Armement terrestre : La France va-t-elle être obligée de réduire sa participation au capital de KNDS à 30 % ?

Amorcé en 2014, le rapprochement entre le français Nexter et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann s’est concrétisé par la création du groupe KNDS, détenu à parts égales par l’État français [via Giat Industries] et la famille Bode-Wegmann. Sa structure capitalistique est donc hybride puisqu’elle associe des intérêts publics et privés.

Seulement, l’introduction en Bourse de KNDS, prévue, a priori, en juin prochain, va changer la donne. Initialement, Berlin comptait acquérir 25,1 % du capital du groupe, soit le minimum requis pour disposer d’une minorité de blocage. Un niveau insuffisant aux yeux du ministère allemand de la Défense, qui a plaidé pour monter jusqu’à 40 %. Et cela alors que la valorisation de l’industriel est estimée à 20 milliards d’euros. Finalement, c’est ce dernier qui a eu gain de cause.

Selon les confidences faites à l’AFP par une source gouvernementale, un consensus a en effet été trouvé pour porter le niveau de la participation de l’État au capital de KNDS à 40 %. Mais provisoirement… car elle devra ensuite être réduite à 30 % d’ici «deux à trois ans».

En clair, afin de maintenir les équilibres entre les parties française et allemande, Paris devra réduire sa part à 40 %… puis à 30 %.

Un responsable allemand, cité par l’agence Reuters, a confirmé ce scénario. «Les deux gouvernements devraient réduire leurs participations respectives à 30 % au cours des deux ou trois prochaines années. Mais tous deux conserveraient des droits de vote égaux, quelle que soit la taille de chaque participation», a-t-il expliqué.

Le président du conseil d’administration de KNDS, l’allemand Tom Enders, a estimé que cela ne pouvait être «qu’un début». Pour lui, en effet, «l’objectif doit être de réduire significativement la part de l’État au fil du temps» car «à long terme, les entreprises de défense n’ont généralement pas besoin d’actionnaires étatiques majoritaires».

«KNDS doit également adopter une structure de gouvernance et des règles d’engagement adaptées au marché boursier, ce qui renforcerait ses atouts et soutiendrait la poursuite de la consolidation européenne», a ajouté M. Enders. Et par «consolidation européenne», on entend généralement «fusion-acquisition»…

Nul doute que Rheinmetall sera alors à l’affût. En 2018, son comité de direction avait indiqué que son objectif serait d’acquérir une «participation majoritaire au capital de KNDS à long terme». Objectif que son PDG, Armin Papperger, a rappelé en mars 2025. « Si KNDS entre en Bourse et qu’une opportunité se présente pour faire quelque chose, alors nous la saisirons », avait-il en effet assuré.

Cela étant, une source française citée par le quotidien Les Échos, a temporisé. «L’idée que Paris puisse, dans un second temps, descendre à 30 % n’est pas du tout d’actualité», a-t-elle affirmé.

Photo : KNDS

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105 contributions

  1. trop beau pour etre vrai dit :

    ça sent l’arnaque à plein nez:
    Niveau de participation indépendante des droit de votes…

  2. Jym dit :

    «à long terme, les entreprises de défense n’ont généralement pas besoin d’actionnaires étatiques majoritaires» Oui oui bien sûr mon pote Allemand. On a compris. Surtout dans la défense, à l’heure où on doit protéger notre industrie. L’exemple du SCAF nous « rassure » tellement.

  3. Huon dit :

    « En clair, afin de maintenir les équilibres entre les parties française et allemande, Paris devra réduire sa part à 40 %… puis à 30 %. »

    Un point m’échappe : que signifie le verbe « devoir », dans ce contexte ? En d’autres termes, quels seraient les leviers permettant de contraindre l’État français s’il ne le souhaitait pas ?

    • Tourne Bille dit :

      La France devra le faire. Les petits hommes en gris des ministères feront en sorte que ça se fasse.
      Car la France serait bien présomptueusement impudente si elle ne se pliait pas à ce diktat de bon sens germanique.
      Et les politocards qui nous gouvernent ne veulent pas passer pour des présomptueusement impudents, soumis qu’ils sont à l’UE vorace, ils veulent plaire, plaire, plaire …

    • jean luc dit :

      il y en as aucun .

    • tschok dit :

      @Huon,

      A priori, il n’y en a pas, à moins qu’un accord passé entre la France et l’Allemagne oblige les deux Etats à équilibrer leur participation dans le capital de KNDS. Et il semblerait que cet accord existe.

      Au moment de la création de KNDS, les Français et les Allemands ont posé le principe d’une participation égalitaire (à 50/50) des deux actionnaires, l’État français d’un côté, la famille Bode-Wegmann de l’autre, dans le capital du groupe KNDS.

      Mais ça, c’était au moment de la création du groupe.

      Qu’est-ce qui se passe si l’un des deux actionnaires se retire, via une introduction en bourse ? Comment appliquer le principe de la participation égalitaire quand il y a d’un côté un actionnaire prépondérant à 50% et de nombreux autres actionnaires, qui se partagent les 50% du capital introduit en bourse et devenu « flottant » ?

      La réponse est simple : c’est impossible.

      Or, le gouvernement allemand a voulu maintenir ce principe, pour des raisons de souveraineté. Pas de problème, il lui suffit alors de racheter illico les 50% du capital introduit en bourse, et puis voilà. Sauf qu’il y a deux écueils :
      – D’abord, il faut faire un gros chèque, car l’entreprise est valorisée à 20 Mds €, ce qui a suscité des débats au sein de la coalition gouvernementale en Allemagne,
      – Ensuite et surtout, cela réduit considérablement l’intérêt de faire une introduction en bourse : si la totalité de la participation de l’actionnaire sortant est rachetée par un nouvel actionnaire, quel est l’intérêt d’une IPO ? Comment coter une action s’il n’y a pas de transactions ?

      En effet, si l’État allemand achète tout le capital flottant et le conserve, il n’y a pas de transactions sur le marché, donc pas de cotation du titre. Donc, zéro intérêt de faire une IPO. Autant faire une cession de titres sous seing privé, et basta.

      Sauf que KNDS veut faire son IPO, parce que le groupe vise à terme l’accès aux capitaux du marché boursier. Observons que pour le moment, cette introduction en bourse ne lui permet pas d’y accéder : KNDS ne va rien gagner dans cette IPO. Ceux qui vont y gagner quelque chose, ce sont les membres de la famille Bode-Wegmann, qui vont percevoir le prix de vente de leurs actions, mais il n’y aura aucune levée de fonds au profit de KNDS à ce stade, faute d’émission d’actions nouvelles.

      En fait, pour le moment, on vend du capital de seconde main et les actions seront cotées sur le marché secondaire (par opposition au marché primaire, celui des actions nouvelles).

      Néanmoins, pour KNDS, l’intérêt de la chose est de se construire une capitalisation boursière, ce qui revient à mettre sur le marché des actions qui vont être achetées puis revendues par des investisseurs, donc il y aura une cotation de l’action KNDS, ce qui permettra par la suite à KNDS d’émettre des actions nouvelles, donc de lever des fonds pour financer ses investissements autrement que sur ces fonds propres. C’est ça l’objectif que vise KNDS.

      Pour atteindre cet objectif, KNDS a besoin que le titre qu’il va mettre sur le marché soit le plus liquide possible, ce qui implique de transformer en capital flottant une part significative de son capital. Je ne saurais vous dire combien au juste, parce que c’est un truc qui se calcule de façon très fine. Toujours est-il que si l’État allemand en achète 25% ou 40% dès la mise sur le marché, il ne reste plus beaucoup de flottant à coter sur le marché (entre un quart et un dixième, quoi). Bref, le titre n’est pas liquide et c’est un IPO de merde.

      Donc, à un moment, d’après ce que j’ai compris, tout le monde s’est tourné vers la France pour lui dire de mettre du flottant sur le marché, histoire de rallonger la sauce : l’État allemand, parce qu’il vaut équilibrer les pouvoirs et KNDS parce qu’il veut se constituer une capitalisation boursière qui ne soit pas maigrichonne, pour qu’il y ait des transactions, donc un titre liquide.

      Mais à la base, rien n’oblige la France à diminuer sa participation dans le capital de KNDS, sachant toutefois que cette diminution est dans la logique du système : quand, plus tard, KNDS émettra des actions nouvelles pour se financer, cela reviendra à faire une augmentation de capital. Donc, la participation de l’État français diminuera mécaniquement.

