Le français CS Group va assurer la protection du quartier général de l’Otan contre les drones

En 2018, le français CS Group fit savoir que la Direction générale de l’armement [DGA] lui avait commandé «plusieurs» systèmes BOREADES au titre du programme MILAD [Moyens mobiles de lutte antidrone], lancé après que des mini-drones avaient été repérés près de sites sensibles, trois ans plus tôt.
On ne sait que très peu de choses au sujet de ce système, ces performances étant confidentielles. Cela étant, selon les explications fournies par CS Group, il permet de «prendre le contrôle d’un drone», de choisir son point de chute et, surtout, d’estimer la position de son télépilote.
«Multi-senseurs et multi-effecteurs, BOREADES est en mesure de brouiller et de leurrer le système de navigation d’un drone», résume-t-il. Plus précisément, disponible en configuration fixe ou mobile, ce système repose sur des radars de courte, moyenne et longue portée ainsi que sur des capteurs thermiques et optroniques [entre autres]. En outre, il intégre des algorithmes d’intelligence artificielle et dispose de capacités de réalité augmentée. Son développement a débuté il y a plus de dix ans.
Quoi qu’il en soit, après avoir livré dix-huit exemplaires aux forces françaises [en particulier à l’armée de l’Air & de l’Espace], CS Group va assurer la protection du quartier général de l’Otan. C’est en effet ce qu’il a annoncé ce 20 mai.
«Sopra Steria remporte le contrat de protection antidrone du siège de l’Otan et de la résidence de son Secrétaire Général à Bruxelles, après une compétition internationale particulièrement sélective. Cette sélection est une reconnaissance majeure pour BOREADES, solution de référence dans le domaine de la lutte antidrone», s’est félicité l’industriel, via un communiqué.
Selon ce dernier, «plusieurs dizaines d’industriels internationaux» convoitaient ce contrat d’une durée de dix ans et dont le montant n’a pas été divulgué. L’ultime étape de ce «processus de sélection rigoureux» a consisté à effectuer plusieurs tests simultanés en conditions réelles sur site. «La solution BOREADES s’est imposée, convaincant l’Otan par sa performance, sa robustesse et sa capacité à opérer dans des environnements complexes», a-t-il souligné.
L’un des points qui a sans doute été déterminant est l’architecture modulaire du système BOREADES, celle-ci permettant une adaptation continue à l’évolution des menaces.
«La confiance accordée par l’Otan vient valider la maturité technologique de la solution, ainsi que la capacité de CS Group – Sopra Steria à intégrer et opérer des systèmes de sécurité à haute valeur stratégique dans des contextes institutionnels parmi les plus exigeants qui soient», a conclu CS Group.
Photo : Système BOREADES / CS GROUP





Bon, on verra bien, si ça marche, tant que ce système n’est pas à l’épreuve sur le front ukrainien face aux Russes, il faut rester prudent.
quand à estimer la position du télépilote , je demande à voir , comment on peut le faire???
Alors oui et non, à priori il semble complexe pour une puissance étrangère de déployer sur Bruxelles tout l’attirail nécessaire pour mener un attaque de drones massives… après si votre commentaire est au sujet d’éprouver la robustesse du système, c’est effectivement un bon point. Après la solution de CS n’est pas nouvelle, elle est en test depuis un bout de temps et de mémoire faisait partie de la bulle des JO (pas certains).
Pour localiser un pilote: piratage du lien C2 du drones (les messages incluent la position de la télécommande du drone) ou triangulation (avec des gognio). Ça fonctionne pas mal tant que le drone n’est pas autonome ou avec une liaison C2 exotique ou « durcie » (saut de fréquence, etc.).
Après le siège de l’OTAN n’est pas vraiment propice à une attaque de drones ou à du survol: l’espace est dégagé, peu ou pas d’habitations (entreprises, hotels), l’aéroport de Zaventem juste derrière (qui je pense doit être équipé avec une détection de drones), les « vigiles » du site sont armés, etc.
