Le Bâtiment ravitailleur de forces «Jacques Stosskopf» a déjà été admis au service actif au sein de la Marine nationale

Livré à la Marine nationale en juillet 2023, le Bâtiment ravitailleur de forces [BRF] Jacques Chevallier fut admis au service actif en novembre 2024, soit seize mois plus tard. Entre-temps, ce nouveau navire dut effectuer un déploiement de longue durée [DLD] de quatre mois pour valider ses capacités militaires et se soumettre à d’autres essais afin de vérifier son comportement au sein d’un groupe aéronaval ainsi que son aptitude à interagir avec des pétroliers civils.
Le processus aura été beaucoup plus court pour le «Jacques Stosskopf», le second BRF officiellement remis à la Marine nationale en novembre dernier. En effet, ayant appareillé de la base navale de Toulon pour un DLD, dont le profil, comme d’ailleurs celui de la mission Jeanne d’Arc 2026, a été chamboulé en raison de la situation au Proche et au Moyen-Orient, il vient déjà d’être admis au service actif. C’est en effet ce qu’a fait savoir le ministère des Armées, via un communiqué diffusé ce 19 mai.
«L’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine [CEMM], a prononcé l’admission au service actif du Bâtiment ravitailleur de forces Jacques Stosskopf le 7 mai 2026. Il est désormais déclaré opérationnel et en mesure d’être pleinement déployé sur ordre du chef d’état-major des Armées [CEMA]», a-t-il en effet annoncé.
En janvier, la Marine nationale avait indiqué que, dans le cadre de son DLD, le «Jacques Stosskopf» allait mettre le cap vers le Grand Nord avant de prendre la direction des Antilles, puis celle de la région Indopacifique.
A priori [*], la dernière séquence n’a pas eu lieu. En effet, si l’on s’en tient à la communication de la Marine nationale au cours de ces dernières semaines, le BRF «Jacques Stosskopf» a ravitaillé la frégate de défense et d’intervention [FDI] «Amiral Ronarc’h» en missiles ASTER au large de Fort-de-France en mars.
#Experimentation | La FDI Amiral Ronarc’h et le BRF Jacques Stosskopf, en DLD, ont réalisé au large de Fort-de-France un ravitaillement en autonomie en munitions complexes.
Objectif : tester la capacité du BRF à ravitailler la FDI en ASTER pour durer à la mer.@FAA_Officiel pic.twitter.com/ST8dgIfUAV— Marine nationale (@MarineNationale) March 10, 2026
Puis, dernièrement, il a accompagné la mission Jeanne d’Arc 26, et donc le porte-hélicoptères amphibie «Dixmude» et la frégate de type La Fayette «Aconit», à «quelques centaines de nautiques des côtes brésiliennes». Au 23 avril, il comptait déjà cinquante ravitaillements à la mer [RAM].
#Colsbleus | Le BRF Jacques Stosskopf en dernière ligne droite avant son admission au service actif.
Ravitaillements à la mer, exercices, escales et entraînements opérationnels rythment 5 mois de déploiement au plus près des forces.
À lire �� : https://t.co/ZHwGRRQC5M pic.twitter.com/JiK2pAVfkj— Marine nationale (@MarineNationale) May 14, 2026
Quoi qu’il en soit, a résumé le ministère des Armées,«le ‘Jacques Stosskopf’ a déjà pris part à des entraînements interarmées ainsi qu’à des exercices conjoints de préparation à la haute intensité avec des marines partenaires tels la mission Jeanne d’Arc 26 ou l’exercice ORION 26» lors de son DLD, lequel a donc permis de confirmer «ses performances en qualité et en quantité, en eaux froides et en eaux chaudes, son interopérabilité et sa capacité à produire des effets opérationnels.»
