Paris et Berlin se donnent encore dix jours pour trouver un accord au sujet du Système de combat aérien du futur

Cela fait des mois que Dassault Aviation réclame un changement dans la gouvernance du projet de Système de combat aérien du futur [SCAF] afin de pouvoir être en mesure d’assurer son rôle de maître d’œuvre face aux filiales allemande et espagnole d’Airbus pour le développement d’un avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter], censé mener des missions nucléaires et apponter sur un porte-avions.

Or, fort du soutien de l’industrie aérospatiale allemande et du puissant syndicat IG Metall, Airbus n’entend pas donner satisfaction à l’industriel français et défend un modèle de coopération inspiré par celui qui a été mis en place pour la production de l’Eurofighter EF-2000/Typhoon.

«Je ne suis pas pour qu’un projet industriel ambitieux qui va servir à nos armées soit cogéré. Il faut un chef. […] Le Rafale, on l’a fait tout seul. L’Eurofighter, ils l’ont fait à quatre» et «sur ces quatre pays, trois ont acheté des F-35. […] Est-ce que cela a contribué à l’Europe de la défense ?», a encore récemment fait valoir Éric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, alors qu’une médiation venait d’être lancée par Paris et Berlin afin de dépasser les différends entre les industriels impliqués dans ce projet. Et cela alors que le chancelier allemand, Friedrich Merz, avait précédemment évoqué un possible abandon du SCAF.

Justement, le 18 avril, le quotidien allemand Handelsblatt a rapporté que cette médiation de la «dernière chance», menée par Laurent Collet-Billon, Délégué général pour l’armement entre 2008 et 2017, et Frank Haun, l’ex-PDG de KNDS, avait échoué. Ce qui a été confirmé par l’agence Reuters. «Le médiateur allemand est arrivé à la conclusion que la construction d’un avion de combat commun n’était plus possible», lui aurait confié un responsable proche du dossier.

L’essentiel du SCAF étant le «cloud de combat», c’est-à-dire la connectivité entre plusieurs plateformes, avec et sans équipage, le développement de deux avions de combat pourrait permettre de sortir de l’impasse. En tout cas, c’est ce que prône Airbus [et plusieurs responsables politiques allemands]. Mais la France, par la voix du président Macron, a fait savoir qu’elle n’était pas favorable à cette solution. Du moins pour le moment.

Quoi qu’il en soit, l’échec de la médiation conduite par MM. Collet-Billon et Haun n’a pas encore sonné le glas pour le SCAF… qui peut faire penser au «Chevalier noir» du film «Monty Python : Sacré Graal»…

En effet, le 21 avril, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a annoncé aux députés de la commission de la Défense que les médiateurs avaient demandé dix jours de plus pour tenter de résoudre le différend entre Dassault Aviation et Airbus. Ils rendront donc leurs conclusions [définitives ?] le 28 avril. Ce sursis sera-t-il suffisant ?

Le même jour, lors d’un salon professionnel organisé à Hanovre, le PDG d’Airbus Defence & Space, Michael Schoellhorn, n’a pas donné le signe d’une quelconque inflexion. Bien au contraire.

«Airbus n’a pas vocation à être le simple sous-traitant d’un constructeur français», a-t-il dit. Et si un «partenariat entre égaux s’avérait impossible, alors il faudrait retirer l’avion de combat du projet SCAF et le développer séparément», a-t-il plaidé.

«Ce ne serait pas la fin du monde si trois avions de combat très différents, pilotés ou non, étaient construits en Europe. L’un d’eux serait le GCAP [Global Combat Air Programme, développé par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon, ndlr] presque aussi imposant qu’un bombardier, un deuxième serait un avion français embarqué, capable d’emporter une arme lourde pour la dissuasion nucléaire et un troisième serait un chasseur de supériorité aérienne européen auquel l’Allemagne participerait», a-t-il détaillé, avant de souligner que le plus important restait le «cloud de combat», afin de faire en sorte que tous ces appareils puissent communiquer entre eux.

Voir aussi...

