Avions de combat : Paris pourrait se tourner vers Stockholm tandis qu’un axe entre Berlin et Madrid se dessine

En septembre dernier, il fut rapporté que l’Allemagne envisageait de mettre un terme à sa coopération avec la France autour du Système de combat aérien du futur [SCAF], faute de pouvoir trouver un accord sur le développement d’un avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter], objet de tensions entre les industriels impliqués, à savoir Dassault Aviation [le maître d’œuvre] et les filiales allemande et espagnole d’Airbus.

Dès lors, Berlin avait trois possibilités : rejoindre le Global Combat Air Programme [GCAP], mené par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon, se rapprocher de la Suède [et avec Saab en particulier] ou faire cavalier seul en confiant le développement d’un nouvel avion de combat à l’industrie aérospatiale allemande [qui assurait en être capable], dans le cadre d’une coopération réduite à l’Espagne. La dernière hypothèse paraissait la plus probable.

«Je ne suis pas contre le projet SCAF. Mais, quand même, quand l’Allemagne dit : ‘on va exclure les Français’, ça ne vous fait rien, vous, les politiques français ? L’Allemagne va exclure les Français d’un projet d’avion de combat, tout ça parce que Dassault dit qu’il aimerait avoir les clés pour le piloter. C’est bizarre que vous ne réagissiez pas et que je sois le seul à réagir», s’était insurgé Éric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, quelques jours plus tard.

Finalement, après des mois de tergiversations et de médiations stériles, l’industrie aérospatiale allemande a obtenu ce qu’elle voulait. Le 8 juin, Berlin a dit s’être entendue avec Paris pour abandonner l’idée de développer conjointement le NGF. À noter que, pour l’heure, les autorités françaises n’ont rien dit à ce sujet…

Pour autant, le SCAF ne se résumant pas à un chasseur-bombardier de nouvelle génération, la coopération entre la France, l’Allemagne et l’Espagne va continuer… mais en se limitant au «cloud de combat», qui est, en quelque sorte, le «ciment» de ce système de systèmes, ainsi qu’aux drones de combat et autres effecteurs connectés. En tout cas, c’est ce qu’a affirmé le chancelier allemand, Friedrich Merz, lors du salon de l’aéronautique et de l’espace de Berlin [ILA 26].

«Nous continuerons à développer le cœur du SCAF en tant que système de systèmes européen, ce qui représente une formidable opportunité et un projet clé pour les industries de défense françaises et allemandes. […] Nos ministres de la Défense vont maintenant travailler sur les modalités de mise en œuvre avant le prochaine réunion gouvernementale franco-allemande en Allemagne, qui se tiendra en juillet», a en effet assuré M. Merz, le 10 juin.

Quoi qu’il en soit, la fin de la coopération avec la France sur le NGF à peine annoncée, huit entreprises allemandes ont fait connaître leur intention de «mettre en commun» leurs compétences, leurs capacités et leurs intérêts au sein du consortium «Team Gen 6» afin de développer un avion de combat de 6e génération. Évidemment, Airbus Defence & Space GmbH en est le chef de file, avec MTU Aero Engines, MBDA Deutschland, Hensoldt, Diehl Defence, Rohde & Schwarz, Autoflug, ainsi que Liebherr Aerospace Lindenberg.

Ces huit entreprises ont signé un document «de positionnement stratégique». Les «gouvernements allemand et français ont annoncé un réalignement du Système européen de combat aérien du futur. Si le développement du ‘système de systèmes’ global se poursuit comme prévu, l’avion de chasse de 6e génération qui y est intégré nécessite une nouvelle organisation industrielle», a fait valoir Airbus Defence & Space, via le média social X.

En Espagne, six industriels ont à leur tour signé une déclaration pour exprimer leur volonté de faire progresser le développement d’un avion de combat aérien. Comme en Allemagne, Airbus est à la manœuvre, via sa filiale espagnole. Celle-ci est en effet parvenue à fédérer le motoriste ITP Aero, GMV, Grupe Oesia, Sener, ITP Aero et Indra Group, qui avait été désigné par Madrid pour être le coordinateur de l’industrie ibérique au sein du SCAF.

Si elle ne s’adresse, pour le moment, qu’au gouvernement espagnol, cette initiative pourrait rejoindre celle lancée par les huit industriels allemands. En tout cas, Airbus l’a laissé clairement entendre.

«L’industrie espagnole se mobilise également. Avec l’équipe Gen 6, nous disposons des capacités et des moyens nécessaires [pour mettre au point un avion de combat de 6e génération]. Nous recherchons désormais une étroite collaboration avec les décideurs politiques et les forces aériennes afin de développer un système de combat aérien européen supérieur pour la sécurité collective», a affirmé Airbus, toujours via X.

Au passage, l’industriel a diffusé une vidéo pour accompagner son communiqué. Et celle-ci montre ce que pourrait être l’avion de combat qu’il envisage de développer.

Si les industriels allemands et espagnols impliqués dans le SCAF songent à travailler ensemble, Dassault Aviation pourrait nouer un partenariat avec le suédois Saab, les relations entre Paris et Stockholm étant actuellement au beau fixe.

«Il existe une reconnaissance mutuelle forte entre Dassault et Saab, de longue date» et les deux industriels «ont un ADN commun, un respect fort et une compétence partagée», a fait observer Thierry Carlier, l’ambassadeur de France en Suède et ex-numéro deux de la Direction générale de l’armement [DGA]. «Nous pouvons regarder ensemble les pistes de convergence sur une vision commune de l’avion de combat du futur», a-t-il estimé, dans les pages du quotidien Les Échos, le 11 juin.

À noter que Dassault Aviation et Saab ont su travailler en bonne entente pour faire voler le démonstrateur nEURon, sur lequel reposera le futur drone de combat [UCAV] censé accompagner le Rafale F5.

Photo : Airbus Defence & Space

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172 contributions

  1. Charles III dit :

    « À noter que Dassault Aviation et Saab ont su travailler en bonne entente pour faire voler le démonstrateur nEURon, sur lequel reposera le futur drone de combat [UCAV] censé accompagner le Rafale F5. ». Oui, mais c’était uniquement un programme expérimental sans avenir industriel et financier… On en a vu d’autres comme cela.. Mais lorsqu’il s’agit de passer à un programme opérationnel, les choses se compliquent rapidement..

    • Nicolas SAMBART dit :

      bien!!! deux non acheteurs de f35 la Suède ne veux pas s’alliener aux usa…. le parapluie nucléaire français au cas où qu’ils franchissement ce pas est plus stable et moins mercantile…. des compétences communes certes mais aussi complémentaires, avec des industriels très pragmatiques et aussi très regardants sur le respect des délais et budgets…. certes ils n’ont pas besoin de version navale mais ils y a des transpositions possibles pour des capacités rustiques pour utilisation à partir de routes avec des trains renforcés. deux pays avec des prédispositions et des manières communes de ventes exports…. ils ont surtout un grand besoin de moteurs , ne veulent pas se soumettre, et voient le projet italien japon britannique déraper en budget…. aller une chaîne en Suède une autre a merignac, une bonne et intelligente entente et rêvons à 600 ventes exports et à proportion des drones par milliers , rires. mais c’est le choix le plus pragmatique pour les deux

      • Érasthostène dit :

        @Nicolas :
        « bien!!! deux non acheteurs de f35 la Suède ne veux pas s’alliener aux usa… »
        Les moteurs de SAAB sont fabriqués par General Electric …

    • Roland DESPARTE dit :

      @Charles III,
      Juste un bémol à votre affirmation : « un programme expérimental sans avenir industriel et financier…». Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer cela ???
      Tout programme expérimental comprend un volet “Développement“. Tout “Développement“ comprend un volet financier…

      • Charles III dit :

        @Roland Despartes. Je parle de gains financiers liés à une production en série prévue à court/moyen terme.. Ce n’était pas le cas du Neuron..

  2. Yvon dit :

    Dassault + Saab : deux entreprises aux compétences indéniables en matière d’avions de combat et à la compétence entrepreneuriale proche : deux conditions indispensables au succès d’une coopération. Ce qui ne veut pas dire que si coopération il doit y avoir, elle sera facile, mais les conditions de la réussite sont là.
    Reste à définir le périmètre de cette possible coopération. Le fait qu’elle ne soit pas d’essence politique lui donne touteses chances.

    • HMX dit :

      @Yvon
      Il existe en effet un potentiel de coopération prometteur : la Suède développerait un monomoteur successeur du Gripen, la France un bimoteur NGF-FR successeur du Rafale, les deux appareils partageant un écosystème le plus large possible (moteur, cloud, drones CCA, armements, capteurs…).

      Ce partenariat pourrait prendre une tournure réellement stratégique, et pas seulement industrielle, si la France s’engageait à acheter le futur monomoteur suédois (qui succèderait alors au M2000 dans l’AAE), et la Suède le bimoteur. Partenariat qui pourrait par ailleurs être étendu et approfondi, avec l’extension de la dissuasion française.

  3. Carin dit :

    Merci pour tout, et bon vent (force 12), pour être sûr qu’Airbus DE, soit très éloigné de nous.
    Je pense que cette branche d’Airbus, met en place la même stratégie qu’avec la France, à savoir faire entrer sa voix espagnole dans le groupe d’entreprises, mais cette fois, avant même que l’encre des signatures ne soit sèche…
    À terme, Airbus DE ramassera l’ensemble des travaux que ces entreprises auront mis au point, laissant ces dernières sur le bas côté.
    Donc, ces entreprises n’étant pas prêtes à lâcher le fromage, je pressens de gros problèmes en perspective. Mais ça n’est plus le notre.
    Par contre, je ne suis pas surpris de ce rapprochement entrepris entre Dassault et SAAB, cette dernière veut sûrement se libérer de sa tutelle américaine, qui a fermé à peu près tous les marchés où SAAB et le gouvernement suédois tentaient de vendre leur produit.
    En entrant dans la TEAM Rafale, SAAB s’assure de pouvoir travailler sur un avion de demain, et toute une série d’effecteurs, sans y perdre ce qu’elle apportera comme technologies… et comme dirait DUCROS « et sa change tout! ».
    La Suède s’est intéressée au futur produit anglo/italo/japonais, avant de s’en retirer…
    Avoir des retombées sur l’avion de demain, et ses effecteurs, pouvoir les proposer à leurs clients sans crainte, ça vaut son pesant de cacahuètes.

