Le Canada se contenterait de seulement 30 F-35A, la priorité allant vers l’achat de 60 JAS-39 Gripen E/F

Cela fait maintenant plus d’un an que le gouvernement canadien, dirigé par le libéral Mark Carney, a fait savoir qu’il allait «reconsidérer» son projet d’acquérir 88 chasseurs-bombardiers F-35A auprès de Lockheed Martin, en raison de tensions diplomatiques et commerciales avec les États-Unis.

Pour rappel, l’avion américain avait remporté un appel d’offres en 2022, face au JAS-39 Gripen E/F du suédois Saab. Le consortium Eurofighter [EF2000/Tyhoon] et le français Dassault Aviation [Rafale] s’étaient retirés de la compétition tandis que Boeing [F/A-18 Super Hornet] avait été éliminé, sa proposition en matière de retombées économiques et industrielles n’ayant pas été jugée suffisante.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement de M. Carney tarde à faire connaître ses nouvelles intentions, ce qui a conduit le Pentagone a suspendre sa participation au Permanent Joint Board on Defense, un organisme consultatif conjoint entre Washington et Ottawa, créé en 1940.

«Le Canada n’a pas encore pris les décisions difficiles nécessaires pour devenir un partenaire crédible dans la défense mutuelle de notre continent», a expliqué un responsable américain, le 21 mai. En cause : la lenteur du réexamen du projet d’achat de F-35A.

Cela étant, ce dossier est délicat. D’abord, l’Aviation royale canadienne [ARC] n’entend pas remettre en cause le choix du F-35A et rechigne à mettre en œuvre deux avions de combat différents.

En outre, une commande pour 16 appareils a d’ores et déjà été notifiée à Lockheed Martin, ce qui complique tout retour en arrière. D’autant plus que des dépenses en vue d’acquérir 14 exemplaires de plus ont récemment été engagées. Ce qu’a fini par confirmer M. Carney. «Le gouvernement paie un petit montant pour avoir des options. C’est utile pour notre défense et nos négociations avec les Américains», a-t-il dit.

Reste que la décision sur le nombre de F-35A devant être finalement commandés se fait toujours attendre… Alors que des sources bien placées ont confié au journal La Presse qu’elle est «pratiquement prise».

«L’option d’acheter des Gripen séduit. D’autant que Saab a indiqué que si Ottawa retenait son offre, le Canada pourrait se retrouver à fabriquer des avions pour combler ses besoins, mais aussi certains de ceux destinés à l’armée de l’air de l’Ukraine. Quelque 9 000 nouveaux emplois pourraient être ainsi créés et la chaîne d’approvisionnement dans un secteur névralgique serait consolidée», a écrit La Presse, le 30 mai.

Comme 16 F-35A seront livrés à l’ARC et que 14 autres devraient suivre, l’idée serait donc de couper la poire en deux… et de commander 60 JAS-39 Gripen E/F.

Récemment, Saab avait proposé à Ottawa d’assembler 72 Gripen E/F ainsi que 6 avions d’alerte avancée GlobalEye au Canada. GlobalEye qui vient d’être retenu par le gouvernement canadien pour équiper l’ARC.

Par ailleurs, un éventuel choix en faveur de l’avion de combat suédois a été involontairement conforté par le général américain Gregory Guillot, l’actuel «patron» du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord. «Je souhaiterais voir se poursuivre la modernisation de la flotte de chasseurs de quatrième génération», a-t-il lâché, lors d’une audition au Congrès, le 21 mars. «Nous n’avons pas besoin de la cinquième génération pour défendre nos frontières. Ces capacités sont mieux utilisées à l’étranger, où leur furtivité, leurs armes air-sol et leur capacité de pénétration sont nécessaires», a-t-il insisté.

En attendant, M. Carney a dit qu’il annoncerait sa décision «au moment opportun». Selon La Presse, ce devrait être en novembre prochain, après les élections de mi-mandat aux États-Unis.

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72 contributions

  1. Bastan dit :

    Deux mono-réacteurs pour survoler des immensités souvent hostiles ou se déployer vers des lieux de conflits hors Canada après des ravitaillements en vol. Le Rafale plus cher que le Gripen? Qu’elle est la part de matériels US dans le Gripen?

  2. Yvon dit :

    La Suède monte en puissance avec le Gripen E/F et le GlobalEye.
    Si la commande canadienne envisagée se confirme, ce sera pour Saab un magnifique succès.
    Attention toutefois, le Gripen n’est pas Itar free et les américains sont les spécialistes des coups tordus.