 

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

194 contributions

  1. Trent dit :

    Il est pénible Macron.
    Les Allemands ont déjà dit qu’ils n’en voulaient pas. Autant profiter de ça pour s’en laver les mains.

    • peterr dit :

      Oui, ça devient pathologique. Hm, je reformule sur le « devient »

    • antares78 dit :

      Parce qu’il n’y a pas de budget pour un projet solo, y compris pour un Rafale F5. Toi comprendre ?

      • Mike dit :

        Il y a dix milliards par an pour l’aide au développement et quatre pour l’audiovisuel public. Il y a donc dix milliards par an pour développer un Super Rafale et quatre milliards pour un Super Leclerc.

        • claude monet dit :

          L’aide au développement, je suis bien placé pour vous le dire, peut tout à fait être alignée avec les visées stratégiques de la France. La portée du message humaniste d’une ONG peut tout à fait être compatible avec les intérêts pratiques de court et long termes du pays. Dire le contraire c’est être ou ignorant ou idéologiquement engagé (c’est votre droit), mais dans tous les cas, c’est faux.

        • G dit :

          Il y a 50 milliards par an de défiscalisation de dividendes, et 211 milliards par an d’aides aux entreprises – dont une bonne part est captée par de grands groupes qui en ont tellement besoin qu’ils… versent chaque année davantage de dividendes.
          Il y a donc cent milliards par an pour tenir tête à la Russie, et à ses complices chez nous qui mènent pour son compte le genre de campagne contre notre cohésion nationale que vous relayez malheureusement – de bonne foi j’en suis sûr.

          Et sinon, que pense le petit Jordan Olivievitch de ses goodies du Medef ? Ce stylo vibreur a l’air d’être une tuerie…

      • Alb atroce dit :

        Il y a un budget pour le SCAF ? Car même à 50% si les allemands participaient (les poules auraient alors des dents) c’est beaucoup plus cher et le standard F5 fera presque aussi bien avec ses drones et son cloud de combat

      • Vortex dit :

        Rafale F5, c’est acté et budgétisé dans la dernière LPM…

    • pldem806 dit :

      Il fait durer jusqu’en avril 2027, il ne veut pas être partie prenante dans cet échec! Reste à savoir pour quelle raison ?
      « Mais la France , par la voix du président Macron, a fait savoir qu’elle n’était pas favorable à cette solution. Du moins pour le moment. »

    • Fox3shooter dit :

      Quelqu’un peut me dire quel est le rôle de la DGA dans ce cas précis ?

      N’est elle pas là pour donner le ton et trancher définitivement en principe ?

      • tschok dit :

        La DGA n’a aucun rôle dans cette affaire. Elle ne peut intervenir ni en tant que juge, ni en tant qu’arbitre, ou amiable compositeur. En pratique, il revient aux parties en litige de régler leur différend par elles-mêmes et, puisqu’elles n’y parviennent pas seules, avec l’aide de deux médiateurs, dont un ancien de la DGA.

        L’exécutif, quant à lui, a choisi de ne pas trancher, que ce soit en France comme en Allemagne. C’est un bon choix, car de toute façon il n’en a pas les moyens. Inutile d’exposer au grand jour son impuissance en tentant, mais en vain, d’imposer sa volonté à des industriels qui refusent de travailler ensemble et qui en ont au demeurant parfaitement le droit.

        • Lagrange dit :

          Comme si les industriels avaient pu resister aux deux gouvernement d accord entre eux… j ai rarement lu un message emprunt d une telle sufisance dans l ignorance.

          • Legrenier dit :

            La DGA n’est pas le gouvernement. C’est en synthèse ce que dit tschock. Et il a raison. Il n’y a aucune suffisance dans son propos… Vous allez bien ?
            La DGA est responsable de fournir un cahier des charges pour ce projet, de représenter le client, d’accepter les livrables du projet. Pas de manager ou conseiller Dassault dans ses négociations avec Airbus ou autres…
            La seule chose que peut faire la DGA est de dire, en tant que représentant du client « on arrête les frais, on remballe ». Elle ne peut pas directement tordre le bras de Dassault. Seuls ses actionnaires et son PDG le peuvent.

