Ayant proposé son avion d’entraînement à la France et au Royaume-Uni, Aeralis a été placé en redressement judiciaire

Sur le papier, l’Advanced Jet Trainer [AJT ou Dart], un concept d’avion d’entraînement «modulaire» imaginé par le britannique Aeralis, s’annonçait prometteur, au point d’obtenir une subvention de 200 000 livres sterling auprès du Rapid Capabilities Office [RCO] de la Royal Air Force, en 2021.
Alors chef d’état-major de cette dernière, le général Richard Knighton s’en était félicité. Aeralis «a une approche novatrice que je n’avais jamais vue dans le domaine de l’aviation de combat. Sa vision ingénieuse et innovante de la modularité, associée à l’application des leçons tirées du secteur commercial, offre le potentiel de briser la courbe des coûts que connaissent les programmes militaires depuis plusieurs générations», avait-il commenté.
Pour rappel, l’idée d’Aeralis était de développer un avion d’entraînement pouvant se décliner en plusieurs versions différentes en fonction des besoins opérationnels du moment. Pour cela, il aurait «simplement» suffi de remplacer ses moteurs et ses ailes et conserver 85 % des composants de cet appareil. L’entreprise britannique avait assuré qu’une telle approche permettrait de réduire le coût de possession de 30 %.

La RAF ne fut pas la seule à s’intéresser à cet «Advanced Jet Trainer», en prévision du remplacement de ses avions d’entraînement Hawk T1/T2. En 2023, Aeralis scella un partenariat avec l’Entreprise de Services de Sécurité et de Défense [ESSD] française SDTS, en vue de «développer une solution unique pour répondre aux vastes besoins RED AIR [force adverse, ndlr] des forces européennes».
Puis, l’an passé, l’entreprise britannique annonça la création d’une filiale en France, dans l’optique du remplacement des Alphajet de l’armée de l’Air & de l’Espace. Mais pas seulement car elle fit connaître son intention de proposer une version embarquée de l’AJT/Dart à la Marine nationale afin de lui permettre de former ses futurs pilotes de chasse en France, et non plus aux États-Unis, comme c’est le cas actuellement. «Le design de l’avion permet d’intégrer une crosse d’appontage et un train renforcé pour une version marine compatible avec le Charles de Gaulle», avait-elle assuré.
Seulement, l’horizon s’est obscurci pour Aeralis… Et il n’est pas certain que l’AJT voie le jour. En effet, le 14 mai, l’entreprise a été placée en redressement judiciaire, suite à une «période de pression soutenue» sur sa trésorerie, due à des «retards continus du plan d’investissement de la défense britannique, combinés à des facteurs géopolitiques affectant les sources de financement.»
Le plan d’investissement de la défense [DIP] aurait dû être dévoilé par le gouvernement du travailliste Keir Starmer dans le courant de l’été dernier, afin de garantir le financement des priorités définies par la Revue stratégique de défense publiée en juin 2025. Or, il ne l’a toujours pas été à ce jour, ce qui met en péril plusieurs projets capacitaires, comme le Global Air Combat Programme [GCAP], mené en coopération avec l’Italie et le Japon.
Pour autant, rien ne dit que la RAF aurait choisi l’AJT/Dart pour remplacer ses Hawk. Même si Aeralis s’est présenté comme le seul avionneur britannique capable de fournir un nouvel avion d’entraînement “conçu et construit au Royaume-Uni”, son appareil n’existe que sur le papier [ou du moins, sous forme numérique] pour le moment. Dans le même temps, BAE Systems s’est associé au tandem formé par Boeing et Saab pour proposer une solution basée sur le T-7 «Red Hawk».
Quant aux «facteurs géopolitique» évoqués par Aeralis, ils seraient liés, croit savoir la BBC, au désengagement de Barzan Holdings, le fonds d’investissement du ministère qatarien de la Défense.
Est-ce la fin de l’aventure pour Aeralis ? «Le conseil d’administration a pris cette décision [relative au redressement judiciaire] après avoir examiné attentivement la situation de l’entreprise et les difficultés de financement auxquelles elle a été confrontée ces derniers mois. Nous continuerons d’apporter notre soutien aux administrateurs judiciaires dans leurs efforts pour trouver des solutions viables et durables pour l’avenir de l’entreprise et pour dialoguer avec les parties intéressées», a assuré Robin Southwell, son PDG.





