Une avarie a privé le destroyer américain USS Higgins de son système de propulsion pendant plusieurs heures

Affecté à la 7e Flotte de l’US Navy, dont l’état-major est installé à Yokosuka [Japon], le destroyer USS Higgins s’est trouvé dans une situation très délicate alors qu’il naviguait dans la Pacifique, le 28 avril. En effet, ce navire a été privé de propulsion pendant plusieurs heures, suite à une «panne technique» de son système électrique.
L’USS Higgins «a connu une panne de courant généralisée ayant entraîné une perte de propulsion», a déclaré le commandant Matthew Comer, le porte-parole de la 7e Flotte, via un communiqué diffusé ce 1er mai.
Plus tôt, la chaîne de télévision CBS News avait rapporté qu’un incendie s’était déclaré à bord de ce destroyer. «Il était circonscrit à un seul équipement et les flammes ne se sont pas propagées» mais il a «provoqué une panne d’électricité et de propulsion à bord», avait-elle avancé, en citant des responsables militaires américains.
Selon les précisions fournies par le commandant Comer, l’USS Higgins a été victime d’un «dysfonctionnement électrique» ayant produit des «étincelles et de la fumée», lesquelles ont cessé «une fois le courant coupé».
«L’alimentation électrique et la propulsion ont depuis été rétablies», a ajouté l’officier, qui a refusé de préciser la position de l’USS Higgins au moment de cet «incident technique». Il «effectuait une mission de routine», a-t-il dit.
La zone de responsabilité la 7e Flotte englobe le Pacifique occidental et l’océan Indien. Ces derniers mois, ce destroyer a effectué plusieurs missions «sensibles», dont au moins deux transits dans le détroit de Taïwan. Selon le dernier signal AIS qu’il a émis, en février, il se trouvait à Singapour.
Le commandant Comer n’a pas non plus précisé le temps pendant lequel l’USS Higgins est resté en panne. Toutefois, selon CNN, il serait resté immobilisé pendant «plusieurs heures». Ce qui est «considérable», a commenté un ancien officier de l’US Navy. «Le navire est impuissant, électroniquement aveugle et immobile», avec ses systèmes de défense aérienne potentiellement hors service», a-t-il ajouté. Quant aux générateurs diesel de secours, ils ne peuvent alimenter que les systèmes de communication et la climatisation.
L’avarie de l’USS Higgins fait suite à l’incendie qui s’était déclaré, en août dernier, à bord du navire d’assaut amphibie New Orleans, également affecté à la 7e Flotte.
En outre, les porte-avions USS Gerald R. Ford, engagé dans l’opération «Fureur épique», et USS Dwight D. Eisenhower ont récemment dû faire face à des incendies, de même que le destroyer USS Zumwalt.
Photo : US Navy





Le « black out » est une panne redoutée. C’est un des exercices qui peut être demandé par les inspecteurs de la sécurité maritimes lors des contrôles des navires par les Affaires Maritimes (navires français) et ceux qualifiés « Port State Control Officer » pour les navires de commerce étrangers dans les eaux françaises.
Un des exercices qui peuvent être demandés.
Un exercice qui peut être demandé.
Etonnant qu’un black out ait également stopper la propulsion usqi longtemps étant donné que ses navires ne sont pas a propulsion électrique. les batteries machines ont elles étaient endommagées ou misent HS?
j’espère que l’equipage a pu sortir les Cannes a pêche histoire d’avoir du poisson frais pour le repas durant ce long moment de dérive…
@ Pedro:
Je ne suis pas un spécialiste des moteurs marins,mais s’ils sont gérés comme les moteurs terrestres,via un calculateur,il « suffit » que celui ci ne soit plus alimenté pour « perdre » le moteur 😉
C’est certainement l’inverse qui s’est passé : c’est l’arrêt de la propulsion qui a sûrement créé le black-out, l’électricité étant à ce moment sûrement produite uniquement par les turbines de propulsion. Peut-être même qu’ils n’étaient que sur une seule jambe à ce moment là .
