Avec HypAIRion et grâce au Mirage 2000D, l’armée de l’Air se prépare à l’ère des drones de combat collaboratif

Dans un entretien accordé à Politico, fin mars, le numéro deux de l’armée de l’Air & de l’Espace [MGAAE], le général Dominique Tardif a fait savoir que la Direction générale de l’armement [DGA] allait prochainement «évaluer les propositions de l’industrie» dans le domaine des drones de combat collaboratif [CCA – Combat Collaborative Aircraft] en vue de développer une «force de frappe massive pour saturer les défenses et pénétrer les lignes ennemies».
Jusqu’à présent, il était question de ne développer qu’un drone de combat [UCAV] à partir du démonstrateur nEUROn, dans le cadre du standard F5 du Rafale.
Puis, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], le général Jérôme Bellanger, a livré quelques précisions.
«Les CCA sont une petite révolution pour nous, mais ils existent déjà aux États‑Unis, en Chine et en Australie. L’idée est d’avoir des plateformes collaboratives, des drones un peu plus importants que ceux que nous connaissons actuellement, afin de créer la brèche dans les défenses aériennes ennemies. Ils auront au moins un certain niveau de furtivité, de l’armement, et seront surtout réutilisables, sans pour autant coûter le prix d’un avion de chasse», a-t-il expliqué.
Et d’ajouter : «Ces drones accompagneront la plateforme habitée, qui les pilotera, ou bien ils seront dirigés par un C2 qui pourra être déporté. Ce sont eux qui prendront les risques, ou en tout cas davantage de risques qu’une plateforme habitée. Leur travail sera facilité par des drones bon marché qui fragiliseront les défenses ennemies par la saturation, la déception, le brouillage, etc.»
Quant à l’UCAV dérivé du nEUROn, il incarnera le «très haut du spectre des CCA», a indiqué le général Bellanger.
Cela étant, le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 ne dit que très peu de choses sur ce sujet. «Un effort sera réalisé pour inclure des drones accompagnateurs du Rafale [sous-entendu : F5] avec des premières expérimentations à l’horizon 2028», se contente-t-il d’avancer.
En revanche, le texte précise que l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] disposera d’au moins quarante-sept Rafale F5 à l’horizon 2035 et que les cinquante Mirage 2000D RMV auront été retirés du service.
Seulement, le standard actuel du Rafale [F4] ne permet pas de préparer l’arrivée des drones de combat collaboratif au sein de l’AAE car ses systèmes sont «propriétaires» et donc fermés. En clair, il est extrêmement compliqué de les faire évoluer. Le général Bellanger avait soulevé ce point en octobre dernier.
«A400M, SAMP/T, Rafale F4 : tous ces systèmes sont construits sur des systèmes propriétaires, avec des architectures beaucoup trop fermées. Le sujet, c’est donc d’arriver à ouvrir davantage ces modèles d’architecture pour développer et surtout mettre à jour des systèmes de combat. Pour cela, nous avons besoin de pouvoir accéder librement à la donnée générée par nos systèmes d’armes et de pouvoir implémenter rapidement des évolutions logicielles dans ces systèmes, notamment à base d’intelligence artificielle, en fonction de nos besoins opérationnels», avait-il en effet affirmé.
Or, le Mirage 2000D RMV est doté d’un calculateur «ouvert», ce qui a permis à l’Escadron des systèmes d’information opérationnels et de cyberdéfense [ESIOC] du Centre d’expertise aérienne militaire [CEAM] de lui intégrer des applications qu’il a développées [comme LION, SINGE et LIANE] et, surtout, de les faire évoluer en fonction des besoins opérationnels. Aussi, cet appareil va tenir un rôle crucial pour poser les bases du combat collaboratif et préparer l’arrivée des CCA.
C’est en effet le sens du projet HypAIRion, que le général Bellanger a succinctement évoqué lors de sa récente audition par les députés.
«Le traitement de la donnée est également au cœur du combat collaboratif. Nous avons lancé, en collaboration avec l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense [AMIAD], le projet HypAIRion, au profit de l’aviation de combat du futur et du combat collaboratif», a-t-il dit. «L’autonomie des plateformes, l’accélération de la décision, l’aide aux équipages et l’amélioration de notre préparation opérationnelle sont autant de gains essentiels pour l’acquisition de la supériorité aérienne», a-t-il ensuite fait valoir.
Dans son dernier numéro, Air & Espace [nouvelle formule d’Air Actualités, le magazine de l’AAE] revient en détail sur le projet HypAIRion, lequel incarne «maîtrise de la vision d’en haut et la supériorité par la connaissance». En clair, il s’agit de «comprendre avant d’agir» grâce à l’intelligence artificielle opérationnelle numérique».
Outre la révolution «conceptuelle» qu’il porte, HypAIRion vise à développer une «autonomie algorithmique robuste et fiable» non seulement pour en doter les CCA mais aussi pour «augmenter» le pilote en allégeant sa charge cognitive face à l’afflux de données.