    • Air dit :

      Rien n’est encore officialisé, on a juste la parole d’un ex de la DGA, pas du gouvernement et de Dassault qui ont le dernier mot et il faut se méfier des « ça serait bien », ça semble intéressant de coopérer avec la Suède mais perso, je reste méfiant.

      SAAB n’a, on va dire, pas trop le choix non plus de coopérer avec la France si ça venait à se faire et inversement, ce n’est pas forcément quelque chose que je qualifie de « bon » si les deux partenaires sont déjà sur une ligne ou ils sont « forcés » de coopérer l’un avec l’autre alors que ce n’était pas initialement prévus.

    • Roland DESPARTE dit :

      Oui enfin il ne faut tout de même pas oublier que Saab est un concurrent de Dassault… Ainsi Saab a joué son jeu en tentant de casser l’accord franco-indien concernant la procédure en cours visant les 114 avions de combat supplémentaires… Si relation il y a, celle-ci nécessitera préalablement un accord de non agressivité réciproque… Et perso je n’y crois pas, un accord “global“ me parait compliqué ; sur les “marges“ industrielles peut-être…

    • Minou danois dit :

      @Carin. »En entrant dans la TEAM Rafale, SAAB ». Ça commence mal…Dites leur « bienvenue dans la TEAM Rafale »..et ils vous mettent une claque et repartent… Si vous voulez qu’ils vous rejoignent , commencez par le respect…

      • Scipion dit :

        Où est le manque de respect? Franchement ça aurait de la gueule une alliance Dassault-Saab. Certes cela ne veut pas dire que ce serait facile: chacun voudra défendre sa technologie et ses intérêts, ce qui est bien normal.
        Cela nécéssite donc de fixer des règles très claires dès le début, et surtout de s’y tenir.
        Si vous voyez à qui je fais allusion.

        • Minou danois dit :

          @Scipion. »Où est le manque de respect? ».. Relisez le début de mon commentaire..

  4. Lothringer dit :

    …Et à la fin Madrid n’aura que des miettes au niveau du développement (quelles seront les chances du radariste espagnol Indra, par exemple, face au poids lourd allemand Hensoldt ?) et rien du tout en matière d’assemblage, priorité industrielle allemande oblige.
    En traitant avec les Allemands, les Espagnols peuvent déjà se préparer à fermer définitivement leur ligne d’assemblage actuelle de l’EF2000.

    • Fernando dit :

      @Lothringer Ce qui continue de me surprendre le plus chez les gens comme vous, c’est l’assurance avec laquelle vous parlez d’un sujet que vous ne maîtrisez absolument pas. C’est sidérant ! Vous ignorez, par exemple, que la priorité de l’Espagne était de collaborer avec la France, mais compte tenu des difficultés rencontrées lors des négociations, l’Allemagne a su manœuvrer. Pour elle, la participation espagnole était absolument stratégique. Quant aux capacités des radars Indra, il suffit de voir que les radars des bases aériennes françaises leur appartiennent. Les États-Unis sont toujours inquiets car, lors de deux exercices distincts, nous avons détecté leurs F-35 et F-22. Enfin, un conseil : ne vous préoccupez pas autant de nous et préoccupez-vous plutôt de vous-mêmes, car vous en avez cruellement besoin.

      • Pierrot dit :

        « les radars des bases aériennes françaises leur appartiennent »… euh, non. Ces radars ont été fabriqués par Indra, mais ils sont la propriété de la France…

      • Lothringer dit :

        Eh, Oh, on se calme !
        Je n’ai pas dévalorisé les compétences espagnoles. J’ai juste dit qu’ils seront maltraités par les Teutons. Relisez correctement mes phrases et calmez-vous !

        • Fernando dit :

          @Lothringer N’insistez pas sur le fait que l’Allemagne nous maltraite. Nous collaborons avec elle sur de nombreux programmes : EF-2000, A400M, Leopard, etc., et notre comportement a toujours été exemplaire, empreint d’un grand respect mutuel. Je sais pertinemment l’excellente opinion qu’elle a de nos compétences et de notre contribution en tant que partenaire. C’est une collaboration mutuellement avantageuse.

          • Zaratoustra dit :

            Ce grand respect mutuel date de la Légion Condor, hihihihihi !
            Bon des fois, la colossale Valkyrie a bombardé trop et de travers, mais pas grave, le respect était là…

      • Philippe dit :

        @Fernando. « Les États-Unis sont toujours inquiets car, lors de deux exercices distincts, nous avons détecté leurs F-35 et F-22. » Les Américains n’ont fait aucun exercice avec vous sans leurs réflecteurs installés…. Les rares exercices où ils le font sans sont parfaitement réglementés et extrêmement rares et uniquement avec des nations clientes du F-35…

        • Fernando dit :

          @Philippe Le F-35 en Roumanie. Et le F-22 à la base aérienne de Los Llanos, à Albacete (Espagne). Nous les avons détectés avec des lentilles de Luneberg… et sans. C’est pour cela que le Royaume-Uni les a achetés. Les États-Unis nous ont bombardés de questions sur la bande de fréquences et la technologie utilisées, et sur la manière dont c’était possible. Si vous y croyez, tant mieux ; sinon, peu m’importe.

    • HMX dit :

      Tout à fait. la collaboration sera totalement déséquilibrée, en défaveur des espagnols. L’Espagne envisagerait par ailleurs l’achat d’un maximum d’une centaine d’appareils Gen6, pas de quoi peser bien lourd face aux appétits allemands.

      L’Espagne dispose donc de choix limités : trop tard pour rejoindre le GCAP (sauf à se contenter de miettes), se ranger derrière le projet allemand quel qu’il soit (« Team gen 6 », ou « Euro-F35 Nascar » ?), achat sur étagère de F35 possible, mais compliqué pour des raisons politiques et signerait la fin de toute ambition aéronautique nationale. Reste l’option du KF-21 sud-coréen, et surtout du Khaan turc, où l’Espagne aurait de meilleurs chances de négocier des contreparties industrielles.

      • Mère grand dit :

        @HMX. »achat sur étagère de F35 possible, mais compliqué pour des raisons politiques. Sachez passera, de même que Trump… Attendons 2 ou 3 ans…

      • Mère grand dit :

        Sanchez, pas Sachez. .

    • Roland DESPARTE dit :

      @Lothringer,
      Les espagnols étudient la possibilité de rapprochement avec la Turquie… Politique oblige.

  5. Yann dit :

    Donc Airbus Espagne est prêt à travailler avec Airbus Allemagne… ça devrait aller. Il faudra juste clarifier qui a le lead

    • Pommes Pont-Neuf dit :

      @Yann
      A ton avis qui aura le lead ? La reine d’Angleterre ? Tu nous prends pour des canards sauvages ?

    • Olivier C dit :

      Deutschland über alles, c’est bien connu

    • Air dit :

      Et faire face à Indra qui ne va pas se laisser faire, ils ont eu une certaine approbation sur le SCAF, là ils ne l’auront plus.

    • peterr dit :

      J’adore votre sens de l’humour (probablement involontaire)

  6. Aramis dit :

    La Suède a besoin de financement et de sauver son industrie qui n’a pas le savoir faire sur les moteurs et les commandes de vol. La France a le savoir faire complet mais pas l’argent avec sa dépense publique actuelle, dans l’absolu nous avons l’argent. L’Allemagne a l’argent mais pas le savoir faire d’intégrateur et de motoriste.

    Il risque d’y avoir une bataille entre Dassault et Airbus pour obtenir une coopération avec Saab mais côté français le seul intérêt serait de priver l’Allemagne du seul autre membre de l’UE sachant développer un avion de combat.

    Pour l’Allemagne les deux questions principales sont les mêmes que pour la Suède: quid du moteur et des commandes de vol. Pour la France: comment réussi t elle à ne pas trouver l’argent de faire un successeur au Rafale avec un tel taux de prélèvement.

    • aleksandar dit :

      Ce n’est pas le taux de prélèvement qui pose un problème, c’est la fraude et le gaspillage.

      • peterr dit :

        Et surtout l’empilage administratif et sa cohorte de types qui veulent décider de tout mais n’être responsable de rien.
        L’actualité récente (dans un autre domaine) nous le démontre encore une fois de façon fracassante

    • GotoRaptor dit :

      L’histoire du financement est grandement exagérée.

    • GHOST dit :

      RM12 et RM16, fabriqués sous licence et un partenariat solide avec GE.
      La Suède qui n´aurait aucun savoir des « commandes de vol » ? Allons donc…
      La Norvège est le financier de Saab tandis que le marché du Brésil et du Canada apporte aussi de l´argent

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « n’a pas le savoir faire sur les moteurs et les commandes de vol. » Même s’il ont eu des pbs de mise au point des C.D.V.E. du Gripen oser affirmer que SAAB n’a pas de savoiur faire, il faut arrêter les déclarations gratuites et infondées! Pour les moteurs ils ont su à partir d’un moteur civil développé un miteur à usage militaire le R.M. 8 qui a motorisé le Viggen et ce par la société Volvo flygmotor! Extrapolé du P.W. JT8D les Suédois ont en particulier travaillé sur le dispositif de P.C.
      https://en.wikipedia.org/wiki/Pratt_%26_Whitney_JT8D
      https://en.wikipedia.org/wiki/Volvo_RM8
      Itou pour la motorisation du Gripen ou ils ont eu comme base le G.E. F404 ‘qui motorise les F18 Hornet.
      https://en.wikipedia.org/wiki/General_Electric_F404
      https://en.wikipedia.org/wiki/Volvo_RM12

  7. jean luc dit :

    Trapier dit sa version à lui, la réalité est simple : les Allemands ne voulaient plus travailler avec Dassault, ce n’est pas pareil. le problème est qu’en France, il n’y a que Dassault qui sait faire des avions de combat, donc virer Dassault c’était aussi virer la France. concernant le moteur, lui, il continue. Ils sont trop avancés pour arrêter. SAFRAN et MTU ont fondé une co-entreprise pour les tuiles techniques voir ici France, Le partenariat entre Safran et MTU Aero Engines est au cœur des programmes de motorisation militaire européens, notamment pour le futur avion de combat (SCAF) et les hélicoptères de nouvelle génération (coentreprise EURA).En ce qui concerne les tuiles thermiques et les revêtements, les deux groupes travaillent en étroite collaboration. Ils possèdent notamment une coentreprise, le Ceramic Coating Center (CCC), spécialisée dans l’application de barrières thermiques en céramique. Ces tuiles et revêtements de haute technologie protègent les composants des turbines (aubes et distributeurs) des températures extrêmes dans les moteurs aéronautiques. elles se trouvent dans la partie la plus chaude du moteurs.

