La Direction générale de l’armement veut intégrer le missile VL-MICA au système de défense aérienne SAMP/T NG

Actuellement, la défense sol-air [DSA] de courte portée repose notamment sur les sections VL MICA de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE], déployées pour la première fois à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Cette capacité peut être mise en œuvre en mode multicouche par l’intermédiaire d’un Centre de management de la défense dans la 3e dimension [CMD3D] qui, en lien avec le système MARTHA [Maillage des radars tactiques pour la lutte contre les hélicoptères et les aéronefs à voilure fixe], coordonne les actions de deux autres dispositifs, à savoir le MISTRAL 3 et le SAMP/T [Sol-Air Moyenne Portée / Terrestre].

Justement, la Direction générale de l’armement [DGA] a l’intention de développer une version multicouche du SAMP/T de nouvelle génération en associant le missile intercepteur ASTER 30 au VL MICA, ce qui suppose des évolutions physiques et logicielles de son module d’engagement [ME] et de son radar GF300.

Aussi, par l’entremise de l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr], la DGA a commandé au consortium Eurosam, formé par Thales et MBDA, le développement d’une version multicouche du SAMP/T NG. Ce dernier disposera ainsi d’une capacité sol-air de courte portée avec le VL MICA et longue portée avec l’ASTER 30.

«Ce développement repose sur l’intégration de la chaîne d’engagement du système VL MICA [le Tactical Operating Centre, TOC] dans le centre de commandement du SAMP/T NG. Dans un contexte opérationnel où le nombre et la diversité des menaces aériennes sont de plus en plus importants, le SAMP/T NG permettra une défense sol-air encore plus performante, via un emploi optimisé des effecteurs», explique la DGA, dans un communiqué diffusé ce 10 juin.

Et d’ajouter : «L’ambition de ce projet […] est de faire converger les effecteurs de moyenne et longue portée ASTER B1 et ASTER B1NT et ceux de courte portée VL MICA et VL MICA NG, dans leurs versions infrarouge et électromagnétique, dans une logique multicouche, que ce soit lors des dispositifs particuliers de sécurité aérienne sur le territoire national ou lors de projections sur les théâtres d’opération extérieure».

L’objectif est de livrer les huit systèmes SAMP/T NG dotés à la fois de missiles ASTER et VL MICA à partir de 2030. «Le ME-NG assurera ainsi la coordination des tirs pour répondre au spectre de menaces de la manière la plus adaptée en recherchant une réponse proportionnée avec un effecteur ad hoc».

Il est probable que cette cible soit revue à la hausse étant donné que le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 prévoit d’acquérir deux SAMP/T NG de plus au profit de l’AAE d’ici 2030, puis deux autres à l’horizon 2035.

A priori, ces SAMP/T NG «multicouche» viendront s’ajouter aux neuf systèmes VL-MICA prévus par la LPM 2024-30.

Cela étant, la DGA entend intégrer par la suite le système de très courte portée MISTRAL 3 ainsi que des dispositif de lutte antidrone au SAMP/T NG. «Cette intégration continue permettra à l’AAE d’assurer en toute circonstance sa mission de défense aérienne élargie face aux menaces, qu’elles soient proliférantes ou plus complexes», a-t-elle conclu.

Photos : EMA et DGA

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67 contributions

  1. Fabien Tremm dit :

    BIEN !
    Pas nécessaire de lancer des ASTER 30 pour toutes les menaces.
    Et à cela ajouter des canons anti-aériens et des Mistal pour protéger le radar et le système de commandement !

    • HMX dit :

      L’évolution du SAMP/T vers un système multicouche est en effet une évolution souhaitable, et même indispensable pour rester dans la course.

      On note donc que comme prévu, le SAMP/T NG va être complété « par le bas », avec l’intégration du VL MICA, du Mistral 3 et de divers dispositifs de défense antidrones à très courte portée. Une excellente décision.

      Reste à évoquer la question qui constitue l’éléphant dans la pièce : quelles options pour compléter le SAMP/T NG « par le haut » ? Aussi performant soit-il, l’Aster 30 B1-NT reste limité à une interception à altitude 25-30km, contre des missiles balistiques de 1500km de portée maximum. Il y a de la place :
      – Pour un hypothétique futur Aster 30 Block 2, qui serait capable d’intercepter en haut-endoatmosphérique (50-100km d’altitude ?) des missiles balistiques de 3000km de portée. Mais ce missile devrait logiquement être remplacé par le futur Aquila/Hydef en cours de développement, plus rapide et spécialisé dans l’interception de vecteurs hypersoniques manÅ“uvrants. 1er vol annoncé au alentours de 2030, pour une mise en service vers 2035. Aucun lien avec la « famille Aster » annoncé pour le moment, mais il serait commercialement malin d’intégrer l’Aquila/Hydef sous une dénomination « Aster-XX »…
      – pour un futur intercepteur évoluant dans le haut endoatmosphérique/exoatmosphérique, équivalent à l’Arrow 4 israélien

      • Fabien Tremm dit :

        Il y a des développements avec l’Ukraine et de nombreux partenaires européens dans le domaine.
        Quoi qu’il en soit, le plus critique c’est cet aspect, protéger par le bas.
        Produire des missiles balistiques est intense en ressources, et peu de pays en ont beaucoup. Par le bas, le Iron Dome a été touché par des FPV drones.

