À son tour, Boeing se retire de l’appel d’offres émis par l’US Navy pour remplacer l’avion d’entraînement T-45C Goshawk

Lors des débats sur le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, les députés ont adopté un amendement pour demander une étude de faisabilité pour doter, le cas échéant, le porte-avions nucléaire de nouvelle génération «La France Libre» de catapultes électromagnétiques [EMALS] de conception nationale à la place de celles que l’américain General Atomics est censé fournir. Et cela afin d’éviter une dépendance à l’égard des États-Unis.

Mais des EMALS françaises ne résoudraient qu’une partie du problème. Pour assurer l’alerte avancée de son groupe aéronaval, la Marine nationale disposera d’avion de guet aérien E-2D Hawkeye, acquis auprès de l’américain Northrop Grumman. Or, cette capacité est essentielle.

Autre dépendance : la formation des élèves officiers pilotes de l’Aéronautique navale [EOPAN], dont le cursus se déroule tout ou partie aux États-Unis, plus précisément à la base navale de Meridian [Mississippi]. Par la force des choses, la Marine nationale est tributaire du choix que l’US Navy fera au sujet du remplacement de son avion d’entraînement T-45C Goshawk, lequel lui donne d’ailleurs beaucoup de soucis. D’où l’appel d’offres UJTS [Undergraduate Jet Training System] que son commandement des systèmes aériens navals [NAVAIR] a émis en mars dernier.

Comme il s’agit de ne pas perdre de temps en développant un avion d’entraînement embarqué, l’US Navy a allégé son cahier des charges en faisant l’impasse sur plusieurs exigences qui, jusqu’alors, passaient pour incontournables. En effet, misant sur les évolutions technologiques [aides à l’appontage, simulation, etc.], l’appareil dont elle souhaite faire l’acquisition n’aura pas besoin de disposer d’un train renforcé ni d’une crosse d’appontage, la formation de ses futurs pilotes devant se limiter à des phases d’approche sans aller jusqu’à apponter sur un porte-avions.

Quatre industriels étaient sur la ligne de départ pour cet appel d’offres, à savoir Lockheed Martin, avec une version adaptée du T-50 «Golden Eagle» de Korea Aerospace Industrie, Boeing, avec le T-7 Redhawk, un appareil développé avec Saab et déjà retenu par l’US Air Force, Textron Aviation Defense, avec le M-346N de l’italien Leonardo, et Sierra Nevada Corps, avec le Freedom Trainer.

Seulement, il se pourrait que cette procédure n’aille pas jusqu’au bout. En effet, en avril, Lockheed Martin a annoncé sa décision de «ne pas donner suite à l’appel d’offres UJTS» après avoir mené une «analyse approfondie».

«Nous continuerons de nous concentrer sur la fourniture de solutions innovantes et de rechercher des opportunités pour renforcer notre partenariat avec l’US Navy. Nous restons convaincus que le T-50 N est un avion d’entraînement de pointe, doté de capacités exceptionnelles et d’un fort potentiel», a conclu l’industriel, sans donner davantage d’explications. Plus tard, il a précisé qu’il n’était pas en mesure d’aligner son offre sur le «niveau requis de contenu américain».

Mais Lockheed Martin n’est pas le seul à jeter l’éponge. Le 12 juin, Boeing a également annoncé son retrait de l’appel d’offres, via un communiqué laconique.

«Boeing s’engage à respecter ses engagements et ne soumissionne que pour les programmes où il est convaincu de pouvoir apporter la solution adaptée aux besoins et exigences de ses clients», a d’abord tenu à rappeler le constructeur. «Après une évaluation approfondie, nous avons conclu que le T-7A ne répond pas aux exigences du système de formation initiale au pilotage de jets de l’US Navy. Par conséquent, nous avons informé la Marine que nous ne participerons pas à l’appel d’offres actuel», a-t-il poursuivi.

