La Direction générale de l’armement lance un partenariat d’innovation pour développer un «planeur ravitailleur logistique»

En janvier 2025, le Pôle d’innovation technique de défense de la DGA/Techniques Aérospatiales IDEA³ avait émis un appel à projets afin de développer un «planeur de ravitaillement largable» depuis un avion de transport militaire pour répondre à un besoin exprimé par l’armée de Terre, et plus particulièrement par la 11e Brigade Parachutiste [BP].

Déjà expérimentée par les forces spéciales de l’US Army, cette solution visait à élargir l’éventail des moyens permettant de ravitailler des troupes infiltrées derrière les lignes ennemies ou déployées dans des zones difficilement accessibles.

Selon le cahier des charges de cet appel à projets, il était question de déployer une planeur logistique capable de voler en mode automatique depuis une altitude comprise entre 3 600 et 9 100 mètres, de parcourir une distance de 70 km et de transporter une charge utile d’au moins 700 kg logée dans un volume de 1,5 m³. Le prix unitaire d’un tel appareil «consommable» ne devait pas excéder 50 000 euros pour une commande initiale de 30 à 90 exemplaires.

Puis, comme d’autres avant lui, ce projet n’a plus fait parler de lui. Pour autant, cela ne veut pas dire qu’il a été abandonné… En effet, ce 3 juin, la Direction générale de l’armement [DGA] a lancé un appel à candidatures pour un partenariat d’innovation relatif à l’étude, à la réalisation et à l’acquisition d’un «planeur ravitailleur logistique» [PRL].

Dans les grandes lignes, s’étalant sur sept ans, ce partenariat d’innovation reprend les paramètres qui avaient été définis dans l’appel à projets émis par IDEA³ l’an passé.

«Le PRL est un planeur non motorisé et non habité, permettant d’emporter une charge de plusieurs centaines de kilogrammes. Il sera aérotransporté et aérolargué à partir d’un A400M. À partir de ce largage, il devra être capable de se mettre en vol automatiquement et de parcourir une distance de plusieurs dizaines de kilomètres en suivant le plan de vol qui lui aura été préprogrammé au préalable», détaille la DGA.

En outre, si l’intégrité de ce planeur à l’issue de son vol n’est pas exigée, en revanche, il devra être suffisamment robuste pour préserver celle de sa cargaison. Son coût d’acquisition ne devra pas dépasser les 50 000 euros, hors taxes.

Défini par l’article L. 2172-3 du Code de la commande publique, un partenariat d’innovation compte trois ou quatre étapes, les solutions les moins satisfaisantes étant éliminées à l’issue de chacune d’entre elles.

Pour la mise au point de ce planeur ravitailleur logistique, la DGA dispose d’une enveloppe dont le montant est plafonné à 9 millions d’euros. Les candidats sélectionnés pour la première phase, dite d’étude, se partageront 416 000 euros HT. À l’issue, seulement deux d’entre eux seront retenus pour la seconde étape, financée à hauteur de 950 000 euros. Puis, celui qui sera qualifié pour la troisième phase recevra 5,2 millions d’euros. Enfin, la dernière phase sera celle du passage à l’échelle, via la notification du «marché MS4» au lauréat.

«Le marché MS 4 de la phase 4 pouvant présenter des aléas techniques importants, il pourra comporter une part provisionnelle pour l’achat potentiel de fournitures et services qui n’ont pas pu être définis avec précisions dans le MS 4 initial, en application des articles R2372-19 à R2372-21 du code de la commande publique», a prévenu la DGA.

En outre, précise-t-elle, «la quantité visée pour la production des PRL est de l’ordre de 90 unités pour l’ensemble des partenaires et sur la durée du partenariat. Ces quantités sont une estimation et n’engagent pas l’Administration sur les quantités réellement commandées au cours du partenariat.»

Cela étant, en février, l’allemand Hensoldt s’est félicité du succès des essais de son démonstrateur de planeur logistique HADIS [High Altitude Drop Infiltrating System]. Largable par A400M, autonome, cet appareil pourra être laissé sur le terrain après avoir été utilisé sans risquer de compromettre les technologies qu’il recèle. Développé sur fonds propres, il pourra transporter une charge de 500 kg sur une distance de 120 km.

