L’ONERA a conclu un accord avec Exens Group pour produire le radar passif TAPIR, dédié à la lutte antidrone

Un radar dit actif détecte un aéronef en émettant des ondes électromagnétiques et en recevant, le cas échéant, des échos en retour dès que celles-ci rencontrent un obstacle. Le temps entre leur émission et leur retour permet de déterminer la position de la cible repérée. Du moins en théorie… car, faute d’être discret, un tel système est sensible au brouillage électronique. En revanche, un radar passif n’a pas cet inconvénient.
Connu depuis la Seconde Guerre Mondiale, ses bases ayant été jetées par l’allemand Telefunken, avec son prototype «Klein Heidelberg», le radar passif n’émet aucune onde. En revanche, il exploite toutes celles provenant de différents émetteurs [radio, télévision, TNT, téléphonie mobile, etc.], lesquelles se réfléchissent dès qu’elles rencontrent un obstacle. En théorie, un tel système pourrait détecter un avion dit «furtif». Mais à condition de ne pas être déployé dans une zone déserte.
Ces dernières années, le ministère des Armées, via la Direction générale de l’armement [DGA], a lancé plusieurs projets de radars passifs. L’un d’eux a été confié au Centre de recherche de l’École de l’Air & de l’Espace [CREA] ainsi qu’à l’Office national d’études et de recherches aérospatiales [ONERA], l’objectif étant de mettre au point un système aéroporté.
Système aéroporté qui pourrait prendre place à bord de l’avion de transport A400M Atlas, comme l’a suggéré le général Jérôme Bellanger, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], lors d’une audition parlementaire, en novembre dernier.
Autre projet : le radar AMBRA, pour Active Multistatic Broadcast Radar. Dévoilé en juin 2024 par l’Agence de l’innovation de défense [AID], il fait l’objet d’un développement mené par TDS, en partenariat avec l’Institut d’électronique et des technologies du numérique [IETR], le groupe ENENSYS Technologies et l’entreprise SDR-Technologies.
De type «passif collaboratif», ce radar «est dimensionné pour localiser et identifier des objets mobiles [par exemple des drones] en réutilisant l’infrastructure et les émissions d’un réseau broadcast de TV numérique terrestre de manière coopérative», avait résumé l’AID. Et de préciser qu’il pourrait être utilisé pour protéger des zones sensibles contre la menace des drones.
Mais un autre radar passif va passer à la phase d’industrialisation.
Succinctement évoqué par l’ONERA avant le salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory 26, le radar passif DVB-T sectoriel «TAPIR» a été en effet au centre d’un contrat de transfert de technologies confié à Exens Group, une ETI française spécialisée dans la conception et la fabrication d’équipements de radio-fréquence, le 16 juin.
Développé par l’ONERA avec le soutien de l’AID, TAPIR est décrit comme étant un «système radar passif avancé» censé détecter et suivre en temps réel des mini drones à une distance de plusieurs kilomètres, en exploitant les ondes émises par les émetteurs TV/TNT/DVB-T.
[#Communiqué de Presse]@echiva, Président-directeur général de l’ONERA, le centre français de recherches aérospatiales et Marc-Henri Serre, Président-directeur général de EXENS Group, ETI française spécialisée dans la conception et fabrication d’équipements radio-fréquence ont… pic.twitter.com/vE62AZktqh
— ONERA (@onera_fr) June 16, 2026
Les performances de ce radar passif ont été analysées par l’Escadron de commandement et de contrôle sol-air [EC2SA] du Centre d’expertise aérienne militaire de Mont-de-Marsan, selon des «scénarios complexes et exigeants», souligne l’ONERA. Et d’ajouter : «Compact, facilement déployable, ce radar permet une détection fiable, y compris de drones en vols coordonnés et demeure très discret face aux moyens de guerre électronique».
Le TAPIR est destiné aux forces armées mais aussi [et surtout ?] aux opérateurs d’importance vitale, afin de protéger les sites aux «contraintes fortes» [aéroports, centrales nucléaires, sites industriels classés SEVESO, etc.].
