La Suède annonce son intention d’acquérir quatre Frégates de défense et d’intervention auprès du français Naval Group

Mise à l’eau le 16 mai, à Lorient, la Frégate de défense et d’intervention [FDI] «Amiral Louzeau» rejoindra-t-elle la Marine nationale comme prévu ou naviguera-t-elle sous le pavillon suédois ? On devrait le savoir d’ici peu…

En effet, ce 19 mai, la Suède a fait part de son intention de commander quatre FDI auprès du français Naval Group, dans le cadre du programme «nouvelle génération de bâtiment de surface» [ou classe Luleå]. L’annonce a été faite par Ulf Kristersson, son Premier ministre, lors d’une conférence de presse donnée à bord d’une corvette Härnösand [classe Visby], alors amarrée à Skeppsbron, près de Stockholm. Le montant de cet investissement est estimé à 3,7 milliards d’euros.

Ce choix n’est pas une surprise. La semaine passée, citant des sources au fait du dossier, l’hebdomadaire économique Affärsvärlden avait rapporté que le commandant de la marine suédoise, l’amiral Johan Norlén, allait recommander l’achat de quatre FDI, aux dépens de solutions proposées par le tandem Saab/Babcock [Arrowhead 120] et l’espagnol Navantia [ALFA 4000].

Deux raisons ont motivé ce choix. La première est que la frégate française est déjà opérationnelle, à la différence des deux autres. Quant à la seconde, selon Affärsvärlden, elle tient au fait que la France ait proposé un «navire existant, entièrement équipé de systèmes de défense aérienne et de missiles, en vendant un navire de sa propre flotte». Et de noter que cela donnerait à la marine suédoise la «possibilité de commencer à former ses équipages et à acquérir de l’expérience plusieurs années plus tôt que les autres solutions envisagées».

Quoi qu’il en soit, pour M. Kristersson, la commande de ces quatre frégates auprès de Naval Group sera le «plus important investissement militaire de la Suède depuis les années 1980».

«La mer Baltique n’a jamais, à l’époque moderne, été aussi exposée, remise en question et disputée qu’aujourd’hui. [Aussi], avec cette décision, je suis convaincu que la Suède va contribuer à la rendre plus sûre à l’avenir», a fait valoir le chef du gouvernement suédois.

Le choix de Stockholm a été salué par le président Macron, via le réseau social X. «Je remercie la Suède et je mesure la confiance faite à la France», a-t-il écrit. «Après le choix fait par la France de se doter du GlobalEye de Saab pour renouveler sa flotte d’avions radar AWACS, c’est une décision stratégique majeure, qui traduit la confiance mutuelle entre nos deux pays», a-t-il ajouté. «Une Europe forte et souveraine au sein de l’Otan : voilà notre conception de notre défense et de notre sécurité commune. Elle se bâtit chaque jour», a-t-il conclu.

Reste maintenant à voir quel sera l’équipement des FDI qu’entend se procurer Stockholm, sachant que le ministre suédois de la Défense, PÃ¥l Jonson, a précisé qu’elles devront être dotées de «plusieurs systèmes d’armes développés en Suède».

«La Suède exigera que les systèmes suédois de Saab et Bofors soient inclus en ce qui concerne les missiles antinavires, les torpilles, les systèmes de protection rapprochée, les canons et les radars», a souligné le journal Dagens Industri. En outre, le maintien en condition opérationnelle [MCO] de ces quatre FDI devra être assurée par un chantier naval local. Tous ces détails seront précisés lors des négociations contractuelles qui devraient débuter sans tarder.

Pour rappel, jaugeant 4 500 tonnes pour 122 mètres de long, la FDI est équipée d’un sonar de coque KingKlip Mk2, d’un sonar remorqué CAPTAS-4, de la suite de guerre électronique «SENTINEL», du système de communications navales intégré «Aquilon», de lanceurs verticaux Sylver A50 pour des missiles Aster 15 et Aster 30, d’une tourelle de 76 mm, de canons de 20 mm téléopérés, de torpilles MU-90 et de missiles antinavires Exocet. Il est possible de compléter cet armement avec des missiles de croisière navals [MdCN], d’une portée d’au moins 1 000 km. Ce point a sans doute pesé dans le choix de la Suède, dans la mesure où cette capacité lui permettrait de renforcer sa posture dissuasive à l’égard de la Russie.

Photo : Naval Group

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170 contributions

  1. jean luc dit :

    Maintenant c’est officielle https://www.hartpunkt.de/schweden-entscheidet-sich-fuer-den-franzoesischen-fdi-entwurf-als-basis-fuer-kuenftige-luftverteidigungsfregatten-der-lulea-klasse/ . 4 frégate en Suède je présente mes excuses à monsieur Laurent Lagneau, j’étais trop vite

    • Ératosthène dit :

      @jean
      « je présente mes excuses à … »
      C’est Laurent Lagneau qui vous excuse ou non.
      Vous ne pouvez que demander à être excuser.

      • Jim dit :

        exact on présente ses excuses et l autre partie vous excuses ou pas.
        on ne s excuse pas c est un contre-sens et ce n est pas français.
        on demande pardon on ne se pardonne pas soi même.

      • JETPHIL dit :

        …à être excusé…

      • On ne peut que demander à être excus[é].

        C’est pourquoi « je m’excuse » aurait été incorrect.
        Mais « je présente mes excuses à X » est acceptable, bien que « je prie X de (bien vouloir) m’excuser » soit plus recherché.

    • Pourquoi tant de e ? dit :

      C’est officiel.

  2. wagdoox dit :

    Génial, je n’y croyais pas mais je veux avoir tort ainsi tous les jours.

  3. Math dit :

    Super bonne nouvelle!

  4. Vortex dit :

    EX-CE-LLENT !
    Bonne nouvelle pour ce magnifique et efficace bâtiment.
    3 utilisateurs européens, à quand le 4e ?
    Attendons néanmoins la signature du contrat.

    • Simlabeng dit :

      « …magnifique… », faut pas exagéré…

      Tout les goûts sont dans la nature.

      • Infini-Tifs Coiffure, 25 Bd de la Libération - 32100 Condom dit :

        Faut pas exagérer.

      • rainbowknight dit :

        Ne pas se fier aux apparences, souvent Trumpeuses, MAGNIFIQUE car capable de dissuader un envahissant voisin de faire de votre pays son 51e Etat. ….
        Même dans les eaux peu accueillantes du Nord de l’ Amérique , ce navire aurait fière allure avec la belle feuille d’ Erable pour assurer la sécurité du Canada.
        Tout ce qui vient de France est Magnifique, raison pour laquelle le Canada est si joli grâce à l’apport de sa Belle Province dont on ne saurait critiquer la Nature.

  5. Marty dit :

    Ça fait particulièrement plaisir. 40 ans de liens futurs. Que dire au consortium British autre que « Awfully sorry old chap »! 🙂

  6. Alain d dit :

    La France est enfin mieux calibrée pour l’export
    « Il faut accélérer »
    « il faudrait fortement accélérer »
    « le rythme »
    Etc.