      Comme la diminution de la participation de l’Etat français est inhérente à la finalité de l’opération, autant la valoriser tout de suite en acceptant de mettre, mettons, 10% du capital détenu par la France sur le marché. Ça fait à la louche 2 Mds € à prendre.

      Et ça permet à tout le monde d’atteindre son objectif :
      – L’allemagne obtient le maintien du principe de la participation égalitaire, moyennent le paiement d’un chèque de 8 Mds €, correspondant à 40% du capital,
      – KNDS obtient une action plus liquide ce qui lui permet de poser la première marche de l’escalier qui va conduire le groupe vers le financement de ses investissements via les capitaux levés sur le marché boursier,
      – La France rafle 2 Mds € dans l’affaire sans que sa position d’actionnaire de référence soit amoindrie vis-à-vis de l’Allemagne, puisque l’équilibre des participations est conservé.

      Tout le monde est content.

      Mais personne n’est obligé à rien dans cette affaire, c’est juste de la négo et du choix d’options en face de la décision d’un actionnaire historique de se retirer du capital de l’entreprise.

      Bon, là-dessus, les Allemands, qui n’ont visiblement pas envie de garder les actions du groupe KNDS en portefeuille, annoncent par anticipation leur intention de liquider 10%, afin de porter le niveau de la participation de l’Etat fédéral à 30%. Comme le principe d’une participation égalitaire a semble-t-il été accepté par tout le monde, ils font comme si la France allait en faire autant.

      C’est là qu’une source française indique que ce n’est pas d’actualité :
      – On est ok pour maintenir le principe de participation égalitaire, donc ok pour mettre 10% dans le flottant,
      – On a compris que la participation de l’Etat français est appelée à diminuer mécaniquement avec le temps, parce que c’est dans l’esprit de l’opération, vu qu’il y aura des augmentations de capital un jour ou l’autre,
      – Mais en ce qui concerne la cession des titres qu’on détient, si on est OK pour descendre à 40%, on ne l’est pas pour descendre à 30% pour le moment.

      Au passage, il me semble que ça exigera une loi : au moment de la création de KNDS, il avait fallu voter une loi pour autoriser l’Etat à apporter dans le capital de KNDS les actions qu’il détenait dans Nexter. Mais là, il s’agit d’une introduction en bourse, ce qui est différent. Mais je ne suis pas spécialiste.

      Soit on considère que la loi qui a autorisé l’apport des actions a opéré une privatisation = une sortie du domaine public, auquel cas, il n’y a pas besoin d’une nouvelle loi pour autoriser la cession des actions de KNDS sur le marché boursier, soit on considère que cette loi avait un objet spécifique limité à l’apport d’action, et qu’il faut une seconde loi pour autoriser la mise sur le marché boursier des actions de KNDS détenues par l’État.

      C’est un débat de spécialistes, je suppose que la question a été balisée et qu’il n’y a pas de problème à ce niveau-là. Mais s’il faut une loi, il pourrait y avoir des complications inattendues. Beaucoup en France veulent dissoudre KNDS, selon la formule désormais usuelle du « chacun reprend ses billes ». Ils n’ont pas compris que cela ferait le jeu de Rheinmetall, donc pas vraiment notre affaire, mais on n’a jamais demandé aux souverainistes de faire preuve d’intelligence stratégique, non plus. Alors, advienne que pourra…

      • Vortex dit :

        Qui veut dissoudre KNDS ?

      • jean dit :

        L’essentiel est : quelle est notre doctrine de défense, pour quoi faire?
        Si c’est une doctrine de défense « tous azimuts » comme le prônait De Gaulle, une alliance avec l’Allemagne n’a pas de sens. Dans un premier temps, en fonction de nos BESOINS, conserver le statuquo est en effet une bonne idée, pas question de céder 1% du capital. Tout en constituant à côté un acteur purement français éventuellement à capitaux publics, si tel est notre besoin avec comme objectif de le fusionner avec la part française de KNDS.
        Mais on en revient à la question initiale : pour quoi faire ?
        Les macronistes sont plus que flous dans la doctrine de défense.
        On voit bien que c’est un régime finissant sans but ni vision.

    • MC² dit :

      Des leviers politiques, que ce soit entre la chancellerie et l’Élysée ou via la Commission de Bruxelles, voire la BCE. Ce ne serait pas une nouveauté que la France sacrifie ses intérêts à la construction européenne, au couple franco-allemand ou à n’importe quelle autre rêverie fantasmatique.

    • HMX dit :

      Le passage de 40% à 30 % résulterait, en toute logique, d’un accord politique bilatéral franco-allemand. Accord que nous pouvons donc accepter, ou refuser. C’est l’Elysée qui décide…

      A terme, la limitation du contrôle public n’est pas forcément une mauvaise chose, permettant sur le principe à d’autres acteurs privés de rejoindre le capital de l’entreprise. Mais le risque le plus évident, c’est que 70% du capital pourrait, à terme, être détenu collectivement par des actionnaires publics et privés allemands, induisant un déséquilibre majeur, et une « germanisation » économique de KNDS.

      On peut toutefois se rassurer (à moitié…) en rappelant que la gouvernance restera paritaire (droits de vote égaux, droit de veto stratégique ou « golden share », sites de production…), et qu’il y aura sans doute des mécanismes de sécurité nationale, pour bloquer des prises de participation hostiles ou étrangères (au hasard : celle de Rheinmetall…). Reste à savoir si ces mécanismes ne risquent pas de s’effriter ou de s’affaiblir avec le temps.

      Plus largement, et plus stratégiquement, la question du devenir de KNDS reste posée. Cette co-entreprise entre Nexter et KMW constituait « la corbeille de la mariée » du programme MGCS. Or, le MGCS est en état de mort cérébrale (même si pas encore débranché officiellement…). Plus grave, un fossé gigantesque continue à se creuser, entre le dynamisme de l’Allemagne dans le secteur terrestre de la défense (centaines de commandes de blindés en cours et d’autres à venir, projet Léo 3, budgets en très forte augmentation…), et l’immobilisme français, avec un format de l’AdT désespérément stable, un parc de blindé lourd qui reste officiellement à 200 chars, et un point d’interrogation sur la question du remplacement du Leclerc par un futur blindé, intérimaire ou pas… Il faudra attendre 2027 et un nouveau Président pour espérer du changement, une nouvelle stratégie, et de nouvelles perspectives.

      A court terme, on pourrait cyniquement se féliciter de cette situation, puisque avec 50% du capital à ce jour, la France bénéficie directement de ce dynamisme allemand qui valorise l’entreprise KNDS. Mais il serait illusoire d’imaginer que cette situation pourra perdurer. Rationnellement, ce n’est pas dans l’intérêt de la France (qui risque à terme d’être diluée dans des intérêts allemands), ni dans celui de l’Allemagne (qui préfèrerait sans doute voir émerger un champion national, plutôt que cette co-entreprise, où la France fait de plus en plus figure de « passager clandestin » qui impose ses conditions).

      Sauf miracle (toujours possible), on se dirige vraisemblablement vers un éclatement de la co-entreprise KNDS.

      • Vortex dit :

        Comme je le demande à @tschoky, qui veut dissoudre KNDS ?
        Après, si c’est le cas et si cette société éclate (comme tous les projets franco-allemands, du reste…), ne serais-ce pas l’occasion de voir s’opérer un rapprochement Nexter/Aarqus/John Cockerill Défense qui aurait du sens ?

  4. Emile dit :

    Si nous avons le courage politique d’être souverain dans ce domaine, il faut quitter ce groupe. Les allemands finiront par prendre le contrôle et nous aurons les pieds et mains liés. Il vaut faire un groupe avec les différents acteurs français . Nous savons ce que coute la coopération avec l’Allemagne sous idéologie belliqueuse pour une Europe fédérale à ses pieds…..

  5. Olie dit :

    bonjour, la France va encore se faire avoir par l’Allemagne. on va perdre toutes nos industries de défenses. merci m le président !!!

    • kaiox dit :

      lequel président ayant néammoins contribué avec le précédent à pas mal développer notre base de défense notamment via les contrat export (rafale, FDI, guerre des mines) et augmenté le budget de la défense baissé par les précédents…

      • Gilles Aigeaunne d'Hurronpouein dit :

        Votre remarque avisée n’aura aucune portée sur les consommateurs accoudés au zinc du Café des Sports.

        • Thorgal dit :

          Toujours ce mépris du peuple par les beaux esprits courtisans experts en lècheries dégoutantes.
          Le dégoût, voilà, tout est dit.

          • tschok dit :

            @Thorgal,

            Vous faites partie du peuple quand vous assumez les conséquences négatives des décisions que prennent nos dirigeants.

