Dassault Aviation et l’allemand OHB s’allient pour proposer l’avion orbital VORTEX S à l’Agence spatiale européenne

En juin dernier, lors du salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, Dassault Aviation a obtenu une enveloppe de 30 millions d’euros pour développer son avion spatial VORTEX [Véhicule Orbital Réutilisable de Transport et d’Exploration], via une convention signée par la Direction générale de l’armement [DGA] et le Centre national d’études spatiales [CNES].

Comme l’a expliqué son PDG, Éric Trappier, dans les pages du Figaro, Dassault Aviation entend mettre au point cet avion spatial en quatre étapes : VORTEX D [démonstrateur à l’échelle 1/3], VORTEX S [pour «Smart Free Flyer», à l’échelle 2/3], VORTEX C [pour Cargo] et VORTEX M [vol habité]. Et cela, en nouant éventuellement des coopérations avec d’autres industriels européens.

En novembre, le quotidien Les Échos rapporta que Dassault Aviation allait se tourner vers OHB, le fabricant allemand de satellites étant censé apporter ses connaissances du milieu exoatmosphérique. Cette coopération vient de prendre un tour nouveau.

En effet, ce 11 mai, Dassault Aviation et OHB ont officiellement annoncé leur association en vue de proposer à l’Agence spatiale européenne [ESA] le VORTEX-S, un «avion spatial polyvalent, capable d’effectuer des allers-retours vers les stations spatiales et des missions orbitales autonomes [vols libres], en collaboration avec un certain nombre d’autres partenaires européens».

Fidèle à son approche en matière de programmes menés en coopération, Dassault Aviation assurera le rôle d’«architecte» et celui d’«intégrateur global» du VORTEX-S tandis qu’il reviendra à OHB de s’occuper du module de service. L’un et l’autre «formeront l’équipe centrale du projet proposé à l’ESA», expliquent-ils. Équipe qui pourrait donc agréger les contributions d’autres partenaires européens.

Alors que, outre-Rhin, Dassault Aviation est tenu pour responsable du blocage du Système de combat aérien du futur [SCAF] parce qu’il exige toute la latitude nécessaire pour assurer la maîtrise d’œuvre du développement de l’avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter], OHB a salué ce partenariat autour du VORTEX-S.

«En tant que l’une des principales entreprises spatiales européennes, le domaine orbital est notre terrain de prédilection. Le partenariat avec Dassault Aviation est idéal : entreprises familiales de haute technologie, nous partageons la même vision et apportons des atouts complémentaires au développement d’un avion spatial réutilisable – Dassault Aviation en tant qu’avionneur et OHB en tant qu’entreprise spatiale», a en effet commenté Marco Fuch, le directeur général de l’industriel allemand.

De son côté, M. Trappier a fait valoir que cette coopération serait certainement «très fructueuse» car «nos amis allemands d’OHB sont des partenaires naturels pour participer à ce projet, en apportant leur remarquable expertise».

Pour rappel, le premier vol du démonstrateur VORTEX-D est prévu en 2028. «Il s’agit de montrer ce que nous savons faire – envoyer un engin d’une certaine taille, capable d’aller dans l’espace et d’en revenir, avec une certaine capacité d’emport. Cette démonstration générera ensuite une réflexion stratégique et militaire pour l’usage de ce véhicule», avait expliqué M. Trappier, lors d’une audition parlementaire.

Photo : © Dassault Aviation – Falcon Graphics Lab

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145 contributions

  1. jean luc dit :

    Fidèle à son approche en matière de programmes menés en coopération, Dassault Aviation assurera le rôle d’«architecte» et celui d’«intégrateur global» du VORTEX-S tandis qu’il reviendra à OHB de s’occuper du module de service. bon, on a compris. Dassault ne co-opère que s’il est le chef. Le gouvernement allemand suit la situation de près, pas question que Daussault pille le savoir-faire allemand. L’ESA est dirigé par un Allemand, le 1er contributeur c’est l’Allemagne, loin devant la France. En plus, l’Allemagne a un projet concurrent , Le vortex prochain projet pour se taper dessus sur le forum .

    • Khops dit :

      Dassault est un intégrateur. Bien sûr qu’il ne travaille que quand il est maître de l’intégration. Faut vraiment pas beaucoup réfléchir pour ne pas le comprendre

    • Huon dit :

      « Dassault ne co-opère que s’il est le chef. »

      Bah non. Dassault ne coopère que s’il y a un chef clairement établi. Ce chef peut ne pas être Dassault. Il peut même être Airbus, comme dans le cas de l’Eurodrone.

      • Marcorr dit :

        Pourriez-vous citer un programme dans lequel Dassault n’est pas leader et qui fonctionne ?
        Non, le programme RPAS ne peut pas servir de référence, car on entend de toutes parts parler de l’abandon de ce projet par la France, abandon qui n’est retardé que par les pénalités contractuelles.

        • Huon dit :

          Ariane, par exemple. Dassault réalise des systèmes sols de télémesure. Ou bien l’IXV, sous maîtrise d’Å“uvre de Thales Alenia Space.

          • Eric T. dit :

            Le projet Vortex dissimule en fait le plan B du SCAF.

          • Vortex dit :

            Dassault participe aussi au programme américain X-38, sous direction de la NASA…

        • Vortex dit :

          MDR ! Ce n’est quand même pas la faute des autres, et de Dassault en particulier, si Airbus DS D est incapable d’assurer son rôle de maître d’Å“uvre, et fournit des données tronquées ou erronées à ses partenaires pour qu’ils construisent leur charge du programme !

    • Albatros dit :

      L’ESA n’est pas allemande mais européenne et son siège social est à Paris France. Elle utilise des lanceurs français Ariane ou italiens Vega et d’une base située en France. La contribution technique et expertise allemande pour l’instant n’est pas plus importante que celle de ces deux pays isolément…

      • Ping dit :

        « lanceurs français Ariane » un raccourci un peu simpliste : financement ESA => retours géographiques

      • jean luc dit :

        pour Ariane, là tu dis des bêtises. Le moteur Vinci est monté à Lampolshausern, il est fr ;ES,,I,D, l’étage supérieur d’ Ariane 6 est monté à Brême ,pour le moteur Vulcain Les quatre principaux pays contributeurs et responsables de ses sous-systèmes majeurs sont :France : Maître d’Å“uvre principal à travers Snecma Moteurs (aujourd’hui ArianeGroup). La France conçoit et produit la turbopompe à h ydrogène liquide, le générateur de gaz, les vannes principales et assure l’assemblage final du moteur sur son site de Vernon.Allemagne : Responsable de la chambre de combustion (conçue initialement par MBB / DASA, aujourd’hui produite par la filiale allemande d’ArianeGroup à Ottobrunn). C’est également en Allemagne, sur le site du DLR à Lampoldshausen, que sont réalisés la majorité des tests à feu du moteur complet.Suède : Responsable de la divergente de la tuyère (la grande cloche d’échappement), développée et produite par Volvo Aero (devenu GKN Aerospace).Italie : Responsable de la turbopompe à oxygène liquide, développée et fabriquée historiquement par Fiat Avio (aujourd’hui Avio)

        Le moteur Prometheus Sous la maîtrise d’Å“uvre d’ArianeGroup, huit pays européens principaux participent activement à son développement :France : Initiatrice du projet via le CNES, elle gère l’intégration finale et effectue les tests de mise à feu à grande échelle sur le site d’ArianeGroup à Vernon. Safran Aero Boosters y conçoit également des composants critiques (comme certaines vannes d’alimentation).Allemagne : Responsable de la fabrication intégrale de la chambre de combustion, produite entièrement en impression 3D sur le site d’ArianeGroup à Ottobrunn. Le DLR à Lampoldshausen participe aussi aux campagnes d’essais à feu.Suède : Impliquée via GKN Aerospace pour le développement de sous-systèmes de turbines et de structures de propulsion.Italie : Impliquée historiquement sur les technologies de propulsion cryogénique via la participation d’Avio.Belgique, Pays-Bas, Suisse et Autriche : Fournissent des technologies spécialisées via leurs industries spatiales respectives (vannes régulées, systèmes d’allumage, lignes d’ergols, équipements de test) . conclusion loin d’être français , c’est européen .

    • Olivier C dit :

      Loin devant la France ? Il va falloir revoir vos chiffres, et notamment en prenant en compte que la France fournit le centre spatial.

