Thales et ArianeGroup saluent les essais réussis de leur roquette balistique FLP-t 150 et dévoilent le lanceur X-Fire

Désormais, la Direction générale de l’armement [DGA] a pratiquement toutes les données nécessaires pour prendre une décision sur le successeur du Lance-roquettes unitaire [LRU] de l’armée de Terre, les essais des solutions proposées par les deux groupements industriels retenus au titre du partenariat d’innovation FLP/T [Frappe Longue Portée / Terrestre] étant achevés.

Fin avril, associé à Safran, MBDA s’est félicité du succès du premier tir de sa munition «THUNDART», effectué depuis le site d’essai de l’Île du Levant [Var], sous l’égide de DGA-Essais de missiles [DGA EM]. Et de préciser que ce système avait affiché des performances «supérieures» aux attentes et démontré sa «robustesse dans des environnements spécifiques et contraints», grâce notamment au module de guidage de l’AASM [Armement Air-Sol Modulaire] et à un propulseur fourni par sa filiale Roxel.

Deux semaines plus tard, le groupement formé par ArianeGroup et Thales a annoncé, à son tour, le succès du premier tir de sa «munition balistique» FLP-t 150, d’une portée opérationnelle supérieure à 150 km.

Ce premier essai en vol, effectué le 5 mai, depuis l’Île du Levant, a confirmé «les études et la pertinence de l’offre complète proposée : de la munitions développée par ArianeGroup et Thales, au lanceur terrestre polyvalent de Thales et de Soframe, compatible avec les munitions souveraines et étrangères», ont indiqué les deux industriels, via un communiqué.

À noter que, dans leur communication, MBDA et Safran n’ont pas précisé le modèle du lanceur utilisé pour tirer le THUNDART.

Plus précisément, ce premier tir de cette FLP-t 150 a permis de valider les «choix d’architecture, de technologies et de performances» et de démontrer «le potentiel important de manÅ“uvres terminales efficaces grâce à son système de gouvernes positionnées à l’arrière du propulseur, qui lui confèrent une grande précision sur cible, y compris en environnement brouillé GNSS», ont expliqué ArianeGroup et Thales.

Et cela grâce au «TopStar Smart Receiver» qui concentre trois fonctions essentielles, à savoir le positionnement, la navigation et la gestion du temps, ainsi qu’à des technologies mises au point pour les missiles balistiques, notamment en termes de propulsion, de guidage et de pilotage.

Quant au lanceur X-Fire, développé à partir d’un châssis fourni par Soframe, il est décrit comme étant «polyvalent», «interopérable» et «extrêmement mobile». Il effectuera ses premiers tirs de démonstration d’ici la fin de ce mois. Il est «capable de se déployer rapidement, ce qui le rend particulièrement adapté aux missions actuelles», font valoir les deux industriels.

En outre, le X-Fire s’intègre aisément au système ATLAS [automatisation des tirs et liaisons de l’artillerie sol-sol] qui, également développé par Thales, est déjà utilisé par l’armée de Terre avec le CAESAr [Camion équipé d’un système d’artillerie]. Enfin, il est «nativement conçu pour intégrer des missiles balistiques de plus grande portée pour de la frappe dans la profondeur». Un point susceptible de faire la différence, comme l’a suggéré le général Pierre Schill, le chef d’état-major de l’armée de Terre, lors de ses dernières auditions parlementaires.

«Par ses apogées à plusieurs dizaines de kilomètres, ses vitesses largement supersoniques et ses contraintes de trajectoire et de manœuvres en phase propulsée et terminale, la roquette FLP-t 150 nécessite les technologies issues de nos savoir-faire des systèmes balistiques», a résumé Vincent Pery, le directeur des programmes «Défense» chez ArianeGroup, pour qui le succès de ces premiers essais laisse entrevoir la constitution d’une «filière balistique conventionnelle couvrant les besoins capacitaires tactiques, opératifs et stratégiques».

Un autre point déterminant est la capacité à livrer rapidement cette nouvelle capacité à l’armée de Terre, qui en a impérativement besoin pour sa future division «bonne de guerre».

«Les différenciateurs de notre offre commune sont la fiabilité de la solution et notre capacité à livrer rapidement et à monter en cadence», a souligné Hervé Dammann, le responsable de la division «Systèmes Terrestres et Aériens» de Thales.

Photo : ArianeGroup / Thales

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96 contributions

  1. Pirlouis dit :

    Abondance de biens ne saurait nuire dit le proverbe. Ici il y a le choix des solutions entre « Thalès&ArianeGroup » et « MBDA&SAFRAN ». Avantage peut-être à Thalès&ArianeGroup dont les perspectives d’évolution de leur munition FLP-t 150 sont de 2 500 km au lieu de la munition THUNDART de MBDA&SAFRAN limitée à 500 km ?
    Pour les 2 solutions les mêmes interrogations : le coût et la capacité à produire dans les délais. Les réponses devraient être déterminantes .

    • dolgan dit :

      Un autre truc dont on parle pas, mais qui sera déterminant, c est si l une des deux solutions permet de sécuriser la filière carburant fusée de la dissuasion nucléaire.

