Renseignement spatial : Le retard pris par les programmes IRIS et CELESTE préoccupe le général Mandon

En matière de renseignement d’origine image [ROIM] et d’origine électromagnétique [ROEM], les capacités spatiales exploitées par la Direction du renseignement militaire [DRM] reposent respectivement sur les constellations CSO [pour Composante Spatiale Optique] et CERES [pour Capacités de Renseignement d’origine Électromagnétique Spatial], comprenant chacune trois satellites.

La durée de vie de ces derniers étant relativement courte [sept ans pour les satellites CERES, mis en orbite en novembre 2021], des études en vue de leur renouvellement ont été lancées dès 2019. Soit peu avant leur mise en service.

«Pour que nous gardions toujours l’avantage, pour que nos armées conservent leur supériorité sur le terrain, j’ai décidé de lancer deux nouveaux programmes spatiaux : le programme IRIS, qui […] succédera à CSO» et «le programme CELESTE, pour succéder à CERES et renforcer nos capacités de renseignement d’origine électromagnétique. […] Nos opérations ne peuvent plus se passer de nos capacités spatiales qui contribuent de façon décisive à notre autonomie d’appréciation, de décision et d’action», avait justifié Florence Parly, alors ministre des Armées.

Dans sa version initiale, la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, promulguée en août 2023, prévoyait la mise en service du satellite CELESTE d’ici à 2030. Seulement, ce programme n’a toujours pas été lancé, le montage industriel envisagé, basé sur un consortium formé par Thales et Airbus, ayant été remis en cause par la Direction générale de l’armement [DGA] en 2024 au regard, selon un rapport parlementaire, «de l’inadéquation entre les ressources financières allouées et les besoins demandés pour s’assurer du niveau de performances requis par les forces».

Quant au programme IRIS [Instruments de Renseignement et d’Imagerie Spatiale], confié à Thales Alenia Space et à Airbus Defence & Space, la LPM 2024-30 initiale tablait sur une mise en orbite du premier des deux satellites prévus en 2030.

Compte tenu du retard pris par CELESTE, le projet d’actualisation de la LPM 2024-30 a décalé l’entrée en service de ce satellite de cinq ans. En outre, il prévoit de l’associer à une «brique complémentaire ROEM», qui pourrait être issue du programme FLORE [pour Flight Demonstration of RoEm], mené par U-SPACE et Unseenlabs. Même chose pour la constellation IRIS, celle-ci devant désormais être opérationnelle en 2035.

«Le calendrier des programmes CELESTE et IRIS a été aménagé pour prendre en compte la consolidation du besoin opérationnel et le développement des technologies critiques associées. Les capacités d’exploitation de données spatiales seront modernisées et renforcées, tandis que les achats de données constitueront une première capacité complémentaire à l’horizon 2030, qui pourra être consolidée d’ici 2035», explique en effet le rapport annexé du projet d’actualisation de la LPM 2024-30.

Aussi, la marge de manÅ“uvre est très étroite… Et tout nouveau retard pourrait se traduire par une rupture capacitaire. Interrogé à ce sujet lors d’une récente audition au Sénat [le compte rendu vient d’être publié, ndlr], le chef d’état-major des armées [CEMA], le général Fabien Mandon, n’a pas caché sa préoccupation.

«Sur le volet spatial, […] les relèves sur le renseignement électromagnétique et le renseignement image sont aujourd’hui à risque. Des retards sont intervenus», a en effet avancé le CEMA. Aussi, a-t-il continué, la DGA «travaille très activement avec les industriels pour prolonger les satellites actuels afin d’éviter toute rupture capacitaire».
Dans le même temps, a poursuivi le général Mandon, «nous exploitons tout ce que peuvent apporter les services spatiaux». En effet, a-t-il expliqué, «dans l’éventualité où les programmes souverains ne se joindraient pas, nous avons prévu un plan de contractualisation des services par tous les systèmes qui existent aujourd’hui pour obtenir le renseignement qu’il nous faut».

Un autre point d’attention concerne le renouvellement des deux avions de renseignement électronique Transall C-160G Gabriel, retirés du service en 2022, sans attendre l’arrivée des trois Falcon ARCHANGE censés les remplacer.

Initialement, le premier ARCHANGE [pour Avions de Renseignement à CHArge utile de Nouvelle GÉnération] aurait dû être remis à l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] en 2025… Or, ce programme ayant pris du retard, elle a été obligée de louer un Saab 340 auprès de CAE Aviation [contrat SOLAR] pour éviter une rupture de capacité.