Ou comment des politiques tuent les pépites industrielles de leurs pays
Les politiques n’ont rien tué du tout.
Cette entreprise n’a visiblement pas de base industrielle, ni fond de roulement suffisant. Donc le moindre coup de vent l’a fait tomber. Un pari qui va sans doute s’avérer perdant.
Arrêté de penser que les politiques sont forcément incompétents. Ils ont des choix à faire qui dépassent très largement le simple prisme des lois de programmation militaire.
Les politiques sont forcément incompétents. Du moins en France… Ils le prouvent depuis 50 ans. Il faut vraiment revenir du tibet pour ne pas l’avoir compris….
Bien sûr, tous des nuls et des incapables…
On vous attend pour voir comment vous vous en sortirez.
Enfin, vous nous avez épargné le couplet « tous pourris », c’est déjà ça.
Relisez l’article :
>> due à des «retards continus du plan d’investissement de la défense britannique, combinés à des facteurs géopolitiques affectant les sources de financement.»
Donc on commence des discussions, on incite une boîte à se lancer (potentiellement à recruter), ou pour le moins, on ne lui dit pas qu’ils n’auront aucune chance (vous êtes trop petits, associez vous à un gros groupe qui vous servira de « porte avion », etc …). On leur dit « super, vous faites de l’excellent boulot. On va vous passer des contrats » Puis on coupe les vivres sachant pertinemment qu’une petite structure ne pourra jamais y survivre même et surtout si elle a engagé des frais
Donc j’appelle ça couler une boîte. Et les politiques sont responsables. Ne vous en déplaise.
Après, et j’espère que ce n’est pas le cas, on peut aussi soupçonner quelques coups de téléphone de grands groupes (justement) pour planter la petite boîte et récupérer le dossier sans bourse délier. Bon, comme je suis gentil on va juste appeler ça de l’incompétence.
J’ai connu un créateur d’entreprises qui a planté deux sociétés l’une après l’autre à 20 ans d’intervalle.
Il était très fort pour ouvrir les pirtes et monter des dossiers de financement, mais c’était un déplorable gestionnaire.
Bien sûr, quand on l’écoutait, si ses entreprises avaient capoté, c’était de la faute de ses prospects qui lui avaient promis plein de choses et n’avaient pas tenu parole, de ses clients qui ne l’avaient pas payé assez vite, des collectivités qui ne l’avaient pas assez épaulé, etc.
La vérité est que la méthode Coué montre assez vite ses limites quand il s’agit de diriger une entreprise.
Après c’est pas parce qu’une entreprise n’est pas financièrement stable qu’elle ne peut pas avoir de bonnes idées ou savoir les réaliser si on l’accompagne.
Quelqu’un m’a dit un jour « ce n’est pas parce qu’on n’a pas d’argent qu’on n’a pas le droit d’avoir des idées ».
Certes.
Mais dans ce cas, on n’essaye pas de créer une entreprise. On dépose un brevet et on essaie de le vendre.
Essayez histoire qu’on se marre un peu.
Connaissez-vous le prix de dépôt d’un brevet, le travail de rédaction pour qu’il ne soit pas facilement contournable et ne tombe pas pour cause d’antériorité, les efforts à faire pour vérifier qu’on n’est pas en train de le violer, le coût de la procédure pour le montrer face à une armada d’avocats qui se chargeront de démontrer que celui qu’ils ont eux mêmes déposé ne revendique pas la même innovation, etc, etc …
Vous démontez là votre méconnaissance totale de ce milieu
PS1 : j’ai plus de 30 brevets à mon nom … dont la propriété appartient aux boîtes pour lesquelles j’ai bossé)
PS2 : arrêtez d’utiliser des pseudos qui veulent vous faire paraitre intelligent. Vous ne l’êtes pas
C’est le cas de toutes les start-up.
Elle se gèrent à flux tendu et beaucoup meurent comme Aeralis sur défaut du business plan.