          • Lagrange dit :

            @Legrenier il parle aussi de l’exécutif…

    • Myshl dit :

      Ponce Pilote !

    • lym dit :

      A ce niveau, « pénible » n’est pas forcément le qualificatif qui convient… mais ce qui « conviendrait » ne serait pas vraiment « convenable »!

  2. Titeuf dit :

    Ha ha ha….la bonne blague !!!!

  3. Yvon dit :

    Dans l’hypothèse où un accord serait trouvé pour lancer la phase 2 du Scaf, il resterait, côté français, à en trouver le financement. La phase 2 qui inclut la construction d’un démonstrateur du NGF est évaluée à 8 milliards d’Euros dont 1/3 pour la France, soit 2,7 milliards d’Euros.
    Sachant que la révision de la LPM telle qu’envisagée aujourd’hui acte le renoncement à l’achat de 30 Rafale supplémentaires pour financer le développement du Rafale F5, on voit mal où trouver des crédits pour le Scaf, sauf à .. . renoncer au Rafale F5.
    Enfin, limiter le Scaf à un seul cloud de combat commun est un exercice de la pensée qui se heurte à deux réalités :
    -le Rafale F5 est conçu autour d’un cloud de combat que l’on voit mal être abandonné pour laisser la place à un nouveau « cloud Scaf » après quelques années d’utilisation. Sauf à faire cohabiter à peu de temps d’intervalle deux cloud de combat différents dans l’armée de l’air. Ce qui est aberrant.
    -le volet « cloud  » du Scaf est sous la responsabilité de l’Allemagne. Mais si on abandonne le NGF commun, la répartition des rôles initiales n’a plus de sens. Tout doit être renégocié. D’autant que la vision allemande du cloud sous tend une compatibilité avec le système de combat du F35. Adieu donc à l’Itar free …
    En conclusion, la seule solution raisonnable est l’abandon pur simple du Scaf complet.

    • tehel dit :

      Techniquement, il ne doit pas être impossible de rendre le Rafale F5 compatible avec deux systèmes. De toute façon il faudrait bien un système de combat particulier ne serait-ce que pour la composante nucléaire, non ?

      Pour votre première remarque, peut-être que le retrait de la participation financière française au NGF permettrait de financer le développement direct d’un « Rafale NGF » ?

      • olivier dit :

        La seule solution raisonnable serait deux ou trois clouds de combats mais suffisament interopérables pour pouvoir mener des missions en coalition. Cela serait déjà un gigantesque chantier en soit et il est donc urgent de se rapprocher du GCAP.

        Le cloud unique me parait complètement illusoire notamment du fait que les forces françaises opèrent d’une manière très différentes des forces allemandes… alors on peut rêver à une infra/plateforme commune et des services différenciés mais je doute que cela soit réaliste.

        Donc je ne crois absolument pas à un cloud unique mais pour autant le chantier de l’interopérabilité est critique et ne pas le traiter serait une faute très lourde.

    • peterr dit :

      Mouais. Sous-traité aux USA si je ne m’abuse

    • JFM dit :

      Moi j’en ai trouvé un financement pour ce SCAF, voire plusieurs…
      Sur les 90 milliards d’€ que l’UE veut donner aux ukrainiens, on récupère nos 17 millairds d’€.
      Sinon, on divise par 4 notre contribution annuelle à l’UE.
      Ou, on fait le ménage et table rase en France, de tout ce qui nous RUINE…
      Enfin pour finir, on destitue macron et toute sa clique de propre à rien et par la suite, on arrête toute coopération avec les allemands !