«En ce qui concerne les avions Gabriel et ARCHANGE, nous avons eu en effet une mauvaise surprise de la part d’industriels qui n’ont pas su tenir le calendrier sur lequel ils s’étaient engagés», a déploré le général Mandon. «La difficulté est de faire entrer une baie de calcul électronique dans un avion qui a un espace contraint», a-t-il ensuite expliqué. Et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles la DGA a préféré une solution basée sur l’A321XLR d’Airbus pour remplacer les avions de patrouille maritime Atlantique 2.

«Ce critère favorise le choix d’un profil d’Airbus pour le successeur de l’Atlantique 2, car l’on pourrait y intégrer sans grandes contraintes plusieurs baies et systèmes numériques», a en effet confié le CEMA.

Voir aussi...

 

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

37 contributions

  1. Tintouin dit :

    Information très intéressante sur une des motivations du choix fait de l’Airbus plutôt que le Falcon, pour assurer la patrouille maritime.
    Merci monsieur Lagneau.
    Eh oui, la numérisation et la puissance de calcul ont un coût et apportent aussi leurs exigences et contraintes physiques.

  2. Yvon dit :

    Nous sommes à l’heure des choix.
    La détection spatiale optique et électromagnétique relève, à l’évidence aujourd’hui, d’une priorité absolue.
    Il en est de même des drones, des missiles balistiques de frappe dans la profondeur, des systèmes anti-aeriens qui couvrent la THA, …
    Peut-on dire qu’il en est de même d’un porte-avions à mi-temps, d’un char lourd, …?
    Les choix demandent du courage. Mais c’est la responsabilité des décideurs. Sinon, à quoi servent-ils ?

    • G dit :

      Notre situation est encore pire puisqu’il ne s’agirait pas tant de « faire des choix » ex-nihilo que de désavouer ceux faits dejà vantés depuis presque une décennie… impensable pour des gens qui se définissent eux-mêmes par leur propre infaillibilité.

  3. Gamberge dit :

    « Nos opérations ne peuvent plus se passer de nos capacités spatiales […] », avait justifié Florence Parly, alors ministre des Armées. »

    Alors, dans la mesure où nos satellites feraient probablement partie des premières victimes en cas d’affrontement avec une puissance spatiale, comment ferions nous pour mener bataille ?

    • G dit :

      Nous pourrions décider d’avoir, contrairement à d’autres, la capacité de relancer des microsatellites en 24-48h.

      Encore faut-il décider d’en faire une priorité : les problèmes d’un programme entièrement nouveau, c’est que

      1) il ne peut découler que d’une vision stratégique. Pas de vision, pas de rupture.

      2) il entre en compétition avec des groupes d’influence puissants : le successeur du Machin, le successeur du Bidule seront déjà bien installés, jugés « sans risque » par les « décideurs » même s’ils sont conceptuellement obsolètes… et servis en priorité car personne ne veut être le premier à dire que le roi est nu.

  4. Patrico dit :

    Le Général Mandon déplore sur plusieurs lignes importantes de ses besoins nécessaires qui prennent des retards considérables dans le renseignement spatial !! il a entièrement raison mais il aurait et devrait faire valoir ses craintes stratégiques à son ministère de tutelle mais plutôt à le Président qu il côtoie très souvent !! d abord les drones de chez drones configurés qui devraient être déjà disponibles aux 4 Armées et aussi ces Drones que je vois THALE Slide/Sustain véritables patrouilleurs surveillances ISRA longues distances aux dessus de nos territoires en relais des communications Space/Sat-Terre !! la aussi c est très possible je l ai ai et déjà dit ici. Ceux là seront bien plus vite disponibles ! Il faut qu il élève une voix forte ici et non pour nous faire peur face à de possibles conflits qui font partie de ses concentrations stratégiques. Mais les retards seront toujours là car nos belles entreprises sont trop liées dans des partenariats Européen et il doit l avoir compris j espère. Ces lenteurs administratives et relationnelles seront toujours présentes, verrouillées et empêcheront toutes créativités avant gardistes sur notre territoire.
    Merci Thank you merci a vous et à Tous

  5. Le promoteur martien dit :

    Le pouvoir d’Elon MUsk permis par la puissance américaine est quantifiable : avec les petits satellites, les deux tiers de ce qui orbite autour de la terre à un lien avec lui.
    https://www.lepoint.fr/science/spacex-detient-deux-satellites-actifs-sur-trois-en-orbite-J3ESO5GQU5FEDB7ZGB75NGTTTY/