      • Roland DESPARTE dit :

        Merci @dolgan de soulever ce point des plus importants pour cette future munition stratégique, mais aussi et surtout pour notre dissuasion nucléaire.
        Sans être dans “le secret des dieux“, comme pour ses programmes balistiques (M51) et spatiaux (Ariane), ‘ArianeGroup’ -qui est responsable de la propulsion de la FLP-t 150- utilise très probablement un propergol solide à base de perchlorate d’ammonium (un oxydant puissant utilisé dans les propergols solides des missiles et des lanceurs). Ce perchlorate d’ammonium est produit à partir du perchlorate de sodium produit par la société ‘Arkema’ sur son site de Jarrie (Isère). Normalement, cette filière chimique (nécessaire au combustible de la fusée Ariane et aux missiles M51) est suivie au plus haut niveau pour éviter toute vulnérabilité et préserver notre souveraineté. Or, la société ‘Vencorex’ (Pont-de-Claix, Isère) qui fournissait à Arkama [Comme d’ailleurs à Framatome] un sel de très haute pureté, indispensable à l’électrolyse pour produire chlore, soude et perchlorates, a brutalement cessé ses livraisons ; et pour cause, après avoir été placée en redressement judiciaire par son actionnaire thaïlandais ‘PTT Global Chemical’, cette société stratégique hyper qualifiée a été partiellement reprise par une société hongroise [‘BorsodChem’] qui est une filiale d’un groupe… chinois ! [La société ‘Wanhua Chemical Group’]. De ce fait accompli, sans intervention de l’État français, seuls ~54 postes sur ~470 ont été conservés et les activités sel/chlore critiques pour Arkema ont été stoppées ! L’arrêt brutal de l’approvisionnement en sel a conduit Arkema à fermer son électrolyse, fragilisant à son tour l’approvisionnement en soude de Framatome…
        C’est une affaire très sensible [certains parlent de “scandale d’État“], dont presque aucun élément n’a encore filtré… mais qui mériterait que la presse s’en empare plus ouvertement car il est vital de restaurer cette base industrielle qui permet d’assurer la souveraineté totale de nos capacités de production d’oxydants et propergols en France, surtout dans un contexte de haute intensité où les consommations en munitions pourraient être élevées. Mais force est de constater que mis à part quelques élus et syndicats, cette crise ne semble pas émouvoir particulièrement nos décideurs politiques…
        Pour votre info et les lecteurs intéressés du site, Arkema utilise actuellement ses stocks “tampons“ de perchlorate de sodium pour couvrir les besoins immédiats et moyen terme des programmes stratégiques Ariane 6, missiles M51 et autres… Une solution d’approvisionnement alternatif aurait été urgemment mise en place suite à l’arrêt des livraisons Vencorex ; il s’agit du groupe ‘Qemetica’, un groupe chimique polonais qui exploite une mine/usine de sel évaporé moderne à Staßfurt en Allemagne (‘Qemetica Salz Deutschland GmbH’). Arkema a conclu un accord pour au moins cinq ans avec Qemetica, pour la livraison de sel allemand de qualité adaptée. Si cette solution est dite « pérenne », elle n’est cependant pas équivalente en volume et en coût au sel ultra-spécifique et de haute pureté de Vencorex…

    • HMX dit :

      @Pirlouis
      Les équipes concurrentes proposent toutes les deux une roquette d’une portée de « jusqu’à 150km » avec une charge militaire « de classe 100kg » (Thundart pour MBDA/Safran et FLP-T150 pour ArianeGroup/Thales). C’est conforme au cahier des charges.

      La Thundart avait jusqu’à présent une longueur d’avance en terme de communication, avec un communiqué de presse et une couverture média nettement plus réactive. La FLP-T150 rattrape désormais son petit retard de communication, et devance même l’équipe rivale en dévoilant en bonus le futur lanceur de cette munition, baptisé X-Fire.

      Dans cette guerre des communiqués, on note que la FLP-T 150 avance un argument potentiellement déterminant : une capacité à réaliser des manÅ“uvres terminales. Une capacité qui rendrait son interception très complexe et aléatoire, même pour les systèmes de défense antiaérienne les plus performants. A suivre…

  2. Fabien Tremm dit :

    Voilà une vraie solution pertinente, un lanceur qui sera déjà dans l’armée, et le plus important, production locale des munitions et leurs composants.
    Il faut arrêter avec T&G qui cherche les budgets en proposant une coquille vide, sans réelle compétence pour faire ce qu’il faut faire.

    • Jack dit :

      Turgis & Gaillard ne concourent pas pour le projet FLP-T (je vous laisse trouver les sources, elles foisonnent sur le net)

    • Magic38 dit :

      Et est-ce que c’est mal ?
      On a besoin de réactivité, d’entreprises capables de proposer des choses différentes et plus rapidement que les grands groupes qui eux aussi cherchent des budgets tels des sangsues alors qu’ils ont parfaitement les moyens d’autofinancer pas mal de choses.
      Le « on fait rien tant que l’état ne nous donne pas de budget et de commandes » doit cesser.

    • Schwarzwald dit :

      T&G propose un lanceur. Il est compact et maniable.
      Il faut le voir comme un fusil d’assaut : sans les munitions, c’est pas super utile, sans organes de visée, c’est pas facile.
      Des munitions sans fusil, c’est comme lancer un petit caillou …
      Il faut donc un lanceur, une conduite de tir et un missile … quoi de mal de proposer un lanceur uniquement et laisser les spécialistes gérer les trucs qui savent faire ? Quand tu construit une maison, tu demande uniquement au plombier ?

      • dolgan dit :

        Sauf que cela n a rien à voir avec un fusil.

        Ou alors c est un fusil que tu annonces compatible avec des calibres non standard dont tu ignores les caractérisques.

        Tu n as aucune idée du recul, de la pression interne, des dimensions, etc. Mais tu fais des promesses en mode trust me bro.

    • Vortex dit :

      T&G ne proposent que le lanceur et sa conduite de tir, ils ne s’en sont jamais cachés !
      Et tout comme les autres industriels, dont les plus gros, ils cherchent des financements . Se serait un scandale ?
      Ces « plus gros » qui font appel aux compétences de T&G dans plusieurs domaines de la Défense, en tant que sous-traitant.
      Fou comme cette petite société peut emmerder les anti-France de ce site…

      • dolgan dit :

        Mensonge.

        C est fou comme les fan boys cherchent à réécrire l histoire.

        Quelques mois en arrière, je me faisais insulter ici par les fanboys de TG parce que j osais expliquer que TG ne pouvait pas proposer autre choses qu un chassis acheté sur étagère légerement modifié .