            Qu’est-ce qui vous fait croire que celui à qui vous répondez ne remplit pas cette condition ?

            Alors que moi, perso, en ce qui vous concerne, j’ai des doutes. Vous ne réagissez pas comme un mec qui est dans la même galère que les autres, mais comme un type qui veut porter au pouvoir des gens qui sont favorables à ses intérêts, et qui est mécontent de la situation présente parce qu’il n’y trouve pas son compte.

            Désolé de vous le dire Thorgal, je ne veux pas être désagréable et vous faire un procès d’intention, mais il me semble que vous déduisez trop promptement des propos tenus par autrui un prétexte pour toujours vous réclamer de l’authenticité du peuple, et pour tout vous dire, ça commence à me porter sur le système.

            Pour une raison simple : les conséquences négatives des décisions que prennent nos dirigeants, je les subis. Si en plus, il faut que je me coltine des illuminés de l’authenticité du peuple comme vous, alors que vos objectifs, c’est juste de défendre votre bout de gras, ça commence à faire un peu trop pour mes frêles épaules.

            Alors, ton dégoût de défenseur du peuple pénétré du monopole de son bon droit, tu te le roules en cylindre et tu te le fous où je pense.

            Et, si tu veux, tu nous raconteras comment tes hémorroïdes l’ont apprécié. C’est un caprice que je suis prêt à te passer, par pure curiosité.

    • Singulier dit :

      Nos industries de défense.

  6. bigorneau dit :

    eh eh … il ne faut pas faire de société commune avec les allemands, ni même coopérer, eux qui usent de toutes les ficelles pour in fine reprendre ou contrôler . Le principe de respects des accords et le respect de l’autre leur est inconnu.
    Ce sont des planches pourries .
    Airbus, les manoeuvres sur le scaf … J’attends de voir comment va tourner l’affaire MTU Safran pour le moteur …
    Heureusement , pour le SCAF nous avons en face un dénommé Eric Trappier . Sinon, c’était foutu .

    • tschok dit :

      Ah mais c’est foutu. Je ne sais pas si vous avez compris. On va essayer de faire le F5 à peu près dans les délais, si on parvient à trouver le financement, et après, on verra pour la 6GEN, mais c’est pour dans… pas tout de suite, si jamais ça se fait un jour.

      Le truc, c’est qu’on va essayer de recoller les morceaux du SCAF qui restent au fond du bac pour au moins faire un cloud de combat en commun avec nos partenaires. Ça, c’est le truc vital. L’avion de 6GEN, pour le moment, il est très secondaire.

      Donc, en l’état actuel des choses, le SCAF est foutu et l’avion de 6GEN qui allait avec aussi. Le seul truc qui vous faisait tous bander (un avion de 6GEN franco-franchouillard) ne va pas se faire et vous ne l’avez toujours pas intégré, c’est drôle.

      Nan, je veux dire, ce n’est pas drôle, mais c’est étrange comme vous mettez du temps à comprendre les choses.

      • Foufouille dit :

        C’est comme le refroidissement du tube d’un canon.
        Cela prend un certain temps…….
        A+

      • fabouze dit :

        heu…. apres avoir lu un nombre incalculable de posts sur ce site, dont les votres, moi je dirais plutot que c’est vous qui êtes dur de la comprennette… ceux que vous accusez d’etre débiles ne voulaient pas d’avion 6GEN avec les conditions allemandes… ils preferaient un rafale F5 + neuron-equivalent, le tout franco-francais eventuellement relié à un cloud (si possible européen): moins cher, plus rapide, moins casse couille -> et c’est exactement ca qui va se faire. Le SCAF et la 6GEN osef, ca y est c’est rentré?

        • tschok dit :

          Oui, c’est rentré. C’est même intériorisé.

          J’en suis à l’étape d’après et, par ailleurs, je n’accuse personne d’être débile.

          En revanche, il y a un truc que je fais et que j’assume : je traite des gens de cons. Ca oui, je le fais, c’est clair. Je ne peux que plaider coupable sur ce point précis.

          Sinon, sur le reste, nous sommes très exactement d’accord, ne l’avez-vous pas remarqué ?

          Je vous cite : « Le SCAF et la 6GEN osef ».

          Excellente synthèse, je n’aurais pas pu mieux dire.

          Donc, conséquence : ornière du Rafale jusqu’en 2060.

          On est pris dans l’ornière, on n’est plus fluide. Et on le fait juste à un moment de l’histoire où les choses vont plus vite. Pour moi, c’est pas bon.

  7. Yvon dit :

    La holding KNDS a été créée dans la perspective de la réalisation du MGCS qui est quasiment à l’abandon du fait des initiatives allemandes pour pérenniser le LÉOPARD.
    La solution la plus simple serait de dissoudre KNDS. Chacun reprenant ce qu’il a apporté.
    La manipulation initiée aujourd’hui par l’Allemagne avec le soutien avisé et intéressé de Rheinmetall consiste en fait à faire tomber à terme dans l’escarcelle de cette dernière société l’ensemble de KNDS et, à terme, de dépecer la partie française.
    Si KNDS doit perdurer, la situation actuelle est tout à fait satisfaisante pour la France. Il n’y a aucune raison de changer la structure du capital.
    Il est clair que l’Allemagne veut étendre son leadership en Europe et, tout particulièrement, dans le domaine de l’industrie militaire où elle entend marginaliser la France.
    Il est temps de se réveiller. Nous n’avons aucune raison de nous laisser faire.

    • kaiox dit :

      tout à fait d’accord: acutellement en tant qu’actionnaire la france bénéficie des performances de KNDS allemagne.. plutot bénéfique, et aucune raison de baisser notre participation, ou alors de manière très encadré et en se servant du produit pour renforcer nos commande de matériel

    • Constat dit :

      On devrait se doter d’une représentation nationale française qui taperait sur la table pour dire NON. Ah ça existe déjà cette représentation nationale ? Pas vu.

  8. lecoq dit :

    varoum l’allemagne met la main definitive sur nexter …
    bien vu micron

    l’allemagne fait tout pour marginaliser la france en europe et dans le monde, et la c’est magistral

    reste 3/4 entreprises de defense a brader … et hop il ne restera plus rien …

    ca c’est de la stratégie

  9. JC dit :

    Quand Paris aura baissé sa participation à 30% pour faire son bon élève, il faudra s’armer de patience avant de voir Berlin faire de même. Surtout avec Tom Enders – ex patron Airbus – (tiens, tiens) aux commandes.

    • Nike dit :

      Tom Enders a pour objectif de vendre KNDS à Rheinmetal en empochant au passage des stocks options pour la réussite de cette opèration financière.
      Bref son intérêt c’est de s’en mettre pleins les poches, l’intérêt de l’état Français il s’en fiche.
      Car sauf erreur de ma part, KNDS est une socièté rentable qui rapporte des dividendes à l’état Français.
      Pourquoi vendre des parts ou diluer le capital en procédant à une augmentation de capital ?
      Ce n’est carrément pas l’intérêt de l’ètat Français.
      Macron devrait exiger son départ immédiat.

    • Radio Paris ment, radio Paris est allemand dit :

      On rn reparle zut mois de septembre ?
      https://opexnews.fr/ipo-knds-pwc-accord-franco-allemand/

    • tschok dit :

      Ce n’est pas le dirigeant de l’entreprise qui décide de la politique de ses actionnaires, sauf s’il est lui-même actionnaire, genre comme Elon Musk. Mais ce n’est pas le cas au sein de KNDS, dont les dirigeants sont des managers.

      Je vous explique, historiquement, vous avez deux grandes catégories de dirigeants :
      – Les dirigeants fondateurs et actionnaires de leur entreprise : ils ont le pouvoir et le pognon
      – Les dirigeants managers = mandataires sociaux, voire salariés. Ils ont le pouvoir, mais ils n’ont pas le pognon, et en règle générale, ils sont révocables ad nutum = les actionnaires les dégagent comme ils veulent.

      Faut pas les confondre. Dans KNDS, les dirigeants sont des managers. Il n’y a pas de dirigeants fondateurs et actionnaires parce que du côté de la famille Bode-Wegmann, il n’y a plus personne parmi les héritiers des ancêtres qui ont fondé l’entreprise qui dirige cette entreprise, et du côté de l’État français les gestionnaires sont des technocrates ou ingénieurs qui sortent des grandes écoles et le capital appartient à l’État.

      Même chose chez Dassault, par exemple : Eric Trappier, c’est pas un héritier de la famille du fondateur, c’est un manager. Le dernier Dassault à avoir géré la boite familiale, c’est Serge, sauf erreur de ma part.