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38 contributions

  1. Bastan dit :

    Et un largage sous voile en mode automatique et par guidage au sol pour l’approche final sur le site de réception ? Réaliste? Moins onéreux? Réutilisable si moins de dégâts à l’atterrissage?

    • jean luc dit :

      1) oui
      2)oui
      3)oui
      4)non

    • Erix44 dit :

      Moins onéreux et réutilisable, c’est sûr. Mais probablement une finesse de 5-6 max et beaucoup de dépendance au vent : donc pas imaginable d’atteindre 70 kms. Et avec une vitesse très faible, ce qui transformerait le truc en un panneau de signalisation géant, qui resterait des plombes en l’air tout en affichant « Regardez comme je vous emmène là où il y a des gars qui attendent du ravitaillement »

      • Bastan dit :

        Toutes les situations ne sont pas identiques. Il existe des situations dans lesquelles ce sont les conditions d’atterrissage qui posent problèmes. Soit l’état du terrain, soit la proximité des défenses. La position de chacun étant connues. La discrétion étant secondaire. Les deux solutions ont leur utilité.

    • PPJ dit :

      En parlant de largages, regardez un peu : le JNIM fait des largages au Mali. On a bien fait de se tirer de là à temps. Et toute l’affaire est mise sur le dos des Russes, pas sur le nôtre.
      https://tinyurl.com/4k56dh3c

  2. jean luc dit :

    il existe déjà un modèle dont le développement est déjà bien avancé https://www.hensoldt.net/fr/news/successful-test-campaign-hadis-expendable-remote-carrier-dropped-from-a400m , il seras prêt en 2028 . si la France veut un modèle immédiat c’est le GD-2000 de Silent Arrow américains , Maintenant, pourquoi faire un programme concurrent aux Allemands ? L’effet de série fait tomber les prix, dommage, en plus il faudra attendre quelques années pour la version française , tout celas pour pas acheter aux allemands aprés il faut pas s’étonner que les allemands n’achète pas français . donc pour le court terme c’est américains l’offre correspond bien pour le GD-2000 de Silent Arrow

    • Roland DESPARTE dit :

      @Jean luc, qui vous a dit que Hensold n’avait pas le droit de concourir ??? La France achète plus de matériels allemands que l’inverse… Cordialement,

      • jean luc dit :

        Je fais observer que le cahier des charges correspond point par point aux performances du système américain. Tu connais le problème de la BITD française, elle ne produit pas ce que l’Allemagne a besoin, le missile longue portée, les missiles de croisière de plus de 500km, le reste elle le produit elle-même, j’ai l’impression que des fois on est dans une cour d’école

        • Pascal, (l'autre) dit :

          « j’ai l’impression que des fois on est dans une cour d’école  » Dont vous êtes un digne représentant dans le genre :  » mon papa il est plus fort que le tien, ma maman elle est plus gentille, ma voiture elle est plus belle, ma mauson elle est plus grande! En entendant « imprégnez » vous de ce qu’a écrit @Roland Despartes : » La France achète plus de matériels allemands que l’inverse…  »
          ps: vous devriez demander la nationalité allemande, à votre place j’aurais honte de posséder un passeport français tant je trouve ce pays nullissime!

          • Du bist eine Kartoffel dit :

            Pas besoin de demander la nationalité allemande. Il suffit de remettre le drapeau français sur le château de Sigmarigen comme du temps de grand papa.
            Et puis garder la nationalité française en payant ses impôts à l’étranger et en crachant sur la France à la première occasions a tout de même des avantages. Il suffit de voir les bloggeuses et autres Youtubers décérébrées qui vantaient tant Dubaï et autres pays du golfe, qui se sont rappelés qu’il étaient français et ont appelés la France au secours lorsqu’ils se sont pris des drones iraniens sur la tronche.
            Quant on connait plus « Deutschland über alles_ » que la « Marseillaise » …..

