Naval Group a livré des prototypes de «ruches» pour essaims de drones au 1er Régiment d’Infanterie de Marine

L’an passé, lors de l’exercice «Hedgehog 25», organisé par l’Otan en Estonie, le 1er Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa] se distingua grâce à une innovation opérationnelle : l’Escadron de drones de chasse. Élaborée deux ans plus tôt par quatre de ses officiers, elle consiste à déployer des essaims de drones afin de traquer l’ennemi et de désigner des cibles à détruire, soit par des tirs directs ou indirects, soit en utilisant des munitions téléopérées [MTO].
Plus précisément, un peloton d’acquisition est chargé de collecter des renseignements et de les transmettre, via une liaison satellitaire, à un peloton de commandement. Et il revient ensuite à ce dernier de décider d’engager ou non les cibles désignées en sollicitant un peloton «drones de contact».
«Discret et mobile», cet escadron «désorganise l’adversaire en provoquant la surprise, à un coût maîtrisé et en s’intégrant dans la manœuvre tactique», avait expliqué le 1er RIMa, à l’époque.
Depuis, sous l’égide du Commandement du combat futur [CCF] de l’armée de Terre, ce concept a mûri. Et, encore récemment, cet escadron de drones de chasse a encore démontré toute son efficacité [et donc sa pertinence], lors de manœuvres organisées au Centre d’entraînement au combat [CENTAC], avec des unités de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne [BIM].
«Avec un peloton dédié à l’acquisition et à la surveillance, des pelotons de drones de contact capables de déployer des essaims, et un peloton de munitions téléopérées pour traiter des objectifs à haute valeur, l’ensemble forme une chaîne complète et cohérente. Le tout est coordonné sous une même autorité tactique, permettant une synchronisation rapide et une véritable logique de boucle courte», a résumé le général Bruno Baratz, le commandant du CCF, via le réseau social LinkedIn.
Et d’ajouter : « Je retiens […] la capacité de cet escadron à massifier les effets tout en conservant une grande discrétion. Un seul opérateur peut aujourd’hui mettre en Å“uvre plusieurs drones simultanément, appuyé par des briques technologiques comme l’intelligence artificielle pour la détection et l’identification, le pilotage assisté ou encore le guidage terminal autonome. Cela change profondément notre rapport au temps et à l’espace sur le champ de bataille».
Aussi, d’ici l’été prochain, cinq autres régiments de l’armée de Terre vont chacun se doter d’une «unité de drones de combat» [UDC], sur le modèle de cet escadron du 1er RIMa. «Ce travail est le fruit d’une réflexion solide, nourrie par l’analyse des conflits récents et par une dynamique de codéveloppement étroite avec les industriels. Il témoigne de notre capacité à innover, à expérimenter et à transformer rapidement des idées en capacités concrètes», a commenté le général Baratz.
Justement, s’agissant des liens avec les industriels, Naval Group a fait savoir, le 12 mai, qu’il venait de mettre à la disposition du 1er RIMa douze prototypes de son dispositif «Swarmbox», développé dans le cadre d’un projet de «ruche pour essaims» de drones.
«Embarquées dans un porteur, les Swarmbox permettent de stocker, transporter et déployer en quelques instants une série de petits drones au plus près de la zone d’action», explique Naval Group. Les premiers prototypes ont été testés sur un drone naval de surface [USV], en l’occurrence le Seaquest S.
«Fin mars, nous avons mis à disposition du 1er RIMa les huit derniers des douze prototypes commandés fin 2025», a ajouté l’industriel.
Cette collaboration avec ce régiment permettra de «tester la robustesse des choix techniques et intégrer de nouveaux vecteurs afin de réaliser une montée en maturité des Swarmbox», a-t-il conclu, sans donner plus de détails.
Photo : Naval Group





C’était une expérimentation, cela se répandra vu les résultats.
https://mars-attaque.blogspot.com/2025/07/drones-edc-escadron-chasse-rima-1errima-innovation-fpv-icarus-swarms-naval-group-alta-ares.html
Gare au frelon asiatique (surtout au niveau de la fabrication des composants).
Oui, une expérimentation, crois-tu que dans le réel la soi-disante section de reconnaissance ennemis ne soit pas équipée de drones aussi, ou de système anti-drône genre mitrailleuse télé opérer.
La taille des drones doit faire rigoler les ukrainiens, les russes ou les chinois.
Heureusement nous avons l’Eurodrone de 13 tonnes et quelques millions d’euros
Les Ukrainiens, les Russes ou les Chinois.
Les gentilés prennent une majuscule.
petite question
cet escadron est constitue comment
sous plafond des effectifs anterieurs en dissolvant un escadron blinde ?
Oui.