  6. fabrice dit :

    Ce n’est pas grave d’un pont de vue « européen », la Suède elle a réussi sa transition spatiale entre le spatial pépère, à la papa, de type macronienne, de celle du « new space », la France devrait faire des économies et laisser la Suède prendre le leadership européen. https://www.intelligenceonline.fr/europe-russie/2026/05/26/stockholm-en-passe-de-s-imposer-comme-une-des-principales-puissances-de-renseignement-depuis-l-espace-en-europe,110771236-eve
    Je cite le début de l’article « d’ici un an, la Suède disposera de plus de satellite espion que Paris »…
    Je sais c’est dure pour le narratif « Paris, puissance d’équilibre intergalactique, troisième voie entre Washington et Pékin, défenseur du droit international quand ça l’intéresse »… Mais bon la réalité est dure mais c’est la réalité
    Pendant ce temps record des exports israéliens, record des réserves de devises, record de la valeur du shékel, record des exports militaires…
    Heureusement que Paris a brisé les liens militaires avec Israël, Jérusalem doit aller vers l’avenir et non pas s’attacher à des boulets.
    La commissaire européenne à Paris devant la commission de la défense du Sénat « on a besoin de 70 mds pour reconstruire Gaza, on donne 1 mds par an à la Jordanie, 7 mds par an à l’Egypte, on a besoin de 140 mds pour reconstruire la Syrie, 70 mds pour épurer la dette libanaise… Nicolas doit payer »…le président de la commission « ouin ouin, on n’a plus d’argent, les électeurs ne sont pas contents, on a du mal à justifier tout ce fric pour les rien qu’arabes et musulmans, ouin ouin »…
    Insupportable, Paris capitale arabe doit savoir faire quelques sacrifices pour nos frères rien qu’arabes et rien que musulmans. Après tout qu’est ce que c’est 400 mds d’euros pour Paris ? Juste deux fois le budget français.

    • Khops dit :

      Reccord de maisons détruites, reccord de réfugiés chassés de leur maison, reccord du nombre de guerres déclenchées pour éviter que le premier ministre passent en jugement pour corruption… Ça fait beaucoup de reccords qui tombent en ce moment

      • AlexS dit :

        C’est faux, rien qu’au Soudan, on trouve encore plus de tout ça. Mais le record dont tu peux te vanter, c’est sans doute celui de la partie qui protège le moins délibérément ses propres civils. Au contraire, la mort de ses propres civils – et des civils ennemis – fait partie intégrante de la stratégie!
        Un type de guerre sans précédent dans l’histoire, qui n’est possible que grâce au journalisme occidental ; si cela avait été le cas pendant la Seconde Guerre mondiale, on ne l’aurait jamais gagnée.

        Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

    • Vortex dit :

      Aïe ! Ses névroses le reprennent !…
      Vite ! Une séance de psychothérapie psychodynamique ! Avec une bonne dose d’antidépresseurs en traitement de fond…

  7. Georges Frérot dit :

    Il ne fallait pas être grand clerc pour envisager que de passer d’un Transall C160 Gabriel à un Falcon pouvait être délicat enterme de volume et d’équipe d’analystes en cellule.
    Et ce d’autant plus que le renseignement électronique demande volume et puissance de calcul.
    Miniaturisation et performance ne faisant qu’accroître et susciter de nouveaux besoins en la matière plus qu’aider à leur réduction.
    L’intégration de l’IA ne fera qu’accentuer cette tendance.

  8. Se promener à travers les ondes dit :

    Les américains ont vu arriver l’opération spéciale grâce au SIGINT :
    https://lerubicon.org/le-dispositif-sigint-americain-loracle-qui-a-vu-la-guerre-avant-quelle-ne-survienne/

    Les beaucoup plus modestes moyens français ont vu les préparatifs, c’est sur l’interprétation de la volonté réelle du maître du Kremlin que certains se sont plantés ( et ce n’est pas la DRM).
    https://www.vie-politique.com/2025/06/le-renseignement-dorigine.html

  9. flightcombat dit :

    C’est étonnant ce problème d’intégration alors que Thalès a réalisé des systèmes comme SPECTRA, ASTAC, … dans des espaces hautements réduits.
    Le falcon 8X a une cabine de 13m de long et 2,34 de large pour 1,9 de haut. Soit 55m3 avec la soute à bagage de volume dispo. C’est plutot correct pour installer genre 6 consoles et quelques baies elec. C’est 1,5 fois le volume d’un conteneur KC20.
    Après le systeme SIGINT que l’on connait sous le nom de CUGE n’était pas forcément prévu au départ pour un format de porteur de cette catégorie.
    De plus, le CUGE était annoncé comme très ambitieux avec des antennes interféromètriques et très large bandes hautement intégré et de puissant système d’analyse par algorythmes. Ce tout à probablement mis des barrières d’intégrations plus poussées que prévues.