Pour mener à bien ce projet sans attendre l’arrivée du Rafale F5, le CEAM a donc décidé de transformer deux Mirage 2000D RMV de l’Escadron de chasse et d’expérimentation 1/30 «Côte d’Argent» en bancs d’essais.
«Le choix du Mirage 2000D bénéficie de développements initiés par les informaticiens et les officiers programmeurs de l’Escadron des systèmes d’information opérationnels de Mont-de-Marsan. Cette maîtrise souveraine du code source permet une agilité et une rapidité de développement sans commune mesure avec les cycles capacitaires classiques», a justifié le général Arnaud Gary, sous-chef plans/programmes à l’État-major de l’AAE et responsable du projet HypAIRion.
Concrètement, explique Air & Espace, ces deux Mirage 2000D vont chacun recevoir un troisième calculateur de bord, «greffé sur l’architecture existante». Ainsi, les équipes du CEAM pourront «tester en vol, de matière itérative et sans lourdeur administrative, des algorithmes d’intelligence artificielle», résume-t-il. «Cette approche s’appuie également sur les capacités de simulation ultra réalistes permettant ainsi de valider virtuellement des milliers de scénarios avant de les éprouver dans le ciel des Landes», complète-t-il.
Cela étant, comme le Rafale F5 ne sera pas disponible avant 2030, on peut imaginer que l’AAE puisse disposer d’une capacité «intérimaire» de combat collaboratif en associant les Mirage 2000D RMV de la 3e Escadre de chasse à des CCA, dont les premiers exemplaires devraient être livrés en 2028.





Escadron basé à la base 133 de Nancy-Ochey, je suis étonné que certains modèles d’avions sont sur des modèles IA fermés , pas compatible avec les drones
Le Rafale est compatible avec les CCA sinon pourquoi Dassault développait un drone de combat et MBDA des remotes carrier !
Mais le systèmes est fermé cad dire ouvert qu’aux personnes autorisés, donc pour expérimenter c’est plus long et plus cher qu’un système ouvert.
Pour ce qui concerne les EF et A400M allemands attendons encore quelques années pour savoir si c’est opérationnel, pour l’instant c’est de la com.
Vous confondez systèmes fermés, habilitation à en connaitre et sûreté informatique, même si les trois logiques se combinent.
Dassault produit des systèmes fermés : tu peux pas évoluer sans sa permission. Et même s’il te le permet, les types qui ont conçu le système ont une culture du verrouillage qui est tellement poussé à l’extrême que le système est figé dans un modèle technologique qui interdit que tu sois un facteur de progrès et d’adaptation, au niveau utilisateur.
C’est ce qu’on appelle le smart power et, en France, on vit avec l’idée que, Dassault serait une firme hyper-sympa qui nous épargnerait ce genre de choses. Un peu comme Casimir dans l’Ile aux Enfants (c’est un monstre sympa qui ne se nourrit que de gloubi-boulga, donc parfaitement inoffensif).
Le niveau moyen des commentateurs sur ce blog en matière de smart-power aves Dassault, c’est l’Ile aux Enfants. Niveau Casimir et gloubi-boulga.
Quand il va falloir leur expliquer le monde réel et en faire des combattants… Pfff, je passe mon tour.
Parce que chez Lockeed et dans le F-35, tout est en open source sans doute…?
« je suis étonné  » Sans déconner, l’inverse eut été « étonnant »!
 » certains modèles d’avions sont sur des modèles IA fermés , pas compatible avec les drones » Ce sonbt les 2000 D R.M.V. (rénovation à mis vie) qui spnt compatibles? mais avez vous seulement lu et compris la présentation?! Autrement dans la si efficiente et fantastique Luftwaffe les Tornado et les « Eurofoufounes » sont compatibles, oui, non? Ah peut être les futurs F35 mais est ce bien allemand ce dernier?
L ‘ open source , n ‘ a pas sa place dans cette partie de l ‘ IA et c ‘est la logique même.
Les EP2000, les A400M allemands eux sont compatibles avec les CCA. ils sont en cours de modernisation . le rafale F4 lui est pas compatible ,alors que les mirages 2000 eux le sont . . on peut me donner des explication ,merci
Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain…
Il est faux d’affirmer que les systèmes du Rafale sont “fermés“. Le Rafale utilise une architecture avionique qui est dite “partitionnée“ (certains disent “hybride“), à savoir un « noyau propriétaire » qui est effectivement fermé, mais avec des interfaces modulaires plus ouvertes.
Je m’explique : Le cerveau du Rafale est son noyau de combat [Les US disent « combat kernel »]. Il est propriétaire dans le sens où il n’appartient qu’au Rafale qui en est doté, et est fermé car il gère pleinement et sans aucune dépendance extérieure la fusion des capteurs (radar RBE2 AESA, suite SPECTRA de guerre électronique, OSF optronique,…), ce qui permet la priorisation des menaces, les réponses EW (Electronic Warfare = Guerre électronique), la gestion des missions et des armes, et ce avec une haute fiabilité temps réel et une résistance exceptionnelle aux cybermenaces, jamming et spoofing…
Le jamming est le brouillage par saturation des capteurs et des communications par un “bruit électromagnétique“ puissant dont l’objectif est de dégrader la fusion de données, rendre le radar inopérant et perturber les liaisons de données tactiques (comme Link 16).
