vraiment seul et lorsqu’il est réparation, c’est fini même avec nos porte hélicoptères qui font pitié car ils ont de moins en moins d’hélicoptères justement. Si vous être craints selon notre génie actuel et les incapables précédents,, nous aurions besoin d’une armée de 600000 hommes au moins, de 600 avions de combat, de trois porte avions format américains, de plus de mille lanceurs de missiles. Le reste c’est du vent, de l’habillage misérable de notre armée qui fait la manche. Je ne sais si vous aurez le courage de me publier, mais dire les choses est nécessaire pour éviter de rêver.
Pour « ce segement », j’avais traduit sans peine (« segment », bien sûr, pas « sagement », euh, l’autre !).
Mais sur « c’est la progression et les « intérieurement » qu’il faut regarder », je ne vois pas.
Il n’est probablement pas question de se regarder les intérieurs… Ou alors l’auteur est perturbé par la perspective de la coloscopie pour ses 50 ans ?
C’est moi, que vous appelez « une forte de dissuasion » ?
Soyez correct !
https://m.youtube.com/watch?v=gGMofsWq99k
Ça me fait toujours un drôle d’effet de me revoir en bonne sÅ“ur.
Comme quoi, la vocation, c’est très fluctuant.
@dambrugeac
Les 3 segments sont conçus pour évoluer ensemble ce qui suppose un niveau d’interopérabilité entre pays européens qui n’est pas encore atteint.
Par ailleurs l’Allemagne vise un peu différemment :
le cÅ“ur de son arme blindée devient le Puma, ce demi-échec technique qui se transforme en outil principal. Ils envisagent d’en acheter plus de 1000 selon leur dernière revue stratégique, soit de quoi former quasiment 8 brigades blindées mobiles avec leurs réserves (à voir pour l’aspect RH et recrutement, qui n’est pas une sinécure en Allemagne…).
Ils « enveloppent » cette capacité blindée mobile avec de la défense basse et moyenne couche : la défense rapprochée est à base de Skyranger monté sur plusieurs châssis, du 4×4 au 8×8, soit une bulle anti-drone capable de se déplacer à la même vitesse que les brigades Puma. la moyenne couche c’est de l’IRIS-T SLM eux aussi en batteries mobiles. Le tout évolue dans une toile de communication C2 censé rendre tout ce dispositif interopérable. C’est entre autres pour cela qu’ils sont si pressés de déployer leur propre constellation de satellites de données, au lieu d’attendre IRIS 2….
Une sorte d’arme blindée cavalerie qui se déplace en carapace de tortue contre les attaques venant de la plaine et du ciel bas, y compris sur les champs cyber et brouillage.
–
La vraie coopération avec eux, outre celle du cadre OTAN, serait une plus grande interopérabilité, au moins au niveau du segment médian, entre une brigade SCORPION française et cette cavalerie blindée allemande 2.0. Mais cela prendra des années. En attendant, il nous faut une ABC prête y compris le serment lourd et laisser ces 3 segments ABC allemands guerroyer en dispositif complet sur leur plaine orientale, ça nettoiera déjà pas mal.
L’Allemagne !? Faut il rappeler qu’en 2023, sur 18 puma engagés dans une manÅ“uvre de l’OTAN, l’intégralité est tombé en panne avant la fin de la première phase ?
Faut il rappeler que la bundeswehr a une expérience opérationnelle proche du néant ?
Soyons sérieux par pitié. On ne peut raisonnablement pas établir une partie de notre doctrine en se basant sur de tels « alliés »
Il semble que les soldats allemands ne soient pas très chaud pour recommencer la balade dans les plaines de l’Est :
L’Allemagne n’a pas réussi à recruter des volontaires pour la brigade destinée à servir en Lituanie, et le recours à la conscription obligatoire est à l’étude,
« La priorité absolue de l’armée est d’assurer la pleine capacité opérationnelle de la brigade lituanienne l’année prochaine » a déclaré la Bundeswehr.
Un tel revirement constitue un échec manifeste pour le ministre de la Défense Boris Pistorius et son inspecteur général Karsten Broyer, note le journal : lorsqu’ils avaient annoncé le déploiement de 5 000 militaires dans ce pays, ils avaient souligné qu’ils seraient en mesure de trouver suffisamment de volontaires.
Der Spiegel
De plus leur mobilité stratégique à l’échelle continentale est incertaine : tous ces engins devront tôt ou tard emprunter les routes d’Europe et passer sans trop de migraines sur/sous ses ponts, tunnels, autoroutes, etc.
Même si l’on renonce au dogme postcolonial de « l’aérotransportabilité à tout prix », s’en tenir à une masse et un gabarit « raisonnables » ne serait pas sans cohérence.
Article très intéressant, à mettre en perspective avec le profil du nouveau CEMAT.
La chenille médiane, voilà la bonne formule.
Sur un châssis de CV 90, on est proche de l’optimisation, avec la dotation parallèle de l’infanterie mécanisée.
La France ne retournera plus en Afrique comme avant, certains dans l’AdT s’accrochent à cette perspective, mais fini les gros bataillons de TdM et les garnisons TSHM, désormais ce sera un coup de pouce soft, mélange de FS et de haute technologie dans le Rens et les drones, donc la roulette, à réduire, mais pas à faire disparaître, il faut équilibrer les capacités.
Et pour finir, un hommage à la plus belle des écoles de la plus belle des armes, Saumur, un peu mon école, où le charme des bords de Loire et le Saumur Champigny incitent à la réflexion, sans oublier de passer à l’action, bien sûr.
Et n’oubliez pas, « petit bond, petit con »!
@Thorgal
Article intéressant, en effet. La chape de plomb qui entourait le sacro-saint programme MGCS s’étant fissurée, on sent enfin venir le souffle du changement sur l’AdT, et la cavalerie. Peut être la fin du « tout roue » qui se profile.
En ligne de mire, la succession du Leclerc, et l’échec du MGCS qui rebat les cartes et oblige à repenser le devenir du segment lourd de la cavalerie française à horizon 2035-2040.
La tentation naturelle est de remplacer nos 200 Leclerc par un nombre équivalent ou supérieur de chars lourds modernes, avec un châssis allemand et une tourelle « francisée » (EMBT, Leclerc EVO, CAPINT…). Cette solution est la plus rapide, la plus simple, et elle permet dans les faits de répondre aux besoins opérationnels de l’AdT dès 2035, notamment pour ce qui concerne la robotisation, érigée à juste titre en priorité absolue. Ce n’est donc pas si mal… sauf qu’il ne sera jamais possible de « rentabiliser » un programme sur une base de 200 unités, et que le char en question ne pourra par ailleurs vraisemblablement jamais être exporté. On ne fait donc que repousser le problème, et « gérer » notre dépendance à l’Allemagne.