    • ONERESQUE dit :

      ABSOLUMENT !!! en PHASE à 150% avec votre très bonne analyse….il n’y a pas la moindre épaisseur de papier à cigarette en réserves budgétaires pour caser une PHASE 2 NGF….C’est ce que vous soulignez et qui aurait du être remarqué depuis belle lurette par beaucoup ! Ces 2,7 à 3 milliards de contribution 1/3 Phase 2 n’apparaissent même PAS en PROVISION sur la moindre ligne Révision LPM. La défection des Émirats constitue d’ailleurs la dernière torpille atomique qui, de fait, a liquidé cette (ultime) éventualité de contribution hexagonale à quoi que ce soit en SCAF…..La gesticulation actuelle des 10 jours de « négos » n’est qu’un « rideau de fumée » diplomatique destiné à se « dédouaner » aux yeux de l’Histoire de toute responsabilité d’échec du programme en laissant transparaître une image virtuelle de « conciliation » constante. Même syndrome que ce qui est en train de se passer entre Trump et les gardiens de la Révolution, maintenant maîtres absolus de l’Iran….

      • Con Table dit :

        Avec 3000 milliards de dette, on peut sans doute en ajouter 100 étalés sur 10 ans sans trop changer la situation.

      • Vortex dit :

        Tout se jouera en 2027, avec OBLIGATOIREMENT une reprise de la LPM.
        En attendant, Rafale F5 fait son lit, capitalisant sur ce qui a deja été développé dans le cadre SCAF, et construisant ou développant les briques « maison  » nécessaires au 6GEN , dont le financement interviendra après 2027.
        AUCUN futur gouvernement (sauf, cas improbable, LFI) ne sacrifiera notre dissuasion et ses deux composantes !
        Un 6GEN, projet stratégique, se fera donc !

        • G dit :

          Ah bon, LFI a changé d’avis sur la dissuasion nucléaire ? Purée, heureusement que vous êtes là pour vous intéresser à eux, merci ! Votre source, svp ?

    • Slasher dit :

      T’inquiètes pas pour nous…

    • Frede6 dit :

      Un cloud de combat… beaucoup en parlent mais personne ne sait ce que c’est
      Pouvoir collaborer avec nos alliés allemands peut être…

      • tschok dit :

        C’est plus que du stockage externe de données et de la connectivité, ça au moins, on le sait.

        Ce qu’on sait aussi, c’est que Dassault n’a absolument aucune expérience dans ce domaine, qui est pour lui terra incognita. Et Thales… peut-être que Thales est un peu mieux placé, ne serait-ce que par sa culture d’entreprise.

        Et du côté allemand ou espagnol, je ne pense pas que le tableau soit très différent.

        Ce qui signifie qu’on se lance dans une œuvre assez gigantesque avec des industriels qui, en réalité, n’ont pas les compétences :
        – Aucun d’entre eux n’a jamais fait ce genre de choses
        – Et aucun d’entre eux n’est un spécialiste des systèmes d »information

        • olivier dit :

          Oui et non. Oui car le cloud de combat tel qu’envisagé (ou tout du moins présenté) n’a pas d’équivalent actuellement (cela va bien au delà du SI dy F35). Donc à ce jours personne ne peut se prévaloir d’une expérience similaire.

          Pour autant (et je suppose que l’on peut trouver des éléments similaires en Allemagne), la BITD française (et quelques entreprises hors BITD, enfin pour l’instant) a pas mal de briques et d’expériences utiles (pas forcément heureuse mais utile tout de même) comme SCORPION, l’ACCS LOC1, les SI des FDI ou encore la cyber et l’IA. La complexité va venir principalement du concept d’opération, un cloud de combat peut revêtir énormément de réalités différentes suivant ce que l’on met “dedans” et la manière dont il doit opérer (quelles capacités doit conserver le vecteur en cas de perte de la connectivité, etc.). J’espère que l’on ira dans cette direction avec de l’humilité et une politique de petits pas afin d’avoir une boucle d’apprentissage courte plutôt que de se lancer comme des boeufs dans la solution parfaite sur le papier.

        • Sylvain dit :

          Quelle soupe moisie….
          aucun de vos arguments ne tient la route à commencer par la réserve budgetaire. il y a des leviers immenses pour pouvoir solutionner ce seul point.