        A noter, la Suisse et la Belgique prévoient des Skyranger 30 / Skyshield pour protéger les systèmes anti aériens (NASAMS pour la Belgique)

      • Fabien Tremm dit :

        Il y a des développements avec l’Ukraine et de nombreux partenaires européens dans le domaine.
        Quoi qu’il en soit, le plus critique c’est cet aspect, protéger par le bas.
        Produire des missiles balistiques est intense en ressources, et peu de pays en ont beaucoup. Par le bas, le Iron Dome a été touché par des FPV drones.
        .
        A noter, la Suisse et la Belgique prévoient des Skyranger 30 / Skyshield pour protéger les systèmes anti aériens (NASAMS pour la Belgique)

      • Au aulx aux eau eaux haut hauts ho ô O oh os dit :

        Aux alentours.

  2. caius dit :

    Je trouve fascinant que pas un de nos hauts grades ne se soucie du retex ukrainien. Dans le figaro, le commandant des unités de drones ukrainien ( Robert Magyar Brovni) explique tout le système nécessaire pour créer un réseau de drones attaque /defense redoutable et finalement moins cher que les missiles traditionnels. Or je lis qu’on va construire un PAN, acheter our construire 200 chars lourds mais pas un mot sur un système antidrone complexe pour faire face a une attaque russe comme le font les ukrainiens.. Alors certes ce système de ‘Dôme de fer » sera utile face aux missiles hypersoniques mais contre les essaims massifs de drones, y a pas l’air d’avoir grand chose.
    En retard d’une guerre comme en 70, 14 et 39. Finalement la seule constante de toutes nos guerres c’est le courage de nos soldats. Pour le matériel on s’est souvent planté….

      • caius dit :

        Dans concept de « Dôme de fer » je lis missile a courte et moyenne portée ( peut être long portée plus tard) mais je ne vois pas drones anti drones dans la liste. C’est pour ce manque que je dis que nous sommes en retard car le retex ukrainien montre que le fait de dépendre de missiles coûteux et long a produire ne saurait protéger nos troupes/installations contre des vagues de drones en essaim. Or ce type de Dôme devrait couvrir toutes les attaques possibles et pas seulement les missiles et avions.Et puis 2030 comme date opérationnelle c’est beaucoup trop long, surtout quand tout nos hauts grades pensent que la Russie pourrait être tentée de tester l’OTAN plutôt.

    • Yvon dit :

      @caius
      Il est effectivement incompréhensible que l’on dépense des fortunes pour construire un PANG et bientôt un char lourd dont nous n’avons aucune utilité pour la défense de notre pays.
      Un PA ne peut se concevoir que si l’on met en œuvre une politique impériale, ce qui n’est, fort heureusement pas le cas de la France.
      Si l’on ajoute que ce PA sera, comme le Charles de Gaulle unPA à mi-temps, cela devient tout simplement stupide.
      Quant aux chars lourds, ils font penser à la bataille de Koursk. Cela peut, à la rigueur, inspirer l’Allemagne ou la Pologne qui voient la Russie de plus près, mais c’est une ineptie pour la France dont ka dissuasion nucléaire est là pour nous protéger de ce genre d’aventure.
      L’atavisme politico-militaire qui consiste à se prémunir contre la guerre d’avant est toujours présent.
      Aujourd’hui, la priorité, en complément du nucléaire à maintenir au meilleur niveau, doit être tournée vers les nouveaux domaines de conflictualité (THA, domaines sous-marins, cyberspace, …) et les outils à même d’y faire face (IA, quantique, drones, missiles, …).
      Cette politique d’avenir nécessite des moyens et notre dette abyssale est une contrainte. Raison de plus pour ne pas gaspiller les crédits disponibles en inventant de nouvelles lignes Maginot. Les technologies, militaires et duales, avancent à une vitesse effrénée. Nous avons besoins de responsables éclairés capables de changer de paradigme et ainsi de faire des choix pertinents.
      Bien cordialement.

        • G dit :

          Bien sûr.

          Le gouvernement a éliminé tout référentiel intellectuel ou revue stratégique, et refuse tout débat public ou parlementaire qui remettrait en cause l’excellente politique de 2017-18, notamment en matière de « défense-spectacle » avec les extraordinaires SCAF, PANG et MGCS en papier mâché du monde d’avant, qui nous protègeront bien évidemment du cancer et feront revenir l’être aimé.

