L’armée de Terre a évalué le 120MC, un nouveau système de mortier de 120 mm mobile proposé par Thales

Le mois dernier, l’armée de Terre a fait savoir qu’elle venait d’engager des Griffon MEPAC [Mortier Embarqué pour l’Appui au Contact] dans une mission opérationnelle à l’étranger pour la première fois, à l’occasion de l’exercice Kevadtorm 26 [«Tempête de printemps 26»], organisé en Estonie, où elle maintient un sous-groupement tactique interarmes [S/GTIA] au titre de la présence avancée réhaussée [eFP – enhanced Forward Presence] de l’Otan.
Pour rappel, chaque régiment d’artillerie de l’armée de Terre disposera, à terme, de huit Griffon MEPAC [soit de quoi armer une batterie]. En contrepartie, ces derniers céderont leurs mortiers de 120 mm tractés [Mo 120 F1] à l’infanterie. Un tel échange a d’ailleurs déjà eu lieu entre le 3e Régiment d’Artillerie de Marine [RAMa] et la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère [DBLE].
Cela étant, il n’est pas impossible que l’armée de Terre se dote d’un troisième système doté d’un mortier de 120 mm, à savoir le 120MC [pour Mortar Carrier], développé par Thales.
En effet, via le média social LinkedIn, ce dernier a indiqué que son projet 120MC venait de franchir une «étape clef» avec le succès d’une campagne de démonstration et d’évaluation menée par l’armée de Terre à Canjuers [Var].
«Au cours de ces essais, le système a réalisé 50 tirs et démontré sa précision, sa sécurité et sa rapidité de mise en Å“uvre. Grâce à l’utilisation du même tube que le mortier 120 Rayé Tracté, le 120MC offre des performances équivalentes tout en apportant davantage de mobilité et de réactivité grâce à son intégration sur véhicule léger 4×4», a expliqué Thales.
Le véhicule utilisé pour cette campagne d’évaluation était un modèle néerlandais, en l’occurrence un VECTOR 4×4 [Versatile Expeditionary Commando Tactical Off Road], produit par Defendure.
Pour le moment, Thales n’a pas donné de détails sur ce projet 120MC, si ce n’est, si l’on juge par la vidéo qu’il a diffusée, qu’il est le fruit d’un partenariat avec l’entreprise espagnole Escribano Mechanical & Engineering [EM&E].
«Complémentaire des solutions 120 Rayé Tracté et 2R2M/MEPAC de notre gamme SpinFire, le 120MC répond aux nouveaux besoins opérationnels en combinant puissance de feu, mobilité et déploiement rapide», a fait valoir l’industriel.
Le 120 MC affiche des performances identiques à celles du mortier rayé. Mais selon Thales, sa «rapidité de tir et sa mobilité» sont «adaptées aux menaces de tir de contre-batterie et de drones». Son fonctionnement est similaire à celui du système Alakran, un porte-mortier de 120 ou de 81 mm à visée automatique proposé par le groupe espagnol NTGS. En 2024, ce dernier avait indiqué que l’armée de Terre lui en avait commandé un nombre non précisé d’exemplaires, au profit, a priori, du Commandement des Actions Spéciales Terre [CAST].





Le Mo de 120 est une bonne arme d’arrêt…le truc c’est les drones…sont emmerdant aux possible…
… et apparemment nos généraux d’Opérettes n’ont toujours pas compris…
Le mortier n’a pas disparu du champ de bataille ukrainien…
@Minou danois Vous avez parfaitement raison d’ailleurs je ne mets pas en cause l’intérêt du mortier mais la non prise en cause par « nos stratèges » de l’utilisation des mini-drones comme armes offensives ou défensives, ce qui est apparu sur le champ de bataille ukrainien… Avez-vous vu nos régiments d’artillerie ou d’infanterie se réorganiser pour utiliser ce type de vecteurs ?
Votre accusation est ridicule.
L adt fait face à ce type de menaces depuis les opex de Syrie et du Mali. Bien avant l Ukraine.