Le fait que le BRF «Jacques Stosskopf» ait été admis au service actif donnera plus de latitude à l’État-major des armées [EMA] pour l’envoyer en opération. Il est probable qu’il rejoigne prochainement le groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle, qui s’est récemment rapproché du détroit d’Ormuz, afin d’y mener éventuellement une mission visant à protéger le trafic maritime commercial. Mission qui pourrait s’éterniser…
Pour rappel, d’un déplacement de 31 000 tonnes pour une longueur de 194 mètres et une largeur de 24 mètres, un BRF est doté d’une double coque et de quatre mâts de ravitaillement polyvalents lui permettant de soutenir simultanément deux navires. Il a la capacité de transporter 1 500 tonnes de fret et 13 000 mètres cubes de carburant. Armé de deux canons RAPIDFire de 40 mm et d’un système de défense aérienne Simbad-RC, il met en œuvre un hélicoptère NH90 Caïman et un drone aérien. Le troisième de la série [sur les quatre unités prévues], le BRF «Émile Bertin», a été mis à l’eau à Saint-Nazaire en avril.
[*] Via le média social X, la Marine nationale indique que le BRF “Jacques Stosskopf” a navigué dans l’océan Pacifique et s’est rendu à La Réunion… Or, elle n’avait rien dit à ce sujet jusqu’à présent…





ils ont pas trouvé plus imprononçable comme nom ?
Jacques Camille Louis Stosskopf, né dans le 10e arrondissement de Paris le 27 novembre 1898 et mort exécuté le 1er septembre 1944 au camp de concentration de Natzweiler-Struthof, est un ingénieur général du génie maritime français, membre de la résistance française et héros de la Seconde Guerre mondiale.
On va faire l’effort de la prononcer son nom, lui a bien fait l’effort de sacrifier sa vie pour son pays.
Bien envoyé
En effet.
Excellente réponse ! 😉
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Stosskopf
« est un ingénieur général du génie maritime français, membre de la résistance française et héros de la Seconde Guerre mondiale. » ALLEZ l’ALSACE!
Kopf = tête. quand à Stoss signifierait pousser. StossKopf Tête de mortaise
https://www.linguee.fr/allemand-francais/traduction/stosskopf.html
Un ingénieur général du génie maritime Français, Alsacien d’origine et fidèle à la France jusqu’à mourir pour elle.
Alors oui, c’est un peu difficile à prononcer, mais le personnage mérite amplement cet hommage.
oui je comprend cela, je sais que les noms sont donnés en fonction d’anciens héros, mais c’est quand meme un navire qui va opérer avec d’autres nations, par radio, et franchement tout le monde va galérer avec ce nom compliqué à prononcer en français et surement plus dans d’autres langues.
Je pense que malheureusement il y a eu beaucoup de morts pour la France, ce qui laisse un large choix pour un nom simple. Ce nom aurait pu etre utilsé pour un autre systeme plus « interne »
Pas de nom à la radio, juste des indicatifs pendant les vraies opérations…
il vaut mieux se taire est passer pour un imbécile plutôt que de l’ouvrir et le prouver.
Les navires militaires n’ont pas toujours besoin d’épeler leur nom en alphabet international, leur statut (ou leur immatriculation) pouvant suffire à assouplir sur canal 16 (vraiment quand ils n’ont rien d’autre à foutre). Dans les protocoles de communication, ils s’annoncent en se présentant selon leur nation d’origine bien avant que les navires interrogés soient capables de lire des mots écrits en blanc ou noir sur une coque grise.
« I am the french navy warship on your portside at about 15 nautical miles, do you read me ? Over. » Les petits détails, on s’en branle !
Généralement, ce sont les militaires qui posent les question si nécessaire. Désolé si je me trompe.
Je comprends.
Je propose Jean-Paul Lien..
Toujours étonnants ces collaborateurs ( on trouve de multiples exemples semblables) qui croient finir la guerre en héros de la Résistance ! Cela prouve qu’ils pouvaient être ambivalents, ou plus encore très opportunistes…
Le jour où votre contribution à la France sera égale à celle de Jacques Stosskopf, vous pourrez parler. En attendant, vous pouvez retourner avec les autres Dédé du PMU
Non, parce que le nom de l’ingénieur général du génie maritime était déjà imprononçable le 1er septembre 1944, jour où il a été fusillé par les allemands .
Je suis certain que la Marine Nationale regrette que vous ne puissiez prononcer le nom d’un homme qui a su mourir pour son pays !
Je préfère arrêter là car je vais devenir désagréable.
Pas fusillé au sens propre. Voir l’article sur le site « réseau alliance.org ». D’après les témoignages en 48 heures, une centaine de membres du réseau ont été exécutés d’une balle dans la nuque puis incinérés dans les fours du Struthof. Article plus précis et mieux documenté que celui de Wikipédia.
