La marine suédoise recommanderait l’achat de quatre Frégates de défense et d’intervention à la France

En 2021, l’Administration suédoise du matériel de défense [Försvarets materielverk – FMV] attribua à Kockums [filiale de Saab] un contrat pour mener des études dans le cadre du programme «nouvelle génération de bâtiment de surface» [ou classe Luleå], lequel prévoyait la construction de cinq corvettes pour remplacer celles de la classe Visby. Et cela avec le concours du britannique Babcock.
Puis, en raison de l’évolution du contexte sécuritaire dans la région de la Baltique, la FMV décida d’abandonner le développement de nouvelles corvettes et d’acquérir, à la place, quatre frégates dotées de capacités surface-air et de lutte anti-sous-marine renforcées. Trois industriels furent donc sollicités à cette fin.
En février, Saab a annoncé avoir trouvé un accord avec Babcock pour soumettre la candidature de l’Arrowhead 120.
Affichant un déplacement de 4 650 tonnes pour une longueur de 124 mètres, ce navire doit être équipé du Système de gestion de combat Saab 9LV, d’un radar de surveillance Sea Giraffe 4A, d’un sonar de coque, d’un sonar remorqué, de drones et d’un hélicoptère NH90 NFH ou MH60 SeaHawk. Son armement reposera sur des missiles antinavires RBS-15, des missiles surface-air Sea Ceptor/Aster, des torpilles légères et un canon Bofors de 57 mm.
«L’Arrowhead 120 est une frégate adaptée à la défense aérienne et à la chasse aux sous-marins en mer Baltique, en mer du Nord et dans l’Arctique. Elle a l’autonomie nécessaire pour effectuer de longues missions», a alors affirmé Lars Brännström, le directeur adjoint de Saab Kockums.
Plus récemment, Navantia a confirmé la candidature de sa frégate ALFA 4000, dont les caractéristiques sont assez proches de celles de l’Arrowhead 120. C’est «l’option qui présente le moins de risques et qui correspond le mieux aux exigences de la marine suédoise», a fait valoir l’industriel espagnol, en avril. Et de garantir qu’il serait en mesure de livrer les deux premières unités en 2030 et les deux autres en 2031.
Mais à en croire l’hebdomadaire économique Affärsvärlden, qui cite des «sources bien informées», le chef d’état-major de la marine suédoise, l’amiral Johan Norlén privilégierait la troisième solution proposée dans le cadre de cet appel d’offres, à savoir la Frégate de défense et d’intervention [FDI / classe Amiral Ronarc’h] du français Naval Group. Et pour une raison simple : à la différence des deux autres, ce navire est déjà opérationnel.
Selon Affärsvärlden, le fait que la France puisse proposer un «navire existant, entièrement équipé de systèmes de défense aérienne et de missiles, en vendant un navire de sa propre flotte» serait un élément déterminant. «Cela donnerait à la Suède la possibilité de commencer à former ses équipages et à acquérir de l’expérience plusieurs années plus tôt que les autres solutions envisagées», écrit-il.
Il est peu probable que la FDI «Amiral Ronarc’h» soit concernée puisqu’elle effectue actuellement son déploiement de longue durée [DLD] en vue de son admission prochaine au service actif. En revanche, devant être livrée à la Marine nationale en 2028, il n’est pas impossible que la FDI Amiral Louzeau prenne finalement la direction de la Suède… alors que la Direction générale de l’armement [DGA] a récemment mis en avant le concept de «coque blanche».
«Sur la question des financements innovants, par exemple, on anticipe des commandes, on finance des coques blanches de frégates de premier rang, ce qui permet d’optimiser le planning de production, de réduire les prix et de rendre le matériel immédiatement disponible pour un [client] export», avait en effet expliqué Emmanuel Chiva, alors Délégué général pour l’armement, lors d’une audition parlementaire, en octobre dernier.
Et d’ajouter : «On a commandé des frégates de défense et d’intervention, on analyse les ‘prospects’ exports. Cette approche ‘coque blanche’ nous permet d’ajuster le fait de dire que cette frégate sera pour la France ou pour l’export. […] Certains pays vont lancer des compétitions. Si la France [les] remporte, on saura répondre dans les délais».
Pour rappel, affichant un déplacement de 4500 tonnes pour une longueur de 122 mètres, la FDI est dotée d’un sonar de coque KingKlip Mk2, d’un sonar remorqué CAPTAS-4, de la suite de guerre électronique «SENTINEL», du système de communications navales intégré «Aquilon», de lanceurs verticaux Sylver A50 pour des missiles Aster 15 et Aster 30, d’une tourelle de 76 mm, de canons de 20 mm téléopérés, de torpilles MU-90 et de missiles antinavires Exocet. Enfin, elle peut mettre en œuvre un hélicoptère NH90 et des drones aériens.
Cela étant, l’expérience de ces dernières années invite à une certaine prudence, les préférences exprimées par les responsables militaires n’étant toujours pas confirmées au niveau politique. A priori, avance l’hebdomadaire suédois, l’option de l’ALFA 4000 est considérée comme étant «la moins probable».
Le programme Luleå devrait donc se jouer entre Naval Group et le tandem Saab/Babcock, sachant que, a noté le journal Dagens Industri, la mise à l’écart de ce dernier aurait «des répercussions industrielles majeures sur l’industrie de la défense suédoise». Le nom du vainqueur devrait en principe être annoncé d’ici la fin de ce semestre.





Si ça se fait , ce serait une sacrée bonne nouvelle .
Je pense par contre que Naval Group va devoir négocier une participation industrielle avec des acteurs locaux, au moins pour la maintenance des navires je pense, car le politique va être très demandeur à ce niveau là .
vous pensez bien.
mes sources sont contestables mais elles parlent de prendre tout l’armement en déclinaisons locales: canons, missiles anti-navires et torpilles.
@EFaystos
Tous les armements en local, totalement logique …, mais exception faite des missiles Aster 😉
A ce qu’il semblerait : une victoire peut donc en cacher une autre…
avec deux global eyes de plus ça se discute
@Koudlanski Romain
Oui… et non à la fois.
Sur le plan industriel, commercial et politico-diplomatique, ce serait en effet un très beau succès. Sur le plan opérationnel, en revanche, cela signifierait que la MN ne recevra aucune nouvelle frégate avant 2030. Sachant que notre « trame frégate » est déjà plus qu’à l’os…
La solution serait d’activer l’option « cadence 3 » à Lorient (aujourd’hui en « cadence 2 » avec la production des FDI grecques+MN). Soit un passage à une mise sur cale simultanée de 3 FDI, pour accélérer les livraisons globales, et éviter de (trop) retarder les livraisons à la MN. Cette option a été prévue de longue date par Naval Group, mais il semble qu’elle va devoir se concrétiser plus vite que prévu. Elle nécessitera notamment d’utiliser le bassin 2 de Lorient, en plus des installations habituelles, et un sérieux coup d’accélérateur sur toute la chaîne de sous-traitance. On peut aussi s’interroger sur le recours à des chantiers partenaires étrangers, pour produire certaines sections et sous-ensembles, accélérant ainsi la cadence globale.
En supposant qu’on parvienne à concilier livraisons export + livraisons à la MN dans un calendrier raisonnable, cela ouvre des perspectives nouvelles pour le programme FDI. Sujet maintes fois évoqué sur ce site, il serait (enfin) envisageable de profiter de cette opportunité pour commander une « FDI XL », avec ajout d’une section centrale de coque d’environ 9 mètres, dite « section modulaire » (déjà étudiée et proposée à l’export par Naval Group). Cette section centrale peut, au choix du client, être configurée en « mission bay » (espace modulable pour drones, embarcations, conteneurs…), ou recevoir des lanceurs verticaux supplémentaires.