Si vous ne « voyez pas » les adaptation fr , ouvrez les yeux. Opex doit avoir plus de 100 articles couvrant le sujet.
Tenter de l expliquer aux commentateurs d opérette est vain.
@Dolgan: on nous dit que les FPV russes à fibre optique quadrillent toute la zone située jusqu à 20km au moins du front, d où les filets pour protéger les routes.
Je vois pas trop comment le 4×4 avec son mortier d une portée pratique pourrait échapper aux dronistes russes.
Si les militaires français ont trouvé une parade miracle, ce serait criminel de ne pas la partager avec les Ukrainiens.
Du coup je me demande s il ne serait pas possible de robotiser le chargement d obus et de droniser le véhicule: là il pourrait s approcher à moins de 10km du front.
Les Ukrainiens ont repéré des mini MLRS dronisés bricolés à partir de petits lance roquettes multiple nord coréens (12 tubes de 107mm), eux même d origine chinoise.
 » nos généraux d’opérette » ? vous êtes qui pour l’affirmer ? Il n’y a qu’à lire (ça demande du temps c’est vrai) toutes les infos sur les sites dédiés pour voir que ça travaille dans les états-majors pour les conflits d’après. Informez vous sur l’organigrame de nos armées vous y trouverez des organismes qui préparent le futur et avec des généraux. Y aurait il des commentateurs  » d’opérette » ?
Désolé mais les Red Teams du DGA ne valent pas tripette . Entre le Général de la DRM renvoyé pour ne pas avoir prévu l’invasion de l’Ukraine alors que la CIA prévoyait que c’était la dernière possible en 2022 pour que la Russie ait assez d’hommes pour envahir l’UKRAINE. la DGA a toujours sous estimé l’artillerie au profit du rafale , alors que l’artillerie est la clé. il faudrait 1000 canon césar et des obus excalibur
Dit le sicaire d’opérette.
C’est juste.
L’infanterie retrouve les mortiers de 120 mm comme du temps des SML, mais l’ Artillerie garde le monopole des observateurs d’artillerie (OA).
Ce n’est donc pas un véritable retour aux SML, surnommée naguère  » l’artillerie du colonel » ( car immédiatement disponible pour la baffe et selon sa doctrine).
https://operation-daguet.fr/mortier-tracte-de-120-mm/
+1
Il va falloir être capable de déployer une sacré puissance de feu pour se protéger de ces saletés.
J’ai lu (peut-être sur ce site, je ne me souviens plus exactement) que les munitions dispersibles, comme les cartouches de chasse mais en plus gros, obtenaient de bons résultats.
Normalement ton unité évolue au sein d’un maillon d’éléments en charges de gérer les différents vecteurs. Les drones sont traités en parallèle. Ce mortier n’opère pas seul.
Bien dit 🙂 !
C’est plutot les moyens de détection et d’ identification plus rapides associés entre autre à ces drones qui sont emmerdant .
Exact.
https://www.ladepeche.fr/2026/06/10/guerre-en-ukraine-comment-le-logiciel-delta-a-transforme-larmee-de-kiev-en-reseau-de-combat-connecte-13410684.php
merci pour le lien
Entre autres.
Avec « autre » au pluriel.
Entre autres choses.
Il doit nécessairement y avoir plusieurs autres choses pour que ce dont on parle puisse être « entre » elles.
Les moyens de détection et d’identification plus rapides associés entre autres à ces drones.
@Rakam
Ce concept de mortier 120mm embarqué sur un simple 4×4 est très prometteur. Ce qui est vendu par Thales est le système de mortier mobile, le véhicule porteur n’étant apparemment pas le sujet essentiel. Cela étant, vidéo de présentation du produit oblige, il faut reconnaître que le véhicule 4×4 présenté « en action » semble en l’état affreusement vulnérable aux drones et MTO adverses. Pas de cope cage, pas de fumigènes, ni bien sûr de dispositif dédié à la lutte antidrones. On n’imagine pas ce véhicule se promener dans la « kill zone », la ligne de front de 20 à 40km de profondeur en Ukraine, par exemple.