      • Artisanat d’art dit :

        Certes, mais le Rafale revient de loin avant d’êtrele modèlele plus vendu de cette boîte…
        https://theatrum-belli.com/lepopee-du-rafale-une-breve-histoire-industrielle-et-operationnelle/

        • tschok dit :

          Vous parlez d’un produit, le Rafale, je parlais des dirigeants (Eric Trappier).

          A la base, je distinguais deux structures différentes du pouvoir, dans les entreprises de la société capitaliste.

          Si vous voulez comparer des produits et racontez leur histoire, je ne suis pas contre : on explique bien que le capitalisme par la Ford T. Ce n’est pas idiot d’étudier le capitalisme par les objets qu’il produit. C’est concret et didactique, ça me va.

          J’aime bien aussi Janco, qui explique le capitalisme en termes physiques. C’est une approche très intelligente, aussi.

  10. Bastan dit :

    Les GVTS parlent de dangers de guerre dans les années qui viennent, et se battent comme des chiffonniers pour obtenir de petits avantages pour leurs constructeurs et dirigeants. Quitte à abandonner ou retarder des projets prioritaires longs à mettre en oeuvre.

  11. Prof de physique dit :

    Autre solution : chacun reprend ses billes.
    Nexter est extrait de KNDS et redevient un établissement public industriel et commercial (EPIC).

  12. VieDesign dit :

    Un contrat c’est un contrat.
    Refus des allemands à Dassault pour adapter la gouvernance du SCAF … alors refus des français à modifier le 50/50. Que l’état allemand se débrouiller autrement.
    Si la France détient 30% au final mais que la somme allemande (Etat, Rheinmetall, Tartempion…) contrôle 70% (car je vois mal un institutionnel français capable et volontaire de mettre 4 milliards pour 20%) … devinez qui dirigera le MGCS, où sera-t-il construit : les énarques main sur le cÅ“ur diront: « vous comprenez ma bonne dame, on ne fais plus de chenille en France, n’est-il pas plus « RENTABLE » de laisser nos amis allemands qui ne nous veulent que du bien le faire eux même? »
    C’est pas la peine d’avoir un « financier » à la tête de la France pour ne pas comprendre çà.
    Enfin, ne vous trompez pas le « …confidences faites à l’AFP par une source gouvernementale » … c’est parfaitement calculer: on teste l’opinion consciencieusement. Pas de réaction? Feu vert, c’est la fête. Une bronca … : « euh, oui, mais non, vous n’avez pas compris, c’est pas ce qui va se passer… »

    • tschok dit :

      Ce sont les Allemands qui ont demandé que le principe de parité soit maintenu, pas nous. Pour nous, détenir 50% de la boite alors que les autres actionnaires ont une participation moindre, ça nous va très bien.

      Mais faut comprendre la logique des choses : si vous faites une introduction en bourse, comme le veut KNDS, ça veut dire que vous allez faire des augmentations de capital par la suite. Donc, avec le temps, la participation de l’État Français va diminuer mécaniquement.

      Puisque vous savez que votre participation va diminuer avec le temps, autant la valoriser au moment de l’IPO. Et, puisque votre partenaire, en face, vous dit qu’il veut la parité, ça veut dire que vous conservez l’équilibre des pouvoirs, donc ça ne change rien pour vous au niveau des droits de vote, par rapport à ce partenaire.

      Bref, vous empochez un ou deux petits milliards d’euros au passage sans vous mettre en danger tout en permettant à votre entreprise d’accéder au marché boursier pour se financer.

      Une boite comme KNDS a actuellement 5 façons de se financer :
      – Soit elle finance ses investissements sur ses fonds propres pourvu qu’elle en ait,
      – Soit elle demande à ses actionnaires, dont l’État français, d’allonger l’oseille (donc c’est vous qui payez, comprendo?), mais comme l’État n’a plus de pognon, ça sert à rien de lui demander,
      – Soit elle va voir un banquier, qui lui prête des sous en lui faisant payer un intérêt. Et comme du côté des banques il y a la taxonomie européenne qui n’est pas franchement cool avec les marchands de canon, c’est pas vraiment la joie, quoique les choses se soient un peu améliorées récemment,
      – Soit elle émet des obligations, mais il n’y en a pas beaucoup qui le font dans la BITD, sauf erreur de ma part,
      – Soit elle drague un milliardaire qui accepte de financer ses investissements, moyennant une prise de participation en sleeping partner, mais franchement ça équivaut à trouver un généreux donateur porté sur l’action caritative, ce qui est quand même assez rare dans ce métier, faut le dire.

      Maintenant, imaginons que KNDS fasse son introduction en bourse. Là, ça lui donne accès aux capitaux qui sont drainés par les marchés financiers. Ca lui fait une 6e façon de se financer, sur un marché de gros, en plus.

      Alors, vous me direz « mais pourquoi investir ? ». Ben si vous voulez qu’une boîte reste dans la course, il faut qu’elle investisse dans des produits nouveaux, comme le CAESAR en son temps, par exemple. Sauf que le CAESAR, c’était de la rigolade à financer. Nexter a pu le faire sans problème sur ses fonds propres, je crois.

      Mais si vous voulez que votre industriel soit capable de s’engager dans des programmes plus dimensionnant, avec des technos modernes, toussa, il faut plus de thunes que les fonds propres. Il faut aller là où vous pouvez lever des fonds en plus grande quantité : la bourse, quoi.

      Donc en fait, KNDS est en train de se transformer en entreprise capitaliste. C’était une entreprise familiale côté allemand, et une entreprise étatique côté français. Mais maintenant qu’elle est plus grosse, elle veut devenir capitaliste et tout le monde est d’accord avec ce projet.

      Vous n’allez quand même pas réagir comme l’un de ces horribles gauchistes qui veulent étouffer dans l’Å“uf tout projet d’entreprise capitaliste dès qu’on ose en émettre publiquement l’idée, comme si c’était un crime contre l’humanité ?

      Nan, je le crois pas.

      • Aramis dit :

        Le sujet n’est pas idéologique mais concerne le contrôle de l’industrie d’armement français.

        • VieDesign dit :

          Bien résumé.

          Bien que la réalité, car c’est la réalité, décrite par tschok est tout à fait audible, elle s’applique pour des biens de consommation, mais pas, ou ne le devrait pas, pour ce qui touche à notre liberté fondamentale. Et l’armement de pointe est le dernier rempart contre les vandales.
          De plus, si on verse dans le capitalisme, c’est le protéger que de le contrôler, base même du libéralisme: des règles pour qu’il perdure.
          Or si pour être autonome, une entreprise compte sur un certain volant d’affaires pour être rentables et justement avoir ses fonds propres pour ensuite investir… mais que l’un des partenaires vous bousillent vos programmes à l’export et les crocs-en-jambes de ce style, l’Allemagne s’en fait une spécialité, alors l’équation n’est plus viable: adieu veaux, vaches, cochons, couvées, adieu industrie, souveraineté, liberté.

          • tschok dit :

            Permettez-moi d’être désagréable : Aramis n’a rien résumé. Il s’est livré à une assertion. C’est tout à fait permis, rien à dire de ce côté-là. Mais cela ne constitue en rien un résumé, ni une synthèse, ni une analyse, ni rien qui ressemble de près ou de loin à de la méthode.

            C’est juste une assertion assez abstraite par ailleurs : il prétend que le sujet n’est pas idéologique.

            Si on en juge par la teneur des commentaires sur ce blog, force est de constater qu’il l’est bel et bien. Il est même extrêmement chargé idéologiquement.

            Alors, je ne sais que vous dire : à la base, une introduction en bourse est un geste purement technique, donc en principe idéologiquement neutre. Mais dans le contexte, nombre de commentateurs lui prêtent une signification particulière, sur un plan spécifiquement idéologique.

            Voulez-vous que j’entre dans le détail ? C’est assez aisé, mais je ne veux pas non plus devenir excessivement ennuyeux.

            Et puis, d’un autre côté, on ne va pas revenir au commencement du monde, alors qu’une part significative des commentaires montre, de la part de leurs auteurs, une obession quasi maladive centrée deux thèmes :
            – L’Allemagne est notre ennemi et elle nous veut du mal
            – Macron est un traitre à la patrie

            Il est assez simple de le constater, vous ne trouvez pas ?

        • tschok dit :

          Ici, sur ce blog, le sujet est éminemment idéologique.

          On parle assez peu d’économie et de stratégie, si j’ai bien compris la teneur de la majorité des commentaires, qui énoncent pour la plupart des jugements de valeur.