Dans ces navires, il y a toujours une machine de propulsion (diesel) par ligne d’arbre, puis plusieurs DA (diesel-alternateur) indépendants, pour la production d’électricité à bord.
Je ne connais pas la configuration exacte de ce navire, mais leur souci technique a dépassé les capacités de redondance du bateau : le problème a eu lieu à un endroit névralgique, obligeant une immobilisation totale.
La pêche à Cannes, les pêches à Cannes.
La canne à pêche, les cannes à pêche.
Pêcher du poisson directement dans la mer ? Mais quelle idée !
Moi, je ne vends que du poisson de qualité, livré depuis Lutèce.
Qu’un black out ait stoppé.
Les batteries ont-elles été endommagées.
Des travaux dans la charpente de la « cathédrale » destroyer Higgins, peut-être ?
Et si on envoyait notre Chef des Armées s’extasier devant les réparations, et déclarer « Belle rénovation, et je m’y connait en turbines ! » ? 😉
Je connais, tu connais, il connaît.
Et je m’y connais.
—-
Décès de Félix Faure :
– (le médecin) Il a encore sa connaissance ?
– (le garde républicain) Elle est partie par là .
Le fonctionnement en secours de la climatisation n’est pas un luxe pour l’équipage mais une nécessité pour la protection des systèmes électroniques de communication, de commandement et de combat du bâtiment. Électronique et chaleur font rarement bon ménage
Cher Donald,
Donc pour l’USS Higgins et l’HMS Dragon même combat ?…….
Au chantier qui le premier des deux arrivera pour réparer ?
Le Picard facétieux .
La maintenance de la marie américaine paraît perfectible car pareille panne en temps de guerre …
Bof !
Hélas oui, c’est ben le jeune « qué sont incapables d’entretenir » la marie, euh le marine américaine.
Si ma marie était encore là , elle vous dirait « comment que j’te l’entretenais » après les travaux des champs.
Oh que oui.
« C’te corrida mes hommes ».
Père Louis à Gouyette.
Ce n’est pas « la marie américaine », c’est la Mary américaine, surnommée l’US Mary.
Bonjour, l’U.S Navy prendrait-elle le même chemin que la Royale Navy ? Le nombre récurrent de problèmes « techniques » devient inquiétant. Y aurait-il des ennemis de l’intérieur ? Notre Royale connaît-elle des problèmes similaires ?
Oh ! le chiteur…….
« Moit-ossi », j’vas vous dénoncer à @For Sur.
Père Louis à Gouyette.
@Yann490
Vous avez lu et relu trop à fond le bouquin de Robert Clarke ! 😉
https://wikiland.org/wiki/Against_All_Enemies
Le serment d’allégeance des fonctionnaires fédéraux aux États-Unis cite effectivement « les ennemis de l’extérieur et de l’intérieur ».
Pas en France…
sacrée galère mettre les avirons dans les sabords et ramer , ramer ou larguer les voiles .
Un destroyer de classe Arleigh Burke qui dérive au gré des courants marins, réduit à une masse quasiment inerte, c’est illustratif de la stratégie américaine en ce moment.
La valeur opérationnelle du truc est réduite à celle d’un iceberg : pour produire un résultat tactique, il faut que le Titanic se mette en travers de son chemin.
Etat final recherché : provoquer un naufrage par mer parfaitement étale.
On n’est plus dans l’art de la guerre, là . On parle d’accidentologie. Faut pas que ça devienne de la grande stratégie, non plus, en dépit de tout ce que nous raconte Alain Bauer.
bonjour. bon une avarie des plus surprenante ..
bon ils sembleraient que tous vas bien…
Des plus surprenantes.
Il semblerait que tout aille bien.
Depuis les mésaventures de l’uss South Dakota à Guadalcanal, l’us navy conçoit ses navires pour éviter ce genre de situation.
Incident étonnant, pas très rassurant de l’état global de l’us navy, car normalement « cela n’arrive pas ».
Une belle enquête à faire.
Ça commence à faire beaucoup d’incendie quand même. Sur emploi, défaut de maintenance?