S’il vous plaît. Quant à . Avec un t. Pas un d.
Quand à = Lorsque à . Quant à = En ce qui concerne.
Quant à estimer la position du télépilote, je demande à voir.
@jean luc,
Qui vous dit que le système n’a pas été testé et/ou n’est pas opérationnel en Ukraine ? Des communications récentes de CS GROUP mentionnent l’intégration de solutions “hard-kill“ éprouvées en Ukraine…
Selon CS Group, devenu ‘CS GROUP – Sopra Steria’, le système BOREADES « est basé sur des unités légères conditionnées dans des caisses de transport » ; c’est un système S.M.A.R.T (Scalable, Modular, Autonomous, Rapidly deployable, Transportable). Son objet est la protection temporaire ou permanente de points sensibles, bases militaires, aéroports, sites industriels, pas de protéger tout un pays… Ainsi, BOREADES est régulièrement utilisé pour sécuriser la tribune présidentielle lors du défilé du 14 juillet (Pas tout Paris), et -de sources ouvertes- une version de BOREADES fait partie des dispositifs de protection anti-drones des grandes institutions françaises, dont le Palais de l’Élysée, l’Assemblée nationale et l’Hôtel de Matignon. Le système a été largement testé avec succès, notamment à Brétigny-sur-Orge avec l’intégration d’un radar Giraffe 1X de Saab… Plus de 50 systèmes sont opérationnels en France et à l’international, et une centaine de système est en cours de production (Source : CS Groupe).
Quant à la localisation du pilote, elle repose principalement sur la détection et l’analyse des signaux radiofréquences (RF), car le pilote (télépilote) communique avec son ou ses drones via une liaison RF, et un drone lui-même envoie souvent de la télémétrie et/ou de la vidéo ; ces ondes sont immédiatement détectées par des capteurs passifs (récepteurs large bande) qui déterminent une signature spectrale potentiellement hostile. La localisation est effectuée par triangulation avec plusieurs capteurs RF espacés (au moins 2-3) qui indiquent des intersections [Des antennes directionnelles mesurent les angles source du signal et affichent des « lignes de relèvement »] qui sont automatiquement croisées en temps réel (IA pour la fusion de données) avec d’autres infos (radar/optronique) qui permettent de déclencher l’alerte (brouillage ciblé, intervention cinétique, opération d’interpellation) en délivrant la position géographique (latitude/longitude) supposée ou exacte du pilote si celui-ci est dans la portée des capteurs [Souvenez-vous Jean-Luc, déjà WW2 les allemands avaient des camions gonio dévoués à cette tâche…].
La seule limite connue est une perte relative d’efficacité pour détecter certains drones autonomes préprogrammés, silencieux, sans liaison RF active et retour vidéo [Le drone sera seulement détecté par radar].
La configuration standard du BOREADES comprend des capteurs spécifiques et antennes directionnelles (Réseaux optiques, acoustiques, scanner RF, …), un radar (3D/2D), un système d’identification (classification des signaux : ami/hostile/oiseau), un suivi vidéo jour/nuit, une tourelle de brouillage, le tout intégré à un système de commande et de contrôle en temps réel conçu par CS. Les détails précis restent classifiés.
Pour plus d’informations, consultez http://boreades.fr/
Sans liaison RF active NI retour vidéo.
« les allemands avaient des camions gonio dévoués à cette tâche… »
Des camions gonio « dédiés » à cette tâche ou « voués » à cette tâche.
Les Allemands.
En matière de NIH, les fridolins sont encore pire qu’Oncle Sam et vous l’illustrez fort bien… Quand à douter que tout ceci, comme les systèmes concurrents, n’ait été éprouvé sur le banc d’essai que représente (hélas pour elle) l’Ukraine en ce moment on vous laissera à vos prudences qui sont en réalité du dénigrement gratuit, ne voulant même pas acter une compétition remportée.
relèvement gonio.
La goniométrie est la mesure des angles (dixit le dictionnaire de l’académie française : https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9G1017).