Tous nos véhicules, et pas seulement nos blindés, devront être dotés de moyens d’interception pour drones. Sans aller jusqu’à installer de vrais systèmes APS/hard kill avec radars et projectiles intercepteurs (réservé pour le moment aux chars et véhicules blindés de haute valeur), installer un simple système composé d’un mât avec capteurs optiques et acoustiques (pour la détection/localisation), relié à des petits drones intercepteurs autonomes (pour la destruction) placés dans des tubes disposés à 360° sur le véhicule, représenterait déjà un immense pas en avant, pour un coût acceptable…
L’artillerie tractée n’a plus vraiment d’avenir, c’est donc avec ce genre de matériel qu’il faut équiper l’infanterie… encore que le Griffon MEPAC aurait, à mon avis, parfaitement fait l’affaire.
et pourquoi donc ?
un mortier n’est pas cher, au profile relativement discret, et ne peut pas être contré contrairement aux drones. Dans le cadre d’un combat dont les capacités sont dégradés par l’EW et autre le mortier a toute sa place. Si t’as besoin d’une élimination rapide à une dizaine de kilometres, un mortier peut faire ça. Le drone de petite taille devra déjà être sur place pour égaler la perf, ce qui est naïf car tu es jamais sûr en guerre.
Pour les parachutistes, le calibre de 105 mm à un intérêt…
https://meta-defense.fr/2024/08/14/obusier-de-105-mm-caesar-4×4-105-knds/
Pas correct. Une bonne partie de l’artillerie tractée est semi-enterrée en Ukraine, et en volume de feu d’artillerie, c’est ce qui tire le plus. Le rôle est juste différent. Et le tracté n’a plus pour objectif d’être utilisé en mouvement, mais d’être amené à sa zone de tir.
L artillerie tractée de type mortier est parfaitement adaptée (comme artillerie fixe fortifiée) au contexte ukrainien de guerre de tranchée.
L Oto melara mod 56 y donne aussi satisfaction.
Ça, c’est intéressant pour les biffins plutôt que les vieux mortiers tractés hors d’âge ( 50% pas disponibles selon les derniers chiffres publiés en 2021).
Pas dispo ne signifie pas hors d age ou inutilisables.
99% de leur indisponibilité correspond à un changement de pneu, de phares ou de détails similaires.
Une remise à neuf complete c est 3 ou 4 000 euros dans un garage.
Les mo120 tractés sont largement surnuméraires, c est pour cela que la majorité n est pas remis à neuf.
Envoyez-en cinquante en Ukraine d’abord pour qu’ils soient testés dans de vrais conditions de guerre avant d’en équiper nos unités… les mortiers sont tous à portée de FPV; pas sûr qu’ils aient un grand avenir.
Il y a déjà le mortier sur lequel ce concept est basé qui fonctionne en Ukraine, c’est le Alakran espagnol.
https://www.armyrecognition.com/archives/archives-land-defense/land-defense-2024/exclusive-ukraine-deploys-spanish-made-alakran-mortar-systems-in-first-ever-combat-use
Les mortiers sont omni présent dans les deux camps en Ukraine. Et aucun militaire la bas ne pense qu ils sont obsoletes …
Je vois pas vraiment l’intérêt quand le griffon mepac existe déjà , sauf pour faire une version adapté au Serval qui soit aerotransportable.
@Caligula…..
Le Griffon MEPAC est transportable par A400M…
Ce nouvel engin est un 120mm posé sur un plateau, qui a les mêmes avantages que le MEPAC, avec la différence, que les servants montent sur le plateau, tirent X obus, remontent dans la caisse, et s’arrachent avant l’arrivée de drones, ou des tirs de contrebatterie… un peu comme notre tube de 155mm.
Le tout en beaucoup moins cher qu’un MEPAC, et en plus facile à mettre en œuvre qu’un tracté, dont les servants doivent souvent abandonner, et revenir après les tirs de contrebatteries, pour le récupérer…. ou pas. (C’est ce qui se passe en Ukraine).
Donc vous y voyez l’intérêt. Et oui, c’est exactement le but de ce genre de mortiers.