L’ajout de cette section centrale pourrait potentiellement faire perdre 1 à 2 noeuds de vitesse maximale à la FDI, sauf à augmenter la puissance des moteurs, et/ou à optimiser les lignes d’arbre (apparemment prévu par Naval Group qui proposait à l’export une propulsion à 40MW, au lieu de 32MW sur la FDI « de base »). Cependant, l’allongement aurait aussi pour effet d’améliorer l’efficacité hydrodynamique (moins de traînée par tonne à vitesse de croisière), ce qui pourrait compenser en partie l’augmentation de poids et rendre dispensable l’augmentation de la puissance des moteurs. Surtout, l’ajout de cette section supplémentaire améliorerait l’emport en carburant, permettant à la « FDI XL » de dépasser nettement les 5 000 nautiques d’autonomie de la FDI « de base », et d’approcher les 6 000 nautiques d’autonomie des FREMM (environ 11 000km). En clair, la FDI XL résoudrait les deux principaux points faibles de la FDI : son sous-armement, et son autonomie limitée.
Si on revient sur l’utilité première de cette section supplémentaire, dans le cas de la MN, l’intérêt serait évidemment d’augmenter le nombre de tubes verticaux, structurellement insuffisant sur la version de base de la FDI. On pense bien sûr à l’intégration de Sylver A50/A70, qui vont d’ailleurs évoluer avec l’arrivée très attendue d’une fonction « cold launch » permettant, comme l’indique le nom, un lancement « à froid » de munitions et le « quadpack » (4 missiles de petit diamètres par cellule Aster). Compatible avec cet usage, le CAMM ER de MBDA (40-45km de portée) pourrait donc faire son entrée dans la MN. Avec 32 lanceurs (4×8) supplémentaires dans sa section centrale, la FDI XL atteindrait ainsi 64 tubes verticaux, doublant ainsi ses capacités offensives et défensives.
Plus prospectif, mais néanmoins logique si on y réfléchit : il serait dommage d’installer sur les futures FDI de « simples » lanceurs Sylver A50/A70 limités aux munitions existantes (Scalp naval et Aster 30 notamment). En effet, entre 2030 et 2035, ces missiles seront complétés et/ou remplacés respectivement par la gamme STRATUS RS et STRATUS LO, et par des intercepteurs hypersoniques issus des programmes HYDIS²/Aquila. Ces futurs missiles auront pour particularité d’avoir un diamètre plus important, ce qui rendra peu probable leur compatibilité avec les Sylver A50/A70. Sachant que les FDI XL entreront justement en service au début des années 2030, en même temps que l’arrivée de ces nouveaux missiles, il serait donc hautement cohérent de les doter dès l’origine d’un nouveau lanceur : futur Sylver A80, de plus grande dimension, et qui aurait le bon goût d’accepter nativement une large gamme de munitions existantes et à venir ? Un projet à mener d’urgence chez Naval Group, car les Sylver actuels seront obsolètes sous 10 ans s’ils ne sont pas compatibles avec la nouvelle génération de missiles…
Si on décale la construction des FDI MN et qu’on les allonge, il y a un autre aspect de leur équipement qui est susceptible d’évoluer : les navires autonomes associés.
Le Seaquest S de Naval Group pourrait atterrir dans la drome, en lieu et place d’un semi-rigide. Peut-être plus longs à mettre au point, des navires autonomes plus grands pourraient être inclus dans le système d’armes de la frégate. Ce peuvent être des navires de surface ou sous-marins. Ces navires seront périodiquement visités par des membres d’équipage pour des opérations de maintenance, d’échange de module opérationnel, etc. Ces navires autonomes auront besoin de leur propre groupe d’opérateurs, comme le groupe aéronautique. Ils auront besoin d’un espace de stockage, peut-être d’un atelier, et peut-être aussi d’une ou plusieurs consoles dédiées en salle de contrôle.
Si on décale la construction et qu’on allonge les FDI MN, on peut espérer qu’on saura les adapter à ces évolutions.
Par ailleurs, est-ce qu’un allongement permet d’agrandir le hangar aéronautique ?
@Nogoa
La conception d’une « FDI XL » allongée serait en effet une opportunité pour intégrer de nouveaux équipements. Je n’ai pas développé, car c’est indépendant de la modification principale qui consisterait à allonger la coque, mais si on va par là … voici une liste de ce qui pourrait être revu et amélioré :
– Une évolution plus puissante du Sea Fire 500 (passage à 20 TRM par panneau, comme sur l’antenne du Ground Fire 300, au lieu de 12 modules par panneau actuellement),
– Une évolution des capacités d’autodéfense grâce à l’intégration du Lanceur Modulaire Polyvalent (LMP) de Naval Group,
– Une évolution des capacités d’autodéfense, avec l’intégration de carénages/réservations sur toute la longueur du bordé du navire et/ou sur le pont, en vue d’y intégrer des drones intercepteurs à décollage vertical (type Octopus ukrainien ou ses nombreux équivalents). Cela modifiera un peu l’aspect du navire, mais c’est indispensable pour faire face à de futures attaques par essaim/saturation qui n’ont hélas plus rien d’incertain.
Sur la question des navires autonomes, vous prêchez un convaincu ! J’ai (trop ?) souvent défendu sur ce site l’idée de grands drones de surface, opérant sous la supervision d’une frégate. En dehors de l’expérimentation, je ne vois qu’un intérêt opérationnel limité à des drones comme le Seaquest S, que vous évoquez : ces petits drones peuvent éventuellement être utiles pour des missions côtières ou de police des mers, voir pour du déminage ou la lutte contre des embarcations ou drones adverses. Mais ces petites coques resteront par définition limitées en autonomie, en tenue à la mer, et en capacité d’emport. Cela reste à mon sens des « gadgets » à l’utilité marginale, surtout si on ne peut en déployer que 1 ou 2 à la fois…
Raison pour laquelle je milite pour des grands drones de surface, du gabarit d’une petite corvette (environ 1000 tonnes – proche du concept Seaquest L de Naval Group). Ces drones seront ainsi capables d’accompagner en toute autonomie le déploiement d’une frégate sur la durée, quelles que soient les conditions de mer. Leur gabarit permettra d’y installer un radar et un sonar, ainsi que de l’armement lourd, notamment des tubes verticaux dans la section centrale de la coque. Ces drones pourront alors jouer le rôle de capteurs déportés, étendant considérablement les capacités de détection sur et sous la mer, au profit de la frégate. Ils joueront aussi, si besoin, le rôle d’effecteurs déportés, en servant de « réservoir à missiles », décuplant ainsi le nombre de munitions à la disposition de la frégate. On notera qu’avec son architecture nativement numérique, la FDI est en effet prédisposée à assumer ce rôle de « navire mère »…
@HMX
Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’un navire autonome au format Seaquest S est insuffisant pour avoir un impact significatif sur le combat de haute intensité (trop petit pour héberger des cellules de lancement vertical ou pour mettre en oeuvre des vecteurs sous-marins …).