    • HMX dit :

      @Alain d
      Il faut en effet saluer le professionnalisme et la compétitivité de nos chantiers navals. Quand on regarde les difficultés de nos alliés US (tous programmes confondus), GB (frégates type 31), germano-néerlandais (frégates type F126), on se surprend à constater que la France (avec l’Italie) fait partie des rares pays occidentaux où « tout se passe comme prévu » en matière de construction navale.

      Comme indiqué dans mon post ci-dessous, on pourrait encore améliorer la situation en mettant en Å“uvre une stratégie de « coques blanches », inspirée des pratiques italiennes, consistant à commander volontairement des coques supplémentaires destinées à être équipées puis exportées. L’Italie pousse d’ailleurs le concept jusqu’à mettre en service dans sa propre Marine les navires surnuméraires pour les revendre presque aussitôt comme « occasion neuve ».

      Cette stratégie s’avère payante et souvent décisive pour conquérir des marchés à l’international, avec l’argument massue de pouvoir livrer des navires quasi instantanément, où avec un court délai. Elle permet également et surtout d’allonger les séries, donc d’optimiser l’outil industriel, avec pour bénéfice des coûts unitaires plus réduits (ce qui profite à l’Etat en tant que client pour l’équipement de sa propre marine), favorise l’activité économique avec des chantiers et un réseau de sous-traitants tournant à plein régime (ce qui profite à l’Etat en tant que percepteur, qui prélève impôts et taxes sur cette activité…) et fait rentrer des devises à chaque contrat export (balance commerciale). Un véritable cercle vertueux. Cela fonctionne en Italie : et si on essayait ?

      • Nike dit :

        vous avez raison, on peut également ajouter que cela permet à la marine Italienne d’avoir des navires récents qui certe partent à l’export mais sont aussitôt remplacés par des navires neufs.
        Je note que c’est presque le concept appliqué aux rafales. (pour l’instant la prod n’arrive pas encore à absorber la demande.)

        • Signalement de rafales de vent sur Saint-Raphaël dit :

          Le concept appliqué aux rafales revient à brasser de l’air.
          Le concept appliqué aux Rafale revient à l’armée de l’Air.

      • Alain d dit :

        Il était temps que la France se bouge : VL MICA, SAMP/T, CAESAr, AASM, relance des MdCN, nouveau casque pour les pilotes, Dassault qui a accéléré sur les versions Rafale, moyens anti-drones, les moyens de frappes sol-sol dans la profondeur à venir, etc.
        Tout cela va faciliter les exportations.
        Mais que de contrats perdus par le passé…
        Temps de la modernisation du SAMP/T ?
        La modernisation pour obtenir 13 LRU dépassés ?
        Nos politiques, dirigeants industriels et la DGA ont tout de même eu bien du mal à capter le concept.
        Hein ?
        Pour ces cognitifs hasbeen, reste encore à mettre le paquet sur les drones, robots, les capteurs et l’IA, déjà en R&D et expérimentations. Les industrialisations de masse en séries peuvent attendre. Rien ne sert de faire de stocks.
        Mais il faut tester des lignes, même protos et modulaires, pour expérimenter des semblants de préséries.
        Les industries automobiles et machines agricoles me semblent parfaites pour ce boulot des engins lourds.
        Pour les petites armes, nombre de petites usines mécaniques et d’assemblages pourraient faire le job.
        « Gouverner, c’est prévoir »
        Evidemment, il faut prévoir d’accélérer et sécuriser les approvisionnements matières et composants, probablement le volet le plus sensible, s’il fallait monter rapidement en puissance.
        Donc probablement gérer certains stocks.
        Covid et 2022/23 ont démontré que, dans l’urgence, chacun jouait logiquement très égoïste, comme pour les obus de 155 mm, leurs poudres et leurs charges propulsives.
        Donc ne pas délocaliser n’importe quoi, et relocaliser si besoin, et même recréer de filières : petites munitions.

      • farragut dit :

        @HMX
        Est-ce que cette pratique n’est pas ce que l’on appelle aussi du « stockage chaud » ?
        Il vaut mieux un matériel ou un logiciel en opérations, et fonctionnant comme produit en qualification externe permanente, car cela permet aussi de le maintenir au dernier standard, avec toutes les mises à jour, prêt à être vendu « combat proven » en « héritant » des améliorations des autres matériels dans les forces.
        C’est bien ce que l’on a fait avec les Rafale « d’occasion », vendus à la Croatie…

      • snips dit :

        Il faut que l’Etat accepte de financer tout cela, mais c’est en effet un bon moyen pour conserver son outil industriel, les compétences, essentiels à sa souveraineté.

      • Conjonction dit :

        Conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
        or, pas hors.
        Quasi instantanément ou avec un court délai. Pas « quasi instantanément, où avec un court délai ».
        Merci.

      • Hadrien dit :

        il permet aussi d’impliquer tous les « sous système » qu’un client pourrait dans une commande « normale » pouvoir changer, la c’est une vente sur étagère avec les systèmes Italien et ça permet de faire rentrer de facto le client dans cet écosystème

        • L'à l'a l'as la là las lalala dit :

          Là, c’est une vente sur étagère.

    • Chrislo974 dit :

      c’est prévu, avec les commandes, de renforcer les lignes de production, objectif 20mois/corvette et 30mois/frégate…

  7. HMX dit :

    Très belle victoire de Naval Group, qui efface ainsi l’échec norvégien. Avec 13 commandes, la FDI se positionne en référence européenne, et ce n’est sans doute pas fini (discussions en cours avec le Portugal notamment).

    Sur le plan industriel, Naval Group va rapidement devoir passer de la « cadence 2 » à la « cadence 3 », soit un passage à une mise sur cale simultanée de 3 FDI, ce qui est possible et prévu, en utilisant notamment le bassin 2 de Lorient.

    Pour la Marine Nationale, qui va devoir patienter davantage que prévu pour recevoir ses FDI, il faut transformer cette contrainte en opportunité, en transformant les commandes en cours en « FDI XL », version allongée par l’ajout d’une section centrale de 9 mètres déjà proposée à l’export par Naval Group, mais qui n’a pas encore de client de lancement déclaré à ce jour. Il s’agirait, via cette section supplémentaire, d’augmenter le nombre de tubes verticaux (+32 VLS) ainsi que l’emport en carburant, améliorant l’autonomie de la FDI (jusqu’à 6000 milles nautiques, contre 5000 pour la version « de base »), répondant ainsi davantage aux besoins de la Marine Nationale. cela reviendra en clair à gommer les deux principales limites structurelles de la FDI actuelle : un armement et une autonomie limités en raison de choix de conception. Pour Naval Group, disposer au catalogue d’une FDI « courte » et d’une FDI « longue », toutes deux en service dans la Marine Nationale, constituerait un atout commercial très puissant à l’export, permettant de s’adapter à différents clients internationaux.

