Touché lors d’une attaque au Liban, un militaire français de la FINUL a succombé à ses blessures

Le 21 avril, lors de l’examen du projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire 2024-30 par les députés de la commission de la Défense, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a précisé que deux des trois militaires français blessés lors de l’embuscade qui, trois jours plus tôt, avait coûté la vie à l’adjudant Florian Montorio [17e Régiment du Génie Parachutiste], dans le sud du Liban, étaient sur le point d’être rapatriés.

Malheureusement, vingt-quatre plus tard, le président Macron a annoncé que l’un d’eux venait de succomber à ses blessures.

«Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures. Il est mort pour la France», a-t-il en effet déclaré.

«La Nation, qui rendra demain un hommage à l’adjudant Florian Montorio mortellement touché au cours de la même embuscade, salue avec émotion la mémoire du caporal-chef Anicet Girardin et son sacrifice. Elle adresse également ses pensées les plus sincères et sa profonde compassion à sa famille, à ses proches, ainsi qu’aux familles des autres blessés», a ajouté le chef de l’État.

Via le réseau social X, Mme Vautrin a précisé les circonstances dans lesquelles le caporal-chef Girardin a été blessé.

«Il intervenait aux côtés de l’adjudant Florian Montorio […] pour ouvrir un itinéraire piégé par un engin explosif improvisé. Violemment pris à partie par des tirs nourris de combattants du Hezbollah embusqués à très courte distance, il portait secours à son chef d’élément qui venait de tomber lorsqu’il était à son tour grièvement touché», a relaté la ministre.

Ce détachement de démineurs a-t-il été visé parce qu’il était français ou bien parce qu’il appartenait à la Force intérimaire des Nations unies au Liban [FINUL] ?

«C’est le Hezbollah qui, en effet, a visé nos soldats […] Ils ne les ont pas visés parce qu’ils étaient français. Ils les ont visés parce qu’ils tenaient la mission d’être aux côtés des populations civiles», a répondu M. Macron, lors d’une conférence de presse donnée en Pologne, le 20 avril.

Le caporal-chef Girardin avait 31 ans. Natif de Reims, il s’était engagé au 132e Régiment d’Infanterie Cynotechnique en octobre 2016. Rapidement élevé à la distinction de soldat de 1ère classe, il s’était spécialisé dans l’aide à la recherche et à la détection d’explosifs [ARDE]. Formant un binôme «particulièrement performant» avec le chien Jokko, il s’était distingué à plusieurs reprises lors d’opérations, menées notamment au Liban [en 2019]. Avec le chien Ros, il fut engagé au Mali en 2020, où il se fit remarquer pour la «qualité de son expertise technique».

Le caporal-chef Girardin avait retrouvé le Liban le 23 janvier dernier, en qualité d’adjoint chef de groupe cynotechnique, spécialité ARDE, au sein de la FINUL. Pacsé et père d’un enfant, il était titulaire de la médaille d’argent de la Défense nationale.

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3 contributions

  1. VENOM dit :

    sincères condoléances à la famille ! la France paye un lourd tribu encore une fois …

  2. Lecoq dit :

    Et toujours aucune réaction

    RIP

  3. Jojo dit :

    Toutes mes condoléances.