Cela étant, a-t-il ajouté, «nous restons déterminés à fournir le T-7A comme solution de formation moderne et évolutive pour les pilotes de 4e, 5e et 6e générations, en fonction de l’évolution des besoins» et «nous sommes impatients de fournir et de maintenir les capacités actuelles et futures» de l’US Navy. Est-ce une allusion au F/A-XX, le programme d’avion embarqué de 6e génération de la marine américaine ?

Selon les explications fournies par un porte-parole de l’industriel à Breaking Defense et à Aviation Week, la raison de ce retrait est liée à la motorisation du T-7A, lequel est propulsé par un réacteur General Electric F404, que l’US Navy connaît très bien puisqu’il équipe le F/A-18 Hornet.

«Le T-7A, dont la production initiale à faible cadence a été approuvée en mai, est équipé du moteur F404. Cependant, satisfaire aux exigences de qualification ‘moteur’ que la Marine recherche pour l’UJTS impliquerait un cycle de développement long et ralentirait la capacité de Boeing à atteindre rapidement la capacité opérationnelle initiale», a-t-il dit.

Quoi qu’il en soit, il ne reste plus que deux candidats en lice, alors que, en mai, l’US Navy a revu à la hausse les coûts des phases de développement et de production du programme UJTS, afin de tenir compte des commentaires des industriels après la diffusion de son appel d’offres.

Devant se concrétiser par l’attribution d’un contrat en mars 2027, ce dernier prévoit la livraison, dès 2032, d’un premier lot de sept avions issus d’une «production initiale à faible cadence» [LRIP], de systèmes d’entraînement au sol et des prestations en matière de logistique. Au total, l’US Navy envisage d’acquérir 216 appareils.

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58 contributions

  1. NORAD dit :

    « Est-ce une allusion au F/A-XX, le programme d’avion embarqué de 6e génération de la marine américaine ? » Boeing est également engagé sur le programme de « Loyal Wingman »(CCA) de l’US Navy, peut-être avec une version navale du MQ-28.. Pour le choix du F/A-XX, rendez-vous en août 2026, normalement

  2. Yvon dit :

    Comment la France peut elle se mettre dans un tel état de dépendance des États-Unis pour le PANG (catapultes, entraînement, …) ?
    D’autant que la France n’a pas de politique impériale qui pourrait justifier la construction de ce PA, lequel n’aura jamais de jumeau, les finances du pays étant exsangue. Il faut répéter encore et encore que le France Libre sera un PA à mi-temps disponible pour faire des ronds dans l’eau et, par ailleurs, dévoreur de crédits qui seraient beaucoup plus utiles ailleurs, y compris dans la Marine Nationale (frégates supplémentaires SNA supplémentaires, …)

    • Bastan dit :

      Le CdG va rentrer au port et sera remplacé sur zone par un porte-hélicoptère. Combien de temps est il resté dans la région du Golfe durant la durée du conflit?

      • pandacruel dit :

        Bastan : l’état major vient de confirmer qu’il continue à rester sur place…tournicoti, tournicoton…

    • AlexS dit :

      « les finances du pays étant exsangue »

      Haha! C’est comme si un millionnaire qui dépense comme un multimillionnaire disait qu’il est pauvre…

    • GotoRaptor dit :

      T’as pas besoin d’une doctrine impérialiste pour justifier un PA, l’équivalent PA->impérial est un mythe répété par trop de gens qui ne savent pas. Es-tu au courant que l’on a d’autre territoires que la France métropolitaine ? La France est loin des théatres d’opération potentiels, européens inclus. On ne vit pas dans une bubulle, fermer les yeux ne supprime pas le contexte de tension géopolitique global.

    • JF dit :

      Tout le monde sait que cela ne sert que pour les guerres asymétriques quelconques, et faire de la diplomatie, enfin surtout pour que quelques amiraux et élites pseudo patriote se pavanent dessusenfin devant les caméras. Comme je ne sais plus qui sur se blog le rappeler récemment, nos meilleurs « porte-avions » sont nos territoires autres mers, où nos infrastructures militaire sont en l’état de ruine voir inexistante. Alors que le retex d’Ukraine aurait pu servir de leçon mais non.