Ce format est pourtant capable d’emporter des équipements intéressants, comme un LMP, ou une « ruche » à quadricoptères, en ne nommant que des systèmes au sujet desquels Naval Group a communiqué. Mais sa taille limite la quantité de carburant embarqué, d’où une endurance insuffisante pour accompagner des navires civils sur plusieurs centaines de kilomètres dans une mission de sécurisation des voies maritimes. Il est donc limité à rester proche du point où il a été mis à l’eau, avec un rayon d’action de l’ordre de 100 km. Si je cite le Seaquest S, c’est parce que Naval Group communique à son sujet, et qu’on sait que le développement avance. Par exemple, il a été testé en 2025, dans le cadre de la Task Force X de Baltic Sentry, pour une mission de renseignement à la mer de 24 heures d’affilée.
En ce qui concerne les navires autonomes de grande taille, pour tenir 10 jours complets à la mer tout en se déplaçant au rythme d’une frégate, il faut de grands réservoirs, mais aussi sélectionner des composants à faible taux de panne, doubler ou tripler les équipements pour assurer la redondance des fonctions, et régler une grande quantité d’automatismes. Tout ceci prend du temps, et l’absence de communication à ce sujet suggère que si on avance, c’est lentement, sans mettre le budget pour aller vite.
Du coup, je pense que l’unique type de navire autonome réalistement admissible au service actif en annexe de la frégate vers 2032 (ou au moment de l’admission au service actif de la FDI MN no 2) est un navire embarqué sur baie de drome, comme un semi rigide de 9 à 12 m. Dans ces conditions, le mieux qu’on puisse envisager est d’avoir un navire à foils, pour aller plus vite et être plus stable, et peut-être d’augmenter la taille de la baie pour augmenter la taille de l’annexe. En tout cas, il est à mon sens urgent d’acquérir de l’expérience opérationnelle avec les plateformes déportées, même plus petites et moins endurantes que ce qu’on souhaiterait, et ceci dans tous les milieux.
Oui une telle « FDI XL » est très intéressante en ce qu’elle permettrait de capitaliser sur cet outil industriel et d’assurer les mêmes missions que les FREMM, dès la prochaine décennie. Quelques remarques cependant :
– les Stratus peuvent remplacer les Exocet en lanceurs obliques extérieurs, sans occuper de silos ; l’insert de coque permettrait même sans doute de passer à 16 au lieu de 8.
– les Camm disposent déjà de leurs propres lanceurs ; si nous devions les adopter, autant prendre le tout plutôt que payer une adaptation des Sylver ? Ou bien à la rigueur rechercher un agencement plus compact pour le Mica VL, qui permet justement une implantation périphérique en superstructure ? Un Sylver pour des missiles aussi courts, c’est peut-être too much ?
– Il me semble que des versions des Stratus seront prévues en 533mm pour les SNA, donc pas sûr que cela justifie en soi une évolution des Sylver… mais le cas échéant, ne devrait-elle pas prendre également en compte un possible retrofit sur les tubes des Le Triomphant (à l’instar du VPM américain decliné sur les SSGN, SSN et Zumwalt), dont le maintien en service semble actuellement notre meilleure chance d’accroître le format sous-marin français à moyen terme ?
@G
– L’Exocet sera remplacé par le STRATUS RS supersonique (ramjet/statoréacteur), qui aura aussi une fonction secondaire en SEAD/DEAD. Des illustrations l’ont montré tiré d’un canister à l’horizontale, comme l’Exocet actuel.
– Le Scalp Naval sera remplacé par le STRATUS LO, subsonique et furtif. Il sera à lancement vertical. Les illustrations montrent ce qui ressemble à un VLS mk41, mais il serait logique qu’il puisse aussi être lancé d’un lanceur Sylver (A70, ou futur Sylver A80 ?).
– Le CAMM est bien annoncé commercialement par MBDA comme « quadpackable » sur Sylver. Cependant il est vrai que Naval Group évoque pour sa part une configuration tri-pack (3 CAMM ou CAMM-ER par cellule). Qui dit vrai ?… Dans tous les cas, le développement a déjà commencé, au moins pour la configuration tri-pack mis en avant par Naval Group. Communication fin 2025, essentiellement à destination de l’export (Grèce) mais avec la MN en ligne de mire pour la FDI…
– Aucune info à ce jour, sauf erreur, sur un potentiel STRATUS à lancement sous-marin. Les dimensions de ces missiles semblent en effet non compatibles à ce stade avec le diamètre standard de 533mm des tubes lance torpilles. En attendant un éventuel développement dédié, l’Exocet SM40 a de beaux jours devant lui…
– La transformation d’un ancien SNLE/SSBN classe Triomphant en lanceur de missiles conventionnels (SSGN), comme certains classe Ohio américains, est certes théoriquement possible… mais le coût de cette conversion serait probablement très élevé, rapporté à la durée de vie restante d’un tel navire. Concrètement, même en mettant de côté toute question budgétaire, c’est l’état de la cuve du réacteur K15 qui déterminerait la faisabilité d’un tel projet (cf. les débats sur l’éventuelle prolongation du CDG post-2037). A mon humble avis, il s’agit là d’un problème de riches… Les USA l’ont fait car ils disposaient de pléthore de SSBN disponibles, ce qui n’est pas notre cas. Il existe probablement d’autres moyens moins coûteux pour atteindre des cibles terrestres que ce type de conversion.
« Le Scalp Naval sera remplacé par le STRATUS LO »… mais pas sur les SNA ? Ce serait tout de même surprenant… Prévoit-on alors de continuer malgré tout à produire cette version des MdCN rien que pour eux ?
À l’heure du retour de la défense côtière et de la frappe dans la profondeur (sous avion ou depuis camion/conteneur), j’imagine mal les Stratus tant LO que RS rester bien longtemps limités à un seul ou même deux modes de lancement -à supposer que ce soit effectivement l’idée.
Quant à un « French VPM » qui serait sans doute effectivement un peu trop demander… Et sans aller jusqu’à transformer les Le Triomphant en SSGN « à l’américaine » emportant pour un quart de milliard de munitions pour l’heure inexistantes, il me semble tout de même que tirer une décennie supplémentaire de leur K15 sans aitre modification apporterait au moins une solution budgétairement alléchante à notre « problème de pauvre » : le trop faible nombre de SNA en Atlantique et dans l’Océan Indien.
Waow. Merci.
On peut imaginer que rien de tout cela ne sera adopté par la MN, mais les perspectives sont intéressantes.
Ce serait fantastique !
https://lefauteuildecolbert.blogspot.com/2026/05/programme-fdi-consequences-nationales.html
Wait and see !
Tant qu’un contrat n’est pas signé et un premier acompte versé, il n’existe pas.
A noter qu’éliminer Saab en Suède doit être délicat.
Au vu de l’article, cela serait un désastre pour la construction navale suédoise. Rheinmetall pourrait racheter les chantiers navals à SAAB, pour développer ses capacités de construction navale. maintenant se sont pas les militaires qui décident ,mais les politiques .
Pas vraiment,
Allemand pas forcemement en odeur de sainteté dans le naval et…pas de capacité chez SAAB en construction navale
le rachat de SAAB Kockum (SM) en 2011 par TKMS a été vu comme un desastre par les Suèdois qui ont du racheter l’entreprise..C’est pourquoi NG a pu se positionner en Australie apres le « manque de suivi » (sic) des Collins (sabordage pour faire place nette?) ,avec ses Barracuda
Une alliance acec la BITD Fr est beaucoup plus credible(Thales est actionnaire de NG) et probablement en cours de discussion
-moteur Gripen +, même problème que Tejas + en Inde ..moteur non americain dans la même geometrie
-ne pas oublier que la Fr est cliente de SAAB pour les radars ( Giraffe),pour le G Eye, etc
-la BITD Fr fourni pas mal d’equipement pour les SM de SAAB,propulsion , batteries Li , mât optronique,navigation alors qure ces SM ne sont pas de vrais concurrents des Scorpenes , Barracudas par leur philosophie et leur doctrine d’emploi implicite (Contrairement à TKMS)
Un rapprochement sans fusion de saab-safran-thales serait sans doute une des plus grandes avancées industrielles pour la consolidation de la base industrielle de défense européenne. Il y a de belles complémentarités sur l’offre, encore plus d’un point de vue export hors d’Europe pour tous les acteurs. D’un point de vue industriel, beaucoup de monde y a intérêt.