      • jean luc dit :

        Principaux contributeurs (engagements pour les programmes, 2023-2025/2026) :Allemagne : Premier contributeur, avec un engagement d’environ 5 milliards d’euros pour la période récente.France : Deuxième contributeur, avec environ 3,6 milliards d’euros.Italie : Troisième contributeur, avec 3,08 milliards d’euros.L’Agence spatiale européenne (ESA) prend en charge les deux tiers (environ 66 %) du budget annuel de fonctionnement du Centre spatial guyanais (CSG) à Kourou. Le tiers restant (34 %) est directement financé par la France via son agence spatiale nationale, le CNES.Historiquement, cela représente un montant fixe de l’ordre de 100 à 130 millions d’euros par an versés par l’ESA pour couvrir les frais de fonctionnement de la base (hors coûts de développement des lanceurs). Utiliser Kouroux est loin d’être gratis .

        • Vortex dit :

          Euuuuuh… En plus des 34% de financement de Kourou par la France…
          Dans les 66% du budget de fonctionnement pris en charge par l’ESA, il y a déjà une part d’argent français… Ben oui la Flèche ! Puisque la France finance L’ESA !
          Et puis, il y a tous les faux frais qui sont à charge de la France, comme la sécurité du site par exemple…
          Mis bouts à bouts, tous ces frais se rapprochent du chiffre de la contribution allemande à l’espace européen.
          Ben oui mon gars !

    • Mat49 dit :

      @jean luc « Dassault ne co-opère que s’il est le chef » non c’est quand il y a un chef que la coopération fonctionne. Exemple F 35, Neuron ou Vortex.

    • Momo dit :

      L’ESA est dirigé par un Allemand

      Non un Autrichien mais c’est vrai que depuis l’anschluss c’est un lander parmis d’autres dans le Reich millénaire.
      N’est-ce pas.

      Ceci dit ses résultats sont de l’ordre de la quasi-katastrophen, mais comme il vient du magma bruxellois et y retournera il a donc déjà été reconduit. Dans la tradition récente de l’UE de choisir exclusivement les options perdantes qui permettent d’appauvrir les états dans la vision quasi totalitaire de les soumettre.
      La Gauleiter de l’UE ne procède pas autrement, vous pouvez vous en rendre compte en regardant toutes ses décisions. Prises très autoritairement depuis son bunker.

      • Zidor dit :

        L’ESA n’est pas une agence de l’UE… C’est un organisme indépendant, différent de l’Union Européenne, comme l’UEFA ou la CEDH…

        • Momo dit :

          Merci, je le sais bien, mais son chef est d’abord passé par l’UE. C’est pour ça que je sais qu’il y retournera aprés avoir repiqué à l’ESA…
          L’UE en est aussi le premier contributeur budgétaire et non l’Allemagne comme jean-nul le croit. C’est aussi pour ça qu’elle influe énormément sur la politique de l’ESA.

    • lym dit :

      Cette affaire vous a fait voir la vierge? Qd Dassault offrir son savoir faire en dot de mariage cela vous parait naturel… et ici l’inverse, à supposer que ce soit le cas car le partage du puzzle semble cohérent avec les spécialités de 2 partenaires complémentaires, vous fait réagir.
      Votre gvt ferait mieux d’avaler cette saucisse, qui ne part pour une fois pas de travers, sinon il va finir avec le paquet entier dans le Luc tellement il sera factuellement impossible de collaborer avec ce pays pour tous ceux qui n’en sont pas encore convaincus.
      Puis rappelez vous que si les teutons sont très fort pour noyauter les organigrammes (y compris, la mémoire vous manque, d’une Europe spatiale qui doit quasiment tout au programme français des « pierres précieuses », réalisé pour notre dissuasion qui a démarré avec une composante terrestre), ils ne savent hors grosse ferraille que sortir une liasse de plans (foireuse) pour le budget du démonstrateur complet ailleurs.

      • tschok dit :

        Ben non, l’Allemagne est historiquement un acteur majeur de l’ESA.

        Songez par exemple qu’elle s’était vue confier la maitrise d’Å“uvre du programme Spacelab, à l’époque de la navette spatiale, autrement dit le labo embarqué dans le camion de l’espace. C’était un programme très important à l’époque.

        Après, c’est toujours la même chose : on peut se raconter l’histoire comme on veut, pour des raisons idéologiques ou autres.

        Mais si vous préférez vous référer à la réalité, c’est ce que je vous dis : l’Allemagne est un acteur majeur. Ca ne diminue en rien le rôle de la France dans le domaine spatial en général, hein ? Mais au sein de l’ESA, le rôle de l’Allemagne est prépondérant, en fait.

        L’Allemagne n’a rien noyauté du tout : la France a préféré flécher ses ressources vers ses propres programmes, via le CNES par exemple. En matière spatiale, les Allemands jouent la carte européenne avec l’ESA, les Français un peu moins, c’est tout.

        Rien de scandaleux dans tout ça, juste des choix politiques : comme vous le savez, nous, on préfère les trucs en solo plutôt qu’en collectif. C’est notre façon d’être. Mais on n’est pas complètement hors du collectif non plus, donc on participe aussi à l’ESA. Les Allemands, eux, ont une politique différente.

        Nul besoin d’accuser les uns ou les autres de trucs perfides ou malhonnêtes. Ca s’est fait comme ça, quoi. Et il y a aucune honte à avoir.

    • Mica X dit :

      Et vice versa, soulant votre admiration béate & votre incompréhension du monde industriel.
      L ESA est européenne mais votre manière de penser reflète assez bien un travers teuton, si le directeur est allemand alors tout est aux ordres de l’Allemagne comme la grosse commission ?

    • Mad dit :

      Comme on peut le voir sur l’eurodrone, ou Dassault est le chef bien évidement.

    • sepecat dit :

      Commentaire à contre courant des faits… Vous êtes encore de ceux qui pensent que ces pauvres Allemands ne font que d’être embêtés par des Français incapables de coopérer. Faudrait voir à arrêter de brûler du kérosène et redescendre de quelques niveaux de vol. Le pillage du savoir faire est une approche à présent bien documentée du côté allemand et, si on en croit votre prose, serait parfaitement légitime. Par contre, un partenariat avec Dassault est forcément contre nature, alors même qu’on lui reproche d’être incapable de coopéréer ce que, encore une fois, les faits contredisent. Il est intéressant de voir si, comme vous l’avancez, le gouvernement allemand suit de près cette affaire, le même ayant tout mis en oeuvre pour procéder au pillage cité supra envers les entreprises françaises. Vois systématiquement un sentiment anti allemand chez Dassault vous satisfait probablement, mais il faudrait toutefois intégrer certaines notions.

    • Vortex dit :

      L’ESA est dirigée par … un Autrichien !
      Le siège social de cette agence intergouvernementale est à Paris.
      Les décisions sont décidées en conseil.
      Les contributions sont calculées en fonction du PIB, les États membres bénéficient d’une voix , quel que soit le montant de leur contribution.
      Dassault collabore depuis longtemps avec l’ESA, cette dernière ayant signé une lettre d’intention il y a un an, pour soutenir Vortex. L’annonce révélée par l’article de notre hôte, montre que le projet est concret et qu’il avance…
      Belle prouesse stratégique de M. Trappier qui met une société allemande dans son programme, qui va compliquer les prises de décisions de Berlin, dans le vote de L’ESA, tant il est vrai que l’Allemagne s’oppose systématiquement aux projets français, les Allemands ne supportent pas de ne pas être  » les chefs » !

      • bonnechancemonpapa dit :

        « les Allemands ne supportent pas de ne pas être » les chefs ». Je dirais plutôt qu’ils ne supportent que d’être les Führer

    • Slasher dit :

      « L’ESA est dirigé par un Allemand, le 1er contributeur c’est l’Allemagne, loin devant la France. »
      L’Allemagne finance l’AESA à hauteur de 3.5 milliards tandis que la France le fait à hauteur de 3.2 milliards en plus de son budget propre et de son avance considérable en matière spatiale.
      Le directeur exécutif de l’AESA est Florian Guillermet.