      • Dans le Bayou dit :

        Comme disait Mussolini, »l’Italie est un porte-avions insubmersible ».
        Les possesseurs de porte-avions lui ont bien mis en travers en débarquant sous couverture aéronavale…

        Les japonais avaient plein d’îles suréquipées de bases militaires mais plus assez de porte-avions pour en couvrir les liaisons, kaput…

        Ceux qui comptent accéder à toutes les îles du monde ont des porte-avions, les seconds couteaux…

        • rainbowknight dit :

          Quand vous atterrirez au 21e siècle, vous observerez la « fragilité » d’un PA même nucléaire…
          Imaginez le cauchemar de voir un symbole de puissance être mis hors service par une nuée de missiles….
          Les doctrines ont changé et avant d’accéder à une île , assurez-vous que votre adversaire ne vous fasse pas un déni d’accès….
          Etonnante la prudence des PAN US qui se gardent bien de s’approcher des côtes iraniennes , les PA chinois proches de Taïwan ? Suicidaire….
          Avec un futur PA-NG , que faire de Solenzara devenue inutile …. ?

          • Dans le Bayrou dit :

            Les PA ont toujours eu une approche prudente des côtés ( les avions en décollant..), jusqu’à obtenir la domination aérienne. Sinon, même au 20e s., des nués de porte-avions ( au moins 30 japonais) ont fini au fond de l’eau, ce qui n’a defrisé personne. On joue gros jeu à la guerre et je n’imagine même, cela se produira certainement. Mais il faut bien obtenir la supériorité aérienne sur l’océan, pour en priver l’ennemi… Si ça peut vous faire plaisir, on appellera cela des porte-drones de 80000 tonnes, à la place des porte-avions, mais ça ne changera pas grand chose chose…

    • Fabien Tremm dit :

      Parce qu’elle a toujours été dépendante dans le domaine et n’a jamais changé cela

    • Magic38 dit :

      La France a toujours eu des porte-avions dans son histoire depuis leur invention. C’est même la France qui a mis en oeuvre les tous premiers véritables porte-hydravions il y a plus d’1 siècle.
      Vous devez comprendre que perdre une capacité et tenter de la retrouver plus tard (car il faudra bien des porte-drones) ça sera toujours plus coûteux que de maintenir cette capacité.
      On le voit très bien avec la construction de centrales nucléaires. Les anglais l’ont appris à leurs dépends avec leur porte-avions et l’Espagne risque de suivre le même chemin s’ils n’achètent pas de F-35B.

      Et surtout les PA CATOBAR c’est les plus complexes à même en oeuvre, ne pas continuer dans le CATOBAR ça veut dire perdre cette capacité pour au moins 30 ans car une fois les compétences d’appontage perdues, c’est difficile de les récupérer (surtout si les USA sont les seuls à le faire et qu’ils ne sont plus nos alliés).

      Et à l’heure des drones, il serait bête de se priver d’un PA capable de mettre en oeuvre des drones et seuls les PA CATOBAR (donc les plus coûteux) en sont réellement capables. Les anglais remuent ciel et terre pour essayer de mettre des drones sur leurs porte-hélicoptères mais c’est en vain, ils n’y arriveront jamais sans catapultes.
      Que vous l’acceptiez ou non il y a des territoires ultramarins ou 3M de personnes vivent ainsi que des intérêts stratégiques et économiques dispersés un peu partout dans le monde. Donc est obligés d’avoir une grande flotte de patrouilleurs en tout genre et au moins 1 porte-avions pour affirmer notre souveraineté. Même s’il n’est pas dispo 100% du temps, 1 PA c’est toujours mieux que 0.