        Maintenant, les mêmes tentent d expliquer qu il n a jamais été question d autre chose…

        • Vortex dit :

          @sacré dolgan !
          Tu te faisais insulter parce que toi, tu es un menteur patenté.
          Alors ton inversion accusatoire…
          T&G n’a JAMAIS proposé de système complet.
          Le Foudre, comme le Aarok, sont des assemblages d’équipements existants leur permettant de jouer sur les coûts et sur les temps de R&D.
          Foudre est un assemblage de châssis existant, avec cabine revisitée, et conduite de tir Airbus DS, auquel peut être adapté des paniers à roquettes existants et futurs. POINT !
          Faut aller sur leur site, voir un peu…
          C’est dingue comme T&G peut mettre certains dans des états…
          Faut avouer ma vieille : tu as postulé chez eux, et ton CV étant vierge tu t’es fait bouler ? C’est ça ?
          Bon, tu es mauvais, tu es mauvais, quoi !
          Allez, rentre donc dans ta tribu, tes chèvres t’attendent.

      • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

        `
        Ce serait un scandale ?

        https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses

  3. Yvon dit :

    Thales et ArianeGroup semblent avoir une petite longueur d’avance sur MDBA et Safran du fait de l’existance du lanceur X-fire. Mais il est sans doute d’autres critères d’appréciation pour faire la différence entre les deux offres : critères technico-opérationnels et critères de coût.

    • Fabien Tremm dit :

      Le vrai problème dans tout ce programme est le suivant. Il devrait y avoir plusieurs munitions sur le même lanceur. Et donc une coordination sur les systèmes.
      Et donc, il aurait fallu partir sur une gamme complète de munition, en partant des cas extrêmes pour définir les dimensions nécessaires. Quelle distance maximale avec quelle charge au plus gros? Et ensuite, les besoins les plus fréquents? Et définit les dimensions en fonction.
      Pour le lanceur commun, le PULS est un bon exemple de lanceur contrairement au HIMARS ou à cette chose de P&G. Il utilise une simple grue de manutention qui sont produites par de nombreux industriels, notamment en Europe (HIAB, Palfinger, Heila, Fassi), et au final, qui sont remplaçables à bas prix, et sont très très simples d’installation par de nombreux carrossiers industriels, donc c’est durable dans le temps, et nécessite quasiment aucune pièce spécifique d’un constructeur. Dans les coûts de maintenance à long terme, c’est parfait. Et c’est installable sur le camion du client.
      Italie Iveco? Allemagne RMMV ou Iveco? Suède avec Volvo ou Scania? Finlande avec Sisu ou Scania?

      • HMX dit :

        @Fabien Tremm
        Rassurez-vous, le programme FLP-T vise précisément à développer une gamme de munitions. La roquette de 150km de portée ne constitue que la première « brique » du système, mais il semble évident que d’autres étapes sont à venir :
        – munition d’environ 500km de portée (équivalent PrSM) ?
        – munition d’environ 1000km de portée (équivalent PrSM Increment 4) ?
        – Enfin, ArianeGroup a explicitement évoqué un missile balistique à charge conventionnelle (avec ou sans planeur hypersonique ?) de 2500km de portée.

        Ces travaux et projets franco-français, dans le cadre du programme FLP-T, ont un lien naturel et évident avec le programme européen ELSA qui vise lui aussi la frappe à longue portée, et dont la France est également adhérente.

        • Vortex dit :

          Merci de battre en brèche les conneries de l’Helvète.
          C’est trop facile, mais ça demande du temps.
          Alors merci @HMX !

        • Fabien Tremm dit :

          Alors là, j’ai clairement l’impression qu’il y a mécompréhension de ma part ou de la vôtre.

          Ariane / Thales développe ses solutions (très bien). Et MBDA / Safran proposent les leurs?
          Le X-Fire est conçu par Soframe ET Ariane / Thales. Donc le lanceur semble propre à l’offre Ariane / Thales. Cela laisse présager que si l’armée de terre sélectionne une munition de MBDA / Safran, ils devront avoir leur propre lanceur. Et c’est bien là qu’est le problème.
          Le lanceur devrait être développé par l’armée française, en fixant ses conditions:
          Camion: soit le même que le Caesar, ou alors le Mercedes Zetros en fonction de ce qui est le plus simple à maintenir pour les unités d’artillerie. C’est à l’armée de faire ce choix selon moi, car elle est celle qui connait ses besoins et ses capacités de maintenance.
          Dimensions: Voici comment l’armée veut son lanceur, avec tel système de levage, et telles dimensions. Ce sont des choix tactiques et de coûts à long terme que l’armée devrait choisir.
          .
          Et ENSUITE, aller vers les industriels et leur dire: je veux une munition à 150 km, une munition à 500 km, une munition à 1000 km, et voici les contraintes (système x de commandement, système y de positionnement, plateforme x avec telles dimensions).
          La munition à 2500 km aura son propre lanceur de toute manière.

      • Cif dit :

        Cette chose de P & G ?
        Procter & Gamble produit de l’armement, maintenant ?

    • Fabien Tremm dit :

      Le vrai problème dans tout ce programme est le suivant. Il devrait y avoir plusieurs munitions sur le même lanceur. Et donc une coordination sur les systèmes.
      Et donc, il aurait fallu partir sur une gamme complète de munition, en partant des cas extrêmes pour définir les dimensions nécessaires. Quelle distance maximale avec quelle charge au plus gros? Et ensuite, les besoins les plus fréquents? Et définit les dimensions en fonction.
      Pour le lanceur commun, le PULS est un bon exemple de lanceur contrairement au HIMARS ou à cette chose de P&G. Il utilise une simple grue de manutention qui sont produites par de nombreux industriels, notamment en Europe (HIAB, Palfinger, Heila, Fassi), et au final, qui sont remplaçables à bas prix, et sont très très simples d’installation par de nombreux carrossiers industriels, donc c’est durable dans le temps, et nécessite quasiment aucune pièce spécifique d’un constructeur. Dans les coûts de maintenance à long terme, c’est parfait. Et c’est installable sur le camion du client. Italie Iveco? Allemagne RMMV ou Iveco? Suède avec Volvo ou Scania? Finlande avec Sisu ou Scania?