      T’as encore perdu une grosse grosse occasion…

      • jean luc dit :

        Grosse erreur, OHB aura un pied dans chaque projet européen, donc l’Allemagne, le pays aura 2 fers au feu, pour le Vortex la partie la plus importante sera dans l’espace. Le Centre aérospatial allemand (DLR – Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt) est intéressé par le vortex pour faire des expériences médicales dans le milieu spatial. C’est l’ESA qui décidera. le problême avec l’ESA c’est que celas risque de prendre beaucoup de retard cpmme tous les projet ESA regarde iris 2 6ans de retard .

    • MC² dit :

      C’est dommage de réagir ainsi. Votre défense systématique de ce qui vous semble être les intérêts allemands vous fait perdre de vue qu’il s’agit simplement d’une répartition des tâches en fonction des compétences de chacun. Ce n’est pas évident quand on part du principe que les Germains sont les maîtres par nature, mais comme vous le voyez, même certains Allemands ne partagent pas votre vision des choses.

    • Olivier 15 dit :

      Se faire taper dessus, tu en as effectivement le privilège ici, génie incompris. « Dassault risque de piller le savoir-faire allemand ». Merci pour ce moment, comme dirait Valérie.

    • LW dit :

      Bah…l’Allemagne se décide à investir, et comme tout le monde, s’endette. Alors oui, première contributrice depuis peu, mais peut etre pas pour longtemps.

    • fred dit :

      Quelquefois il est préférable de se taire afin d’éviter d’étaler sa méconnaissance sur le sujet que vous pensez maitriser.
      Chapeau l’artiste

    • G dit :

      Désolé, n’étant ni Dassaulticien dévoué, ni Europhobe acharné, ni Antiboche enragé, je n’ai de remarques que sur le projet en lui-même :

      1) Cette histoire de « Vortex » consiste essentiellement en un remake du X-37B de l’USAF (et a sans doute l’ambition de conduire des missions similaires).

      Il ne s’agit en aucun cas de « faciliter l’accès à l’espace », ni de « souveraineté » : cet engin est un *satellite réutilisable*, PAS un *lanceur spatial*.

      2) Au delà du simili-X-37B, on voit poindre à l’extrémité de la « famille » fantasmée un autre remake, celui de la capsule ailée Hermès (y compris avec des bonshommes dedans, tromignon).

      Ce projet semble donc 50% « faisons comme les américains », 50% « nostalgie des années 80″… et 100% FOMO ; mais il ne correspond pas à un besoin identifié (et surtout pas s’il s’agit d’emporter des bonshommes).

      3) Tous ces engins seraient lancés par un lanceur classique, Ariane 6 ou autre, et depuis un pas de tir classique.

      Donc non seulement ils ne faciliteront en rien l’accès à l’espace, mais ils seront tout aussi dépendants de ces lointains et/ou fragiles installations et chaînes d’approvisionnement à la merci du moindre Kalibr -les mêmes goulets d’étranglement que ces 50 dernières années.

      Si l’accès à l’espace en lui-même fait partie des objectifs, alors mieux vaut travailler à un microlanceur militaire spécifiquement conçu pour ce contexte de post-paix.
      Coup de chance, Dassault avait travaillé à un tel projet dans le passé !
      Plus qu’à expliquer aux donneurs d’ordres de réfléchir à une stratégie autonome, plutôt que de se contenter de vouloir imiter le dernier proto sexy aux États-Unis…

      • James dit :

        Il n’y a pas de mal à faire comme les autres, l’essentiel est de disposer d’un moyen/outil qui permet de répondre aux besoins (civils et militaires) dans l’espace et ce avec une volonté de maîtrise du budget.
        L’aspect extérieur du dessin peut faire penser à Hermès, c’est normal, la physique n’a pas changé et ne changera pas de si tôt mais m’est d’avis que les matériaux utilisés et les équipements seront à l’ordre du jour.
        Cette navette, vaisseau ou ce que vous voulez est indépendant du lanceur, du moment qu’il lui permet d’atteindre l’altitude et la vitesse demandées.

        • G dit :

          Ariane 5 a été originellement conçue comme le composite inférieur d’Hermès… et a dû être tant bien que mal réadaptée (une fois celui-ci abandonné) à ne plus faire que de l’envoi de satellites. Donc pas tant que cela.

      • tschok dit :

        Oui, vous avez raison à propos du Vortex, mais on va dire à la façon de la méthode Coué que c’est la première marche vers un avion spatial du futur, pour faire la guerre pas forcément dans l’espace, mais vers la Terre.

        Parce que, effectivement, s’il s’agit essentiellement de lancer des flottes de micro-satellites afin de constituer des constellations, on peut se demander si l’orbiter est la meilleure façon de s’y prendre.

        • G dit :

          …ni surtout si c’est vraiment LÀ que tout cet argent est le plus utile.

          Être capables de reconstituer en 24-48h une capacité essentielle détruite à l’ouverture d’un conflit, en tirant un mini-satellite de remplacement d’un ATL2 ou un A321 par exemple, me semble militairement plus pertinent.

    • Yannus dit :

      La coopération entre la France et l’Allemagne n’est fonctionnel que si le projet part d’une page blanche. Dassaut apporte son expertise, OHB la sienne et les deux s’engagent à ne pas piquer l’expertise de l’autre. C’est pas mal comme concept non?

    • Dante dit :

      Le fait d’avoir de l’argent ne fais pas de vous un leader. Dans ce cas là les pays du golf seraient les maître du monde…

      • tschok dit :

        Oui mais ça aide.

        Des Etats qui deviennent maitres du monde alors qu’ils sont pauvres comme Job, c’est quand même assez rares. Par exemple, je vois mal le Mali supplanter les Etats-Unis, là, tout de suite.

        • Le Sahelistan c’est maintenant ou bientôt dit :

          Le Sahelistan aura du lithium, je suis sûr qu’à défaut d’être là première puissance mondiale, ils seront très courtisée.

  2. Vortex dit :

    Prometteuse cette coopération avec Dassault en maître d’oeuvre, s’associant avec l’allemand OHB (tout heureux d’en glisser une à Airbus DS…), l’espagnol Arkadia Space et le luxembourgeois Space Cargo Unlimited.
    Vortex est une belle réponse à ceux qui accusent Dassault de ne pas savoir coopérer…
    Et si ils réussissent à avoir le soutien de l’ESA, qui compte 23 pays membres, c’est « Bingo « !
    Paraît que des groupes américains seraient également intéressés pour financer le projet…

    • ragnar17 dit :

      Ce n’est pas de la coopération, c’est de la subordination. D’où l’acceptation de Dassault. Tu saisis pas la nuance ou tu le fais exprès?

      • Mika X dit :

        Absurde ragnagna, donc les allemands d’OHB sont les plus débiles de la tribut pour accepter de bosser avec Dassault ?

        Tu devrais aller leur expliquer… qu’ils rigolent un peu les Bremer

      • Vortex dit :

        Tiens ! Un revenant !
        Dois pas être bien frais le gus…

      • PERROT dit :

        Pourriez-vous préciser comment Dassault Aviation a subordonné OHB ?
        Non ?
        Ok c’est bien ce que pensais.

    • HMX dit :

      Le concept du Vortex est en effet prometteur. L’engin permettra un accès à l’espace beaucoup plus fréquent et flexible, et à un coût beaucoup plus accessible qu’avec les lanceurs traditionnels. Sa soute d’environ 8m3 et sa charge utile estimée à 2 tonnes permettent d’envisager une large gamme d’applications, civiles comme militaires.

      Pour l’usage civil :
      – Transport cargo et logistique vers les stations spatiales,
      – plateforme orbitale autonome : tests de technologies et plateforme de recherche rapide et réutilisable, production en conditions de microgravité (alliages, composites, fibres, cristaux…) avec retour direct sur piste près des clients-utilisateurs,
      – inspection, maintenance et refueling de satellites commerciaux, pour prolonger leur durée de vie,
      – service de désorbitation/récupération de satellites avec retour sur terre « doux »,
      – service de désorbitation de débris,
      – tourisme spatial et transport d’équipages pour la version habitée.