      Le porte-avions est un outil diplomatique (chaque déploiement est très commenté dans les sphères politiques) et fait pour le combat en coalition (regardez comme toutes les flottes européennes, même les anglais, gravitent autour du CDG en ce moment. Si on avait envoyé que les frégates sans le CDG, ça n’aurait pas eu le même effet). Pour se protéger réellement, à la fois la métropole et les outremers, on compte sur la dissuasion en réalité. Personne n’est dupe, les marines/armées européennes ne sont plus capables de se défendre seules, ce n’est qu’en s’alliant qu’elle peuvent être puissantes. À partir de ce constat (où on ira jamais faire la guerre seuls), est-ce si grave si on a qu’un porte-avions, si nos alliés en ont également ? Tant qu’il y a au moins 1 ou 2 porte-avions européens actifs, nos besoins les plus immédiats sont couverts. Bien sûr ce serait mieux si la France en avait 2.

      C’est pour ça qu’on a une poste nucléaire plus proactive (nouvelles versions des M51, ASMP/ASN4G, planeur hypersoniques, on exhibe nos SNLE, on annonce augmenter notre stock de tête nucléaire, la dissuasion avancée avec l’Europe etc..) que ce que font les anglais par exemple, qui sont très passifs. On veut rappeler à tous qu’on a de quoi frapper fort. Le PA set aussi de vitrine technologique à la France, c’est un concentré de toutes les meilleures technologies qu’on a à notre disposition : Rafale, radars et capteurs, propulsion nucléaire, armement, drones, fiabilité technique… Ça met tout de suite en confiance les clients qui de disent qu’ils achètent à l’un des 3 pays capables de construire ce genre de navires. C’est bénéfique pour nos exportations.

      Maintenant que j’ai dit tout ça, oui il faut retrouver une permanence d’une façon ou d’une autre (pas forcément en construisant un 2e France Libre, il faut peut-être regarder du côté du STOBAR), oui il faut se défaire de la dépendance envers les USA (qualification, catapultes, Hawkeye, maintenance). Tout le monde en est conscient.

      • Aramis dit :

        @Magic38 « Que vous l’acceptiez ou non il y a des territoires ultramarins ou 3M de personnes vivent ainsi que des intérêts stratégiques et économiques dispersés un peu partout dans le monde. » Mais même avec le PANG nous n’avons quasi rien en terme de flotte pour défendre tout ça.

        « Le porte-avions est un outil diplomatique » Non c’est un navire de guerre. La justification du PANG n’est pas là.

        « Pour se protéger réellement, à la fois la métropole et les outremers, on compte sur la dissuasion en réalité. » Contre des armes nucléaires oui. Mais là le sujet est conventionnel.

        « est-ce si grave si on a qu’un porte-avions, si nos alliés en ont également ? » Nous n’avons qu’un allié qui a une flotte qui tienne la route les USA. L’Europe réunie aligne de rares coques quasi vide d’armement qu’elle n ‘engagera jamais au combat.

        « Tant qu’il y a au moins 1 ou 2 porte-avions européens actifs » A part nous aucun pays n’a de PA en europe.

        « On veut rappeler à tous qu’on a de quoi frapper fort. » Sauf que cela concerne le nucléaire. Le problème est conventionnel.

        Mon option: fin des PA et porte drone à la place avec des Neuron.

    • Vortex dit :

      Cette certaine dépendance est voulue et assumée, mais elle est avant tout pragmatique.
      Serait-il raisonnable de concevoir des catapultes (2 ou 3) et des avions de guet aérien embarqués (3) pour si peu d’exemplaires en service ?
      Quant à l’entraînement aux États-Unis, on peu très bien s’en passer, on l’a déjà fait…

    • THEVENON dit :

      Comment la France a surtout 3500 milliards de dettes limitant ses faits et gestes en terme d’économie et autres ! Penses-y Yvon au lieu de voir une France des années 20 avec un empire qui n’est plus …

    • Petit navire dit :

      L’objet du désigna bientôt rentrer se faire chouchouter à Toulon…
      https://lignesdedefense.ouest-france.fr/infos-le-marin-le-groupe-aeronaval-deploye-au-large-du-detroit-dormuz-va-renter-a-toulon/

      Vu la falaise des finances de la France, je ne mise pas un kopeck sur le France libre.