Celles qui survivent et prospèrent ensuite sont le plus souvent adossées à un groupe puissant qui y trouve son intérêt. Par exemple dans le cas présent, un motoriste.
>> le plus souvent adossées à un groupe puissant
exact.
>> sur défaut du business plan
je dirais surtout par manque de trésorerie
c’est aux industriels de se donner les moyens de leurs ambitions.
quand on prétend à des contrats on fait du concret.
les avions d’aeralis existaient uniquement sous blender…
Ce n’est pas à l’État de maintenir à flot les entreprises.
Si le concept d’Aeralis a vraiment de l’avenir, des plus gros avec les reins plus solides racheteront la société ou ses brevets.
quelle pépite ? il s’agit d’une énième start up, sans aucune expérience mais avec des PowerPoint de compet’, qui englouti chaque année des levées de fond, subventions, pour ne rien créer et couler quand plus personne ne veut mettre un radis.
C’est toujours dommage de voir (quasiment) disparaître une entreprise innovante.
Cela dit, le problème du remplacement des Alphajet reste posé. Pour la Patrouille de France bien sûr, mais aussi, et surtout, pour l’entraînement avancé.
@Yvon
Pour la Patrouille de France, la solution logique est de la doter de l’appareil emblématique du pays : le Rafale. Il s’agirait bien sûr d’une version du Rafale « lisse » et totalement dépouillée de ses principaux équipements et systèmes d’armes (SPECTRA, RBE2, OSF…) qui constituent justement l’essentiel du coût de l’avion. Seuls les éléments « basiques » de la cellule, essentiels à la sécurité et à la navigation seraient conservés.
Il serait alors question d’acquérir 10 à 12 cellules de Rafale neuves, dans cette « configuration PAF » auprès de Dassault, pour un coût unitaire estimé (à la grosse louche !) entre 50 et 60M€ par appareil. On peut supposer que la société Dassault aurait à coeur de proposer une offre financière la plus attrayante possible, compte tenu du caractère éminemment symbolique d’un tel contrat.
L’autre solution consisterait à prélever sur l’AAE des Rafale F3/F3R disposant encore d’un bon potentiel, et de compenser ce prélèvement par une commande équivalente de F5 : potentiellement un deal gagnant/gagnant pour l’AAE, à condition que les livraisons ne soient pas trop étirées dans le temps.
Mais bien sûr…
Coût de la saison ?
quand vous dites n’importe quoi, vous ne faites pas semblant, vous ! un champion qu’on tient là !
@Raphaël
je ne vois pas bien où est le « n’importe quoi » quand je suggère d’équiper la PAF du seul avion de combat français en cours de production, qui constitue par ailleurs l’épine dorsale de l’AAE et un des plus forts symboles de la France (avec la Tour Eiffel et la baguette !). C’est une proposition on ne peut plus sérieuse (oserais-je dire une évidence ?). Du reste, ce n’est pas comme si nous avions des dizaines de propositions alternatives… équiper la PAF d’un avion étranger ? pas très populaire, et symbole désastreux, politiquement invendable… reste la possibilité de supprimer la PAF pour faire des économies, mais là aussi, ce sera difficilement tenable politiquement car les français sont dans leur grande majorité attachés à cette formation.
Mais au fait, puisque cela vous semble « n’importe quoi », vous proposez quoi pour remplacer l’Alphajet dans la PAF ?… éclairez-nous !