  3. M dit :

    Si le Canada choisit réellement d’acquérir le Gripen, je crois que ce sera une décision intelligente du point de vue politique et économique. Bien que l’avion de Saab ait des composants des États-Unis, il possède également des composants fabriqués en Suède, en Angleterre et au Brésil. En plus des principaux avantages proposés par les Suédois, le Canada deviendrait le 2e plus grand opérateur de la version E et éventuellement de la version F qui est en cours de développement pour le Brésil. …

  4. Sami William Devinck dit :

    Avec ou sans vaseline, il semble que le marketing militaro-américian commence à gripper!!! nan mais forcément aussi, quand on essaye de faire passer des vessies pour des lanternes,et c’est toujours une version béta le f35…. bing j’ai rie aussi de ces pauvres australiens qui vont se retrouver avec 3 soums de classe virginia d’occasion, qui ironie de l’histoire quand même, ont été dessiné et conçu avec catia de dassault system, ahahahah n’est-t-il pas ??? ma meilleure amie habitant canbé a un peu les glandes, de 59 milliards le programme est passé à 238, une paille…

  5. Kamelot dit :

    Ça, c’est un coup à se faire envahir par les USA… 🙂
    30 + 60 ce n’est pas légion pour un tel territoire.

  6. Vortex dit :

    Ce serait un choix logique.
    Tant par le fait que des commandes F-35 ont été passées, que par l’implication d’industriels canadiens dans le programme.
    Et puis le Gripen serait complémentaire du F-35, pour peu que ce dernier soit un jour pleinement opérationnel…
    Enfin, il est toujours agréable de voir un petit industriel européen tailler des croupières aux géants US !

    • Mère grand dit :

      @Vortex. « un petit industriel européen ». SAAB est un « petit »industriel?? Dassault rentre alors dans la même catégorie…

  7. Mouarf dit :

    Avec un immense pays peu peuplé, un espace martime gigantesque et de vastes étendues hostiles et désertiques, il est évident à tous que le Canada pour sa défense a besoin d’un gros avion bimoteur à long rayon d’action, bref du F15.

    Les méthodes commerciales des US sont tout aussi évidentes, d’où le choix du F35 parfaitement inadapté au Canada. Le Gripen n’est pas meilleur, mais maintenant que le Canada est obligé de se fâcher un petit peu et de ne pas acheter 100% Américain, hé bien les autres fournisseurs n’ayant pas de gros chasseurs à proposer, on reste dans la décision politique et émotionelle sans aucun soucis d’efficacité opérationelle…

    • Math dit :

      Le F15 vole plus loin que les autres?

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « les autres fournisseurs n’ayant pas de gros chasseurs à proposer » Allons, voyons, vous avez oublié vos « potes » de l’Oural?
      https://images.alphacoders.com/105/thumb-1920-1057122.jpg

    • G dit :

      Avec le réseau de bases aériennes dont ils disposent, et vu leur situation stratégique, il est évident à tous [ceux qui prendront huit secondes pour se renseigner] que les Canadiens peuvent choisir l’avion qu’ils veulent, du moment que celui-ci est adapté au Grand Nord, type Suède, Alaska ou Norvège.

      • rainbowknight dit :

        Exactement car avant de voir le Canada menacé d’une invasion, il y aura eu beaucoup de glaces sur la banquise et ce n’est pas l’orang- outan de la Maison Blanche qui ira avec sa ICE Police se geler pour faire un golf au Nord …

    • Philippe dit :

      @Mouarf. » il est évident à tous que le Canada pour sa défense a besoin d’un gros avion bimoteur à long rayon d’action, bref du F15. » Pourtant, même en 1980, ils ont choisi le F/A-18A, qui bien que bimoteur a un rayon d’action inférieur au F-15.. F-18A qui a, même avec 3 réservoirs larguables, un rayon d’action inférieur au F-35A qui le remplace. Quant à l’argument bimoteur vs monomoteur, il n’ a plus de raison d’être aujourd’hui sur un plan strictement sécuritaire…

      • Pascal, (l'autre) dit :

        « Pourtant, même en 1980, ils ont choisi le F/A-18A, » Le F18 est plus polyvalent, un même appareil peut effectuer des missions de patrouille du ciel, d’interception, de bombardement, le F15 en version « C » est un intercepteur, pour des missions de bombardement ils auraient acquis en plus de la version « C » le F15 E « Stike Eagle »!