      Le coup de l’emprunt russe des arrières- arrières grands-parents sert d’avertissement.

    • Aramis dit :

      @Yvon « Comment la France peut elle se mettre dans un tel état de dépendance des États-Unis pour le PANG (catapultes, entraînement, …) ? »

      Car comme elle ne construit qu’un PA elle n’a pas de quoi commander suffisamment de catapultes chaque année pour maintenir une industrie nationale en état. Pareil pour les avions de guet aérien il serait ruineux de produire un prototype et trois autres exemplaires comme seule commande initiale.

      Et la France n’a pas voulu développer un Alpha Jet navalisé faute de crédit lors des dividendes de la paix. Elle le paye.

      « dévoreur de crédits qui seraient beaucoup plus utiles ailleurs » le but du PANG est d’apporter une subvention à l’industrie pas d’avoir un navire cohérent avec la micro flotte sous armée qui reste.

  3. Robmac dit :

    Dassault n’a pas d’avion d’entrainement à proposer ? Il serait le meilleur !

    • AlexS dit :

      Non.

    • Khops dit :

      Étonnant comment votre pacifisme est à géométrie variable. L’armement français, c’est mal. L’armement allemand, c’est bien

    • NORAD dit :

      @Robmac. A l’époque du choix du T-45 de BAe/McDonnell Douglas, Dassault s’était associé avec son ennemi actuel.. Lockheed pour offrir une variante de l’Alpha jet….

    • Vortex dit :

      Justement ! Un avion d’entraînement, c’est du menu fretin.
      Dassault, historiquement, c’est du chasseur !
      C’est plus noble.
      Mais j’y pense : Airbus s’est bien essayé aux avions d’entraînement ?… Mako, AFJT, … Merde ! Même du basique, ils y arrivent pas !
      Sacré Roby…

      • le sicaire dit :

        Dassault, historiquement ce sont des avions, monomoteur, bimoteur, trimoteur et même quadrimoteur ! Aujourd’hui c’est + de 2100 Falcon en service dans le monde.
        Sacré Vortex…

      • Magic38 dit :

        et pourtant les avions d’entraînement ce sont d’excellentes vaches à lait car t’as tous les pays trop pauvres pour acheter des chasseurs qui en achètent. Ça permet de leur vendre des l’armement une fois qu’ils entrent dans l’écosystème. C’est dommage de ne pas avoir proposé de successeur à l’Alphajet avant que le KAI T-50 et le M346 s’imposent. Le gap qualitatif avec le Rafale est suffisamment grand pour ne pas cannibaliser les gens.

    • Frit1belge dit :

      Une petite verveine ou une lambic, au choix, vous ferait du bien. Mais vous n’avez pas tord, on pourrait ressortir un vieux projet franco-allemand.
      Un projet Dornier et Dassault d’avion d’entrainement embarqué.
      http://ffaa.net/projects/alphajet/alphajet_fr.htm

    • Marcorr dit :

      Le dernier qu’il a conçu et construit était l’Alpha Jet. Mais cela fait des décennies.

      • Qui ça ? dit :

        Ben justement l’Alpha jet est en fin de vie et il va falloir sérieusement songer à lui trouver un successeur, rien pour la Patrouille de France. Donc si d’une pierre, on pouvait faire deux coups : un même avion pour la Patrouille de France et pour l’Aéronavale.

        • Marcorr dit :

          Je vais essayer de reformuler l’idée :
          Tout comme l’Allemagne n’a pas conçu de chasseur de son propre chef depuis 80 ans, Dassault n’a pas conçu d’avion d’entraînement depuis 50 ans. Est-il judicieux de dépenser de l’argent et de perdre du temps à reconstruire les capacités de conception et de production d’un avion d’entraînement ?