        • Carin dit :

          @tschok……
          Pour parler d’ »expérience », Thalès est en train de finaliser le cloud de combat OTAN….
          C’est avec lui, que l’ensemble des matériels des pays constitutifs, vont échanger… un cloud spécifique ne peut servir qu’à la dissuasion nucléaire…, et Thalès y travaille aussi.
          Ce qui fait que l’actuel gouvernement français tente de sauver ce pilier du SCAF, c’est le
          « partage » de notre dissuasion imaginé par notre actuel président.
          Cette idée va tomber à l’eau, en 2027, ( peut-être avant?), et ce quel que soit le suivant, pour la simple raison que ce cloud de combat n’est pas souverain, même pas qu’européen… se serait mettre une laisse, une muselière renforcée, et un collier à clous à notre dissuasion nucléaire… et au bout de la laisse se trouverait l’Allemagne (au nom de l’Europe), et les USA (au nom du contrôle direct).

        • Autocrate sanguinaire dit :

          Il y a cependant, en Allemagne comme en France des acteurs militaires-civils qui ont une expérience solide dans le domaine. La reprise par l’État de Bull (ex-Atos-Amesys) et de son offre sur les supercalculateurs en mars 2026 ne doit pas grand-chose au hasard, surtout lorsqu’on sait que la proie a été disputée entre thales et … airbus défense.

        • Huon dit :

          Certes. Dzns le cas de Thales, c’est quand même un peu plus que de la culture d’entreprise. Même si, comme vous le soulignez, on (vous et moi) ne sait pas bien ce qu’il y aura dans ce cloud de combat.

          https://www.thalesgroup.com/fr/actualites-du-groupe/communiques-de-presse/lotan-sequipe-du-premier-cloud-de-defense-dedie-aux

        • Bobby La Trousse dit :

          Thales & Dassault ne sont pas des specialiste des systemes d’information? La bonne blague. Thales est une des plus grosse ESN Francaise et Dassault a également une filiale de type ESN.

        • Argo dit :

          Dois-je rappeler que l’Etat a racheté au groupe ATOS, sa branche Eviden (ex-Bull) en charge du système de combat Scorpion ?
          Bull spécialiste des Super Calculateurs dont un actuellement au CEA ?
          Bref dire que nous sommes à sec sur du Cloud est une aberration.

          • G dit :

            Oui cela semble le candidat logique, l’important étant de ne pas confier ce cloud à un avionneur pour s’assurer qu’il reste agnostique…

      • Vulgar Display of Power dit :

        Grossièrement ? Un stockage et partage de la situation tactique en quasi temps réel.

    • Coluche dit :

      Il suffit de le faire avec les pays européens qui n’ont pas de F-35. C’est à dire, la Suède. Ou l’Ukraine qui dispose de 90 milliards tous frais. Ce serait drôle.

    • P4 dit :

      En conclusion le standard Rafale F5 sera notre SCAF.

  4. Mic dit :

    Quand est que l’on arrête les con…..ries ?

  5. LM dit :

    La déclaration de décès en mairie c’est 24h normalement.
    Mais il n’y pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…
    Ce projet a été mal lancé politiquement par rapport aux réalités militaires, techniques et industrielles.
    Avec des équilibres instables dès le début.
    C’était encore sauvable il y a quelques années.
    Mais l’arrivée de l’Espagne a tout déséquilibré.
    Premier coupables de ce fiasco : les gouvernements français et allemand… qui vont tout faire pour rejeter la culpabilité sur d’autres.

    • peterr dit :

      Non, déséquilibré dès que l’Allemagne y a mis un doigt de pied. Il était évident qu’ils allaient foutre leur m…

    • tschok dit :

      Un programme tel que le SCAF ne pouvait être que politique : seuls des Etats souverains pouvaient prendre l’initiative de le lancer.

      Maintenant, ce que les politiques allemands comme français n’avaient pas intégré dans leurs calculs, c’est que leurs champions nationaux respectifs n’étaient absolument pas prêts à collaborer, d’une part, et d’autre part qu’ils exerceraient eux-mêmes des pressions politiques, grâce à leurs différents lobbys, pour flinguer le programme. Et de troisième part, qu’ils le feraient des deux côtés du Rhin, dans un remarquable ensemble. C’est d’ailleurs bien la seule chose sur laquelle ils étaient d’accord.