        • Philippe dit :

          @Pascal, (l’autre). « le F15 en version « C » est un intercepteur, ». Le F-15C peut parfaitement être utilisé pour faire du multirôle, tout comme le F-15A… Tout ceci avait été validé dès la campagne d’essai en 1974-75… Il y a longtemps que les Israeliens les utilisent en multi-rôles…

      • Pascal, (l'autre) dit :

        Je nuance n »anmoins mon propos car le « Stike Eagle » possède les mêmes capacités d’interception que la version « C ».
        F15 E « tirant » un A.I.M. 120 A.M.R.A.A.M.
        https://media.defense.gov/2003/Feb/10/2000030380/-1/-1/0/021105-O-9999G-049.JPG
        Si les Canadiens ont préféré le « Hornet » c’est peut être pour une question de coût de l’heure de vol!

    • GHOST dit :

      Et avant ? Le Canada a eu le CF-104 Starfighter et le F-86 Sabre, des « mono-réacteurs ». C´était le même pays, les mêmes vastes étendues hostiles quand le Gripen peut se poser sur une route

      • NORAD dit :

        @Ghost. « quand le Gripen peut se poser sur une route ». Ce n’est pas propre au Gripen… Mais à une doctrine, c’est tout. Même le F-104 était utilisé depuis les autoroutes allemandes….

  8. Wagdoox dit :

    C’est une excellente nouvelle pour le gripen.
    L’eurofighter et le rafale sont hors course, les deux avionneurs ont refusé l’intégration de leurs systèmes au norad (avec raison puisque c’est ni plus ni moins que donner nos secrets aux Americains, le tout gratuitement, c’est ultra risqué mais si saab accepte…).

  9. PHILIPPE dit :

    Souhaitons à la Suède que les négociations en cours avec le Canada se concrétisent par des contrats.
    Compte tenu de ses myriades de lacs et de ses très nombreuses iles dans le Nord le Canada doit aussi pouvoir compter sur une flotte d’hydravions à long rayon d’action car la gestion du passage du Nord affectera inévitablement ses eaux territoriales et donc sa souveraineté.

    • toufik dit :

      @PHILIPPE : bien vu. Le Canada y a réfléchi dans le passé pour le Canadair CL-415.
      https://www.cmrsj-rmcsj.forces.gc.ca/cb-bk/art-art/2014/art-art-2014-4-fra.asp
      (Arctique, autonomie, gunship, bouées anti-sous-marins, missiles Sidewinder…)
      C’était prospectif, c’était avant. Rien de plus récent (mais j’ai probablement mal cherché) sur les possibilités de militarisation du DHC-515 dont on attend urgemment le premier exemplaire. A commencer par le blindage. Mais De Havilland Canadair semble déjà avoir de gros défis à relever pour l’industrialisation de la production du modèle de base.
      Une petite curiosité : Canadair a été pionnier dans le domaine des drones de surveillance. Et pas qu’un peu. La France a été un client utilisateur de leurs systèmes CL-89 puis CL-289 durant quasiment 30 ans.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Canadair_CL-89
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Canadair_CL-289

  10. Bil36 dit :

    Souvent tout le monde s’esccarmouche sur ce blog en opposant des points de vue différents, mais là le débat est clair : le Canada a besoin d’un bi moteur ! La surface du canada (zee comprise) equivaut à 12,5 millions km2, heu d’après certains sites le gripen a une autonomie deux fois inférieure aux F18 F15…. Le gripen reste certainement un très bon compromis pour faire la police du ciel ( à condition d’avoir de multiples bases bien réparties) mais je ne vois pas comment le pays pourra intervenir sur une zone aussi incertaine que l’arctique avec cet avion.

    Petite remarque toutefois, le F35 affiche une autonomie record (quant on parcourt certains sites internet, autonomie deux fois supérieure à celle du gripen), autonomie bien supérieure à celle de ses concurrents… Quitte à acheter un monomoteur, le choix d’un appareil avec une forte autonomie ne semble pas incohérent et à part embêter Donald, j’ai du mal à comprendre l’intérêt du gripen pour un pays aussi grand

    • Huon dit :

      Autonomie du F35 deux fois supérieure à celle du Gripen ?!

      C’est une affirmation qui mériterait d’être sourcée.