          • Aramis dit :

            @Marcorr « Tout comme l’Allemagne n’a pas conçu de chasseur de son propre chef depuis 80 ans, Dassault n’a pas conçu d’avion d’entraînement depuis 50 ans.  » Analogie fallacieuse car un constructeur qui sait faire des avions de combat peut faire un avion d’entrainement pas le contraire. Et l’Allemagne a conçu et produit son dernier avion d’entrainement lors de l’Alpha Jet. Le Mako n’a rien donné niveau production. Donc leur expérience est quasi nulle actuellement.

            Si la France lançait un programme d’avion d’entrainement il n’y aurait aucune capacité de conception à reconstruire.

    • Nicolas sambart dit :

      et il y a 4 ans nous avons vu un tejas indien atterrir sur un catobar indien , pourquoi ne pas signer pour une douzaine d’avion d’entraînement auprès des indiens, et leurs do.ner les plan du pang en contrepartie du contrat rafale et une deuxième commande de rafale marine avec des missions communes sur l’un ou l’autre pang et peut-être leur fournir la propulsion made in France et négocier avec les indiens un achat de 6 catapultes aux usa

    • Pascal, (l'autre) dit :

      Quel intervention subtile…………….
      psss, psss, psss Je ne voudrais pas vous « contrister » mais même en matière d’ironie, d’humour vous êtes là aussi à la ramasse!

  4. Mike dit :

    Est-ce possible de développer un Rafale M biplace ?

    • HMX dit :

      Oui, c’est possible, et probablement même en cours avec le standard F5 (config biplace pas obligatoire, mais sans doute privilégiée pour le contrôle des drones). Le surpoids devrait largement pouvoir être compensé par le moteur plus puissant.

    • Magic38 dit :

      Trop tard. Cetait dans les années 90 qu’il fallait le faire. Et c’est la le problème de faire le NGF seuls, si jadis on a pas pu se payer une version biplace du Rafale, M, il est impossible qu’on puisse se payer une version biplace du NGF M. C’est là où faire des collaborations est bénéfique. Seuls, on devra revoir nos prétentions à la baisse (par exemple le moteur ne sera peut-être pas à cycle variable, aura une puissance peut-être moindre, pas de version bi-place de la version marine, un standard F1 dépouillé comme le Rafale etc..)

      • Aramis dit :

        @Magic 38 « Trop tard. Cetait dans les années 90 qu’il fallait le faire » C’est en train d’être fait notamment grâce à la commande de l’Inde.

        « Et c’est la le problème de faire le NGF seuls » La France ne fera pas le NGF comme successeur du Rafale elle fera autre chose sans exigence pharaonique type ASN4G en soute, polyvalence absolue, etc…

        Le NGF était une aberration. Avec des finances publiques au carré en revanche on peu faire un successeur au Rafale dans les temps.

    • Raphaël dit :

      apparemment , un pilote marin fait le boulot de deux personnes sans problème, et se serait au détriment de la masse max au catapultage, et à celui du ramassage d’urgence (larguer les charges).

    • Bricolo dit :

      Oui !
      Mais si ce n’est que pour former à l’appontage, pour tirer un prix il va falloir le vider de nombreux équipements et pas qu’un peu.

      • Mike dit :

        Cela pourrait être intéressant pour la France de mutualiser une telle formation avec les indiens donc.

    • Vortex dit :

      Mais un Rafale M biplace a déjà été étudié. Le Rafale BM, devenu N, et abandonné par la Marine en 2004, alors que le premier vol du prototype devait intervenir un an plus tard…
      Cette version n’avait pas de canon interne, son cockpit et sa verrière étaient légèrement plus grands et certains équipements étaient déplacés par rapport au Rafale B actuel …

      • Mike dit :

        Pour servir d’avion-école à la Marine, c’est largement suffisant. On pourrait d’ailleurs mutualiser une flotte avec les indiens et, même, recevoir quelques enseignes américaines pour la formation initiale.

        Je lis que ce développement devait coûter 270 millions en 2005. Avec l’inflation spécifique, on devrait tabler sur 500 millions de 2025. Six appareils à 90 millions – courte série de production mais sans équipements de combat – devraient largement suffire. En gros, on parle donc de 1 milliard pour pouvoir réinternaliser notre formation et élargir notre offre de formation à destination de l’étranger. Cela ne me parait pas délirant.