      Ca, c’était le truc pas prévu.

      On vit dans un monde où les entreprises sont désormais aussi puissantes que les Etats, voire plus, et ça, il faut bien se le mettre dans la tête : les accords entre Etats ne suffisent plus. Il faut négocier avec les entreprises concernées pour voir si elles sont d’accord ou pas.

      Alors, est-ce que les politiques sont « coupables » de ne pas avoir compris dans quel monde ils vivent ? S’il vous faut absolument des coupables, vous déciderez que oui. Si vous pouvez vous en dispenser, vous serez néanmoins très certainement amené à conclure qu’un homme politique doit savoir dans quel type de monde il vit. Si au XXIe siècle un homme ou une femme politique n’a toujours pas compris que des entreprises sont en mesure d’imposer leur volonté à un Etat, voire à deux Etats, c’est qu’il doit être un peu idiot quand même.

  6. Barba D.Rossa dit :

    Et pourquoi pas neuf jours ?
    Ou onze ?

  7. Sharpei dit :

    « Airbus n’a pas vocation à être le simple sous-traitant d’un constructeur français » mais pas de problème pour être celui des US…!?!

  8. Fralipolipi dit :

    C’est le chant du cygne !..
    .
    « Et si un «partenariat entre égaux s’avérait impossible, alors il faudrait retirer l’avion de combat du projet SCAF et le développer séparément», a-t-il plaidé. »
    … Non. Si le NGF est annulé, c’est tous les piliers du SCAF qui doivent être entièrement revus !
    Hors de question de perdre le NGF côté français et de laisser tous les autres piliers du SCAF à l’Allemagne et à l’Espagne (dont les drones, loyal wingman, dont le Cloud), et hors de question de conserver le partenariat actuel tel quel sur le moteur entre Safran et MTU, avec une société de droit allemand. Ce serait alors bien trop généreux de la part des Français.
    … Il nous prend vraiment pour des couillons ce Michael Schoellhorn … qui mériterait bien une tirade de Audiard !..

    • FJAG dit :

      D’autant qu’on se retrouverait avec des systèmes américains germanisés.

    • rainbowknight dit :

      « Ils » construiront un chasseur européen de supériorité aérienne en partenariat avec d’autres « petites » nations européennes aux finances saines ….
      « Ils » se rapprocheront de leurs amis et alliés américains parce que « eux » l’ITAR Free n’est pas leur préoccupation première….
      « Ils » adopteront un moteur venu d’outre-Atlantique et « ils » diront au motoriste français  » tu te la mets sur l’oreille… »
      L’échec du projet ne tient pas uniquement aux industriels, c’est d’abord une abdication du Palais pour satisfaire les voisins allemands et surtout ne pas oblitérer les ambitions européennes de qui ne sera plus qu’une ombre pour beaucoup de français et européens.
      La France impécunieuse n’attire pas les investisseurs particulièrement dans des projets pharaoniques sur lesquels elle s’arc-boute au risque de connaître des désillusions là encore faute de finances suffisantes.
      Les Germains ne se lanceront pas seuls dans l’aventure et cela ne sera pas en faveur de la France…
      France Libre? For sure nous en reparlerons… ou quand le pognon de dingue vient à manquer à beaucoup mais pas à tous…

      • tschok dit :

        Non, il n’y a pas eu abdication du côté français. Mais il est vrai que la France a concédé des avantages assez extravagants à l’Allemagne et que ses industriels ont eu la bêtise de ne pas profiter de l’occasion.

        On s’est gardé pour nous le seul truc dont l’avenir est le plus incertain : l’avion de combat piloté. Et on leur a concédé les deux trucs qui ont le plus de potentiel de développement futur : les drones et le cloud.

        J’aurais été allemand, j’aurais sauté sur l’occasion à pieds joints en me disant « laissons à ces imbéciles de Français le leadership sur l’avion, puisqu’ils y tiennent tant que ça, et prenons ce qu’ils nous donnent sans même se rendre compte de l’ahurissante bêtise qu’ils font, parce que ça, ça vaut de l’or ».