    • R2D2 dit :

      Le Brésil a est aussi grand et pourtant il a volé sur M2000 et désormais sur Gripen.
      Le fait est que le pays vis surtout sur la bande côtière et donc pas vraiment besoin de voler ailleurs, je suppose que le Canada fait plus ou moins le même raisonnement

    • Glenn dit :

      La Suisse a une superficie totale de 41 290 km², soit environ 302 fois moins que le Canada……

  11. Bastan dit :

    Sauf si les américains acceptent de baisser le prix et autres avantages. A suivre…

  12. AdrienBZH dit :

    La doctrine d’emploi de la chasse canadienne ne nécessitait absolument pas un chasseur bombardier furtif du fait de sa faible projection, et encore moins d’un monomoteur au regard de l’immensité de son territoire.
    Ce qu’il lui fallait c’est un chasseur polyvalent bi-moteur ou à minima de supériorité aérienne.
    Donc surtout pas du F35 ou du Gripen!
    Il lui faut une flotte soit de F-15, soit d’Eurofighter Typhoon, soit de Rafales.
    Son prisme anglo-saxon et son implication dans les five eyes élimine quasiment de fait le Rafale bien qu’il soit le plus économique des trois en terme de MCO (le Québec francophone ne comptant que peu aux yeux du gouvernement malheureusement…).
    Il reste donc le F15 et l’Eurofighter. Le F15 est un véritable camion à bombe, mais semble surdimensionné aux missions des forces aériennes canadiennes et surtout pas en adéquation avec la géopolitique actuelle (les relations americano-canadiennes n’étant pas au beau fixe…).
    Bref l’Eurofighter Typhoon en tranche 4 est vraisemblablement le choix le plus cohérent et pragmatique. (Bien que je lui préfère naturellement le Rafale).

    • Robin Darbin dit :

      Vous oubliez le F-18 E/F Super Hornet. Les chaînes américaines ferment en 2027, les américains ne s’opposeront pas à un large transfert de la production. Curieusement, le fait de devoir livrer au NORAD les codes sources de l’ensemble des systèmes ne semble pas dissuader SAAB, alors que pour le radar, par exemple, des IP sont certainement détenues par les britanniques. Évidemment, il y a l’affaire des Cseries qui ne plaide pas pour Boeing, mais les canadiens sont bien plus pragmatiques que nous.

  13. VieDesign dit :

    «Le Canada n’a pas encore pris les décisions difficiles nécessaires pour devenir un partenaire crédible dans la défense mutuelle de notre continent»
    Et vlan!
    Des décennies à acheter américain quasiment exclusivement, membre des 5 eyes … et toujours pas anoblis « partenaire crédible » .
    No comment

    • Ottawa dit :

      @VieDesign. »«Le Canada n’a pas encore pris les décisions difficiles nécessaires pour devenir un partenaire crédible dans la défense mutuelle de notre continent» ». C’est l’avis d’un politicien, ne pas l’oublier. Cela dit, c’est hélas une réalité, les forces armées canadiennes sont dans un état lamentable, et les forces aériennes américaines doivent très régulièrement intervenir pour palier les manques canadiens… Pour autant les relations purement militaires entre les 2 pays demeurent excellentes et indispensables..Et çà, c’est l’avis des militaires… Et si Trump est con, Carney l’est tout autant… Et ceux qui trinquent, et vont continuer à trinquer, ce sont les hommes et les femmes de la RCAF… Le moral est déjà bas, mais si le premier ministre insiste avec le Gripen, alors ce sera encore pire… Les militaires de la RCAF ont fait un choix clair et indiscutable…Les militaires canadiens ont besoin du soutien de leurs politiciens, pas des conséquences de leur petite guerre anti Trump. Les USA demeurent et demeureront le partenaire numéro 1 du Canada sur les plans économiques et sécuritaires pour longtemps…

  14. Tourne-Bille dit :

    «Nous n’avons pas besoin de la cinquième génération pour défendre nos frontières. »… C’est vrai qu’il faudrait quand même être un peu brelot pour acheter un avion « furtif » de pénétration chez l’ennemi pour faire de la police du ciel chez soi.
    Heureusement personne ne serait assez déraisonnable voire assez c** pour faire ça.

    • Magic38 dit :

      Et de toute façon qui va oser pénétrer l’espace aérien du Canada ? Ça veut dire se rapprocher dangereusement des USA et dans tous les cas tu seras intercepté par les USA avant même d’atteindre le Canada.
      Et si on parle d’un hypothétique conflit entre le Canada et les USA, il n’y a aucune chance au monde que le Canada puisse faire quoi que ce soit de toute façon. Bref ils bénéficient d’une rente de situation due à leur frontières avec les USA. Autant l’exploiter en achetant un petit noyau dur de F-35 et des Gripen moins coûteux pour apporter un peu plus de masse.
      Même du Typhoon ou Rafale ils n’en ont pas besoin.
      Ils devraient plutôt se concentrer sur leur Marine, c’est avec ça qu’ils peuvent aider l’OTAN dans les opex.