    Ce succès commercial de la FDI en Suède, permis grâce à la cession de coques initialement destinées à la MN, appelle aussi une autre observation : la France et Naval Group auraient tout intérêt à développer une stratégie à l’italienne, en construisant davantage de coques « nues » (2 à 4 exemplaires ?) qui seraient destinées à être équipées à la demande et exportées, le moment venu. Cette stratégie, qui aurait été très risquée dans les années 1990-2000, l’est aujourd’hui beaucoup moins : vu la demande actuelle et à venir dans le secteur de la défense, ces coques supplémentaires trouveront très certainement preneur à l’international, et restent disponibles si besoin pour la marine du pays constructeur en cas de besoin de remontée en puissance rapide…

    • lecoq dit :

      je ne connaissait pas cette histoire de coque + 9m, mais en effet ce serait une opportunité d’avoir un catalogue plus souple
      le seul problème c’est quand la MN sera pourvue de nouvelles frégates … ca commence à manquer, surtout qu’on est a peu pres les seuls à assurer les missions europeenes … en tout cas à participer a toutes les missions

      • HMX dit :

        @lecoq
        On parle d’une section centrale de coque d’environ 9 mètres, dite « section modulaire », qui est déjà étudiée et proposée à l’export par Naval Group. Cette section centrale peut, au choix du client, être configurée en « mission bay » (espace modulable pour drones, embarcations, conteneurs…), ou recevoir des lanceurs verticaux supplémentaires. Il s’agit à l’évidence d’une opportunité majeure pour notre Marine Nationale qui a besoin de muscler ses capacités offensives et défensives sur ses navires de premier rang…

      • Math dit :

        Oui, mais si nos partenaires sont bien armés, cela soulage d’autant la marine nationale.

        • Florian dit :

          J’allais répondre exactement la même chose.
          Si la Suède a rapidement une FDI opérationnelle en Baltique, c’est pas pour faire garde-côte, c’est pour mettre une présence dissuasive sur ce front de l’OTAN. Ca décharge forcément d’autres bâtiments de l’OTAN dont la France est une forte contributrice.
          En mer, il ne faut plus raisonner en franco-français mais en alliance (OTAN, Europe de la défense, vous mettez le terme que vous voulez derrière).

      • Connais-toi toi-même dit :

        Je ne connaissais pas.

    • h d dit :

      Super commentaire, très bien documenté.
      « qui peut le plus peut le moins »: des FDI en version LONGUES (+9m) , mais QUE des versions longues, quitte à sous-équiper en VLS si on veut faire « pingre » tout en laissant la possibilité de compléter dans le futur par autre chose.
      et ce sera moins cher à l’unité
      on arrête de BRICOLER comme chez Babcock (il manque 20cm?) chez Damen (pareil, les morceaux ne collent pas ensemble) et autres chantiers en Allemagne. Bon, après on fait FUSION avec Ficantieri en Italie et on met le tout en IPO en Bourse: allez HOP 20Mds€ pour le programme SCAF avec SAAB de Suède et un peu d’Espagne

      • ji_louis dit :

        L »idée a déjà été étudiée et partiellement mise en oeuvre, elle a échouée parce que l’Etat voulait garder la main sur les chantiers de l’Atlantique à Saint Nazaire, seuls aptes à construire le ou les futurs porte-avions.

        • "It will not fail because of me" dit :

          Elle a échoué.

        • h d dit :

          oui on se souvient tous de cela. c’était il y a longtemps et Ficantieri était très fort à l’époque donc une FUSION inégale à notre désavantage avec le risque de perdre l’outil des chantiers de France avec très peu de projets à cette époque .
          L’Etat français aurait pu inscrire une clause de souveraineté mais a préféré ne pas vendre/donner à Ficantieri , maintenant on voit avec raison.
          Mais les temps ont beaucoup changé il y a un volant d’affaires très important dorénavant

    • G dit :

      +1.
      Mais espérons effectivement que NG est capable d’accélérer – et que la MN ne sera pas mise à l’épreuve d’ici l’entrée en service de ses prochaines frégates.

      • HMX dit :

        @G
        La réussite du passage « cadence 2 » à « cadence 3 » représente en effet un challenge industriel conséquent pour Naval Group et son réseau de sous traitants.

        On peut cependant se permettre d’être optimiste sur le sujet : cette option « cadence 3 » a en effet été étudiée dès le début du programme FTI/FDI, les paramètres sont donc déjà connus de tous les acteurs. Par ailleurs, pas besoin de remonter très loin en arrière pour retrouver une telle activité sur le site de Lorient : en 2015, 3 FREMM étaient en construction simultanée, à différents stades d’achèvement… visiblement, on peut faire, et on sait faire ! 😉

    • Bonbon dit :

      Êtes-vous sûr que les discussions avec le Portugal sont toujours en cours?
      Pour le Portugal, des bruits donnaient les FREMM EVO vainqueurs face aux FDI

    • lym dit :

      C’est en effet une victoire, mais qui au delà de NG nous profitera peu avec un système d’arme voulu (en totalité?) suédois… une contrainte compréhensible vu du client, mais qui au delà de moins faire travailler l’industrie du pays producteur pourrait entraver la volonté d’aller vite qui a visiblement pesé lourd pour éliminer les 2 autres: « la frégate française est déjà opérationnelle ».
      Car c’est ici une partie potentiellement assez significative du développement à reprendre selon le degré d’équipements suédois à intégrer… et les problèmes viennent hélas souvent de ce type de montages industriels sur versions divergentes.

      • ji_louis dit :

        Les industriels suédois ont déjà travaillé ensemble entre eux, ils ont déjà étudié l’intégration de leurs matériels (sauf nouveauté), les études complémentaires pourront être faites le temps de monter les coques et l’intégration finale s’achever dans un chantier suédois.

    • vrai_chasseur dit :

      @HMX
      Naval Group est probablement déjà allé plus loin que le raisonnement italien sur les coques blanches.
      Naval Group joue sur plusieurs leviers importants :
      – En production industrielle, les FDI sont produites en « Takt Time », ou délai « idéal » pour produire exactement le nombre d’unités voulues par le client (définition du Takt Time, cf par ex. http://www.7-shapes.com/le-takt-time/ ).
      – Le PSIM, mât modulaire qui regroupe la majorité des capteurs, des systèmes et le PC Opérations du navire. Il est configuré à terre et rajouté ensuite sur la coque. Cette conception est révolutionnaire, elle enlève énormément de travail d’intégration des systèmes qu’il fallait auparavant installer et intégrer un à un à la coque, chaque client ayant en plus ses propres desiderata en matière de capteurs et systèmes. Il permet un gain à la fois en modularité et en productivité. C’est ce qui manque à tous les autres chantiers navals, notamment Babcock et Fincantieri : même en ayant des coques blanches d’avance ils achoppent tous au moment de l’intégration des systèmes, avec à la clé rallonge des délais initiaux contractuels.
      – Une conception de la frégate en « bus de données numérique » : le PSIM est doté nativement de 2 (gros) datacenters, ce qui permet de simplifier énormément le travail d’interconnecter tout nouveau système ou capteur avec tous les autres déjà en place… et de le faire à terre sur le PSIM sans attendre que la coque soit disponible. Sinon, ce travail est fastidieux et immobilise longtemps la frégate à chaque fois qu’on installe ou qu’on modernise ses systèmes (cas des Type 45 britanniques par exemple, dont l’indisponibilité grève lourdement le contrat opérationnel de la Royal Navy).
      Naval Group pourrait être en mesure de concevoir des « PSIM blancs » d’avance, capables d’être rapidement équipés avec les systèmes et capteurs voulus par le client sans attendre la coque, ce qui présenterait l’avantage de ne pas immobiliser les bassins (et les livres comptables…) avec des coques blanches vides. Ces dernières peuvent même être produites par des chantiers partenaires.