    • Aramis dit :

      @jean luc « concernant le moteur, lui, il continue. Ils sont trop avancés pour arrêter. » Si les financements s’arrêtent ils ne pourront pas continuer.

      « notamment pour le futur avion de combat (SCAF) » Vous avez fait un mauvais copié collé tovaritch…

      « et les hélicoptères de nouvelle génération (coentreprise EURA) » Vous êtes vraiment pathétique tellement votre niveau de connerie est cosmique.

    • GHOST dit :

      Trapier sait en avance que les restrictions de 1945 contre l´Allemagne (et le Japon) n´existent plus. L´industrie militaire et civile en Allemagne peut faire mieux que la Turquie ou la Corée du Sud.
      L´Allemagne attend ce moment depuis 1945

    • benoit dit :

      parce que Safran va donner aux Allemands la technologie des parties chaudes ?

  8. Tony Truant dit :

    Bon et bien Le salon ILA de Berlin étant en cours plus aucune nouvelles du Wingman…
    Et ce clip promotionnel d’Airbus DS sur leur compte X fait vraiment immature ça en devient gênant. Qu’il commençent plutôt par faire voler tout ce qu’ils présentent en CGI et maquettes.

  9. Bastan dit :

    Est il possible d’adapter des moteurs Safran et des équipements électroniques du Rafale sur le Gripen , et les intégrer ainsi dans l’AAE et pays utilisateur du Gripen ?

    • Lothringer dit :

      Le M88 du Rafale est petit en dimensions, et faible en puissance (seulement 50kN à sec) pour être intégré au Gripen E/F. Le EJ200 de RR est mieux adapté en terme de dimensions et de puissance.
      Après, on verra lorsque le Safran T-Rex sera prototypé.

      • Bastan dit :

        Plus petit en dimensions, donc plus d’espaces libres et le prix du dm3 libre doit être très élevé. Un mixte Rafale/Gripen avec les même équipements serait un plus pour beaucoup d’Armées dont l’AAE en terme de maintenance par exemple. Dassault, Safran et autres équipementiers pourraient ainsi augmenter le nombre de sous traitants et leur production. En France on préfère former des psychologues et autres formations ne donnant que peu d’emplois. Aucune incitation vers les métiers techniques demandant de fortes qualifications et des emplois bien rémunérés. Ce n’est pas l’immigration ou l’IA qui y suppléeront.

      • benoit dit :

        il y a d’autres réacteurs au catalogue de Safran… le M88 répondait aux besoins du Rafale… pour un monomoteur… il y a d’autres options qu’un moteur compact.

        • Philippe dit :

          @Benoît.  » il y a d’autres réacteurs au catalogue de Safran… » Aucun actuellement… Mais chez RR, GE, PW oui. Et arrêtez donc tous cette obsession pour remplacer GE chez les Suédois sur le Gripen.. Zéro volonté, zéro programme chez SAAB à ce sujet. Et jamais, jamais SAAB n’a perdu un contrat à cause du moteur GE. Que ce soit clair une fois pour toute.. 

          • Bastan dit :

            Qui a dit le contraire? On parle d’une nouvelle association avec un projet industriel commun. Pour leur SAAB105 les suédois avaient fait le chemin inverse. Et un mixte Rafale/ Gripen ainsi modifié offrirait un duo de poids en terme de complémentarité dans de nombreuses Armées de l’Air.

    • GHOST dit :

      Vous voyez Safran accepter une fabrication sous licence de son moteur en Suède? La Suède a pour tradition de modifier les moteurs GE avec des technologies locales. Le RM12 (Gripen C/D) est fabriqué sous licence depuis 30 ans par GKN (Volvo Aero) et le RM16 (Gripen E/F) commence aussi á être fabriqué en Suède.

      • Philippe dit :

        @GHOST. Que voulez-vous, certains ici sont obsédés et persuadés que les Suédois veulent trouver un autre moteur pour des motifs (ITAR) qui leur auraient fait perdre des contrats, alors UE cela n’est jamais arrivé. Sans compter, que lorsqu’ils ont conçu le Gripen dans les années 80, ils ont bien été regarder cher RR..

      • Philippe dit :

        « alors que » pas UE..

  10. FouPouDav dit :

    désolé c’est long.

    L’aéronautique suédoise fut constituée d’ingénieurs audacieux et compétents de la planche à dessins jusqu’à l’informatique (désormais Dassault Systèmes règne en maître dans la CAO. Cocorico). Ces deux entreprises ont eu des trajectoires historiques assez similaires notamment dans leur compréhension des ailes delta. Il va de soi qu’une entente stratégique industrielle entre Saab et Dassault peut se faire et être extrêmement fructueuse.
    Les compétences sont là comme le respect avec un défi (point d’english challenge svp) pour notre NGF du feu SCAF mais avec un cloud européen.
    A part le surströmming !!! Les suédois sont top.

    Des jets fighter suédois historiques :
    Saab 35 Draken (la 1ère figure du Cobra n’est pas russe)
    Saab 37 Viggen
    Saab JAS 39 Gripen
    La version NG (E/F) volait avec un radar AESA bien avant les Eurofighter allemands, espagnols et britanniques.

    Étrange qu’une alliance industrielle avec l’Allemagne débouche sur la réalisation de 3 radars AESA autochtones (coûts et délais supplémentaires) ?

    Depuis la réunification nos voisins planent carrément et se prennent pour des ricains d’Europe alors qu’avant ils étaient plus coopératifs et moins goinfres.
    Leur prise de contrôle sur Airbus et Airbus Defense a fait capoter le SCAF,… Mais pas Airbus Helicopter !

    Les 70 ans de R&D de Dassault (+ ONERA, etc…) n’allaient pas être engloutis par un partenaire qui ne rêvait qu’à combler des décennies de lacunes (Tonton US était là, les Deutsch Mark pleuvaient) pour devenir leader en aéronautique militaire en Europe et péter les plombs pour une 4ème fois ?

    Nous pouvons au détour de mes propos remercier Nixon qui adorait la France, Pompidou et feu De Gaulle.
    Il a été plus qu’un allié mais un partenaire dixit la joint-venture aujourd’hui le géant General Electric/Safran.

    Pour les curieux et passionnés voici un lien vers les youtubeurs de « Project Fear » qui ont passé beaucoup de nuits autour de Groom Lake [Zone 51 Nevada] avec différentes caméras IR.
    Auraient-ils filmé une itération du futur NGF F-47 ?
    Possible (Ailes pointe de diamant façon F-22, plans canards, signature IR étrange, etc…
    https://youtu.be/hxcZW-nDJlM

    • Air dit :

      >Étrange qu’une alliance industrielle avec l’Allemagne débouche sur la réalisation de 3 radars AESA autochtones (coûts et délais supplémentaires) ?

      Ça n’a rien d’étonnant, ils sont 3 pays à savoir faire des radars, ils vont pas se priver de faire le leur même si ça pose problème ensuite mais ça augurer déjà ce qui allez arriver avec le SCAF, des problèmes…

  11. Jean-soutien dit :

    Je croyais que les allemands devaient se rapprocher des suédois ?
    Ce serait quand même fort drôle que ce soit finalement la France qui collaborent avec ce pays qui à prévenu nos amis d’outre-Rhin qu’ils « sonr prêt à coopérer (…)à la condition de ne pas être contraint de céder la moitié des compétences de son groupe. »
    Au moins avec eux ont serait sur la même longueur d’onde de ce délicat point de vue
    Rien que pour cela cette coopération pourrait tellement mieux débuter…
    Le feuilleton continue…

  12. rainbowknight dit :

    L’ennuyeux avec l’utopie c’est qu’elle ne tient pas toujours ses promesses, il faudra trouver un autre démiurge…..

  13. Jojo dit :

    La spécialité suédoise pour les fêtes !
    Le surströmming, du hareng fermenté comme s’il venait du XVIII siècle.
    Ouvrir à l’extérieur sinon même vos animaux de compagnie vont boycotter votre habitat.
    Classé NRBC chez moi.

    • Bastan dit :

      Arme chimique. Des missiles en seront équipés, avec des sous-munitions au maroilles.

  14. albert dit :

    Concernant le partenariat Allemagne-Espagne, depuis le début les espagnol n’ont été qu’un pion importé par les allemands pour assoir leur domination. Ces deux pays n’ayant pas l’expertise et l’expérience du developpement d’un avion complet, j’ai de gros doute sur l’avenir de leur avion. L’allemagne croit avoir des compétences qu’elle n’a pas, et l’Espagne on a bien que avec l’A400M qu’elle avait atteint ses limites. Pire l’Espagne étant sous controle de Airbus Espagne, c’est bien évidemment Airbus Allemagne qui décidera tout. en fait, l’allemagne aura le controle total … exactement ce qu’elle reprochait à Dassault.

    Pour Dassault et Saab, je pense que c’est un partenariat qui pourrait etre efficace. Tout ,comme Dassault, Saab a un savoir faire complet et de haut niveau, que ce soit sur des chasseurs mais aussi sur des radars embarqués (GlobalEyes). Et la France ayant acquis des GlobalEyes, il est clair que l’interet commun devient une évidence pour un systeme global. Et comme dit dans l’article le travail commun sur le Neuron fait qu’ils se connaissent et que ça fonctionne très bien. Bref j’y crois.

    Concernant le Cloud je pense que c’est l’interet de tous d’avoir un systeme commun, Dassault, Saab, Airbus. Là ce serait dommage que ce projet tombe aussi à l’eau.

    Enfin, à ceux qui pensent qu’au pire des cas Dassault serait seul et que la France ne serait pas capable de faire seul un successeur au Rafale, je leur rappelle que la Turquie développe seul un avion furtif de 5e Gen et que la corée du sud aussi. Donc arretons cette vieille propagande Pro européenne, qui consiste à faire croire qu’on ne peut plus rien faire seul.

    • Fernando dit :

      @albert Encore un génie aux dons de voyance ! Enfin, plutôt un mauvais perdant ! Deux grandes économies, deux pays développés, deux puissances industrielles peuvent acquérir des capacités qu’elles ne possèdent pas actuellement. Demain ? Impossible. Mais la vitesse est directement proportionnelle aux investissements en R&D&I. Avec votre arrogance, vous aimez discréditer ceux qui ne suivent pas le mouvement, mais vous êtes seul, car la Suède ne vous rejoindra pas dans six générations, même pas pour rire. Nous nous entendons bien avec les Allemands car, pour commencer, ils font preuve de respect et d’une volonté de collaborer. Personne ne peut nous absorber car nous avons du talent et de la fierté à revendre. On verra où vous finirez après le F5 et la faillite.