«Au service de nos forces et grâce au soutien de la DGA, l’ONERA est fier de transférer aujourd’hui cette technologie de pointe pour
la lutte antidrone», a commenté Emmanuel Chiva, ancien Délégué général pour l’armement et désormais à la tête de ce centre de recherches aérospatiales. «L’ONERA est là dans son rôle de précurseur technologique, au plus proche du besoin militaire et sécuritaire et met son excellence scientifique au profit des forces et de la Base industrielle et technologique de défense française», a-t-il conclu.
Illustration : Principe du radar passif – ONERA





Le radar passif est probablement promis à un grand avenir. Il devrait aller de pair avec le concept d’essaims de drones à effet de saturation. Également très intéressant si utilisé avec des drones HAL(M)E.
Une multitude de drones émetteurs , sur des fréquences différentes. Quelques drones récepteurs passifs. Mais quelle est la bonne fréquence de travail parmi cette multitude ?
Un peu comme le concept de la myriade de chars d’assaut….gonflables.
Au jeu du chat et de la souris, c’est l’aéronef SEAD chargé de détruire les systèmes radar qui finit par se faire détecter et tirer dessus.
Dans le cas du radar passif, celui-ci n’est pas détecté parce qu’il n’émet pas.
Mais pour couper la source des ondes et rendre ce radar aveugle, il suffit de démolir le réseau électrique, ou les stations d’émissions radio et télévision.
L’approvisionnement en énergie est le plus gros point de fragilité de notre société, et au lieu de le protéger, nos chers politiques sont en train de la démanteler…
Scénario défensif: Plus facile à dire qu’à faire. Démolir une architecture électrique, ceux sont des frappes massives à longue distance. Ca voudrait dire que les Russes ont ces moyens là . On est quand même pas à côté. Par ailleurs, que cibler? La centrale nucléaire? Les autres noeuds? Par ailleurs, le réseau de communication attaqué peut disposer de générateurs auxiliaires le temps de résoudre la panne. Ses noeuds sont très nombreux et redondants.
Pour ce qui est d’un territoire ennemi, 2 cas de figure: zone dense: beaucoup d’émissions qui favorisent le guidage et le ciblage sauf extinction du réseau télécom ou broadcast, ce qui est un gain en soit. Zone blanche: pas d’émissions pré existantes.
L’ajout d’émetteur nombreux et sacrifiables permet l’utilisation d’un radar passif. 2 cas de figures l’ennemi tire, se dévoile et est ciblé, l’ennemi ne tire pas et le radar passif fonctionne.
Donc au final, le radar passif est une super solution. Pas la plus simple, mais très ancienne et redoutable.
Je serais tout de même prudent car il y a de nombreux moyens de l’aveugler, en tordant la réalité perçue.
En quoi, la démanteler, je vous prie ?
L’ONERA est vraiment une structure exceptionnelle. Voilà un budget bien utilisé, et qui pourrait sûrement être augmenté.
Bravo, c’est un bon système, en Allemagne d c’est des teleKom associés à Rheinmetall qui vont développer ce système ,lui il seras basé sur le réseaux internet 5G , car les drones ou avion perturbe les ondes , cela a déjà été pour de grands événements nécessite une sécurité aérienne .
TAPIR utilise aussi les ondes du réseau mobile (comme tout radar de ce type d’ailleurs).
Excellent développement de l’ONERA. Le principe était déjà connu pour la détection d’aéronefs, mais se servir des émisions « naturellement » présentes dans l’environnement (émetteurs TNT, radio FM…) pour détecter des objets en mouvement aussi petits qu’un drone FPV constitue un tour de force. On imagine qu’une des tâches les plus difficiles a consisté à mettre au point les algorithmes permettant de discriminer les drones et de les distinguer, par exemple, des oiseaux, ou de les isoler dans le « bruit de fond » (clutter).
Enorme avantage : le système permet de détecter même des drones autonomes (guidés par leur IA ou un système de reconnaissance de terrain ) qui n’émettent pas.