          Or, les jugements de valeur relèvent du domaine de prédilection de la conviction, c’est-à-dire de ce que se propose de construire l’idéologie, précisément.

          Mais le sujet dont nous parlons est également accessible à une approche rationnelle.

          Voulez-vous que nous en discutions, oui ou non ?

  13. Mat49 dit :

    Sortie de KNDS France de ce merdier au plus vite.

  14. Carin dit :

    C’est ce qui s’appelle se faire rouler dans la farine.
    Les problèmes de KNDS viennent directement de l’Allemagne… à elle de se débrouiller avec les 50% de KMW.
    Et si le gouvernement allemand veut peser sur cette entreprise, rien ne l’empêche de racheter la totalité des parts de KMW, comme ça il sera a complète égalité avec le gouvernement français.
    Mais comme c’est pas les élites allemandes, ni gouvernement, ni Bundestag qui vont faire tourner la machine KMW, parce que totalement incompétents, je vois bien Rheinmetall se charger de la besogne avec tout le succès que cette grosse entreprise aurait sans les bureaux créations de KMW…
    À ce compte, et vu la trajectoire que prends le char du futur, (la corbeille à papiers), il serait peut-être judicieux de reprendre nos billes, c’est à dire celles du contribuable français, et de laisser l’Allemagne en rase campagne, vu que cette association a été faite pour rendre Européen ce fameux MGCS, dont l’Allemagne ne veut plus… au point que nous sommes forcés de créer un char lourds dit de « transition » qui m’a tout l’air de se diriger vers du définitif.

  15. Robmac dit :

    «à long terme, les entreprises de défense n’ont généralement pas besoin d’actionnaires étatiques majoritaires» ; la défense est un marché comme un autre, comme les téléviseurs par exemple ?

    Heureusement, ma PAC sera toujours là pour aider les pauvres céréaliers.

    • Dsp31 dit :

      Lentement mais sûrement la France perd tout tranquillement, si ce projet prend forme, le char Leclerc sera le dernier char pour la France , sans oublier toute la recherche et développement…

      Rheinmetall est une entreprise allemande mais dans l’actionnariat,les Américains sont présents également.

      Les Allemands défendent les intérêts de l’Allemagne, à nous en France de défendre notre industrie et les emplois, sans oublier le plus important la souveraineté.

  16. LM dit :

    A côté de cela, Daladier avec Munich est un petit joueur !
    Cet aveuglement européen (sauce néoliberale) est terrifiant.
    A l’ère technologique, la souveraineté est plus dans l’industrie d’armement que dans les soldats (idéalement il faut les 2).
    Suicide Français ?

    • tschok dit :

      Si vous voulez que votre industriel se développe, il faut lui filer des capitaux. Les capitaux, c’est la nourriture des entreprises. Si vous ne nourrissez pas votre entreprise, elle meurt.

      Là, vous tenez un discours contradictoire : d’un côté vous fustigez le néo-libéralisme, mais de l’autre vous idéalisez la souveraineté industrielle à l’ère de la technologie.

      Si vous refusez la transformation de KNDS en entreprise capitaliste, il faudra lui trouver d’autres sources de financement que le capitalisme. Je ne vois que le socialisme de marché : le soviétisme à la française. Financement de l’investissement par l’impôt.

      Bon, ok, très bien. Pourquoi pas après tout ? Oui, mais pour ça, il ne faut pas que la mauvaise dette (l’endettement de consommation) chasse la bonne (l’endettement d’investissement), ce qui suppose de remettre les comptes publics à l’équilibre primaire (avant charge de la dette).

      Et c’est pas demain la veille.

      Donc, vous financez votre investissement comment ? Il est là le problème. Quand les Français auront décidé d’équilibrer leurs comptes publics, on en reparlera, mais en attendant je suggère de permettre à KNDS de se transformer en entreprise capitaliste, parce que si on veut que cette entreprise reste dans la course technologique, il lui faudra financer ses investissements de façon plus massive.

  17. cases olivier dit :

    on va se faire encore avoir par les fridolins!!

  18. Tourne Bille dit :

    Et dans moins de 10 ans adieu les emplois à Bourges; déjà à Tulle, à Roanne c’était chronique d’une mort annoncée pour GIAT industrie, maintenant c’est le départ d’un magnifique cortège funèbre en direction du Rhin.
    Les pragmatiques diront évidemment du haut de leur cynisme « c’est la vie, la France c’est pourri » mais oui passons à autre chose, arrêtons de nous battre, laissons nous dépérir gentiment, sagement.
    Les millions de migrants turcs et syriens auront du taf en Germanie, pourront payer les retraites de leurs hôtes, nous, industrie après industrie, on s’incline et on remercie sans rien dire sinon ce serait arrogant.
    Souveraineté, indépendance, sauvegarde de la nation, de son savoir, de ses emplois… mon Dieu, que de gros mots.
    Et que les Papperger en tous genre et autres Enders vous bénissent de leur céder aussi facilement.

  19. Magic38 dit :

    L’Allemagne ne peut pas forcer la France et la France ne le fera pas. Si on a maintenu à 50% c’est pas pour rien, surtout s’il y a le risque de voir Rheinmetall tout rafler. Tout le monde sait très bien que les Allemands veulent mettre la main sur KNDS.

  20. Dam dit :

    Pourquoi s’abaisser à 30% ? le réel objectif des Allemands est de nous écraser définitivement ? ils veulent quoi à la fin ?

    • MC² dit :

      Ce qu’ils veulent ? Ils nous l’ont expliqué en détail, en détail et trois fois entre 1870 et 1945.

  21. wololo dit :

    Le plan de Berlin c’est 30% Etat Allemand, 30% Etat Français. 40% Rheinmetall. Le même coup que le SCAF avec Airbus DS. Si la France descend a 30% alors une entreprise Française doit prendre les 20% qu’on laisse.

  22. Romain KOUDLANSKIrom dit :

    Oh ça va être , encore un sacré bordel .

  23. Titeuf dit :

    Ça sent la douille à plein nez ….

  24. benoit dit :

    oui enfin. knds c’est 50-50.
    les allemands font comme ils veulent avec leurs 50,%

  25. FJAG dit :

    Si nos politiques estiment que la France est obligée de réduire sa participation, j’estimerais qu’elle est obligée de ressortir la guillotine.

    • tschok dit :

      Elle n’est pas obligée, mais disons que ce n’est pas idiot de le faire.

      Après, c’est comme tout : faut comprendre de quoi il est question.

  26. Mic dit :

    Qu’ils aillent se faire f…tre les casques à pointe !
    Ils continuent sérieusement à nous en….der les boches !
    Que l »état allemand rachète seulement la part de la famille Bode Wegmamm !
    Sinon il faut dissoudre Knds, chacun repartant avec sa part initiale !

  27. jean luc dit :

    L’Allemagne va monter à 40% du capital, c’est très bien, elle sera à la hauteur de la France. Dot de temps, même nombre de membres au conseil d’administration. Maintenant, il faut comprendre une chose : dans 2-3 ans, Macron ne sera plus là, Merz sera sur le départ, il y aura des élections période peu propice pour vendre les bijoux de famille, ni en France, ni en Allemagne, ce seront les successeurs qui devront régler la question. je ne crois pas que le Front National va vendre, ni la gauche d’ailleurs . Quand á l’Allemagne se seras le même problême . Le gouvernement allemand ne veut pas de monopôle dans l’armement, il y aura Rheinmetall et KNDS, ils joueront sur la concurrence. Le président du conseil d’administration de KNDS, l’allemand Tom Enders, a exprimé son opinion d’entrepreneur allemands , mais qui ne reflète pas celle du gouvernement actuel, qui a fait voter une loi pour intervenir s’il le faut dans le secteur de l’armement. Avec une minorité de 25,1%, l’Allemagne pourra bloquer toute décision contraire à ses intérêts . je prend le cas de Hensoldt AG qui as été par une OPA de léonardo l’italien , qui as pris 21% du capitale , l’Allemagne, elle a pris 25,1% pour avoir la minorité de blocage . En Allemagne, le gouvernement intervient peu, dans les affaires des entreprises . La France ne peut pas être obligée de vendre. Il y as le plan Arminius https://www.hartpunkt.de/arminius-mehr-boxer-fuer-bundeswehr/ a lire merci .
    Car l’armée allemande se transforme avec des divisions blindé , et des divisions Moyenne armés de vehicule boxer , linx41, RCH155mm
    1800 boxer vont être commandé , celas pourras monté á 3-5000 cout 40 milliard ,10sont déjas sanctualisé pour 2027 . Donc pour les allemands monter á 40% c’est normale . c’est une victoire personnelle pour Boris pistorius .

