L’armée de Terre compte un nouveau régiment après le changement de nom du 28e Groupe géographique

L’an passé, ayant pour mission de former et d’entraîner les unités de l’armée de Terre à la lutte antiaérienne, le 17e Groupe d’artillerie, implanté à Biscarrosse, changea subrepticement [*] d’appellation pour [re]devenir le «17e Régiment d’artillerie» [RA], sans évolution de son format. À la même époque, le 14e Régiment d’infanterie et de soutien logistique parachutiste perdit une lettre et devint le 14e Régiment d’Infanterie et de logistique parachutiste [RILP].
Dans les deux cas, aucune explication n’avait été explicitement fournie au sujet de ces changements d’appellation… Et il en va de même pour le 28e Groupe géographique, unité relativement peu connue qui relève, depuis peu, de la Brigade du Génie [BGEN], elle-même intégrée au Commandement de l’appui et de la logistique de théâtre [CALT] de l’armée de Terre.
En effet, ce 1er juin, le 28e Groupe géographique est officiellement devenu le «28e Régiment d’artillerie géographique» [RAG], s’inscrivant ainsi dans la filiation du 28e Régiment d’artillerie [RA], dont il est le dépositaire des traditions depuis 1976.
Cette décision avait été publiée par le Bulletin officiel des armées en avril dernier. Celle-ci fait référence à l’Instruction N° 1515/SGA/DMCA/SHD/DHS/DSD du 16 mai 2022 sur les filiations et l’héritage de tradition des unités dans les armées et dans la Gendarmerie nationale.
À partir du 1er juin le 28e groupe géographique change de nom et devient le 28e régiment d’artillerie géographique 🌍 Nous changeons de nom mais pas de mission ! pic.twitter.com/LClVX66f9q
— 28eRAG (@28e_gg) June 1, 2026
«Nous changeons de nom mais pas de mission», a souligné le nouveau 28e RAG, via ses réseaux sociaux. Et, à l’instar du 17e RA, cela ne devrait pas se traduire par une évolution de son format.
Actuellement, basé à Haguenau, le 28e RAG compte entre 300 et 350 militaires dans ses rangs, répartis dans trois batteries, à savoir deux batteries géographiques comptant chacune trois sections [une de cartographie et deux de topographie] et une batterie de commandement et de soutien.
Cette unité, explique l’armée de Terre, «fournit l’appui géographique au profit des états-majors et de forces projetées en opération. [Elle] exerce sa mission en anticipation stratégique ou opérative, en planification et en conduite d’opération».
Plus précisément, il lui revient de collecter toutes les informations utiles sur «l’environnement physique des opérations». Outre les cartes et autres relevés qu’il peut produire, le RAG dispose de capacités pour cartographier les fonds d’étendues d’eau douce [comme il l’a récemment fait, avec un bathydrone, au lac d’Haspelschiedt, au profit du 1er Régiment Étranger de Génie] ainsi que les environnements clos [souterrains, grottes, égoûts, tunnels] grâce à de nouveaux capteurs photogrammétriques et LiDAR.
[*] Un an après, le site Internet de l’armée de Terre n’a toujours pas tenu compte de ce changement d’appellation.





Je ne me souvenais plus que la Corse avait cette forme
Bien vu !
Il s’agit d’une stylisation de l’Europe Occidentale dans laquelle on peut compter 5 à 6 représentations phalliques, celle de la Corse étant la plus caractéristique ! La partie la plus importante de la Corse, ou Corse granitique des géographes et géologues a été négligée…. A l’opposé la botte italienne est bien respectée dans sa forme, mais il lui manque son caillou sicilien. 🙂
Effectivement.. La Corse fera t’elle bientôt partie du pacte « AUCUL »??
Pour la Bretagne et la Normandie, ça ne vous pose pas problème ?
La géographie, cette matière survivra-t-elle au GPS ?
https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/societe-de-geographie
Le 28 GG a eu droit à un article qui le mettait en valeur.
https://www.forcesoperations.com/comment-les-geographes-militaires-contribuent-a-la-securisation-des-jo-2024/
En cas de brouillage, cela peut servir…
https://www.gngl.com/magazine-voyage/des-savoirs-ancestraux-au-gps-evolution-de-orientation
N’importe quoi. Le GPS permet de donner des coordonnées, de placer un point sur un plan vide. La géographie permet de dessiner avec précision la carte sur laquelle placer le point, connaître le relief, les obstacles, les zones habitées, les ouvrages d’art,… Les deux sont complémentaires.
Vous confondez la technologie des récepteurs GPS d’une part, avec les appareils de navigation par GPS d’autre part, qui utilisent certes la position donnée par le récepteur GPS intégré, mais également les cartes (qu’il a bien fallu dessiner à un moment ou à un autre… donc géographes) et le logiciel qui calcule l’itinéraire.
La géographie avait un avenir, même si dans la très grande majorité des classes, cela n’intéressait personne.