La solution vertueuse consisterait à repenser notre besoin, et à partir non plus sur un char lourd de 50-65 tonnes destiné « simplement » à remplacer le Leclerc, mais sur un blindé chenillé médian d’environ 45 tonnes qui serait conçu d’emblée pour être décliné en famille de véhicule : char, VCI, lance missiles/drones, véhicule antiaérien, génie, dépanneur… on arrive alors à un besoin de l’ordre de 1500 plateformes, suffisant pour envisager une production en série, et avec d’intéressantes perspectives export. Ce blindé pourrait en effet être comparé à la famille CV90, mais dans une version considérablement adaptée et modernisée. Sa masse réduite permettrait l’adoption d’une solution de motorisation hybride (1200 chevaux ?) plus facilement disponible sur le marché, dérivée des moteurs de poids lourds civils, et l’utilisation possible de chenilles en caoutchouc composite permettrait encore de gagner en masse (jusqu’à 4 tonnes). Le reste, notamment la vétronique, la tourelle, l’APS Diamant, de même que l’armement (Ascalon, Akeron, MTO…), les liaisons de données et les drones d’accompagnement, sont des éléments déjà disponibles sur étagères au sein de la BITD française, ou sur le point de l’être.
Le jeu en vaut la chandelle. Avec une telle famille de blindés, la France ne serait plus en concurrence frontale avec les productions allemandes qui trustent le marché en Europe, mais présenterait une offre différente (certains diront même complémentaire). Plus mobile, plus légère, plus facilement projetable, plus souple et adaptable, cette famille de véhicules blindés médians pourrait trouver preneur bien au delà des frontières de l’Hexagone.
– Rogger 21 juin 2026 Ã 14:31 :
« ce type de vehicule envisage toute une famille ( vci. vtt. voa. genie . dca . appuis direct ). »
– HMX 21 juin 2026 Ã 22:26 :
« qui serait conçu d’emblée pour être décliné en famille de véhicule : char, VCI, lance missiles/drones, véhicule antiaérien, génie, dépanneur… »
.
@HMX
Que cette juxtaposition de textes est étonnante…
Certes, les grands esprits ont le droit de se rencontrer mais se pourrait-il que vous, avec votre français impeccable, soyez aussi notre Rogger national, dont la créativité orthographique paraît souvent trop absurde pour être honnête ?
Voilà qui serait croquignolet !
C’est tout à fait très bien. Donc ironisons un peu.
Enfin on évoque l’importance primordiale du Génie qui en garantissant la mobilité permet le combat de mouvement.
Il est doux que le sujet soit confié à un cavalier car la courtoisie et l’élégance de l’Arme conduisent à éviter qu’en défonçant les axes avec des roues, des chaines etc tout l’avant ne soit plus qu’un interminable chantier de bitumeurs irlandais. Le génie sorti de sa bouteille : ça sent…
On évoque aussi le génie du Baron Haussmann qui fut le précurseur de la forme dernier cri du combat urbain : la gravoitisation immobilière. La conversion des immeubles en gravats par le recyclage en transport d’explosif des blindés anciens : voila une novation.
C’est important car l’on redécouvre qu’il est loisible de se battre hors des villes. Celle ci sont souvent dépourvues de rempart : ne nous mêlons de rien. Chaque Dame Carcas selon les mÅ“urs de son lieu saura bien lancer la dernière truie… A sa guise.
La cavalerie a une histoire riche d’où elle tire ses subdivisions d’arme : https://www.persee.fr/doc/rharm_0035-3299_1984_num_155_2_7344
La fin relative de l’infanterie méca au profit d’une infanterie sous blindage comporte aussi des oublis qu’il faudrait corriger simultanément en se posant la question de la ZU ou les robots pourraient être les seuls à entrer. Autour de cela il faudrait une infanterie d’aménagement et de contrôle. Les coquettes de l’artillerie sont plus froissées que les jupons de la Marquise de Merteuil ou de Cécile de Volanges…
Repenser à la famille AMX 13 c’est aussi redécouvrir le prédécesseur du CAESAr le https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_de_155_mm_mod%C3%A8le_F3_automoteur Un 155 33 calibres et 20 km de portée.
Mais enfin, quand saurons nous si l’affaire iranienne démontre : la fin de la supériorité aérienne US, un dépouillement excessif par trop de munitions difficiles a renouveler données à l’Ukraine, une réponse chinoise ou russe ? ? ?
Ou un en eu qui ne vaut pas la chandelle ?
Pour ré-obscurcir le champ de bataille il faut aveugler ou détruire les satellites et les avions espions adverses. De même pour les grilles de détections de drones.
Et il faut se préparer à du NRBC à tous les coins de rues par la grâce des drones dont les capacités n’auraient pas du être démontrer.
Et le combat sous blindage pour cause de NRBC n’est pas simple.
Hors sujet ? N’est ce pas la question ?
Bonsoir,
J’ai déjà eu l’occasion de vous dire que j’apprécie généralement ce que vous écrivez, quand votre style fréquement elliptique ne vous conduit pas au-delà des limites du compréhensible pour le commun des mortels.
Je ne sais si ce sont là les effets de la canicule, mais il me semble qu’à loccasion de ce commentaire vous vous êtes surpassé en matière de franchissement du terminateur qui marque la frontière du côté obscur.
À moins que cette vague de chaleur n’influe sur mes capacités cognitives ?
Peut-être un peu des deux…
Bref, je crains de ne pas avoir tout compris.
C’est dommage, car vos points de vue sont souvent très intéressants.
Bien cordialement.
Non ! « Au commencement était l’action » comme l’a écrit Mon Général. Ce qui serait un mauvais jeu de mots inexact si un autre l’avait fait.
Les réflexions du LCL Toussaint sont saines et rationnelles
Il faudra que j’aille en chercher l’intégralité dans Fantassins.
Observez cependant que l’ensemble des capacités sont centrés autour de l’infanterie depuis bien longtemps.
Que cette infanterie trop rare pour tenir le terrain a du adopter des blindages toujours plus lourds et plus coûteux en logistique en perdant également la capacité a franchir les cours d’eaux qu’apportaient les 10 P et les VAB. Si vous allez regarder les fiches techniques n’oubliez pas d’enlever un bon tiers aux capacités de transport de troupes…
Il faut donc pouvoir se mouvoir sur le terrain, le faire vite et en démolissant les moyens adverses dangereux.
Or c’est un sport collectif : ceux de devant ont besoin du soutien de ceux qui suivent.
Pour cela il faut que le terrain soit en état : d’où la chenille.