  4. Georges Frérot dit :

    Il semble qu’une couverture de la plage 50-2500 km soit nécessaire tant pour l’efficience des frappes sol/sol que pour « économiser » nos Rafales si sollicités.
    Trois interrogations coulent de source :
    – quels sont les prérequis d’une solution globale,
    – quid des frappes mer/sol sue des plages identiques,
    – et bien évidement, selon les plages de portées et d’emploi, le coût de ces munitions.
    Le coût est un élément cardinal de l’efficience dans le cadre d’un conflit de haute intensité consommateur de ressources, donc de munitions.
    Pour disposer d’une armée à l’échelle d’un conflit de haute intensité, donc dépasser le format de l’armée bonzaï, nous devons nous assurer que l’adage, le mieux est l’ennemi du bien, est respecté.

    • ji_louis dit :

      Pour le mer/sol, les chinois produisent des missiles en conteneurs/érecteurs utilisables sur camions et navires porte-conteneurs civils.
      Une telle solution permet :
      – un camouflage dans le flot de navires civils, idéal pour un début de guerre, avant que la navigation civile ne soit interrompue.
      – une salve de plusieurs centaines de missiles par navire et par salve. Il « suffit » de balancer à la flotte l’étage supérieur de conteneurs pour qu’une nouvelle salve soit disponible.
      – une dispersion à terre sur des camions porte-conteneurs civils, entre autres solutions actuellement employées par les iraniens pour bloquer le détroit d’Ormuz. Imaginez au détroit de Formose (70 km de large)…
      – une estimation des stocks impossible par l’adversaire.

    • Un bon ouvrier a les bons outils dit :

      Autour de la possibilité de frappe à longue distance (1 000km), est-ce bien raisonnable financement et militairement ?
      https://www.areion24.news/2023/08/08/frappes-a-longue-portee-imperatif-tactique-ou-ambitions-demesurees/

      • G dit :

        Le rayon des bulles A2AD devant approcher ce chiffre dès la prochaine décennie, il en faudra bien au moins un petit nombre pour « ouvrir la porte » aux porteurs de munitions plus nombreuses de 250 à 500 km, puis aux toujours plus nombreuses munitions de 50 à 150 etc.

    • Un bon ouvrier a les bons outils dit :

      Plus récent, nous reparlerons de renseignement pour maximiser l’efficacité.
      https://www.areion24.news/2026/05/04/lengagement-aerobalistique-une-nouvelle-phase-de-la-puissance-aerienne/

  5. jean luc dit :

    bonne nouvelle, la munition pourra être intégrée dans les autres systèmes européens, mais la concurrence va être dure, entre les franco-français, les sud-coréens, les israélo-allemands , et les Américains , 150km c’est bien , mais 2500km c’est beaucoup mieux , on as encore du travail á faire .

    • Fausse_7tic dit :

      Pour les portées de plusieurs milliers de km, on peut peut-être prendre les missiles M4 avec des têtes explosives au lieu d’ogives nucléaires…

    • Vortex dit :

      Oui, oui, 2500 km c’est bien, mais 3000 km, c’est mieux…
      Rhooo la flèche…

    • Carin dit :

      @jean luc……
      A 2500 km, il n’y a pas beaucoup de cibles de valeur…
      On s’interdit de bombarder un palais présidentiel..
      De plus, pour le peu de cibles valables à ces distances, les Rafale, et des missiles de moyenne portée feront très bien le boulot.
      Ces portées sont loin d’êtres aussi cruciales que tu sembles le croire.
      Par contre, les 150,300,500, voire 1000km, sont aujourd’hui prises en compte, et pour peu que ces missiles soient transportables sous avions, je te laisse imaginer la somme des utilisations possibles…. Sans compter le VMAX.

      • tschok dit :

        « On s’interdit de bombarder un palais présidentiel »

        Les opérations de décapitations sur les autorités politiques, peut-être, et encore je ne suis pas certain que cela soit un dogme de la doctrine militaire française. Et si c’en est un, je ne suis pas certain qu’il résiste à l’évolution des pratiques dans ce domaine.

        Les opérations de décapitation sur tout le reste, on est preneur et sans réserve particulière, il me semble. Et ce ne sont pas les cibles qui manquent, même à 2500 km.

        Une portée de l’ordre de 2500 km est-elle cruciale ? J’ai pour ma part la faiblesse de croire que oui, parce que la profondeur stratégique redevient une donnée de premier plan.

        Il y a deux profondeurs stratégiques : la vôtre et celle de l’ennemi.

        Une arme qui tire loin vous permet de valoriser la vôtre, si vous en avez une.

        Quant à celle de l’ennemi, une arme qui tire loin est pertinente à deux points de vue :
        – La transparence du champ de bataille oblige à planquer les actifs dans la profondeur stratégique, c’est donc là que vous trouverez beaucoup de cibles d’intérêt. Pour les atteindre, il vous faudra une arme qui tire loin.
        – La mobilité stratégique de nos forces : rien ne dit qu’elle restera aisée à l’avenir. Il faut s’habituer à l’idée d’un monde qui sera peut-être très compartimenté. Donc, vous ne pourrez pas vous approcher de votre ennemi aussi facilement qu’auparavant. D’où nécessité d’armes qui tirent loin, pour frapper dans la profondeur stratégique de l’ennemi.