puisqu’il faut vous éclairer, bien que google soit votre ami depuis au moins 20-25 ans…
notre aviation est à l’os, cela veut dire qu’on manque de moyens pour acheter et maintenir en état de vol d’autres rafales que ceux en circulation ; que généralement les voeux pieux d’avoir XX nombre d’avions en début de carrière se réduit lamentablement au fil du temps. Qu’une consommation de carburant des 2 M88 par avion (soit 16 moteurs par démo) est gargantuesque ; et qu’utiliser des rafales qui seraient rincés (les 1 ers de la Royale, pourquoi pas), serait dangereux pour les pilotes, car les facteurs de charge usent rapidement les cellules, vous n’êtes pas sans l’ignorer. Donc, comment avoir au moins 9 rafales (il y en a toujours un en réserve prêt à decoller )volants uniquement pour la PAF quand il en manque dans les escadrons ? Ça vous aura certainement échappé : les usa disposent de moyens colossaux, ils peuvent engloutir du F18 et F16 dans leurs patrouilles, ça leur en touche une sans remuer l’autre en terme de disponibilité. Pour continuer: un rafale, c’est beau, c’est très bruyant, ça en jette en solo display, mais ça bouge pas terrible en patrouille serrée à 8 entre 250 et 900 kmh, dans le volume qu’utilise un alpha jet pour les mêmes évolutions. C’est l’intérêt d’utiliser le gadget : ça permet de travailler dans un volume restreint, d’en avoir toujours sous les yeux sans temps mort. C’est un avion pensé pour la voltige , pas le Rafale. Profitez donc de cette été pour aller sur Youtube (une autre invention d’internet) pour aller chiner les meetings aériens aux USA diffusés en direct sur le canal, vous y verrez les Thunders birds, les Blue Angels, évoluer, et vous constaterez que c’est très très bruyant, mais que ce ne sont que de longues évolutions , des passages parallèles au public, avec beaucoup de temps mort dû au rayon de virage de ces engins, du temps nécessaires à leur regroupement, et souvent loin du public, en qu’en fait, ben c’est pas foufou. Du coup, puisque vous me le proposez, je verrez bien le M 346 , c’est italien, c’est la moins pire des solutions, même si malheureusement, je vois plutôt une dissolution de la PAF dans le prochaines années. D’ailleurs les Frecce Tricolori viennent de le choisir pour remplacer son prédécesseur, au moins aussi vieux que notre bel Alpha Jet. Bisous.
Est ce que le rafale solo display ne pourrait il pas deja remplir ces conditions.
C’est à peu près l’idée, mais le Rafale Solo Display reste, sauf erreur, un appareil de série qui peut potentiellement être remilitarisé. C’est un Rafale C de série, « habillé » pour le spectacle. Je propose pour ma part une cellule totalement « nue » et expurgée de tous les équipements non nécessaires à la sécurité et à la navigation, parce que cela coûtera moins cher (et rendra au passage l’appareil plus léger et encore plus spectaculaire pour les démonstrations).
Gosse de riche!!
Vous me faites penser au Canada qui avait sorti l’idée d’utiliser les vieilles bourriques de CF-18 pour remplacer les vieilles bourriques des Snowbirds (CT-114 Tutor)…
En passant, le remplacement est très proche. Assez que Leonardo en fait déjà de la publicité sur leur propre site internet…
https://aeronautics.leonardo.com/documents/30508878/30801269/WEB+DATA+SHEET_M345+pattuglia_CANADA.pdf?t=1757685456627
Ce n’est pas la première fois que vous proposez cela.
À chaque fois je vous réponds qu’au contraire il faut équiper la PAF d’appareils de série, pouvant être immédiatement reversés dans les unités combattantes en cas de CHI.
Des Rafale sous-équipés ne servent à rien si ce n’est à faire du spectacle.
Quitte à mettre de l’argent dans la PAF, il faut en mettre suffisamment pour que cette unité puisse avoir un intérêt militaire en cas de besoin.
Oui, tellement logique (en plus de la pub et des contrats exports potentiels que cela pourrait générer) que ce ne sera sûrement pas ce qui sera fait.
Vous pouvez ajouter comme arguments : la formation déjà effectuée, l’entrainement supplémentaire pour les pilotes quand ils seront reversés dans des escadrons opérationnels, le coût (achat, MCO) qu’il faut sûrement relativiser vs des coucous achetés de façon échantillonnaire, la formation des mécanos, etc …
Cette société n’a pas été victime de son incompétence mais de l’incompétence des financiers et des politiques qui s’étaient engagés … avant de se dégager. Le développement d’un avion ne se fait pas en cinq minutes …
Et que savez-vous de la compétence réelle d’Aeralis, de la viabilité de ses concepts techniques et de sa capacité à parvenir à industrialiser le produit promis au prix envisagé ?