    • Plus de 1er rang dit :

      HMX, l’autre jour je vous ai lu et j’approuve votre rappel quant à la possibilité d’assembler des FDI allongées ( jumboïsation déjà étudiée par NG ) avec pour conséquences, l’obtention de flotteurs équipés d’une motorisation plus puissante, et qui auraient des capacités plus élevées en carburant, en équipements et en armements, le tout avec un équipage en nombre identique ( sur ce dernier point c’est de moi ).
      Pour ma part et sur ce site, j’avais suggéré de hausser le nombre des FDI à acquérir ( passer de 5 à 8 ). Que 04 FDI de base soient affectées à Brest et que 04 allongées le soient à Toulon.
      Ainsi, en Méditerranée la MN pourrait compter sur plus de vaisseaux nativement de premier rang, 10 contre 06/09 aujourd’hui ?
      Pour ceux qui gèrent les moyens, il y aurait moins de tension, car indéniablement de longs épisodes en mer fatiguent les flotteurs et leurs composants. Enfin n’oublions pas que le taux de disponibilité des bâtiment de la MN signalé élevé ces derniers temps ne peut-être tenu indéfiniment .

    • Plus de 1er rang dit :

      HMX, l’autre jour je vous ai lu et j’approuve votre rappel quant à la possibilité d’assembler des FDI allongées ( jumboïsation déjà étudiée par NG ) avec pour conséquences, l’obtention de flotteurs équipés d’une motorisation plus puissante, et qui auraient des capacités plus élevées en carburant, en équipements et en armements, le tout avec un équipage en nombre identique ( sur ce dernier point c’est de moi ).
      Pour ma part et sur ce site, j’avais suggéré de hausser le nombre des FDI à acquérir ( passer de 5 à 8 ). Que 04 FDI de base soient affectées à Brest et que 04 allongées le soient à Toulon.
      Ainsi, en Méditerranée la MN pourrait compter sur plus de vaisseaux nativement de premier rang, 10 contre 06/09 aujourd’hui ?
      Pour ceux qui gèrent les moyens, il y aurait moins de tension, car indéniablement de longs épisodes en mer fatiguent les flotteurs et leurs composants. Enfin n’oublions pas que le haut taux de disponibilité des bâtiments de la MN signalé ces derniers temps ne peut, évidemment,être tenu indéfiniment .

    • Le Chouan dit :

      @HMX
      Entièrement d’accord avec l’ensemble de votre analyse ! 😉
      Effectivement, belle victoire pour Naval Group et pour notre industrie de défense en général !
      Mais notre MN doit impérativement maintenir ses objectifs pour posséder au plus tôt, un minimum de 15 navires de premier rang et pourquoi pas des FDI rallongées pour les trois suivantes afin de répondre au mieux à toutes nos missions tout en nous préservant de l’usure prématurée de nos 10/12 frégates en service.
      Le mieux, serait de prolonger cette belle série avec 3 FDI supplémentaires, pour arriver à 18 frégates de premier rang. Enfin, attendons de connaître le résultat final de la révision de la loi de programmation militaire (LPM) votée hier en première lecture afin que soit précisé plus en détail, les nouvelles orientations…

  8. Pinard et Sauciflard dit :

    Super nouvelle! Si ça pouvait influencer le choix du Danemark dans la foulée ça serait le cerise sur le gâteau mais je suis peut-être trop gourmand :p

  9. Plusdemunitions dit :

    Excellente nouvelle pour les chantiers. Si la MN doit repousser une entrée en flotte, le maintien de la production à 2 unités / an au lieu d’une garantira la mise en service sur le même calendrier des 4 restantes, voir peut être même plus rapidement.

    • Avekoucenzeh dit :

      C’est l’adverbe « voire » (avec son e final) qui signifie « et même ».
      Son homophone le verbe « voir » (sans e) n’a pas du tout cette signification.

      … la mise en service sur le même calendrier des 4 restantes, voire peut-être même plus rapidement.

  10. Titeuf dit :

    Choix pragmatique de la part de la Suède.
    Choix qui mérite d’être souligné, qu’un pays choisisse une navire éprouvé et déjà en service à la place de PowerPoint ou d’obscures plaquette publicitaire, n’est pas l’Australie qui veut !!!
    L’arrangement ne devait pas dater de hier entre la France et la Suède,la commande d’avions de guet aérien,de radar d’un côté la commande de navires de l’autre….
    Un très bon point pour Naval Group qui je l’espère se concrétisera.
    Et puis faire la nique aux Anglais ça ne se refuse pas…..

    • Bouton de guêtre dit :

      Le « h » dans « hier » n’est pas aspiré.

      Dater d’hier.
      Pas né d’hier.
      Cet hier n’est plus aujourd’hui.

    • Pluriel dit :

      D’obscures plaquettes publicitaires.

  11. VieDesign dit :

    « «La Suède exigera que les systèmes suédois de Saab et Bofors soient inclus en ce qui concerne les missiles antinavires, les torpilles, les systèmes de protection rapprochée, les canons et les radars» »
    Bref, avec en plus des moteur MTU allemands, on ne leur vend que des coques … coques qui nous seraient bien utiles!

    • RomainC dit :

      mdrrrrrrr on est vraiment les champions du monde de la pleurnicherie et de l’autoflagellation. Il y a jamais rien qui va !

    • Thomas dit :

      C’est un succès pour notre BITD et notre défense, n’en déplaise aux vieux grincheux de votre trempe !

      Suite à cette annonce et sur ce fil commentaire, nous verrons assez vite qui se réjouira de ce succès pour notre pays, et qui ressassera ses vieilles anthiennes (pas de assez de navires de premier rang pour la MN, la MN à poil, blablabla…)

    • Carin dit :

      @VieDesign……
      A 3,7 milliards d’euros les 4
      « coques vides » ça vous paraît pas un peu cher?

    • bonnechancemonpapa dit :

      @VieDesign : « quand le sage montre la Lune, l’idiot regarde le doigt (proverbe chinois) »

    • Roland DESPARTE dit :

      @VieDesign,
      Raba-joie ! Vous oubliez de dire qu’à priori ces FDI conservent le système de combat français SETIS, les ASTER 15 et 30, et autres…

    • E-Faystos dit :

      ‘faut pas croire que les armements alternatifs soient « plug and play ».
      en plus de la coque, Naval group vend le système de combat et anti aérien.
      .
      et il faut insister :le système AA, c’est le même que le SAMP-T que tout le monde jugeait inférieur au Patriot.
      pareil pour les logiciels, qui sont un coût essentiel du bâtiment. Sinon la FDI -plus courte que les FREMM- ne serait pas dans les mêmes grilles de prix.
      quand à avoir besoin de ces navires… on a aussi besoin d’argent.

    • Yvon dit :

      @VieDesign
      Cherchez bien, il se trouve sûrement un boulon ou un morceau de tôle qui n’est pas fabriqué en France.