La BITD fournit.
La BITD a fourni.
`
Maintenant, Ce ne sont pas les militaires qui décident.
https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses
Effectivement… et même une fois signé, rien n’est vraiment gagné. La fiabilité d’un client peut s’avérer plus que douteuse, l’exemple australien étant là pour le rappeler. Quant à éliminer SAAB sur ses propres terres, cela serait effectivement une (très) grosse surprise.
les intérêts financiers prime sur ceux de nos marins , elle devras attendre 5-6ans pour avoir une nouvelle frégate . il y auras un risque capacitaire á l’horizon . bon seras son choix .
non.
les FDI sortent actuellement à grande cadence, avec un intérêt bien compris d’intégrer des chantiers du pays client :
https://www.forum-militaire.fr/la-production-navale-militaire-francaise-a-produit-9-fregates-en-11-ans-alors-que-les-etats-unis-et-le-royaume-uni-ne-semblent-plus-etre-en-mesure-de-tenir-aucun-delai/#:~:text=Le%20programme%20FDI%20repr%C3%A9sentera%20au,annuelles%20%C3%A0%20partir%20de%202026.
.
c’est quand même pas dur de comprendre la différence entre créneaux de commandes et temps de fabrication, surtout pour quatre coques qui devront être équipées chez le pays client…
à moins que vous croyez qu’un mat radar de cent tonnes, c’est du ressort des postes?
Oh mince!
Quand c’est l’Allemagne qui le fait, c’est bien. Quand c’est la France, c’est pas bien. Après il est vrai que tout le monde sait que l’armée allemande ne sert globalement à rien contrairement à l’armée française
Pas les « votres » Yahn Lukas. Il s’agirait d’arrêter de manger à tout les râteliers. Un peu comme Fabrice.
Les intérêts priment.
Rage pas…
Il ya aussi une question plus « technique » quand la Suède exige d´intégrer ses propres systèmes d´armes (canons, sonar, ect..)
bonne nouvelle sur le plan commercial et diplomatique mais encore une fois c’est la Marine nationale qui va se faire « baiser »…tout le monde et moi le premier comprend l’importance de l’export pour la survie de notre BITD, mais notre défense a aussi de gros besoins. qu’on arrête de nous bassiner avec cette soit disant économie de guerre et de réarmement puisque l’export passera toujours avant nos besoins….même en ces temps troublés, faudra pas le regretter au cas où……aujourd’hui la MN c’est 10 fregates de 1er rang, 11 en comptant la 1ere FDI (s’il elle n’est pas vendue) pour une prétendue grande puissance navale, c’est risible. Et si Naval Group remporte d’autres contrats, ce qu’on’leur souhaite, la Marine sera livrée quand ? dans 10 ans ? nos braves et inutiles FLF ont encore de beaux jours devant elles……navant quand même
Vous n’avez pas lu l’article !
Naval Group anticipe la production de coques blanches pour fournir des FDI export, en plus Naval Group possède la capacité de sortir une FDI tous les 8/10 mois au lieu de 12 !
Donc avant de pleurer réfléchissez !
Si nécessité les suedois pourront participer a une mission de la MN avec cette FDI, cela sera un excellent exercice pour eux dans le cadre d’opérations engageant des bâtiments européens !
Surtout vu l’état de la Royal Navy !
primo, oui je sais lire, j’ai lu l’article et plus encore….deuxio, il en faut plus pour me faire pleurer, et je sais réfléchir. ….. la condescendance est visiblement de mise sur ce site. à ciao les cons.
Restez calme !
Mic n’a jamais mis les pieds sur un bâtiment de la MN et, si tel avait été le cas, il aurait demandé à rentrer à quai au bout de quelques heures, donc son expérience est proche de zéro !
Il se prend pour un « expert » car il regarde trop LCI qui en est une pépinière !
Votre avis général est tout à fait pertinent : l’idée des « coques blanches » est une aimable plaisanterie imaginée par la DGA et qui n’a pas connu le début d’un commencement, quant à une FDI /10 mois, je demande à voir, non que Naval Group soit composé de bouffons, bien au contraire, mais il y a des délais qui demeurent incompressibles !
Je suis loin d’être un « expert » mais plus de 30 ans de carrière dans la Marine me permettent d’avoir, peut-être, une avis un peu plus aiguisé que d’autres.
De plus, je ne doute pas un instant que notre chef des armées n’hésitera pas à priver la MN d’une FDI au profit d’un pays européen. Cette Europe qu’il ambitionne de diriger !
je suis de votre avis , naval groupe n’as rien a faire des intérêts de nos marins , qui devrons faire plus de mission avec moins de moyen , celas va se traduire par un trou capacitaire de notre marine . une petite correction c’est 15 frégate de 1eme rang et non 11 .
Non, actuellement notre Marine possède 11 navires de premier rang en comptant la livraison de la première FDI.
Les FLF n’en sont pas !
Pour le reste, je suis d’accord avec vous et @Rafi77 mais, il faut bien vendre aussi.
@Le Chouan
Sans compter que pour faire barrage aux ennemis potentiels de l’Europe, une FDI grecque, ou une FDI suédoise valent plus ou moins autant qu’une FDI française …. Ces FDI vendues à l’export, en Europe, participent aussi à la sécurité de notre UE.
Faut pas tout effacer trop rapidement 😉
Désolé @Fralipolipi.
Je comprend votre point de vue.
Cependant, moi je parle de la France et uniquement des intérêts de la France, l’ UE c’est un autre problème, de plus, elle est bien partie pour s’effondrer.
J’espère tout de même que nous ne sommes pas arrivés au point d’attendre après les autres pour défendre nos territoires maritimes ou autres…? Car là , ça craint !!
L’ensemble de l’Etat-major de notre Marine préconise depuis peu, un format à 18 navires de premier rang pour faire face à l’évolution des menaces et défis de demain ainsi qu’à notre sous-capacité chronique pour honorer nos nombreuses missions.
Et actuellement, on en aligne même pas 15 bâtiments de premier rang mais tout juste 11 et peut-être bientôt seulement 10 si l’on vend à la Suède nos FDI, (je parle de la première déja livrée et de la deuxième en finition).
Pour l’instant rien n’est acquis, mais qu’aurait fait l’Etat français si la Suède n’avait pas eu l’intention d’acheter des FDI ou qu’elle se serait tournée vers un autre constructeur, on arrêtait le programme de nos 5 FDI ou il le renvoyait aux calendes grecques ? 🙂
La vraie raison de tout cela, c’est que j’ai surtout l’impression que nos finances sont plus qu’à l’os, en bref, c’est la ruine et que nos soi-disant partenaires européens n’hésitent pas à nous mettre le couteau sous la gorge, voyant que nous sommes devenus très très faibles.