Le spoofing est le leurrage par l’envoi de faux signaux (faux échos radar, fausses positions GPS, imitation de signaux amis) pour tromper le noyau de combat de l’avion.
Ouvrir totalement ce système augmenterait les risques de vulnérabilité et la survivabilité de l’avion en environnement contesté. Aussi, ce noyau et ses codes sources sont intégralement protégés, non seulement par Dassault, mais aussi Thales et Safran. En ce sens, aucun client export, même très proche, n’a accès au code source complet de ce noyau. Il est fermé, et toute tentative “d’ouverture physique“ engendre sa destruction, toute tentative de manipulation à distance est impossible [Ce qui permet de vendre le Rafale à des pays entretenant des liens avec des puissances potentiellement hostiles].
Cependant, des interfaces modulaires et dites « ouvertes sur les bords » permettent d’intégrer de nouveaux équipements ou armements nationaux via des mises à jour logicielles ou matérielles dûment contrôlées [Ce qui est proposé à l’Indian Air Force]. Ceci permet des évolutions comme pour le standard F4 (F4.1/F4.2/…), qui de fait intègre déjà le combat collaboratif avec des liaisons de données durcies et un partage de données tactiques pour opérer un ou plusieurs « loyal wingmen » (drones de combat).
Cependant, les architectures trop fermées des systèmes actuels compliquent l’intégration rapide d’IA et de drones. Il faut donc aller plus loin et expérimenter pour augmenter l’efficacité “homme-machine“ dans le cadre du combat collaboratif de demain. Ainsi, le programme HypAIRion consistera à greffer sur le noyau un nouveau système (calculateur) de bord dédié et plus ouvert, tout en étant lui-même sécurisé et souverain, ce qui permettra au Rafale F5 (prévu vers 2030) de devenir un “chef d’orchestre“ capable de coordonner des meutes de drones autonomes et évolutifs, et ce sans surcharge cognitive des pilotes. Le Mirage 2000D servira de « pont » intermédiaire et intérimaire…
merci Roland pour tes explications
Bonjour
« Il est fermé, et toute tentative “d’ouverture physique“ engendre sa destruction, toute tentative de manipulation à distance est impossible »
Avez vous entendu parler d’affaire Berlinger lors des jeux Olympiques de 2014 à Sotchi ?
« Pour limiter les risques de triche, le CIO avait demandé à une compagnie suisse, Berlinger, de mettre au point un système de cartouches « inviolables » sécurisées immédiatement après le remplissage. Les techniciens russes étaient dès 2013 parvenus à contourner cet obstacle et à ouvrir les flacons sans que cela ne provoque une perte des scellés. »
Les fioles Berlinger étaient réputées inviolables.
@Roland DESPARTE
Merci pour ces explications très complètes
Bien cordialement.
Si je comprends bien, les mirages ne sont que des bancs d’essai mais seraient vulnérables en cas de conflit car moins bien protéger?
On parle assez peu du CEAM, mais c’est un tord :
https://air-cosmos.latribune.fr/article/defense/88736490483463/le-sud-ouest-au-coeur-de-l-innovation
Merci pour cette réponse très didactique.
@Roland DESPARTE. « Les US disent « combat kernel »] » Pas vraiment, ils utilisent le terme « OFP » Operationnal Flight Programm ».
Non.
@jean-luc. « Les EP2000, les A400M allemands eux sont compatibles avec les CCA ». C’est du grand n’importe quoi.. Les phases d’essai devraient au mieux commencer cette année avec des XQ-58.. Il y a encore pas mal d’années avant d’avoir un concept opérationnel étendu à toutes les plateformes de la Luftwaffe… Ne rêvez pas, ils n’y arriveront pas avant les US, les Turcs ou les Chinois…
pour le krakos Walkirie équipé du système MARS développé par Airbus D S, essai début 2026, date butoir pour le déploiement 2029 , fixé par les militaires . pour le projet helsing https://www.youtube.com/watch?v=tHrgkWKzU5A&t=3s Le calendrier d’intégration du CA-1 Europa2027 : Date annoncée pour le premier vol d’essai (Maiden Flight) du prototype.2029 – 2031 : Production en série et mise à disposition opérationnelle pour la Luftwaffe. Le projet est conçu pour être déployé à grande échelle en seulement 4 ans après ses premiers tests .100%allemands lui
C’est pour demain 3-5 ans pas pour 2035-2040
@jean-luc. »essai début 2026, « . On est déjà au mois de juin 2026… Et pour le calendrier du CA-1, on verra le moment venu…
« le rafale F4 lui est pas compatible ,alors que les mirages 2000 » Bis repetita, avez vous seulement lu la présentation de ce fil de discussion?