        • Aramis dit :

          @Mike « Cela ne me parait pas délirant » Si le critère est financier, sachant en plus que l’offre de formation à l’étranger ne concerne que l’Inde potentiellement personne n’acceptera

  5. toufik dit :

    Intéressant, si ça aboutit à la sélection d’un M-346N.
    https://defense.txtav.com/en/m-346n
    C’est du Textron Defense, c’est un challenge vu les exigences étatsuniennes, mais ça va indéniablement faire les affaires de Leonardo… et nous inciter peut-être à nous intéresser au M-346 « tout court », qui a séduit déjà quelques pays européens (et ailleurs, dont les EAU, tiens donc), avec l’école associée.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Aermacchi_M-346
    https://www.cae.com/fr/defense-et-securite/ce-que-nous-faisons/centres-de-formation/ecole-internationale-de-formation-au-pilotage
    Mais encore une fois, pour ce M-346N, pas de capacité d’appontage réel, c’est pas cool.

    • Philippe dit :

      @toufik. »et nous inciter peut-être à nous intéresser au M-346 « tout court », qui a séduit déjà quelques pays européens (et ailleurs, dont les EAU, tiens donc) ». Les EAU n’ont pas de M-346, c’est le Qatar.. Les EAU avaient des Hawk, et les remplacent par des JL-10 chinois….

    • HMX dit :

      Il existe une piste qu’il serait intéressant de creuser pour un avion d’entraînement navalisé : celle d’un Rafale M « nu », c’est à dire dépouillé de tout ce qui est superflu (suite Spectra, radar AESA, interfaces et supports armements, ravitaillement en vol, etc…). Seuls la cellule et les éléments strictement nécessaires à la sécurité du pilote et à la navigation seraient conservés, et il serait par exemple envisageable de récupérer les vieux radar PESA des Rafale 1ère génération, pour économiser. On obtiendrait ainsi un Rafale « auto école », dont le prix serait (à la louche !) approximativement inférieur de 50% à un Rafale de série. Cerise sur le gâteau, l’entraînement à l’appontage serait, pour le coup, vraiment réaliste pour les élèves pilotes.

      Je poussais cette piste du Rafale « nu » (cette fois en version Rafale C) pour équiper la Patrouille de France, en remplacement des Alphajets hors d’âge. Mais au vu des besoins, il semble qu’on pourrait étendre le concept.

      Dans tous les cas, il semblerait très intéressant de demander à Dassault une étude de faisabilité pour un Rafale « auto école », en version C et M. L’entreprise aurait tout intérêt à collaborer à un tel projet, pas seulement pour une question de prestige (la PAF), mais aussi sur le plan commercial, pour éviter un achat d’un appareil étranger.

  6. Raphaël dit :

    un avion d’entraînement a l’appontage sans train renforcé ni crosse, parce que demain l’IA, le simu, blablabla… et ça passe crème. chapeau.

  7. benoit dit :

    c’est très étrange, n’y aurait il pas moyen de lancer un coopération avec des pays qui veulent maintenir des portes aéronefs non US?

    il y a du monde à l’entrée, France Espagne Italie Inde Brésil…

    proposer un joint venture sur les catapulted à élargir aux avions d’entraînement….

    après je ne comprends pas trop en quoi le t45 est trop vieux ? il suffirait de faire une série modernisée.

    Sinon Dassault pourrait proposer un alphabet neo….
    au lieu de cela on part sur des cellules neuves… étrange pour ce besoin….

    • Aramis dit :

      @benoit « c’est très étrange, n’y aurait il pas moyen de lancer un coopération avec des pays qui veulent maintenir des portes aéronefs non US? » Un porte aeronef n’est pas un porte avion, et aucun pays n’a de catapultes a part nous les USA et la Chine.

      « proposer un joint venture sur les catapulted à élargir aux avions d’entraînement…. » Avec quel pays qui a les compétences?