Mais comment dépenser pour notre défense et notamment pour notre Marine quand notre Mozart de la finance et son gouvernement donnent 28.8 Milliards d’euros à l’UE, 19 à l’Ukraine, 14 à l’Afrique et je ne vais pas dérouler-là , la très longue liste des dépenses inutiles et à fonds perdus qui nous ruinent et se chiffrent au final, à bien plus d’une centaine de milliards d’euros. 😉
Je l’ai dis plusieurs fois, attention, les augmentations successives des budgets annuels pour la défense, ne sont pas si conséquentes que l’on pourrait le penser, il y a certes, du mieux mais le compte n’y est pas, des commandes ne sont pas lancées en fabrication, ni validées, ni financées et certains projets seront peut-être même ajournés ou supprimés, puis, vu nos désastreuses finances, il y aura automatiquement des coupes.
Enfin, il y a juste à éplucher le  » Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030″ pour s’en rendre compte et y déceler les tours de passe-passe…
A +
@ Le Chouan
vos réserves sont comprises ici.
mais le modèle qui permet à nos forces de s’équiper, -même à minima selon le format nécessaire – dépend des budgets de l’état qui sont abondés par les impôts, mais aussi par l’export.
Avoir attrapé la Grèce est déjà un immense exploit,tant les US avaient mis la pression pour fourguer des étrons comme les LCS…
pourtant la Grèce à résisté, montrant au passage que même une économie moribonde peut se payer le luxe à la française et résister aux chants des sirènes US.
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quand on se référe au programme Rafale dans son ensemble, les modèles actuels sont mieux dotés que prévu : plus d’options, capteurs plus performants, et futur plus ambitieux. Que les pays qui ont pris du F35 en prennent de la graine.
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donc l’export est indispensable à nos entreprises : ça donne de la visibilité au porte feuille de commande et permet de rediriger les moyens de production si, d’aventure, les objectifs de production devaient être tronçonnés pour du social, de la gratuité, et l’indépendance de nos dernières possessions ultra marines.
car oui, le président actuel ne s’est rallié que tardivement au militarisme, mais le risque est grand que les armées redeviennent les variables d’ajustement de ces trente dernières années.
et vous listez supra les usages de ces milliards…
Malheureusement, la France est en quasi faillite et par voie de conséquence redinamyser l’industrie naval par des commandes export, est primordiale
Si vous aviez lu l’article, Naval group s’est donnée les moyens notamment, je cite :
« Sur la question des financements innovants, par exemple, on anticipe des commandes, on finance des coques blanches de frégates de premier rang, ce qui permet d’optimiser le planning de production, de réduire les prix et de rendre le matériel.m immédiatement disponible pour un [client] export», avait en effet expliqué Emmanuel Chiva, alors Délégué général pour l’armement, lors d’une audition parlementaire, en octobre dernier. «Â
Ce que vous dites est vrai mais c’est d’abord faute de moyens financiers qu’on va décaler vers la droite les livraisons à la MN. Faute de mieux il faudrait moderniser les 4 ou 5 FLF au fond (au lieu de 3) et trouver autre chose pour palier le retrait des Floreales.
Bah justement, il aurait fallu moderniser l’ensemble des 5 FLF et accélérer le programme des FDI, ce qui aurait permis de remplacer les FS par des FLF au fur et à mesure de l’entrée en service des FDI.
En plus, cela aurait laissé un peu plus de temps pour mettre en oeuvre une solution de remplacement des FS !
Les FS survivront plus longtemps, il devrait en rester 3 en service en 2035 quand il ne restera qu’une seule FLF. Bon, c’est le planning d’aujourd’hui, on en reparle dans 5 ans, c’est assez volatile.
Absolument, il est vrai que les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés. Mais, sauf erreur, je crois que la Suède a rejoint l’OTAN et fait partie de l’UE. Elle saura si besoin tenir rang auprès de la France. Les détails influenceront le choix définitif de la Suède qui pourrait exiger quelques aménagements pour privilégier les « produits locaux »… une bonne intégration pour que France – Suède soient gagnantes.
Ne ferions- nous pas de même si nous achetions des GlobalEye ?
L’important est de conquérir des marchés pour nous attacher à renforcer des liens d’amitié et solidarité si l’adversité venait à nous « chatouiller »…..
Pourquoi ne pas imaginer une collaboration dans un futur « cloud de combat aérien » dans lequel Français et Suédois sauraient exceller pour en finir avec cette « arlésienne » qu’est devenue le SCAF ?
Voir plus loin encore en imaginant un futur deuxième PA-NG armé par des marins Européens, après tout la ZEE française n’est-elle pas une chance, comme le Groenland, pour l’UE ?
C’est su’ que c’est v’aiment nav’ant, cette histoi’e, c’est peu de le di’e.
On fait avec les moyens qu’on a. S’il faut vendre une frégate en service pour assurer 3 exemplaires exports, ça reste un bon deal, tant qu’on s’assure bien qu’on en produira une 6e pour compenser la vente de la Louzeau (qui plus est, ça permettra de finir avec 3 FDI directement équipées avec 32 VLS sur les 5 commandées par la Marine Nationale, donc « seulement » 2 à faire revenir en cale pour modification de la structure et les faire passer de 16 à 32.)
« Au cas où » On sera bien content que les suédois soient équipés de FDI pour couvrir notre flanc nord.
Tout à fait d’accord.
Mais on a tout de même l’impression que la Marine Nationale est une victime un peu trop consentante dans cette affaire, et qu’elle avait fini, comme le reste des armées, par s’acculturer à l’idée d’être un peu le showroom des industriels français de l’armement.
Libre à elle d’exprimer clairement la priorité absolue que revêtent pour elle les frégates… et de l’assumer publiquement, par exemple lors des auditions parlementaires, non ?
l’important est de maintenir la production .
Pourtant si on arme nos alliés on n’a pas besoin d’y aller. C’est le cas de la Grèce qui contrôle la MedOr el la Suède la Baltique et le nord. Pour le reste au loin on a assez de moyens.
La production en série pour servir la MN et l’exportation est la raison d’etre de cette classe de navire, une leçon apprise des FREMM.
Le décallage de livraison d’une FDI est a mettre en balance avec nos interets nationaux à court, moyen et long terme. Nous sommes très largement gagnants si la Suède choisi la FDI.
Soi-disant.
Avec un trait d’union et surtout sans « t » à « soi » (c’est le pronom personnel).
Littéralement : disant de soi-même. S’attribuant telle ou telle qualité.
Cette prétendue économie de guerre.
Cette économie prétendument de guerre.
Mais, en toute rigueur, « soi-disant » ne devrait être employé que pour un sujet doué de la parole, ce qui n’est pas le cas d’une économie. À défaut, on utilisera « prétendu » ou « prétendument ».
il y a quand même une sacrée belle brochette de connards prétentieux sur ce site…..la magie des réseaux, on fait le malin devant son clavier. Merci pour la leçon trouduc, pour le prochain post (s’il y en a 1) je sortirai petit Robert et Bescherelle……Ça va , pas trop de fautes là ?
sur ce site, devant son clavier, comme vous dites, c’est comme partout dans les bistrots de la vraie vie.
quand on n’est pas du coin et que l’on y rentre pour la 1ère fois, on dit bonjour, on s’installe et on observe le patron, les habitués et leurs habitudes, si on trouve que l’on y est bien et que ça nous plaît, on y revient et on discute.
en revanche, si l’ambiance, la musique, ou la gueule de la clientèle ne nous convient pas, au lieu de renverser la table et balancer son verre en hurlant et insultant le patron et les autres clients, on s’en va en disant « merci, bonne continuation à vous » et on ne revient pas.
voilà , à vous de voir.
@Rafi77
La 1ère FDI Amiral Ronarc’h ne sera pas vendue, elle entre en service actif.