    • captain igloo dit :

      Qu est ce que ça peut vous faire. Si vous aviez vu les anglais gagner, vous auriez eu un autre truc à dire.
      Ne seriez vous pas du genre a connaître le goût des feutres?.
      Bref, au delà des coques c est la r&d française qui gagne et ça ça récompense des gens qui savent réfléchir et agir et non des grincheux anti européenne rabougris.

    • Huon dit :

      Vous avez raison. Ne manquons pas une occasion de nous dénigrer nous-mêmes.

      Vive l’auto-flagellation et le dégoût de soi ! Ne laissons pas de prétendues bonnes nouvelles gâcher notre spleen soigneusement entretenu.

    • xorminet dit :

      Des coques avec des sonars, des missiles sol-air et des moyens de guerre électronique français.

    • Haut les coeurs dit :

      Défaitisme qui masque quoi ? Un manque de confiance ?
      On ne leur vend pas que la coque mais l’intégration globale des équipements, le cÅ“ur du système de combat, les systèmes de communications, l’architecture novatrice du réseau digital à bord… Et il y a aussi le MCO (ou plutôt l’assistance au MCO qui sera fait en local) et le soutien logistique.
      Bref, ce n’est clairement pas négligeable.

      • GHOST dit :

        La Suède est très en avance pour les systèmes de communications et l´architecture du réseau digital navale.
        Saab Kockums va assurer le MCO.

        • Haut les coeurs dit :

          Vu l’intrication du réseau digital interne au bord avec ses deux data-centers, je ne pense pas que NG propose au client d’y inclure un autre que le sien…
          Concernant les COM, rien n’est sûr mais ça ne semble pas être un apport client.
          Pour le MCO, comme je le disais aussi, il sera fait en local mais il y a presque toujours une formation à apporter au maintenancier local (sur les deux ou trois premières années).

    • Momo dit :

      On sent un caractère positif, enthousiaste, roboratif qui fait la joie de son entourage! 🙂
      Ca donne envie… 😉

    • Tintinpayeur dit :

      Entièrement d’accord avec vous, surtout si l’on déshabille un navire destiné à la France en enlevant les équipements d’origine pour mettre du suedois, il ne va pas s’agir de dévisser 3 ecroux pour changer une jante, les formes, les alimentations, ne vont pas correspondre, on va faire pour casser et refaire…pourquoi ne pas partir d’une coque neuve…

      • VieDesign dit :

        Merci
        Le syndrome FFG(X) classe Constellation est documenté.
        Naval Group est peut être (devrait) plus occupé par le futur PN, d’éventuelles catapultes française à considérer (demande parlementaire), futur missile hypersonique à intégrer …
        Si les suédois sont si pressé, ils devront EUX faire des concessions au delà des postures polititiques bien légitimes … bon courage pour les négociations qui commencent!

      • Ouin-ouin dit :

        Et gna-gna-gna…

    • Tomcat dit :

      Non les Aster, le Sea Fire et le sonar remarqué seront un peu français tout de même.
      Et cette commande va faire gagner en productivité le site de Lorient avec des conséquences sur nos coques FDI à venir.

      • Salade de voyelles dit :

        Ce remarquable sonar est fort justement remarqué mais il est surtout remarquablement remorqué.

        Oui, je sais, ce n’est pas bien de se maquer…

    • Motoscafo dit :

      On en tient un.
      Oui ! @ Vie « machin » a choisi la voie du triste rabat-joie ordinaire…..
      A l’appel pour que le tableau soit complet, il ne manque plus que « l’ôtre », l’échoué dans sa rade aux bigorneaux stratifiés……

      • Le Chouan dit :

        Non, maintenant on en tient deux !
        Avec vous bien sûr, hein le @ Motoscafou tout aussi « triste rabat-joie » que ceux que tu dénigres.
        « l’échoué dans sa rade aux bigorneaux stratifiés…… »
        Décidément tu radotes, chez toi, c’est plus que de la fixette, faut consulter mon cher, ne laissez pas votre haine l’emporter ! 😉 🙂

        • CMP de Vannes dit :

          « Faut consulter mon cher »

          Ce n’est pas nous qui vous dirions le contraire.

    • Green dit :

      chaque victoire est une défaite

      Les sonars Thales, les lanceurs sylver, les Aster 30, le système de combat SETIS? un désastre.

      les équipements suédois et les missiles CAMM comme options, qui vont renforcer l’offre a l’exportation? une catastrophe

      • GHOST dit :

        La Suède accepte les FDI avec une condition simple: les technologies et les systèmes d´armes dans sa flotte seront suèdois. Entre les lignes, Saab (et Saab Kockums qui va assurer le MCO) va modifier les FDI Suèdoises avec ses sonars, les missiles Nimbrix ou RBS 15 ect…

        • Green dit :

          Non, tous les systèmes ne seront pas suédois, je les mentionne. Vous n’avez pas suivi, lisez l’article peu être?

          et le MCO assuré sur place, ça alors!

        • Haut les coeurs dit :

          Vous avez entièrement raison sur la volonté de la Suède de mettre un maximum de matériels maison dans les FDI.
          Mais dans les faits, cela se négocie au cas par cas puisque chacune de ces « customisation » rajoute au prix de la FDI (le coût de l’intégration).
          Intégrer des missiles, du canon, voire un radar, c’est atteignable à couts maitrisé mais changer toute la « technologie » par rapport au design initial, ça fait (trop) vite monter la facture.
          Tout cela est encore en discussion.

        • Et cætera dit :

          L’abréviation de la locution latine « et cætera » (aussi écrite « et cetera ») est etc. (sans omettre le point abréviatif) et non « ect ».

          En outre écrire « etc… » serait redondant, dans la mesure où « etc. » et les points de suspension « … » ont la même fonction.

          … avec ses sonars, les missiles Nimbrix ou RBS 15, etc.
          … avec ses sonars, les missiles Nimbrix ou RBS 15…

          Notons que c’est une virgule qui sépare « etc. » du mot précédent, alors que les points de suspension sont collés au dernier mot.
          En outre, le point abréviatif d’« etc. » tient lieu, le cas échéant, de point final et n’a donc pas à être doublé en fin de phrase.

    • Vortex dit :

      @VieDesign
      Vous êtes donc de ceux qui voient le verre à moitié vide, quand d’autres le voient à moitié plein…
      Ce qui traduit votre état d’esprit.
      Et sachez que pour obtenir les matériels qu’elle veut, à un prix raisonnable, notre armées doit tabler sur l’export…

    • Alain d dit :

      Suède-France, confiance, donnant-donnant, attendez donc la suite.
      Comme Dassault, Naval Group autre champion de l’intégration va évidemment installer un peu d’équipements suédois, ou des assemblages mixte franco-suédois.
      Nombre de contrats exports fonctionnent ainsi, y compris pour nos concurrents.
      Une majorité d’importateurs exigent des retombées industrielles nationales, directes ou indirectes (autres industries que celles liées à l’importation). Des marchands de tapis 2.0

  12. Yakkouck dit :

    La confection Paris-Stochholm semble bien marcher: on leur achète des Saab Erieye plus des radars terrestres (réf news d’hier) et ils nous achètent des FDI’s…..c’est un bon deal win-win qui permet à chacun de se passer de matériel US

    • sepecat dit :

      Effectivement, et cela démontre aux grincheux pour qui l’Europe de la défense prônée par la France se résumerait à « achetez français ».qu’il y a en Europe toutes les capacités nécessaires pour concevoir / produire ce dont nous avons besoins. Il est donc tout à fait possible de couvrir lesdits besoins respectifs en allant chercher chez nos voisins, et inversement, les équipements en question. Reste que pour certains, notamment outre Rhin, arriver à ce type de raisonnement et pratiquer le gagnant / gagnant avec la France relève encore de l’hérésie.