        Par exemple : les deux meilleures aviations de combat du monde (américaine et israélienne) on du mal à atteindre la partie la plus orientale de l’Iran, juste en raison de l’éloignement. Les Israéliens sont loins, et les Américains ne peuvent pas s’approcher sans offrir des cibles aux tirs iraniens. Ils ont replié leur dispositif, tout en laissant quelques petits choses derrières eux, mais ils ont quand même subi des pertes dont on a découvert l’ampleur avec surprise.

        S’ils pouvaient disposer d’un truc qui tirent loin, en masse et low cost, je crois qu’ils seraient contents et que ça leur faciliterait la vie.

  6. LaMeuse dit :

    Excellente nouvelle qui attend encore des signatures…

    Sur les feux, À noter l’article « CAESAR. Les leçons de trois ans de guerre en Ukraine d’Olivier Fort , repris par Joseph Henrotin sur LinkedIn. Un des atouts majeurs du CAESAR pour sa survie est sa légéreté logistique, très bien illustrée, et en particulier sa rapidité de rechargement dans des zones désormais sous menaces constantes. À méditer pour ses nouveaux systèmes.

    • La survivabilité est dans le mouvement dit :

      Sujet intéressant sur le CAESAR en Ukraine !
      https://www.areion24.news/2026/04/14/caesar-les-lecons-de-trois-ans-de-guerre-en-ukraine/

    • Audry dit :

      C’est effectivement un excellent article ! Il met notamment en avant que la zone tampon qui sépare la ligne de front devient de plus en plus perméable aux drones rôdeurs qui attendent l’occasion. En ce sens, des systèmes à beaucoup plus longue portée comme celui d’Ariane et de Thales permettent de s’affranchir des problèmes posés par ces drones. Mais on imagine également que le coût de ces systèmes sera autrement moins compatible avec nos finances publiques.

      • LaMeuse dit :

        Oui, mais vous réduisez la portée « utile ».
        Le chef tactique aura toujours envie de tirer les pieces vers l’avant pour taper plus loin. Les qualités du CAESAR appliquées aux nouvelles pièces devraient permettre d’exploiter ponctuellement cette possibilité « max » au moindre risque.

    • LaMeuse dit :

      *ces

  7. JEAN-MARC BOURGNEUF dit :

    Ne faut il pas craindre qu’un produit uniquement français ait du mal à s’imposer à l’international ? Faire du bon matériel c’est bien mais le vendre à l’étranger est encore mieux, car cela permet de faire baisser les prix unitaires , de nous rendre plus interopérables avec nos alliés et en multipliant les sites de productions moins fragiles face aux attaques ennemies .

  8. François 01 dit :

    @Fabien Tremm Pourquoi cette obsession avec Turgis-Gaillard. Il n’est pas dans la compétition, il propose juste un lanceur. C’est accessoir et secondaire.

  9. François 01 dit :

    Serait -il pertinent d’attribuer à Safran/MBDA les frappes jusqu’à 500km et à Thalès/Ariane celles de 500 à 2500km ?

    • HMX dit :

      @François 01
      C’est en effet une répartition des rôles séduisante, si on se base sur le catalogue et les compétences des industriels concernés :
      – MBDA a déjà « en stock » le SCALP-EG (500+km de portée) et le SCALP Naval (1000+km de portée) : les deux pourraient assez aisément être déclinés dans une version à lancement terrestre, dont le lanceur pourrait être le remplaçant du LRU. Le successeur du SCALP, Stratus Low et Stratus RS, pourrait également connaître cette même déclinaison terrestre.
      – ArianeGroup serait le maître d’oeuvre « naturel » pour un missile balistique à charge conventionnelle de 2500km de portée, et son éventuel planeur hypersonique.

    • G dit :

      Oui, et même plutôt d’attribuer à Safran/MBDA les frappes de 150 à 500km (disponibles à très court terme, y compris sous Rafale et sur FDI), et à Thalès/Ariane celles de 150 à 2500km (disponibles un peu plus tard)…

      Toutes ces roquettes de 150 km seront vraisemblablement TRÈS demandées, donc ce serait dommage d’exclure totalement l’un des candidats, et la capacité multimunitions pour les lanceurs.

      • tschok dit :

        D’autant qu’on a du mal à les départager : l’une des roquettes affiche une capacité de résistance au brouillage, et l’autre est capable d’évasives en trajectoire terminale, donc elles semblent assez complémentaires.

  10. G dit :

    Bonne nouvelle côté verre à moitié plein : nous avons donc bien 2 pistes solides pour répondre à un besoin urgent, massif et structurant.

    Côté verre à moitié vide : le risque est réel de décider, comme à la belle époque de la paix éternelle, de n’en poursuivre qu’une seule, et se priver ainsi de la moitié des capacités de production et d’exportation. Il n’est guère rassurant de continuer à lire que l’enjeu se résumerait à « la sélection du sucesseur de ____ » alors qu’il nous faut désormais oublier ce type d’automatisme de temps de paix (= osef de la succession pour la succession), et réapprendre à raisonner en termes de besoins (=pas de besoin -> pas de succession et tant pis pour le beau « modèle d’armée complet »).

    LA vraie bonne nouvelle : il est « «nativement conçu pour intégrer des missiles balistiques de plus grande portée pour de la frappe dans la profondeur». Un point susceptible de faire la différence, comme l’a suggéré le général Pierre Schill »
    … et ça, c’est effectivement TRÈS important.

    Cette différence que les malpolis nomment « complémentarité » plaide par ailleurs pour *le déploiement des 2 systèmes*, avec un déjà éprouvé, déjà « en partie » en production et plus rapidement intégrable sous un avion… et l’autre plus évolutif vers la très longue portée.

    Par exemple, 70% de la commande initiale pour le gagnant, et 30% pour le dauphin dès lors que son système tient lui aussi la route ?

    Bref, tout cela est excellent, plus qu’à en faire une priorité.

    • tschok dit :

      C’est là que le bât blesse : c’est une priorité sur le papier, mais côté financement, il n’y a rien d’acquis.

