L’armée de l’Air & de l’Espace a reçu le dernier des huit hélicoptères Caracal commandés en 2021

L’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] ne devrait plus tarder à retirer du service ses derniers hélicoptères SA 330 Puma, qu’elle utilise depuis maintenant plus de cinquante ans. En effet, elle dispose désormais de dix-neuf H225 Caracal, les huit appareils commandés en 2021, dans le cadre du plan de relance de l’aéronautique dévoilé un an plus tôt, lui ayant tous été livrés.
Pour rappel, les deux premiers H225 Caracal de cette commande ont été remis par Airbus Helicopters à l’AAE en décembre 2024. Selon un communiqué diffusé par la Direction générale de l’armement [DGA] ce 11 juin, le dernier vient donc de l’être. Il prendra la direction de la Nouvelle Calédonie, où il sera mis en œuvre par l’Escadron de transport 52 «La Tontouta».
Par rapport aux onze exemplaires en dotation au sein de l’Escadron 1/67 Pyrénées, ces nouveaux appareils, désignés AP OLA, disposent de capacités accrues, grâce à l’intégration d’une caméra multispectrale de très haute résolution Euroflir 440M NG, d’un cockpit doté de quatre écrans multifonctions display 10×8 pouces, d’un système de navigation GPS CMA5024, de nouvelles radios, de treuils électriques modernisés et de deux phares orientables blanc et infrarouge.
Sur les H225M Caracal reçus par l’AAE depuis dix-huit mois, quatre ont été affectés en Guyane et deux autres ont rejoint Djibouti, où ils pourraient être amenés à effectuer des missions de lutte antidrone, cette capacité ayant été récemment expérimentée par le Centre d’expertise aérienne militaire [CEAM], avec le concours de l’Escadron 1/67 Pyrénées.
«Avec leur capacité de détection accrue, leur technologie embarquée de pointe et leurs nouveaux équipements, les Caracal de nouvelle génération sont taillés sur-mesure pour les missions outre-mer / hors métropole», fait valoir l’AAE.
Selon la DGA, la commande de ces huit H225M passée au titre du plan de relance de la filière aéronautique a «bénéficié très majoritairement à l’industrie française», en particulier à Airbus Helicopters, Safran Helicopter Engines, Safran Electronics & Defense et Thales.
«Les Caracal sont assemblés sur le site Airbus Helicopters de Marignane où travaillent plus de 12 500 personnes. Il s’agit du deuxième site industriel le plus important de France. Les cellules et les ensembles dynamiques du Caracal sont également fabriqués sur place et les moteurs Makila 2A sont fabriqués par Safran Helicopter Engines à Bordes», souligne-t-elle.
À ces dix-neuf Caracal viendront prochainement s’ajouter les huit exemplaires exploités par le 4e Régiment d’Hélicoptères de Forces Spéciales [RHFS], ce dernier devant les céder à l’AAE dès qu’il aura pris possession de ses NH90 FS. À ce jour, aucune nouvelle commande pour les besoins des forces françaises n’est envisagée.
Photo : Direction générale de l’armement





Un hélicoptère qui n’a rien à envier à la concurrence, malgré son âge.
D’autant que dans cette nouvelle version, il fait la nique a de plus jeunes… voire très jeunes.
« Malgré son âge »
Comme le UH-60, comme le CH-47, etc, ce sont des hélicoptères qui ont été totalement refaits, et même, la structure a été renforcée aux points où l’usure a été détectée sur les premières versions des ancêtres du Caracal.
Le Caracal n’est pas vieux du tout. Il est entré en service en 2005. Le seul élément majeur qui est vraiment vieux dans sa conception sur cet hélicoptère, c’est le moteur.
MDR ! Le Makila actuel a beaucoup évolué depuis le Makila de 1973 !
Hormis une puissance largement accrue pour une consommation moindre et une fiabilité extraordinaire, aubes de turbines monocristallines, turbine libre à deux étages, compresseur axial et centrifuge moderne et système « blade shedding » permettant de sécuriser le fonctionnement du moteur en cas de rupture de ce dernier font du Makila un moteur tout a fait moderne.
En fait ce qui est vieux dans ce moteur, c’est… son nom !
Les Lego @Fabien Tremm… Ou les Duplo si vous avez du mal à manipuler…
Ce qui a bien marqué, c’est que le Caracal n’aime pas désert :
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20140625trib000836995/airbus-helicopters-quand-le-caracal-mord-la-poussiere-au-mali.html
2014… Une paye !
Mais au Mali, le sable si particulier faisait des ravages même sur les autres hélicoptères des forces engagées sur place, tel les UH-60 Blackhawk suédois .