    • FouPouDav dit :

      En terme de motorisation sur le Gripen ce fut Volvo avec le RM12 puis pour les Gripen NG (E/F) c’est l’oncle Sam avec le General Electric F414 du Super-Hornet.

      • Minou danois dit :

        @Foupoupav. Pour le Gripen E, c’est le RM16 de GKN/Volvo comme le RM12… Tous les 2 basés sur un moteur GE,mais modifié et fabriqué par leurs soins ( GKN/Volvo)

  15. EchoDelta dit :

    Est ce encore une lubie présidentielle ? Et si on commençait pas ne pas mettre la charrue avant les boeufs ? Commencez par exemple par demander aux gens concernés (AAE, DGA, Dassault, Thales, MBDA, Safran, etc.) comment ils peuvent et veulent travailler, avec qui et pour faire quoi ? Ensuite le politique pourra se mettre en scène pour proposer les alliances souhaitées par les industriels s’il n’arrivent pas à se connecter d’eux même. Mais encore une fois j’ai l’impression qu’on essaie de forcer la main… Tout cela pour de la com à deux balles et se sentir important dans ce bas monde. C’est vraiment pitoyable. J’en peux plus.

  16. pasdepilierfrancaispasdepilierallemand dit :

    La guerre est déclarée. Le pilier NGF français est mort. Le pilier cloud allemand doit être tué aussi, le projet complet du SCAF doit être abandonné. Construisons un cloud avec les suédois.

  17. Frit1belge dit :

    Question : les Suédois sont ils demandeurs ? Le Grippen E entre tout juste en service. De plus pas évident que les besoins des deux armées de l’air soient les mêmes. Les Allemands voulaient du lourd, les Suédois se sont tournés vers un chasseur léger, et les Français veulent un chasseur moyen.
    Le remplaçant du Rafale maintenant c’est quasiment certain ce sera un Rafale F6, 6 pour 6ème génération ;).

    • Autocrate sanguinaire dit :

      Il faut voir. Sur le papier, il y a de très belles complémentarités entre Dassault et Saab, qui pourraient tout à fait partager de nombreux composants sans faire les mêmes avions. Pour Saab, récupérer des technologies itar free (réacteur, radar), c’est ouvrir des marchés, dont quelques-uns sur lesquels le rafale sera trop cher. Pour Dassault avoir un accès privilégié au E2C et son écosystème n’est pas négligeable. En fait avec un tel rapprochement, il y a moyen de mettre en commun des briques standardisées pour faire des appareils différents, d’éviter de doubler les efforts, et réduire le temps entre un besoin et une mise en service. C’est ce qui se faisait pendant la Seconde Guerre mondiale : quelques composants standardisés pour de nombreux avions adaptés aux besoins. C’est aussi ce qui se passe en Ukraine.
      .
      Industriellement, c’est probablement unes des meilleures alliances en Europe en ce moment.

      • Louis XVI dit :

        @Autocrate. ». Pour Saab, récupérer des technologies itar free (réacteur, radar), » Radar?? MDR. Saviez vous que SAAB à développé depuis 4 ans un radar AESA GaN pour son Gripen C/D et qu’il est aujourd’hui proposé en retrofit.. Que SAAB a sa propre fonderie de composant GaN?? Que SAAB n’a rien à apprendre en termes de radar de qui que ce soit?? Et que ses radars sont parfaitement ITAR free?? Comme ses systèmes de GE??

        • Autocrate sanguinaire dit :

          Sur le plan purement technique, Saab fait du travail d’orfèvre et leur maîtrise de la filière GaN en toute indépendance est remarquable. Le sujet n’est pas de contester leur niveau, mais plutôt de questionner l’efficacité de notre modèle industriel européen.

          Développer un radar AESA GaN dans son coin, c’est formidable pour la souveraineté nationale, mais cela arrive parfois avec un train de retard sur le marché mondial (comme le retrofit C/D) et cela siphonne une énergie monumentale. L’enjeu n’est pas d’apprendre ou de donner des leçons, mais d’éviter de dupliquer des efforts colossaux.

          Si on se place du point de vue de nos adversaires géopolitiques (les Russes ou les Chinois), quelle situation préfèrent-ils ? Qu’il y ait trois constructeurs en Europe (Thales, Leonardo, Saab) qui développent chacun de leur côté trois radars AESA aux performances globalement équivalentes ? Ou qu’il y ait un effort mutualisé sur un radar ultra-abouti, permettant de libérer du budget et des ingénieurs pour inventer d’autres capteurs de rupture qu’ils seraient incapables de copier ?

          C’est encore plus flagrant sur la Guerre Électronique (GE). Au lieu de voir Saab et les autres acteurs européens se livrer une concurrence fratricide sur les marchés exports, imaginez la force de frappe d’un standard de GE commun et mutualisé. Avec l’expertise combinée de Saab et du reste de l’Europe, ce ne serait plus à nous de courir après les standards de l’ITAR, mais aux Américains de courir après l’avance technologique européenne.

          Bref, la vraie souveraineté européenne face aux géants américains ou chinois ne naîtra pas de la multiplication de solutions redondantes, mais de notre capacité à additionner nos forces pour placer le curseur technologique là où personne ne pourra nous rattraper.

          • Louis XVI dit :

            @Autocrate sanguinaire. Que ce soit sur les radars ou les systèmes de GE, il n’est pas inutile d’avoir au moins 2 systèmes. Cela complique la tâche de l’adversaire pour les contrer efficacement toutes les 2 en même temps…

            « Avec l’expertise combinée de Saab et du reste de l’Europe, ce ne serait plus à nous de courir après les standards de l’ITAR, mais aux Américains de courir après l’avance technologique européenne. » Vous emballez pas trop tout de même sur votre conclusion…

          • Érasthostène dit :

            @Auto :
            « Si on se place du point de vue de nos adversaires géopolitiques (les Russes ou les Chinois), quelle situation préfèrent-ils ? Qu’il y ait trois constructeurs en Europe (Thales, Leonardo, Saab) qui développent chacun de leur côté trois radars AESA aux performances globalement équivalentes ? Ou qu’il y ait un effort mutualisé sur un radar ultra-abouti, permettant de libérer du budget et des ingénieurs pour inventer d’autres capteurs de rupture qu’ils seraient incapables de copier ? »

            Croyez-vous que réduire le nombre d’acteurs augmente la qualité ?
            La qualité apparaît grâce à la concurrence.

            États-Unis : 2 producteurs de chasseur pour 341 millions d’hab.
            Russie : 1 producteur pour 146 millions d’hab.
            Europe : 3 producteurs pour 738 millions d’hab.

          • Minou danois dit :

            @Erasthostene. C’est 3 pour les US. NG est tout à fait capable..

      • Pommes Pont-Neuf dit :

        Chaque pays devrait etre indépendant et faire ses armes, si il le peut.
        S’il ne peut pas, il achète.
        SIMPLE.

        Plein de pays font ça en Europe et ailleurs, mais nous, on rêve d’alliances en croyant que ça va « partager les technos » par magie, ça va « réduire les couts » par magie, ça va etre « plus simple » par magie, ça va « diviser les efforts par deux » par magie …
        Contes de fée pour amoureux de Disney.
        Rêves utopistes qui nous mènent dans l’enfer de l’échec, de la décadence, de la faillite, du tiers monde. Voilà où on se dirige depuis quelques annés.
        Le réveil va être brutal et méchant.

        • Autocrate sanguinaire dit :

          C’est un excellent point, et il faut arrêter d’avoir le complexe d’infériorité permanent qui fait le jeu de nos concurrents. Se focaliser uniquement sur les fiascos européens pour décréter que la coopération est impossible, c’est précisément participer au « diviser pour régner » en reprenant les éléments de langage de nos adversaires.

          Des fiascos industriels, militaires et financiers ? Il y en a partout. Et si on regarde les chiffres, les États-Unis détiennent les records absolus en la matière, précisément parce qu’ils lancent énormément de projets ! Ils trainent des casseroles sur le F35, sur leurs LCS, sur le Zumwalt ! Même chose en Chine ou en Russie, où l’opacité de la propagande d’État cache à peine des programmes de blindés (comme le char russe Armata) ou de moteurs d’avions de chasse (les difficultés chroniques de la Chine à fiabiliser ses moteurs WS-10 et WS-15) qui ont englouti des fortunes pour des résultats mitigés.

          La différence ? Quand les Américains se plantent, ils appellent ça « le prix de l’innovation » ou « l’apprentissage de la rupture ». Quand l’Europe connaît des frictions sur l’Eurofighter ou le NH90, on crie à la décadence et à la faillite du modèle. On se moque encore de l’explosion d’Ariane V.1 quand les USA plantent 1 lanceur par mois.

          Ce défaitisme est une arme de guerre cognitive. Nos concurrents adorent qu’on se focalise sur nos échecs, car cela paralyse notre volonté politique d’unir nos forces. Le risque industriel est inhérent à la haute technologie militaire. La seule vraie erreur, c’est de croire qu’en restant isolés dans nos petits marchés nationaux, on évitera les fiascos. En réalité, on évitera juste d’exister.

          Diviser pour régner, c’est vieux comme la guerre. Aucun pays européen ne peut financer seul l’équivalent du bouclier spatial ou des constellations de satellites des géants américains ou chinois. Pourtant, la France a sa constellation d’observation (CSO), l’Allemagne la sienne (SARah), l’Italie aussi (COSMO-SkyMed).

          Un écosystème militaire fragmenté invite nos adversaires géopolitiques à parier sur nos divisions politiques pour paralyser notre réponse. Si nos infrastructures critiques (Espace, Cloud de combat, Fonderies GaN) deviennent technologiquement indémêlables et partagées, l’Europe devient une puissance industrielle impossible à ignorer et un bloc militairement dissuasif.

          • Minou danois dit :

            @Autocrate. « On se moque encore de l’explosion d’Ariane V.1 quand les USA plantent 1 lanceur par mois. »…????? C’est moins, et surtout sur combien de lancements?? Falcon 9 : 650 lancements…3 échecs…

  18. Myshl dit :

    Trappier s’émeut du silence des politiques français.
    Le silence de l’amer.
    Mais il n’existe pas de « politique » français,
    ce ne sont tous que des politiciens, européistes de surcroît.
    Et qui dit « européiste » dit « allemand » berlinois ou brussellois.