@Albert était déjà remarqué par le côté fruste de ses commentaires ; il confirme malheureusement !
Famille d’origine alsacienne. Si on traduit mot-à-mot Stosskopf, signifiait « coup de tête ».
faut aller voir un orthophoniste si vous avez du mal à prononcer ça hein…
Peut-être qu’en le lui écrivant « Ç’trop SCO pfff », il va y arriver.
Allez, décomposons :
« SCO », comme le club de foot d’Angers.
« SCO, pfff », comme quand on pense aux résultats dudit club.
« Trop SCO, pfff », comme quand on pense trop auxdits résultats.
« C’est trop SCO, pfff », comme quand on évoque l’objet de ces sombres pensées.
« Ç’trop SCO, pfff », en abrégeant « c’est trop », et le tour est joué !
Ceci dit sans préjuger d’éventuels problèmes de dentier baladeur…
Ah flûte, je me suis trompé, c’est « Stosskopf », pas « Strosskopf.
Les risques du métier…
Bon, reprenons :
« Taux », comme à la banque.
« Ce taux », toujours comme à la banque.
« Ç’taux, en abrégeant « ce ».
« Ç’taux, SCO », comme quand on pense à la fois à sa banque et au club de foot.
« Ç’taux, SCO, pfff », comme quand on est consterné à la fois par le taux d’intérêt et par les résultats du club.
Et voilà !
À nouveau, nonobstant une pénurie éventuelle de Fixodent, bien sûr.
Alors je le reconnais ceux qui ont la phobie de la langue anglaise sur ce site ne vous arrive pas à la cheville !!!
Ceux qui ont (…) ne vous arrivent pas.
Aucune phobie de la langue anglaise en ce qui me concerne, bien au contraire.
D’ailleurs, mieux on la parle, moins on est sujet aux épidémies de faux-amite et d’anglicismose.
Simplement, quand on parle français, on s’efforce de le faire correctement, notamment en n’employant pas de mots anglais à tort et à travers, et réciproquement.
Ainsi, le parapluie de Brian sera bien rangé et mon jardin restera plus petit que Rome.
albert de moscou découvre le multiculturalisme de notre nation.
Attendez le choc culturel quand il va découvrir les noms des POM.
Mention spéciale pour le compagnon de la libération Teriieroo a Teriierooiterai de la classe Félix’Eboué
Vous préférez sans doute le Patrouilleur Outre-mer, le Teriieroo a Teriierooiterai,
il vaut mieux se taire est passer pour un imbécile plutôt que de l’ouvrir et le prouver.
il va nous rapporter des bananes et du rhum , non je blague, il est là bas pour protéger notre domaine maritime ?
Sans ce type de bâtiments, une flotte, quelqu’elle soit peut dire adieu au grand large et faire de la défense côtière. Ils sont non seulement utiles, mais vitaux. La doctrine OTAN les classe dans les HVU, (High Value Units). Des unités à protéger a tout prix, y compris la sécurité d’autres unités. J’ajoute que, fort du succès de la conception de la classe Durance, leurs predecesseurs largement copiés par la flotte chinoise, ils sont remarquablelement bien conçus et sont une satisfaction permanente pour les « loggies » les responsables logistiques, avant meme dex parler des amiraux.
Une flotte, quelle qu’elle soit. Pas « quelqu’elle soit ».
Leur boulot étant notamment d’anticiper les mouvements des autres navires, flottilles et groupes aéronavals qui comptent sur eux, leur présence n’est incongrue nulle part.
Et puis avec leur armement et leur hélicoptère d’une part, et notre manque général de navires d’autre part… oui, pourquoi ne pas en faire bon usage entre deux ravitos ?
Rien n’est possible sans ravitaillement.
et le rechargement de missile au large pose un pansement sur les faiblesses en armement de nos frégates.
malgré ses moyens et taille relative, la marine nationale avance dans la bonne direction.
@E-Faystos
Quelques réflexions « en vrac » sur notre logistique navale :
– 4 BRF constituent un format « temps de paix » défini arbitrairement dans la triste période 2010-2013. C’est un format clairement insuffisant, si on entend se préparer à des conflits de haute intensité loin de la métropole. La commande de 2 BRF supplémentaires ne serait sans doute pas un luxe.