        Mais ces abrutis n’ont pas fait ça, ils ont flingué le projet, parce qu’eux aussi ont un orgueil national en matière d’avion de combat : eux aussi veulent prouver au reste du monde qu’ils sont les meilleurs des meilleurs, etc.

        Pour moi, ils ont commis une erreur stratégique majeure. Et heureusement, finalement.

        Ils auraient été malins, ils auraient pris le contrat sans rien mégoter et ça aurait été un jackpot technologique et stratégique pour eux : ils auraient pris un ascendant décisif dans les deux domaines clés que sont les drones et le cloud de combat.

        La conclusion que j’en tire, c’est que s’ils sont aussi nuls que ça pour louper une telle occase, qui franchement était en or massif, alors il ne faut pas faire affaire avec eux. Dans la vie, faut pas monter en croute avec un tocard, ça rapporte que des emmerdes.

        Maintenant, il faut recentrer le programme sur ce qu’il en reste et faire un truc beaucoup plus paritaire, tout en leur cirant les pompes sur leurs talents d’avionneurs. J’ai trouvé très maladroit de la part de notre ministre de la Guerre de prétendre qu’ils étaient incapables de faire un avion de 6GEN seuls, comme s’ils étaient débiles dans ce domaine, ce qui n’est absolument pas le cas (en Allemagne, vous avez parmi les meilleurs ingénieurs du monde dans la quasi-totalité des domaines techniques, faut pas se gourer de registre avec eux et les prendre pour des manches).

        Très mauvaise analyse de sa part : les Boches sont comme nous sur ce plan, ils sont bouffis d’orgueil. Eux aussi sont persuadés d’être les meilleurs des meilleurs, etc. Si on veut obtenir un truc d’eux, il faut leur cirer les pompes.

        • rainbowknight dit :

          Les générations ont changé, un détail qui ne vous aura pas échappé. Nos voisins depuis longtemps maintenant savent avec qui travailler et à qui vendre…. ou acheter.
          Les projets « européens » assurément c’est bien mais pour eux la véritable défense de l’Allemagne s’attachera toujours à la présence de leurs « cousins » américains.
          Il faudrait une révolution en France, industrielle et technologique, pour que nous puissions surpasser la BITD US et construire ce qui demain sera l’excellence en matière de « cloud de combat » …. une fois encore les allemands et d’autres seront, pas servilement mais par calculs dans les mains des « ricains ».
          Quand bien même nous créerions le meilleur des systèmes, c’est Uncle Sam qui imposera sa prépondérance aux alliés européens même s’il lui faut choisir un « produit » moins abouti et performant à l’instar du KC-45 vs A330MRTT…
          Quant à cirer les pompes des Germains… ce sont des va- nu -pieds , un peu de fierté nous sommes Français !

      • Huon dit :

        « La France impécunieuse n’attire pas les investisseurs »

        Ben en fait, si : https://www.campusfrance.org/fr/actu/la-france-conserve-son-rang-de-leader-des-investissements-etrangers-en-europe

        • rainbowknight dit :

          Les promesses n’engagent que ceux qui y croient… comme en politique.
          Des projets ne sont pas des réalisations. Peut-être nos « voisins » sont -ils moins généreux ou plus regardants quand aux conditions qui prévalent avant « installation » ou avant « fermeture »…
          C’est comme dire la France est la première destination touristique …. quand les Nordistes traversent notre beau pays pour aller passer leurs vacances chez les Sudistes . Le pognon dépensé tombe en Espagne ou Italie …. mais la « com » c’est très important.