Le capteur détecte la fréquence radio utilisée et l’angle de meilleure réception de l’émission sur cette fréquence. En plein air, cela mène à la source d’émission. En ville, des phénomènes de rebond ou d’écho peuvent tromper sur la direction réelle vers la source.
C’est la mesure de base pour retrouver la source des appels radio de détresse (ou tout autre type de source radio).
C’est marrant. Quand c’est allemands, c’est la septième merveille du monde quand c’est encore sur le papier. Quand c’est français, c’est de la merde si ça n’a pas 15 ans de retex en haute intensité.
@KHOPS Ce que j’écris n’a rien à voir avec la nationalité de la firme, ce dont je me fous complètement. Simplement, la technique des drones évolue toutes les 6-8 semaines, ce qui fonctionne aujourd’hui sera obsolète dans quelques mois. ton commentaire est inutile
C’est vrai, absolument personne ne remet en cause votre totale impartialité quand il s’agit de parler de solutions françaises dans le cadre de la défense! Vous êtes d’une bonne foi qui force l’admiration! Votre réaction au commentaire de @KHOPS pourtant indique qu’il est dans le vrai!
Et vous pensez réellement :
– Que personne à l’OTAN et chez CS Group n’a pris en compte l’évolution permanente des technologies liées aux drones ?
– Que la guerre en Ukraine est le seul et unique moyen d’éprouver du matériel ?
T’as pas forcément besoin de ça, on connait les systèmes en face, on s’entrainer sur des cibles utilisant des imitations ou des simulation. ruzzia n’est pas vraiment high-tech, c’est la quantité plutôt que la qualité.
> quand à estimer la position du télépilote , je demande à voir , comment on peut le faire???
un drones télecommandé reçoit un signal, si t’arrives à détecter le signal depuis divers points, dans une sorte de triangulation tu peux en déduire le direction et de l’intensité la distance, à partir de là tu peux déduire la position ? Je suis pas du tout spécialiste dans ce domaine, c’est juste de l’analyse de noob :P.
Comment les russes font pour abattre les drones maintenant
https://www.youtube.com/watch?v=o3I_K7mxVm0&pp=0gcJCU8Co7VqN5tD
Ta vidéo montre une scène de guerre, certainement en Ukraine, mais ne permet pas de dire qui est qui : russe ou Ukrainien ? Alors oui, les 2 abattent beaucoup de drônes. mais pas tous , le moyen employer est simple un drone a quatre hélices munis d#une armes légère . Le siège de l’OTAN est à Mons en Belgique, pays où la densité de la population est beaucoup plus dense qu’en France, donc là c’est l’électronique qui sera employée, car on ne peut pas prendre le risque d’abattre un drone en pleine ville au risque de tuer les gens, les Russes font évoluer leurs drones en permanence, 6-8 semaines, les contre-mesures anti drone doivent changer, d’où mon interrogation, en temps de guerre ce problème se pose moins. Tu envoies un autre drone, tu tires point barre, c’est la guerre . seule l’expérience du champs de bataille compte donc l’Ukraine
Si des drones sont envoyés massivemet sur le siège de l’O.T.A.N. selon votre scénario le risque pour les populations civiles seront d’autant plus grand que nous serons en guerre! et que d’autres armements seront utilisés!
Nous gardons néanmoins confiance car la B.I.T.D. allemande va nous solutionner ce délicat problème et notre confiance va également vers vous qui saurez nous en faire une très large communication!
Le moyen employé est simple.
Les russes ils sont à poils. La conscription approche pour les Moscovites et Vlad chie dans son froc.
Système probablement excellent face à de petits drones télépilotés. En revanche, il risque de n’être d’aucun secours face à des drones guidés par fibre optique, ou des drones autonomes guidés par leur propre IA. Voir même des drones guidés par le réseau GSM 5G.