– Il serait possible de pallier au manque de ravitailleurs (ou à leur éventuelle attrition…) en s’entraînant au ravitaillement en mer avec des pétroliers et navires civils, pour améliorer notre résilience et notre agilité.
– Nos meilleurs ravitailleurs se nomment La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Guyane, etc… il faut investir davantage dans nos infrastructures navales qui ont été largement délaissées au cours des dernières décennies. Le contexte l’exige. La rénovation et l’extension des quais, des infrastructures de maintenance, et la constitution progressive de stocks de carburant et de munitions (ou au moins les infrastructures nécessaires à leur sécurisation) est une piste à creuser sérieusement, spécialement dans l’indo-pacifique.
– L’émergence des grands drones de surface et de grands drones sous-marins (XL-UUV) va multiplier de façon exponentielle le nombre de navires à la mer dans la décennie qui vient. Les besoins de ravitaillement vont donc augmenter très fortement en parallèle, avec une possible évolution de la fonction des traditionnels « pétroliers ravitailleurs » vers des navires plus polyvalents, servant à la fois au ravitaillement/rechargement des drones, mais aussi à leur éventuelle maintenance/réparation, voire à la modification de leur configuration (Ex : passage d’une mission escorte ASM à une mission AA pour un drone de surface, supposant un chagement de capteurs et d’armements).
– Nos frégates gagneraient à se voir dotées d’un système d’ensilotage semi-automatisé des munitions dans les tubes verticaux, ce qui leur permettrait de recharger leurs tubes sans assistance extérieure en pleine mer. Actuellement, des essais de ravitaillement et rechargement en mer ont été réalisés (FREMM DA Lorraine) mais ils nécessitent la présence d’un ravitailleur et de ses grues aux côtés de la frégate, rendant la manoeuvre longue et complexe, et augmentant la vulnérabilité. Pouvoir livrer des containers de missiles Aster/Scalp sur de simples palettes, à l’horizontale, sur une zone de déchargement conçue à cet effet (Ex : une plateforme amovible proche des VLS, qui serait démontée dès la fin de l’opération) constituerait un gros progrès, la frégate et son équipage se chargeant ensuite d’ensiloter les munitions en toute autonomie, grâce à des chariots spécialement conçus pour manutentionner ces containers, les arrimer au VLS, puis dresser le container à la verticale pour la manoeuvre d’ensilotage. Les évolutions en cours du lanceur Sylver A50/A70, ou les réflexions sur la conception d’un futur Sylver A80, pourraient prendre en compte ce besoin.
C’est bien de citer différents points d’ancrage que la Métropole a oublié de développer en raison d’une vision restreinte et tronquée.
Nos gouvernants successifs préférant dépenser inconséquemment , ignorants des promesses offertes à la France et par là à l’Union Européenne.
Combien de colères pour faire comprendre que les Outre-Mer participent à la grandeur du pays en apportant à celui-ci une extension géographique jalousée par de sérieux « concurrents »…
Je ne cesse d’écrire qu’il nous faut nous adjoindre les autres marines européennes pour protéger ces espaces maritimes. Peut-être est-il temps maintenant de faire prendre conscience à l’ UE qu’en investissant dans ces « zones » françaises, elle investira durablement pour son avenir et son développement.
Les « plots » de projection sont majoritairement du ressort de la France , les richesses des mers et océans encore sous-exploitées et probablement ignorées.
Mais demain, les « concurrents » sauront nous faire regretter nos désengagements et lâchetés.
La France c’est bien plus que le Groenland…
@Rainbowknight……
Vous croyez vraiment que la France ignore ce que les fonds marins de ses DOM-TOM recèlent?
Ça n’est pas de l’ignorance ou du renoncement, c’est de la protection de la biodiversité marine, justement pour l’avenir de la planète.
Prenez la Chine à laquelle vous faites allusion. Ce pays a complètement épuisé ses réserves marines, et terrestres, il n’y a plus de poissons en mer de Chine. Ce pays convoite d’autres territoires, mais va être obligé de revoir ses façons de pêcher, ou de coloniser ses terres, (c’est pas les exemples qui manquent), sous peine de disparaître corps et biens.