En revanche si les suédois se décident pour l’offre française, la FDI n°2 (Amiral Louzeau) et n°3 (Amiral Castex) seront a priori transférées aux suédois, afin de tenir un calendrier de livraison très serré (ce calendrier est l’argument concurrentiel massue de Naval Group, qui a largement convaincu les marins suédois).
L’impact sur la MN est bien réel, elle va rester plus longtemps avec ses 11 frégates de 1er rang au lieu de 15. La balance entre réarmement français et export est un choix cornélien…
Le seul effet positif est la possibilité de « muscler » les futures FDI françaises : allongement comme le propose Naval Group, plus de silos verticaux, passage de 12 à 20 modules par panneau pour chaque face plane du radar Sea Fire 500, etc.
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A noter que l’article du journal suédois Affärsvärlden, qui dévoile la préférence des marins suédois pour la FDI, relate aussi que BAE a du mal a tenir son calendrier des Type 31 britanniques, en ayant inversé l’ordre de construction de 2 frégates….alors que la capacité du chantier à tenir le calendrier est justement un critère critique.
En coulisse suédoise ça roule pour la FDI, apparemment. Mais cela ne veut strictement rien dire sur le choix final, qui appartient aux politiques.
L’info des déboires de BAE sur les Type 31 reprise par Affärsvärlden, avait été dévoilée initialement par le Telegraph britannique :
http://www.telegraph.co.uk/business/2026/05/13/defence-giant-takes-hit-after-assembling-royal-navy-frigate/
il y a quand-même un point crucial : plus naval group fabrique de coques et plus les frais annexes mais fixes, comme:
– le temps des ingénieurs
– les frais d’études
– les coups d’industrialisation
sont répartis.
Et ça me navre de lire des  » oué,mé la marine nationale va finir sans navires… » alors qu’en commission parlementaire, l’augmentation du coût des FreMM qui sont passées de 16 à 8… pour le même coût à rapidement été balayé sous le tapis…Alors que la FDI peut devenir un véritable succès.
Dans le même temps, la marine envoie ses navires en opération et annonce une disponibilité hors normes, au point que les FreMM tournent à deux équipages quand nos alliés ont du mal à faire revenir leurs dernières coques opérationnelle au port tellement ils sont débordés.
pour conclure : la marine et naval group ont une maladie de riche. et c’est carrément nouveau.
Le facteur limitant d’une marine ce sont les marins , entrainés et formés, pas les plateformes qui restent à quai faute d’équipage (UK, Italie , Allemagne). MN à 40000 avec recrutement pour passer à 65000, loi LPM 2030), 18000 en All, 30000 à la Royal Navy ou à la Marina Militar(avec des conditions de deploiements parfois « exotiques.Double equipage , dispo. à la mer..etrc
Ce ne sont pas des chantiers qui produisent « de l’occasion » pour alimenter les usines (Italie avec des Fremm , « peu roulés )
En fait les «répercussions industrielles majeures sur l’industrie de la défense suédoise» ne datent pas d’aujourd’hui mais de la fin de la guerre froide. La Suède ne construit plus de grands navires de guerre depuis cette époque.
Une perte de ce contrat par Saab et Babcock ne serait pas si grave car Saab et sa filiale Kockums se retrouveraient a bord des FDI pour presque tous les équipements de combat. C’est la qu’est la technologie et la valeur ajoutée, plus que dans la coque. Avec des options de marchés sur les futures exportations de celle ci a des pays tiers.
l’Harrowhead 120 est un navire sur papier qui est inférieur militairement à la FDI mais aussi moins cher. Saab seront gagants a tous les coups en fait.
Pour la suède, il est seulement question de renoncer… a ce a quoi ils ont déja renoncé.
A> Le format et la densité d’armement des FDI plaident tous deux pour la FDI, plus adaptée à la Baltique et la suite sonar est la meilleure au monde comme confirmé par les trophée « Hook’Them All » de l’U.S. Navy.
B> Quelques ajouts de tourelleaux polyvalent LMP bourrés de MISTRAL 3 et de roquettes guidées Laser anti-drone ne seraient pas inutiles dans les années qui viennent vu les leçons des CHI récents….Constat éminemment valable pour les FDI françaises, sachant que les grecques ont déjà un affût SeaRAM.
C> Ne se dessine-t-il pas un pont industriel entre la Suède et nous ? Avec ces connections d’intérêt sur les matériels complémentaires comme l’achat des mini-Awacs GlobalEye et des 24 millions en anti-char léger 84 mm AT4. Maintenant les (potentielles) FDI pourraient être des amorces diplomatiques de convergence des synergies des 2 BITD qui manquent toutes les 2 dans certains domaines des dimensions de marché nécessaires pour amortir la R&T et baisser les prix par des effets de série plus substantiels.
D> Les sketchs-rendus prospectifs de chasseur 6th GEN publiés par SAAB https://militaeraktuell.at/en/saab-flies-into-the-6th-generation-of-fighter-jets/ , montrant un monomoteur un peu plus gros que le GRIPEN, à empennage ruddervator, aile diamant à la YF-23 et canards co-planaires, ne sont pas du tout éloignés, en termes de philosophie d’intégration des innovations cellule-aéro, du NGF-SCAF Dassault, en version naturellement plus compacte. Une convergence SAAB-DASSAULT sur le 6thGEN exportable paraît à ce titre infiniment plus crédible qu’avec tout autre partenaire. N’oublions pas les retours très positifs de l’aventure NEURON entre les 2 partenaires.
E> Comme souligné par beaucoup d’observateurs, ne vaut-il pas mieux doter les AAE de PLUS de chasseurs intermédiaires du gabarit mixte GRIPEN-RAFALE, plus facilement dispersables et dissimulables en CHI futur où les traques satellitaires et les essaims de drones seront très létales QUE de MOINS de GROS vecteurs de 35 tonnes.f au décollage, coûtant en CAPEX 175 M€ hors armement et MCO et ….INEXPORTABLES !!!!
A> Attendons de voir la première FDI remporter un nouveau « Hook’em » … Elles n’ont pas été optimisées (notamment au niveau propulsion) pour la lutte ASM, donc prudence.
même vitesse, même sonar…
@ONERESQUE
A> Tout à fait juste, la FDI semble particulièrement adaptée à la navigation dans la Baltique, et parfaitement équipée pour répondre aux besoins suédois. Avec l’argument massue de pouvoir fournir rapidement 2 exemplaires MN prélevés « sur cale », et un tarif annoncé comme compétitif… on croise les doigts !
B> L’intégration du LMP est en effet une urgence opérationnelle, sur l’ensemble de nos navires de 1er rang. Je pense cependant qu’on se rendra compte rapidement que cela ne suffira pas. Un LMP pourra au mieux abattre quelques dizaines de drones assaillant (ce qui, j’en conviens, sera déjà un immense progrès !). Or, dans un proche avenir, nous allons devoir nous préparer à des attaques par saturation d’une toute autre ampleur, mobilisant non pas des dizaines, mais plusieurs centaines de drones assaillants. Je pense à des attaques coordonnées menées par un essaim de plusieurs centaines de drones/MTO Shahed-like, qui seraient tirés simultanément depuis la côte (Ormuz, Mer Rouge, Mer Egée…) ou en pleine mer depuis un navire de commerce, sur un navire de combat. Ce scénario n’a hélas plus rien de futuriste ou d’improbable. A court/moyen terme, le seul moyen de faire face à une telle attaque sera de truffer les ponts de nos navires avec des centaines de drones intercepteurs autonomes peu coûteux à décollage vertical, comme ceux qu’utilisent les ukrainiens pour contrer les Shahed/Geran russes. C’est une piste qu’il faudrait sans doute expérimenter dès maintenant, pour densifier à moindre coût nos moyens de défense.