Il y a ensuite une erreur qui ressemble au début du rugby : les petits légers foncent en avant et de font défoncer le temps que les gros des premières lignes arrivent.
Depuis le jeu à changer et c’est l’effort des gros qui donne aux légers la possibilité d’aller à l’essai par une belle course qui réjouit les spectateurs.
Le général Leclerc avait formulé cela ainsi : « les lourds devant ». Il avait aussi donné la priorité à la vitesse en n’accordant pas la priorité à la réduction des poches et résistances isolés. Coupés de leur soutien, une réduction économique par les forces légères était suffisante.
Je vous renvoie au « général Leclerc vu par ses compagnons » et a « du cne de Haute cloque au général Leclerc » (Ed. Complexe.).
Il faudrait que vous appreniez la différence entre les mécanisés (sur 10p face à l’Est et Prêt NRBC et les Motorisés sur VAB l’oeil vers les opex et les garnisons africaines. C’est trop long ici.
Le Pacha a très bien choisi l’illustration de son article avec un AMX 13 (90mm?) et même si les équipages s’y sont fait détruire les disques vertébraux par les vibrations cette famille médiane avait une grande cohérence avec le chat, le VTT transport de troupes, et l’artillerie 155 canon court et simple charge de poudre d’une portée de 20 km…
Bien sûr il serait possible de chicaner le LCL avec le rôle des Chasseurs qu’il attribue aux hussard etc… Et, très certainement, de recevoir quelques soufflets argumentés sur le museau.
C’est sur la mobilité que j’ai commencé ma contribution : elle n’existe pas sans le génie.
Pour glisser ensuite vers mon ancienne : la contestation de la primauté de l’infanterie et du combat urbain.
C’est trop coûteux et de trop peu d’effet voir même négatif : 1) Tchétchénie ou Gaza : supression de la ville par nivellement. En Tchétchénie il y a eu ensuite un après guerre avec une reconstruction luxueuse, une magnifique mosquée et à côté une cathédrale orthodoxe… à Gaza et au Liban c’est plutôt une exclusion définitive…
2) En Irak 2 la volonté d’occuper puis les fantasmes de Nation Building ont converti une victoire en défaite, inventé DAESH et démontré qu’avec des drones et des forces spéciales on fait des bilans en se fabriquant des ennemis qui s’affranchissent même des états et des armées. Il y a de brillantes réussites technologiques dans ces coins là et des entreprises des EAU ont envoyé des sondes sur mars! La suffisance européenne s’est moquée des japonais et coréens avec les appareils photos etc..
3) Nous venons du temps des opexs et de l’interposition : ça n’a pas marché !
L’effort principal doit être le premier mouvement. Les renforcement successifs sont une catastrophe. Il faut de la masse, du soutien de la logistique.
Souvenez-vous des 30B2 du 4eRD faisant route par mer sur le pont d’un PA (Clemenceau ?)renforcé par des tôles.
Au toilette… on reconnaît le cavalier du sapeur qui se lave les mains avant… Il est bon de se moquer des uns et des autres quand cela permet de comprendre le rôle et les capacités de chacun.
La mobilité dans la bulle aeroterrestre commençait par la supériorité aérienne. Il faut croire que la bulle est percée.
La manÅ“uvre terrestre était interarmes à dominante infanterie. A la moindre coupure humide c’est terminé. Voyez les inondations en Bretagne : que faire ? Appeler l’amiral Ronac’h et sa division bleue ?
Vous m’aurez lu pestant contre les bandes molletieres, merveilles de technologie qui fut scellé dans le granit par un contrat emphytéotique.
Cessons d’en prendre pour 99 ans. Cessons de prétendre que la munition OTAN ce n’est que le dernier standard déposé etc.
Il faut que la défense soit la pointe de l’industrie qui innove utile sans jamais oublier les que rien ne dure toujours.
Espérant avoir répondu à vos interrogations, permettez moi de conclure en vous faisant observer que les Cuirassiers étaient les plus beaux hommes d’Europe : les plus grands et les plus forts.
Tandis que les Chasseurs à pied étaient des petits teigneux rogneux propre à survoler les mauvais terrain et les sous-bois en culbutant les grands teutons (bavarois ?)…
Cela était bon pour le style et l’esprit de corps. C’était bon aussi pour les comptes de l’intendance qui standardisait les fournitures…
Non moins cordialement.
« Pour glisser ensuite vers mon ancienne »
Nous sommes heureux d’apprendre que vous patinez encore avec verdeur en direction de votre compagne qui n’est plus une jeunette, mais ne risque-t-elle pas de mal prendre cette mention quelque peu indiscrète de son âge avancé ?
Quoique venant d’un ancien de Saumur, elle doit être habituée à des délicatesses dans la veine de « à ceux qui les montent »…
Quoi qu’il en soit, votre « ancienne » est beaucoup plus probablement votre « antienne » (dont, soit dit en passant, le « t » ne se prononce pas « s »).
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/DNP0910
Pour glisser ensuite vers mon antienne : la contestation de la primauté de l’infanterie et du combat urbain.
Merci pour ce complément d’information, dont j’espère qu’il ne fut pas rédigé à ma seule attention.
Bonne soirée.
Pour dire « et même », l’adverbe « voire » (avec un e final) convient parfaitement, mais pas le verbe « voir » (qui n’a pas ce sens).
C’est trop coûteux et de trop peu d’effet, voire même négatif.
De plus, la tournure « voire même » est souvent déconseillée car considérée par certains comme un pléonasme (« et même même »), bien que l’Académie française la légitime.
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9V1095
C’est trop coûteux et de trop peu d’effet, voire négatif.
Mais, avec ou sans « même », l’adverbe « voire » doit généralement être précédé d’une virgule.
Une grande cohérence avec le chat ?
Bien évidemment qu’avec un chat, tout est cohérent. Il suffit juste de comprendre que vous habitez chez lui et que vous êtes à son service, et tout devient logique.
https://www.youtube.com/watch?v=GsEpAx5-324
Depuis, le jeu a changé.
Ha ha ha !
Il n’y a rien à comprendre, c’est de l’ironie mordante pour se moquer du style mêlant la pédanterie à la langue de bois de cet officier.
Je ne le pense pas. Le style de l’ami Sempre en Davant est très caractéristique.
« Ou un en eu » ? ? ?
Là , je sèche…
« En Europe, au regard de la géographie et de la météorologie, la mobilité est liée à la capacité à se mouvoir sur des terrains parfois très difficiles. Seule la chenille garantit aujourd’hui cette capacité». »
L Ukraine est passée par là et a balayé cet argument pro chenilles. Les véhicules à roues sont et ont été a la pointe du front dans toutes les conditions .