Donc au Mali, le Caracal comme les autres !
Un moteur tout à fait moderne.
Acheter 8 Caracal en 2021 « pour soutenir l’industrie », livrés en 2026.
C’est  » économie de guerre » comme délai…
Le fait de regrouper les Caracal au sein de l’armée de l’air a été acté… il y a 20 ans.
Cela se fait aussi grâce à l’arrivée du NH-90 au standard 2 au 4ème RHFS:
« Les unités aériennes de la Nouvelle-Aquitaine vont aussi renforcer leurs moyens capacitaires dans les dix ans, et cela commence dès maintenant. Côté armée de Terre, le 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (RHFS) de Pau va recevoir ses 18 hélicoptères NHFS d’ici deux à trois ans, ce qui lui permet de transférer les Cougar rénovés de sa 1ère escadrille (1ère EOS) au 5e régiment d’hélicoptères de combat (RHC) voisin, et les Caracal de sa 3e escadrille (3e EOS) à l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE). Un projet tranché il y a près de 20 ans par le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des armées…
L’AAE crée donc à Cazaux, dès cet été, l’embryon de son deuxième escadron de Caracal, le 2/67, mais dont le nom de tradition n’est pas encore (officiellement) connu – peut-être Solenzara.
Cette création découle du plan directeur des hélicoptères, décrété par le général Tardif il y a déjà plusieurs mois. Il maintient de l’EH 1/67 Pyrénées comme unité de pointe dédiée au sauvetage de combat et aux opérations spéciales, et un escadron plus généraliste, le 2/67. Initialement, il était prévu de le missionner uniquement sur le sauvetage, à terre (Sater) et en mer (Samar), mais au vu de l’évolution de l’environnement international, cette spécificité n’est sans doute pas tenable très longtemps. Et il faudra sans doute tenir une posture plus guerrière, tout en tenant la capacité de service public.
Ce missionnement apparemment civil du 2/67 est d’autant plus artificiel que les Caracal issu du 4e RHFS qui l’équiperont à partir de cette année disposent de tous les équipements bons de guerre (blindages, lots d’autoprotection, patines de canons SH20). Cela contraste avec les Caracal OLA, livrés ces derniers mois en outremer, qui alignent une avionique dernier cri et une optronique plus moderne, mais pas de perche de ravitaillement ou de boîtiers d’autoprotection. Une reventilation des appareils et des missions n’est donc pas à exclure.
Cazaux confirme aussi sa vocation de pôle national d’hélicoptères dans l’AAE, avec presque tous les Caracal de première génération (17 sur 19) et donc probablement la moitié des 40 futurs Guépard.Â
Il est vrai que les environs offrent des zones d’entraînement avec des dunes (donc du sable), la montagne. Un lieu d’entraînement parfait donc pour former les jeunes pilotes, mais aussi assurer des préparations opérationnelles (la base aérienne 126 de Solenzara, en Corse, présente des atouts similaires). Cazaux a aussi un important dépôt de munitions, un atout pour mener des opérations depuis une future base mère de chasse, ou y débuter des raids avec des chasseurs importés.
Mais la région offre aussi des champs de tir, à Cazaux même et à Captieux. De quoi générer des zones d’accueil pour des exercices complexes, et des mises en conditions avant projection, mais aussi pour des essais particuliers. Captieux avait accueilli par exemple, en juillet 2025, les essais technico-opérationnels du système de leurrage GPS antidrones Skyjacker de Safran, menés conjointement par l’AAE et l’armée de Terre. Des essais de drones et de munitions téléopérées y ont aussi été réalisés. »
Source:
https://air-cosmos.latribune.fr/article/defense/88736490483463/le-sud-ouest-au-coeur-de-l-innovation
Je me suis volontairement abstenu de commenter ce fait, mais effectivement je me suis demandé comment est-ce possible ces délais, quand on sait qu’un Rafale c’est 3 ans max, une FDI aussi, un Caesar 1 an , un SNA Suffren c’est 9 ans. mais la on est dans une autre catégorie. Un hélicoptère militaire moderne doit être au mieux aussi complexe a construire qu’un Rafale. Alors Airbus Hélicoptère, joyaux français (oui ce n’est pas allemand), d’ou viennent ces relais, normalement une fois la commande exécutée, les crédits pleuvent et l’industriel n’a plu qu’a s’exécuter. On pleure a regarder notre « économie de guerre ».