      • G dit :

        Ce qui signifie bien que ça n’en est toujours pas une, nous sommes d’accord.

        Hmmm, du coup je me demande quelle vache sacrée présipotentielle d’avant 2022 on pourrait bien sacrifier pour se payer ce genre de capacité essentielle…?

        Quelque chose de spectaculaire, et qui enverrait le message sans ambiguïté à nos alliés comme à nos adversaires que la France a enfin décidé de s’occuper d’eux sérieusement ?

        • tschok dit :

          Ben c’est-à-dire qu’en fait, on a un très gros problème de visibilité économique, au sens où devant nous, on ne voit que des ennuis.

          Là, on espère que l’hypothèque d’Ormuz va être levée, mais on est dans l’incertitude complète. Et même si cela se produit rapidement, on sait qu’on devra enchainer dans la foulée une succession d’emmerdes de grande taille.

          Définir intellectuellement la priorité, c’est ok, on l’a fait. Psychiquement, sur le terrain de la volition, on a pris la décision de faire quelque chose, et c’est en route. D’ailleurs, ça se passe plutôt bien, d’après ce que je comprends. Maintenant, reste à trouver la ressource budgétaire dans un contexte de crise économique qui, hélas, se précise. Et des vaches sacrées à sacrifier, on n’en a pas bézef, c’est ça le problème.

          Je suppose que vous pensez au PA-NG ou à d’autres projets pharaoniques de cet acabit : y renoncer ne règlerait pas fondamentalement le problème de la ressource budgétaire. Renoncer à un programme, c’est un arbitrage côté dépenses : vous ne réglez rien côté ressources, vous essayez seulement d’optimiser la dépense autant que vous le pouvez.

  11. malouin dit :

    Pour bien comprendre, est ce que ce système est en concurrence avec la proposition de turgis et gaillard « Foudre » ?
    ou bien en complément ?

    • dolgan dit :

      Il n y a pas de vraie proposition de TG.

    • HMX dit :

      Foudre est « seulement » un concept de lanceur, conçu pour être « agnostique » donc compatible avec les munitions existantes et à venir (sous réserve tout de même d’accord avec le producteur, ce que LM et les USA ont notamment refusé pour les munitions du HIMARS…). Il pourrait, par exemple, probablement tirer les munitions de l’EuroPuls, dont l’Allemagne a annoncé une commande pour 500 exemplaires. On suppose qu’il pourrait également tirer la Thundart et la FLP-T150 évoquées dans l’article. Et il peut tirer les munitions existantes du LRU.

      Reste que la proposition de T&G se retrouve marginalisée sur le plan commercial, du fait de l’avancée rapide du programme FLP-T, et du fait qu’aucune des deux équipes concurrentes sur ce programme n’a souhaité utiliser le lanceur Foudre, préférant développer leur propre lanceur concurrent.

      On aurait en effet pu imaginer que les équipes concurrentes du FLP-T allaient « naturellement » se tourner vers T&G et son Foudre, pour l’intégrer comme le lanceur « officiel » des munitions en cours de développement. Ce ne sera visiblement pas le cas, pour des raisons non identifiées à ce stade : techniques ? commerciales ? financières ?…

      Fait notable, la France a donc en ce moment trois projets de LRM, et 2 projets de roquettes pour LRM en cours de développement ! un dynamisme rarement observé dans d’autres secteurs, et qui fait plaisir à voir…

      • bluesmartini dit :

        T&G n’est qu’un intégrateur, il propose la partie simple, à savoir le véhicule, en espérant faire partie des projets développés par les autres. Mais quel intérêt pour les autres de traiter avec une partie supplémentaire quand ils sont en capacité de le faire eux mêmes?
        Qu’ils fassent déjà leur Aarok, ce qui n’est même pas certain

      • Vortex dit :

        C’est vrai que ce dynamisme fait plaisir à voir, et répond à ceux qui braillent que nos industriels attendent, les deux pieds dans le même sabot, à se la couler douce…

        • dolgan dit :

          Il y a plein d entreprises Fr dynamiques. Ce ne sont pas celles que vous soutenez. Vous soutenez celle qui fait de la com.

          • Vortex dit :

            Aïe ! Et non ma vieille…
            Je me suis justement écharpé il y a quelques semaines avec notre ami @tschoky, qui soutenait que nos industriels « restaient les deux pieds dans le même sabot, à se la couler douce »…
            Je lui avait donné quelques exemples de sociétés diverses et variées qui inovaient innovaient et se bougeaient…
            Mais tu n’as pas du suivre.
            Vilain menteur…

      • Lomax dit :

        Il ne reste plus à espérer que ces annonces seront suivies rapidement de commandes suffisamment importantes, en tout cas nettement plus que la dizaine de LRM actuellement en service.

    • Jack dit :

      Turgis & Gaillard ne concourent pas sur le projet FLP-T (contrairement à ce que beaucoup disent sur ce blog). Ils proposent une solution rapide au problème d’obsolescence des LRM car leur maintenance devient problématique. C’est pourquoi la proposition T&G se concentre sur le véhicule et la conduite de tir uniquement.

  12. m dit :

    Le critère essentiel est quel est le prix de l’unité de lancement par rapport au drone qui va (un jour) le détruire ? De ce rapport dépendra la validité de la solution.

    • dolgan dit :

      pas du tout.

    • Jack dit :

      Euh… non. Les lanceurs ne sont pas des armements sacrifiables. Si on suit votre logique, les bateaux ne sont pas viables car ils sont plus onéreux que le missile « qui va (un jour) le détruire ». Même remarque pour un char vs un missile anti-char, un avion vs un missile, un soldat vs une balle…

  13. Tomcat dit :

    Je ne suis pas expert loin de là mais, concernant le camion porteur, n’aurait-on pas intérêt à reprendre le châssis 8×8 ou 6×6 du CAESAr NG pour une économie d’échelle et de maintenance ?