Et plus tu éloignes tes véhicules du front (on parle de +6km ici) et plus la vitesse est importante vis a vis d un gain marginal de mobilité tactique.
Les blindés évoqués comme solution, c est exactement ce que la russie a envoyé s écraser contre les lignes Ukrainiennes. Le blocage tactique en Ukraine, c est bien l incapacité du mix VCI chenillé médian+ char médian à percer. Même en masse.
La description de la tactique exposée dans l’article m’apparaît retarder malgré ses appellations 2.0, elle ignore complètement le fait que les blindés sont sensibles à certaines armes individuelles (RPG, FPV, etc) dont la multiplication et la distribution a permit à Kiiv d’arrêter les colonnes blindées russes en 2022 ainsi que l’assaut aéroporté sur l’aéroport d’Ostomel. « L’armée de nos habitudes » disait Charles de Gaulle.
Ce que l’on voit en Ukraine, au Soudan, dans le golfe Arabo-persique, et dans une moindre mesure au Liban, c’est que deux adversaires puissants et possédant une profondeur stratégique n’arrivent pas à emporter la décision sur le front et espèrent y arriver en affaiblissant la logistique de l’ennemi, ce qui oblige à des opérations de longue haleine utilisant renseignement lointain (drones, avions, satellites, renseignement humain) et feux à longue distance (artillerie, drones, bombardiers). La « cavalerie » n’y a aucun rôle si ce n’est le soutien de l’infanterie en défense, et je conçois que cela puisse chagriner des militaires qui seront obligés de s’adapter (comme l’ont fait les ukrainiens) plutôt que de persister dans les schémas anciens (comme le font les russes).
On devrait mettre le paquet sur le R&D d’un système qui peut passer de roue à chenille afin de mettre un terme au débat une bonne fois pour toute.
Déjà fait : https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/voiture-cette-roue-armee-americaine-passe-pneu-chenilles-deux-secondes-71758/
Système testé mais non retenu par les armées américaines.
Michelin a développé des chenilles composite pour des engins jusqu’à 30t : https://blablachars.blogspot.com/2026/06/des-chenilles-composites-pour-le.html
Maintenant il y a peut être une possibilité pour que l’on revienne à la chenille en france.
bonjour . bon avant toute chose ils y a actuellement 3 ou 4 projets de char lourds en europe . mais aucun projets de char leger ou moyen…
Vu les moyen reduits de notre pays . ils serait plus realiste de develloper un blinde leger ( classe 15 a 20 tonnes ) .
Pour le leclerc nous avons fortement favoriser l’inovation … chargement automatique . suppention hydrolique . moteur hyperbar …
Pour un vehicule leger et bien proteger, nous devons envisager une architecture non conventionnel . ( moteur a l’avant ) .
une tourelle ultraplate avec un canon de 105mm avec une coaxiale de 7.62mm. Personellement je crois que nous avons tous les savoirs faire…
Reste que nous pouvons prevoir un systeme hybride pour la propulsion … ( diesel / electrique ) . certe le pack batterie devra pouvoir etre remplacer rapidement ( plataux en porte arriere ).
ce type de vehicule envisage toute une famille ( vci. vtt. voa. genie . dca . appuis direct ). surtout que nos force armee ons de forte demaÌ€nde sur ce type de vehicule …
Oui oui, on va envoyer nos soldats faire la guerre en BMP1.
Le pire c est qu il est sans doute sérieux.
A Rogger
AÃŽE MA LANGUE!
Relisez-vous! C’est illisible!
On va éviter les pack batterie sensible au frappe de drone surtout s’ils sont atteignable facilement pas l’arrière non ?
Avez vous déjà tiré une rafale de 12,7 ou de 14,5 dans un pack batterie ? Ca vous refroidirait direct d’en mettre sur un blindé…
Pour pouvoir percer, il faut se protéger de la ferraille du champ de bataille, c’est la France et le Royaume-Uni qui ont inventé le char pour sortir de la boue de tranchées de la première guerre mondiale.
https://blablachars.blogspot.com/2026/05/retour-vers-le-futur-pour-les-equipages.html
Aujourd’hui c’est un défi d’imaginer passer outre  » la transparence du champ de bataille » et d’assembler suffisamment de force pour réussir à faire réarticuler le dispositif ennemi jusqu’à mettre fin aux hostilités.
Actuellement, l’artillerie ( + drones + bombes planantes) conquiert, l’infanterie ( + drones) infiltre et tient.
Il ne sert à rien, actuellement en Ukraine, d’assembler une force de cavalerie quel que soit son blindage, elle se fait détruire peu après sa détection. Je sais bien qu’il y a du rabibochage dans l’air avec le Tchad, mais même là -bas un char moyen ne servira pas à grand chose (les autres forces armées du coin ont des drones d’observation et de bombardement et des drones FPV, parfois de l’artillerie à longue portée en plus des Technicals [4×4 avec armement sur plateau arrière], alimentés tantôt par la Chine, tantôt par les Emirats Arabes Unis).
… et la Turquie (Ã ne pas oublier).
La solution est d’acheter du CV-90:
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/vers-des-blindes-cv90-commandes-conjointement-par-au-moins-six-clients-europeens/
et pourquoi pas un véhicule qui peut être équipé de roues ou de kits de transformation en chenille?
Ça ca ne s’est jamais fait
Mais si, ça s’est déjà fait. Dans les années 30, avec le Christie T-3 aux USA et les BT-5 et BT-7 en URSS. Le T-3 n’a pas connu le feu, mais les BT ont été employés en 1940 contre la Finlande et 1941 contre l’Allemagne, puis en 19545 contre le Japon.
L ADT suit l évolution de ce type de technologies, principalement pour un usage neige.
Globalement, cela ne change pas grand chose au débat.
Tu ne vas pas t arrêter à 50 m de l adversaire pendant 1h pour mettre tes chenilles.
la météo et le terrain peuvent se prévoir 24h avant ? on change un moteur de rafale en 3 heures… pourquoi ne pas adapter les train roulants et motrices aux deux solutions ?
Rien à voir avec la météo…
L avantage éventuel de la chenille c est sur les derniers mètres pour sortir de la route. Sur toute la partie routière (qui s allonge +6km) la roue a clairement l avantage. Et sur la partie hors route, la chenille a parfois un avantage significatif .
Il n y a que pour les blindés de brechage lourd que l avantage tactique de la chenille joue encore fortement. toute la difficulté étant de les amener au front.