Plus rapide qu un MEPAC, plus discret qu un MEPAC. C est une solution plus adaptée aux frappes de type raid.
Actuelement les modèles en service sont sur MZR Polaris il me semble.
Bon, comme nous n’aurons pas du SHERPA Light, il faudra attendre le VBAE pour en bénéficier ?
https://www.opex360.com/2022/06/14/artillerie-arquus-devoile-une-nouvelle-version-du-sherpa-light-dotee-dun-mortier-raye-de-120-mm/
Mais oui !
Et c’est le minimum qu’ils puissent faire ces gars.
Le problème avec le GRIFFON MEPAC, c’est que les servants sont choqués à chaque tir.
Sinon, les résultats sont bons.
toujours pas de pièce intermédiaire, histoire de pouvoir taper au delà de 10 bornes sans avoir à sortir un 155 ? alors qu’on en produit à pas trop cher et qu’on sait les monter sur des véhicules ?
Les seuls pays qui ont acheté cela? Le Kosovo, avec le 105mm Hawkeye SRT.
Comme le MO 120 rayé en service?
« Le mois dernier, l’armée de Terre a fait savoir qu’elle venait d’engager des Griffon MEPAC [Mortier Embarqué pour l’Appui au Contact] dans une mission opérationnelle à l’étranger pour la première fois ».
« Une mission opérationnelle »…. mon cul !
C’est juste un exercice de tir comme à Canjuers sauf que c’est à l’étranger !!!
Les mots ont un sens.
Ils ont peut-être été discrètement prêtés aux Ukrainiens, ce ne serait pas la première fois qu’on teste de nouvelles armes là -bas.
Les mortiers embarqués à l’artillerie et les mortiers tractés à l’infanterie ?
Ce n’est pas ma spécialité mais d’instinct, comme ça, j’aurai fait l’inverse.
L’avenir de genre d’arme n’est-il pas téléopéré ou, à minima, opéré sous blindage antidrone?
Bravo d’avoir adapté un système mécanisé au tube du mortier Mo-120-RT-61. Le tube rayé et ses munitions ont des effets redoutables.
À quand la même arme sous tourelle, voire avec un tubes plus long?
est que le fait d’associer le mortier au véhicule fait vraiment sens ?
les mortiers de 120 remorqués ne sont ils pas tout aussi simple et plus souple d’emploi ?
ajouter une connexion et un module de situation et quelques gyroscopes au mortier ou dans une valise à côté c’est souple efficace et resilient.
Mise en place ultra rapide contrairement à un mortier tracté. C’est un système prévu pour des forces aéroportées et forces spéciales.
Le système Alakran a été proposé sur tellement de véhicules, il y a des raisons à cela je pense:
Uro Vamtac S3 (Espagne / Ukraine), Polaris MRZR Alpha, Polaris RZR ATV, Toyota Land Cruiser J79, Bogdan BARS-6 (Ukraine), Bogdan BARS-8, Bv206, Arquus Sherpa Light A2M, Humvee, Flyer Special Forces Vehicle, Mahindra Armored Light Specialist Vehicle (Inde).
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Sinon, Babcock a développé le 120mm Ground Deployed Advanced Mortar System (GDAMS), basé sur le mortier de ST Engineering (Singapour) qui fonctionne de la même manière.
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Bref, le Alakran a vu plein de « copies », et ce n’est pas pour rien, système relativement économique d’installation, et très rapide à mettre en oeuvre pour le tir.