  28. jean luc dit :

    Je suis effaré du manque de connaissance du franchouillard sur la bourse, personne ne peut obliger un actionnaire à vendre les actions d’une société s’il ne veut pas le faire. donc ce sera 40-40 ,le reste dans le public (flottant) . L’introduction en bourse as etais décidé par la famille Bode-Wegmann et l’état français devais chacun vendre 12,5% de ses parts pour cette introduction soit 25% du capital soit environ 5 milliard d’€ ,c’est simplement pour protéger ses intérêts fondamentaux . il a fallu trouver un argument juridique pour inscrire cette manÅ“uvre non pas en décision publique, mais en acquisition des biens pour contourner le frein à l’endettement, et cette histoire de passer à 30% est faite pour amadouer les orthodoxe du frein á l’endettement , Macron sait que rien ne pourras obliger la France ,ni l’Allemagne á vendre .

    • toufik dit :

      @jean luc : merci pour ce rappel. On peut tout de même rajouter que si ces 25% introduits en bourse génèrent un engouement fort (ce sera le cas ; on peut imaginer que les appétits affichés de Rheinmetall vont attirer les spéculateurs de tous bords), la valeur de la part française détenue par la France va fortement croître… et aboutir à une situation paradoxalement dangereuse pour la France… car les piteux gestionnaires qui s’apprêtent à prendre le pouvoir en France en 2027, deviendront alors très tentés de vendre ce bijou de famille.

    • MC² dit :

      Au bout d’un moment, il va falloir traiter le mot « franchouillard » comme toutes les autres appellations péjoratives de populations : une insulte à caractère raciste. Plus prosaïquement, commencer une leçon par une insulte n’est pas la meilleure manière de convaincre son auditoire. Inutile de s’étendre encore sur votre maîtrise de l’orthographe, puisque vous avez décidé vous-mêmes que dans votre cas ça ne compte pas. Mais ça n’aide pas à convaincre, là encore.

      • totoro dit :

        C’est vrai que casque à pointe, c’est nettement plus tolérant

    • B1bis dit :

      oui bien sûr Jean Luc le Germain, ces 20% c’est pas du tout l’occase que guette Rheinmetall pour faire main basse sur KNDS et filer une majorité germanique au CA…
      Comme d’habitude le français est trop méfiant pour rien. Bizarrement quand Rheinmetall aura fait son OPA, je parie que vous serez absent des commentaires.

      • toufik dit :

        @B1bis : le risque serait plutôt que l’Etat allemand aide Rheinmetall à acquérir plus que 20% :
        – en tordant le bras à la France ; arriver à 30% pour chaque état comme ce qui est affiché comme horizon côté allemand, ça n’est pas forcément dans l’intérêt de la France mais l’Allemagne a des leviers de pression du fait de notre dette étatique ; et ils peuvent aller plus loin ;
        – en remettant en vente (sur les marchés mais donc rapidement ça retombe chez RM) la part du capital détenue par l’Etat allemand, après un faux-semblant de contrôle étatique allemand sur KNDS pour faire passer la pillule à la France et lui faire abandonner le niveau actuellement sécurisant de 50%.
        La relation entre l’Etat allemand et sa BITD semble guidée par le modèle américain. C’est très préoccupant quand on voit le mastodonte que devient Rheinmetall.
        Au passage, cette approche, qui met momentanément le cours de l’action à la merci de l’humeur des spéculateurs en bourse (vrais parasites du système) est très coûteuse pour Rheinmetall, plutôt qu’une vente directe de gré a gré par la famille Bode-Wegmann à Rheinmetall. Même à 20 M€ (cf lien vers opexnews envoyé par @JC), KNDS serait déjà valorisée à 4 ou 5 fois son CA annuel. C’est beaucoup. Pour se refaire, après un achat potentiellement plus coûteux que ça (au ratio des parts détenues, bien sûr), Rheinmetall devra commencer à racketter ses clients états, dont nous sommes, par des prix de vente de plus en plus délirants, sur des produits indispensables à notre défense.

    • Madame Mado dit :

      Vous ne m’apprendrez rien sur les bourses, car les vider est mon métier, mais sur la Bourse je reconnais des lacunes : ce n’est pas moi qui gère les profits de mon établissement.

    • Relisez-vous SVP dit :

      La Bourse.
      L’introduction en Bourse A étÉ décidéE.
      L’État français.
      Chacun devaiT. / ILS devaiENT chacun.
      5 milliardS.
      Les orthodoxeS.
      Frein À l’endettement.
      Rien ne pourrA.
      Obliger (…) À vendre.

  29. Vins dit :

    Ça serait la première entreprise que la France perd, je comprendrai. Mais ça fait 40 ans qu’on se fait bouffer à droite et à gauche et sans aucune réaction de nos dirigeants.
    Donc soit ils sont très mauvais, soit il y a des intérêts que je ne comprends pas. Ou les deux peut être….

    • tschok dit :

      @Vins,

      Il y a des intérêts que vous ne comprenez pas, je pense.

      Au départ, cette affaire est un casse-tête parce qu’il faut gérer la sortie d’un actionnaire historique, qui veut céder sa participation, une entreprise qui veut introduire son capital en bourse, un Etat qui veut maintenir un principe de parité, l’Allemagne, et un autre, la France, qui n’y est pas hostile.

      Et la solution qui a été trouvée n’est pas idiote. Elle a le mérite de satisfaire tout le monde, mais pour le comprendre, il faut réfléchir un peu.

      L’événement déclencheur, c’est la volonté d’un des deux actionnaires historiques de se barrer. Il faut traiter le problème, pas le choix : un actionnaire qui veut vendre sa participation n’est plus un bon actionnaire. Si vous l’empêchez de se barrer, il va devenir problématique, surtout s’il y a un prédateur comme Rheinmetall qui rôde aux alentours. Donc, il vaut mieux qu’il parte, mais pas dans l’improvisation.

      C’est ça l’événement déclencheur.

      Mais ce n’est pas l’enjeu fondamental. Le fond du problème, c’est la transformation de KNDS en entreprise capitaliste : on le fait, oui ou non ? Car l’entreprise n’est pas capitaliste, au sens courant du terme : c’est une entreprise publique d’un côté, familiale de l’autre.

      Cette transformation, l’entreprise veut la faire. L’actionnaire sortant s’en fiche : il veut juste être payé, donc il lui faut des acheteurs au meilleur prix.

      Il reste donc deux acteurs :
      – Un actionnaire qui veut rester, c’est la France
      – Un actionnaire qui veut entrer, c’est l’Allemagne

      Ils veulent quoi, eux ?

      Après y avoir longuement réfléchi et en avoir discuté tous les deux, il semblerait qu’ils soient d’accord avec le projet de transformation capitaliste de l’entreprise. Après tout, c’est l’aboutissement logique de la fusion des deux entités en un groupe multinational.

      Paradoxalement, cette transformation capitaliste va passer par une nationalisation partielle du capital de l’entreprise du côté allemand, alors que du côté français elle va se traduire par une privatisation partielle, le tout afin de permettre une introduction en bourse dans les meilleures conditions possibles.

      Et ce qui est visé, en point d’aboutissement, c’est le financement des investissements de l’entreprise par des capitaux privés, ce qui est le nerf de la guerre.

      C’est la vision business de l’affaire. Mais votre vision à vous, Vins, c’est pas ça du tout. Vous avez une approche décliniste et plutôt méfiante à l’égard des zélites qui nous gouvernent, donc vos préoccupations ne tournent pas du tout autour des questions pourtant assez cruciales de financement de l’investissement, mais sont au contraire centrées sur la conservation d’un patrimoine industriel : va-t-il rester français, ou non ?

      Ben, désolé de vous le dire, mais la transformation capitaliste de KNDS vise à parachever la constitution d’une multinationale dont l’actionnariat sera ouvert à des investisseurs étrangers venant potentiellement de tous les pays du monde, du moment qu’ils ont le pognon pour ça.

      Je ne vois pas comment cela ne pourrait pas vous hérisser le poil, sincèrement.

      Sinon, l’autre option, c’était de ne pas faire cette transformation. Mais à ce moment-là, il faut résoudre le problème du financement de l’investissement par d’autres moyens, et il n’y en a pas des milliers : c’est l’impôt. C’est l’Etat qui finance son entreprise, en tant qu’actionnaire et client, donc in fine le contribuable.