    Macron est où?
    Il se tait, d’ailleurs le silence lui va très bien.

    « La France a une industrie de défense,
    l’Allemagne a une défense de l’industrie. » (Citation)

    Alors où est l’industrie française?
    Où est et à quoi sert le moribond GIFAS?

    On change de monde.
    Dassault doit aller faire ses avions hors d’Europe.

    L’hégémonie allemande redevient dangereuse.
    Il faut s’en extirper.

    • FouPouDav dit :

      Jusqu’au jour où l’Allemagne refera un pacte avec la Russie…Patatras !

  19. Ronfly dit :

    Que de temps perdu. Il est temps de s’y mettre reellement. Que ce soit seul ou en coopération dans une repartition, non pas politique, mais technique claire et réaliste.
    Chance à nous d’avoir le Rafale F4 et bientot le F5 pour combler .
    Mais préparer l’avenir de l ‘avion de combat Française est capital pour les défis qui se profilent.
    Le complément avec des effecteurs autonomes, mais également de nouvelles armes discretes et à haute vélocité est necessaire.
    Comme les projets type UCAS ou encore la famille des missiles Stratus, dont possiblement un nouvel arrivant en crash programme pour la défense aérienne à très longue portée (dit Stratus HVAA).
    Allez, on met les bouchées doubles pour atteindre l’objectif avec notre grande BITD souveraine et performante.

    • Minou danois dit :

      Le SRTATUS n’est pas un programme franco-francais…

      • Ronfly dit :

        Le Stratus RS haut supersonique est un programme à 90% Francais tiré des études et de l’expertise de MBDA Bourges sur l ‘ASMP notamment.

        Petit rappel du programme STRATUS:

        « ….Le missile supersonique à statoréacteur, extrêmement manœuvrable et désigné « RJ10 » (RJ pour statoréacteur et « 10 » probablement pour la dixième version de cette solution supersonique), exploitera sa vitesse et son agilité pour neutraliser les défenses ennemies.

        Développé par la France, le RJ10 est plus proche des projets que MBDA avait initialement réservés à la dissuasion stratégique (notamment l’ASMP et ses variantes). Il sera doté d’un autodirecteur radiofréquence de nouvelle génération et optimisé pour l’engagement de cibles navales, les frappes SEAD/DEAD, et devrait également disposer d’une capacité antiaérienne à longue portée contre les aéronefs de grande valeur (HVAA), tels que les avions AWACS et les avions ravitailleurs en vol.

        Le système de propulsion du RJ10 aurait subi des essais approfondis en soufflerie supersonique sur le site de MBDA à Bourges, en France, où sont développés et fabriqués les statoréacteurs de la famille ASMP. Il a également été révélé que Thales, spécialiste français de l’électronique de défense, et MBDA UK avaient conjointement entamé des essais du système de guidage radiofréquence du missile.

        La France et le Royaume-Uni ont chacun assuré 90 % des travaux relatifs aux missiles RJ10 et TP15, respectivement, jusqu’à présent…. « (En gros, chacun a fait son missle enfait)

        Du coup, il est sacrément frenchie ce missile tout de meme….

  20. Benoit dit :

    inclure les espagnols ne serait pas de trop, et surtout ce serait efficace en terme de synergies…

  21. Air Tattoo dit :

    Ce qui est intéressant dans cette vidéo, c’est qu’elle montre très clairement l’évolution du Typhoon. En extrapolant à partir des principales étapes du programme EF-2000, on peut craindre certaines dérives similaires pour les projets de 6e génération cad des cycles de décision très longs, des coûts en forte augmentation, des capacités finalement inférieures aux attentes initiales et des appareils de plus en plus volumineux et évidement pas de composante nucléaire.
    Il reste toutefois beaucoup d’inconnues à ce stade. Attendons de voir comment ces programmes évolueront dans les années à venir. Wait and see.

  22. Fralipolipi dit :

    C’est à l’évidence sur ce drone UCAV, descendant du programme nEUROn, que France et Suède pourraient facilement continuer à coopérer.
    Et pourquoi pas aussi sur le moteur TRex et ses évolutions futures (pour drone UCAV utltra discret, et/ou pour un avion monomoteur piloté et/ou dronisable).
    … tout en tentant de développer et conserver un Cloud de combat commun à tous les pays européens (avec Allemagne et Espagne, … mais aussi UK et Italie).

    • Autocrate sanguinaire dit :

      D’accord avec ça. On a moins besoin d’une solution unique d’avion que d’une boîte à outils standardisée au niveau européen, il est inutile que Saab fasse du Rafale, ou que Dassault fasse un Gripen. Mais il est très judicieux qu’ils utilisent des composants interchangeables. On va assister à la naissance de gammes diversifiées de drones et d’avions. L’enjeu est de contenir la complexité de la production et de la maintenance.

  23. Macronissen dit :

    Deux constructeurs indépendant qui représentent l’excellence de ces pays.
    Entre les éventuelles ventes des FDI, les achats de 2 avions de surveillances GlobalEye à Saab, les accords commerciaux entre ces deux pays européens sont aux beaux fixes.
    Les Suédois semblent plus fiables que nos voisins Allemands qui défendent leurs industries avec leurs méthodes.
    Potentiellement une nouvelle alliance stratégique entre la Suède et la France.

    Attendons de voir comment cela pourrait se concrétiser

    • Roland DESPARTE dit :

      @Macronissen,
      Je crois que vous avez tout dit : Attendons de voir comment cela pourrait se concrétiser !

  24. seb dit :

    Budget is budget. Quoi qu’on en dise l’argent est le nerf de la guerre. Surtout pas de programme trop avancé (aéronef trop agile, trop lourd, trop trop quoi!…). Que l’on change de partenaire ne doit pas faire perdre de vue que l’on a les finances que l’on a. Techno, nous sommes devant les russes. Il faut répondre à un vrai besoin. pas concurrencer les US voire les euros nippons. Economiser pour répondre à la masse (d’ou les drone CCA et les armements de dénie d’accès et de longue portée). Un modèle de rafale F5 et Grippen plus plus serait suffisant. Attention à l’entonnoir de la furtivité (les soum étaient indétectables comme les U2, ou Night Hawk). Vive la guerre électronique.

  25. Robmac dit :

    Mais j’ai cru comprendre que Dassault pouvait construire seul le SCAF en toute SOUVERAINETÉ.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « j’ai cru comprendre  » C’est ça le problème avec vous, votre problème, vous croyez……croire! Sinon votre petite « pique » concernant Dassault vous a soulagé? A quand la prochaine sur les « voyants au vert » en Ukraine, sur les méchants militaires qui tuent les gentils civils?

      • Robmac dit :

        Pascalou, toujours ) me lire !!! soyez en remercié : vous êtes un de mes plus fidèle lecteur 🙂 Et vos réponses sont toujours très éclairantes.

        • Pascal, (l'autre) dit :

          « vos réponses sont toujours très éclairantes. » Et vos analyses éblouissantes de……………..nullité! ‘(Continuez, un peu de détente ne peut nuire!)

    • Vortex dit :

      Oui, et ?
      Est-ce que Dassault s’est exprimé sur le sujet ?
      Ah ben non !
      Encore raté Roby…

      • Robmac dit :

        Les spécialiste de ce blog se sont largement exprimés à ce sujet, et je les crois sur parole car se sont des experts, des professionnels de la profession.

        • Pascal, (l'autre) dit :

          Remerciez les car c’est quasiment un sacerdoce d’instruire les idiots!

          • Robmac dit :

            A part dénigrer, vous savez faire quelque chose ? Vous avez quelque chose à dire ?

          • Vortex dit :

            Et boum !
            Shooté le Roby !
            Quel sniper vous faites @Pascal (l’autre) !

  26. Green dit :

    Pour le moment ces deux hypothèses, sont justes cela, des hypothèses.

    Pour le projet allemand, de mon point de vue il ne tient pas debout car tout d’abord l’Allemagne ne sait pas piloter ce genre de projets, elle n’a pas la culture mélant armée, industrie et administration, elle n’a pas de DGA. Au contraire, elle a des industriels qui s’imposent a l’état et qui privilégient leurs interets a plutôt court et moyen terme.

    Ensuite elle a une culture politique et des institutions qui font que les remises en questions des grands choix politiques sont fréquents. Et quitte a faire des projets pour préserver les compétences qui finissent abandonnés, Airbus Manching est déja un cimetière de projets.

    Et il y a aussi la question du besoin réel de l’armée allemande d’attendre un tel avion, plutôt qu’un autre déja disponible

    Enfin, qui va faire confiance a l’Allemagne compte tenu de ses restrictions a l’exportation et ses politiques très variables sur le plan moral?

    Donc on a un montage militaro-industriel fondé sur un coté bravache (on peut le faire), et assez naif (on est tous copains les industriels allemands), sans véritable pilotage étatique, et des débouchés hypothétiques de la part d’un pays qui a parfois contrarié de potentiels clients (Turquie, Arabie saoudite, Emirats?, la Suède avec Kockums, la France…)

    Donc logiquement, une fois le moment bravache passé, c’est reparti pour un tour pour trouver un « partenaire » qui voudra bien faire un avion avec eux qui veulent le faire « tous seuls ». Et l’Espagne la dedans, je ne sais pas. Elle n’a sans doute pas les moyens de payer 1/3 ou meme 1/4 du cout d’un tel projet.

    Je pense que cela ne peut pas marcher, du moins pas pour faire un avion/système » de sixième génération » qui sera la dans 10 ans dans le scénario idéal. Peut être pour faire des drones, la oui.

    De l’autre coté, le rapprochement France-Suède, et donc l’intégration de cette dernière dans le futur « système de système » qui sortira ou pas des ruines du SCAF semble logique, a tout le moins possible.

    Mais pour le moment il n’y a rien de concret, ce n’est que de la pensée désidérative comme on dit en français (ce que l’on croit et ce que l’on veut).

    • Fernando dit :

      @Green Oh là là, l’économiste ! Je vois que vous êtes un expert en finances espagnoles. Sérieusement, on ne peut pas financer un tiers ou un quart du projet ? Avec un budget de la défense de 70 milliards d’euros pour 2029 ? Et la France, avec sa dette qui représente 118 % du PIB cette année et 135,5 % en 2029, va-t-elle payer quoi ? XD Au fait, la Suède ne collaborera pas avec vous sur une 6e génération, dans vos rêves les plus fous.