C> D> Une convergence avec la Suède serait en effet un plan B séduisant, lorsque l’échec du SCAF avec l’Allemagne aura été digéré. La complémentarité de la BITD suédoise avec la BITD française serait un facteur très favorable, avec le scénario rêvé d’un chasseur monomoteur léger sous MOE suédoise, et d’un chasseur bimoteur polyvalent/NGF sous MOE française, les deux appareils partageant un cloud et un écosystème commun. Mais attention, sur la question du chasseur 6 Gen, la Suède est aussi courtisée par d’autres pays, notamment l’Allemagne…
E> Un chasseur 6 Gen léger/monomoteur et « accessible », face aux monstres de +30 tonnes en développement, est en effet à première vue une idée qui relève du bon sens. Il existe un marché pour ce type d’appareil, car beaucoup de pays n’auront pas les moyens de se doter d’une flotte de chasseurs lourds. D’autres pays, dont la France, pourraient avoir intérêt à se doter d’une flotte mixte chasseur léger/chasseur lourd. Il faut cependant se rappeler pourquoi les chasseurs 6 Gen ont pris de « l’embonpoint » : leur architecture est en effet dictée par les contraintes liées à la furtivité (armement en soute) et par les réalités du CHI moderne, avec la nécessité de pouvoir emporter toujours plus loin des armements toujours plus lourds et volumineux, avec par exemple des missiles air-air de plusieurs centaines de km de portée qui vont devenir la norme en combat aérien. Il sera en effet difficile d’emporter ce type d’armes à très longue portée sur un chasseur léger. Il serait cependant concevable de compenser en partie ce désavantage, en plaçant ces armements sur des drones d’accompagnement.
pour compléter cet article, il faut dire que la version de la FDI proposée est très fortement indigènisée: capteurs et armements seront suédois, avec des transferts de technologie et même des sections de coque entiers.
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dans le même temps,les problèmes à tous les niveaux de la BITD Britannique incite à voir leur proposition avec circonspection : leurs chantiers sont actuellement dysfonctionnels et ce n’ est pas avec un budget plus important que les problèmes seront réglés.
Et les commentateurs sont contents.
Vous réalisez quand même que l’on parle de glisser une FDI devant arriver dans l’effectif de notre MN à la Suède.
En gros, au lieu d’avoir, on donne à quelqu’un d’autre.
Mais bon, si ça vous va, alors !!!!
A croire que les commentaires sont le fait d’actionnaires de Naval Group.
Moi je propose de ne rien doter à nos armées et que tout ce qui doit arriver soit prioritaire à l’étranger.
Comme ça, on sera au top lors de la HI.
non, c’est tout autre chose.
l’article parle au pire de transformer une future FDI française en FDI potentiellement Suédoise.
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les Suédois ont plusieurs fournisseurs potentiels et veulent des retours industriels, ce qu’un navire construit et armé en France ne peut pas permettre.
visiblement cette vente potentielle déplait à beaucoup de monde en service commandé.
@dolgan
Vous virez un peu complotisme là cher dolgan.
Vous voyez du service commandé un peu partout, ça chauffe dans la caboche et tourne paranoïa.
Bein non, pas de service commandé, juste un avis de citoyen responsable qui a le droit de penser et d’avoir une opinion, ne vous en déplaise.
Attention, prochaine étape pour vous, croire en une gouvernance mondiale qui nous veut pas du bien.
Pourtant c’est un bien-pensant convaincu. 🙂
Il sait, lui, et ne dit que vérité labellisée, pas réalité (ouh! la vilaine)! 😉
J’ai de gros doutes sur l’aspect citoyen responsable de « nouveaux pseudo » sur ce blog et pense plutôt à une opposition psy ops en service commandé. Ne vous en déplaise, vous êtes bien nouveau sur ce site.
Et toi quand tu parles de Turgis & Gaillard, qui te déplaît au plus haut point, tu es en service commandé ?
« A croire que les commentaires sont le fait d’actionnaires de Naval Group. »
Mais c’est bien le cas, l’ami. Naval Group est détenu à plus de 60% par l’état français, c’est à dire par nous.
La France doit exporter pour que son industrie survive et continue d’assurer une certaine souveraineté. C’est comme ça c’est tout.
Si sacrifier une FDI permet d’en vendre 3 autres, alors que le carnet de commande de NG sera vide après la production grecque et française, alors il faut se serrer la ceinture et y aller.
Toute comme les Rafale, en vendre 12 d’occasion à la Grèce et la Croatie nous permet de vendre 25 ans de MCO, d’équipements et d’armement pour ces Rafale en plus des 12 Rafale neufs vendus à la Grèce.
Faut juste que ce soit bien calibrés pour pas que ça nous cause du tort.
Espérons mais ne vendons pas la peau de l’ours trop vite.
Évidemment le gvt suédois préférerait que ce soit Saab, les militaires eux s’en fichent de l’origine tant qu’ils ont leurs frégates.
Mais comme on le sait très bien, les achats militaires c’est 80% politique et 20% militaire.
Oulala ! Bonne nouvelle en soit, mais les si recommandations d’un militaire sont une chose, les décisions du politique en sont une autre…
Après, si une frégate de la marine devait être vendue à la Suède, cette perte devrait être vite comblée par le principe des « coques blanches », qui seraient à priori en construction à Lorient, selon les révélations du DGA Chiva, avant son départ. La Marine Nationale devrait donc voir la livraison d’un frégate de remplacement dans les 1,5/2 ans, sachant que le processus de constrd’une frégate est actuellement de 30 mois…
A suivre.
apparemment les coques blanches ce sont les 4 prochaines FFI de la Marine et non des navires supplémentaires…
Donc ça veut dire sacrifier la Marine en retardant toutes les prochaines livraisons à après 2030.
Ça ne sera pas « l’amiral Ronach », mais possiblement la suivante….
Il me semble que « la suivante » est déjà à l’eau, et qu’elle a commencé à être équipée…
Changer l’ensemble de la nomenclature pour basculer du français au suédois, ne doit pas se faire en 15 minutes…
Je ne suis pas sûr du bien fondé de cette option pour permettre à NG de faire une offre supérieure aux 2 autres concurrents, car il se trouve que justement « les 2 autres », n’ont que des navires de papier… nos amis suédois ne les recevront pas avant 2031/32 pour la première, et encore non deverminée, et sans le fameux déploiement de longue durée, adopté par de très nombreuses marines.
Donc, même si on livre la première en 2030, la Suède est quand même gagnante.
C’est «l’option qui présente le moins de risques et qui correspond le mieux aux exigences de la marine suédoise»
— Je veux bien qu’un commercial raconte n’importe quoi pour gagner un contrat. C’est son boulot. Mais, là , je ne comprends vraiment pas l’argument du « présente moins de risque » … Les FDI naviguent déjà . Elles ne souffrent d’aucun problèmes sérieux. Sur les centaines d’arguments débiles qu’il aurait pu employé, pourquoi avoir retenu celui là ? On frôle la faute professionnelle à ce stade.
Je comprends autrement l’argument, les suédois veulent un navire de combat prêt à l’emploi à une certaine date. Du coup ils ne veulent aucun risque de retard ou de dysfonctionnement. Et les industriels européens sont à la ramasse ( anglais, néerlandais, espagnol, allemand etc.) soit en terme de délai ou de qualité.