Si, ça s’est fait :
https://en.wikipedia.org/wiki/Christie_M1931
Encore faudra-t-il que cela rentre dans une doctrine d’emploi globale incluant les autres forces dont l’aviation. Percer les lignes, et après?
je pense qu’il s’agit d’une réflexion qui est en cours, suite au retex d’Ukraine, mais aussi d’Orion 2026 où on a vu les blindés à roue s’enliser , là où aurais passer des chenilles , on commence peut-être à réfléchir à un nouveau concept . En Allemagne, un nouveau concept est mis en Å“uvre : les forces légères parachutistes déployées devant, les forces moyennes équipées de blindés à roue, arrivant le plus rapidement possible au contact blindé équipé de missile anti-char, et de moyen anti-drone, après viennent les forces lourdes à chenilles . pour la France, elle voudrait un char médiant 30-40 tonnes projetable pour aller faire la guerre au Tchad .
cela me fait penser au Général De Gaulle
Le livre auquel vous faites référence s’intitule Vers l’armée de métier, publié par Charles de Gaulle en 1934.Dans cet ouvrage visionnaire, le futur général (alors chef de bataillon) théorise l’utilisation massive et autonome des blindés. Votre description résume parfaitement le paradoxe historique de ce livre :L’indifférence et le rejet en FranceEn France, les théories de de Gaulle se heurtent au conservatisme rigide de l’état-major français. Les généraux de l’époque (comme le maréchal Pétain ou le général Gamelin) restent profondément marqués par la guerre de 14-18. Ils considèrent le char uniquement comme un appui lent pour l’infanterie et préfèrent miser sur une stratégie défensive, symbolisée par la ligne Maginot. Le livre de de Gaulle ne se vend qu’à quelques milliers d’exemplaires et ses avertissements sont ignorés.Une lecture attentive par les généraux allemandsÀ l’inverse, en Allemagne, les conceptions de de Gaulle trouvent un écho très favorable. La future Wehrmacht cherche alors à contourner les restrictions du traité de Versailles et à développer une doctrine de guerre de mouvement rapide (Blitzkrieg ou « guerre éclair »).Les spécialistes allemands des blindés, notamment le général Heinz Guderian (le père des divisions Panzer allemandes), étudient de très près les écrits de de Gaulle ainsi que ceux du théoricien britannique J.F.C. Fuller.Guderian s’en inspire directement pour rédiger son propre livre de référence en 1937, Achtung – Panzer !.Lorsque l’Allemagne envahit la France en mai 1940, elle applique avec succès la stratégie des divisions blindées autonomes et concentrées que de Gaulle avait préconisée en vain à ses propres supérieurs.
excusez-moi de ce rappel historique
@Jean luc « En Allemagne, un nouveau concept est mis en Å“uvre » Non ça c’est ce qu’on prévoyait avant que les drones rendent ce type de raisonnement obsolète.
non justement, il s’agit d’un retex ukrainien, les roues pour les forces très mobiles équipées de boxer, et autres véhicules blindés à roue infanterie, rôle arriver le plus vite possible sur la ligne de front, reconnaissance et possible exploitation, les boxer seront équipés de drone et de missile anti-char, les chenilles arriveront un peu plus tard pour éventuellement exploiter une percée, Le changement est fondamental car avant c’étaient les chenilles qui étaient devant et accompagnées de l’infanterie sur roue qui suivaient. une chose que vous oubliez tous, en Ukraine, il n’y a pas de supériorité arienne de la part des belligérants , ce qui paralyse le front . les drones terrestres ou aériens seront de la partie
@jean luc « non justement, il s’agit d’un retex ukrainien » le retex ukrainien est que les attaques blindées en exploitation ou face à une défense bien retranchée appuyée par des drones et de l’artillerie est un suicide, chenille ou pas chenille.
« ce qui paralyse le front » non c’est les volumes de force par rapport à la longueur du front et l’effet des drones et de l’artillerie qui figent le front.
@jean luc « pour les forces très mobiles équipées de boxer, et autres véhicules blindés à roue infanterie, rôle arriver le plus vite possible sur la ligne de front, reconnaissance et possible exploitation, les boxer seront équipés de drone et de missile anti-char, les chenilles arriveront un peu plus tard pour éventuellement exploiter une percée » La reconnaissance avec des blindés c’est complètement dépassé. Les missiles anti char sur un véhicule chasseur de char aussi.
Actuellement aucun intérêt d’avoir des véhicules autre que de transport sauf à trouver une parade au drone à pilotage immersif.
Pas de souci, mais il faut aller au bout des conséquences : c’est à cause de tout ça que la famille Bourdelle a du héberger le général Spontz dans son hôtel particulier et qu’Adolfo Ramirez (le fameux Rami) a commencé une brillante carrière dans la police Française.
Et attention au buste de Beethoven quand vous faîtes une marche arrière avec le panzer !
Z’ êtes pas fin vous les allemands !
Merci 😉
De Gaulle a certes des qualités (en matière de stratégie, c’était un visionnaire), mais dans le domaine purement militaire, il conviendrait de le remettre à sa place qui est celle d’un exécutant, pas d’un théoricien.
La thèse de « vers l’armée de métier » est intéressante et peut se résumer comme suit : le problème stratégique de la France, c’est la couverture et seule une armée de métier peut l’assurer ; mais comme la ressource en engagés est trop faible, il faut les organiser en grandes unités blindées et ainsi 100.000 hommes dans des chars en vaudront 300.000 à pied. Jusque-là , tout va bien.
Mais quand de Gaulle décrit la composition de ses divisions, on trouve des monstres comptant chacune 450 chars et 120 pièces d’artillerie (plus que le corps de cavalerie de 1940 qui avec 2 divisions légères mécaniques (DLM) comptait 320 chars et 108 pièces d’artillerie). Et quand il évoque leur emploi, il n’est question que de coups de boutoir successifs en différents points du front sans exploitation en profondeur. Quant au commandement, il considère que les unités blindées peuvent être commandées « à la voix » avec un état-major réduit à sa plus simple expression.
Heureusement que certains généraux de l’époque (Weygand et Flavigny entre autres) étaient plus réalistes et ont commencé dès 1934 à mettre sur pied des divisions de cavalerie blindées (les DLM) qui, bien que trop peu nombreuses (il y en avait trois en 1940) ont obtenu de bons résultats face aux panzerdivizions.
Il est vrai que, comme vous le dites, les fantassins dont dépendaient la plupart des chars étaient nettement moins imaginatifs et avaient du mal à voir dans les chars autre chose que des auxiliaires des combattants à pied.