  27. lym dit :

    Cela semble avoir plus de sens et les déclarations de Saab devant la drague teutonne lourdingue montraient d’ailleurs les mêmes préoccupations que Dassault, signe que ça n’irait probablement pas loin… et en face on multiplie les intervenants comme Jésus les petits pains avant de, fatalement, tirer sa croix! En attendant le fiasco en devenir, c’est déjà la « Team sans Gen » (et ça le sera aussi à la fin) sur les responsabilités de l’échec.

  28. vrai_chasseur dit :

    15 sous-traitants qui se réunissent ne font pas un maitre-d’oeuvre.
    Le manque de lucidité d’Airbus DS, en raison de l’ego de son patron allemand Michael Schoellhorn, est consternant. Il enferme maintenant avec lui toute l’Allemagne dans une fuite en avant risquée, au vu des énormes enjeux technologiques.
    Il trouvera des partenaires pour son aventure. Mais ils ne seront intéressés que par l’argent et pas par le résultat à produire, dont il devra assumer seul le niveau qualitatif. On leur souhaite bon courage.

    Le risque pour l’Allemagne est de ne pas réussir son chasseur au niveau requis, et de se retrouver à terme comme simple producteur d’effecteurs et de drones ailiers -si elle y arrive sans les américains- au sein d’un Cloud européen où évolueront des Rafale F5 et le futur NGF français, avec des Gripen++ et possiblement le Tempest du GCAP si les britanniques trouvent de l’argent.
    Sur ce dernier point, le Japon pourrait aussi s’agacer des atermoiements budgétaires actuels du Royaume-Uni dans le GCAP.
    Il a les poches pleines de Yen et voit d’un oeil intéressé l’intensification de la coopération défense avec la France. Le ministre de la défense japonais Shinjirō Koizumi vient de nommer le nouvel attaché de défense japonais à Paris et spécifie, dans une communication inhabituelle, qu’il a de « grandes attentes » ( http://x.com/ModJapan_en/status/2064928320744280429 ).
    Un pivot possible, mais pas encore probable, du Japon ferait pivoter aussi l’Italie et dans une moindre mesure le Royaume-Uni, vers une meilleure collaboration GCAP / Dassault.
    Quant à Saab, ils se connaissent bien avec Dassault depuis le nEUROn et n’ont besoin de personne pour se parler intelligemment.

    Bref, il y a les sous-traitants qui se congratulent et font des vidéos, tandis que les gros acteurs se parlent en coulisse et se taisent publiquement. Le paysage va bouger.

    • Louis XVI dit :

      Vous emballez pas avec les Japonais. En terme d’exigence sur le partage de technologie, les Allemands et les Indiens font figure de petits joueurs en comparaison des Japonais…

    • Autocrate sanguinaire dit :

      C’est surtout BAe et Léonardo qui vont récupérer la participation d’Airbus. Retour au Typhoon et au Tornado.

    • Roland DESPARTE dit :

      @vrai_chasseur,
      Oui, je pense comme vous que le paysage devrait bouger. Mais je crois qu’il faut aussi prendre en compte les dernières déclarations de Friedrich Merz le 3 mai sur la chaîne de télévision allemande ARD : « je reste convaincu que les Américains sont des partenaires importants pour nous – nos partenaires les plus importants au sein de l’Alliance atlantique ». Le manque de lucidité d’Airbus ne serait-il pas en réalité lié à un manque de lucidité de Friedrich Merz qui -sous nécessité de transatlantisme- veut maintenir une Allemagne à la remorque des États-Unis ?

  29. bonnechancemonpapa dit :

    C’est bien que Dassault puisse s’associer avec Saab. Ils sont très bons, eux. Il y a rarement de problème entre entreprises compétentes (la compétence étant à considérer au sens large et non réduite à la technique).

    Que les casques à pointe se mettent en ménage avec les Espagnols, pourquoi pas ? Mais ce qui interroge sur la réussite du projet, c’est que ni l’Allemagne ni l’Espagne n’ont de savoir-faire globaux en matière aéronautique (ça se saurait). Je ne crois pas, de surcroît, que l’Espagne soit blindée de thunes. Pour Gross Deutschland, l’Espagne juste un pis aller, un merle faute de grive. J’avais pourtant entendu dire qu’ils songeaient à se tourner vers la Suède. Saab n’a sans doute pas voulu se marier avec Airbus. Donnerwetter !

    De plus le F5 laissera le temps nécessaire de juger de la palce que pourrait occuper un avion 6ème génération dans un environnement guerrier qui semblent aujourd’hui privilégier vers des armements de masse à bas coûts et haute efficacité, en plus d’être agiles. A voir.

    • Fernando dit :

      @bonnechancemonpapa Il ne s’agit pas d’être le plus riche, mais d’avoir le moins de dettes. Ces 25 dernières années, notre PIB a progressé de 144 %, contre 80 % pour celui de la France. Voyez notre dette, voyez notre croissance soutenue. Nous disposons d’une capacité aéronautique considérable, historiquement dans le domaine des avions de transport, mais aujourd’hui dans celui des fusées spatiales, des moteurs, etc. Voyez notre puissance industrielle dans les nouvelles technologies. Dernier recours ? Non, c’était vous.

      • Rappel dit :

        Votre engouement à parler au nom de tout un pays est fascinant. Parlez en votre nom ce sera déja beaucoup à assumer, vous verrez.

        • Fernando dit :

          @Rappel Ne vous inquiétez pas, je suis parfaitement serein et peux m’exprimer librement, sans le moindre conflit intérieur, alors n’ayez crainte. Quant à parler au nom d’un pays, lorsque vous vous basez sur des faits et non sur des opinions, vous pouvez parler au nom de l’univers.

      • bonnechancemonpapa dit :

        @Fernando : « notre PIB a progressé de 144 %, contre 80 % ». Le taux de croissance de long terme suit une trajectoire logarithmique : plus on part de bas, plus fort est le taux de progression, qui se tasse avec le temps. Quand à votre capzcité aéronautique « considérable », qu’a-t-elle produit depuis 80 ans ?

        • Fernando dit :

          @bonnechancemonpapa Dans le domaine aéronautique ? Le Saeta des années 1950. Des projets qui n’ont jamais été produits pour des raisons économiques, comme le chasseur CASA AX, et de nombreux chasseurs-bombardiers construits sous licence. Côté transport, on peut citer les C-212, CN-235, C-295, A330MRTT et A400M, notamment ceux de CASA, EADS-CASA ou Airbus Military. Citons également Grupo Oesia, ITP, Sener, Indra, PLD Space, etc. Quant à ce que vous affirmez sur la croissance exponentielle des petites économies, ce n’est pas toujours le cas. Par exemple, les États-Unis, dont l’économie est plus importante que celle de la France, ont traditionnellement connu une croissance plus rapide.

    • Minou danois dit :

      « Saab n’a sans doute pas voulu se marier avec Airbus. « . Pas plus qu’elle ne se mariera à Dassault, BAe ou qui que ce soit d’autre.. Inutile de lui mettre sous le nez « le best athlète, c’est moi »…

  30. Magic38 dit :

    C’est vrai que la Suède et la France on des besoins plus proches que ceux du GCAP et des allemands : avion compact (même s’il y a 10t d’écart entre le Rafale et le Gripen) aux coûts d’entretien maîtrisés, décollage et atterrissage court, structure renforcée, multirole car les 2 armées se focalisent sur un seul appareil contrairement aux autres, guerre électronique etc..
    Cependant faut pas croire qu’une collaboration entre Saab et Dassault sera de tout repos. Bien que les 2 groupes soient des entreprises familiales, ils restent des concurrents qui vont jalousement garder leurs secrets car ce sont les seuls avec BAE qui possèdent une grande expérience en développement d’avions depuis la fin de WW II.
    Donc une relation d’égal à égal est impossible, il faut un dominant et un dominé pour éviter les problèmes. C’est comme ça que le Neuron a pu fonctionner même s’il me semble qu’il y avait eu quelques petites frictions entre Dassault et Saab.

    Car le gros problème c’est que Dassault et Saab agissent dans le même domaine de compétences, celui de l’architecte intégrateur, et qu’en France on possède déjà toutes les bases pour faire seul donc en réalité c’est difficile pour nous de déléguer à d’autres ce qu’on sait déjà faire nous-même.
    Mais on a pas trop le choix. La France n’a pas vraiment les moyens de développer un avion seule sans devoir revoir ses ambitions à la baisse. Alors certes la Suède n’a pas des moyens colossaux non plus et ne serait pas en mesure de financer 50% du programme pas exemple, mais ils peuvent quand même contribuer à hauteur de plusieurs milliards.
    À voir s’ils sont prêts à abandonner une partie de leur doctrine et passer sur un bi-réacteur plus lourd. Ils ont bien abandonné leurs corvettes de 600 tonnes pour passer sur des frégates de 4500 tonnes.

    • Mike dit :

      On peut très bien développer deux avions différents avec les mêmes briques technologiques : un monomoteur de 12-15t et un bimoteur de 25-30t. Cela laisse de la place pour les deux entreprises. On pourrait même croiser nos achats entre les deux plateformes. Bref, ce n’est pas vraiment un problème.

      • Minou danois dit :

        @Mike. « : un monomoteur de 12-15t ». Ce qu’ils ont présenté pour l’instant est plutôt de l’ordre de 20-22t..

  31. Carloman dit :

    Dès 2024, Éric Trappier, le PDG de Dassault, avait tenu des propos très remarqués concernant une potentielle collaboration avec le complexe militaro-industriel suédois :
    ​ »Nous avons une excellente coopération… S’il faut travailler avec eux, nous le ferons avec grand plaisir. Cela vaut pour n’importe quel autre sujet ; les Suédois sont des gens avec qui on s’entend très bien. »
    ​Il avait également pris soin de souligner publiquement ses excellentes relations avec la puissante famille Wallenberg, actionnaire historique et décisionnaire chez Saab.