      Quant à l’usage militaire potentiel, on peut évoquer :
      – surveillance spatiale et « police de l’espace » : l’engin pourrait aisément être équipé de différents capteurs destiné à surveiller et documenter des actions adverses dans l’espace (satellites, missiles balistiques…) , et pourrait également être doté d’un armement, notamment un laser de puissance pour « faire le ménage » en orbite. Le volume de la soute laisse augurer d’intéressantes possibilités sur l’emport d’une telle arme, même si le sujet est très soigneusement éludé à ce stade. Une des utilisations militaire les plus logiques (probable ?) serait justement la lutte contre les avions et véhicules orbitaux adverses, à coup de laser de puissance, ouvrant potentiellement la voie à des combats spatiaux dignes de Star Wars. On peut en sourire, mais compte tenu du nombre de pays qui développent ce genre d’engins, et pas toujours pour des usages pacifiques, ces combats spatiaux entre engins dronisés vont rapidement sortir du registre de la science fiction dès les années 2030/2040…
      – pré-positionnement rapide en orbite,
      – intervention pour neutralisation/destruction, désorbitation ou même capture et retour sur terre de satellites adverses,
      – Mise en orbite de satellites et charges utiles de façon très réactive,
      – Bombardement orbital : le sujet semble étrangement tabou en France et en Europe (sans doute car très encadré par les traités internationaux, eux mêmes largement contournés en pratique et historiquement par l’URSS/Russie, puis la Chine, et possiblement par les USA). Mais tirer des munitions cinétiques conventionnelles conçues à cet effet depuis l’orbite sur des cibles au sol serait en pratique totalement envisageable avec un engin comme le Vortex, quitte à développer une version spécialement modifiée de l’engin dans ce but. C’est même probablement une des utilisations les plus évidentes et « rentables » d’un tel engin. L’intérêt stratégique et opérationnel serait potentiellement majeur, notamment pour contourner « par le haut » les stratégies de déni d’accès adverses. Mais chut…

      • Ping dit :

        « un accès à l’espace beaucoup plus fréquent et flexible » : sur quel lanceur ?

        • HMX dit :

          Probablement Rocket Lab Electron pour le démonstrateur VORTEX-D (environ 1 tonne), car solution immédiatement disponible, parfaitement compatible techniquement, et compatible également avec le planning qui prévoit un vol du VORTEX-D en 2027-28.

          @Ping
          Pour les versions opérationnelles, on pense évidemment à Ariane 6, mais aussi à VEGA-C, ou des évolutions futures de VEGA (projet VEGA-E notamment). Cependant, au vu de l’effervescence du secteur et du grand nombre de projets de lanceurs développés en ce moment en Europe, on peut supposer que d’autres solutions seront prochainement disponibles, sous quelques années, pour lancer les futures versions opérationnelles de VORTEX.

      • G dit :

        Non.

        Encore une fois : les commerciaux de chez Tesla appellent ça un « avion spatial » mais ce n’est qu’un satellite, qui fait des trucs de satellite -mais bcp bcp plus cher.

        Seules différences :
        – le X-37B peut grâce à ses ailes réaliser davantage de manoeuvres (qui plus est peu prévisibles et très inhabituelles) une fois en orbite.

        – le X-37B peut ramener sur terre des expériences/échantillons/objet capturé.

        C’est tout.

        Et il faudra *toujours* un lanceur classique, peu réactif, rare et cher, pour le lancer.
        Donc la question se pose de savoir si l’on doit vraiment mettre ces centaines de millions d’euros, voire milliards, là-dedans plutôt que dans un nouveau lanceur militaire, qui serait lui beaucoup plus utile.

        • HMX dit :

          @G
          Les engins comme le X37B, Vortex, ou le Shenlong chinois disposent de capacités qui surclassent très largement de simples satellites. Cf mon post ci-dessus qui décrit de façon non exhaustive les missions susceptibles de leur être confiées, et qu’on ne fait encore que toucher timidement du doigt…

          Cela étant, il est vrai qu’ils dépendent toujours d’un lanceur « classique » à lancement vertical, à savoir une fusée. Les « vrais » avions spatiaux, capables de décoller d’une piste conventionnelle par leurs propres moyens, d’aller en orbite basse, puis de revenir atterrir comme un avion traditionnel, sont encore en cours de développement. Ces véhicules visent généralement le Single-Stage-To-Orbit (SSTO) c’est à dire d’atteindre l’orbite en une seule étape sans larguer d’étages. Aucun n’est encore opérationnel à ce jour. La difficulté est de concevoir des moteurs hybrides, fonctionnant avec l’oxygène atmosphérique jusqu’à mach 5 environ, puis passant en mode fusée avec l’oxygène liquide. Le tout avec des contraintes de masse, d’encombrement, de sécurité et et de gestion thermique qu’on imagine, ces appareils devant présenter un haut niveau de fiabilité compte tenu de leur caractère réemployable.

          En Europe, les britanniques avaient une longueur d’avance avec le projet Skylon et ses moteurs SABRE (Synergistic Air-Breathing Rocket Engine). Il devait emporter 15 tonnes en orbite basse, avec une réutilisabilité complète. Malgré des test réussis sur des technologies clés, la société Reaction Engine a fait faillite fin 2024.

          Le projet anglo-européen INVICTUS, lancé en 2025 avec participation de l’ESA, s’affirme comme l’héritier ou l’évolution de Skylon, et s’inspire notamment des travaux réalisés sur SABRE. 1er vol prévu en 2031, si tout va bien… D’autres projets sont en cours aux USA, au Japon, et sans doute en Chine. Parmi les plus médiatisés, on peut notamment citer le projet Radian One aux USA, porté par la startup Radian Aerospace sur la base d’un concept de « spaceplane SSTO » original dans son concept : le décollage est en effet assisté par une sorte de traineau à propulsion sur rail (le traineau fixé sur un rail de 3km de long).

          • G dit :

            1) la plupart des « missions susceptibles de leur être confiées » que vous listez le sont déjà… et pour moins cher par des satellites tristement classiques, et parfaitement dépourvus d’ailes.

            2) les « avions spatiaux » sont effectivement en développement… depuis près d’un siècle. Les projets, startups et autres PowerPoint que vous citez ne sont que les derniers d’une très longue (et absolument passionnante) série.
            De manière assez amusante, l’histoire bégaye d’ailleurs beaucoup dans ce domaine, lorsque l’on prend le temps d’y regarder de près.
            Même le Starship de SpaceX, qui s’inspire des concepts passés les plus prometteurs et jouit pourtant d’un financement illimité, n’a pas encore mis un radis sur orbite…

            N’en déplaise aux VC, graphistes et influenceurs, envoyer des choses dans l’espace et les ramener en bon état demeure un art extrêmement difficile.

      • Vortex dit :

        Excellente réponse, que @G pourrait lire, histoire de se cultiver sur le sujet…

    • jean luc dit :

      comme d’habitude, tu te trompes concernant OHB et Aibus Défense & Espace ,les deux firmes se retrouve dans un consortium avec Rheinmetall Le « Grand Consortium » pour SATCOMBw 4Pour le programme SATCOMBw Étape 4 (le « Mini-Starlink » allemand de 10 à 200 satellites), Rheinmetall, OHB et Airbus ont annoncé en mars 2026 leur intention de s’unir au sein d’un seul consortium. Cette alliance vise à éviter les retards liés aux appels d’offres fragmentés et à garantir la capacité de production industrielle nécessaire.Rheinmetall : Agit comme chef de file du système et responsable de l’intégration militaire (connectivité tactique sur le champ de bataille).OHB (Bremen) : Responsable de la conception et du développement de la plateforme des satellites.Airbus Defence and Space : Apporte sa force de frappe industrielle pour la production en série des centaines de satellites prévus . OHB est le véhicule allemand pour contrôler le Vortex . quelque soit le projet l’Allemagne feras partis des gagnants

  3. OSS 711 dit :

    OHB, les concurrents d’Airbus pour les satellites. Habile!

    • Tony Truant dit :

      Oui, joli tir de Dassault dans le flanc d’Airbus DS. Dassault qui prouve qu’il sait très bien coopérer contrairement au narratif diffusé par la presse.

        • Le spatial allemand est à la bourre. dit :

          Airbus DS n’est pas allemand. La partie spatiale appartient en partie à Arianegroup, en partie française puisque détenu par Safran pour moitié. Et le projet que vous citez aura besoin d’un lanceur. Il est très probable que Maia Space, filiale d’Ariane, se taillera une bonne part des lancements. Donc tout ca fait l’affaire des Français. Et puis il existe dejà Oneweb, franco britannique, qui dispose d’une sérieuse constellation déjà en place. Bref, les Allemands se réveillent un peu tard.