@Wololo. »normalement une fois la commande exécutée, les crédits pleuvent et l’industriel n’a plu qu’a s’exécuter.  » Qui vous dit que cette planification n’est pas celle qui a été signée/voulue??? Ce n’est pas rare… Sans même parler des différences entre annonce de commande et signature effective… Parfois plusieurs années de négociations…
Economies de guère : Il est bien dommage que la France hexagonale , qui est désormais sous la menace existentielle russe d’après nos dirigeants, et qui doit donc se préparer à la guerre ( cf le magazine  » Challenges » de cette semaine) , ne soit pas dotée en priorité absolue de ces hélicoptères magnifiques, car le conflit inévitable ( selon nos dirigeants) se rapproche inéluctablement .
Je ne comprends d’ailleurs pas comment, sous une telle menace mortelle et imminente, la France peut encore se soucier de choses frivoles comme le football, le tennis, le cyclisme et les festivals à foison : ne faut-il pas tout arrêter, tout, et se préparer uniquement au conflit en y consacrant la quasi -totalité de notre temps, de nos moyens et de nos finances , comme dans les années 1935-1939, puisque nous y sommes, mais en pire, (avec le nucléaire) ?
« a France peut encore se soucier de choses frivoles comme le football, le tennis, le cyclisme et les festivals à foison  » Parce que les Français n’ont pas votre vie d’ascète, ça vous déplait, dans ce cas retournez donc à Hanoï ou terrez vous dans un trou à Landivisiau (il doit bien y avoir à proximité un verger de pruniers) en gardant un Å“il sur l’activité opérationelle!
« comme dans les années 1935-1939 » Vous savez et je ne vous apprends rien que certains espèrent plus ou moins ouvertement un mai 1940, vous ne voyez pas qui?
2021,, soutien à l’industrie de l’aviation frappée par le COVID. Et soutien ne veut pas dire plein régime, mais régime minimum pour que les sous-traitants et Airbus n’interrompent pas une production qui aurait été coûteuse à relancer.
Le Rafale a vu un soutien différent, la France qui a accepté de ralentir les livraisons pour conserver la chaîne de production du rafale, et laisser le temps à l’arrivée de nouveaux clients. Et ça a fonctionné.
Pour le Caracal? Depuis 2021, il a été vendu à :
Pays-Bas, 12 commandés en 2014
Maroc, 10 commandés en 2025
Thaïlande, 2 en plus commandés en 2025
Roumanie, 12 commandés en 2026
Le Mexique prévoit des commandes additionnelles.
Toutes ces commandes sont possibles entre autres grâce à cette jonction.
Et pour le H225M, ce n’est pas « une économie de guerre » dont il était question. Et en plus, le rôle de l’hélicoptère dans le futur est très mal défini. Des drones anti-aériens rodeurs sont déjà introduits. Ils sont quasiment invisibles, et ils sont plus rapides que les hélicoptères, donc c’est compliqué d’imaginer le futur pour le moment.
Vous avez oublié, dans votre liste, les 12 Caracal commandés à l’Irak en 2024:
https://www.forcesoperations.com/lirak-soffre-14-helicopteres-caracal/
« Acheter 8 Caracal en 2021 « pour soutenir l’industrie », livrés en 2026. »
.
Euh… non. Les 8 Caracal n’ont pas été livrés EN 2026 mais ENTRE 2021 et 2026.
.
De même, cela n’a rien à voir avec l’économie de guerre. Il s’agissait alors de maintenir une chaîne et une production minimale en pleine période de Covid.
Cette livrée 8 Caracal n’ est quand même pas non plus quelque chose de fantastique par rapport aux attentes des militaires…
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/mais-ou-sont-les-23-nouveaux-caracal-attendus-par-l-armee-de-l-air-906047.html
4 en Guyane, 2 au Larzac, 1 en NC. Le 8e est celui qui sert aux essais à Mont de Marsan ?
Est-ce que l’escadron d’hélicoptères de la base aérienne 126 de Solenzara en Corse aura bientôt autre chose que ses vieux PUMA à bout de souffle, dont l’indisponibilité devient un problème critique ?
C’était une page d’ « info tourisme » puisée aussi aux meilleures sources de la PQR.
Bon, il aura tout de même fait un louable effort d’écriture.
Plus haut, c’était une page d’ « info tourisme » puisée aussi aux meilleures sources de la PQR.
Bon,@ économie de….. aura tout de même fait un louable effort d’écriture.
Mon petit dormezenpaix.
Deux !
Notons que l’Observer fignole son texte.
Nous avons là un méticuleux
Quelle la place d’un tel hélicoptère dans le futur de l’aérocombat ?
https://www.forcesoperations.com/un-point-de-passage-en-2028-pour-laerocombat/
C’est finit en tout cas pour les hélicoptères d’attaque avec les drones porteurs de drones à moins d’être un fabricant d’hélicoptères ou un pilote de l’ALAT…