    • olivier dit :

      Euh 14 industriels pour faire un avion… ça va bien se passer…

      Allez je me lance en pronostique foireux:
      Hypothèse de base: tous les autres piliers du SCAF vont tomber, sur les UCAV et l’armements, aucune utilité et le cloud de combat je n’y crois pas une seconde.
      Option 1:
      – NGF sous lead Dassault avec possibilité pour la version suédoise d’être équipé en avionique Saab
      – UCAV sous lead Saab avec possibilité pour la version française d’être équipé en avionique Thales
      Option 2:
      – NGF sous lead Dassault, un NGF très très light pour le bas de spectre sous lead Saab (donc chacun dans son domaine d’expertise), avionique et armements au choix pour les deux, moteurs Safran
      – Usine Safran de moteur en Suède (on amène la pièce manquante dans la BITD suédoise)
      – UCAV produits par les deux pays sur des specs communes

      Je préfère l’option 2, cela me semble mieux correspondre aux futurs besoins tout en offrant un équilibre durable (la souveraineté de chaque pays étant respecté, voir renforcé). Qui plus est cela ferait une offre complète, crédible et flexible pour attaquer l’export.

    • Ronfly dit :

      Le Stratus RS haut supersonique est un programme à 90% Francais tiré des études et de l’expertise de MBDA Bourges sur l ‘ASMP notamment.

      Petit rappel du programme STRATUS:

      « ….Le missile supersonique à statoréacteur, extrêmement manœuvrable et désigné « RJ10 » (RJ pour statoréacteur et « 10 » probablement pour la dixième version de cette solution supersonique), exploitera sa vitesse et son agilité pour neutraliser les défenses ennemies.

      Développé par la France, le RJ10 est plus proche des projets que MBDA avait initialement réservés à la dissuasion stratégique (notamment l’ASMP et ses variantes). Il sera doté d’un autodirecteur radiofréquence de nouvelle génération et optimisé pour l’engagement de cibles navales, les frappes SEAD/DEAD, et devrait également disposer d’une capacité antiaérienne à longue portée contre les aéronefs de grande valeur (HVAA), tels que les avions AWACS et les avions ravitailleurs en vol.

      Le système de propulsion du RJ10 aurait subi des essais approfondis en soufflerie supersonique sur le site de MBDA à Bourges, en France, où sont développés et fabriqués les statoréacteurs de la famille ASMP. Il a également été révélé que Thales, spécialiste français de l’électronique de défense, et MBDA UK avaient conjointement entamé des essais du système de guidage radiofréquence du missile.

      La France et le Royaume-Uni ont chacun assuré 90 % des travaux relatifs aux missiles RJ10 et TP15, respectivement, jusqu’à présent…. « 

  32. Nicolas SAMBART dit :

    bien!!! deux non acheteurs de f35 la Suède ne veux pas s’alliener aux usa…. le parapluie nucléaire français au cas où qu’ils franchissement ce pas est plus stable et moins mercantile…. des compétences communes certes mais aussi complémentaires, avec des industriels très pragmatiques et aussi très regardants sur le respect des délais et budgets…. certes ils n’ont pas besoin de version navale mais ils y a des transpositions possibles pour des capacités rustiques pour utilisation à partir de routes avec des trains renforcés. deux pays avec des prédispositions et des manières communes de ventes exports…. ils ont surtout un grand besoin de moteurs , ne veulent pas se soumettre, et voient le projet italien japon britannique déraper en budget…. aller une chaîne en Suède une autre a merignac, une bonne et intelligente entente et rêvons à 600 ventes exports et à proportion des drones par milliers , rires. mais c’est le choix le plus pragmatique pour les deux

  33. E-Faystos dit :

    Saab cherche peut être à se désITARiser.
    et Dassault peut l’aider.
    si on reste dans le cadre de la lune de miel, c’est : tu sais gars? je cherche des sous-traitants pour mon avion actuel qui se vend trop pour mes capacités de production alors que pour le futur, on peut se partager le travail de développement sur la sixième génération… et j’ai déjà des pistes pour toutes les briques.
    donc à toi (Saab) l’étude du drone lourd et du chasseur monomoteur, à nous (Thalès et Nokia) l’électronique et le Cloud, à MBDA les munitions et drones légers, et à moi (Dassault) le chasseur moyen et les commandes de vol.
    bien sûr, il faut aussi que les investissements suivent mais n’importe quel pays Européens ( Grèce où Croatie) ouvrirait le programme aux fonds européens.
    bien sûr, ça va demander beaucoup de politique
    ca tombe bien: c’est ce qui coûte le plus cher et et qui bosse le moins

    • Air dit :

      Nokia c’est Finlandais.

    • Minou danois dit :

      @E-Faystos. »à nous (Thalès et Nokia) l’électronique et le Cloud, ». Vous croyez que SAAB va vous laissez ce domaine ou elle est au top!?

  34. Romain KOUDLANSKI dit :

    Une coopération entre Paris et Stockholm pour le NGF , j’achète tout de suite .

  35. Dom dit :

    Et pourquoi pas s’allier avec les Suédois pour créer 2 avions utilisant les mêmes briques (Dans la philosophie du SU-57 / SU75 ) et de faire ainsi un avion léger et peu cher a l’image de ce que les Suédois ont déjà avec le Grippen et de l’autre coté, un remplaçant au Rafale. Chacun expert dans son domaine avec un partage des tâches et une mutualisation des besoins pour réduire les coûts de développement

  36. Chill dit :

    Et nous nous comprenons que c est toi le faible binot simple flic et que les indiens veulent nous en acheter 114 pour l IAF et 31 de plus pour l indian marine soit 145… tu vois le dilème pinot…? et à chaque engagement entre typhoon et rafale, les typhoons se sont fait poutrés…

  37. GotoRaptor dit :

    > le résultat était très déçu.

    Belle tentative, vous êtes chinois ou russe ?

  38. aleksandar dit :

    Une coopération qui peut réussir entre deux acteurs qui ne visent pas le même segment du marché.

  39. Qui ça dit :

    Bonne idée que Dassault et Saab s’associent, mais il ne faut pas concevoir un avion mais deux : un intercepteur léger monomoteur et un biréacteur omnirôle. Avec un maximum du communité entre ces deux appareils.
    Le monoréacteur est là pour être fabriqué en grande quantité et donc pour faire masse, mais aussi pour viser les marchés d’exportation des pays qui ne peuvent se payer d’avions aussi onéreux que le Rafale ou le F-35.
    Le biplace, serait clairement le successeur du Rafale.

  40. NOUDABORRE dit :

    Ici et pour les grognards du grain à moudre et Le Jean Luc…….
    Quant à l’après SCAF, ne peut-on suggérer à l’industriel Germano-Hispanique qu’est AIRBUS Military de se retourner vers la Turquie pour lui proposer de fonder une alliance qui aurait pour but de créer le porteur susceptible de les « ravir ».
    N’oublions pas qu’entre l’Allemagne et la Turquie il y a une longue histoire dans les matières industrielle et techniques. Pour bien le comprendre revoyez la grande Histoire de ces deux pays depuis 1870.

    • jean luc dit :

      je ne crois pas que les Allemands se tournent vers les Turcs, car les exportations de matériel militaire comportant des composants allemands sont soumises au veto allemand, les Ef 2000 anglais en est un parfait exemple . on est en 2026 ,pas en 1870 . pour moi l’Allemagne a récupéré une pleine souveraineté, elle laisse la France sur le coté , pour Euro-drone et MCGS, c#est la France qui part, tant mieux pour l’Allemagne

      • Érasthostène dit :

        « pour moi l’Allemagne a récupéré une pleine souveraineté, elle laisse la France sur le coté »
        La France était déjà laissée de côté lors de la préparation à la construction de la foufoune puisqu’on ne lui octroyait que la présidence honorifique du consortium.
        C’est jean luc qui veut de nouveau la production de deux appareils au lieu d’un et implicitement des succès différents similairement à la dernière fois …

  41. Pascal, (l'autre) dit :

    « les allemands comprennent que les chasseurs français sont trop faibles, surtout après le 1er combat aérien de Rafale en Inde, le résultat était très déçu. » Tiens, il y avait longtemps que nous n’avions pas eu ce « style » de commentaire, d’abord un texte assez « construit » (fort probablement pompé sur le web) puis en conclusion un « gloubiboulga » qui ne laisse aucun doute sur la nature du « posteur »!

  42. Prt dit :

    Et l’Inde transmis officiellement à la France une lettre de demande pour se procurer 114 Rafale supplémentaires.
    Merci pour votre narratif. Au revoir.

  43. olivier dit :

    Alors faire du proslytisme pour le compte de votre financeur (Allemagne? Chine?), il n’y a pas de sôt métier donc pourquoi pas. Par contre essayer d’être un peu plus crédible, même chatGPT en version gratuite ferait mieux.

    Allez discuter avecc les pakistanais de la nuit du 9 au 10 mai… Rafale tellement catastrophiques, que les indiens en reprennent 114.

    Bref.

  44. AMHA dit :

    Et c’est pour donc pour ça que l’Inde a annulé toutes les commandes de Rafales et commandé des Eurofighter à la place ! Heureusement que vous êtes là pour apporter votre clairvoyance.

  45. Gallifet dit :

    « À noter que, pour l’heure, les autorités françaises n’ont rien dit à ce sujet… » normal, c’est une telle claque pour la clique européiste qui nous gouverne, qui n’en avait pas grand chose à faire de l’avion (et qui n’y connaissait rien) et qui y voyait surtout un symbole – un de plus – d’une mythique « souveraineté européenne, que l’on déifiait depuis des années. Souvenez-vous à ce sujet de Mme Florence Parly – celle qui grimaçait tout le temps, la fossoyeuse d’Air France Cargo qui nous disait que dorénavant, TOUS les programmes d’armements devaient être réalisés en coopération. Oui, TOUS….
    Ouf, on a déjà échappé à celui-là.
    Quels conseilleurs lettreux ou Sciences-Poteux avaient bien pu souffler ça à l’oreille de celui qui venait de se faire élire en 2017 (et qui venait de chasser le CEMA, CEMA qui disait exactement la même chose que ce que tout le monde dit maintenant ?

    Et pour ce qui est des Suédois…leur Gripen a quand même évincé nos 2000 et Rafale dans deux ou trois endroits (Brésil, Afrique du Sud, Hongrie..) et de toutes façons, moteurs et radars sont américains, n’est-ce pas ? (pour refroidir l’enthousiasme de certains vis-à-vis de ces nouveaux amis)

    • NOUDABORRE dit :

      Au dessus, mouiii ………..Mais non !!!
      Trop convenue cette contribution.
      Et puis un Saab en bon état de marche ne peut fatalement nuire, car l’hégémonie est une catastrophe.
      Conclusion : Navré pour les petits Z – – i qui trainent ici et là.