          Ni le Covid, ni la guerre de Poutine (13 ans déjà), ni les incendies, ni les attaques contre notre unité, ni la disparition de ce pilier de la souveraineté alimentaire qu’est l’eau potable n’y feront rien.

          Au delà des discours alarmistes et des postures grandiloquentes pour faire passer en force toujours plus de coupes budgétaires en faveur des plus riches, la doctrine officielle demeure encore et toujours le déni face aux menaces existentielles.

      • Pirlouis dit :

        Peut-être avez vous raison mais peut-être aussi que ce PANG et ces chars lourds permettront de maintenir notre BITD à un niveau non comateux . Les drones c’est certes efficaces mais est-ce que cela suffit pour assurer une défense imperméable ? Je ne pense pas. C’est un mixte de tous ces systèmes qui l’assurera.
        Et contrairement à ce qu’affirment certains dans ces colonnes, en 14-18 et 39-40 nous avions beaucoup d’armes performantes (i.e.g canon 75 en 14 et le chasseur Dewatine D.520 entre autres) mais malheureusement aussi des manques inadmissibles comme ne pas avoir de radio sur nos chars alors que l’ennemi en était occupé en 40 et positionner nos avions à Bordeaux pendant la campagne de France. Où nous avons surtout pêché c’est dans l’art de faire la guerre que nos galonnés ont souvent saboté, plus souvent dans les salons à la mode que sur les champs de tir pour l’exercice. N’est pas Pierre de Villiers qui veut…

        • Yvon dit :

          @Pirlouis
          Bonjour.
          Vous avez raison. Pour l’essentiel, le matériel n’était pas en cause en 1940, même s’il avait des insuffisances comme vous le rappelez pour les radios des chars.Pour ce qui est des chars, le B1 était même la terreur des allemands qui n’avaient rien trouvé d’autre pour en venir à bout que de les cibler avec des canons AA de 88 mm mis à l’horizontale.
          La défaite de la France, sous son aspect militaire, relevait d’une stratégie dépassée parfaitement illustrée par la ligne Maginot qui était le point fort de notre défense : arrêter l’ennemi derrière des fortifications. En gros, des tranchées « up to date » , pour refaire la guerre 14-18 dans de meilleures conditions. On connaît la suite ….
          De mon point de vue, le PANG (à mi-temps qui plus est) , le char lourd, … sont les outils des guerres passées, les lignes Maginot de notre époque.
          Un dernier mot sur notre BITD. Elle est déjà remarquable. Il n’empêche qu’elle doit être constamment en mouvement vers les technologies d’aujourd’hui et de demain.
          Bien cordialement.

      • Argo dit :

        Il faut peut-être rappeler à certains que nous sommes une nation dotée membres du conseil de sécurité.
        Nous avons encore un rôle politique à jouer à l’Internationale et nous devons assumer cette troisième voie.
        Ne pas le faire affaiblirait considérablement le pays.
        Le PANG représente beaucoup plus qu’il ne coûte.
        Il montre que la France avec le deuxième, mais si mal exploité, espace maritime au Monde est prêt à le défendre.

    • fabouze dit :

      mais je ne suis pas du tout d’accord avec vous. Il y a foison d’initiatives, de start up, de test concernant la lutte anti drone en france!!!
      les start up:
      https://www.lefigaro.fr/societes/alta-ares-la-pepite-francaise-de-la-lutte-antidrones-leve-50-millions-d-euros-20260609
      https://www.cerbair.com/
      https://lespepitestech.com/startup-de-la-french-tech/interceptor-malou-tech
      https://www.exafrance.fr/a-la-une/drone-arges-egide/

      et beaucoup de test!
      https://dronextr.fr/tests-grandeur-nature-pour-drone-xtr-sur-le-site-de-la-dga-des-landes/
      https://www.avion-chasse.fr/la-dga-commande-syderal-un-laser-anti-drones-pret-pour-2030/
      https://lessentieldeleco.fr/6861-la-defense-francaise-se-reinvente-pour-gagner-la-guerre-des-drones/
      https://www.defnat.com/e-RDN/vue-article-cahier.php?carticle=1737&cidcahier=1376

      les SAMPT comme vous le dites concernent les menaces missiles/aeronef/drone longue distance -> sur ce point, pouvoir tirer des mica sur des dones type shahed à bas cout mais de plus en plsu performant me semble une bonne idée