    • Robert Collins dit :

      « News », « deal », « win-win », « US »…

      Et pourquoi pas, en français, « […] (réf. nouvelles d’hier) et ils nous achètent des FDI… C’est un bon accord gagnant-gagnant qui permet à chacun de se passer de matériel américain. » ?

    • Mèkeskidi dit :

      « La confection » ? ? ?

      La connexion, peut-être ?

  13. R2D2 dit :

    «La Suède exigera que les systèmes suédois de Saab et Bofors soient inclus en ce qui concerne les missiles antinavires, les torpilles, les systèmes de protection rapprochée, les canons et les radars»
    avec tout cela il y a quand même une bonne partie de la valeur qui sera en Suède, la FDI suédoise sera nettement différente de ses soeurs francaises et grecques.

    Ce qui contredit un peu le passage
    « la frégate française est déjà opérationnelle, à la différence des deux autres. Quant à la seconde, selon Affärsvärlden, elle tient au fait que la France ait proposé un «navire existant, entièrement équipé de systèmes de défense aérienne et de missiles, en vendant un navire de sa propre flotte» »

    • Noupat dit :

      Aussi, il convient : « de noter […] la possibilité de commencer à former ses équipages et à acquérir de l’expérience plusieurs années plus tôt que les autres solutions envisagées ».

      L’urgence et l’offre sont en cohérence, pour ma part.
      « La mer Baltique n’a jamais, à l’époque moderne, été aussi exposée, remise en question et disputée qu’aujourd’hui… ».

      En 2024, M Chiva avait avait évoqué cette stratégie (coque vide) : bravo !
      https://meta-defense.fr/2024/10/24/dga-coques-nues-fdi-tampon-operationnel/

      Soyons confiants et courageux ^^

    • Noupat dit :

      (*Ayons confiance et soyons courageux)

    • GHOST dit :

      Entre les lignes, les FDI Suèdoises seront modifiées et n´auront rien á avoir avec la version orginale.
      La Suède souhaite avoir ses propres technologies dans sa flotte.

  14. Aramis dit :

    Etape suivante: coopération sur le successeur du Rafale et du Jas 39.

    • Noupat dit :

      +1 x 1000 ^^

    • miaou dit :

      Gripen repensé avec M88Trex / RBE2-XG / SPECTRA / Dronisé ?

      • Aramis dit :

        @miaou non un tout nouvel avion avec formes furtives. Sinon aucun intérêt.

      • Louis XVI dit :

        Rien, à part le moteur,n’est nécessaire pour les Suédois.. Ils se débrouillent très bien tout seuls. Et le moteur, il peut aussi être anglais..

    • peterr dit :

      Ce serait du bon sens. Quitte à développer 2 avions pour le SCAF autant le faire avec les Suédois. A eux un mono réacteur « léger » (type M2000) et à la France le chasseur « lourd » (type Rafale ++). Eux au moins ont gardé des compétences.
      La France et la Suède pourraient faire des achats croisés histoire d’avoir dans chaque pays des avions bien adaptés aux missions.
      Chasseur léger pour la police du ciel en France et en Suède et combats asymétriques. Chasseur lourd pour les missions plus musclées et où il n’est pas exclu de croiser un SU-35 (par exemple), missions nuc. le jour où, peut-être, la France remplacera les USA (ASMP-A remplaçant avantageusement la B61 en gardant le système à double clés).
      Cela ferait faire des économies sur l’heure de vol. Et si on (enfin surtout les Suédois) est intelligents on met un réacteur français sur l’avion suédois identique aux 2 réacteurs équipant le chasseur lourd français. Gain en MCO et indépendance à l’export pour les Suédois. Communaliser tout ce qui peut l’être sur les 2 avions.

      Tellement logique qu’il est peu probable que ce soit fait

      • Aramis dit :

        @peterr « Ce serait du bon sens. Quitte à développer 2 avions pour le SCAF autant le faire avec les Suédois » Deux avions aucun intérêt.

        « Chasseur léger pour la police du ciel en France et en Suède » Non mieux vaut un appareil polyvalent avec formes furtives qui remplace JAS 39 et Rafale et pour la police du ciel un appareil d’entrainement et de combat léger.

  15. Kardaillac dit :

    La FDI est le bon format pour la mer baltique et la mer du nord.
    Il reste à recruter chaudronniers et soudeurs avant que les Chantiers de l’Atlantique n’assechent la ressource avec le PANG, si du moins Bardella maintient la commande.

    • bonnechancemonpapa dit :

      @Kardaillac : « si du moins Bardella maintient la commande ». Il faudrait déjà que Bardella se fasse élire.

    • Mappemonde dit :

      La mer Baltique et la mer du Nord.

  16. Pierre Richard dit :

    Voilà en effet une très bonne nouvelle pour l’industrie française. Il y a quand même une difficulté à surmonter si cette nouvelle frégate destinée à la MN est déjà équipée de ses moyens électroniques et de son armement. Si c’est le cas, il faudrait démonter des éléments en vue d’y replacer des moyens d’origine suédoise. Concernant les torpilles, j’imagine que ce n’est pas un grand problème (les torpilles légères polyvalentes (ASM et anti-surface concernant la suédoise ) présentent un encombrement proche ; Ainsi , la nouvelle torpille TORPET 47 (SLWT) de Saab est au calibre 400 mm. Contre 323,7 pour la MU90 franco-italienne )
    Concernant le canon principal, la Suède souhaitera probablement placer sont 57 mm en lieu et place du 76 mm italien. L’armement de protection rapprochée suédois sera sûrement basé sur le BOFORS Mk4. Concernant les missiles anti-aériens, je doute fort qu’ils adoptent l’ASTER. Ils vont plutôt demander, je pense, le CAAM britannique, appelé SEA CEPTOR, dont ils sont en train d’équiper leurs superbes corvettes de la classe VISBY. Heureusement, le CAMM est sûrement compatible avec les « boîtes à lancer » françaises (Sylver) , puisqu’elles dotent la Royal Navy dotée elle aussi de missiles ASTER.
    Pour les radars, ce sera bien sûr SAAB et ses excellent radars navalisés. Globalement, ces adaptations
    demanderont de l’énergie et peut-être quelques renoncements français. MAIS en même temps, le concept fondamental de la FDI sera ainsi rendu plus polyvalent , le rendant nettement plus apte à élargir ses futures possibilités d’exportation vers des pays tiers. P.R

    • Green dit :

      L’amiral Louzeau ne sera pas livré à la marine suédoise. Il est déja largement équipé, le mat avec le radar seafire est en train d’être monté. Les frégates suédoises auront besoin d’une proue renforcée pour la banquise baltique. Donc je suppose que la première d’entre elle sera issue d’une coque qui n’est pas encore terminée.