          • jean luc dit :

            pour vendre il faut déjas fabriquer ,situ fabrique pas tu vend pas , pour fabriquer il faut une industrie, si tu as pas d’industrie tu peut pas fabriquer . lit cette article bien fait https://www.forum-militaire.fr/la-france-regardera-filer-en-allemagne-ce-mega-contrat-darmement-de-33-milliards-deuros-pour-298-lynx-puisquelle-navait-rien-a-proposer-a-la-roumanie/ .

    • Tintinpayeur dit :

      100% d’accord avec vous, la solution devrait être l’achat de la solution allemande.
      MAIS
      La France a dû avoir une prémisse d’idée longtemps avant, évidemment pas développée, si bien que la concurrence a pris de l’avance.
      DONC
      Pour tous ces pensants fumeux sans notion de respect du denier public, occuper pas mal de monde à la DGA pendant les 5 prochaines années est une priorité, non pas pour inventer un nouveau concept innovant pour lequel nous pourrions prendre de l’avance, mais pour juste dire, NOUS avons fait quelque chose de formidable, et tant pis si cela prend du temps et coûte de l’argent…
      PERSONNELLEMENT
      Plutôt que de choisir une solution largable, compliquée, ailes déployable, extraction du porteur etc etc, la solution n’était -elle pas celle d’un planeur classique remorqué derrière – par exemple- la solution de Turgis et Gaillard – s’elle arrive un jour a maturité? ou remorqué derrière un avion de transport?
      Le drone/avion de transport décollerait en remorquant le drone planeur, se rend à proximité de la zone, le planeur se détache et poursuit seul sa navigation
      AU FINAL
      Coût de l’heure de vol de la solution Turgis et Gaillard surement moins onéreuse qu’un A 400 m ou Casa
      Solution plus simple à mettre en oeuvre, éjecter des roulettes de stabilisation du planeur après décollage et le faire voler avec une roue fixe au point central de gravité est simple…
      Cette solution pourrait sûrement dépasser les 750 Kgs, les planneurs de la seconde guerre mondial ont ouvert le chemin.
      BREF
      Dans tous les cas, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.

    • G dit :

      Oui c’est vraiment bizarre et un peu inquiétant, on n’est quand même pas sur un enjeu de souveraineté crucial, ni sur des volumes de nature à bouleverser les équilibres économiques…

      Cet argent de la DGA ne serait-il pas plus utile sur l’essai de versions XXL aérolargables des MTO françaises…?

    • JC dit :

      Vous êtes vraiment un triste sire avec votre propagande pro-allemande.

      • jean luc dit :

        avoue quand même que les Allemands y ont pensé avant nous, avant la DGA, je pense simplement que ce projet s#est perdu dans le méandre de notre administration , il y aucun propagande pour Hensold c’est déjas indiquer dans l’article

    • Vortex dit :

      Ouais, l’Allemagne, une collaboration avec… un achat de ses matériels…
      Bof bof !
      Trop arrogante .
      Et ça se paye …
      https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/04/onu-l-allemagne-echoue-pour-la-premiere-fois-a-obtenir-un-siege-au-conseil-de-securite_6697289_3210.html

    • TheLB39 dit :

      Nos 2 modèles de chaussures tactiques sont allemandes (Haix & Meindl), nos fusils d’assaut sont allemands (HK416), nous leur commandons 7000 camions Zetros pour remplacer nos vénérables GBC180 et TRM10000, et j’en oublie. Sans oublier les nombreux programmes A400M, missiles MBDA, ou association avec KNDS ou autre. Donc, non, nous ne faisons pas d’interdit sur les productions allemandes pour notre armée. La réciproque est moins vraie.

      • jean luc dit :

        est-ce la faute aux Allemands si on produit plus de chaussures, de fusils faute de commandes de l’État, qui a liquidé Renautl Truk, pour les 7000 camions Zetro c’est Arquus à Limoges, le A400 c’est à Séville en Espagne. Airbus, MBDA ont des filiales dans plusieurs pays qui peuvent concurrencer entre elles comme le mamba français et le patriote américain, concernant NKDS, les 2/3 des commandes viennent de NKDS Deutchland et entre NKDS France, il n’y a pas de coopération.