    • Jack dit :

      Le CAESAr sur châssis 8×8 n’est pas en service dans l’armée française. Si la proposition Ariane/Thales se base sur un 8×8, cela semble indiquer qu’un châssis 6×6 ne répond pas aux spécifications demandées.

    • Lulu75 dit :

      Le chassis actuel du CAESAR 6X6 n’est pas une franche réussite. On dirait qu’il est composé d’ un pauvre moteur qui fait le bruit d’une GS et le tout posé sur une pauvre caisse inspirée du GBC 8 KT. ..quelle réussite!
      C’est quoi le modèle NG?
      Bien curieux de savoir, merci.

  14. farragut dit :

    Je ne sais pas s’il y aura encore beaucoup de cibles « militaires » fixes (@ connue et inchangée pendant la durée du tir) lors des prochains conflits, mais cette solution semble « parfaite » pour des cibles civiles et urbaines, genre « bande Gaza ou Beyrouth ».
    Il n’y a qu’à constater le travail laborieux de neutralisation des lanceurs de missiles balistiques ou de croisière à bas coût (improprement appelés « drones suicide » ) des Américains ou Israéliens en Iran…
    Déjà en Irak, la chasse aux TEL de SCUD s’était avérée delicate, même avec la domination aérienne totale.
    Depuis, les armées ont appris à se camoufler efficacement, ou en se dissimulant dans des tunnels (nouveaux ou anciens ). Les cibles sont devenues fugaces, se cachant des satellites d’observation aux horaires de bureau prévisibles.
    Aussi, les roquettes à longue portée sont utiles contre un adversaire pris par surprise ou qui ne peut s’enfuir, mais, je pense, inefficaces une fois la première roquette détectée en vol. Un peu comme celles du Hezbollah au Liban.
    Si les généraux de l’AdT pensent qu’imiter les tactiques du « terrorisme » par proxy est une méthode gagnante, je préfère encore avoir de vrais pilotes dans nos Rafale de l’AAE ou de l’Aeronavale ! 😉

    • Koudlanski Romain dit :

      Les dépôts de munition et de carburant , ne changent pas d’endroit toutes les 5 minutes .

      • farragut dit :

        @Koudlanski Romain
        Pour l’instant, les Russes s’attaquent surtout aux centrales électriques, aux hôpitaux ou aux écoles…
        Par contre, les Ukrainiens utilisent des missiles de croisière pour attaquer désormais les raffineries loin derrière les lignes de front, pour faire diminuer les revenus de l’adversaire. Pour les bombardiers sur les aérodromes lointains et les centres de production de missiles, il faut par contre du renseignement humain en local, et de la capacité de pilotage de drones à distance via le réseau téléphonique de l’adversaire (opération Spider).
        Les « roquettes », même intelligentes, ne vont pas aider dans de telles opérations lointaines, et pour des cibles dissimulées dans des bâtiments anonymes.
        Cela dit, vous avez raison pour nos propres cibles « immobiles ». D’où l’intérêt de creuser (« Drill, baby, drill ! »), pas pour du pétrole, mais pour établir une « ligne Maginot » résiliente, avec du stock de munitions pour plus de 3 jours…
        Où sont nos « tunneliers militarisés » pour les centres d’opérations autres que le Mont Verdun, ou pour les usines souterraines type « Allemagne 1945 » ?

    • HMX dit :

      @farragut
      Outre les infrastructures fixes (ponts, routes, bâtiments…), de nombreuses cibles seront à la portée de ces roquettes. A mach 4, il faudra seulement 70 secondes pour atteindre une cible située à 100km avec une de ces roquettes (et 109 secondes à 150km…). Cela laisse peu de temps, même pour des cibles mobiles ou semi-mobiles comme par exemple des véhicules, qui ne bougent pas 24/24H et doivent s’arrêter régulièrement… Associées à des drones et des MTO qui leur désigneront en temps réel leurs cibles, ces roquettes vont contribuer à raccourcir encore la fameuse boucle OODA, tout en étendant la zone létale à 150+km, là où l’artillerie actuelle plafonne à 40-50km.

    • tschok dit :

      Si la roquette a le même guidage que l’ASSM, vous pouvez envisager le tir sur cible mobile, jusqu’à 80 km/h. Mais il faut une illumination laser qui peut être fournie par un drone et, peut-être plus tard, rien du tout.

      Autrement dit, vous pouvez taper une cible mobile à 150 km de distance, ce qui est assez diabolique, si on y réfléchit deux secondes.

      • G dit :

        Oui d’ailleurs l’illumination laser de cibles mouvantes à haute valeur depuis un satellite est un cas d’usage assez vraisemblable à court terme… s’il n’est pas déjà mis en Å“uvre par quelqu’un.

    • Robert Collins dit :

      En bon français, la traduction exacte de l’anglais « by proxy » est par procuration.

      Le terrorisme par procuration.

  15. Koudlanski Romain dit :

    Voila une bonne chose , que les tirs des 2 compétiteurs se soient bien passés .

  16. François 01 dit :

    @Malouin
    Décidément cette obsession pour Turgis-Gaillard !
    Non pas du tout en concurrence, T-G ne propose qu’un lanceur, aucune munition.

  17. Frédéric dit :

    Gag ? il suffit pourtant de voir les derniers conflits en Ukraine et dans le Golfe Persique pour voir le nombre de cibles fixes, des casernes aux dépôts de carburant en passant par les radars.

  18. Magic38 dit :

    c’est Safran le grand gagnant quoi qu’il arrive.

    Personnellement j’ai une préférence pour la solution de Thales et ArianeGroup qui m’a l’air plus aboutie et j’espère en effet que ça permettra à ArianeGroup de se lancer dans le conventionnel car on en a grandement besoin.