Le développement d’engins modulaires peut être un cauchemar d’ingénierie et un gouffre financier (cf. le programme LCS américain).
Qu’avait à montrer concrètement cette entreprise pour démontrer ses savoir-faire ?
Oui, et vous ? Qu’en savez-vous ?
La raison de l’échec donnée par l’article n’est pas l’incompétence de la boîte.
@Robmac……
Rien n’empêchait cette entreprise de sortir un prototype, pour les essais, et la présentation aux divers salons aéro…
Garder plusieurs années sa création dans ses ordinateurs n’aide pas beaucoup à convaincre d’éventuels acquéreurs.
Promettre de pouvoir le sortir pour le Charles de Gaulle, en lui rajoutant une perche, et un train renforcé, c’est faire la démonstration de sa totale ignorance des contraintes que la cellule va subir.
Venir s’installer en France sans aucun contrat en poche, dans l’espoir d’en décrocher un, suite à un accords verbal, qui de toutes les façons demanderait autre chose qu’un PowerPoint, c’est faire preuve au mieux d’amateurisme, au pire de négligences.
J’espère pour l’ensemble de l’équipe qui a bossé dessus pendant des années, qu’un véritable constructeur d’avions va racheter les plans de cet oiseau, et sortir un proto de démonstration.
Un accord verbal.
De négligence.
Toujours se méfier des entreprises qui proposent un produit « sur le papier » avec pour seul fonds des subventions publiques et/ou des intentions d’investisseur.
Avec pour seuls fonds des subventions.
Oui, même si dès qu’il est question d’argent le mot fonds s’écrit avec un S y compris au singulier, il se trouve qu’on parle des fonds propres d’une entreprise ou des fonds versés, au pluriel donc.
Un seul fonds d’investissement.
Des subventions pour seuls fonds.
c’est le nouveau monde de la start up nation ! ça lève des fonds, des subventions, ça englouti un pognon de dingue pour ne rien créer de concret…mais le principe de réalité revient toujours à un moment !
Il n’y a pas justement une entreprise qui est en train de proposer un avion de lutte anti-incendie… et qui est arrivée à décrocher des subventions à droite et à gauche ? Dans le tout récent dernier numéro de la revue « Le piège » des anciens de l’Ecole de l’air, on se gargarise un peu trop à mon goût des montages financiers à droite et à gauche, et on ne parle pas beaucoup de technique, je trouve….
Tiens au fait, il ne devait pas y avoir une copie de Dewoitine qui allait voler, avec le support d’un grand acteur français de l’aéronautique ? C’est devenu quoi … ?
On ne prête qu’aux riches…
https://maritima.fr/actualites/economie/istres/12549/il-va-remplacer-le-mythique-canadair-decouvrez-le-fregate-f100-le-futur-bombardier-deau-made-in-istres
27/09/2023 Association Replic’Air :
« Si le Morane n’a pas volé ce samedi, il a permis à la majorité des 80 membres de Réplic Air et aux invités de faire le point sur la construction du fameux Dewoitine D 551, en cours. « Nous travaillons sur d’autres avions, mais celui-ci reste notre grand projet. Nous disposons à ce jour de 95 % des pièces élémentaires, dont l’hélice livrée par Ratier-Figeac. C’est un projet au long cours et pour l’instant nous ne pouvons pas en avancer l’échéance », reconnaît le président Guillaume Hubsch. »
https://www.ladepeche.fr/2023/09/27/replic-air-a-sorti-le-morane-saulnier-en-hommage-aux-pionniers-de-laviation-11480458.php
disparu des radars depuis plusieurs années.
l’Historien qui publiait sur le site Aéro Masterclass en parlait pas plus tard que jeudi…
@Gallifet,
Moi j’en suis resté là :
https://www.aerovfr.com/2021/12/retour-sur-le-d-551-de-replicair/
Cordialement, RDS
Vous parlez probablement du Roadfour Seagle « développé » par des Belges. Mais pas vraiment de subventions reçues !
Par contre, proposition de production à Saint-Nazaire, et en alternatives, Nîmes Bordeaux ou Ostende (Belgique).
L’essentiel pour la formation étant des équipements de conduite de missions se rapprochant des avions de la quatrième ou cinquième génération. La cellule devant s’adapter.
