Deux sapeurs de l’armée de Terre ont perdu la vie lors d’un stage de plongée de combat à Angers

Dans la nuit du 4 au 5 mai, deux sapeurs de l’armée de Terre ont été victimes d’un incident au cours d’une plongée dans les eaux de la Maine, dans le cadre d’une formation de plongeur de combat, organisée sous l’égide du 6e Régiment du Génie [RG], stationné à Angers [Maine-et-Loire].

Le sergent Bin Chen, du 1er Régiment Étranger de Génie [REG] et le caporal-chef Axel Delplanque, du 6e RG, respectivement âgés de 30 ans et de 24 ans, s’étaient mis à l’eau vers 23 heures, au niveau du pont de Basse Chaîne, à Angers. Seulement, le contact avec les deux militaires a été perdu trois heures plus tard. Des recherches ayant été immédiatement lancées, ils ont fini par être retrouvés alors qu’ils étaient en arrêt cardio-respiratoire. Leur décès a été constaté lors de leur admission à l’hôpital, aux alentours de 4h30.

Selon les premiers éléments avancés par le procureur de la République d’Angers, Éric Bouillard, les deux sapeurs auraient pu se retrouver coincés dans la cavité d’une pile d’un pont.

Compétent pour les affaires militaires, le parquet de Rennes s’est saisi de cette affaire et a indiqué que, à ce stade, il ne souhaitait pas communiquer sur les circonstances de cet accident. Une enquête a été confiée à la brigade de recherches de la Gendarmerie d’Angers.

Via un communiqué, le ministère des Armées a précisé que le sergent Chen et le caporal-chef Delplanque suivaient une formation de plongeur de combat du génie.

«D’une durée totale de dix semaines, elle est composée de deux modules. Le premier, d’une durée de sept semaines, à vocation technique, se déroule à Saint-Mandrier [Var]. Le second, d’une durée de trois semaines, à vocation tactique, se déroule à Angers. Les stagiaires étaient engagés dans ce dernier module de formation, dédié aux opérations en eaux intérieures», a-t-il expliqué.

Pour rappel, les plongeurs de combat du génie effectuent des missions de reconnaissance, de recherche, de renseignement et d’appui au franchissement des cours d’eau.

MàJ : L’armée de Terre a publié les biographies du sergent Bin Chen et du caporal-chef Axel Delplanque :

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28 contributions

  1. Mamba dit :

    fuckin hell….
    Paix sur les familles de ces Maloubiers:-(

  2. danlebruch dit :

    Incident?

    • Pascal, (l'autre) dit :

      Yhéoricien du complot? Sinon sachez qu’en plongée un incident peut très rapidement se transformer en accident!

      • Momo dit :

        Oui.
        Les vrais plongeurs en sont normalement tous conscients mais même eux ont parfois des problèmes, que ne peuvent même pas imaginer les autres.

      • sens dit :

        Pascal, (l’autre)
        visiblement vous aimez les grands mots, vu que vous êtes théoricien des grands mots donné nous votre savoir ! utiliser a outrance les bon vocabulaires pour diaboliser signifie que la sauce posé sur la salade n’est pas très comestible. même pas en guerre et les cadavres s’accumulent a ce rythme là il n’y aura plus d’armée avec nos imposant effectifs

        • Pascal, (l'autre) dit :

          @Sens Vous vous êtes soulagé, c’est bon, vous sentez plus léger?

        • Pascal, (l'autre) dit :

          Suite et fin! Un conseuil, restez en à la vinaigrette pour assaisonner votre……………salade verbeuse!

          • Mach 0,99 dit :

            Un « conseuil » destiné à rester au seuil du mur du çon ?

        • Relisez-vous SVP dit :

          Les bons voCAbulaires.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « théoricien »

  3. Emile dit :

    Plongeurs de combat, un des métiers les plus difficiles…Qu’ils reposent en paix et courage aux familles

  4. mitridate dit :

    Les  » grenouilles » sont audacieuses et prennent parfois des risques. Les courants dans un cours d’eau sont parfois elevés et vous entrainent dans des tourbillons…les piles de ponts sont propices pour cela ( Von Karman, Theodore.. nous l’avait bien dit). RIP. Le rex de l’armee sera utile.

    • lym dit :

      Il est quand même a priori surprenant d’avoir une cavité pouvant coincer (et/ou maintenir par effet d’aspiration si elle débouche) 2 hommes et leur équipement dans une pile de pont, visiblement en pierre, qui n’est pas censée être creuse… cela fait, au vu des éléments rendus publics, plus penser à un sale piège issu de la dégradation de cette pile qu’à une prise de risque allant au delà de la simple pratique de ce qui n’est pas un sport de masse (plongée en rivière de nuit).

  5. Mouarff dit :

    C’est triste, et mes sincères condoléances à leurs familles et amis.