On peut supposer, étant donné l’échéance d’expérimentation envisagée (2028 ?) que les CCA évoqués seront achetés sur étagère… à l’étranger.
@Yvon. Pas forcément.. Il est possible, si ce n’est probable, que le travail sur les CCA ait déjà commencé depuis un moment. Donc certaines entreprises ont peut-être déjà des plans bien définis. Prenez l’exemple d’Anduril et de son YFQ-44.. Il ne s’est écoulé qu’à peine 18 mois entre la signature du contrat et son premier vol.. Donc tout est possible pour un CCA français.
Une très bonne nouvelle, assurément.
J’adore l’idée de « greffer », à chaque nouvelle fonction à tester, un « coprocesseur » dédié sur le SNA d’un système d’armes!!!
Adieu le bon vieux temps de la maîtrise de la configuration, où chaque calculateur du Mirage 2000D était inséparable de son logiciel implanté, au point de ne former qu’un seul article de configuration (droite, gauche)… OK, cela compliquait la gestion de pièces de rechange, et ne favorisait pas la disponibilité, mais c’était un temps où la sécurité des vols priait sur « l’agilité » logicielle « a la A400M »!
Maintenant que l’IA est de venue la nouvelle mode en matière de logiciel embarqué chaque exemplaire de système embarqué devient « unique » après son apprentissage en vol…
Je souhaite bien du plaisir aux certificateurs, aux équipes d’essais en vol, et aux enquêteurs en cas de crash !
Un peu comme les accidents de piétons ou de cyclistes avec les taxis robots, ou encore les conducteurs de Tesla qui passent sous les camions.
Bref, l’IA « de confiance » va devoir « prouver » aux pilotes et aux NOSA qu’ils peuvent monter à bord avec un troisième pilote qui change de comportement à chaque vol, et en vol…
« Fly safe » , vraiment? 😉
Correction: « primait »
Oh! la grande claque à Dassault et son Rafale! j’en suis tout honteux pour « Marcel » les gamins de l’AMIAD avec nos amis héros de Mont de Marsan qui vont à partir du Mirage 2000 (Rénové à Mi Vie) des années 70 en faire le fer de lance de l’entrée en premier en zone fortement défendue par une capacité SEAD ( oui le Rafale le fera mais en 2030 dans 4ans au mieux et avec un coût risque bien plus élevé qu’un drone CCA de 2tonnes largement récupérable réutilisable 100 fois.)
Cette fois, l’Armée de l’Air et de l’Espace a pris le pouvoir avec la DGA face aux institutionnels industriels, même si ceux là on pris le virage de l’IA à bord (mais pas avant 4ans??). ou comment forcer Dassault à se remettre en question: il faut un cycle de transformation de l’informatique embarquée beaucoup plus rapide et ouverte
ALLEZ « Marcel » tu es toujours un jeune homme performant. Relève le GANT! (mais quelle claquade…)
J’avais déjà exprimé ici à maintes fois que Dassault fait fi de toutes les opportunités de nouveaux business (en drones c’est Dassault le meilleur ) et laisse cela à d’autres croyant protéger son carré: INNOVATION , INNOVATION
« Quant à l’UCAV dérivé du nEUROn, il incarnera le «très haut du spectre des CCA» » ==> traduisez: le futur nEUROn c’est terminé.
Traduisez: vous n’avez rien compris.
Hilarant!
Un commentaire au 27ie degré sans aucun doute. 😉
Parce qu’au 1er son auteur paraitrait tellement niais qu’il recevrait un sourire de bienveillance attristée comme l’on en donne aux malheureux qui ont loupé la distrib à leur naissance. 🙂
@h d
Le M2000D est un « crash program » qui date de 1991 (« D » pour diversifié, mais « conserve » l’apparence du M2000N (biplace, TBA, Nuc).
(Les raviolis qui sont dans la même boite de conserve sont beaucoup plus récent que la boite elle-même…)
Pour le fun, il a failli être appelé M2000S comme « Strike » sans la capacité nucléaire, ou M2000D’ , mais cela n’inspirait pas confiance (marketing, quand tu nous tiens!) 😉
C’est hd ou HS votre pseudo ?
Marcel vous répondrait que les Rafale F4 ont déjà des capacités SEAD/DEAD. Certes limitées, mais encore faut-il que les contribuables lui en fournissent les moyens ! En 1997 la France a retiré du service le missile anti-radar AS-37 Martel, sa seule arme offensive dédiée capable de détruire les radars adverses depuis les airs…
Marcel vous répondrait que son Rafale est un « omnirole », qui peut donc se passer d’escorte SEAD dans des environnements contestés !
Et encore heureux que le Rafale F4 puisse déjà faire du SEAD/DEAD et aveugler les défenses adverses ; principalement de façon indirecte par saturation, par des frappes de précision standoff, grâce à l’association des moyens disponibles : /SCALP-EG/AASM Hammer/MICA/Meteor/ + SPECTRA upgradé / RBE2 AESA amélioré / fusion de capteurs TRAGEDAC et CAPOEIRA /…
Mais il manque cruellement d’un successeur à l’AS-37 Martel, soit un missile anti-radiation (ARM) [Voir mon post précédent sur l’ARM] à tête chercheuse passive/active pour traquer les radars même si subitement ils s’éteignent [Comme les S-400/500 avec radars AESA…].