      « après je ne comprends pas trop en quoi le t45 est trop vieux ? » Age des cellules qui fait qu’il faut les remplacer, conception de l’électronique de bord archaïque.

      « Sinon Dassault pourrait proposer un alphabet neo…. » Avec quelle commande au total espérée? Quid du M-346 qui est déjà là? Sauf à ce que l’Inde accepte de lancer un programme conjoint, qui serait un cauchemar en terme de négo au passage, il n’y a pas de possibilités.

      « au lieu de cela on part sur des cellules neuves… étrange pour ce besoin…. » La chaine du T 45 est fermée. La relancer coûterait cher pour un avion dépassé. Donc autant avoir mieux.

  8. Pirate alpha dit :

    Lors de l’apprentissage à l’appontage, faire la courte finale sur un simulateur, tout en faisant confiance (plus tard) à des aides à l’appontage est une aberration totale !
    Lors d’un réel appontage, aucun simulateur au monde ne peux se mettre dans la tête du pilote, lorsque les conditions météo sont pourries, lorsque le pilote rentre fatigué d’une mission compliquée. De plus, aucun simulateur au monde n’a jamais réussi à prendre en compte le pilonnement de la mer : c’est ce qui m’a coûté un « crash » de nuit et un dos en miettes pendant deux mois !
    PS : J’ai 500 appontages au compteur !

  9. Pirate alpha dit :

    Lorsqu’on apprend à apponter, ne pas faire la courte finale « en vrai » , vouloir la simuler à terre puis espérer des conduites automatiques de l’avion , est une totale aberration.
    Aucun simulateur ne sait prendre en compte l’état d’esprit du pilote lorsqu’il rentre très fatigué d’une mission compliquée, lorsqu’il rencontre des conditions météorologiques pourries. De plus, aucun simulateur ne sait prendre en compte le pilonnement de la mer : il m’a coûté un « crash » de nuit !
    Ps : j’ai 500 appontage au compteur

    • rainbowknight dit :

      Une époque bientôt révolue, l’humain dans la « boucle » mais plus dans l’appareil ….
      L’IA saura considérer toutes les données sauf peut être la plus importante : la peur….

  10. Tony Truant dit :

    Pour calmer les relations Dassault-Airbus DS faire un successeur à l’alphajet, mais navalisable cette fois, où chacun reste dans son périmètre de compétences ?

    • JC dit :

      Le mieux serait d’oublier toute coopération avec Airbus DS faux nez des nostalgiques des années brunes. Avec l’Allemagne, il n’y a que deux alternatives : se soumettre ou se démettre.

    • rainbowknight dit :

      L’indépendance de l’aéronavale française passe par sa proximité avec l’US Navy… allez comprendre pourquoi. Allemagne hors jeu.

      • Aramis dit :

        Car Allemagne pas PA pas besoin avion navalisé, toi ayant à comprendre?

    • Pascal, (l'autre) dit :

      On ne lance pas un programme forcément long et coûteux pour « calmer » des relations entre industriels, de plus dans le cas que vous citez il suffit de se remémorer le feuilleton S.C.A.F. et pour conclure produire cette version mais pour qui, s’il s’agit de ne couvrir que les besoins de la France, et en Europe en matière de P.A. C.A.T.O.B.A.R il y a personne quant à l’export à l’étranger………..

    • Aramis dit :

      @Tony Truant ni Airbus ni Dassault ne voudront après le SCAF.

  11. François 01 dit :

    @Yvon
    Je comprends parfaitement que l’on puisse être contre la construction d’un PA, il y a effectivement de multiples arguments contre, mais il est exagéré d’affirmer qu’il se contente de faire des ronds dans l’eau. Et voyez les Britanniques, qui, avec des problèmes financiers du même ordre que la France ( certes peut être un peu moins graves), avaient abandonné le concepte de porte-aéronef, et se sont relançés dans un programme de refabrication de PA et de réapprentissage de l’aviation embarquée.