Point faible éventuel : les performances dépendent de la puissance, et du positionnement des émetteurs situés à proximité, ainsi que la présence d’éventuels masques (immeubles, relief…). Selon ces paramètres, il est possible qu’il existe des « zones d’ombre ».
Le système paraît néanmoins extrêmement prometteur, notamment pour la protection de sites sensibles fixes contre les drones, mais aussi, pourquoi pas, dans une version mobile.
Le système gagnerait encore en fiabilité en étant couplé à des capteurs acoustiques (très peu coûteux) répartis sur un large périmètre.
Cela fait effectivement très longtemps que l’aéronautique civil travaille sur ce type de radar avec à l’origine peu d’intérêt des militaires (non déployable rapidement), cela a commencé à changer avec l’apparition du F35 et la très belle démarche de l’ONERA peut apporter une solution pour la protection des infras critiques (y compris civiles) à faibles coûts. Comme vous l’avez noté, déployer ce type de radar est relativement long (analyser l’ensemble des émetteurs disponibles, puissance, positions, établir les masques, la performance – les émetteurs ayant des puissance disparates) et donc peu intéressant « au front ». En protection fixe, il a l’avantage de sa couverture, de sa non détectabilité et de sa complexité à neutraliser par une SEAD (il faudrait détruire tous les émetteurs).
Après comme tout senseur, il y a des limitations (détection très basse altitude complexe du fait des véhicules roulants, masques, etc.) et donc cela impose, probablement, d’utiliser ce type de radar comme couverture étendue/pré-alerte et un senseur autre pour les derniers kms. Le « dernier » senseur étant le plus complexe et potentiellement le plus onéreux suivant les menaces que l’on veut traiter (de 50K€ pour détecter du drone commercial à plusieurs millions pour « tout » détecter). Accoustique j’y crois moyen, c’est facilement leurrable (il « suffit » de faire circuler un drone qui « crie » très fort pour masquer les autres) et onéreux pour maintenir sa base de signature (quasiment un nouveau modèle de drone sort par jour).
Mais peu importe que l’on ait pas encore la solution miracle (enfin si mais ça coûte une blinde donc irréaliste), l’important est d’avancer. J’espère que très rapidement on verra une raffinerie, une centrale nuc ou un aéroport équipé du système de l’ONERA pour le tester et l’améliorer le plus vite possible. Ce qui serait intéressant, c’est que la DGA en achète un (incluant les coûts de déploiements) et le mette à disposition d’un OIV tout en supervisant les essais. On gagnerait du temps et je suis sur que Total ou EDF se porterait très vite candidat à l’expérimentation.
Il est tout de même malheureux que le SGDSN et l’ONERA ne se soient pas coordonnés pour intégrer cette solution à l’AMI ESCALAD. Après c’est peut être le cas, mais l’ONERA n’en fait pas mention dans son communiqué de presse.
Un seul C Ã acoustique.
Si vous êtes sur, c’est que vous avez un goût aigrelet.
Si vous êtes sûr, c’est que vous avez une certitude.
Les symboles des unités de mesure sont invariables.
Un kilomètre, 1 km ; deux kilomètres, 2 km.
Les derniers kilomètres.
Les derniers km.
Dans le Système international d’unités, K (majuscule) est le symbole du kelvin (unité de température).
Le symbole du préfixe « kilo » est k (minuscule).
Le symbole du kiloeuro est donc k€.
De cinquante mille euros.
De 50 000 €.
De 50 k€.
Le terme « senseur » est un anglicisme. C’est la traduction maladroite de « sensor », faux ami qui en français se dit capteur.
La détection : très bien. Mais après ?
Est-ce qu’il est capable de détecter plus loin pour laisser plus de temps à réagir ?
@Emile
la détection, c’est la première étape. Ensuite se pose la question des moyens d’interception.