Marcel vous répondrait que vous méritez une fessée ! Car, la bonne blague, la pleine capacité SEAD/DEAD dédiée ne dépend pas de Dassault ! Elle sera certifiée grâce à l’arrivée prochaine [2030 ? Croisons les doigts…] des nouveaux missiles Stratus de… MBDA !
LES STRATUS : Le Stratus LO (Low Observable) [Subsonique, furtif, pour frappes profondes et anti-navire discrètes] et le Stratus RS (Rapid Strike)[C’est un missile Ramjet = Mach 3 / Mach 6, très manÅ“uvrant, successeur spirituel d’un ARM moderne, il sera certainement accompagné de drones collaboratifs…]. Le Rafale F5 sera certainement le premier porteur aérien principal du Stratus RS.
En matière de SEAD, j’ajoute un point concernant les armes ARM (Anti-Radiation Missile). Actuellement le missile américain AESM (= Advanced Emission Suppression Missile] est un outil de suppression des défenses sol-air, mais demain il aura des capacités air-air contre les émissions d’avions et les liaisons CCA. La Chine et la Russie développent aussi de tels systèmes conçus pour détecter -grâce à un chercheur passif discret- et se diriger automatiquement vers les émissions électromagnétiques (radiofréquences) d’un émetteur (avion, missile, drone), et les versions modernes “forcent“ même l’émission en cas de coupure, et intègrent souvent un guidage inertiel + GPS pour continuer vers la dernière position connue (« memory mode », même si le pilote coupe la liaison). Il faut donc durcir, d’où le programme HypAIRion dont Laurent Lagneau vous a parlé, HypAIRion qui sera expérimenté et parfait sur deux Mirage 2000 [Qui ne seront pas des « fers de lance » comme l’évoquent les divagations de certains… mais des démonstrateurs/expérimentateurs].
Allez, bonne journée, HS. Cordialement,
Vous êtes décidément un commentateur précieux, Roland Desparte.
Moins de familiarité, je vous prie.
Tiens, un « nouveau »…
Mais aussi débile que jean-luc…
Est-ce possible ?
J’avais déjà exprimé ici maintes fois.
J’avais déjà exprimé ici à maintes reprises.
Le premier porte en plus de ses 2 MICA un pod Damocles et une GBU50 de 900kg ainsi ce qu’une GBU-48 plus modeste de 450kg. Quand au second en plus de deux 48, il a un pod canon de 30mm. Plutôt équipé pour le bombardement que pour la chasse au drone
Des armes américaines, Grand Dieu !!! Quelle indignité !!!
À propos de drones. une information que je juge très inquiétante.
Des chercheurs chinois publient un algorithme revendiquant un taux d’élimination de 100 % pour les essaims de drones autonomes.
https://theatrum-belli.com/des-chercheurs-chinois-publient-un-algorithme-revendiquant-un-taux-delimination-de-100-pour-les-essaims-de-drones-autonomes/
Extrait :
la technologie ouvre la perspective d’un avenir où des essaims de drones pourraient être envoyés dans un environnement à haut risque et brouillé, coupés de tout commandement humain, avec un unique ordre final : trouver et tuer tout le monde.
On peut éliminer la population d’une ville ainsi, sans arme nucléaire.
https://www.youtube.com/watch?v=2K7a5SrHf44
Et a votre avis ils prendrons quoi sur la figure en retour s’ils font
ce genre d’attaque ?
ils aurons une ville vitrifiée, avec les memes pertes humaines qu’ils auront provoqués, par n’importe quelles armes y compris nucléaire !
C’est encore de l’agitatoon mentale du PCC !
Les mêmes pertes humaines qu’ils auront provoquées.
@Prof de physique
Pour « éliminer la population d’une ville ainsi, sans arme nucléaire », les Chinois ont déjà inventé (mais avec l’aide de scientifiques américains) le SARS-COV2 dans le labo P4 de Wuhan…
(Les Français ont par contre amélioré le virus d’origine chinoise en utilisant les visons de l’élevage de la Sarthe pour fabriquer le variant Marseille-4, celui qui a fait le plus de morts en France.)
Pas besoin d’essaim de drones !