  46. mich dit :

    Notre continent s’ écharpe pour avoir des chasseurs , USA et CHINE sont dans une course au moyens intercontinentaux et spatiaux , tout va bien .

  47. jean luc dit :

    il est pas sûr que les suédois paient pour un avion qui doit porté la bombe nucléaire et décoller d’un porte avions

    • antares78 dit :

      Laisse-les rêver. Même si j’avais cru comprendre que la France pouvait réaliser (et financer) son SCAF tout seul.

    • lym dit :

      On ressent l’amertume à perdre sa bouée de sauvetage, mais le besoin de décoller de terrains peu préparés/routes coche pas mal de cases de l’avion embarqué (train renforcé, dispositifs hypersustentateurs, voir crosse pour brin d’arrêt), d’ailleurs une des raisons du choix qui fut fait par les suisses avec le F18.
      Pour ce qui est de la capacité nucléaire, qui n’est chez nous pas une bombe lisse à emporter en soute d’un avion furtif au plus près, mais un missile de croisière… là encore quoi de si problématique avec des spécificités qu’on ne sache détailler (les indiens ont-ils « payé pour »?)?
      Remarques stupides.

    • E-Faystos dit :

      c’est même certain.
      tout comme il est avéré que l’Allemagne, à force de ne rien obtenir de Dassault, s’est réveillé il y a deux mois avec son Chancelier qui s’est dit : « Mais zut enfin! pas question de mettre ces capacités dans la liste »
      Ça fait juste depuis la signature avec madame l’épicière Merkel que c’était stipulé noir sur blanc.
      ensuite, c’est oassédans les mains de l’homme charantaise Scholl, et ensuite du fragile actuel, tellement moderne et déconstruit qu’on l’a vu féliciter un abruti dans un bureau oval, et le conspuer sur le perron du même bureau.
      et c’est avec « ça » qu’il fallait collaborer.
      ça ne pouvait évidemment pas le faire.

    • JeanPaul dit :

      Ce qui est sûr, c’est que l’Allemagne ne le fera pas, ça fait déjà un soucis de moins et un pilleur germanique à la décharge.

    • Fralipolipi dit :

      @Johan Lukas
      Ahahah, encore manqué Johan !!! 😉
      Pour commencer, la Suède fait justement partie des pays européens les plus intéressés à collaborer avec les FAS et à bénéficier d’une protection de la force de frappe nucléaire française.
      .
      Et deuxièmement, même si cela ressemblait un peu à une farce, Saab s’est déjà amusé à présenter un Gripen dit « maritime » pour PA Catobar.
      https://www.saab.com/globalassets/products/aeronautics/gripen-e-series/gripen_maritime.pdf
      Même Eurofighter avait présenté un Typhoon « Naval » sur PowerPoint, avec crosse d’appontage, et c’etait encore plus comique … car le Typhoon a encore moins de chance d’être navalisable qu’un Grippen … c’est même impossible 🙂

      • Minou danois dit :

        @Fralipolipi. Oui, mais ils ont participé également au dernier exercice nucléaire de l’OTAN… Inutile de chercher ou croire à une relation monogame avec eux…

        • Fralipolipi dit :

          @Minou danois
          A l’evidence les relations internationales et la diplomatie n’ont jamais été monogame 😉

    • bonnechancemonpapa dit :

      @Jean-Luc : le Rafale existe en 2 versions : une version armée de l’air et une version navalisée avec un hait taux de pièces communes. rien n’interdit de recommencer avec un avion franco-suédois.

    • G dit :

      1) Si, sans doute, comme beaucoup en Europe depuis 2022 ; même si peu l’admettent publiquement ;

      2) Non, en effet, absolument pas ; même si c’est encore difficile à entendre en France. Quoique peut-être un peu moins depuis quelques jours ? 😉

    • phil135 dit :

      il peut aussi emporter des petits pois et décoller d’une autoroute

      • jean luc dit :

        Moi, je laisse les Suédois décider. Oui, il y a 2 rafales. Je le sais, je suis un ancien marin. La France aura du mal à financer un avion NG, et en plus une version navale. être intéressé par la dissuasion nucléaire française est une chose, et financer un avion pour porter cette bombe sans en avoir la clé est autre chose . La France a toujours voulu imposer aux Allemands le porte-avions et la bombe, cela était une ligne rouge, alors on verra bien si la France impose ces deux lignes rouges et ce que diront les Suédois

        • Érasthostène dit :

          « La France a toujours voulu imposer aux Allemands le porte-avions et la bombe, cela était une ligne rouge, »
          Faux puisque Mme. Merkel était d’accord.
          C’est la ligne du prétexte pour ne pas coproduire avec la France.

    • Yves Viersy dit :

      « Cher jean luc » .
      Suède est à propos de votre contribution, méditez donc ce mot d’Henry IV : « Paris vaut bien une messe ».
      Vous bien comprendre l’idée ?

    • Pascal, (l'autre) dit :

      L’Allemagne a bien payé pour intégrer la B61 sur ses Tornado et paiera aussi pour le F35!
      https://pbs.twimg.com/media/GWfIBrtbgAAJE47?format=jpg&name=small

      • NORAD dit :

        @Pascal,(l’autre). Attention à ne pas tout mélanger… Pour le Tornado, les Allemands et les Italiens ont dû payer l’intégralité. Pour le F-35, l’intégration est déjà faite. Par contre, les Allemands supporteront les surcoûts pour les équipements spécifiques intégrés à ces F-35 à mission nucléaire, ainsi que les coûts liés à la maintenance/mise à jour de ces systèmes qui ne peuvent être réalisés que par des équipe du département de l’énergie US et des équipes spécialisés de l’US Air Force. Ces deux derniers points concernant également les Tornado « équipés » ( ils ne le sont pas tous..).

  48. phil135 dit :

    un monomoteur léger , plutôt défense territoriale et un bimoteur plutôt pénétration. s’il y a assez de sous-ensembles communs le coût pourrait ne pas trop déraper. c’était +/- la logique mirage 2000 / mirage 4000 , non ? ça éviterait à chacun de passer « sous » l’autre

  49. Al1 dit :

    Bonjour,
    Je partage, comme beaucoup ici, le sentiment de déception suscité par certains commentaires allemands à l’égard de Dassault et de la France. Toutefois, il ne faut pas oublier que nos partenaires ont déjà démontré leur capacité à mener à bien un programme aéronautique majeur : l’Eurofighter Typhoon.
    Cet avion existe, il est opérationnel et ses qualités techniques sont largement reconnues. Il serait donc imprudent de sous-estimer les compétences industrielles et technologiques de cette alliance, ainsi que celles de l’Espagne qui y participe également.
    Les divergences actuelles ne doivent pas faire oublier les réussites passées ni les capacités réelles des différents acteurs impliqués.
    Cela étant dit, j’ai toute confiance dans la capacité de Dassault à concevoir, avec ou sans Saab, un avion de combat à la hauteur de son héritage : un appareil aussi marquant, performant et emblématique que le Rafale.

    • jean luc dit :

      moi je suis en Allemagne, pas de problème avec mes voisins, quant aux commentaires ils ne reflètent pas ce que pensent les Français ou les Allemands, surtout sur ce forum, je ne serai jamais attaqué parce que tu es français en Allemagne, pas plus que moi ou ma femme en France

      • Pascal, (l'autre) dit :

        « https://pbs.twimg.com/media/GWfIBrtbgAAJE47?format=jpg&name=small » C’est pour cela que vous vous défoulez sur ce blog avec votre « french bashing »?

    • lym dit :

      Sans les anglais l’EF n’existerait pas… Le pb des allemands est que les anglais ont été vaccinés après cette coopération. La France aura su s’arrêter avant.

    • rainbowknight dit :

      Le « hic » c’est que le monde de l’aviation a beaucoup changé depuis ses débuts. Peu importe ce que vous serez en mesure de faire voler.
      Ce qui fait aujourd’hui le succès et la force de l’ arme aérienne c’est sa capacité à mettre en oeuvre les meilleurs systèmes en termes offensif et défensif.
      Le rôle du pilote est presque devenu secondaire. Le futur est construit autour de l’IA et de la pleine autonomie de la machine. Vous pouvez faire voler une planche à repasser, si elle surclasse les plus « beaux » appareils la messe est dite….
      Dassault et d’autres géants de la BITD française seront-ils en mesure d’assurer et assumer en pleine indépendance les coûts faramineux des futurs programmes face à d’autres pays qui font alliance ? C’est la question …

  50. Sharpei dit :

    Suede/France, pour ma part nous aurons le même problème qu’avec le duo France/Allemagne, à savoir que chacun des deux pays a un besoin très spécifique basé sur sur un objectif militaire très différent. Donc on reste tjrs sur deux avions différents reste à construire la relation sur des briques technologiques commun à ces deux avions. Chacun apprendra de l’ autre en évitant un lead sur l’autre. Histoire à suivre.

  51. Alfred dit :

    Contrairement a Michael Stollenhorn qui est issu de l’industrie automobile, Mikael Johanson et Eric Trappier ont en commun d’avoir effectué un parcours professionnel entier au sein des entreprises a la tête desquelles ils ont été nommés. Ce qui leur confère une connaissance globale des difficultés soulevées par la conception d’un nouvel avion, et leur permettrait d’aborder des negociations sous un angle different de la relation constructeur/sous traitant. Ils n’ont d’autre part aucun intérêt a participer à un projet conduit par un geant industriel axé sur la production de masse et la reduction des coûts qui porterait atteinte atteinte a leur image d’avionneurs en les reduisant à un second rôle.

    • jean luc dit :

      Il était aussi pilote d’hélicoptère et officier de la bundeswehr, et contrairement aux managers français, il est entouré de spécialistes dans un comité, lui il est seulement le porte-parole du comité d’Airbus Défense et SPACE, c#est une chose que vous ne pouvez pas comprendre car vous n’habitez pas en Allemagne. MERZ est lui pilote privé certifié pour voler par mauvais temps, donc l’aéronautique il connaît . Il y auras deux avions , on pourras passer á autre chose .

      • aleksandar dit :

        Moi aussi je suis qualifié IR.
        D’ailleurs je planche déjà sur le Chasseur 7 génération dans mon garage.

    • Alfred dit :

      J’en bave d’admiration. J’ai comme l’impression que vous melangez tout. Piloter un avion ou un hélicoptère est une chose. Les concevoir en est une autre. Et tous les pilotes ne sont pas autant pilotes d’essais. A chacun son metier