          • Charognard dit :

            Pour la connectivité en orbite basse, OneWeb fait office de solution de transition, en attendant la constellation IRIS², dont le calendrier fait déjà débat. Et l’Allemagne, qui développe sa propre constellation militaire en s’appuyant sur Rheinmetall et ICEYE, semble avoir choisi son camp, ce qui rend l’avenir européen du programme IRIS² encore plus incertain.

  4. FouPouDav dit :

    Espérons qu’il n’y a pas que des allemands motivés pas l’avidité mais conscients de l’urgence opérationnelle d’un défense européenne.

  5. Yvon dit :

    Une excellente nouvelle qui devrait faire taire les anti-dassault qui ne savent que tirer sur une entreprise remarquable et l’accuser de tous les maux au prétexte du naufrage du Scaf.

    • MC² dit :

      Comme notre amis Jean-Luc nous le prouve plus haut, rien ne fera jamais taire les anti-Dassault. Ils n’ont pas besoin d’avoir des arguments crédibles…

  6. wololo dit :

    On vera si la strategie de Dassault pour isoler Airbus DS fonctionne. Déjà Arkadia (Espagne) pour la propulsion orbitale, maintenant OHB qui a sa partie a développer, Dassault reste le maitre d’oeuvre pourtant et personne ne trouve rien a redire. CQFD

    • tschok dit :

      Ben c’est-à-dire que le Vortex est un projet de Dassault. Je crois qu’on est en droit d’espérer qu’il en conserve la maîtrise d’Å“uvre…

  7. bonnechancemonpapa dit :

    Moralité : quand Airbus DS pas dans le projet, Dassault bien travailler avec Verteidigungsunternehmen GmBh.

    • jean luc dit :

      Non, ce sera avec l’ESA, pas avec l’Allemagne directement. comme il y aura des composants allemands, pas question de vendre à l#Export

      • Vortex dit :

        MDR ! Et tu vcrois réellement que Vortex, qui s’annonce comme « stratégique », sera destiné à l’export ???
        Toujours à la recherche d’un argument débile pour t’auto-persuader, hein, la Flèche ?

  8. GotoRaptor dit :

    Un bon gros FU aux détracteurs de Dassaults et aux gouvernements qui veulent imposer des coopérations à tout prix en dépit du bon sens. Les grosses corpos à l’orgeuil boursouflé telles que Rheinmetal, Airbus, qui dirigent l’Allemagne et la vision d’une arme en tant que produit commercial pour faire tourner l’industrie, combiné avec les manigances de l’Allemagne dont la vision d’un partenariat est à géométrie variable suivant leurs intérêts, ce sont ça les problèmes.

    • Momo dit :

      Ne pas oublier le rôle maléfique du zinzin élyséen quand même.
      Les allemands savent qu’ils peuvent y aller, que leur allié est en place.

    • tschok dit :

      Vortex est un projet de Dassault, chéri. Calme-toi. Ce n’est ni un projet européen, ni un projet inter-gouvernemental, ni le projet d’un Etat. C’est le projet d’une entreprise privée qui décide de ses partenariats en totale liberté (sous les réserves usuelles en matière militaire et spatiale).

      Trappier se plaignait qu’il n’intéressait personne en France. Donc, Dassault est allé voir ailleurs. Où ? En… Allemagne. Et il essaye de proposer le projet à l’ESA, vu qu’au niveau français personne ne se bouscule aux portillons.

      En France, l’armée a signé une lettre d’intention avec Dassault, mais ça ne va pas plus loin pour l’instant.

      C’est pas le bon sujet pour ressortir tous les griefs qu’on adresse à Macron et aux Allemands, si vous voulez mon avis. Bon maintenant, à chacun ses obsessions, hein ? Je veux pas vous empêcher de prendre votre kif, non plus.

      Un bon coup de branlette cérébrale de temps en temps, ça fait pas de mal.

  9. Sharpei dit :

    J’ai tellement envie d’y croire…wait and see.

  10. Nike dit :

    Message 1 (à peine voilé) : Airbus va se f…
    Message 2 : Les chasseurs habités de 6e génération (Scaf, etc…) ont moins d’avenir que les drones et les avions orbitaux.
    Dassault a toujours un coup d’avance sur les autres qui sont prisonniers de leurs certitudes.

    • tschok dit :

      Mmmmmh… bof. Ce n’est pas une entreprise hyper innovante qui est en avance sur tout le monde. C’est une entreprise sérieuse, qui fait bien son boulot, à son rythme, par incrémentation progressive, en sachant tirer parti des rentes de situation qu’elle se fabrique sur le long terme, et en dosant les risques, ce qui est vivement conseillé dans son domaine d’activité.

      Si vous cherchez des boites hyper-innovantes, faut aller outre-Atlantique, avec des boites comme SpaceX, par exemple. Là, c’est complètement autre chose : l’innovation de rupture est une clé de la réussite et l’objectif est vraiment d’avoir plusieurs coups d’avance sur les concurrents, pour les dégager du marché et prendre un ascendant décisif.

      C’est pas du tout la même limonade.

  11. St-Jacques dit :

    Le scaf aérospatial ! Les mêmes : France, Espagne et Allemagne.
    LOL !
    Nous allons y arriver pour les deux

    • tschok dit :

      Rien à voir, mais bon on va vous laisser vous faire votre film, je suppose que c’est mieux pour vous.

      Sachez quand même qu’à force d’être complètement à côté de la plaque, vous finirez par ne plus rien comprendre du tout. Mais vraiment plus rien du tout. Vous serez dans une sorte de brouillard opaque et permanent, zébré d’éclairs de colère et de révolte stériles.

  12. UE dit :

    L’ESA au secours politique et financier d’un programme qui a du mal à convaincre même en France et faisant miroiter un usage dual… Tout cela pour la gloire et l’ego de M.Trappier…. Il est bien plus urgent pour l’ESA de financer de vrais lanceurs réutilisables et meilleurs marchés…

    • Momo dit :

      Au moins ce canard là affiche son allégeance, comme ceux qui revendiquent leurs forfaits.
      Ce qui ne rend que plus consternants ses messages, ineptes, comme celui-ci.

      Mais évidemment abattre la France dans ce domaine où elle excelle et tire l’Europe malgré les 26 boulets à porter est une stratégie de longue date de l’UE. Comme avec l’Energie, l’Agriculture, la Défense, etc…

      Il faut tout mettre à bas et reconstruire l’UE loin de Bruxelles, et si possible en remettant en question l’appartenance des plus récents à celle-ci (sans même parler de l’Ukraine).

    • Vortex dit :

      Aïe ! Ça fait mal, hein @UE ?
      « Qui a du mal à convaincre même en France « , dit l’ignare ?
      Oui, c’est vrai, le programme Vortex est juste soutenu par le CNES, la DGA et le Ministère des Armées !…
      Rien que ça .
      Manque plus que ton bar-tabac-PMU « Le Balto », vieux popoche !

      • UE dit :

        @Vortex. »Oui, c’est vrai, le programme Vortex est juste soutenu par le CNES, la DGA et le Ministère des Armées !… » Après avoir mis le couteau sous la gorge des parlementaires français en commison en les menaçant d’aller faire financer son programme ailleurs….

        • Momo dit :

          Le menteur pathologique illustre vraiment parfaitement son pseudo: UE…

        • Vortex dit :

          Rhooooo… et mytho en plus !
          Pauvre @UE…
          Attention à ton estomac, ton ulcère est en train de saigner…

          • tschok dit :

            Ben non, c’est vrai ce qu’il dit. Trappier lui-même s’en plaignait en observant que le Vortex n’intéressait personne en France.

            Il a obtenu un peu de soutien de l’Etat pour son programme, sous la forme d’une lettre d’intention qui, en pratique, lui a donné le feu vert pour qu’il s’adresse à l’ESA. Et peut-être qu’on lui a débloqué un petit budget à la con de quelques millions d’euros, sous couvert de financer une étude de je ne sais quoi, entre la faisabilité, la levée de doute ou l’élaboration d’un concept.

            Sauf erreur, je ne pense pas qu’on soit tellement plus loin que ça, côté soutien en France.

            Donc, Trappier va chercher un partenaire en Allemagne pour proposer le projet à l’ESA. Et ça, c’est un fait. Vous savez pourquoi, d’ailleurs ? Ben il sait où est le pognon, c’est tout.