  19. Carin dit :

    Je pense que vu que beaucoup de porteurs érecteurs sont déjà sur le marché, et que de nombreux pays en disposent, les produits qui sont proposés par les 2 équipes, sont prévus pour justement pouvoir être tirés depuis n’importe lequel de ces lanceurs, et les roquettes/ou missiles qui vont suivrent seront du même acabit.
    La France aura son propre lanceur, mais les produits qui sortiront de nos usines, seront universels.
    Reste le prix… c’est de ces prix que la vente a l’étranger se fera, malgré le barrage constant US, chinois. La qualité, et l’extrême précision même en environnement brouillé ou contesté sera également un critère important.
    L’avenir des essais de ces différents produits, se fera en présence de divers clients… même pour des tirs d’entraînement depuis la Terre, la mer, le ciel, voire sous les eaux… une présence de clients, à l’endroit du tir, et à la cible visée.
    Les publicités sur papier glacé, n’ont plus vraiment la côte, nombre d’utilisateurs ont eu de mauvaises surprises.
    D’ailleurs, c’est ce qu’ont fait les EAU avant de commander 80 Rafale… ils ont organisés sur leur sol, une rencontre entre le Rafale, et le F22, considéré comme le roi incontestable du ciel.
    Cette rencontre a d’ailleurs permis, de faire passer à la trappe la condition incontournable de moteurs plus puissants pour le Rafale, les officiels des EAU s’étant aperçus que l’oiseau n’en avait nul besoin.

    • tschok dit :

      Je ne sais pas si, comme vous le dites, les officiels émiriens sont passés de « condition incontournable » à « nul besoin », parce qu’aux EAU il fait très chaud* et ça dégrade vraiment les performances. Donc, je ne pense pas que cette donnée ait définitivement quitté le champ de leurs préoccupations.

      Mais il est tout à fait possible qu’ils aient accepté de la faire passer au second plan, compte tenu des performances générales du Rafale et de la nature des opérations qu’ils comptent mener avec.

      * Comme disait un Pakistanais que j’ai rencontré sur place : « le climat, ici, c’est très simple : c’est entre très chaud et très très chaud » et je lui ai fait confianc, d’abord parce qu’il faisait effectivement très chaud et d’autre part parce que le Pakistan n’est pas un pays réputé glacial. Donc, peu de chances qu’il se méprenne.

    • Entrecôte dit :

      Tant mieux si les publicités n’ont plus la côte, cela fera moins de pollution sur les plages.
      Mais ce serait encore mieux si elles n’avaient plus la cote, ce qui ferait baisser leur efficacité.

    • Depuis la terre, la mer, le ciel, voire sous les eaux.
      Les armées de Terre, de Mer et de l’Air et de l’Espace.
      Une fusée tirée depuis la Terre pour atteindre la Lune.
      Un missile tiré depuis la terre pour une cible en mer.

    • Ne vous retournez pas, nous sommes suivis dit :

      Les roquettes/ou missiles qui vont suivre.

  20. jean luc dit :

    ce genre de munitions sont faites pour détruire les infrastructures de l’ennemi, route, pont, gare, aérodrome, usine, système électrique, dépôts, les PC militaires, les renforts qui sont pris à 500km du front qui peuvent être laminés par la fatigue, la peur, c#est un bon moyen de détruire le potentiel physique et moral de l’adversaire

  21. Lulu75 dit :

    On ose espérer qu’une roquette à sous munitions a été incluse dans cette étude, pas qu’on soit à la rue comme d’habitude au nom des « bien-pensant » de la guerre.
    Faut respecter les conventions ma pauvre dame…

  22. pitavy dit :

    au sénat la ministre de la défense vient de répondre à une question sur le sujet
    – elle n’a pas dit que la france n’allait pas acheter de HIMARS .. (c’était la question du sénateur !!)
    – elle a dit que deux entreprise étaient en phase de test
    – elle a dit qu’il faudrait 26 systèmes (vous avez bien lu pas 260 mais 26)

    – la france va t’elle développer son propre système pour en acheter 26 ???

    préparons nous comme d’hab soit à un renoncement (himars) ou à un beau produit mais en format bonzaï – préparons nous comme d’hab à du en même temps donc un échec ridicule

    • HMX dit :

      @Pivaty
      26 exemplaires, c’est le format « officiel », issu de la LPM actuelle (format qui n’a plus bougé depuis 2013). Pour être précis, c’est d’ailleurs « entre 13 et 26 ». La même LPM a aussi défini un format ridicule à 109 tubes de 155mm pour notre artillerie.

      Au risque de dévoiler un scoop, la prochaine LPM, qui sera préparée et votée après les prochaines élections présidentielles de 2027, va initier ce que nous attendons tous : une augmentation du format des armées. On saura alors combien de LRM, et combien de Caesar la France va réellement mettre en service. Les industriels le savent et anticipent cette échéance.

      • dolgan dit :

        La prochaine LPM sera dans un contexte post guerre en Ukraine, contexte similaire au contexte post guerre froide.

        La prochaine LPM sera donc dans un contexte de dividendes de la paix.

        Surtout que pour le moment, rien n indique qu une majorité politique sera élue avec mandat de réduire le déficit budgétaire causé par les retraites.

    • Roland DESPARTE dit :

      26 lanceurs… Et combien de munitions ? Munitions qui -elles- sont exportables !

    • Corps constitués dit :

      Au Sénat, la ministre de la Défense…

    • Le "T apostrophe" prolifère insidieusement dit :

      Va-t-elle développer.

      Quoi qu’affichent les correcteurs automatiques programmés au mépris des règles syntaxiques, c’est bien avec deux traits d’union (et aucune apostrophe) qu’il convient d’employer le « t » euphonique.

  23. Lakolo dit :

    26 systèmes de lancement x-fire et 600 munitions flp-t 150. c’est l’objectif du marché pour Thales et ArianeGroup.
    La ministre a tout a fait raison. il faut une solution souveraine et exportable à la France.