Comme indiqué à de nombreuses reprise sur ce site, je ne crois pas aux moyens de tir direct, type mitrailleuses, lance grenade ou laser, pour intercepter de petits drones type FPV : c’est tout simplement inenvisageable en présence de civils à proximité, le risque de dommages collatéraux étant gigantesque. La solution, ce sont les drones antidrones, capables de détecter et verrouiller leur cible, et de les percuter à plusieurs centaines de km/h en les faisant chuter au sol. C’est ce qu’il y a de plus « propre » et de plus efficace :
– Pas d’explosifs : l’énergie cinétique suffit à abattre les drones adverses. Cela évite au maximum les dommages collatéraux, utilisation possible même en présence d’une foule (utilisation possible lors d’évènements/manifestations).
– Contrairement à une arme à tir direct, qui a besoin d’une ligne de visée directe sur la cible, le drone intercepteur peut aller débusquer des drones adverses qui voleraient au ras du sol, en jouant avec les obstacles, ou cachés derrière un bâtiment, des arbres, de la fumée… La simple détection d’une menace, même si elle est encore invisible, suffit pour les lancer dans la direction de celle-ci : les drones cherchent alors leur cible grâce à leur caméras embarquées.
– Les drones intercepteurs peuvent faire face à des attaque par saturation, type essaim. Ils sont peu coûteux et peuvent être stockés et utilisés en très grand nombre si besoin. Leur nombre est virtuellement illimité : plusieurs centaines ou même plusieurs milliers si besoin, selon l’importance et/ou la taille du site à défendre.
– Les drones sont récupérables et réutilisables : s’ils n’ont pas été détruits, ils reviennent se poser près de leur « ruche » où ils peuvent être rechargés et reconditionnés, prêts à servir à nouveau : le système est donc économique, à l’achat comme à l’emploi. L’absence d’explosifs fait qu’ils peuvent être manipulés par des personnels civils, formés à cet usage, et pas exclusivement par des militaires : un point important, compte tenu du nombre de sites sensibles à défendre dans le pays…
De nombreuses reprises.
oui il peut théoriquement détecter loin (modulo les émetteurs en place).
Il faut séparer la détection de la neutralisation (surtout en environnement civil ou les contraintes de sécurité et de sureté sont très lourdes), sinon on n’avance pas. Et avant de neutraliser, il faut déjà avoir détecté, classifié et identifié.
*les Allemands ont déjà une solution https://www.hensoldt.net/news/hensoldt-passive-radar-to-be-used-in-civil-aviation
il est en cours de certification et devrait commencer son déploiement pour fin 2026 pour l#aviation civil , pour les militaires vers 2030 il est en cour de développement très avancé (essais militaire en cour secret) . pour la France je sait pas . ce systéme est différent de celui de Deuchtstelekom
Il est en cours de développement très avancé (essais militaires en cours secrets).
Être en cours : avoir commencé.
Le cours du temps, le cours de la rivière, le cours de français, le cours de Bourse.
Être bien en cour : être bien introduit auprès d’un personnage important.
La cour du roi, la cour de justice, la cour d’école.
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/22057/lorthographe/homophones-lexicaux/les-homophones-cour-cours-court-et-courre
Vous avez un certain tropisme pour Hensoldt (ce n’est pas une critique, c’est une belle maison), par contre quelques précisions par rapport à l’article auquel vous faites référence:
– Twinis est déjà commercialisé et utilisé (campagne de mesure NATO, etc.), il n’y a pas d’essais secret déjà parce que les perfos max des systèmes militaires sont toujours secret-défense. Vous voulez peut être dire que l’armée allemande veut l’acquérir d’ici à 2030? Il me semble qu’ils l’avaient déjà testé en 2023.
– Il ne peut pas être certifié pour de l’ATC pour deux raisons 1) c’est une déclaration de conformité suivant les processus EASA vs les exigences de perfos EUROCONTROL et ICAO et nons pas une certif 2) DFS n’a pas le mandat pour certifié un quelconque appareil, c’est un ANSP. Eventuellement la Luftfahrt-Bundesamt, mais encore une fois ce qui touche à la surveillance n’est pas géré à l’échelle nationale.