Les DLM, il y en avait 9, les divisions cuirassées 3 en mai 40, les DLM se comporteront très bien et finiront leurs jours à Dunkerque, où elles couvriront le rembarquement des Anglais et des Français. . Pour la division cuirassée, le bilan est plus contrasté, seule la 4e armée de Gaulle fut formée après la percée de Sedan. Elle aura quelques succès tactiques à Montcorné et sur la Somme. Les Allemands eux en avaient 10, toutes regroupées dans 3 Panzerkorp.
en 40, les deux armées avaient environ 2400 chars, mais 965 étaient endivisionné côté français, le reste était derrière la ligne Maginot contre 2400 côté allemands . . le général André-Gaston Prételat, commandant le 2ème groupe d’armée, avait recommandé en 1939´de former 7-8 divisions blindées avec les chars de son groupe d’armée. Il ne fut pas entendu, en plus l#aviation française ne coopérait pas avec les fantassins .
@jean luc « Les DLM, il y en avait 9 » Non le 10 mai 1940 3 étaient opérationnelles, une quatrième était dans un état embryonnaire. Il n’était pas prévu le 10 mai d’en faire plus de 4.
Durant la campagne de France il a été décidé de transformer les DLC en DLM mais seule deux ont pu l’être sur un format très réduit (la 4e DLM et la 7e DLM).
« Pour la division cuirassée, le bilan est plus contrasté, seule la 4e armée de Gaulle fut formée après la percée de Sedan » Vous êtes ivre mon pauvre… Il y avait 3 DCr le 10 mai et la 4e qui était en début de formation.
« le reste était derrière la ligne Maginot » Non dispersé en GBCC.
@Kvesh « il conviendrait de le remettre à sa place qui est celle d’un exécutant, pas d’un théoricien. » Mais bien sûr… vers l’armée de métier?
@Kvesh « Mais quand de Gaulle décrit la composition de ses divisions, on trouve des monstres comptant chacune 450 chars et 120 pièces d’artillerie » Oui initialement tout le monde prévoyait cela, ce n’est pas une exception.
« le problème stratégique de la France, c’est la couverture et seule une armée de métier peut l’assurer » Non il dit que la France a une armée dépassée sur le plan organisationnel, avec un service militaire trop court et qui a le problème des classes creuses devant lui.
« Et quand il évoque leur emploi, il n’est question que de coups de boutoir successifs en différents points du front sans exploitation en profondeur. » Faux il envisage bien de percer le front.
« Quant au commandement, il considère que les unités blindées peuvent être commandées « à la voix » » non il prend en compte la radio.
« comptait 320 » Non il y avait 190 chars à 2e DLM en comptant les chars de remplacement et de commandement et 259 à la 3e DLM (où les RDP avait des chars et pas des AMR).
« étaient plus réalistes » Ils ont fait avec les contraintes du moment, s’ils avaient pu ils auraient équipé entièrement les DLM de SOMUA S-35 par exemple et toute les divisions de Cavalerie de 1935 auraient été transformées en DLM avant 1940.
« étaient nettement moins imaginatifs et avaient du mal à voir dans les chars autre chose que des auxiliaires des combattants à pied » En partie oui, mais quand vous avez un fantassin qui avance à pied ou en train vous ne pouvez pas avoir une grande souplesse.
Cela va paraître anecdotique mais quand on se « revendique » Français on écrit correctement « général de Gaulle »
« Les spécialistes allemands des blindés, notamment le général Heinz Guderian (le père des divisions Panzer allemandes), » Bien écrit, étonnant, non! Ah la………… nostalgie!
il est temps de penser à une armée de terre à 80% robotisée et massive, avec saturation de drone aérien et de surface, l’ukraine montre la voie, et il n’y aura pas de retour en arrière
80% cela paraît dure à atteindre. Ce qui est certaines c’est que les drones volants ou non vont largement remplacer les véhicules actuels même si certains véhicules terrestres destinés au transport de troupes seront semi dronisés.
Ergoter sur la « percée » par des blindés chenillés habité est en l’état une utopie.
le retour de la chenille c’est un virage stratégique après plusieurs décennies de tropisme roues/canon
votre article sur Fenris laisse peut-être présager quelque-chose de plus puissants que le Jaguar
un cavalerie blindé plus spécialisée avec des Jaguar, des Fenris un char médian a chenille et le remplaçant du Leclerc ( par intérim ou non)
il falloir trouver de l’ argent, des casernes et des cavaliers pour tous ça
Il faut les deux Mon capitaine, des roues et des chenilles !
Entre le Jaguar et Leclerc ou le futur char lourds, je vois bien un nouveau char moyen en deux versions, roue/105 mm et chenille 105 ou 120 mm.
En plus des VBCI, il faut également de nouveaux véhicules d’accompagnement et de combat chenillés aptent notamment à la lutte anti-drones et pourquoi pas des blindés chenillés équipés du Rampart, (ex LMP) et toute sa panoplie de munitions (MMP, Mistral, roquettes de 68/70 mm et autres).
Enfin, ne pas oublier les blindés robotisés à chenilles pour le combat et le soutien !
On en reviendrait en somme à l’organisation de la cavalerie blindée de 1940 :
– des régiments de découverte, équipés « d’automitrailleuses de découverte » (engins blindés à roues dotés d’une bonne capacité antichar, AMD 178 hier, Jaguar aujourd’hui) ;
– des régiments de dragons portés, équipés « d’automitrailleuses de reconnaissance » (chars légers) et de voitures tout terrain ;
– des régiments de combat, équipés « d’automitrailleuses de combat » (chars moyens, SOMUA S35 hier, AMX Leclerc aujourd’hui).
Cette organisation avait montré sa pertinence en Belgique(bataille d’Hannut), en tenant tête aux divisions blindées allemandes pourtant plus étoffées.
Il ne reste plus qu’à développer une famille de blindés aptes à tenir le rôle des AMR et des camionnettes non blindées.
@Kvesh non on va avoir des unités avec des véhicules de transport et de lutte anti drone dont débarqueront des fantassins et des dronistes.