Le terme « incendie » a été utilisé abusivement par la presse dans le cas présent, presse prompte a dégainer et à exagérer, comme d’habitude. L’US Navy ne parle pas d’incendie, mais d’un dégagement de fumée suite à la défaillance d’un  » composant électrique ». Bref, de grosses étincelles que certains traduisent en « tour infernale »..
Etant donné qu’il est strictement INTERDIT de penser que les retardés Iraniens éventuellement aidés par les Russes dégénérés puissent faire quoi que ce soit à la meilleure marine de l’univers et de tous les temps…
Hé bien, les accidents sont plus fréquents, voilà tout…
Beaucoup d’incendies.
Toutes les marines ont dû à un moment ou un autre, faire face à des pannes, des avaries et des incendies, alors rien exceptionnel !
Depuis plusieurs mois, la plupart des navires américains qui sont actuellement engagés contre l’Iran, font plutôt preuves de fiabilité et d’endurance, tout comme leur équipage, qui eux, font preuve de résilience et d’efficacité, pour certain cela fait sept mois qui sont en mission.
Même si certains problèmes demeurent ou sont en passe d’être résolus, la Navy va bien, contrairement aux innombrables fake news diffusées sur les plateaux de certains médias autour desquels, journalistes, experts et anciens militaires ne ratent pas une occasion pour chier sur les américains et Trump en particulier !
A l’inverse, je n’en dirais pas autant de la Royal Navy qui malheureusement connait dans tous les domaines essentiels, la pire situation de son histoire.
En ce qui concerne la Marine française, elle aussi a connu des problèmes sur ses bâtiments mais là , on en parle moins et tant mieux d’ailleurs.
Et en terme de comparaison avec notre petite Marine Nationale, la probabilité qu’un navire américain connaisse une avarie, est bien plus importante vu le nombre de navire en service dans la Navy !!
+100…
Pour certains.
En termes de comparaison.
Le nombre de navires.
Font plutôt preuve de.
C’est pas une première : 1997, le USS Yorktown en panne complète plusieurs heures en raison d’une défaillance de son système informatique, Windows NT à l’époque.
je suis un ancien fayot et j’ai vécu ses situations plusieurs fois on en parlait pas de retour à quai on avait su faire face grâce à un équipage bien formé , motivé et surtout soudé par un encadrement des officiers mariniers qui nous motivaient par leur propres expériences
Comment un incident unique peut provoquer un tel black-out ? Sur un navire de combat sain, tous les systèmes critiques sont redondés et segrégués.
On déduit des informations que le navire tirait son énergie électrique de sa propulsion. Mais avec deux chaînes propulsives de deux turbines chacune et trois diesels alternateurs, difficile de comprendre comment on peut en arriver là .
Ce qui me surprend moins par contre, c’est le temps qu’il a fallu pour retrouver une situation normale. Les équipages sont malheureusement trop peu entraînés à ça…
« Ce qui me surprend moins par contre, c’est le temps qu’il a fallu pour retrouver une situation normale ». Parce que vous connaissez le temps que cela a pris??
Oui, c’est dans l’article « En effet, ce navire a été privé de propulsion pendant plusieurs heures, suite à une «panne technique» de son système électrique.  »
Si la panne électrique avait été réparée plus rapidement que le système de propulsion défaillant, ils auraient disposé d’au moins une ligne d’arbre sur les deux…
Quelle tristesse hilarante.
Il me souvient l’incendie du PA Saratoga au large du Viet Nam.
Un drame à pleurer.
Mais bon, là on est plutôt dans la rubrique faits divers et anecdotes amusantes.
Dans le genre « USS Gerald Ford chiottes bouchées », et oui la lingette est une arme…
Les USA sont une thalassocratie, ils contrôlent les mers,
avec leur chasse d’eau (US Navy)
Ils ont des fuites,
les marins contractuels ne resignent que très peu.
La Marine US?
Cool…
@Myshl. »les marins contractuels ne resignent que très peu. La Marine US?
Cool… » Le fait est que…depuis le changement d’administration, dans toutes les composantes militaires US, les taux de réengagement n’ont jamais été aussi élevés depuis fort longtemps, idem pour le recrutement de nouveaux militaires..