    • felipe dit :

      monsieur, on peut rêver du système parfait. cela dit, tout dépend de l’analyse des menaces et de leur occurrence. il faut aussi être réaliste, des attaques de drones en essaim ne peuvent être envisageables qu’a courte distance. je n’imagine pas un essaim de drone traversant l’Europe pour frapper la France. par ailleurs, cet essaim sera composé de drones , certes nuisibles, mais dont l’efficacité terminale sera nettement moins cinétique qu’une salve de missiles hypervéloces. en d’autres termes, des essaims de drone peuvent saturer localement un espace donné, et doivent partir d’un bateau ou d’un territoire jugé hostile. il est donc logique de penser à ce qui peut potentiellement mieux frapper les infrastructures stratégiques ou vitales, sauf à admettre une frappe initiée depuis l’intérieur du territoire national. dans ce cas, là, c’est une autre histoire, on appelle cela la défense opérationnelle du territoire. pour ce qui est du PAN, on peut toujours le considérer comme obsolète mais il reste que les indiens, les chinois et les américains ne l’abandonnent pas, que les italiens ou les turcs développent des portes drones (qui n’auront pas les même performances). enfin, comment allez vos expliquer aux 38% de professionnels issus de l’outremer qu’on ne défendra pas les DOM/COM. le PAN fait partie de la panoplie

      • ji_louis dit :

        L’Iran et la Russie ont démontré la faisabilité d’attaques de drones en essaim à plusieurs centaines ou milliers de kilomètres. Certes, ils n’avaient pas encore d’intelligence artificielle embarquée pour une coordination inter-individuelle dans l’essaim, mais la menace est bel et bien réelle.

        La « courte distance » dont vous parlez, les ukrainiens la portent de 30 (lignes de front) à 200 (Ukraine occupée) kilomètres actuellement.

        • HMX dit :

          @ji_louis et @felipe
          Je plussoie ! n’oubliez pas l’opération ukrainienne « Spider Web » qui a montré l’utilisation de drones dans la grande profondeur adverse, avec utilisation du réseau GSM local. Des attaques de ce type sont largement possibles et « améliorables » avec utilisation de l’IA et des drones emportant des explosifs de qualité militaire. Un seul bateau civil ou un poids lourd (par exemple) emportant un essaim de drones pourrait déjà causer des dégâts très significatifs, l’attaque étant de surcroît difficilement attribuable. De telles attaques sur notre territoire, menées cette fois de façon massive et coordonnée, sont à la portée de pays comme la Russie, qui nous « teste » déjà avec des survols de drones sur des installations sensibles et autres attaques asymétriques depuis 2022. La menace n’a donc rien de théorique ni d’hypothétique.

      • caius dit :

        Monsieur tout d’abord je vous remercie de contribuer au débat comme tous ceux qui ont répondu a mon post. La protection contre les drones n’est pas forcement destinée a notre territoire mais plutôt pour protéger nos installations/troupes dans les pays limitrophes de la Russie ou nos forces sont stationnées. Alors certes comme l’ont écrit certains internautes sur ce site nous avançons sur le domaine de la lutte anti drone mais c’est trop peu par rapport a ce que la russie est capable de lancer contre nos troupes en Roumanie ou autre pays baltes. Je vous invite a lire l’article de ce commandant ukrainien, c’est glaçant.
        Quand au PAN, on en pas besoin pour défendre l’outremer car on a des aéroports dans ces DOM TOM . La chine et les US ne produisent pas un PAN mais des dizaines ce qui ouvre une autre dimension que nous ne pouvons suivre faute de budget. Il faut faire des choix avec nos moyens et le PAN pour ma part ne doit pas en faire partie mais la lutte contre les drones oui.

    • Olivier Héral dit :

      Ce système multicouche concerne les avions et gros drones, hélicoptères, missiles y compris les missiles hypervéloces. Pour les petits drones, nous sommes en plein développement de solutions venant du privé (lasers) mais aussi de l’utilisation de canons de 30 et 20 mm sur plateforme routière (remises au goût du jour dans l’Armée de Terre notamment) et enfin de drones anti drones(BITD).
      On n’est peut être en retard mais on est pas les seuls et surtout on s’adapte au vu des RETEX et surtout de nos finances.

    • AirTattoo dit :