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Reste quelques industriels dont Naval group qui sont sur la liste des fournisseurs sérieux qui tiennent les délais et fournissent de la qualité.
@Rafi77 D’où l’utilité de commander des coques blanches comme indiqué dans l’article.
C’est ce qu’a fait le Portugal avec des C-390 revendus aux EAU
Il ne faut oublier la commende de 2 globaleye et les 2 options passees par la france, donc il y a aussi des cartes cotés Naval group, que la marien suedoise ne pourra ecartée si facilement, pareil pour Saab
Rappelons-nous qu’en août 2025, en Norvège, NavalGroup a perdu contre Babcock [Choix de la “Type 26 BAE“ au détriment de la FDI].
Pour sa « sacrée bête de guerre » NavalGroup affûte donc ses armes : Capacité de construction de 2 frégates par an à Lorient et intégration de l’armement des nouvelles FDI à Karlskrona en Suède (Un chantier naval Saab, donc coopération avec Saab).
Cependant, il faut tenir compte de la volonté britannique de “diluer“ les récentes déconvenues de la Royal Navy, conséquences de manque d’investissements et de retards industriels [une situation qualifiée de « honteuse » par le quotidien The Telegraph], et les pressions en rapport exercées par le ministre de la Défense John Healey pour remporter un nouveau contrat (après celui de la Norvège). Il est donc probable que les représentants de la couronne pèseront de tout leur poids pour remporter le marché suédois, y compris en faisant de notables concessions financières et/ou propositions de participation à l’entrainement des forces dans le cadre de la « Joint Expeditionary Force » (JEF) dont le Royaume-Uni est nation cadre [La JEF regroupe neuf pays : Danemark, Norvège, Pays-Bas, Estonie, Lettonie, Lituanie, Suède, Finlande et Islande).
La Suède a été le dernier pays à rejoindre l’OTAN en mars 2024 et tient à marquer son implication. Ainsi, dans sa proposition de « Contribution suédoise à la défense et dissuasion de l’OTAN en 2026 », la Suède propose de déployer rapidement « des unités navales au sein des forces maritimes permanentes de l’OTAN dans la zone nord-atlantique (SNF), celles-ci étant dotées d’une capacité de surveillance maritime, de déminage et de soutien, y compris un hélicoptère naval ». La rapidité d’exécution du contrat sera donc primordiale. En parallèle de ses capacités opérationnelles pleinement reconnues [En particulier en mer Rouge], NavalGroup met en avant le haut niveau de maintenabilité permettant de réduire les durées d’entretien et d’optimiser la disponibilité opérationnelle, une capacité qui aujourd’hui atteint un taux de 80 % de disponibilité.
Je n’y crois pas 5 sec, la décision est politique et les politiques n’iront pas sacrifier des emplois Suédois.
Sauf si un accord est trouvé pour que partie des frégates soit construite en Suède.
Et faut pas oublier que Saab a reçu des commandes d’AWACS de la France et va très sûrement recevoir également des commandes d’embarcations rapides CB90.
Donc pour l’instant la France jour le jeu de la réciprocité. C’est à eux de faire de même désormais.
4 AWACS + des CB90 contre 4 FDI c’est largement équitable.
Dans le Système international d’unités (qui a valeur légale en France), le symbole de la seconde est s (pas « sec » ni « ″ » ).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_(temps)
Je n’y crois pas 5 s.
Je n’y crois pas cinq seconde.
Et puisque nous sommes sur le sujet des unités de mesure du temps, le symbole de la minute est min (pas « mn » ni « ′ ») et celui de l’heure est h (pas « hr » ni « H »).
Correction : cinq secondes.
Désolé.
En effet, le nom « seconde » est, comme tous les noms d’unités de mesure, un nom commun* et prend donc bien évidemment la marque du pluriel**.
_________________
* Par exception à cette règle, le degré Celsius est un nom composé dans lequel « degré » est un nom commun et « Celsius » un nom propre.
Ceci est également vrai pour le degré Fahrenheit (qui n’est pas un unité du SIU).
Notons au passage que le kelvin ne s’appelle pas le « degré Kelvin ».
** Rappelons toutefois que les noms terminés par s, x ou z au singulier ne varient pas au pluriel.
Un siemens, des siemens
Un lux, des lux.
Un hertz, des hertz.
Je ne vois pas la Suède mettre de côté Saab, les enjeux sont bien trop importants pour un petit pays (qui arrive cependant à l’instar de la Norvège et de la Finlande à maintenir une BITD qui tient la route) et les scandinaves maitrisent très bien les offsets. Si la FDI a réellement la préférence de la Suède alors cela sera nécessairement en remplaçant une partie des équipements par des alternatives de Saab (donc à priori au détriment de Thales principalement), en soit cela ne serait pas une mauvaise approche.
Ou alors éventuellement une compensation par un achat d’équipements suédois pour notre armée.
Par contre quid de notre marine? On aurait déjà du en commander 3 de plus…
Enfin, je reste convaincu que la France a beaucoup à faire avec la Suède (Saab, pour un chasseur léger et robuste car vu le futur coût du NGF, il va falloir une flotte à deux aéronefs) ou la Finlande (Patria, pour les chenillés).
Qui peut m’expliquer techniquement, le changement de l’angle de la face avant (proue) sur ces nouveaux bateaux ?
la proue inversée, c’est d’abord pour la furtivité.
mais ensuite, on s’est rendu compte que la stabilité y gagnait. le navire est donc plus stable en mer formée, à condition d’accepter d’avancer avec les essuie-glace en permanence.
@E-Faystos
Non, la proue inversée, ce n’est pas pour la furtivité.
L’étrave inversée réduit la résistance à l’avancement, améliore la tenue à la mer (réduction du tangage) et réduit les paquets de mer sur la plage avant.
Avantages :
– vitesse de transit par mer agitée supérieure (la réduction de vitesse pour ménager la structure est moins importante que pour une étrave classique)
– plate-forme plus stable qui permet d’étendre la plage d’utilisation des armes par mer forte et d’améliorer l’efficacité des tirs
De mon point de vue, je pense qu’il n’y a pas de bénéfice sur la furtivité (pas de diminution de la surface équivalente radar, peut-être moins de bruit pour la discrétion acoustique ?) et en tous cas, ce n’est pas la furtivité qui a motivé le choix d’une étrave inversée.
L’hypothèse que l’Amiral Louzeau soit livrée a la Suède me semble étonnante car la coque de celle ci est quasiment terminée et va etre mise à l’eau prochainement.
Or les frégates suédoises auront besoin de modifications, en particulier pour briser la banquise baltique. Le design de l’Harrowhead 120 insiste la dessus (renforts, acier spécial) et je ne pense pas qu’une FDI standard soit prévue pour ce cas.
Donc il serait plus probable que ce soit la FDI suivante (aprés la 4éme grecque en cours de construction dans la grande forme de Lorient) qui soit redirigée vers la Suède, l’amiral Cabanier.
Erreur de ma part, la suivante est l’Amiral Castex, et non Cabanier qui est la 5éme prévue.
Plusieurs questions
Ou en est l’avancement de la FDI Amiral Louzeau ?
Si elle est deja équipée d’équipements propre a la MN, je ne vois pas comment elle peut etre « transféré » à la Suède, car les ‘possibles » frégates suédoises seront dotées d’équipements spécifiques à la marine suédoises ?
De plus je ne vois pas pas comment une FDI ne peut pas « passer » dans un arsenal suédois pour être équipé de ces derniers équipements .