La France lui montre le chemin, et elle va l’emprunter, pour sa survie.
@Carin
Hélas oui, nous ignorons en partie ce que nos fonds marins recèlent. Plus exactement, nous en avons une vague idée compte tenu des campagnes d’explorations menées dans les décennies passées (avec les technologies limitées de l’époque…) mais désormais, la France est l’un des seuls (le seul ?) pays du monde à avoir promulgué des lois interdisant non seulement l’exploitation, mais également la simple prospection des hydrocarbures ! Dans ces conditions, autant dire que les sociétés de prospection ne se bousculent pas dans les ZEE françaises… S’interdire de chercher, c’est effectivement le moyen le plus simple et le plus radical de ne rien trouver, donc de ne pas être tenté d’exploiter… il suffisait d’y penser, et nous l’avons fait !
@HMX……
La France est un tout petit pays…
4 BRF sont très suffisants pour ravitailler nos 15 malheureux bateaux de 1er rang.
De plus la France n’engagera jamais une guerre lointaine seule, elle le fera au sein d’une coalition.
Et pour vous convaincre de la suffisance de nos 4 BRF, je vous invite à regarder le nombre de pays dans le monde, mieux équipés…
Vous allez très vite vous apercevoir qu’ils sont 2, qu’ils sont énormes par rapport à la France, et que comparativement (nombre d’habitants, superficie du pays), ils sont moins bien équipés!
Ça n’est par pour ses beaux yeux que la France est numéro 2 OTAN… c’est parce qu’au sein de cette alliance, aucun autre pays est mieux équipé.
Il ne faut certes pas s’endormir sur nos lauriers, il faut aussi être conscient de notre place militaire au sein de la communauté des nations de notre planète.
@Carin
Désolé, mais j’ai beaucoup moins de certitudes que vous, notamment sur le fait que « la France n’engagera jamais une guerre lointaine seule, elle le fera au sein d’une coalition ». L’expérience montre qu’on se retrouve rapidement seuls, lorsque une « vraie » crise survient. Demandez aux anglais, pour les Malouines. Ou plus récemment au Danemark, pour le Groënland, avec un soutien pour le moins timide des européens qui n’auraient sans doute pas bougé une oreille si Trump avait mis ses menaces à exécution…
Seriez vous prêt à parier que si l’un ou l ‘autre de nos DOM-TOM venait à être menacé par une puissance étrangère, nécessitant une intervention militaire, nos alliés européens et les USA se dresseraient comme un seul homme, unis à nos côtés ?… pour ma part, j’ai de gros doutes à ce sujet ! Nous serions seuls, comme les anglais en 1982.
Je maintiens donc, en toute connaissance de cause, que 4 BRF c’est très peu, pour un pays qui dispose de la deuxième plus grande ZEE de la planète, dans un contexte de très forte montée des tensions internationale, sur fond de remise en cause de tous les fondements de l’ordre international bâti depuis 1945. Ce qui pouvait sembler suffisant il y a 15 ans, est désormais clairement sous-dimensionné. Un avis qui dépasse évidemment la seule question des BRF, et que je ne suis pas le seul à partager…
Sans aucunement vouloir remettre en cause l’habituelle et très appréciable pertinence de votre intervention, je persiste à penser qu’ensiler et ensilage conviennent mieux qu’ensiloter et ensilotage.
On peut aussi voir le verre à moitié plein : le « petit » Aster est bien plus facile à recharger en mer que les gros (mais lourds) Sm-2 et Sm-6.
Malgré un « coup de chiffon » sur le pare-brise de la Somme, se pourrait-il que la construction et l’admission au service du quatrième BRF « souaillent » légèrement avancées ?
@Le Pompiste
Joli « coup de chiffon » alors … 😉
https://www.meretmarine.com/fr/defense/a-brest-cnn-mco-acheve-l-ultime-arret-technique-du-bcr-somme
Avec le 3ème BRF qui sera arrivé en flotte d’ici 2028, le BCR Somme aura bien fini sa carrière et sa mission.
Et avec 3 BRF neufs, la MN aura un peu de flexibilité et de temps devant elle pour permettre d’attendre plus sereinement le 4ème.