Les radars passifs ne sont pas nouveaux, ONERA a déjà développé un proto dès 2015, jusqu’à présent les militaires s’y sont peut intéressé (surtout les français) car difficilment utilisable en opex. Par contre l’avènement des drones et le retour à des risques plus importants remets une partie de l’attention sur la protection d’infras critiques et dans ce cadre, oui les radars passifs présentent un intérêt certains pour l’alerte.
La « performance » de l’ONERA (ce ne sont pas les seuls) c’est la mise en oeuvre d’algo de détection/classification adapté aux petits drones.
Il faut garder à l’esprit que pour des systèmes primaires, la valeur est dans le matériel ET dans l’algo de détection (voir fusion/corrélation en cas de multi-sources), d’ailleurs, en France même les algos pour les radars civils (TRAC NG, etc.) sont soumis à l’export control français.
C’et peut être aussi pour cela que l’on garde les émetteurs tv et ce malgré le fait que nombres de foyers la recoit par le biais des « box » internet!
Le F117 qui c’est fait « cueillir » en Serbie aurait été détecté par ce moyen (info à prendre avec les réserves d’usage tant il y a eu de versions!)
Contrats pas mentionnés suite à ILA Berlin / Eurosatory:
Missiles NLAW pour la France.
Suède / Finlande qui collaborent sur le Patria Trackx.
Système Skorpion 2 pour la Suède (mines anti-char).
Pays-Bas: Piranha V EOV, guerre électronique, brouillage de communications, probable contrat qui va suivre pour l’Allemagne, le Danemark et la Suisse pour le même système.
Il ne faut pas oublier « Orange Drone Guardian » lancé par l’opérateur Orange !
https://www.orange.com/fr/communiques/orange-business-lance-orange-drone-guardian-la-premiere-offre-de-lutte-anti-drones-as-a-service-en-europe-444254
Très bon système dont l’efficience dépends de la densité du maillage de la zone à protégée. Globalement en France voire en UE ce maillage devrait être suffisant pour détecter les « pollueurs » de fréquences que son les drones. restera toujours le problème de la saturation pour leur annihilation.
Le radars passif est véritablement la clé pour sortir de l’impasse tactique due à l’émergence des drones.
Les batteries SHORAD actuelles reposant sur des radars actifs, leur emploi sur la profondeur des 20 km constitue une invitation à la frappe d’artillerie.
Une fois de plus la France utilise une technologie Allemande à titre.. gracieux ?
moi je dirais pas celas ,l’Allemagne n’est pas la seule a intéresser a cette technique .
Désolé « JEAN LUC » ………
Déjà , relisez vous…… Car cela nous évitera de nous appuyer trop vite, une séance supplémentaire de »léchecutage indésirée ».
Bon et en plus, vous intégrez aussi qu’un maitre ordinaire à son toutou dit : SILENCEeeee !…… Et le cabot se tait.
Pour vous c’est pareil : SILENCEeeee !
Ils est très compliqué de discriminer un oiseau d’un drone avec un tel système. on aura à la limite une image de l’ensemble des corps aériens actifs, qu’il faudra « contrôler » avec d’autres systèmes (acoustique/radar actif/ système electro-optique/ Mk40 Eyeball(pour la blague)). Ce système pourrait être très puissant couplé avec un ensemble de capteurs de son éparpillés sur des kilomètres, mais serait-ce suffisant pour l’interception précise de cet aéronef ?
Avec l’apparition des drones, la lutte contre les drones est devenue une nouvelle calamité principale et collatérale des guerres.
Les drones actuels sont pleins de munitions, d’explosifs de toutes sortes pour détruire leur cible. Soit.
Le but de la lutte antidrone est de les détruire avant qu’ils aient atteint leur cible. Soit.
On va donc détruire, comme on peut la plupart du temps, les drones que l’on peut détruire, en dehors de leur cible et donc au-dessus de zones qui ne sont pas des cibles mais parfois des environnements civils, de toutes sortes.