      L’Aster fait partie des demandes suédoises. La FDI va conserver aussi son système de combat SETIS. Ce qui est une très bonne nouvelle car les systèmes suédois pourront élargir le choix d’équipement proposés sur les FDI.

      • B.M. dit :

        Vous avez parfaitement raison, l’amiral Louzeau, mis à l’eau hier, est à un stade d’avancement où il n’est plus possible de le modifier fondamentalement : à sa sortie du bassin tout le monde a pu constater que la tourelle Leonardo de 76 mm était déjà installée et que le PSIM, terminé et déjà testé, était en attente sur le quai d’armement. De plus, ce bâtiment est prévu pour être livré l’an prochain alors que l’engagement de Naval Group est de livrer une première frégate aux Suédois avant 2030.
        C’est donc plus vraisemblablement l’amiral Castex qui pourrait être prélevé sur le flux de coques françaises puisque l’assemblage de ses blocs préfabriqués ne devrait commencer que dans les prochaines semaines et était prévu pour être livré en 2029.
        On ne peut pas exclure non plus que, compte tenu de la bonne synergie avec les chantiers navals grecs pour la production de blocs, cette première frégate Suédoise ne prenne la place d’aucune autre et s’inscrive dans le flux normal.

    • Pluriel dit :

      Ses excellents radars.

  17. François 01 dit :

    @VieDesign
    On leur vends le système de combat, le radar, le sonar de coque, le sonar tracté, les missiles anti-aériens, les missiles MdCN. Si vous appelez cela une coque vide, soit.

    • Vente et réparation toute marque dit :

      Il vend, elle vend, on vend.

      On leur vend le système.

  18. pldem806 dit :

    Le Suédois sont un peuple intelligent et de goût !
    Cela étant, il ne s’agit que d’une intention.
    Quant au fait que la FDI « Amiral Ronarc’h passe sous pavillon suédois serait tout à fait inadmissible et prouverait, si besoin en était, que nous sommes commandés par des cons !

    • GHOST dit :

      Impossible de faire passer la FDI « Amiral Ronarc´h » sous pavillon suèdois parce que les FDI Suèdoises seront modifiées avec des systèmes électroniques et des systèmes d´armes made in Sweden.
      Les versions FDI Suèdoises seront très differentes. La Suède exige l´intégration de ses propres technologies et le MCO doit se faire par une entreprise navale suèdoise (Saab Kockums)

  19. François 01 dit :

    @HMX
    Je comprends le système, d’un stock tampon, consistant pour le pays fabriquant à commander davantage de frégates que le besoin de sa Marine Nationale., pour en avoir un certain nombre disponibles très rapidement en cas de client pressé. Mais si on ne trouve pas d’acheteurs, ces navires lui restent sur les bras. C’était le cas du patrouilleur de haute mer l’Adroit que la France a mis plusieurs années a vendre à l’Argentine. Certes en attendant la Marine Nationale était bien contente de disposer d’un patrouilleur de plus, mais encore ncore faut-il disposer du personnel pour l’utiliser.

    Je ne comprends pas le principe de coques vides. Les procédés de conception moderne consistent à fabriquer des sous- ensembles déjà tout équipés. Je ne vois pas comment on assemblerait une coque sans ses équipements.
    Vous dites qui si ces coques ne trouvent pas preneur elles restent disponibles pour le pays fabriquant en cas de besoin de remonter en puissance rapide. Mais, même problème que pour l’Adroit, si le pays n’en a pas besoin, qui paie ces coques ?

    • Noupat dit :

      Je pense qu’il ne s’agit pas de produire en « masse », mais d’anticiper une économie d’échelle : produire plus pour moins cher, tout en pouvant absorber/payer ces produits dans le cas où il n’y aurait pas de vente et afin de ne pas les brader.

      La conjoncture le permet à CAUSE DE TRUMP !

    • HMX dit :

      @François 01
      Tout est une question de contexte. Ce concept de « coques blanches » fonctionne remarquablement bien dans une période comme celle que nous vivons, marquée par un réarmement mondial massif (et en Europe notamment). Les clients se bousculent au portillon, vos coques sont quasiment certaines de trouver preneur, l’opération est assez peu risquée et potentiellement très rentable, les banquiers ne s’y tromperont pas !

      En revanche, si vous aviez voulu faire la même chose en 2000-2010, il est certain que cela aurait représenté un pari audacieux, voire suicidaire, avec de gros risques de devoir vous retrouver à payer pour des coques inutiles, à les brader ou finalement les ferrailler… il faut donc « sentir » la conjoncture : si vous investissez à contre-cycle, le risque est en effet majeur (cf. pour comparaison, l’histoire du char Leclerc, entré en service au moment où l’URSS s’effondrait et qui n’a donc pas connu la carrière qu’il aurait mérité).

      Une coque blanche, c’est une coque propulsée et équipée de ses principaux sous-systèmes, à l’exception des plus importants : ses capteurs et ses sytèmes d’armes, car les clients internationaux souhaitent de façon quasi systématique imposer leurs industriels nationaux sur ces sujets, et qu’il s’agit d’un des points clés des discussions dans les appels d’offres.

    • Magic38 dit :

      L’Adroit a été construit sur fonds propres par Naval Groupe.

      • Haut les coeurs dit :

        Exact, c’était un démonstrateur, pas une coque blanche.

    • French cancan dit :

      C’est en fabriquant qu’on devient fabricant.

      Le pays fabricant.

  20. Hadrien dit :

    les sous marins Russe risquent de devoir naviguer la tete hors de l’eau

    • Têt tête tète têtes tètes tètent teth teths tets tette tettes thête thêtes dit :

      La tête hors de l’eau.

    • Mappemonde dit :

      Les sous-marins russes.
      Les sous-marins des Russes.

  21. Misternoname2 dit :

    Excellent. la Suède serait un super partenaire pour les drones, ou même pout un avion de 6ème génération… Ils peuvent prendre le ticket d’un avion de 6em gen en compensation par des achats français en matière d’armement.. Ils ont une bonne industrie.

    • GHOST dit :

      La philosophie de Dassault avec « 80 % » ne correspond pas avec celle de la Suède. Observez comment les FDI Suèdoises seront modifiées avec des technologies électroniques et des systèmes d´armes de Saab et Bofors.

      • Mika X dit :

        80 % c’est du pipeau et cela tend à dicréditer le reste de votre intervention qui sent l’aigreur du hareng mal mariné…

      • kaiox dit :

        Les 80% sont un mythe, c’était 51%
        Et les fdi conserveront quand même SDTIS Aster, PSIM…
        Par contre en effet pas sûr que Saab et Dassault trouve un terrain d’entente

      • Vortex dit :

        Ah ! Les fameux 80 % [de charge de travail] pour Dassault qui n’ont jamais existé !
        C’est comme les Illuminatis…
        Ne nous faites pas du@NRJ, SVP.

      • Aramis dit :

        @GHOST « La philosophie de Dassault avec « 80 % » est un mensonge.

        Ensuite les Suédois n’ont pas le choix, c’était déjà tendu pour eux de faire le Gripen, s’ils ne coopèrent pas il ne leur reste plus que le F-47 ou le futur F/A-XX de l’us navy.