@Le Pompiste……
Le 3eme venant d’être mis à l’eau, le 4eme et dernier, doit déjà être en construction.
Là où manifestement on gagne du temps, c’est sur les essais et le déploiement longue durée avant réception.
En gros, on a fait un gain de 6 mois avec le Jacques STROSSKOPF, et donc il en sera de même pour les 2 derniers de la série.
Le Pompiste je ne suis pas spécialement fana de cette solution qui est la suivante . Comme 04 FDI ont été choisies officiellement par la Suède peut-être qu’en retardant la construction et l’entrée en flotte d’une ou deux FDI (fléchées MN), il pourrait peut-être, être trouvé une marge budgétaire qui pourrait accélérer de la mise en chantier du BRF n°4 ( Gustave Zédé- prévu en MN pour 2031/33 ? ) .
Pour qu’elles « soyent » avancées, il faudrait que des sommes soient avancées.
A @Être etc…..
Piégé !
» Eun chaus » à vous dire : Z’avez un « blem » d’adaptation aux circonstances et plus.
Eh woui .
Aucunement piégé, cher Pompiste d’un jour.
Il ne m’avait pas échappé que vous aviez volontairement écrit « souaillent » (d’autant que vous l’aviez fort obligeamment paré de guillemets) afin de mieux coller à votre pseudonyme du moment.
Pour autant, il me semblait nécessaire à l’édification des lecteurs de proposer à leurs yeux parfois naïfs la version conforme aux règles du bien parler et du bien écrire.
Bien à vous.
Avec ce qu’il se passe à Ormuz et ailleurs, et vu le faible coût de ces navires par ailleurs très demandés par la MN et tous nos alliés, un 5ème ne serait d’ailleurs pas un mauvais investissement.
Et ils sont magnifiques. La ligne est incroyable, faite pour avancer vite, élégante mais massive et puissante.
Tout respire l’intelligence. Tout à l’air bien fichu, pratique.
Il a l’air gentil mais pas commode.
Je n’en sais rien et je ne suis qu’un malheureux terrien. Mais quelle fierté de voir ce bâtiments (et ses trois frangins) avec notre pavillon.
Même les Chinois et les américains doivent nous les envier.
Les équipages doivent être fiers.
est-ce que c’est parce que le pétrolier Somme va quitter le service plus tôt que prévu ?
Bon après le design est grandement éprouvé chez nous et chez les italiens, je pense pas qu’on ait besoin de le tester plus que ça.
C’est le 3ème qui remplacera la Somme qui sort tout juste d’un gros arrêt technique et restera ainsi opérationnelle jusqu’en 2028.
Bonne nouvelle, il est temps que la France retrouve au plus tôt, sa pleine et essentielle capacité dans ce domaine.
Le troisième BRF « l’Emile Bertin » mis à flot en avril dernier, sera livré durant le second semestre 2027.
Quant au quatrième BRF « le Gustave Zédé », sa livraison est prévue en 2032, dommage que sa construction ne se soit pas faite dans la foulée et espérons surtout que d’ici là, elle ne soit pas purement et simplement annulée…
Ah !
Sur sa grève, il est là pour se montrer, ce blanc délavé…….
Bien entendu et comme si cela nous manquait, il nous fait gouter à son plat trop connu : « C’est bien….Et puis non, pas autant que cela ». Du de Funès.
Mais au fait ? Où en êtes vous quant à la préparation de votre guide consacré à » Ce Bunker derrière chez moi, ma madeleine de Proust » ?
Mais d’abord : Longue vie à la République.
un programme qui semble bien se dérouler.
bravo aux équipes.
de l’autre côté de la manche et de l’atlantique ce n’est pas souvent le cas…
l’ancienne base sous-marine de Lorient dite de Keroman portait comme nom officiel « base IG Stosskopf »
Pour garder l’efficacité de la Marine nationale sur les grandes élongation comme » l’IndoPacifique », il faut investir sur la logistique :
https://lefauteuildecolbert.blogspot.com/2026/05/stm.html
Oui, c’est une bonne idée, avec un excellent rapport bénéfices-coût (comme souvent pour les sujets peu sexy).
La perte des BATRAL est moins médiatisée que celle du Clemenceau, mais elle fait très très très mal à notre souveraineté maritime -et à notre diplomatie ultramarine.