  15. Pierre Richard dit :

    Bravo pour ce choix. D’autant plus que Trump semble organiser le retour de toutes les fabrications de pièces aux USA. Ce qui serait dans la logique de sa veulerie ordinaire. Le Gripen est excellent pour faire le Job dans une vraie guerre. Concernant la motorisation, il faut opter pour le moeur britannique Roll-Royce. D’autant que Trump va vouloir torpiller cet achat, en jouant sur le moteur fabriqué sous licence US. Avec sa nouvelle flotte d’avion radars canado- suédois et sans doutes des ravitailleurs compacts, faciles à disperser et camoufler sur de petits terrains très répartis. La seule chose c’est que j’aimerais voir nos amis canadiens disposer d’un nombre d’avion mieux adapté à leur gigantesque territoire et aussi à d’autres éventuels besoins proches, comme de l’aide au Groenland et/ou à l’Islande. Donc j’aimerais les voir dotés d’ au moins 90 à 120 GRIPEN, en plus des 30 F-35 . Le Canada est immense et jouxte 3 oceans ! Les canadiens seront de précieux partenaires des européens mour oeuvrer dès maintenant aux futurs appareils de 6 ème génération. Dans l’avenir plus lointain, j’espère que ni les canadiens ni les européens n’achèteront encore des avions états- uniens.

    • Minou danois dit :

      @Pierre Richard. »Dans l’avenir plus lointain, j’espère que ni les canadiens ni les européens n’achèteront encore des avions états- unions. » . J’espère pour vous que vous êtes très jeune si vous voulez voir ça…. Sinon « . D’autant plus que Trump semble organiser le retour de toutes les fabrications de pièces aux USA. » Ce qui n’est absolument pas le cas sur le programme F-35..

  16. Roland DESPARTE dit :

    En 2018 Dassault s’est retiré de l’appel d’offres du Canada (« Future Fighter Capability Project ») car ce pays, membre de l’alliance « Five Eyes » [États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande], imposait aux candidats un transfert technologique important avec une obligation d’interopérabilité avec les forces américaines [Depuis 1958 le Canada est membre du NORAD (North American Aerospace Defense Command) qui exige un partage élevé d’informations et des systèmes intégrés]. Dassault a jugé impossible de répondre pleinement aux exigences canadiennes sans compromettre sa propre souveraineté technologique. Airbus, avec son Eurofighter Typhoon devait également se retirer pour des raisons similaires… Seule la Suède (Saab) accepta de se frotter vaillamment au candidat américain (Lockheed Martin).
    Le Canada cherchait un avion furtif capable d’opérer dans des environnements contestés (menaces russes/chinoises), et la compétition entre Saab et Lockheed Martin a tourné court pour les suédois car selon la presse canadienne le F-35 a écrasé le Gripen avec un score de 95 % contre 33 % sur les critères opérationnels…
    Cependant, en 2025 une guerre commerciale et un bras de fer s’est engagé entre le Canada et les États-Unis, et Justin Trudeau a laissé sa place de Premier ministre à Mark Carney qui annonce vouloir réduire sa dépendance à l’industrie de défense américaine [Le pourra-t-il ? C’est la question…]. D’où le grand retour opportun de Saab, qui sans attendre a proposé un “package“ des plus attractifs : l’assemblage sous licence des Gripen (et même des GlobalEye !) au Canada en coopération avec l’avionneur Bombardier, mettant sur la table une création de plus de 12 000 emplois…, et un transfert technologique très important. Argumentaire récemment renforcé par Saab en proposant au Canada d’également participer à la production des Gripen destinés à l’Ukraine ; des Gripen ukrainiens payés par l’Europe, la poule aux œufs d’or…
    Pour répondre à @Mouarf, le F-15 n’a pas été proposé car il ne répondait pas aux exigences de furtivité et de guerre en réseau exigées par le cahier des charges canadien ; de surcroît, à l’époque, personne ne misait sur un avion capable de battre le F-35 dans une compétition qui s’inscrivait dans un cadre NORAD… Mais c’est exact, le chasseur de supériorité aérienne F-15 aurait effectivement été très intéressant pour opérer sur le vaste territoire canadien (bonne autonomie, missiles US performants, proximité/appui US, deux moteurs pour la fiabilité en Arctique), F-15 qui de surcroît (selon les versions = F-15EX Eagle II) est jugé supérieur au Gripen E/F …