  6. Kardaillac dit :

    Paix à leurs âmes. Finir coincé sous la pile d’un pont dans un aguerrissement amphibie est une fin assez horrible.

  7. Pascal, (l'autre) dit :

    Je m’incline rspesctueusement devant eux et présente toutes mes condoléances à leur familles, frères d’arme et amis. Pour le contexte laissons l’enquête se dérouler en espérant que nous n’aurons pas encore droit au bal des « experts » (multicartes)!

  8. Sempre en Davant dit :

    Toutes mes condoléances à leurs familles et à leurs camarades.

  9. Thorgal dit :

    Sincères condoléances à la famille et aux proches de ces braves, qui exerçaient avec passion et détermination l’un des métiers les plus difficiles des armées, si ce n’est le plus dangereux. Plonger dans l’océan n’est déjà pas évident, alors dans la soupe, ou les égouts, les boyaux, quel courage énorme.
    Ils ont tout donné. Honneur à eux.

  10. Momo dit :

    Très triste nouvelle.
    Toutes mes condoléances à ceux qui leurs étaient chers.
    RIP

  11. Arnaud dit :

    RIP et condoléances attristées à leurs familles et leurs camarades.

  12. claude monet dit :

    Pile ou face… pile… ils ont pas validé le stage… 🙁

  13. Roland DESPARTE dit :

    Douloureusement incompréhensible !
    Selon le procureur de la République d’Angers, Eric Bouillard, les militaires avaient plongé en binôme (vers 23h), et étaient « en lien avec une embarcation dans laquelle se trouvaient un pilote et un moniteur plongeur ». Vers 2h du matin, au niveau du pont de la Basse-Chaîne, les deux hommes à bord de l’embarcation ont constaté que la bouée à laquelle les deux plongeurs étaient reliés « restait immobile » et ils auraient entendu « des appels au secours » (sic!). Le moniteur a alors effectué une recherche et détecté une cavité « dont aucun des plongeurs ne connaissait l’existence ». Les pompiers ont ensuite découvert « les corps inconscients des plongeurs dans la cavité (…) qui se trouve à environ six mètres de profondeur », a poursuivi le procureur…
    Nageur de combat est une spécialité des plus difficiles.
    Déjà le 28 novembre 1996, deux gendarmes du GIGN [qui avaient connu “le feu” lors de l’assaut de Marignane deux ans plus tôt] disparaissaient au large d’Agay (Var) lors d’un exercice de plongée en eaux profondes… Nous ne les oublions pas : Maréchal des Logis-Chef Antonio Capoccello, Gendarme Éric Arlecchini, morts pour servir la France.
    Mais ce pont serait-il maudit ?
    Le 16 avril 1850, le pont dit de la Basse-Chaîne se rompt subitement au passage d’un bataillon du 11e régiment d’infanterie légère, causant la mort de plus de 200 soldats… [La catastrophe étant due principalement à l’oxydation des câbles d’amarrage, mais aussi aux oscillations de résonance…]. Source : Musée du Génie > https://www.musee-du-genie-angers.fr/fpdb/1973486-10-angers%E2%80%93lacatastrophedupontdebasse-chaine.pdf
    Un accident c’est bien souvent con.
    Pensées pour les familles et les camarades.

    • bonnechancemonpapa dit :

      « dont aucun des plongeurs ne connaissait l’existence » : cette cavité se serait formée à l’occasion de la crue (importante) de cet hiver

  14. Simlabeng dit :

    Est-ce que c’est juste moi, où il y a beaucoup d’accidents mortelles en entraînement?

    L’armée françaises a un sérieux manquement à la sécurité de ses entraînements…

    • Golf November dit :

      Difficile arbitrage : plus l’entraînement est risqué (car s’approchant le plus possible des conditions réelles), plus les forces seront opérationnelles.

      Ainsi, le GIGN, qui est reconnu mondialement comme une des meilleures unités antiterroristes, a perdu plus d’hommes à l’entraînement qu’en opération.

      Mais si les conditions d’entraînement avaient été moins dangereuses, il aurait peut-être perdu beaucoup plus d’hommes en opération…

      Quoi qu’il en soit, un décès lors d’un entraînement est toujours un drame particulièrement amer.

  15. DP dit :

    Apparemment il y a des défaillances dans la formation dans l’AT.
    Ce n’est pas la première fois, souvenons-nous des légionnaires du 2ème REG. 🙁

    Il faudrait revoir la formation de ces soldats avec des spécialistes civils qui connaissent le métier.

    RIP.

    • Bangkapi dit :

      Parce que bien sur il n’y a jamais d’accidents ( et de morts ) en très haute montagne ou en milieu aquatique dans les clubs de plongée ou les ascensions alpines et autres ?

  16. Bangkapi dit :

    Adieu camarades.