      Maintenant, si je vous dis « ok, ben dans ce cas, on augmente les impôts » je suis à peu près sûr que votre réflexion sur le sujet passera à un moment ou un autre par un point qui voudra dire « ah non, pas encore des augmentations d’impôt, il y en a marre ! ».

      Peut-être pas tout de suite, mais si l’essence atteint les 3 euros du litre, vous verrez, ça viendra. Et si ce n’est pas ça, ce sera autre chose.

    • Pognon dit :

      Que vous ne compreniez pas est une hypothèse très vraisemblable.

    • Dupont & Dupond dit :

      Nous dirions même plus : ça serait la première paire prise entre ce Franck-là, je comprendrais.

  30. Michel dit :

    Ce que cela change pour le groupe
    ​Garantie de souveraineté : Même à 30 % chacun à terme, la France et l’Allemagne conserveront une minorité de blocage (selon le droit néerlandais qui régit la holding) et des droits de vote équivalents. Des contrats et accords de sécurité spécifiques protégeront les technologies sensibles (comme le char Leopard ou le canon CAESAR).
    ​Valorisation et capitalisation : L’opération pourrait valoriser le géant de la défense terrestre entre 15 et 20 milliards d’euros, ce qui en ferait l’une des introductions en bourse les plus massives du secteur de la défense en Europe.

    En cédant 20 % au profit du flottant cela devrait permettre un enrichissement du portefeuille de ses actionnaires étatiques entre autres sans supporter le risque de transfert de techno lors d’opérations boursières hostiles sans consentement.

    • jean luc dit :

      exactement, il est prévu que chacun aura le même nombre de membres aux conseils d’administration, que les filiales nationales resteront dirigées par des nationaux, que les brevets resteront dans chaque pays, et que la France et l’Allemagne ont signé un accord bilatéral pour ne pas contester les exportations de l’autre traité de AIX la CHAPELLE . Macron as rien lâcher .

    • lym dit :

      Mais si le reste de l’actionnariat entrant est allemand et potentiellement soumis à des pressions de son gvt, il y a une majorité en pratique à gagner pour l’état allemand ce qui est un pb: Avec une majorité on décide, avec un blocage on est relégué au rôle d’emmerdeur qui a un moment, bien seul, devra la remettre dans le calbut pour éviter le naufrage complet.
      De toutes manières si la teutonnie pousse à cela, on peut être certain que c’est pour nous enfiler à sec.

  31. Alb atroce dit :

    Fin de règne urgente pour Macron et ses énarques…
    Pourvu qu’ils ne prennent plus de décision !
    Mais dans quelle galère se met on chaque fois avec ces allemands en voulant leur faire plaisir ou rêver à une Europe et un couple qui n’existent que dans les projections psy de notre funeste élite pro européenne

  32. bonnechancemonpapa dit :

    Les retex d’Ukraine semblent montrer que :

    – L’avenir est aux armements rustiques, peu onéreux à produire en grand nombre, consommables sans regrets mais néanmoins performants.
    – L’utilisation du char de bataille, lourd et peu mobile ne s’est pas montrée, à ce qu’il semble, franchement concluante.
    – L’aviation a été quasiment mise hors jeu

    Ce qui devrait conduire à remettre en perspective le projets SCAF & MGS (pour le SCAF, la solution intermédiaire Rafale F5 + Drone ailier est sur le rails) et réévaluer le rôle et le formt des engins blindés.

    • Tourne Bille dit :

      « – L’aviation a été quasiment mise hors jeu »
      c’est sans doute par pure taquinerie que les ukrainiens cherchent à vous contredire en achetant des 10zaines de Gripen voire de Rafale (at qu’ils aiment tellement les Mirage 2000 qu’ils en voudraient plus)

      Après que l’avenir soit aussi aux armements rustiques c’est indéniable mais la technologie – souvent assez peu rustique- n’est pas non plus superfétatoire …

      • bonnechancemonpapa dit :

        Les Mirage 2000 n’ont pour le moment que fait la chasse au drones. Efficacement, c’est vrai. Quant à l’aviation russe, elle ne fait pas grand-chose, il me semble.

  33. h d dit :

    oui, abaisser à 30% est dangereux, Tom Enders est dangereux.
    je préconisais de vendre à des institutionnels français, ou tiens … DASSAULT
    Rappel, une minorité de blocage dans une société à actions est à 34%…
    MALIN le TOM!
    on a pas fini avec des administrateurs comme ça..

  34. Lothringer dit :

    Il y a un caractère qu’il faut malheureusement reconnaître aux Allemands : une forme de constance. Ils disent ce qu’ils veulent faire, et ensuite il font ce qu’ils disent. Ils ont une vision à moyen-long terme. Depuis la fin de la 2GM, ils ont à coeur de remonter la pente et de supplanter la France. Ils l’ont fait à bas bruit, sans esclandres. Mais ils l’ont fait. Ils nous ont bouffé.
    Pendant ce temps, nos politichiens français, passé l’exception temporelle que constitue la période gaullienne, ont toujours eu eu une vision à court terme.
    Nous récoltons ce nous avons collectivement semé.
    Et dans cette affaire KNDS, si nous avions une vision à moyen-long terme, nous serions biens avisés de nationaliser KNDS-France à 51% pour re-créer Nexter, en laissant 49% à la maison-mère KNDS, permettant de poursuivre certaines collaborations.

  35. MAS 36 dit :

     » errare humanu est , perseverare diabolicum « .  » l’erreur est humaine, persévérer diabolique ! » Cela me semble être le cas ici.

  36. Vortex dit :

    MDR !
    Et la grosse Bertha croit qu’on ne l’a voit pas venir avec ses gros sabots ?
    Fort heureusement, RIEN n’oblige la France a réduire sa participation dans KNDS !
    Sauf une collusion allemande avec certains de nos si médiocres politiques, toujours possible…

  37. Assauts dit :

    C’est un opération téléguidée qui vise à permettre à Rheinmetall de rentrer dans le capital de KNDS. C’est inévitable.

  38. mitridate dit :

    Le découplage franco-allemand est il une hypothèse intelligente pour KNDS? Chacun recupère ses billes 50/50 et fait son truc de son côté? Tous les choix allemands sont :
    -soit catastrophiques : gaz, nucléaire civil et militaire, industrie automobile en déroute, infrastructures sans entretien, dépendance à la Chine, soumission aux USA, incapacité dans la construction navale et en aviation militaire etc…
    -soit hégémoniques : espace, sous traitance à outrance pour récupérer à bon compte des savoir-faire, argent à gogo pour écraser la concurrence, discours culpabilisant sur la dette française, politique du tout sauf français…
    -soit guidé par la peur du retard de l’allemagne dans les domaines strategiques

    ….Une allemagne à fuir absoluement

  39. DRAGNA dit :

    attention danger

  40. B1bis dit :

    On nous prend vraiment pour des quiches c’est terrible…
    On va sécuriser que 30% des actions alors que Rheinmetall attend que l’entrée en bourse pour faire une OPA sur 15-20% des actions libérés et filer ainsi une majorité au CA à l’Allemagne.
    Et après Mozart viendra dire « gouverner c’est prévoir mais qui aurait pu prédire qu’on perde ainsi notre dernier fleuron terrestre?

  41. Constat dit :

    Le grignotage allemand à l’œuvre

  42. Rogger dit :

    bonjour. bon lors de la vente des parts de cette familles fortuner . la france doit acquerir entre 1% a 10% . histoire de rester maitre chez nous … Surtous que les relations sont compliquer..

  43. jean luc dit :

    Arretez de raconter des bêtises , connaissant un peu le droit français et Allemand, mais pas le droit néerlandais j#ai posé une question a mon ami IA voici sa réponse peut t’on creer des action sans droit de vote en droit néerlandais
    15:31
    Oui, il est tout à fait possible de créer des actions sans droit de vote en droit néerlandais.
    Cette flexibilité s’applique principalement à la BV (Besloten Vennootschap, la société à responsabilité limitée néerlandaise) depuis la réforme du droit des sociétés entrée en vigueur le 1er octobre 2012 (Flex-BV). Elle s’applique également à la NV (Naamloze Vennootschap, la société anonyme).
    Voici les règles essentielles à connaître sur ce mécanisme :
    1. Les conditions fondamentales

    Maintien des droits financiers : Les actions sans droit de vote créées dans une BV ne peuvent pas être privées du droit aux bénéfices (dividendes). Le droit néerlandais interdit de cumuler l’absence de droit de vote et l’absence de droit aux bénéfices sur une même action.
    Le droit de réunion : Les détenteurs d’actions sans droit de vote conservent légalement le droit d’assister et de s’exprimer aux assemblées générales des actionnaires (vergaderrecht).
    La règle d’or : Une société ne peut pas émettre uniquement des actions sans droit de vote. Au moins une action émise doit conserver son droit de vote et son droit aux bénéfices.