Car d’autres régiments vont tester ce qu’a fait le 1er RIMa:
https://www.forcesoperations.com/ruches-reines-et-ouvrieres-quand-la-chasse-sinvite-dans-larmee-de-terre/
Il n’ y a pas que de l’infanterie ( ce qui avec l’humour et les pieds paquets sont toujours appréciés) :
https://www.forcesoperations.com/lescadron-de-drones-de-chasse-etendu-a-cinq-autres-regiments/
Pour la cavalerie, ce serait un escadron d’AMX 10 RC…
« L’armée de Terre l’a bien compris il y a quelques années : il fallait davantage soutenir les porteurs d’idées au sein même des régiments. « Il y a un vrai enjeu d’initiative indispensable aux formes modernes du combat », résumait le général Schill. C’est la raison d’être des enveloppes de subsidiarité, ces lignes budgétaires de 150 000 € accordées à chaque régiment. Soit quelque 21 M€ par an pour donner de la liberté d’action au chef de corps et, au final, « des effets bénéfiques extrêmement importants ».Â
Pour autant, « nous n’avons pas réussi suffisamment à libérer les énergies et à mettre au bon niveau cette innovation plutôt bouillonnante », estime le CEMAT. Entre l’innovation « jaillissante par le bas » grâce à cet « esprit pionnier » et leur industrialisation, il existe un écart que l’armée de Terre cherche à combler.
C’est l’un des objectifs des pôles exploratoires mis en place mis en place cette année dans chaque brigade de l’armée de Terre, ces jalons intermédiaires focalisés sur un effort thématique et étendu au partenaire belge pour le combat en zone urbaine.
À la 9e BIMa la dronisation du domaine amphibie, par exemple.
À la 27e BIM le milieu « montagne grand froid » et le combat centralisé dronisé.
À la 7e BB la progression vers la « brigade de combat du futur ».
À charge de tous ces pôles de canaliser le foisonnement des innovations et de le transformer en solutions opérationnelles, éventuellement en lien avec les nouveaux centres référents de la Direction générale de l’armement (DGA).
Curieux de voir ce que la BIM va faire…
https://www.forcesoperations.com/ces-trois-sujets-sur-lesquels-la-27e-brigade-dinfanterie-de-montagne-est-attendue/
J’ai le souvenir d’avoir assisté à une journée portes ouvertes à la caserne du 1er RIMA à Angoulême en fin janvier 2024.
Les 2 ou 3 AMX 10 RC alors exposés dans la cour de l’entrée pour les visiteurs, semblaient être – supposition de ma part, je n’ai pas demandé aux militaires présents – les derniers blindés témoins du régiment (qui est un régiment de cavalerie légère et non d’infanterie malgré son nom). Cela alors que la France était en train de livrer des AMX 10 RC à l’Ukraine.
Quelqu’un sait-il s’il est prévu que ce régiment soit équipé de Jaguar, et si la livraison de ces derniers est déjà engagée?
Toujours est-il que ces escadrons de chasse élargiront la palette des moyens agiles de combat à disposition des régiments, en autonomie. Et à moindre coût au regard des effets produits, ce qui est appréciable dans notre contexte de dette publique abyssale.
Les informations officielles de 2024 :
https://www.defense.gouv.fr/terre/1er-regiment-dinfanterie-marine-1rima
« trois escadrons blindés roues-canon, dont l’un entame sa transformation sur JAGUAR ; »
« Le régiment poursuit sa montée en puissance SCORPION avec la spécialisation JAGUAR du 3e escadron et l’arrivée des premiers GRIFFON. »
Chronologie des livraisons:
Les 20 véhicules de présérie ont été livrés en décembre 2021 au 1er Régiment de Chasseurs d’Afrique (1er RCA) basé à Canjuers. Cette unité est chargée de la formation de tous les régiments destinataires du Jaguar, assurant la montée en compétence progressive des équipages.
Le premier régiment opérationnel à recevoir le Jaguar a été le 1er Régiment Étranger de Cavalerie (1er REC) de la Légion étrangère, basé à Carpiagne, qui a perçu ses premiers exemplaires de série en mai 2022. Le Régiment d’Infanterie Chars de Marine (RICM) a suivi en 2023. Au 31 décembre 2023, 60 exemplaires au total avaient été livrés à l’armée française.
La Loi de Programmation Militaire 2019-2025 prévoyait initialement 248 EBRC Jaguar, mais ce nombre a été porté à  300 unités à l’horizon 2030.
https://www.forcesoperations.com/vers-un-jaguar-pleinement-operationnel-en-2025/
Le rythme de livraison prévu est d’environ 33 véhicules en 2024, puis un rythme régulier conduisant à un parc d’environ 200 EBRC dans l’armée française à l’horizon 2030. Le solde du programme doit être livré au cours de la période 2031-2035.