            En France, on lui a dit : « désolé mon gars, on est à la strasse, pas un Kopeck en poche, va voir les Boches et l’ESA. Tiens, on te file un papier qui te facilitera le travail, tu pourras te recommander de la France Éternelle de Mongénéral, ça t’ouvrira des portes. May the force be with you et ciao ! ».

    • vrai_chasseur dit :

      @UE
      L’ESA stimule déjà le marché européen des lanceurs spatiaux, avec -fait notable- une initiative qui n’est pas basée sur le retour géographique mais sur la compétence
      http://www.cite-espace.com/actualites-spatiales/cinq-entreprises-futur-lanceurs-europeens/

      Par ailleurs le partenariat Dassault/OHB sur le projet VORTEX n’est que le noyau initial d’un consortium plus large, des pourparlers à un stade avancé ont lieu actuellement avec d’autres acteurs majeurs européens du spatial.

      • Momo dit :

        Oui, enfin, heu…
        Mise en avant d’Isar et 2 boites allemandes sur 5.
        La meilleure est MAIA sans besoin de photo mais pour autant avec le défaut d’être Française elle n’est pas favorite.

      • tschok dit :

        Oui, c’est bien de donner une dimension internationale à un projet qui, s’il marche, aura un très fort potentiel, donc les besoins de financement qui vont avec.

    • Au Bon Marché dit :

      De vrais lanceurs réutilisables et meilleur marché.

      Si cela avait été des fusées pas chères, vous auriez écrit « des fusées ‘bonnes marchées' » ?

  13. UE dit :

    Je rajouterais que concernant OHB, certes elle est compétente, mais elle n’est pas la seule en Europe… Par contre elle est allemande, et quoi de mieux pour attirer un financement allemand ??? Très habile M.Trappier, mais c’est gros comme une maison…une cathédrale !!!

    • jean luc dit :

      Moi, je dirais bien jouer l’Allemagne car elle a un pied dans chaque sabot car elle a le projet HYDEV donc le prototype devrait voler fin 2027 , et Vortex pour un peu plus tard. comme cela elle assure d’être dans le bon wagon

    • Momo dit :

      Une mosquée strasbourgeoise?
      Le maneken piss?

    • JK dit :

       » il n’est pas interdit d’être intelligent « 

    • Vortex dit :

      Re-Aïe ! Oui, la quenelle à visiblement du mal à passer…
      Trop fort M. Trappier pour ébranler les suppôts Teutoniques !

  14. Yann490 dit :

    Bonjour, espérons que cette association d’entreprises soit efficace. Ce serait la meilleure façon de « prouver » qu’une coopération franco-allemande est encore possible et que ce n’est pas nécessairement Dassault qui brouille les cartes. L’Europe a besoin de telles associations pour exister.

    • Momo dit :

      L’Europe oui, pas l’UE actuelle. Regardez les messages de ‘UE’.
      La paupérisation de la France (non à Maastricht ile ne faut pas l’oublier) est un objectif de l’UE.
      Par les traités et accords à ses dépens, par le massacre de ce qui y marche et surpasse les autres pays, par l’importation d’une pauvreté exogène du sud et avec la complicité de politiques infames (devinez qui).

      • L’UERSS n'est pas l'Europe ! dit :

        Le principe de subsidiairités a ete4 vite détourné et renversé par le TFUE approuvé par le Conseil européen de Lisbonne le 19 octobre 2007 pour remplacer, sans vote populaire, le traité constitutionnel rejeté par les Français lors du référendum du 29 mai 2005 puis par les Néerlandais le 1er juin 2005.

        Désormais, malgré la clause de subsidiarité qui reste inscrite dans le TUE, toujours valide aux côtés du TFUE, l’Europe s’étend à grands pas en ne laissant les Etats membres exercer que les compétences que l’Union leur laisse ou leur délègue. Ce nouveau TFUE précise aux termes de son article 2 .2 que « Lorsque les traités attribuent à l’Union une compétence partagée avec les États membres dans un domaine déterminé, l’Union et les États membres peuvent légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants dans ce domaine.

        Les États membres exercent leur compétence dans la mesure où l’Union n’a pas exercé la sienne. Les États membres exercent à nouveau leur compétence dans la mesure où l’Union a décidé de cesser d’exercer la sienne. » Ainsi, eu égard aux domaines innombrables dans lesquels le TFUE lui donne des compétences exclusives (article 3), partagées (articles 4 et 5) ou d’accompagnement (article 6), et dès lors qu’elle décide elle-même des domaines dans lesquels elle doit intervenir prioritairement à la place des Etats, l’UE apparaît omnipotente, ou presque.

        https://contrepoints.org/immigration-droits-de-lhomme-finances-publiques-avant-de-changer-la-constitution-il-faut-changer-les-traites-europeens/

        • tschok dit :

          Ben, fallait sortir de l’UE en 2005, à la suite du refus du traité constitutionnel. C’est à ce moment-là qu’il aurait fallu faire le Frexit. Mais personne ne le voulait, sauf le FN à l’époque.

          Cela aurait été acrobatique et, vraisemblablement assez catastrophique pour l’économie française, mais cela pouvait encore être tenté. Aujourd’hui, ce serait l’équivalent d’un suicide collectif.

          Sinon, attention : l’UE est une émanation des Etats membres, c’est-à-dire qu’elle a une nature profondément administrative, pas démocratique. Alors, on lui adjoint un Parlement et on l’a dotée de quelques procédures pour lui donner un air démocratique, mais fondamentalement, c’est une administration inter-gouvernementale.

          En 2005, on aurait pu lui donner une nature démocratique et en faire une émanation des peuples, mais on l’a refusé. Donc, l’UE est restée ce qu’elle est : une administration dotée de prérogatives de puissance publique.

          Une administration, elle ne vous donne pas voix au chapitre, elle décide à votre place ce qui est bon pour vous, sans vous demander votre avis, et si vous n’êtes pas d’accord, c’est panpan-cucul.

          Vous vouliez un truc plus démocratique ? Ben fallait voter oui en 2005.

    • Hadrien dit :

      elle est possible quand c’est un choix d’entreprise et que ce n’est pas une imposition politique tout simplement

  15. Toto dit :

    peut-être que Dassault va récupérer quelques projets comme cela comme maître d’Å“uvre pour compenser un scaf qui ne sera pas sous sa maîtrise d’Å“uvre totale. C’est une compensation. A voir combien d’avions spatiaux il pourrait construire et pour quel montant. A voir si la France n’obtiendra pas d’autres compensation sans le spatial et militaire sur des projets de cette catégorie. C’est une bonne façon de sortir par le haut du désaccord sur le scaf. Car il ne faut pas se leurre, on a pas les moyens de financer seul un scaf à 100 milliards. L’Espagne aurait pu acheter 36 à 48 rafales. L’Allemagne aussi dans le cadre dune bombe nucléaire Franco allemande… En échange la France pourrait acheter quelques centaines de chars léopard en attendant un char nouvel génération quitte a négocier le droit de les revendre à un pays du sud. Sur le naval il y a aussi des possibilités. La fdi française aurait pu séduire l’Allemagne sur 2 à unités, ce qui lui permettrait d’accompagner la France dans les conflits internationaux…
    Quand on veut on peut trouver des souces de coopération. La france à l’expertise militaire, l’Allemagne a l’argent… Ces pays sont complémentaires. Et l’effet de levier pourrait permettre de vendre aux européens leurs produits communs. Pareil sur le drone. le drone neuron est complémentaire du drone allemand. ils n’ont pas les mêmes objectifs. Même sur les drones il y a complémentarité. les portes drones aussi…Dans le naval aussi..
    Il faut tout mettre sur la table et lier les contrats avec des mécanismes de compensation en cas d’annulation de l’un…

    • Albatros dit :

      La conquête de notre proche espace est le défi de demain, avec la maîtrise des satellites et possiblement des combats…
      Dassault se positionne avec l’appui technologique (et financier) allemand. Qui a dit que Dassault n’était pas européen ?