Un p’tit peu d’histoire…
Depuis les temps les plus reculés l’homme a expédié la mort par les airs… Catapultes et machines de jet de l’antiquité, envoyaient des pierres, des pots de terre cuite avec des matières enflammées, des serpents ou des déjections, et même parfois directement des cadavres en voie de putréfaction…
L’Histoire recèle d’images de mortiers antiques. Ainsi, en 1342, pour faire face au siège des troupes espagnoles, les Arabes défendant la ville d’Algésiras (SP) installèrent sur les créneaux des fortifications de courtes cornes tubulaires, dont l’ouverture était orientée vers le haut et pointée vers l’extérieur de la ville ; ils y plaçaient successivement de la poudre noire et des boulets de fer… ces armes à feu, que les Arabes appelaient « Madafa », sont considérées comme les premiers mortiers. Et les chinois n’étaient pas en reste, ainsi de nombreux canons de la période Ming et Qing en Chine (XIV et XVème s.) étaient des mortiers. Lors de la Guerre russo-japonaise de 1904-1905, l’armée russe modifia un canon pour projeter des obus en tirs courbes, et l’appela « Mortier à frappe de foudre »…
C’est dans la boue du front, en 1915, qu’un poilu réserviste de l’infanterie [Edgar William Brandt], par ailleurs ferronnier d’art dans le civil, pour contrecarrer les redoutés “Minenwerfer“ des casques à pointe [ https://fr.wikipedia.org/wiki/Minenwerfer#/media/Fichier:25cmMinenwerferCrewLoading.jpg ], eut l’idée d’améliorer le concept des lourds mortiers en bronze et “crapouillots“ dont étaient dotés son régiment [ https://www.batteriedeleperon.fr/materiel/les-canons-et-pieces-dartillerie/mortiers-bronze-de-15-cm/ ].
Il relia un tube de 60mm d’environ 1,30m (22kg) à un réservoir de gaz comprimé [des bouteilles légères de gaz acide carbonique] et un pied tripode de mitrailleuse (16kg) ; le tout -montable/démontable rapidement- étant transportable à dos d’homme ou de mulet.
L’obusier léger pneumatique était né : https://artillerie.asso.fr/basart/article.php3?id_article=1481
https://theatrum-belli.com/1915-invention-du-mortier-dinfanterie-francais/
Côté munitions de ces mortiers, l’artillerie utilisait différents obus, principalement des obus à balles conçus pour exploser au-dessus des lignes ennemies (une pluie de métal…), des obus explosifs dont la poudre noire explosait au contact de la cible, des obus à gaz (acide cyanhydrique, arsine, brome, chlore, phosgène,…), des obus fumigènes, et des obus incendiaires… La majorité de ces obus avait une portée limitée de quelques centaines de mètres.
Aujourd’hui, le “génie humain“ a accouché de mortiers modernes, beaucoup plus précis (<1m) et d’une portée plus conséquente (de l’ordre de 3 500 à 15 000m selon la munition employée).
Source : documentation interne aux ingénieurs de l’armement.
Ajouter un système de chargement à ces tubes de 120 mm embarqués sur des véhicules « légers » : Possible ou non ?
Intérêt de ce type de mécanisme : Accélérer la fréquence des tirs et probablement de diminuer le nombre des servants ainsi que leur exposition au danger.
Possible, mais cher et pas pertinent ici.
On parle de systèmes fait pour des engagements courts et déjà à faible nombre de servant.
Vous n allez pas gagner grand chose sur le nombre de servant ou la cadence.
La semi automatisation des mortiers, devient pertinente quand elle permet de réduire la fatigue du personnel et donc de réduire le nombre de servants. La, le personnel n a pas le temps de se fatiguer qu il est déja en route.
Cette solution s’avère,somme toute,plus mobile que le 120TR (une « remorque » ne passe pas forcément aussi bien que le véhicule tracteur sur certains terrains),plus rapide sur la mise en batterie (moins d1 mn contre 2…..Cette minute d’écart pouvant leur sauver la peau)…
Idéale,en fait,pour des opérations de type « raid » ou commando par petites unités en avant du dispositif…
Alors oui,certains vont lui reprocher son « manque » d’automatisation:
Si on se base sur le MEPAC et ses 10 coups/mn,puis sur un 120TR et ses jusqu’à VINGT coups/mn (pour une équipe bien entraînée s’entend),la version « manuelle » est plus « rentable »…
Certains vont lui reprocher son manque de protection contre les drones:
Contrairement au MEPAC censé intervenir en soutien de la compagnie de biffins,cette version est plutôt destinée à ceux qui font dans la recherche de renseignements,ou le « coup de main » : arriver vite,taper fort si besoin,se barrer encore plus vite,ce qui laisse peu de temps aux drones d’agir (sans compter les possibles éléments de lutte anti drone qui ne manqueront pas d’accompagner ce mortier porté ….Enfin,dans MA logique de vieux pousse-cailloux)
Pour « critiquer »,je dirais que le bruit du véhicule pourrait être un soucis obligeant à tirer en limite de portée pour éviter la détection,et l’obligation de connaître un poil en avance la position des cibles pour bien orienter le mortier (comme pour le 120TR,d’ailleurs)
Au-delà de l’intérêt que l’on peut porter à un moyen spécifique et des améliorations que l’on pourrait encore y apporter, il faut admettre que tous ces nouveaux équipements ne sont pas une simple mise à niveau, mais une des transformations majeures de l’Armée de Terre depuis des décennies : le combat collaboratif et infovalorisé.