Pour voyager, le GPS n’existait pas, les gens avaient plus ou moins le sens de l’orientation et lire une carte routière était un grand sujet de dispute dans les couples.
https://www.lefigaro.fr/automobile/je-conduis-betement-et-je-ne-retiens-jamais-rien-de-mes-trajets-quand-l-addiction-au-gps-reduit-le-sens-de-l-orientation-20250812
Celui qui fait tracer la carte a toujours un intérêt.
https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/livre-actu/livre-d-actu-du-dimanche-24-mai-2026-1592083
Comme toute science humaine, la géographie est une lecture politique.
https://www.lefigaro.fr/voyages/le-saviez-vous-c-est-l-yonne-qui-traverse-paris-pas-la-seine-20220606
Il y a toujours un intérêt pour payer un traceur de carte.
https://www.politis.fr/articles/2024/11/tribune-deville-blondeau-la-societe-de-geographie-nouveau-bastion-du-climatoscepticisme-en-france/
Qui paiera un géographe à l’heure la cartgraphie en 3D ?
https://www.ign.fr/institut/programme-lidar-hd-vers-une-nouvelle-cartographie-3d-du-territoire
Pour le 14, ça peut se comprendre vu le nom officieux qu’on lui donnait en déplaçant subrepticement le S. Un peu comme les GCP qui avaient changé de nom après s’être rendu compte que leur ancien acronyme ne collait pas dans la langue de Shakespeare ou comme la journée qui remplaça le Service National.
Bizaremment l armee ignore les regles de francais
Ainsi le 14 RILP laisse entendre que c est la logistique qui est parachutiste et non le regiment
il aurait mieux valu 14 regiment d infanterie parachutiste et de logistique(rpil)
il en va de meme pour le 17 rgp et le 35 rap, cest le genie et l artillerie qui sont parachutistes et non les regiments
la aussi il aurait mieux valu 17 regiment parachutiste du genie (rpg ) et 35 regiment parachutiste d artillerie (rpa )
c est dautant plus incomprehensible que les rpima sont bien nommes regiments parachutistes d infanterie de marine,cest donc les regiments qui sont paras et non la specialite
ces fautes de francais sont perpetrees par d autres par exemple les pompiers
ainsi les centres sont appeles centres dincendie et de secours ce qui signifie que l on genere en leur sein des incendies et des secours
l appellation est correcte pour les secours et fausse pour les incendies
En francais il aurait ete ecrit Centre de secours et de lutte contre l incendie
imaginons un centre de lutte contre la pollution que lon nommerait Centre de pollution
Pardon, mais je trouve ce nom de « regiment d’artillerie geographique » peu pertinent… « regiment d’artillerie » tout court aurait été mieux. On n’a pas besoin de systématiquement mentionner la variante de spécialité au sein d’une arme. Par exemple, le 61e RA qui emploie des drones et fait du renseignement image est fidèle à son nom d’origine. Le 5e Génie qui avait une specialité Voie Ferrée ne le mentionnait pas dans son nom. Etc.
Donc pour le 5e Génie la routine c’est le train train ?
pas faux, le vocable « régiment d’artillerie » est lié aux traditions et à la filiation pas à l’emploi. le CENTAC (dimension opérationnelle) cède la place au 1er BCP (dimension traditionnelle). si on dissocie la notion de régiment du niveau tactique (on parle de GTIA ou de bataillon dans le langage OTAN), peu-être qu’une approche britannique aurait du sens. le terme régiment est dédié à l’histoire, le patrimoine, l’esprit de corps, etc.
Dans la garnison le surnom de cette unité était le 28ème Google Group!
A la fois simple et concret, pas besoin de rajouter d’artillerie et géographique…non mais!
Bon, « rag », en anglais, c’est une guenille.
Les jeux de mots foireux vont pleuvoir…
C’est plus glorieux pour la lettre de commandement d’un CDC.
Un régiment, dans l’imaginaire collectif, c’est 1000 personnels alors au 28 GG c’est quoi, 400 personnels.
Ça claque mieux sur le CV du CDC.
Ceci dit, très belle spécialité.
La structure régimentaire a sauté avec l’embasement des services de soutien en 2010.
Un vrai régiment dispose de l’autonomie administrative, dont son chef de corps est le dépositaire, ce n’est plus vrai nulle part, si ce n’est peut-être (je l’espère) dans la zone des cas particuliers, qui font du « bizarre », façon liqueur du Mexicain.
Parler de bataillon serait plus juste. Mais là , patatras, problème RH majeur, plus de TC1, rien que des TC2. Alors, on continue comme si…
interessant , très souvent certains se lamentaient sur l’attribution du terme et du drapeau a des formations qui comptaient parfois simplement quelques dizaines de soldats. mais dès q’uon parlait de dissoudre une « illustre » formation pour en faire un bataillon, pas touche.
je trouve très bien que les traditions, la mémoire et l’histoire perdurent dans les formations, quand bien même elles sont désormais très loin des régiments de 14. l’important est de pouvoir rappeler à la nation qu’il existe des unités, peu connues, mais adaptées aux armées modernes, qui peuvent ainsi sortir un emblème lors des fêtes nationales. les villes apprécient « leur » régiment.
S’ils sont capables de fournir la hauteur des quais à Beyrouth et l’influence des marées ça sera bien.
S’ils savent aussi cartographier les zones inondables avec profondeurs et courants ce sera encore mieux.
D’autant que les causes peuvent être naturelles ou résulter d’un accident ou sabotage d’un barrage ou de plusieurs.
Et n’oublions pas les surcotes marines.
Il y a de quoi faire avec l’IGN, le SHOM et tout ce qui est braconnable en ligne.