      • jean luc dit :

        Dassault fait ce projet, uniquement parce qu’il est le maître d’Å“uvre, mais comme la France n’a pas d’argent, il va essayer de le faire financer par l’ESA, alors les Allemands par ici, les Espagnols par là, pourquoi pas les Anglais, les Italiens, etc, etc. dans ce cas, tout le monde voudra boire et manger, ce projet va prendre du retard, le dérapage financier suivra comme c’est souvent le cas pour ESA . OHB permet á l’Allemagne d’avoir un pied dans le projet , en plus OHB est partie prenante dans le projet allemand HYTEV (Hypersonic Test and Experimentation Vehicle) , donc 1 pied dans chaque projet

        • Aramis dit :

          « tout le monde voudra boire et manger » si vous aviez compris vous verriez que ce ne sera pas possible

          • Vortex dit :

            Comprendre n’est pas dans ses gènes…
            Mais son instinct lui dicte que ce programme Vortex mené par Dassault, est fait pour l’emmerder !
            Et c’est le cas !
            Surtout depuis qu’une société allemande s’y est greffée.

    • Mat49 dit :

      @Toto projet français

    • bonnechancemonpapa dit :

      C’est bô ce que vous dites. Cela me fait penser à l’Europe fantasmée – tellement éloignée de notre goulag réglementaire qu’est l’UE actuelle – que nous vendent les brellouzes du parti socialouze depuis 45 ans.

      Le problème c’est que les casques à pointe continuent – malgré 2 guerres mondiales perdues – à se prendre pour des übermenschen sous prétexte de la prétendue supériorité de la Deutsche Qualität, qui n’est en fait que l’affirmation de leur excellence dans l’exécution : il y a toujours le 1/4 de tour de tournevis qui fait la différence.

      La vraie complémentarité est là : la France conçoit et imagine. L’ Allemagne exécute et fabrique : une bonne idée (française) fabriquée avec Deutsche Qualität ferait le tour du monde.

      • tschok dit :

        Les Allemands sont nos larbins, quoi.

        C’est une vision de l’Europe qui les séduira certainement, j’en suis sûr. Et nos autres partenaires européens aussi, puisque, je pense, vous leur attribuez un rôle similaire, non ?

  16. jean luc dit :

    l’allemagne as un autre projet dont le vol inaugurale devrais avoir lieu fin 2027 https://air-cosmos.com/article/l-armee-allemande-commande-un-vehicule-hypersonique-70963 , c’est ce projet lá qu’elle soutient , c’est 100% allemands et militaire

    Concernant une rivalité entre OHB et Airbus Defense & Space, les 2 firmes sont associées avec Rheinmetall pour construire un programme de 100 satellites militaires pour l’Allemagne, car les firmes allemandes savent trouver des compromis pour travailler ensemble. Concernant l’ESA, il faudra que chaque pays s’y retrouve au niveau du travail car c’est la règle, cela risque de faire comme IRIS2, à se perdre dans les méandres des intérêts nationaux. il faudra une Ariane 6 pour lancer le vortex, le hytev lui utilisera une piste pour partir et revenir, et sera réutilisable, des prototypes à différentes échelles ont déjà fait plus de 250 vols .

  17. Vins dit :

    M. Trappier a une intelligence de situation qui devait faire école chez nos dirigeants. Leader incontestable de l’avion militaire européen, il est néanmoins isolé. Et à long terme, sans le SCAF, dassault est voué à disparaître. Il diversifie son offre et ses compétences.
    On appelle ça une vision à long terme. Conception inconnue de nos dirigeants actuels.

    • tschok dit :

      Oh vous savez, avoir l’idée d’aller chercher le pognon là où il se trouve n’exige pas d’avoir le flair d’un grand prophète. C’est quand même largement à la portée d’un chef d’entreprise.

  18. Alfred dit :

    Contrairement au Scaf, il s’agit d’alliances qui ont été négociées directement et librement entre Dassault aviation, OHB systèmes et Arkadia space. On peut donc supposer que la repartition des rôles, des tâches , les questions de propriété intellectuelle et de partage des retombées économiques escomptées ne seront pas remises en causes de sitôt , etant donné que chacune d’elles reconnait implicitement les competences de ses partenaires dans leurs domaines d’intervention respectifs. C’est un projet bien engagé, à moins que les politiciens n’en prennent ombrage et fassent tout pour le faire dérailler.

  19. totoro dit :

    Avoir le soutien de l’ESA ne veut rien dire.
    L’ESA fait ce que les états membres lui demande, et globalement est toujours partante pour tout, étant donné que le budget vient de toute façon des états membres.

  20. totoro dit :

    Il faut encore que l’Etat français en ait les moyens. Je ne vois pas de validation côté FR avant la conférence ministérielle de novembre 2028.
    Si OHB prend en charge le module, cela veut dire que tout le reste de la structure est chez Dassault, qui quoi qu’on en dise reste un novice à ces altitudes. OHB n’est pas vraiment un premier de classe non plus, avec un historique contrasté en termes de réussites technologiques. Arkadua est prometteuse mais a encore une grosse marge de progression.
    Malgré leurs qualités à tous, rien n’est gagné d’avance.
    Et puis le consortium devra aussi démontrer son business model, qui devra être compétitif par rapport aux lanceurs traditionnels (ça devrait le faire) et réutilisable (plus compliqué vu la capacité d’emport).
    Bref, oubliez la telenovela SCAF, ce n’est pas cela qui déterminera prioritairement la validation du projet.

  21. phil135 dit :

    les industriels organisent le projet avant que les politiques y poussent leurs fantasmes: ça a donc une bien meilleure chance de fonctionner. ça n’empêchera pas les militaires de mettre leurs spécifications sur la table. juste la structure organisationnelle est partie pour être réaliste.

  22. farragut dit :

    C’est ce qui s’appelle « sortir du NGF par le haut ! » 😉

  23. jean luc dit :

    Le gros problème du vortex, c’est qu’il a besoin d’un gros lanceur comme Ariane 6, d#une grosse logistique très lourde comme Kouroux. Un lancement coûte 90 millions € environ , l#avenir dans l’espace ce sont les lanceurs récupérable Le Hydev allemands en fait partis .
    OHB fait partie des deux projets Vortex et Hydev, le champion allemand fera partie des vainqueurs . Le match va être passionnant. un dernier mot pour HYDEV : les Allemands ne demanderont pas de financement de l’ESA, car la technologie est inovante , et iront plus vite seuls qu’à 26

    • Jack dit :

      « Le match va être passionnant » : Sauf que le match n’existe que dans votre tête car Vortex et Hydev ne sont pas concurrents.

    • lxm dit :

      Ariane 6 sera probablement placé au rebus dans quelques années face à l’augmentation de la concurrence à bas prix, les futurs projets d’extension d’Ariane 6 pour en faire baisser le prix sont déjà obsolètes avant même d’être lancés, argent public gâché comme d’habitude, donc pondre un futur projet basé sur ariane 6 c’est de la pure perte. Après on peut nous sortir la carte joker de la souveraineté, prisonnier d’un truc très cher, mais l’argent qu’on mettra là n’ira pas sur des projets plus ambitieux et plus rentables, permettant plus de possibilités.
      Là j’ai l’impression de revoir le projet de la navette Hermès de Dassault, presque du copié collé dont on chercherait à rentabiliser les études, un projet déjà bancale à l’époque.
      Les navettes c’est beau à voir car c’est stylé, que ce soit Bourane ou type Challenger, mais dans la réalité c’est cher en terme de prix au kg et d’entretien. Une firme privée américaine vient aussi de ressusciter la mini navette, et elle aussi a le même problème structurel. Au final personne n’en veut.