  10. Rogger dit :

    bonjour tous cela coute tres tres chere. et ils me semble sue nous avons eux un creux entre deux type de fusee… ( Ariane 5 et 6 ) .
    bon dans tous le cas, ils ne faut pas oublier que le budget de la defense est en forte augementation malgree une situation economique difficile …

  11. jean luc dit :

    Je trouve très ennuyeux pour ses retards, Le général Mondon connaît les programmes allemands https://air-cosmos.latribune.fr/article/defense/7109786050803/l-allemagne-signe-un-gros-contrat-de-reconnaissance-spatiale-avec-iceye-et-rheinmetall . ils veulent faire accélérer ces programmes pour éviter le décrochage français . J’espère que mon pays commence à changer de politique vis-à-vis de la New space .

    • Vortex dit :

      Nous, nous connaissons un retard pour remplacer ce qui existe déjà, mais qui pourrait être prolongé en attendant
      L’Allemagne, elle, part de zéro…
      Comparaison n’est pas raison jean-luc…..

      • jean luc dit :

        non elle part pas de zéros , celas fait longtemps qu’elle est dans l’espace .L’Allemagne dispose de ses propres satellites militaires de manière indépendante depuis le 19 décembre 2006, date du lancement réussi de SAR-Lupe 1, son tout premier satellite de reconnaissance radar.Auparavant, la Bundeswehr dépendait des capacités spatiales de ses alliés, notamment des États-Unis et de la France. Les restrictions d’accès aux données d’imagerie américaines durant la guerre du Kosovo en 1999 ont poussé Berlin à développer sa propre souveraineté spatiale.L’évolution du parc de satellites militaires allemands s’articule autour de plusieurs programmes majeurs :La constellation pionnière : SAR-Lupe (2006)Type : Reconnaissance radar à synthèse d’ouverture (SAR).Déploiement : 5 satellites identiques mis en orbite entre 2006 et 2008 par le constructeur allemand OHB System.Atout majeur : Contrairement aux satellites optiques, le radar permet d’obtenir des images de haute précision (résolution d’environ 1 mètre) de jour comme de nuit, et ce, peu importe la couverture nuageuse.Partage international : Ce système a permis un accord de troc capacitaire avec la France (l’Allemagne fournissant des images radar en échange des images optiques des satellites français Helios II).La modernisation : Le système SARah (2022)Type : Renseignement radar de nouvelle génération doté d’une résolution améliorée.Déploiement : Le premier satellite de la constellation, SARah-1, a été mis en orbite avec succès par une fusée Falcon 9 de SpaceX en juin 2022. Deux autres satellites réflecteurs ont suivi fin 2023 pour remplacer définitivement les anciens SAR-Lupe vieillissants.Les télécommunications : SATCOMBwEn parallèle de l’observation, l’armée allemande exploite ses propres satellites de télécommunications sécurisées via les programmes SATCOMBw, indispensables pour le commandement et les liaisons chiffrées de ses unités déployées à travers le monde.
        Il arrête de vous raconter des histoires. La France a 8 satellites , l’Allemagne 5 ,mais celas va changer avec les programmes en cours

  12. Sylvain dit :

    Pour le remplacement des Atlantiques 2, je n’ai jamais compris pourquoi ils n’ont plutôt envisagé l’utilisation de l’A400M.
    Ça aurait permis la longue distance, l’altitude et une capacité d’emport comme l’A321 et la capacité à voler bas et lentement comme les Atlantiques 2.
    Avec en prime, un espoir d’entraîner certains pays européens qui ont déclaré vouloir vendre certains de leurs A400M de plutôt les convertir.

    • Tannenberg dit :

      Le coût d’acquisition, de MCO et de transformation de l’A400M seraient sans doute un poil plus élevés que pour l’A321, mais en partant d’une cellule militaire on aurait gagné une robustesse et une capacité de dispersion des moyens que l’A321 ne permet pas.