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Par contre, un assassinat « ciblé » personnalisé « à la Dune » (Paul Atréides) ou « à la Star Wars » (Reine Amidala) nécessite une reconnaissance génétique, encore à développer…
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Il est vrai que l’IA de ciblage de l’armée israélienne « autorise » à ce jour (1er juin 2026, paramétrage manuel bien sûr) un nombre de pertes « civiles » de 10 à 300 suivant le grade de la « cible » dans un rectangle de 10 km sur 40 km.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ciblage_assist%C3%A9_par_l'IA_dans_la_bande_de_Gaza
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Sinon, il est heureux que personne (!?) n’ai osé mettre au point une ogive à dispersion de virus Ebola pour éradiquer la population d’un pays enclavé, comme la Suisse (à part les extraterrestres malveillants, bien sûr). 😉
D’accord, les Japonais avaient créé un précédent avec le bombardement de la population chinoise avec des puces infectées par la peste, ou avec l’Opération PX (abandonnée) sur les américains de la côte ouest…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Unit%C3%A9_731
https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_PX
Prochaine étape ?
@Prof de physique
Il faut noter que lors de « l’expérience » menée par ces chercheurs chinois, conçue et validée par eux-mêmes, selon des paramètres inconnus (!), les drones en question n’avaient visiblement aucune opposition face à eux. Il étaient dès lors libres de « dégommer » tout ce qui bougeait au sol. S’ils avaient eu à faire face à des systèmes de défense sol-air évolués, et notamment à des drones intercepteurs évoluant eux-mêmes en essaim, le résultat de l’expérience aurait sans doute été moins spectaculaire.
Cela étant, oui, les drones font peser une menace mortelle, le front ukrainien le démontre tous les jours. Mais si cette menace est bien réelle, il ne faut jamais sous-estimer la capacité d’adaptation. Confronté à un ennemi qui tient le ciel, les combattants vont s’enterrer et se camoufler. Dans une ville, les bâtiments, les sous-sols des bâtiments, et les nombreux réseaux souterrains permettront de se soustraire à la menace des drones et de continuer à résister. Ce ne sont pas les exemples qui manquent, y compris dans l’histoire contemporaine.
la théorie est une chose, la réalité c’est autre chose, aucune source indépendante n’a confirmé cette affirmation . en plus, c’est une arme à double tranchant car l’adversaire pourra lui aussi utiliser cette arme, concernant les Chinois, Russes, Nord-Coréens, ils ne font aucun doute qu’ils travaillent dessus, pour nos démocraties, rien ne dit qu’ils ne travaillent pas dessus aussi , mais n#utiliserons pas cette arme la première .
@prof de physique
quand on voit votre lien Youtube on comprend tout de suite
que ça va être le retour de la coupe afro et de la casquette gonflable – c’est horrible !
Article très intéressant ; du coup les Mirage 2000 en fin de vie sont-ils plus aisément dronisables ?
Il est quand même un peu problématique de voir ce type d’expérimentation impossible sur un Rafale et son architecture logicielle virtualisée censée bien se prêter à ce type de greffon. Je penche plutôt pour un manque de ressources d’un matériel déjà poussé au taquet par les évolutions iteratives… avant la refonte totale F5? Sinon faire comprendre que le client est roi. Surtout en son royaume…
@lym
L’avantage d’utiliser des M200D RMV est, en plus du greffon facile à ajouter, de ne pas risquer des Rafale biplaces de la FAS, précieux et en nombre limité…
De plus, le Rafale, à la différence du M2000D qui n’a qu’un radar gérant le suivie de terrain (vol TBA), dispose d’un mode d’évitement de terrain ET de menaces (radar et fichiers de terrain, localisation de menaces statiques, et alerte des menaces fugaces par Spectra). Il n’a pas forcément besoin de CCA pour la pénétration nucléaire, mais les CCA (UCAV) peuvent être avantageux en air-air ou en raids de bombardements en tant que porteurs de missiles AA ou AS.
Si vous pensez à l’Avionique Modulaire type F-22 pour l’ajout de logiciels applicatifs, à la place de calculateurs greffons dédiés, je ne suis pas sûr qu’il soit sain (au sens de la sécurité des vols) de laisser des logiciels « tiers » (développé en mode « non critique ») avoir accès par mégarde aux commandes de vol -ou du moteur- (cas du Calculateur d’Elaboration de Trajectoire) ou aux effecteurs (armes embarquées).
L' »agilité » (ou l’adaptation rapide de logiciel) se paierait cash, par des prises de risques incontrôlées.
C’est pourquoi il faut conserver une certaine étanchéité entre les logiciels critiques (prouvés et non modifiables), et ceux qui peuvent être mis à jour à loisir (mais toujours de manière contrôlée).
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L’IA a ceci de particulier que ce sont des paramètres variables (données) qui « déterminent » le comportement des fonctions de transformation, et dans le cas d’une analyse temps-réel du comportement d’un ou de plusieurs ennemis, font que le résultat du « calcul » peut être difficile à prévoir (ce qui est le but, pour surprendre et dissuader l’ennemi).
Si un pilote est dans l’avion, et que l’IA contrôle les gouvernes, il risque d’être aussi « surpris » que l’ennemi !
Mieux vaut que ce soient des drones collaboratifs qui agissent sous le contrôle d’un NOSA de M2000D, à condition que l’anticollision avec le « contrôleur » soit vraiment efficace (et cette fonction devient elle-même critique!).