Régiments destinataires:
Sept régiments de cavalerie légère de l’armée de Terre recevront progressivement le Jaguar pour remplacer leurs AMX-10 RC et ERC-90 Sagaie :
1er Régiment Étranger de Cavalerie (1er REC) – Légion étrangère
Régiment d’Infanterie Chars de Marine (RICM)
1er Régiment de Spahis4e Régiment de Chasseurs (4e RCh)
3e Régiment de Hussards (3e RH)
1er Régiment de Marine d’Infanterie (1er RIMa)
1er Régiment de Hussards Parachutistes (1er RHP)
Source:
https://www.projet13.com/blog-p13/530_ebrc-jaguar-6×6-l-engin-blinde-de-reconnaissance-et-de-combat-nouvelle-generation.html
À l’heure des drones, le JAGUAR est plutôt un concept dépassé.
L’année 2026 sera celle de la livraison des JAGUAR à la Belgique.
Chronologie des livraisons:
Les 20 véhicules de présérie ont été livrés en décembre 2021 au 1er Régiment de Chasseurs d’Afrique (1er RCA) basé à Canjuers. Cette unité est chargée de la formation de tous les régiments destinataires du Jaguar, assurant la montée en compétence progressive des équipages.
Le premier régiment opérationnel à recevoir le Jaguar a été le 1er Régiment Étranger de Cavalerie (1er REC) de la Légion étrangère, basé à Carpiagne, qui a perçu ses premiers exemplaires de série en mai 2022. Le Régiment d’Infanterie Chars de Marine (RICM) a suivi en 2023. Au 31 décembre 2023, 60 exemplaires au total avaient été livrés à l’armée française.
La Loi de Programmation Militaire 2019-2025 prévoyait initialement 248 EBRC Jaguar, mais ce nombre a été porté à 300 unités à l’horizon 2030.
https://www.forcesoperations.com/vers-un-jaguar-pleinement-operationnel-en-2025/
Le rythme de livraison prévu est d’environ 33 véhicules en 2024, puis un rythme régulier conduisant à un parc d’environ 200 EBRC dans l’armée française à l’horizon 2030. Le solde du programme doit être livré au cours de la période 2031-2035.
Régiments destinataires:
Sept régiments de cavalerie légère de l’armée de Terre recevront progressivement le Jaguar pour remplacer leurs AMX-10 RC et ERC-90 Sagaie :
1er Régiment Étranger de Cavalerie (1er REC) – Légion étrangère
Régiment d’Infanterie Chars de Marine (RICM)
1er Régiment de Spahis (RS)
4e Régiment de Chasseurs (4e RCh)
3e Régiment de Hussards (3e RH)
1er Régiment de Marine d’Infanterie (1er RIMa)
1er Régiment de Hussards Parachutistes (1er RHP)
Source:
https://www.projet13.com/blog-p13/530_ebrc-jaguar-6×6-l-engin-blinde-de-reconnaissance-et-de-combat-nouvelle-generation.html
À l’heure des drones, le JAGUAR est plutôt un concept dépassé.
L’année 2026 sera celle de la livraison des JAGUAR à la Belgique.
non pas dépassés si vous les protégéz avec des filets anti rpg.
les russes continuent de produire abondamment des tanks t90 malgré les drones
« abondamment », c’est combien?
Basé sur le GPS… donc en retard d’une guerre face à la généralisation des brouilleurs dans le futur.
« Et d’ajouter : « Je retiens […] la capacité de cet escadron à massifier les effets tout en conservant une grande discrétion. Un seul opérateur peut aujourd’hui mettre en œuvre plusieurs drones simultanément, appuyé par des briques technologiques comme l’intelligence artificielle pour la détection et l’identification, le pilotage assisté ou encore le guidage terminal autonome. Cela change profondément notre rapport au temps et à l’espace sur le champ de bataille».¨
Cad un niveau technologique supérieur à ce qu on voit en Ukraine.
10 ans de retard et on en est encore aux Prototypes . .et le PA fait des ronds dans l eau….il y as de l espoir !!!
Non pas 10 ans mais cela fait bien déjà 4 ou 5 années que pour les applications les plus diverses que l’on a des  » Drone dans la boite  » transportés par 4 dans un pick-up pour des missions des plus diverses , depuis la télédétection agricole ( crop scouting ) à l’archéologie en passant par la météorologie locale et la sécurité ( frontières désertiques ou reco urbaine ) .
Après c’est juste normal que pour une solution souveraine le développement d’une solution  » non sur étagère  » soit développée .
Mais on n’est pas dans le  » Yakafokon  » car comme toutes les plateformes de vol , hélisurfaces ou pistes , il faut une connaissance assez fine de l’aérologie locale , d’où une station météo miniature …
J’ai, tu AS, il A.
J’y ai, tu y AS, il y A.
Il y a de l’espoir.
Cit :[ Swarmbox ]
« Swarmbox™  » iz ze niou  » Drone in a box™  » !
XPTDR !
https://enterprise-insights.dji.com/blog/revolutionizing-industries-with-drone-in-a-box-technology-0
https://www.youtube.com/watch?v=r5IKpHTEuY0