      Beaucoup considèrent que le retour d’expérience ukrainien constitue un épiphénomène et qu’il ne doit pas être extrapolé sans précaution à l’ensemble des conflits futurs. La guerre des drones FPV, qu’il ne faut pas confondre avec l’emploi de drones longue portée ou de missiles de croisière à bas coût, est avant tout la conséquence d’un conflit d’attrition où les deux camps se sont progressivement enlisés dans des positions relativement figées.
      Cette situation résulte notamment du fait qu’aucun des deux belligérants n’est parvenu à exploiter pleinement la troisième dimension. Toutefois, il est légitime de s’interroger sur la part respective des contraintes opérationnelles et des choix doctrinaux. La Russie n’a jamais mené une campagne de supériorité aérienne d’une ampleur comparable à celles traditionnellement conduites par les États-Unis et leurs alliés. Une telle campagne aurait nécessité des opérations massives de suppression et de destruction des défenses aériennes (SEAD/DEAD), associant aviation, guerre électronique, renseignement et frappes coordonnées sur les centres de commandement. Moscou a généralement privilégié une approche plus prudente, limitant l’exposition de ses aéronefs et s’appuyant davantage sur l’artillerie, les missiles et les drones.
      Dans ce contexte, les drones FPV sont devenus une solution économique permettant de compenser l’absence de liberté d’action aérienne et de fournir des capacités de frappe de précision au niveau tactique. Leur succès est donc peut-être moins la preuve d’une révolution militaire universelle que le symptôme d’un conflit où les deux camps se neutralisent mutuellement dans les airs.
      Un affrontement entre l’OTAN et la Russie présenterait probablement des caractéristiques différentes. Les forces de l’OTAN disposent de moyens aériens, de guerre électronique, de renseignement, de commandement et de frappes dans la profondeur sans commune mesure avec ceux actuellement disponibles pour l’Ukraine. La masse de missiles de croisière, de munitions guidées et de plateformes aériennes pouvant être engagées dès les premiers jours d’un conflit serait considérablement supérieure à ce que Kiev est aujourd’hui capable de mettre en Å“uvre, même si l’industrie ukrainienne progresse rapidement dans ce domaine.
      Surtout, la doctrine occidentale repose historiquement sur la conquête de la supériorité aérienne dès l’ouverture des hostilités. Depuis la Guerre du Golfe de 1991, les opérations de l’OTAN sont construites autour de l’idée qu’il faut d’abord neutraliser les capacités aériennes et anti-aériennes adverses afin de permettre ensuite l’action des forces terrestres et navales dans des conditions favorables. Cela ne signifie pas pour autant que cette supériorité serait obtenue instantanément ou sans pertes. Face à un adversaire comme la Russie, doté d’une défense aérienne dense, de moyens de guerre électronique importants et d’une aviation moderne, la conquête du ciel constituerait elle aussi un défi majeur.
      Pour autant, il serait dangereux de rejeter les enseignements du conflit ukrainien. Celui-ci démontre la démocratisation des frappes de précision, l’importance croissante de la guerre électronique, la vulnérabilité des équipements coûteux face à des systèmes très bon marché, ainsi que la nécessité de disposer de défenses multicouches capables de traiter simultanément drones FPV, drones longue portée, missiles de croisière, munitions rôdeuses et aéronefs conventionnels.
      Le principal enseignement n’est peut-être donc pas l’avènement du drone FPV comme arme décisive de demain, mais la démonstration qu’un conflit moderne entre adversaires technologiquement proches peut conduire à une forme de neutralisation mutuelle dans les airs. Les drones FPV prospèrent dans cet environnement particulier. Dans un conflit où l’une des parties parviendrait à imposer une supériorité aérienne durable, leur importance relative serait probablement réduite, sans pour autant disparaître. Plus largement, la véritable révolution pourrait être économique autant que technologique : la capacité de systèmes coûtant quelques centaines ou milliers d’euros à détruire des équipements valant plusieurs millions remet profondément en question les équilibres traditionnels du champ de bataille.

    • Olivier Héral dit :

      On notera l’importance accrue (dans les RETEX ukrainiens mais aussi contre l’Iran) et renouvelée des tirs au canon à partir des avions mais surtout la solution plus sûre (et plus économique) des hélicoptères. Les hélicoptères (Tigre mais aussi Super Puma voire Gazelle ou Dauphin) reviennent donc en force face à la multiplication des drones de type SHAED massivement utilisés par les iraniens et russes et sans doute d’autres ensuite.

    • francois dit :

      vous etes nouveau ici ?

    • Tonton Marcel dit :

      Hé hé, le Figaro est un excellent journal !

    • dolgan dit :

      Vous etes bien mal renseigné.

      Face à la France, l usine de shahed serait une histoire ancienne.

      Prendre comme modèle la tentative d invasion de l Ukraine sans y intégrer nos capacités de haute intensité, c est la certitude de faire des scénarios idiots. C est un conflit presque sans aviation et avec principalement du matos obsolete.

      • ji_louis dit :

        C’était peut être le cas en 2022, ce n’est plus du tout le cas : Ukrainiens et russes ont fait évoluer (au sens darwinien du terme) leurs matériels et leurs tactiques, et ce sont les autres qui se retrouvent en retard comme le montrent les succès écrasants ukrainiens lors des exercices OTAN cette année.

    • Mad dit :

      Le « Dome de fer » c’est justement un système conçu avec de (relativement) mauvais intercepteurs pas chers pour lutter contre la saturation par des cible simples. Donc tout l’inverse du SAMPT ou du Patriot.

  3. Martin dit :

    très intéressant

  4. dolgan dit :

    Ils veulent un nouveau véhicule ou alors ils veulent utiliser (et donc virer) la console du rapidfire?