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Par contre, il faudra un certain temps pour que les CCA soient au niveau de performance cognitive du cerveau « quantique » (mais pas encore « positronique » !) de l’IA de l’avion-robot de « Furtif », avec ou sans coup de foudre !!! 😉
https://fr.wikipedia.org/wiki/Furtif_(film)
Même les puces chinoises « Turing » des voitures électriques, rivales des puces N1 de NVidia, ont encore des gisements de progrès à trouver… Par contre, le retour du calcul analogique avec des cellules de mémoire résistive RRAM serait une percée fantastique !
https://iapac.to/puce-analogique-chinoise-plus-rapide-nvidia-seisme-tech/
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Mais comme le rappelle un épisode de « Buck Rogers au 25ème siècle », l’ennemi saurait vite cibler le « quarterback » qui contrôle les CCA (en vue directe, donc) comme le ferait un AWACS avec des avions de combat lors d’un raid.
Les missiles hypersoniques à longue portée des Russes et des Chinois obligent déjà les US à placer leurs PA à distance de sécurité pour sauver leurs E-2D Hawkeye, et à utiliser des drones MQ-25 ravitailleurs pour renforcer l’allonge de leur F-35C.
https://www.youtube.com/watch?v=2ydVP4HubQk
Bonjour lym,
Oui, le client est roi ! Car sans bras pas de chocolat…
Si pour le Rafale le noyau de combat reste fermé et “air-gapped“ (isolé), comme j’ai tenté de l’expliquer, il n’en demeure pas moins que les interfaces externes (qui doivent gérer des armes nationales, des drones compagnons, des liaisons de données nationales,…) sont des points d’entrée potentiels pour de puissants adversaires ; et ils le savent les bougres ! Ainsi, des “tentatives“ ont existé sur des systèmes civils, drones et avions de combat ; ainsi lors du récent conflit indopakistanais [Opération Sindoor] le Rafale a dû démontrer toute sa résistance et la justification de la conception de son système de combat… Mais le client demande toujours plus ! Et il faut le satisfaire. Et pour ce faire pas besoin de Rafale dans un premier temps, puisque deux 2000D seront justement dédiés aux expérimentations, à des cyberattaques et un déferlement de radiations… Cordialement,
Dans de nombreux domaines l’interopérabilité n’est pas une chose facile avec les systèmes existants.
La grande différence entre le Rafale F4 et le Mirage 2000 DRMV est la présence d’un calculateur ouvert dans ce dernier.
Il en sera ajouter un dans le Mirage 2000 pour accroître le potentiel d’interopérabilité.
Si je prends l’exemple des SI Hospitaliers une solution très souple est :
– un noyau logiciel autour de l’identité du patient pour les SI de conception internationale, et de l’identité/mouvement en France (mouvement : déplacement du patient d’un service à l’autre),
– des applications métiers (facturation, bloc opératoire, analyses de laboratoire, … ) échangent via un ESB (Entreprise Service Bus) qui gère les messages d’échange normés (HL7 x.yz – Norme Internationale) entre elles, entre elles et le noyau, processus d’échange le plus ouvert.
Tout la question est alors de savoir quel est le niveau d’échange (Entrées/Sorties) donc quelles normes et versions tant du noyau logiciel que de l’ESB que des Applications Métiers constituant le SI.
Avantage de ces normes elles sont implémentables sur de nombreuses architectures matérielles et systèmes d’exploitation.
La question me semble-t-il qui se pose aujourd’hui est la définition des échanges entre le noyaux, l’ESB et les applications associées au Rafale F4, comme du Rafale F5 ou du Mirage 200D RMV.
Les applications associées peuvent être des bombes lisses, des missiles de tous niveaux de complexité, y compris l’ASMP.
Pour les drones « d’accompagnement » la part la plus délicates sera les données en entrées de l’ESB à destination du noyaux.
La mise à disposition de l’ESB de données en sortie du noyau comportant moins de risques car elle n’affectent pas le fonctionnement du noyau.
Mais pour tout cela faut-il encore :
– qu’une norme d’interopérabilité, donc d’échange existe,
– que son évolution soit gérée au regard de celles du noyau et des applications métiers.
Cela supposera des efforts importants pour s’assurer de l’efficience et de la pérennité opérationnelle de l’ensemble.
Ce que nombre de contributeurs n’a pas compris, c’est que l’AAE, ne peut pas expérimenter sur Rafale, pour la simple raison qu’elle n’a pas accès à ses codes sources,
( architecture fermée).
Par contre le calculateur du M2000, lui est ouvert… ( elle a accès à ses codes sources), ce qui lui permet de bosser à l’intégration de drones CCA, par adjonction de modules de pilotage par IA, du ou des drones de combat, que le calculateur central accepte. Ainsi les ingénieurs de l’AAE, vont pouvoir tester divers logiciels, avec plus ou moins de succès, et arrêter certaines configurations d’IA, permettant au M2000 d’avoir un ou plusieurs drones de combat à ses côtés, en toute autonomie. Cela veut dire que ni le pilote, ni le NOSA, seront sollicités pour le pilotage de ce ou ces drones, ceux-ci se contenteront d’envoyer des ordres, que le ou les drones exécuteront.