Ces équipements partagent une vétronique commune (électronique de bord) et une modularité pour certains (plusieurs variantes), in fine une production accélérée et une logistique simplifiée (Par ex. 70 % de composants communs pour Griffon/Jaguar), une meilleure protection tout en restant sur roues pour une meilleure mobilité et projection rapide. La juxtaposition de moyens avec une intégration numérique commune poussée, du Serval au Caesar en passant par le MEPAC, 120MC, Jaguar et futur LRU, apporte un gain indéniable en vitesse de décision et capacité.
Ainsi apparait une nouvelle stratégie opérationnelle : Une “réactivité plus réactive“, avec moins de logistique lourde mais avec plus de puissance, de mobilité, de connectivité et d’interopérabilité ; le tout axé sur le partage de la « bulle de connaissance » en temps réel (SCORPION). A ce jour, cela se traduit par plus de 1 000 véhicules livrés sur ~4 000 prévus d’ici 2035 ; mais des défis persistent en matière de quantité pour certaines composantes et de stocks de munitions.
bonjour . l’infanterie a toujours besoin d’appuis feu directe et indirecte . le developpement d’un mortier de 120 mm est une bonne chose . ( remplacement drs 81 mm hors d’age ) .
cette expérimentation en dit long sur l’état d’esprit qui a prévalu dans l’armée de terre ou chaque fonction opérationnelle se battait autant pour s’améliorer que pour défendre « bec et ongles » son pré carré. l’affaire du mortier embarqué est révélateur. on nous annonce fièrement l’arrivée du mepac, bien entendu réservé aux régiments d’artillerie, Puis la réaffectation des mortiers tractes de 120 dans les régiments d’infanterie. quand on sait désormais que la zone des contacts est désormais un nouveau nom man’s land de 20-30km de profondeur, ce qui place pratiquement tous les moyens d’une brigade dans la zone de mort, les mortiers embarqués devraient être d’emblée affectés dans les groupements de mêlée car la mobilité est un gage de survie. un mortier tracté a une durée de vie d’une ou deux interventions. l’artillerie devrait être dotée de 155mm a minima.
Le mortier tracté de 120 mm était parfois embarqué dans un PUMA pour faire un  » raid ART »…
Quelle époque épique !
Quelle est la portée limite de ce mortier ?
Quelle est la précision du tir lorsqu’on est à cette limite de portée ?
Durée du tube en nombre de tirs ?
La guerre moderne au niveau de la zone de contact, c’est devenu une affaire de mobilité et de réactivité.
Les mortiers de 120mm reviennent dans les régiments d’infanterie, en voilà une idée qu’elle est bonne, surtout que cela existait déjà il y a 30 ans avant qu’un génie n’en décide autrement. Comment voulez-vous que l’on progresse en intégrant le concept d’emploi des drones aériens navals et terrestres, quand nous en sommes restés à faire et défaire sans cesse notre modèle. Clairement, nous n’avons pas besoin d’ennemi. Nous nous suffisons à nous même…
Ça rentre dans une Renault ?
https://www.opex360.com/2026/06/15/renault-et-thales-devoilent-4troop-un-vehicule-4×4-tactique-de-commandement/