    • Yvon dit :

      @Roland DESPARTE
      De mémoire, Dassault n’avait même pas sérieusement envisagé de participer à la compétition pour la raison que les jeux étaient déjà fait en faveur des américains.
      Le F35 n’a en fait d’usage, du fait pour forte partie de sa faible capacité d’emport d’armements en soute, que pour la fonction DEAD/SEAD.
      Pour poursuivre la mission, il est nécessaire de disposer d’un « camion à bombes » tel que le F15 (qui est, de plus, un excellent intercepteur).
      C’est ce couple qui est au cœur de la stratégie aérienne américaine (et israélienne). Ce qui justifie la poursuite des commandes de F15.
      On ne peut que constater que les pays qui ont fait le choix de tout miser sur le seul F35 (cf. le Danemark, la Belgique, .. ) sont de fait quasiment dépourvus d’aviation de combat.
      Bien cordialement.

  17. toufik dit :

    « …ce qui a conduit le Pentagone a suspendre sa participation au Permanent Joint Board on Defense, un organisme consultatif conjoint entre Washington et Ottawa, créé en 1940. »
    Certains voient ça comme un simple message.
    https://www.journaldemontreal.com/2026/05/18/un-traite-de-defense-entre-le-canada-et-les-etats-unis-suspendu
    Mais Trump veut peut-être avoir les mains libres pour jouer avec les nerfs du Canada, comme avec ceux du Danemark, en Arctique. Sur le Groenland, les hostilités vont bientôt redémarrer.
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/21/groenland-l-emissaire-de-donald-trump-affirme-qu-il-est-temps-que-les-etats-unis-remettent-leur-empreinte-sur-le-territoire_6691801_3210.html
    Et nous ne sommes pas vraiment prêts.

  18. Simlabeng dit :

    M. Lagneau, quel est la source de vos information? Les grands médias n’ont pas parlés de ça aujourd’hui. Plutôt concentré sur des « fascistes-suprémaciste-fédéralistes d’extrême-droite raciste » qui ont fait une manifestation « turbo » de 30 minutes dans une vieilles villes industrielle et libérale (ancienne ville natale de l’ancien premier ministre Jean Chrétien et maintenant a un ministre du gouvernement libéral). Ils n’étaient que 20. Une enquête policière est en cours…

  19. GHOST dit :

    Trump peut-il (aussi) torpiller les travaux de Saab dans le T-7 Red Arow de Boieng qui est entrain d´entrer en service?

    • Marcorr dit :

      Trump est un idiot, mais pas à ce point. L’armée de l’air doit remplacer ses T-38, et le T-7 de Saab (avec Boeing) est l’option la plus américaine sur la table.

  20. Chill dit :

    Deux mono moteur pour le Canada, ces gens sont grotesques….

  21. vrai_chasseur dit :

    Le choix canadien tient traditionnellement compte de 2 impératifs : 80% des missions sont domestiques (y compris patrouilles NORAD) et 20% sont internationales en coalition.
    Si les missions domestiques sont exigeantes notamment par les conditions arctiques (grande étendue géographique, froid extrême, infrastructures terrestres dispersées et peu nombreuses), les missions internationales sont les plus risquées et requièrent l’interopérabilité OTAN. Le Canada étant extrêmement rarement en guerre seul (pour ne pas dire jamais) mais se retrouvant assez fréquemment en coalition, l’interopérabilité internationale des 20% de missions en coalition est un des critères prépondérants qui dicte le choix de l’aéronef, choix qui peut apparaître alors contre-intuitif.
    Compte tenu du contexte politique, il semble que le Canada cherche à couper la poire en deux, la majorité (mais pas toutes) des missions domestiques pourraient être remplies par les Gripen et la majorité des déploiements internationaux (là aussi, pas tous) par les F35.
    Pour l’anecdote, le train d’atterrissage principal renforcé du Gripen (celui qui lui permet justement d’utiliser les pistes sommaires glacées du grand nord et les autoroutes) et qui a été reculé sur le E/F pour permettre d’emporter 1000 litres de carburant de plus, est fait par le canadien Héroux-Devtek pour Saab.

  22. EchoDelta dit :

    Il semble que le F35 a de moins s en moins la cote auprès des armées du monde au fur et mesure que la potentialité des conflits approchent. La guerre froide de la fonte du pole du nord ne sera peut être pas un mirage dans quelques années.