    Parce que c est difficile d ajouter une console je pense.

  5. Stoltenberg dit :

    C’est probablement la décision la plus importante dans l’histoire du programme. Nous avons tout intérêt à ne pas s’arrêter là, et intégrer dans ce système également les données issues des chasseurs, AWACS, satellites, drones etc. Cela permettrait de maximiser la rentabilité grâce à la décentralisation des capteurs et effecteurs avec une centralisation du commandement.

    • Carin dit :

      @stoltenberg…..
      Les matériels que vous citez sont reliés SCORPION, le SAMP/T aussi.
      La DGA travaille sur l’intégration du MICA, dans ses 2 variantes, ainsi que du MISTRAL, par souci d’économie d’une part, et d’efficacité toutes distance d’autre part.
      Quant aux différents « tubes » 7,62/12,7/20/25/30/40 mm, ils font tous partie des accompagnants d’une batterie sol/air, pas tous en même temps certes, mais présents quand même. Par exemple si c’est un VBCI qui assure la défense de la batterie, c’est un 25mm… mais il peut aussi tracter un poste de tir 20mm, et c’est pareil pour les autres matériels susceptibles d’accompagner/protéger la batterie, en plus du poste de tir à l’épaule de type MMP, si pas de Jaguar disponible.
      Une façon de créer un dôme multicouches à moins cher que celui d’Israël par exemple, mais que jusqu’à 150 km de rayon, (distance max d’un Aster 30 B1NT), et 25km en altitude.

    • dolgan dit :

      On pourrait créer une liaison commune au sein de l OTAN à cette fin.

      Par exemple avec un nom type L16 ?

      • Carin dit :

        @dolgan……
        Il y a le Skydefender qui couvre l’ensemble de l’Europe, (5000km de couverture), y compris dans le domaine spatial, dont le SAMP/T est le socle, mais d’autres type de batteries peuvent y être reliés.

    • fabrice dit :

      Le problème est que l’intégration multi couches se fait depuis 20 ans… Il est temps qu’on se réveille…On a juste une génération de retard… 1er en Europe, la blague…
      Enfin ça ne sera bientôt plus vrai, l’Allemagne et la Pologne font de gros, gros efforts de rattrapage. La Grèce aura une DCA multi couche avant nous…

  6. jean dit :

    Dans ce cas, le SAMP/T pourrait aussi être complété par des canons 30mm, voire plus petit calibre, des unités d’essaims de drones défensifs ainsi que des lasers de forte puissance.
    Le tout étant déclenché et piloté par le SAMP/T
    Qu’en pensez-vous ?

    • Carin dit :

      @jean……
      Pour les « tubes », voyez ma réponse au dessus, pour le laser de puissance, ce produit réclame tant d’énergie, qu’il faudrait un très gros groupe électrogène pour l’utiliser… c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, il n’est prévu d’en installer que sur les navires seuls capables de fournir cette énergie, sans gêner le reste des équipements (radars, consoles, sonars de tout types, éclairage, tirs, communications, etc… etc…).

    • Carin dit :

      Et pour les drones, il y en a, et nos gars en assemblent directement sur le terrain, dans un camion spécialement aménagé pour ça. Certes ce sont des petits drones de renseignements visuels, utilisables sur quelques km, mais rien n’interdit d’en assembler de plus offensifs.

    • Tillery dit :

      Et puis comme le poids n’est absolument pas un problème, on ajoutera une console de jeu, une machine à expresso, un téléviseur grand écran, un réfrigérateur-congélateur, un four micro-onde, une machine à cirer les rangers, un solarium, des chambres individuelles et une salle de bain avec jacuzzi pour le confort de l’équipage.

    • dolgan dit :

      Le StampNG contient le rapidfire .

    • Fabien Tremm dit :

      Plus petit calibre? Pas une bonne idée.

  7. TheBaguette dit :

    C’est pas un doublons du SkyDefender de Thalès ?

    • Carin dit :

      @TheBaguette……
      Le SAMPT fait partie du système Skydefender, la DGA remplace les Starstrek par des MICA ancienne et nouvelle génération, et y rajoute les Mistral pour la très courte portée. Le tout relié au sein de SCORPION ou Skydefender…. Ce dernier système couvre la totalité de l’Europe.
      En fait nous n’avons pas vraiment besoin du système Skydefender, il suffit de faire un achat groupé de ce matériel, de désigner un pays pour le mettre en branle, et l’ensemble des matériels compatibles disséminés en Europe peuvent y être reliés, et comme le SAMP/T NG fait partie du Skydefender, il sera relié dans le cadre d’une défense de type européenne, ou même au niveau OTAN.
      Mais au niveau France, c’est SCORPION qui renseignera la batterie SAMP/T NG, qui elle, gérera (au travers de son IA), l’utilisation de tel ou tel missile.
      Mais Skydefender a la plus grosse couverture pour l’identification et le traitement en temps réel de tout ce qui vole, y compris dans l’espace, sur 5000 km de portée, et sur 360 degrés, et 90 degrés d’élévation.