Voilà pour ceux qui ont la comprenette difficile, le Rafale F4 peut très bien le faire, mais seuls les ingénieurs de Dassault peuvent l’expérimenter, étant les seuls à avoir accès aux codes sources du calculateur central du Rafale.
Contrairement à ce que @jean-luc prétend, l’EF2000 n’est pas encore prêt à des essais poussés avec un drone de combat, pour la même raison… son calculateur central est fermé, et ni Airbus DE, ni une entreprise d’électronique de pointe quelconque n’y a accès (pour le moment), tout simplement parce que le propriétaire de ce calculateur central, n’est pas allemand. Airbus DE n’a pas accès aux codes sources de l’EF2000, ni à ceux de l’A400M d’ailleurs.
Pour intégrer le drone de combat Kratos XQ-58A Valkyrie à l’Eurofighter Typhoon, Airbus DS contourne astucieusement les problèmes de code source en utilisant une approche logicielle et matérielle indépendante.Au lieu de réécrire le cÅ“ur du code de l’avion, Airbus « européanise » la plateforme américaine. Deux prototypes du drone sont préparés sur le site d’Airbus à Manching, en Allemagne, pour voler avec ce système.Voici comment Airbus gère techniquement cette intégration sans bloquer sur les verrous logiciels de l’Eurofighter :1. Le système de mission souverain MARSAirbus a installé son propre logiciel de mission appelé MARS (Multiplatform Autonomous Reconfigurable and Secure) directement dans la cellule du drone Valkyrie.L’avantage : Ce code source est 100 % maîtrisé par Airbus. Il gère l’autonomie de la drohne, ses capteurs et l’intelligence artificielle nécessaire aux missions de combat (guerre électronique, frappes) au lieu de faire peser ces calculs sur l’ordinateur de l’Eurofighter.2. Le « Kit de connexion » : Le Pod Litening 5Pour éviter de modifier l’ordinateur de mission principal de l’Eurofighter (ce qui demanderait de renégocier le code source avec le Royaume-Uni et l’Italie), Airbus et l’israélien Rafael modifient un équipement externe : le pod de désignation Litening 5.La solution : Le pod (déjà commandé par la Luftwaffe) reçoit une mise à jour matérielle et logicielle pour intégrer des liaisons de données à large bande passante. C’est ce pod qui sert de « traducteur » et de routeur entre les ordres simples envoyés par le cockpit du Typhoon et le système MARS du Valkyrie. Les modifications sur l’avion lui-même restent ainsi mineures.3. Les verrous restants : La souveraineté américaine (ITAR)Si Airbus maîtrise le système de mission européen qu’elle ajoute, le drone XQ-58A Valkyrie reste un produit américain conçu par Kratos.La boîte noire de Kratos : Les commandes de vol fondamentales du drone (le code qui lui permet de décoller, de virer et de rester stable) restent la propriété de Kratos et sont soumises aux strictes réglementations américaines sur les armes (ITAR). Airbus développe les interfaces logicielles (API) pour donner des ordres au drone, mais n’a pas accès au code source de pilotage interne de la machine américaine.Calendrier et objectifsCette collaboration permet d’aller très vite puisque la plateforme Valkyrie vole déjà depuis 2019 aux États-Unis. Airbus réalise ses propres essais en vol de la variante européenne, avec pour objectif de fournir une capacité opérationnelle de drone collaboratif à la Luftwaffe d’ici 2029.
pour les allemands cette solutions est provisoire , car les solutions 100% allemande serons prete vers 2031, airbus prépare aussi son propre drône
Quand j’ai affirmé que les avions pilotés n’avaient aucune chance face aux missiles russes, je me suis fait huer ici.
Quand j’ai décrit le Su-57 biplace comme une plateforme de pilotage à distance de drones apportant une révolution du combat aérien, certains se sont esclaffés.
Et voilà , la France va essayer de se mettre à jour avec le petit contenu de sa quincaillerie, tiraillée entre son état-major et ses industriels, sans réelle autorité car c’est une situation non anticipée.
Les autres vont avancer sans vous, les Turcs sont presque prêts avec le Kizilelma, les Chinois avec le J-20 biplace s’essaient déjà en plus de 3 drones de combat aérien à envoyer en plus un essaim de drones légers emmenés par un drone-mère (pardon pour l’orthographe), et les russes ne sont pas en reste puisqu’ils ont déjà l’expérience du combat en réseau dès l’ère soviétique avec le MiG-31 (le premier à être doté d’un radar à balayage électronique et d’une liaison de données) qui n’envoyait pas de drones mais des missiles à très longue portée.
Aux États-Unis aussi, ils y travaillent de concert avec les Australiens pour le loyal wingman, mais comme d’habitude les industriels vont d’abord se sucrer sur le great big budget avant de sortir un produit dans la veine du F-35
Ceux sont nos bons Mirage 2000-D qui auront les premiers CCA.