  13. jean luc dit :

    Intégration numérique complexe : La DGA et l’armée de l’Air et de l’Espace déplorent le fait que les industriels partenaires ne parviennent pas à tenir les calendriers à cause de la complexification des puissances de calcul. Faire entrer des baies électroniques massives de nouvelle génération dans les espaces ultra-contraints des satellites crée des goulets d’étranglement techniques.Le saut générationnel : Passer de la technologie CSO (optique) et CERES (écoute) à des systèmes encore plus miniaturisés, interconnectés et précis demande des phases de recherche et développement (R&D) beaucoup plus longues que prévu.2. Des alertes budgétaires et institutionnellesLe rapport de la Cour des comptes : Fin 2025, un avis très sévère de la Cour des comptes a pointé du doigt un retard de plus de trois ans sur le calendrier initial pour les capacités d’observation et de renseignement à cause de ces impasses industrielles.

    Il faut ajouter les retards d’Ariane 6, trois ans de retard pour les programmes Iris et Celeste. pour Iris, ce sont 2 satellites de 3,5 t. Pour céleste, c#est une constellation de 3 satellites de 500kg à 1t, on ne connaît pas le nombre de constellations, la France fait toujours de gros satellites, qui sont des bijoux de technologie avec des images à très haute définition de l’ordre du centimètre , pour le systéme allemands Spock1-2 les satellites font 85kg et on une definition de 16 cm . deux école qui s#affrontent

    • totoro dit :

      Une résolution GSD de l’ordre du cm ? Vraiment ? Même pas quelques dizaines, vous êtes sûr ?
      Je serais curieux que vous documentiez cela.
      Par ailleurs, vous comparez Spock qui repose sur des capteurs SAR, avec IRIS qui est de l’electro-optique.
      Les résolutions les plus performantes pour du SAR en band X chez Iceye sont aujourd’hui de plusieurs mètres.
      Bref.

  14. Kamelot dit :

    Là, il ne s’agit que de receuil et d’analyse. Quand (?) il faudra passer à la GE offensive le ou les porteurs (drone) devront être suffisamment dimensionnés pour ne pas être limités dans leurs fonctions.

    • jean luc dit :

      la constellation, c’est la résilience : quand un est détruit, les autres continuent. Quand on perd un gros satellite, on perd tout . dans les constellations allemands il y auras des satellites inspecteurs .

  15. Vers l'infini et au-delà dit :

    « Le secteur spatial, enfin, se transforme à grande vitesse et la France n’a pas le droit de rater ce virage. Elle dispose d’atouts réels : le programme CSO (Composante Spatiale Optique), dont les satellites d’observation militaire constituent l’épine dorsale du renseignement d’origine image, le programme CERES (capacité de renseignement électromagnétique spatiale) pour l’écoute électromagnétique, ou encore le futur Syracuse 4, qui sécurise les communications des forces. Mais la miniaturisation des satellites, la multiplication des constellations commerciales et l’irruption d’acteurs privés comme SpaceX redistribuent les cartes à une vitesse que les cycles d’acquisition militaires traditionnels peinent à suivre. Dans la course technologique, on n’a jamais fini de gagner. On avance, ou on recule. »

    Source : https://opexnews.fr/renseignement-francais-guerre-basse-intensite-permanente-dgse-drm-dgsi/

  16. Plumer la volaille dit :

    En matière de renseignement spatial, nous comptions sur les allemands pour les satellites SAR en échange de nos images de nos satellites CSO :
    https://www.opex360.com/2026/03/01/la-dga-a-relance-le-projet-de-satellite-de-renseignement-electromagnetique-celeste/

    Grâce aux commentaires sur OPEX 360, nous savons (en allemand) que SARah-2 et SARah-3 ont fini par être dépannés et seraient fonctionnels.
    https://www.spiegel.de/wissenschaft/weltall/bundeswehr-sarah-radarsatelliten-funktionieren-nun-doch-a-9048736a-e924-4ca5-a3ac-75f79f49337b

    L’Italie aussi a ce type de satellites :
    https://air-cosmos.latribune.fr/article/espace/7109786085489/spacex-lance-un-nouveau-satellite-radar-italien-cosmo-skymed

    Mais l’Allemagne a des gros acteurs ambitieux:
    https://www.vermoegenszentrum.ch/fr/bourses-et-marches/news/defense-les-allemands-helsing-et-ohb-sallient-dans-les-satellites

    Notamment Rheinmetall allié pour l’occasion le finlandais ICEYE :
    https://www.frenchweb.fr/leurope-ne-veut-plus-dependre-des-etats-unis-pour-les-images-sar-iceye-leve-200-millions-deuros/459069

  17. Olivier Fournier dit :

    Y’a pas de fric. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.