        POURQUOI L’ALLEMAGNE ACHÈTERAIS DU MATÉRIELLE MILITAIRE EN FRANCE SI ELLE LE PRODUIT ELLE MÊME;LE PROBLÊME DE LA FRANCE C’EST QU’ELLE AS PLUS D’INDUSTRIE ;C’EST AUSSI SIMPLE QUE CELAS :

        • Khops dit :

          Un exemple récent, toute la ssuite de combat acheté par les allemands pour leurs nouvelles frégates. Suite de combat payée rubis sur l’ongle aux Américains alors qu’ils existent des solutions européennes.
          ALORS ARRÊTEZ AVEC VOTRE PROPAGANDE RIDICULE. Prenez votre passeport allemands, rendez le français si la France vous dégoûte tant que ça et laissez nous tranquille.

        • Barba D.Rossa dit :

          Putain qu’est-ce qu’il ne faut pas lire.
          Le problème avec les cons c’est qu’ils balancent n’importe quoi comme conneries en gueulant le plus fort possible et que c’est tellement gros que ça passe crème.
          La BITD française ce sont 4500 PME-ETI et start-up dont 1000 identifiés comme stratégiques.
          « La France n’a plus d’industries ».
          Quant au planeur, bah vous venez de le dire : Pourquoi la France achèterait du matériel allemand si elle le produit elle-même ?
          Bref.

        • dolgan dit :

          Ben l allemagne nous achetes du matos militaire qu elle ne produit pas elle même, ou de qualité inférieure.

    • GotoRaptor dit :

      Les US sont pestiférés en ce moment, le planeur hensoldt ne correspond pas au besoin (500 vs 750 kg, c’est dans ton lien), on devrait savoir le faire vu les compétences requises. Si on sait faire on devrait faire.

    • G dit :

      Bon, après, rien ne dit que ce n’est pas Hensoldt qui sera in fine sélectionné…

    • vno dit :

      « L’effet de série fait tomber les prix ». Pas dans l’industrie de défense, c’est même l’inverse à l’expérience… Le programme de la DGA est trop long. Plus il y a d’ânes à nourrir, plus il faut de foin sur la durée ! Je sens que l’histoire récente des échecs de programmes de drones va se reproduire.

    • LS dit :

      La procédure n’est pas accélérée (objectif 2032) et n’est pas accessible à des pays hors UE. Hensoldt peut tout à fait y participer s’il en a envie. Dans ce cadre, pourquoi acheter rapidement américain ?

    • Convertor dit :

      Rien n’empêche Hensoldt de répondre à l’appel d’offre. Mais oui, il y a encore chez quelques décideurs de l’armée française des réflexes antiallemand. Et aussi chez quelques commentateurs de ce site … Pour l’avoir vécu dans l’industrie, il existe aussi dans certains grands groupes « allemands » (si on peut donner une nationalité à un groupe industriel) des réflexes anti-français. L’expression quelque peu méprisante « les pays du Club Med » est partie d’Allemagne, et pas de l’armée allemande. Mais bon, les acheteurs de voitures « allemandes » en France, eux, ne sont pas rancuniers, eux. Sauf ceux qui travaillent chez Renault ou Peugeot, peut-être, et encore …

    • Achetez maintenant, payez en trois fois sans frais dit :

      Que les Allemands n’achètent pas français.

    • L'Amérique, si c'est un rêve, je le ferai dit :

      Le GD-2000 américain.
      C’est américain.

  3. GotoRaptor dit :

    Hensold propose 500kg max, la France veut 750kg.

    Je retourne la question, on a les talents qu’il faut pour avoir ce planeur en France, pourquoi s’enquiquiner d’une entreprise étrangère moins apte à la flexibilité ?

    Quand aux US, pourquoi on acheterait aux US ? Vous vous tenez au courant des infos ? Faites le svp.

  4. Rogger dit :

    bonjour. pour faire économique, ils me semblent important d’utiliser du bois et du contre plaquée…. ils faut imaginer une structure modulaire ( ailes droite et gauche, corps, empenage )
    Avec le progrès des drones, les composants devraient électrique et électroniques devraient pouvoir ce trouver…

    • Carin dit :

      @Rogger……
      Il faut quand même qu’il encaisse le choc de l’atterrissage sans trop se dégrader, pour garder intact sa cargaison… je pense qu’on peut oublier le bois et le contreplaqué.