Votre référence à 1940 est totalement lunaire…
Arrêtons ce discours d’une autre époque « Roue Vs Chenilles ». Arrêtons ces formules désuètes et ridicules de « Cuirassiers 2.0″…. C’est puéril ! La guerre en Ukraine c’est ça la réalité concrète d’une guerre en 2026 où l’Ukraine, petite puissance militaire met en échec la soi-disant grande puissance militaire mondiale qu’est la Russie. Mais aussi la résilience iranienne face à l’attaque américaine où une puissance régionale met en échec la première puissance militaire du monde. La voilà la réalité du rapport de force aujourd’hui : les deux plus grandes puissances militaires du monde mises en échec par des États plus faibles qu’eux. Comment est-ce possible ? Tout simplement avec des drones à bas coûts, en grande quantité, par dizaines de milliers, terrestres, maritimes et aériens et avec un emploi massif de missiles. Incapables d’arrêter complètement ces vagues successives de drones à 100$ ou de missiles bons marchés, les deux super puissances épuisent leurs stocks en leurs opposant des batteries de missiles, des avions, des porte-avions qui coûtent la peau du cul. Et au final pour quel résultat ? Est que les deux super puissances, États-Unis et Russie, ont vaincu militairement leur adversaire ? Non! C’est presque l’opposé. Le faible a non seulement résisté au fort, mais il a imposé sa volonté sur le terrain. C’est ça la réalité de la guerre en 2026. Alors de grâce, épargnez nous ces discours pathétiques où « l’Arme Blindée Cavalerie doit «réinventer le combat de reconnaissance comme le combat blindé», en élaborant de nouvelles tactiques sans «carcan doctrinal ni esprit de clocher» et en innovant pour «redécouvrir les moyens de la mobilité pour peser dans la bataille», afin de trouver les «clés pour dépasser les blocages tactiques». C’est hors sol!!
Vous pensez sérieusement que les petits pays cités non pas reçu d’aide pour fire trébucher leur ennemi ?
La résilience iranienne……. vous écoutez trop LCI et sa bande de guignols anti-Trump qui n’ont jamais le même avis et déployent des tonnes de mensonges et d’inexactitudes!
L’Ukraine effectivement, inflige de sérieux revers à la Russie et elle est peut-être en passe de la battre sur le terrain, ça c’est exact !
Par contre, l’Iran, c’est fait laminée militairement et ruinée économiquement, peu importe s’ils perdent, ils crieront toujours victoire et il y aura toujours des cons pour les croire, même des journalistes, des généraux et des politiques.
Tout comme le hamas et le hezbollah se prennent une raclée, il faut voir les succés enregistrés par l’Israël sur le terrain.
Je pense tout simplement que Trump a eu tord d’arrêter trop tôt les bombardements, il doit avoir ses raisons et surtout, une idée derrière la tête, en attendant, cela reste un mystère mais au bout du compte, il obtiendra ce qu’il veut.
Heureusement qu’il y a des bons analystes et des intervenants comme Bauer et d’autres qui remettent un peu de vérité dans tout cet anti-américanisme primaire.
Enfin, vu qu’il n’y avait plus beaucoup de cibles militaires à détruire (environ 15 à 25%), il aurait dû traquer le reste sans relache et détruire un maximum d’installation civiles, (ponts, voies férrées, ports, barrages, usines, parties secondaires des sites nucléaires, quelques sites de production de pétrole, etc, etc…
Il aurait été également bien vu d’en remettre une bonne couche sur tous les sites de productions de drones et missiles balistiques ainsi que sur les centres de recherches nucléaires et d’enrichissements nucléaires quitte à pourrir certaines zones pour des milliers d’années.
Vous suggérez que les USA ont gagné leur guerre contre l’Iran. C’est possible.
La guerre étant un acte politique, remporter la guerre revient à atteindre des obiectifs politiques. Pouvez-vous nous indiquer quels sont les buts de guerre que les USA ont atteint ?
L’Ukraine n’aurait pas tenu longtemps, si on ne lui avait pas livré des armes, et l’IRAN a reçu l’aide des Chinois et des Russes qui l’ont informé des emplacements des radars et autres matériels, ce qui met en évidence le renseignement spatial. cela dit, quand le faible n’a pas perdu la guerre, il l’a gagnée, quand le puissant ne l’a pas gagnée, il l’a perdue Henri Kisinger
@Stakan « Est que les deux super puissances, États-Unis et Russie, ont vaincu militairement leur adversaire ?  » Les irakiens ou les tchétchènes rigolent.
Sur une carte, on peut voir une colonne de chars encerclée sur 3 côtés de 2 manières: soit les chars ont percé l’ennemi, soit l’ennemi a flanqué les chars.
Stupéfait de ne pas voir évoqué le système Trophy Israelien qui est devenu un must sur les blindés US, Allemands, Anglais… La France n’a-t-elle rien compris aux combats modernes ?
le système Trophy est israélien, la France fait un embargo sur les armes, donc il y a la réciproque à cause de l’Hamas et du hezbolat libanais que la France soutient plus ou moins directement . Il y as eu 89 000 morts á Gaza
« menée avec fulgurance pour exploiter les fenêtres d’opportunité, devient primordiale pour reprendre l’initiative »
« la mobilité est liée à la capacité à se mouvoir sur des terrains parfois très difficiles. »
Ça n’a aucun sens, les déplacements hors route sont trop lents. Comment peut-on aller vite quand on choisit la pire façon de se déplacer qui soit ?
Pensez-vous qu’un chef de projet n’a aucun retour du terrain, ou qu’un ingénieur de l’armement n’est qu’une malheureuse victime du “syndrome de la tour d’ivoire“ ?
Allez donc voir ces deux sites, et vous comprendrez…
https://brave1.gov.ua/
https://testinukraine.brave1.tech/
Oui, l’ingénieur est parfois très proche des combats, ne serait-ce que pour accélérer le développement, comprendre les difficultés opérationnelles, effectuer des tests et adapter au champ de bataille le déploiement de technologies innovantes (drones, systèmes EW, IA, véhicules autonomes, blindés d’engagement et artillerie, aviation de combat, etc.).
Vous avez une idée [Petite provocation pour certains…]: Contactez Nataliya XXXXX en Ukraine via la DGA, et si votre idée est retenue, après l’avis d’un comité d’experts, vous pourrez tester sur le terrain en vous appuyant même parfois sur une participation financière… Deux modes existent, le « Test Together » (avec le développeur en Ukraine) ou « Leave it to us » (Où la plateforme ukrainienne Brave1 gère avec vous, en ligne, en vous fournissant des rapports détaillés issus du front, des feedback directs des unités militaires…). Avec l’Ukraine, depuis 2023, plus de 3 500 développements ont été enregistrés, d’entreprises françaises et étrangères [Source : Brave1]…
Bien entendu vous n’aurez jamais de confirmation publique d’envois massifs d’experts sur le front (raisons diplomatiques et de sécurité évidentes), mais la DGA et les acteurs de la BITD française (A l’instar de KNDS en Ukraine, de Dassault en Inde, et d’autres…) exploitent intensivement les RETEX via les livraisons déjà effectuées et les formations en France, pour analyser et parfaire les besoins (« observe-orient-decide-act ») en adaptant ceux-ci au combat HIW (High Intensity Warfare).