On va donc faire exploser en vol des machines saturées de munitions dont les débris vont s’éparpiller sur des centaines de mètres, enflammées souvent ou sur le point d’exploser : on va arroser donc des zones entières de débris en flammes ou incandescents : je suppose que les intelligents des armées ont déjà calculé le périmètre moyen et la superficie qui se fait arroser de divers produits dangereux à chaque fois qu’un drone se fait atteindre en vol..
les exemples « célèbres » abondent déjà pour démontrer le danger mortel que représente un drone qui a été abattu par un système quelconque : ça tombe partout et n’importe où, très souvent sur n’importe- qui ou n’importe- quoi…
la solution n’étant pas non plus de laisser le drone percuter sa cible, le problème devient de détruire les drones avant leur lancement, dans les zones de stockage ou de fabrication.
Les usines ou les ateliers fabricant des drones sont donc des cibles parfaitement légitimes, même si elles ne sont pas situées sur le territoire ukrainien en l’occurrence, davantage même car ce sont des armes de cobelligérance caractérisée : des  » smoking guns ».
Une personne a été arrêtée, mise en garde à vue et auditionnée pour surveillance et film d’une usine fabricant des drones en France, mais drones qui sont destinés à l’Ukraine,( il ne faut pas prendre les gens seulement pour des imbéciles..)
nous touchons donc un point politique, hautement politique.
Évidemment notre pays va prétendre que toutes les usines à fabriquer des drones en France produisent et vont produire des drones uniquement pour la France…
ce ne sera pas la première fois que le peuple français sera pris pour un paquet de nouilles.
Donc vous ne voyez aucun inconvénient à ce que les ukrainiens tapent les usines d’armements en Russie ?
Khops les Ukrainiens ? dites plutôt l’OTAN, puisque ce sont ceux qui financent , qui arment, qui informent, qui planifient, qui dirigent et qui tiennent la main de ce qu’il reste de militaires Ukrainiens ..Une coalition d’un trentaine de pays cobelligérants qui n’ont pas le courage d’affronter  » à la loyale  » leur ennemi systémique car ils savent la suite inévitable ..
Ah que je comprends votre préoccupation, il vaut mieux les laisser atteindre leurs objectifs que de les intercepter surtout s’il s’agit de drones………..russes!
« Une personne a été arrêtée, mise en garde à vue et auditionnée pour surveillance et film d’une usine fabricant des drones en France, mais drones qui sont destinés à l’Ukraine » Oui, c’était un individu d’origine ……Biélorusse! Pourquoi vous ne le précisez pas à moiuins que vous prenier ceux qui féquentent et participent pour des…………..imbéciles!
« sera pris pour un paquet de nouilles. » Entre les nouilles et les andouilles………………..nessspas!
Pascal etc : excusez-moi de ne pas avoir cité les origines de cette personne : c’est l’habitude.. de voir qu’en France, les médias ne disent jamais ni la nationalité ni les origines des gens dès qu’il y a un fait divers ou tout autre fait négatif..Interdiction de stigmatiser, hein ! racisme ! xénophobie! stigmatisation ! SAUF, si la personne en question est issue de  » l’axe du mal », nos ennemis systémiques et institutionnels ! dans ce cas-là , c’est la nationalité ou les origines de la personne, qui sont cités en premier ! faites le test ! le test du réel ! vous verrez par vous-même !
« preniez »
@pandacruel : Évidemment notre pays va prétendre que toutes les usines à fabriquer des drones en France produisent et vont produire des drones uniquement pour la France…
Il a été arrêté le 3 juin, « alors qu’il filmait un prototype de drone d’une entreprise fournissant les armées française et ukrainienne », a précisé le parquet. (citation.)
https://www.latribune.fr/article/economie/23624694620352/soupcons-despionnage-au-profit-de-la-russie-un-bielorusse-arrete-pres-de-lusine-de-drones-delair
Bonne continuation a tous !
Le concept est dans le domaine public..1942 telefunken..un brevet c’est 20ans
Il faut beaucoup de techno pour transformer un concept en système opérationnel