  5. Fret30 dit :

    il me fait penser au Guiguant de l’armée de l’air pendant le WW2, ok je sort hors sujet….

  6. HMX dit :

    Ce type d’engin est très prometteur, pour assurer le ravitaillement du front, y compris dans des zones isolées et/ou sous la menace antiaérienne adverse. Cela évite d’envoyer des camions et convois, et de perdre inutilement des vies.

    On peut cependant prédire qu’on aura rapidement besoin d’allonge supplémentaire : 70km/100km de portée, c’est déjà bien, mais ça reste insuffisant pour assurer un largage à distance de sécurité pour un A400M dans un contexte de conflit de haute intensité.

    Raison pour laquelle on devra rapidement envisager d’adjoindre un petit moteur thermique ou électrique à ces planeurs, ce qui permettra à la fois d’augmenter la portée (objectif de plusieurs centaines de km), mais aussi d’adopter un profil de vol près du sol, pour limiter autant que possible la probabilité d’être détecté et intercepté.

    D’autres évolutions sont à attendre :
    – Au-delà des missions de ravitaillement/logistique, ces planeurs, une fois motorisés, pourraient parfaitement transporter des drones et MTO qui seraient largués sur zone une fois arrivé à destination, avec la capacité de détruire des objectifs multiples sur un vaste secteur.
    – Ces engins motorisés pourraient également facilement être transformés en OWA-UAV, sur le principe des Shahed et équivalents, mais à la différence qu’ils emporteraient une charge explosive unitaire de +700kg. Une sorte de « missile de croisière du pauvre » qui pourrait faire d’énormes dégâts sur des cibles et infrastructures fixes peu protégées (ponts, usines…), pour un coût très réduit. Un complément idéal pour massifier et crédibiliser nos capacités de frappe dans la profondeur, en réservant les coûteux missiles de croisière aux cibles protégées.

    Enfin, ce type d’engin préfigure l’avenir pour nos troupes aéroportées (TAP). Un largage sur zone ou à proximité, et l’utilisation de simples parachutes, sont en effet des tactiques qui ne sont plus envisageables dans un conflit de haute intensité. Il faut désormais pouvoir larguer les TAP très loin de la zone d’atterrissage, pour assurer la sécurité de l’avion porteur. Il faut donc doter nos TAP d’engins motorisés, inspirés des planeurs motorisés évoqués ci-dessus, mais plus solides et fiables (et pourquoi pas optionnellement récupérables) compte tenu de leur précieuse « cargaison ».

    On pourrait par exemple imaginer un engin en composite, avec des formes et une section furtive (type corps de missiles Scalp EG), dans lequel le parachutiste prendrait place en position allongée, avec son équipement. Une propulsion électrique et une voilure déployable permettrait à l’engin d’atteindre une portée de plusieurs centaines de km en restant silencieux, difficilement détectable, et à une vitesse relativement élevée, des conditions favorables pour assurer la survivabilité de l’appareil et de son passager. L’engin serait doté d’un parachute de secours, déployé automatiquement lors de l’arrivée sur la zone d’atterrissage (ou manuellement à tout moment, en cas de dysfonctionnement !).

  7. Carin dit :

    L’idée n’est pas mauvaise, un A400M qui fait ce genre de largage, le fait a très basse altitude, et donc cours le risque de se manger un manpad.
    Par contre, il me semble que vu que les restes du planeur sont voués à êtres laissés sur place, il serait judicieux de faire en sorte que ses moyens de guidage, soient compactés (pas plus gros qu’un « baise en ville »), et facilement récupérables, histoire de pas laisser à un éventuel ennemi, le soin d’en faire l’étude après le départ des petits gars de France… même si ce matériel est entièrement autonome, puisque chargé des coordonnées du point de livraison avant départ… d’autant que ce matos est probablement un des plus cher constitutifs du planeur.