Bien dommage…
IL y a 10 jours, Barzan du Qatar a prévu le coup en obtenant la conversion de 6M£ environ de dettes en nouvelles actions renforçant sa position à 25% presque.
Bah.. cela pourrait se résoudre par une COMMANDE de la RAF non? ce qui rassurerait tout le monde y compris Barzan qui pourrait remettre à nouveau au pot +6M£ ? contre une position d’actionnaire plus élevée? 34%
https://www.flightglobal.com/defence/2026/05/aeralis-filings-confirm-barzan-stake-increase/
7 mai 2026: Les documents déposés par Aeralis confirment l’augmentation de la participation par Barzan
« La conversion de la dette en actions – réalisée par l’émission de nouvelles actions – porte la participation de la société qatarie dans le constructeur aéronautique britannique à 24,9 % (17% précédemment)
En le laissant faire faillite, ils peuvent racheter le tout pour des clopinettes.
La société qatarienne.
Et Il y avait Reaction Engines Limited avant ça.
Le Royaume-Uni a un vrai problème avec son industrie aéronautique nationale. Avec son héritage technique incroyable de l’après-guerre on s’attendait à beaucoup plus de vision politique.
La littérature qui traite le sujet souligne la préférence américaine quasi systématique à partir des années 60 et le sabordage de projets structurants comme le TSR-2 et le BAC 3-11 où les consequences ont été fatales. Et aussi le fait de privilégier Rolls-Royce un motoriste au détriment des avionneurs intégrateurs pourtant les plus expérimentés en europe à l’époque.
Certains auteurs parlent de « manque de vision » politique mais dans les faits on est plus près de la trahison
Il est écrit par ailleurs que Les britanniques sont admiratifs de la cohésion industrie-forces armées (commandes régulières et plannifiées et volumes export) et la détermination politique du camp français.
tout part du funeste livre blanc de 1958.
Le choix fort était d’abandonner les avion pilotés pour des missiles à la technologie encore immatures. Seul le BAC lightning fut sauvé parce que trop avancé dans les travaux pour être stoppé.
bien entendu, toute la structure de fabrication aéro fut décapitée, et depuis, le goût des gouvernements pour les petites économies très coûteuses à long terme ne s’est jamais démenti.
l’autre marqueur fort, c’est la place du Royaume Uni dans le top des pays exportateurs, malgré son emprise sur ses anciennes possession.
Le mot avion n’étant pas un nom propre (même si notre OTSI aime bien laisser croire aux touristes qu’il dérive du nom de notre ville), il s’accorde normalement au pluriel.
Un avion, des avions.
Les avions pilotés.
Les années Tatcher ont été marquées par la dérégulation financière, qui a permis à la place financière de Londres de prendre l’ascendant sur toutes les autres industries du Royaume Uni, et par le boum de l’exploitation des hydrocarbures en mer du Nord (syndrome hollandais = développement de l’industrie extractive et immédiatement rentable au détriment des autres).
Maintenant, la City a perdu de sa superbe, surtout après le Brexit, et l’exploitation pétrolière est à l’arrêt (mais il reste celle du gaz), et les autres industries ne se sont pas relevées, avec la concurrence internationale.
En Europe. Les Britanniques.
Un seul N au verbe planifier et ses dérivés.
À cet égard, il est préférable de ne pas avoir comme référence l’anglicisme « planning ».
Vous êtes certain de la subvention de 200,000 livres ?
C’est le genre de montant que donnerait une région française pour subventionner une cabane à dons écocitoyenne…
@Yvon Une fois pour toute, l’entraînement avancé des pilotes de l’AAE se fait sur PC-21. Le cycle complet de l’instruction se fait sur turbopropulseurs ( les Grob seront remplacés par des PC7) Ce qu’il faut comprendre c’est que si quelques apprentissages, sur l’ultime partie la plus avancée de l’instruction, ne peuvent se faire sur avion à hélice, ceux-ci peuvent être transférés sur la phase de transformation sur Rafale.