    • Blond comme les blés dit :

      Un doublon.
      Nous doublons.

  8. Article 2 dit :

    « un Centre de management de la défense dans la 3e dimension [CMD3D] »

    Et pourquoi ne s’agit-il pas d’un Centre de gestion de la défense dans la 3e dimension (CGD3D) ?

    • Carin dit :

      @Article2……
      Peut-être parce que le produit s’appelle Skydefender et pas défense du ciel?

    • Robert Collins dit :

      Excellente question.

      Peut-être que nos aviateurs ont voulu éviter un risque de confusion entre CGD et CGT…

  9. lecoq dit :

    il va falloir y ajouter des rapid fire pour la protection raprochée, des drones intercepteurs, avec tous les capteurs associés, des systèmes micro ondes, des laser, des systeme de detection Ando-atmosphériques, et aussi, avancer sur le missile anti balistique (aquila ? ou il a aussi changé de nom)

    bref tout un programme
    mais nécessaire

    PS: pour les missiles complexe, il serait temps de copier la chine : celle-ci developpe des missiles X-Y-Z, peu importe, mais à chaque fois avec une chaine de production automatisée, pas de l’orfèvrerie où l’on produit 3 missiles par mois … il fabriquent un premieer patch, et ensuite la chaine est mise au repose, et reactivée si nécessaire … ca coute de l’argent, ok, mais dnas ce cas on est pres à re-aprovisionner …

  10. bigorneau dit :

    C’est l’évidence même.
    On peut se demander pourquoi cela n’a pas été pensé plus tôt.
    Je me demande combien il faudrait de systèmes SAMPT et VL MICA pour couvrir efficacement le territoire métroplitain. Base aériennes, l’ile longue , Toulon, Cherbourg, Saint Nazaire ( une grosse partie de la bretagne), puis les grands sites industriels militaires, région Bordeaux , Toulouse, Bourges et alentours, udines KNDS, Arquus, etc, la region parisienne, des sites énergétiques, quelques grandes villes.. Une vingtaine de chaque système? Si quelqu’un a une idée là dessus sujet j’aimerais son avis .
    Pour la basse couche, je pense qu’on pourrait réfléchir à créer des « pions » basse couche, chaque pion regroupant quelques Mistal, quelques canons de ARX30 mm C-UAV, et une section de drones chasseurs de drones avec un PC , le tout relié au réseau de défense aérienne bien sûr. Le tout monté sur véhicules, très mobile.
    Je me demande si ces « pions » ne pourraient pas être confiés à la réserve, pour constituer une sorte De DOT anti-aérienne maillant le territoire. Je crois qu’il faudrait plusieurs dizaines de ces pions.
    Les RapidFire seraient laissés aux forces au plus près de SAMPT et MICA

  11. Magic38 dit :

    Le VL Mica se fait voler des marchés par l’IRIS-T SL dont la popularité a explosé pendant la guerre en Ukraine. MBDA doit réagir. Le MICA NG ne sera pas suffisant…

    • Fabien Tremm dit :

      Il sera suffisant si la France propose une production rapide.
      L’IRIS-T SL a l’avantage d’une production fortement accélérée. Autres avantages? Mélanger des missiles de diverses portées sur le même système. Le choix du radar est possible par le client. Rien n’empêche au MICA de se vendre plus.

      • Magic38 dit :

        Avec le SAMP/T oui, mais pris seul le VL MICA va difficilement pouvoir faire face au IRIS-T SL, même si on met de côté les délais de livraison. Y’a pas vraiment de raisons aujourd’hui de choisir le VL MICA par rapport à l’IRIS-T SL.

        • Fabien Tremm dit :

          Le MICA VL se vend bien plus que ce que certains pensent, en particulier si la version navale est prise en compte. MICA-VL terrestre Botswana, Maroc, Oman, Arabie Saoudite, Thaïlande, France / MICA-VL Naval: Egypte, Indonésie, Maroc, Philippines, man, Qatar, Arabie Saoudite, Singapour, EAU, Bulgarie, Malaisie, Ukraine).
          Oui, le IRIS-T SL se vend plus, mais il ne se vend pas dans la version navale (jusqu’à hier et la volonté de l’Allemagne à intégrer l’IRIS-T SLM aux Type 125, avec 2 lanceurs dédiés de 16 missiles chacun à poser sur le pont supérieur). https://www.hartpunkt.de/fregatten-der-klasse-125-sollen-32-iris-t-slm-erhalten/
          Il ne faut pas oublier le reste de la concurrence:
          Kongsberg NASAMS et NOMADS.(Australie, Chili, Danemark, Finlande, Hongrie, Indonésie, Lituanie, Pays-Bas, Norvège, Oman, Qatar, Espagne, Ukraine, USA, Belgique, Koweit, Luxembourg, Taïwan).
          CAMM / CAMM-ER avec l’Italie, le Royaume Uni, la Pologne, le Brésil (et les versions navales avec le Brésil, le Chili, la NZ, le Pakistan, le Royaume Uni, l’Arabie Saoudite, la Pologne)