      • jean luc dit :

        non, Ariane 6 sera toujours nécessaire pour les gros projets, Lune, Mars, mais pour les petits satellites c#est non, c’est Pour cette raison, Ariane Groupe veut faire du militaire pour se financer. quand à la navette ou avions spatiaux comme hidev allemands, cela peut se comprendre car ce pays ne peut pas avoir de base spatiale sur son sol, il n’a que deux solutions : une base flottante au bec de canard en mer du Nord, ou un lanceur horizontal de type HIDEV qui pourra mettre en orbite des satellites de 800-1000 kg, il lui suffira d’une simple piste pour décoller ou atterrir le tout en 24h pour, par exemple, mettre en orbites ses satellites militaires , ou pour les réparer , Hidev aussi est prévus pour des application plus militaire et être éventuellement armer de missile vitesse prévu mach 5

      • James dit :

        « Là j’ai l’impression de revoir le projet de la navette Hermès de Dassault, presque du copié collé dont on chercherait à rentabiliser les études, un projet déjà bancale à l’époque. »
        Voir mon post en haut sur l’aspect extérieur d’un vaisseau spatial, c’est comme si en voyant un Gripen, un F-35, un Kaan, etc., vous dites « Ah, un avion avec des ailes, une dérive, on a déjà vu ça dans le passé! »

    • Alfred dit :

      C’est ce que vous affirmez. Il n’est cependant pas impossible que la suite du projet reserve quelques surprises
      https://arkadiaspace.com/technology/

    • G dit :

      Oui, une bonne partie des commentaires s’enflamment façon « fanboy » sur une prétendue « réactivité » du bidule, ou d’un « accès à l’espace facilité »… mais c’est ne pas comprendre que la valeur ajoutée d’un tel satellite, même relativement manÅ“uvrant, même partiellement réutilisable, serait en réalité assez faible…

      Mais j’imagine que cette appellation trompeuse d' »avion spatial » est en fait délibérée de la part de ses promoteurs, car c’est une bonne manière d’embarquer un public qui a soif de réassurance nationale en la matière.

      • tschok dit :

        Oui, pour l’instant, c’est plus un orbiter qu’un avion spatial. Mais, on va faire comme si.

  24. comtedeflandre dit :

    Trappier est un fin stratège!
    Il démontre par ce partenariat que le blocage vient bien d’Airbus. Cela décrédibilise par les faits le storytelling en mode pipeau du management boche de chez airbus.
    Bien joué!!

  25. Small is beautiful dit :

    Le marché des miro-lanceurs est beaucoup plus concurrentiel, pas certain que l’avion spatial soit financé…
    https://www.areion24.news/2025/06/25/microlanceurs-lancements-reactifs-et-solutions-pour-la-defense-2/

  26. Dardev dit :

    Erreur stratégique de trappier
    Pas bon du tout cela pour la France ,copier coller du scaf!!
    N’a rien appris.

  27. Dardev dit :

    Bon d’accord ,pas de budget, bon ,il va falloir lui en donner avant que les allemands nous piquent notre savoir faire qui nous reste.

  28. jean luc dit :

    Le coût global et définitif pour l’ensemble du programme Vortex (qui doit s’étendre jusqu’à une version opérationnelle habitée dans les années 2030) n’a pas encore été communiqué par Dassault Aviation. Un tel système opérationnel à long terme nécessite généralement un engagement institutionnel se chiffrant en plusieurs milliards d’euros.Cependant, les budgets précis liés aux premières phases de développement sont connus :Le démonstrateur initial (Vortex-D) : Le budget total pour cette première étape (un modèle à l’échelle 1/3 devant voler vers 2027/2028) s’élève à 70 millions d’euros. Ce montant est cofinancé :Le ministère des Armées français (via la DGA et le CNES) apporte 30 millions d’euros.Dassault Aviation finance le reste, soit 40 millions d’euros de sa poche.La version supérieure (Vortex-S) : Proposée conjointement avec l’allemand OHB à l’Agence spatiale européenne (ESA), le budget global de développement reste à définir en fonction de l’attribution ou non des contrats d’amorçage du programme NewSpace (souvent dotés d’enveloppes de l’ordre de 25 millions d’euros par projet retenu) .

    Pour le moment on ne connaît pas le budget pour ce projet, combien il va coûter ou plus exactement on le cache, incroyable que l’on puisse lancer un projet comme celui-là sans savoir s’il pourra être financé

    • Vortex dit :

      Ah ! La Flèche, à court d’arguments débiles qui font sa signature, sombre maintenant dans le complotisme : On nous cache tout !

  29. Magic38 dit :

    L’ESA a-t-elle le budget pour financer ça ? Ils doivent déjà rattraper l’énorme retard pris sur SpaceX et je pense que toutes leurs ressources sont dédiées à ça. Si Dassault veut des financements c’est malheureusement pas à la porte de l’ESA qu’il faut frapper.
    Trappier avait l’air de beaucoup espérer des américains plutôt lors de son interview au sommet Guerres et Paix.

  30. Roland DESPARTE dit :

    Je viens de lire tous les commentaires et parfois c’est pénible de constater que certains se polarisent sur le SCAF ou privilégient les rivalités industrielles, les désirs hégémoniques, les réflexes ultranationalistes et même parfois anticapitalistes…
    Dassault (Aviation et Systèmes), fleuron français, est un industriel de premier plan, acteur primordial et atout européen tout comme Airbus, BAE, Rheinmetall, Safran, Babcock, MBDA, NavalGroup, Leonardo, Rolls Royce, Diehl, Thales, KMW, Liebherr, Fincantieri, Hensoldt, Heckler & Koch, Helsing, OHB, Saab, etc.
    Dassault, comme TOUTES ces grandes entreprises, coopèrent ou collaborent à divers projets et/ou programmes, n’exigeant un leadership que sur certains de ses programmes phares (Rafale, Falcon, NGF, Vortex, …), mais sans oublier de développer tout un écosystème de partenariats technologiques, co-développements et transferts industriels où Dassault apporte expertise, R&D ou outils, et ce sans être systématiquement le “prime contractor“ (Ex : Inde, Europe, EAU, Singapour, ESA, NASA, IA, Espace, etc.). Un exemple, non médiatisé, les programmes Clean Sky 1 et 2 qui ont été, depuis 2008, un cadre de collaboration avec une vingtaine de partenaires majeurs de 7 pays européens… Ou encore le programme “IXV“ (Intermediate eXperimental Vehicle) où Dassault a collaboré avec succès avec tout un consortium industriel regroupant plus de 10 pays européens [dont Thales Alenia Space Italie (Italie), Herakles/Safran Ceramics (France), CFS Engineering (Suisse), CIRA (Italie), ETH (Suisse), université Sapienza (Italie), NLR (Pays-Bas), Onera (France), R.Tech (France), RUAG Aerospace (Suisse), STARCS (Suède), VKI Von Karman Instituut (Belgique), Thales (France),…].
    Affirmer que Dassault ne coopère que s’il est le maître d’œuvre est tout aussi FAUX que stupide, tout comme affirmer qu’une coopération est impossible avec une entreprise étrangère… Par contre, il est vrai que les interactions politiques freinent bien souvent la liberté d’entreprise, mais bon ça fait partie du “jeu“…
    Dassault, OHB, Space Cargo Unlimited, Arkadia Space, se rejoignent sous un pilotage industriel unique, gage de performance, leur permettant de s’appuyer sur les recherches avancées déjà menées par Dassault sur des technologies militaires de pointe, les projets Hermès (CNES), la navette X-38 (NASA), la mini-navette IXV (ESA).
    Bonne journée à tous !

    • Charognard dit :

      @ Roland Desparte
      Merci pour ce résumé.

      Bonne journée à vous !

      Il faut aussi aller sur Pax Aquitania, ce blogueur qui fait de bons articles sur le sujet !
      http://www.paxaquitania.fr/2026/05/avec-lallemand-ohb-dassault-aviation.html

    • tschok dit :

      Il faudrait surtout distinguer les projets maison et les projets inter-gouvernementaux ou étatiques, cad publics en pratique.

      Dans un projet maison, relevant de l’initiative privée et de la liberté d’entreprendre, l’entreprise est le maitre d’Å“uvre principal, en général, mais aussi le maitre d’ouvrage. Elle décide de tout, y compris de céder éventuellement sa maîtrise d’ouvrage à un client final, qui l’exercera alors soit directement, soit via un délégataire.

      Dans ce cadre, on espère que Dassault est capable de structurer ses coopérations, puisque l’entreprise pilote son projet comme elle le souhaite.

      Et il y a les projets publics. Là, c’est autre chose. L’entreprise maitre d’Å“uvre a beaucoup moins de liberté d’organisation, mais c’est à elle de décider si elle accepte les conditions du marché, ou pas.

      Il ne faut pas confondre les deux types de projets : on peut savoir coopérer avec des partenaires qu’on a choisis dans l’un, mais être moins à l’aise dans l’autre, parce qu’on se voit imposer des partenaires qu’on ne choisit pas et qui n’ont pas la même compréhension des règles du marché.

      Bref, ce n’est pas parce que Dassault sait coopérer dans ses projets maison qu’il sait coopérer dans les projets publics. Les relations entre les acteurs ne se construisent pas du tout de la même façon.