  22. Misternoname2 dit :

    Excellent. la Suède serait un super partenaire pour les drones, ou même pout un avion de 6ème génération… Ils peuvent prendre le ticket d’un avion de 6em gen en compensation par des achats français en matière d’armement.. Ils ont une bonne industrie

  23. PaulDirac dit :

    Superbe nouvelle

  24. wololo dit :

    Belle victoire. J’ai un question technique: est-ce qu’une FDI Suédoise pourra guider un Aster tiré depuis une FDI Française?

    • GHOST dit :

      Une FDI Suèdoise va avoir des systèmes d´armes de Saab. La bonne question est la compatibilité des missiles Saab avec l´Aster.

    • E-Faystos dit :

      c’est du ressort des liaisons de données, lesquelles sont un standard OTAN.
      donc le mieux, c’est que ce soit possible

  25. Trent dit :

    On achète des avions suédois, on achète des radars suédois.
    Ils achètent des navires français.
    Bref, une bonne entente mutuellement profitable.

  26. Fremmissement dit :

    Les Sylvers et leurs munitions, c’est pas allemands.

  27. Koudlanski Romain dit :

    Voila une bonne nouvelle .

  28. François 01 dit :

    Pourquoi Naval Group a-t-il abandonné le nom Belharra ? Sa sonne mieux que l’acronyme FDI. Certes ça veut dire herbe ou meule de foin en basque mais c’est quand même le nom donné à une vague géante.

    • Nunul dit :

      Ou encore pour ce type de bâtiment pourquoi ne pas choisir aussi  » plume « .
      Mais oui !….. Pour un marin et avec la proue de ce type de bâtiment  » Taper dans la plume « , cela a du sens.
      Bchouiii…….Bchouii.

  29. PM83 dit :

    @wololo
    Une FDI française ne peut pas guider un Aster tiré depuis une FDI française. Cela n’a d’ailleurs aucune utilité : l’Aster est utilisé en autodéfense et la durée du vol du missile est de l’ordre de la vingtaine de secondes avec une durée de guidage encore inférieure avant que l’auto-directeur du missile accroche la cible. De plus, c’est le radar du tireur qui est le plus précis pour fournir les coordonnées de la cible . Par contre, une FDI peut tirer un Aster contre une cible désignée par un autre FDI (c’est le rôle des liaisons de données tactiques).

  30. vrai_chasseur dit :

    Petit détail,
    le chef d’état-major de la marine suédoise, l’amiral Johan Norlén, avait recommandé la FDI et il est très écouté.
    Indépendamment des qualités réelles de la FDI, Johan Norlén a fait une partie de son cursus militaire d’officier à Paris et y a été diplômé de l’École de Guerre.
    Les écoles d’officiers françaises, un instrument non négligeable d’influence.

  31. Fralipolipi dit :

    Félicitations à Naval Group et ses partenaires (Thales, MBDA et autres).
    .
    C’est aussi JY Le Drian qui doit être content, lui qui avait lancé le programme FDI (mettant prématurément fin au programme FREMM), justifiant cela, notamment, par de potentiels meilleurs débouchés Exports (tellement nécessaires).
    L’actualité est en train de lui donner raison 🙂
    .
    Prochaines cibles prospects pour NG en Europe : le Danemark, bien sûr, mais aussi le Portugal (qui n’a rien encore officialisé en faveur de la seule Fremm Évo italienne).
    Avec la diversification d’armements possibles encore plus grande que le contrat suédois va apporter (et je pense surtout là au CammER en silo tri-pack), la FDI va gagner encore plus d’atouts et d’attraits.
    En plus des Rafale et sous-marins BlackSword et Scorpene, la France dispose là d’un autre système d’arme stratégique très bien équilibré, pensé, très polyvalent, moderne, innovant et adaptatif, à prix et délais adaptés.
    Souhaitons encore de nombreux succès à la famille FDI !

    • Green dit :

      L’Irlande possiblement, elle à déja besoin d’une marine de guerre pour tenir les malfaisants en respect.

      L’Arabie Saoudite peut être, on a pas bien vu sa marine que ce soit dans le Golfe ou en Mer rouge ces dernières années et pourtant les problèmes sont nombreux, les rivaux s’enhardissent.

      Après je ne vois pas beaucoup de clients potentiels qui ont les moyens de se payer de la FDI. Pour les pays asiatiques (Malaisie, Indonésie, Philippines) c’est cher.

  32. Magic38 dit :

    le gvt n’a plus d’excuse pour ne pas commander les 3 FDI supplémentaires sur réclame la Marine. Et des Gowind en sus

    • jean luc dit :

      si le déficit public, ce n’est pas parce que Naval Group vend des frégates que la France a plus de sous

      • Autocrate sanguinaire dit :

        Non, mais ça absorbe une partie des coûts fixes et réduit le prix des nouvelles machines. Je suppose que chez VW, ils connaissent l’intérêt des séries ?

  33. LM dit :

    Ouf !
    j’avais peur que les suédois nous la fassent à la Suisse (on commande des pilatus…et ils achètent des F35)
    bravo au négociateurs.
    Petit bémol : la marine française va avoir un gros trou capacitaire en frégate dans quelques années. mais cette commande est du pain béni pour DCNS (un peu comme les commandes export de rafales…qui ont permis à l’état de retarder ses commandes pour l’AA).

    • Au aulx aux eau eaux haut hauts ho ô O oh os dit :

      Bravo aux négociateurs.

    • Signalement de rafales de vent sur Saint-Raphaël dit :

      Les commandes export de rafales demandent la construction de ventilateurs extrêmement puissants, que ne nécessitent pas les commandes export de Rafale.

  34. PHILIPPE dit :

    alors que certains découvrent qu’un parapluie, quel qu’il soit, cela se déploie mais cela se replie aussi cette commande est une bonne chose.
    En effet, dans le respect de la souveraineté de chaque pays, c’est l’Europe qui se construit.
    Il importe maintenant de ne pas se laisser griser par le succès afin de préserver absolument la qualité et cela à tous les niveaux.
    Les nombreux déboires de Boeing doivent alerter tous nos producteurs quels qu’ils soient.

  35. François 01 dit :

    @Magic38 Et croyez vous que Naval Group a les moyens d’avancer l’assemblage de plusieurs coques de FDI sans clients correspondant ?

  36. P4 dit :

    Y a t’il un intérêt pour une FDI XL alors qu’il y a des navires performant avec les B2M et les BSAH pour mettre à l’eau des drones de tailles variés.

  37. Lider maximo de America dit :

    La route maritime du grand Nord rendra le commerce maritime encore moins cher et fera baisser le trafic maritime par le canal de Suez, le cap de Bonne espérance ou même le canal de Panama.

    Cela fait longtemps que le Groenland intéresse les États-Unis d’Amérique :
    https://www.portail-ie.fr/univers/enjeux-de-puissances-et-geoeconomie/2026/le-groenland-les-racines-de-linteret-americain-une-convoitise-historique-1-2/

    Trump met les bouchées doubles pendant que nous regardons l’Iran…
    https://www.lexpress.fr/monde/le-groenland-face-aux-demandes-maximalistes-des-etats-unis-YBSIG62IVNGXRBTDGEPUNT7OPY/