    2. Comment les mettre en place ?
    La création de ce type d’actions doit obligatoirement être prévue et encadrée par les statuts (statuten) de la société. Les statuts définissent ainsi des catégories d’actions distinctes (souvent appelées actions de classe A, B, etc.).
    3. Les alternatives ou variantes néerlandaises
    Si l’objectif est de dissocier les droits financiers du pouvoir politique, le droit néerlandais offre deux autres outils très courants :

    Les certificats d’actions (Certificaten van aandelen) : Les actions sont transférées à une fondation de gestion administrative (la STAK). La STAK conserve le droit de vote, tandis que l’investisseur ou l’employé reçoit des certificats qui lui donnent uniquement droit aux dividendes.
    Les actions à vote plural : À l’inverse, les Pays-Bas autorisent la création d’actions disposant de droits de vote multiples (par exemple, 10 voix pour une action), permettant aux fondateurs de garder le contrôle absolu avec une faible participation au capital.

    Exactement. C’est tout à fait le principe, et le cas de KNDS en est une illustration parfaite.
    Le géant européen de la défense KNDS, bien que né d’une alliance franco-allemande, est structuré sous la forme d’une holding de droit néerlandais (KNDS N.V., une Naamloze Vennootschap ou société anonyme).
    Les accords politiques et financiers récents autour de sa gouvernance (notamment dans le cadre de son projet d’introduction en bourse) illustrent précisément cette dissociation complète entre le capital financier possédés et le pouvoir politique détenu.
    Voici comment ce mécanisme s’articule concrètement pour KNDS et ses actionnaires historiques :
    1. Être minoritaire en capital, mais majoritaire en voix
    Grâce à la souplesse du droit néerlandais, la répartition des droits de vote n’est pas obligatoirement proportionnelle à l’argent investi ou aux actions détenues.

    L’accord étatique France-Allemagne : Dans le cadre des négociations pour l’IPO (introduction en bourse), l’Allemagne et la France ont scellé un pacte où chacun détient 40 % du capital à l’introduction, avec l’objectif de descendre à terme à 30 % chacun.
    La règle de gouvernance : Malgré une future baisse de leur participation financière dans le capital de la holding (où ils deviendront techniquement minoritaires à 30 % chacun, soit 60 % à deux), l’accord stipule explicitement que la France et l’Allemagne conserveront des droits de vote strictement égaux et prépondérants, indépendamment de la taille finale de leur participation en actions ordinaires.

    2. Le sort des fondateurs (la famille Wegmann)
    Le groupe KNDS est issu de la fusion entre le français Nexter (propriété de l’État français) et l’allemand KMW (propriété de la famille Wegmann).

    Avant l’ouverture du capital, la famille fondatrice allemande possédait 50 % du capital.
    Lors de l’IPO, la famille Wegmann empoche un dividende exceptionnel massif et cède une grande partie de ses parts au public et aux États.
    Grâce aux structures néerlandaises, les fondateurs et les États fondateurs peuvent céder la majorité du capital financier aux investisseurs boursiers (qui cherchent surtout du rendement/dividendes), tout en verrouillant le contrôle du conseil d’administration via des actions à droits de vote spécifiques (comme le fait également SpaceX ou Meta avec des structures d’actions multi-classes).

    3. La protection ultime : La « Golden Share »
    En plus de la holding néerlandaise, le droit des sociétés permet de sanctuariser certaines filiales opérationnelles. C’est le cas pour la filiale française (KNDS France S.A.), au sein de laquelle l’État français détient une Action Spécifique (« Golden Share »). Cette action unique ne représente presque rien en capital, mais octroie un droit de veto absolu sur les décisions stratégiques (ventes d’actifs, souveraineté nationale, technologies critiques).
    Souhaitez-vous analyser comment le conseil d’administration de KNDS est réparti entre la France et l’Allemagne avec cette structure, ou préférez-vous comprendre comment fonctionne le mécanisme de la « Golden Share » sur le plan juridique ?
    Exactement, KNDS est virtuellement « impregnable » et totalement protégée contre une tentative de rachat hostile (OPA) en bourse.Même si KNDS ouvre son capital au public via une introduction en bourse (IPO), les fondateurs et les États ont mis en place un triple verrouillage juridique et financier basé sur le droit néerlandais et les lois sur la sécurité nationale.Voici pourquoi un fonds activiste ou un concurrent étranger ne pourra jamais prendre le contrôle de KNDS en achetant des actions sur le marché :1. Le verrou des droits de vote (Pacte d’actionnaires néerlandais)Comme nous l’avons vu, le droit néerlandais permet de dissocier totalement le capital des voix.La minorité de blocage automatique : Même si la France et l’Allemagne ne possèdent plus que 30 % du capital financier chacune (soit 60 % à elles deux), leur pacte d’actionnaires leur garantit la majorité absolue des droits de vote au conseil d’administration.Le sort de l’investisseur boursier : Un actionnaire extérieur qui achèterait les 40 % d’actions flottantes en bourse n’achèterait que du rendement (des dividendes), mais n’aurait pratiquement aucun pouvoir politique pour changer la direction ou imposer des choix stratégiques.2. Les lois nationales de protection (Veto d’État)Si un investisseur tentait de contourner la holding néerlandaise pour cibler directement les filiales opérationnelles, il se heurterait immédiatement aux lois souveraines :En Allemagne : La loi AWV (Außenwirtschaftsverordnung) permet au ministère de l’Économie allemand de bloquer immédiatement et sans justification complexe l’acquisition de plus de 10 % des parts d’une entreprise de défense par un acteur hors Union européenne ou de l’OTAN.En France : Le mécanisme de l’action spécifique (Golden Share) octroie à l’État français un droit de veto absolu sur tout changement de contrôle ou vente d’actifs de KNDS France.3. Les mécanismes de défense spécifiques au droit néerlandaisEn droit des sociétés néerlandais, les entreprises cotées utilisent fréquemment des dispositifs de défense anti-OPA extrêmement puissants, souvent appelés « Stichting Continuïté » (Fondation de continuité) :Si une attaque boursière hostile est détectée, la société a la possibilité de transférer ou d’émettre en urgence des actions de préférence à une fondation indépendante amie.Cette fondation récupère instantanément la majorité des droits de vote pour bloquer l’assaillant, le temps que la direction réorganise sa défense.En résumé, KNDS utilise la bourse uniquement comme un outil de financement et de valorisation, tout en restant une forteresse politique sous contrôle public franco-allemand

    AVANT DE DIRE N#IMPORTE QUOI IL FAUT SE RENSEIGNER UN PEU :KNDS EST INOPÉRABLE EN BOURSE ;LES DROITS DE VOTES SONT VERROUILLER ; DÉSOLER POUR CE TEXTE TRÉS LONG ; MAIS C’EST DU DROIT DES AFFAIRES

    • bonnechancemonpapa dit :

      Merci Jean-Luc pour cette intervention : pas toujours bien écrite, mais cependant extrêmement claire. J’y ai beaucoup appris et me trouve tout-à-fait rasséréné

  44. Tourne Bille dit :

    On va pas reprocher aux allemands d’être plus malin que nous …
    On va juste regretter que nos polytocards à nous ne soient pas plus futés et visionnaires.

    • jean luc dit :

      Sur cette affaire, ils (les Allemands) ont pas été certainement les plus malins, crois-moi. La France n’a rien à se reprocher, elle va empocher 2 milliards.

  45. toufik dit :

    @jean luc : poudre aux yeux. On organise un monopole de Rheinmetall. On va le payer bien plus cher plus tard, que ces trop alléchants 2 milliards d’€.

    • jean luc dit :

      justement le gouvernement allemand veut 2 champions pour faire jouer la concurrence, car comme tu le dis ce sera un monopole, hors le gouvernement allemand ne veut pas dépendre d’un seul industriel . on ne peut pas obliger un actionnaire à vendre s’il ne veut pas . Un droit de veto, c’est une arme absolue. Par contre, si la France, donc le gouvernement vend ses parts pour combler le déficit qui gonfle, là c’est un autre problème, l’Allemagne gardera ses parts, et laissera Rheinmetall se lancer dans la brèche, mais il faut pour cela que la France vende volontairement ses parts. le tout, c’est de savoir si tu fais confiance au futur gouvernement