Par ailleurs, lorsque je lis certains commentaires, je suis effaré des raccourcis effectués ou de la montée en épingle de certains duels sans fin, comme celui de la roue VS la chenille…
Depuis des lustres tous les BE savent que les chenilles classiques excellent en tout-terrain pur et survivabilité lourde, mais que les roues modernes surclassent la chenille rapport au triptyque “rapidité, discrétion, coût global“. Un mix des deux, semi-chenillé ou half-track, est aujourd’hui difficilement concevable, tant en raison de la complexité mécanique que du MCO et de la vulnérabilité d’un tel dispositif. [Les “full-tracked“ sont plus performants et fiables]. Il faut donc choisir le meilleur moyen.
La France n’est pas une exception. Les véhicules à roues dominent largement le marché des blindés légers/moyens (APC, IFV, reconnaissance) ; ainsi, selon des analyses de marché récentes (2025), hors MBT lourds, les “wheeled“ [à roues] représentent environ 70-73 % des parts de marché ou des flottes en termes de volumes pour les véhicules de combat au sol. Les chenilles (même composites) demeurent “réservées“ aux conditions extrêmes où l’on a besoin de réduire la pression au sol, particulièrement pour les engins d’un poids total en ordre de combat supérieur à 10-20 tonnes mais quasi-exclusivement quand l’usage hors-route dépasse 60 % de la mission ou lorsque le module d’artillerie est très lourd (Comme le Loras). Et, feedback oblige, en Ukraine même les chenillés s’embourbent parfois…
L’avenir (BE) sera la conception de véhicules hybrides performants, modulaires, avec IA pour l’optimisation de la motricité, avec probablement plus de composites partout.
Fort heureusement, beaucoup de lecteurs de ce site sont conscients et beaucoup de commentaires sont pertinents, mais parfois -pour quelques-uns- il faut pousser un petit coup de gueule…
Cordialement,
OLOSFORS fabrique des chenilles pour les engins forestiers depuis des lustres. https://olofsfors.fr/produits/eco-tracks/
L’avantage est que ces chenilles se montent sur des engins à roue. Toutefois, chaque paire pèse 2 tonnes. Quid du transport ? Prévoir un PL qui suit chaque section ?
Comme d autres commentateurs, je pense que ce concept de cavalerie 2.0 parait ignorer les enseignements du conflit russo-ukrainien.
Pour autant, la question de savoir comment effectuer une percée (a priori pour reprendre du terrain perdu face aux Russes) reste ouverte: les Ukrainiens en général n y arrivent pas ou n essaient même plus. En supposant d avoir intégré les modalités de déploiement dans un espace saturé de drones ennemis, il est probablement possible de mener une opération de reconquête d une ville moyenne, comme Kontantiniivka actuellement infiltrée ou Pokhrovsk avec des forces spéciales et/ou d assaut aguerries, et en acceptant un taux de pertes élevé. Mais une telle opération ne pourrait pas être répétée X fois, elle ne pourrait être envisagée que pour obtenir une victoire décisive. Or reprendre tout le terrain gagné par les Russes nécessiterait des dizaines d opérations de ce type: ce n est absolument pas envisageable, même pour les Ukrainiens.
Avant d envisager les moyens de percer pour reprendre un territoire, il faudrait aussi trouver la parade pour éviter la prise de territoire par les Russes. Or la tactique russe est redoutablement efficace: lancer sans relâche des attaques suicidaires jusqu à ce que l une d entre elles aboutisse à une infiltration réussie; recommencer une peu plus loin et ensuite combler le vide entre les deux saillants créés. Chaque ville moyenne est ainsi conquise au prix de pertes se chiffrant en dizaine de milliers mais cela ne pose aucun problème moral aux Russes. Une vrai guerre asymétrique.
Le débat roue/chenille reste sans doute pertinent pour les drones terrestres: l aspect maintenance/réparation serait alors secondaire, on accepterait d abandonner sur place des drones dont les chenilles auraient sauté.
Peut être revisiter la solution de la roue agricole centrale, comme sur les EBR 90 et certains matériels soviétiques.
aucun des belligérant a la supérieure aérienne ,le problême est lá .
La cavalerie blindée est morte.
Arrêtez de nous fatiguer avec ça!
brulons Saumur, baillonnons les généraux de cavalerie qui ne servent qu’à servir un lobby de caste, et réorientons radicalement leur ligne budgétaire vers le reste de l’armée de terre, la partie utile de l’armée de terre.
les chars, aujourd’hui, ne sont bons qu’à pomper les crédits, défiler le 14 juillet, et se faire exploser la gueule par des nuées de drones à 1000€.
Non.
Je ne voudrais surtout pas remettre en cause les analyses des officiers concernant l’emploi des différentes armes au sein de l’AT mais je trouve, de mon point de vue d’ancien ADC TDM/INF, que nous nous basons beaucoup, mais vraiment beaucoup uniquement sur le RETEX de l’Ukraine. Mais cette guerre N’est-elle pas déjà celle d’avant et est-elle celle dans laquelle nous serions concernés ? En effet, l’Ukraine dispose certes de soutien de la part des occidentaux mais pas de réelles alliances. De notre côté, je ne suis pas certain que seulement notre pays aurait affaire à une attaque comme celle des russes. Nous faisons, nous, partie d’une alliance qui dispose de moyens énormes comparés à ceux des Ukrainiens. Normalement, le ciel devrait nous être acquis. Donc à partir de là , les cises au sol change. Bref, juste un simple questionnement. Car je trouve qu’il y a focus quasi-uniquement que sur le conflit ukrainiens qui je le rappelle, est déjà peut être celui d’hier.
la guerre en Ukraine ne s’est pas passée comme prévu, mais tirer les leçons de l’Ukraine ne donne pas pour autant une prévision fiable de la prochaine. idem pour l’Iran. la seule constante semble être une consommation de munitions qui vide très vite les stocks lentement constitués en période paix. peut-être sortir de la logique des usines dimensionnées pour les contrats actuels et financer directement des moyens industriels pour être capable de produire beaucoup plus en cas de besoin ? se lancer dans des conceptions à coût objectif et non plus à performances maximisées (dont on peut s’en payer 15)?
Bof, Bof. les italiens font mieux avec le Centauro 2.
Qu’ils soient à pneus ou à chenilles on parle bien ici de futurs chars « français » qui seront construits par KNDS, qui passe sous contrôle allemand ? Pour ma part, ce qu’il pourrait y avoir sous leurs caisses compte assez peu, puisque nous entrons sous la dépendance de notre pire amis. Ou de notre meilleurs ennemis, au choix.
Et un petit CV90120T pour les unités de Dragons 2.0, ça aurait du sens, non ?
D’autant que l’entente est plutôt bonne en ce moment avec les Suédois…
Avec un canon français et un assemblage en France. Top !