Dans un monde idéal peut être faudrait il passer par une phase avancée d’instruction sur avion d’entraînement à réaction, mais les finances de l’AAE sont contraintes, et il se trouve que l’apprentissage avancé des pilotes fonctionne avec le PC-21.
L’AAE a expérimenté cette solution avant de s’y engager définitivement.
Concernant la PAF, la solution est toute trouvée, il faut la suprimer. Une Armée de l’Air qui se dit être à l’os, ne peut pas se permettre de consacrer une dizaine de pilotes, une quarantaine de mécanos et un appareil de transport à du spectacle acrobatique. Qu’on ne me parle pas de son rôle de susciteur de vocations. De nos jours les réseaux sociaux touchent un public beaucoup plus large que celui des meetings aériens. Et les organismes de communication des Armées s’en servent d’ailleurs très bien. De plus en plus de vidéos sont produites sur tik-tok et autres réseaux sociaux, concernant les exploits quotidiens de nos pilotes.
Le rôle de démonstrateur commercial du Rafale est très bien assuré par le Rafale SoloDisplay qui peut de surcroît animer les meetings.
La patrouille acrobatique doit également être supprimée. Elle est totalement inconnue du grand publique, et elle n’a aucun mérite à récolter des médailles puisqu’elle est la seule équipe entièrement prise en charge, salaires et mécanique, par l’état.
@François 01 : « La patrouille acrobatique doit également être supprimée. Elle est totalement inconnue du grand publique, et elle n’a aucun mérite à récolter des médailles puisqu’elle est la seule équipe entièrement prise en charge, salaires et mécanique, par l’état. »
J’ai rarement lu un commentaire aussi idiot et ignorant concernant l’EVAAE. Allez raconter à des pilotes militaires de voltige , qui sont des sportifs de haut niveau, qu’ils n’ont aucun mérite à remporter des médailles parce qu’ils sont militaires et qu’ils volent et s’entrainent plus que leurs homologues civils qui eux le font avec leurs propres deniers, je pense que vous serez bien reçu. Et contrairement à ce que vous prétendez cette équipe de voltige de l’Armée de l’Air est loin d’être une inconnue, y compris hors du monde aéronautique.
Je déplore cependant qu’on n’y accorde pas une plus grande médiatisation eu égard aux nombre de championnats remportés.
Pour le reste de votre commentaire sur la PAF et les réseaux sociaux que dire? Sinon que sans patrouilles de voltige nationales , vos fameux réseaux sociaux auraient bien peu de chose à se mettre sous la dent!
Inconnue du grand public.
Le banc public, la place publique, le public.
Supprimer la PAF, non, mais en faire une sorte d’unité de réserve, équipée des mêmes Rafale que les unités classiques.
Ces appareils et pilotes (très expérimentés) pourraient être immédiatement reversés dans les unités combattantes pour y compenser l’inévitable attrition en cas de CHI.
@Nez pointu : « une sorte d’unité de réserve, équipée des mêmes Rafale que les unités classiques.
Ces appareils et pilotes (très expérimentés) pourraient être immédiatement reversés dans les unités combattantes pour y compenser l’inévitable attrition en cas de CHI. » Ah ouais, quand même, c’est dingue le nombre de stratèges aéronautiques qui sévissent ici! Parce que vous croyez qu’ils pilotent quoi les pilotes de la PAF avant de l’intégrer? Des trapanelles d’aéro-club?
Vous pensez vraiment que la PAF continuerait ses shows en cas de « CHI » comme vous dites?
A votre avis il devient quoi un pilote quand il a terminé son passage à la PAF? Civil?
Par l’État.
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/21285/la-typographie/majuscules/emploi-de-la-majuscule-pour-des-noms-particuliers/majuscule-au-nom-etat
@HMX….
J’y verrais plutôt le PC21…
Avion certes à hélice, mais sa maniabilité et sa puissance lui permettent de jouer dans cette cour.
@Bench L’armée est là pour s’entraîner à la guerre pas pour faire du sport de compétition.
En tant que fan d’aéronautique je déplorerais le suppression de la PAF, d’autant que d’autres armées de l’air plus petite telle que la Suisse en son doté, mais si on a plus assez d’argent il faut commencer les économies par le superflu.