On espère évidemment que la protection du QG de l’OTAN ne se résume pas à ce simple système de détection/brouillage, et que des solutions d’interception « hard kill » sont également prévues…
Pour signifier « et même », le verbe « voir » ne convient pas, mais l’adverbe « voire » (avec un e), généralement précédé d’une virgule, est approprié.
… ou des drones autonomes guidés par leur propre IA, voire même des drones guidés par le réseau GSM 5G.
Toutefois, dans la mesure où nombreux sont ceux qui considèrent* que « voire même » est un pléonasme (« et même meme »), cette expression est à utiliser avec circonspection.
… ou des drones autonomes guidés par leur propre IA, voire des drones guidés par le réseau GSM 5G.
_
* À tort pour d’autres (dont l’Académie), qui estiment que « voire » est employé dans ce cas dans son sens étymologique de « vraiment », ce qui élimine l’effet pléonastique.
Très vieux débat…
Et même même.
Visiblement le système (il permet de «prendre le contrôle d’un drone», de choisir son point de chute et, surtout, d’estimer la position de son télépilote.) n’était pas positionné à l’Ile Longue il y a quelques mois….
https://www.franceinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/finistere-des-drones-ont-survole-la-base-militaire-de-l-ile-longue_7660171.html
Ce qui n’est pas dit ici est que ce système intègre aussi des effecteurs physiques (Laser, canons et drones intercepteurs), pas seulement d’effecteurs de type Guerre Électronique.
Le point à défendre est plongé au milieu de civils (même s’il est prévu l’utilisation de Boréade en protection de base projetée ou de convoi) donc la garantie de non-pertes collatérales doit être élevée et donc la référence (le Retex) à la guerre Russo-Ukrainienne n’est pas pertinente, sauf à parler de l’opération « spider web », par exemple.
J’espère la bonne prise en compte des drones filaires ou des drones durcis à la GE, que l’on commence à voir en conflit asymétrique et probablement bientôt comme moyen terroriste.
La communication autour de Boréade ne parle pas du tout des drones lourds de type Shahed (qui peuvent cependant être traités par une autre coucle LAD) ni des essaims de drones légers qu’on verra un jour y compris en contexte asymétrique, voire terroriste. Ce qui ne veut pas dire que ces menaces ne sont pas prises en compte ni en cours d’intégration, simplement rien ne permet de le dire.
En tout cas, bravo à CS group.
Alors que notre Balargone lui il craint rien ! Il est tout dispersé dans la redondance et le public-privée ! Personne ne sache où ils sont !
Les Généraux anciens doivent se chercher des tentes 56 pour se construire un commandement de secours.
Leurs jeunes et les colonels préparent’ils en sous marin l’opération construction modulaire ?
Préparent-ils.
Ce quoi qu’en disent les correcteurs automatiques programmés à l’économie.
Moi j’aime bien les commentaires de Franchouillard, mais ils sont bêtes, car ils devraient savoir aussi que les services de renseignement allemands vont s’équiper de logiciel français ChapsVision (ArgonOS) : Acteur majeur français dans le traitement de données massives (Big Data) et le renseignement.
Bah il y a les « franchouillards » et d’autres qui se prennent pour des casques à pointe, le problème est que la pointe est parfois à l’intérieur du casque!
Jean-Luc a cela de commun avec Czar qu’il aime à stigmatiser le franchouillard.
Reste à voir s’ils donnent la même signification à ce mot…
Le franchouillard est souvent associé aux traits suivants :Le chauvinisme : Un attachement excessif, parfois borné, à la France et à sa culture (considérée supérieure aux autres).L’esprit de « beauf » : Un humour lourd, un goût pour les discussions de comptoir, le vin rouge, le terroir, et une certaine gouaille.L’étroitesse d’esprit : Un rejet ou une méfiance face à la modernité, aux cultures étrangères ou aux nouveautés.
En Allemagne même : Le terme Pickelhaube y est parfois utilisé de façon métaphorique pour désigner une personne à la mentalité prussienne rétrograde, vieux jeu ou excessivement disciplinée .
moi c’est le bachi que je préfère ,