          • Palsambleu ! dit :

            « MICA-VL Naval: Egypte, Indonésie, Maroc, Philippines, man, Qatar, Arabie Saoudite, Singapour, EAU, Bulgarie, Malaisie, Ukraine »

            Nous aurions vendu des missiles MICA à l’île de Man ?

            Se pourrait-il que Sa Majesté Charles III n’ait pas été avisée de ce qui se trame dans son fief en mer d’Irlande ?

  12. Rogger dit :

    bonjour . bon ils faut dire que nous somme loins d’etre tres bien equiper en moyen de DCA…
    je rapelle que le corps de bataille est peux proteger… Ce qui est fort regrettable …

  13. Bzh dit :

    Et qd avons nous un Thaad? Si on suit la logique . Les russes feront des missiles intercontinental balistiques à la chaîne. Qui va les arrêter ?

    • Fabien Tremm dit :

      Si la France balance de l’intercontinental en France, là c’est de la dissuasion nucléaire crédible qu’il faut.

    • Jean Euclyde dit :

      dommage pour les fermes françaises
      au vu de la précision de leur gros bouzin, il n’y a pas de quoi s’inquiéter

      • ji_louis dit :

        Le gros bousin en question a prouvé qu’il a une précision décamétrique pour l’emport de charges nucléaires multiples (remplacées contre l’Ukraine par des charges classiques).

    • Bigornal dit :

      Les Russes feront des missiles intercontinentaux.

  14. ONERESQUE dit :

    1 > Panachage des vecteurs : une nécessaire évolution des système SAM vu la diversité des menaces et l’arrivée de nouveaux drones intermédiaires qui seront plus furtifs. Bien entendu, placer les logiciels de la chaîne d’engagement MICA NG dans les procédures d’engagement ASTERB1-NT demandera pas mal de boulot d’analyse de compatibilité vu l’écart des portées. En plus, la concordance en volume d’engagement MICA NG avec le plus grand nombre de pistes permises par les GroundFire 300, qui est à technologie GaN et capable de suivre près de 1.000 pistes, devra aussi imposer un « tri » plus sélectif des cibles pour la bulle plus petite du MICA…du taf donc…

    2 > MAINTENANT, tout cela est bien, mais les récents CHI ont aussi appris que la défense anti-missiles est devenue une composante essentielle de la guerre moderne, même CRUCIALE !!! . A ce titre, comme déjà précisé, la France manque cruellement de l’équivalent d’un THAAD ou d’un SM-3 ou d’un ARROW 3 et encore une fois, il serait sans doute essentiel d’envisager de profiter du développement de l’AQUILA pour en dériver une version exo-atmosphérique dotée d’un kill-vehicle à télescope IR CCD comme les vecteurs ABM anti-MRBM précités. L’Oreshnik est maintenant à nos portes…..

  15. Ouréa dit :

    Les systèmes devraient être dès le départ beaucoup plus évolutif et pas attendre 4/5 ans pour évoluer.
    Par exemple si un client export veut du Iris-T au lieu du Mistral/Mica

  16. Schwarzwald dit :

    Un multicouche interessant :
    Mistral 3 c’est 7 ou 8 kms je crois
    VL MICA c’est dans les 12-15 non ?
    ASTER 30 NG c’est quoi ? 100 kms ?
    En dessous avec les canon et LG pour les moins de 1500m

    On va avoir enfin une defense sol air correcte depuis la fin des années 90 ?

    • LS dit :

      VL MICA NG : 40 km.
      ASTER 30 NG : 150 km.
      Pour le VSHORAD : Canon et Roquette guidée LASER (en plus du MISTRAL 3 qui reste un peu trop cher)
      Il est prévu que tout ça soit intégré dans le SAMP-T NG. Ça fait un an qu’ils communiquent dessus.
      Je me pose la question de l’intégration des drones intercepteurs dans la panoplie ainsi que des brouilleurs RF.

    • SIU dit :

      Les symboles des unités de mesure sont invariables.
      Un kilomètre, 1 km ; deux kilomètres, 2 km.

      7 ou 8 km.
      100 km.

  17. Alain d dit :

    Logique, et il n’est jamais trop tard pour faire les bons choix en France.
    Parce que Thales bosse depuis longtemps sur des intégrations bien plus complexes pour l’OTAN et pour l’Europe.