      • Fralipolipi dit :

        @Rainbowknight
        « Les Germains ne se lanceront pas seuls dans l’aventure  »
        … Et pourtant ils clament haut et fort (au moins chez Airbus GmbH) :
        – tout savoir faire aussi bien que les Français
        – avoir tous les financements nécessaires
        – et donc pouvoir se lancer seuls
        .
        Et s’ils cherchent vraiment des partenaires, faut pas oublier que les Allemands ont un joli Passif (Cf leurs récents vétos à l’encontre des ventes vers Turquie et AS, qui ont longtemps rendu furieux leurs anciens partenaires d’Eurofighter … dont le UK)
        (Cf également leur attitude envers Kockhums, que la Suède s’est empressée de re-nationaliser et de confier ensuite à Saab … Pas sûr que cela rende les Allemands plus sexys auprès de l’avionneur suédois …).
        Du coup, je prédis un avenir façon Gérard d’Aboville en Atlantique à leur projet d’avion de combat de nvelle génération.
        …Il ramait, ramait le bonhomme … il ramait, il ramait, raaaaamaiiiit … 😉

        • rainbowknight dit :

          Moi les prédictions …. c’est comme mon grand-père qui jurait que jamais un président français ne pourrait tenir la main d’un chancelier allemand. Et pourtant…..

          • Fralipolipi dit :

            @Rainbow
            Ah la bonne blague … elle est vraiment clownesque celle là
            Mais mon bon Rainbow, des prédictions, vous ne cessez jamais d’en faire en distribuant ici vos opinions hasardeuses 😉

  9. Candide dit :

    Encore?? Ils nous font du trump ou quoi ? ..

  10. vno dit :

    C’est moi, ou nous avons une sacrée bande de blaireaux dans nos décideurs ? A moins qu’il reste de l’argent à se partager en études inutiles ? Avec l’argent dépensé, le contribuable franco-allemand a gagné quoi ?

    • peterr dit :

      Non, non. Rassurez-vous. Ce n’est pas vous.

    • tschok dit :

      Nan, en soi le projet était bon. C’était une bonne idée. Mais les politiques allemands et français auraient dû flairer que les industriels allaient le flinguer. C’est là qu’ils n’ont pas été bons. Mais les politiques sont rarement bons dans l’anticipation, parce que, à leur décharge, c’est très difficile.

      Et puis surtout, ils auraient dû comprendre que les entreprises sont plus fortes que les Etats et donc qu’ils n’auraient pas la main. Et ça, ce n’est pas une question d’anticipation : c’est comprendre ou pas le monde dans lequel on vit.

      Pour répondre à votre question, le contribuable franco-allemand (et espagnol) a gagné quoi ? Rien, à part cette leçon : quand tu passes un accord avec un autre pays, tu vérifies d’abord que tes entreprises sont ok, parce que sinon elles vont te faire un enfant dans le dos, que tu sois un Etat autoritaire et centralisé comme la France, ou décentralisé et plus démocratique comme l’Allemagne.

      Je ne sais pas combien on a payé pour cette leçon, donc je ne sais pas si elle vaut bien le fromage. Si ça se trouve, quand on fera les comptes, on constatera qu’elle a été cher payée. Mais je sais déjà ce que dira Dassault : « j’ai dépensé le pognon que vous m’avez versé pour le SCAF pour le développement des briques du Rafale F5 ». A mon avis, ce sera de la pure embrouille, mais le ministère de la Guerre ne le démentira pas, parce qu’il préfèrera encore cette version à son alternative, qui est de devoir assumer d’avoir dépensé du pognon en pure perte.

    • G dit :

      En tout cas, pas QUE vous.
      Nous sommes quelques millions à voter, et certains ici ont même parfois eu le plaisir de se vanter au PMU d’avoir « gagné » la dernière élection grâce aux bons tuyaux des sondages…
      Pour mieux se plaindre ensuite de la politique menée par le canasson qui leur avait été fourgué.

  11. Pom2ter dit :

    Daaaallas, ton univers impitoyaaaaableuuu…..

    Au début c’était plus ou moins drôle. Au bout de 2 ans c’était lourd. Mais la au bout de bientôt 10 ans, suis-je le seul à être consterné par la situation ?

    • rainbowknight dit :

       » Ach kartofell, la France vue de chez nous c’est un pays Micro pas Macro, sans haine…..pour nous. »
      Nos finances auront en dix ans rebuté les plus attentionnés qui auront saisi l’occasion de bien nous faire ressentir que l’heure des choix approche .
      Nous ne pourrons pas financer tous les coûteux projets sans « heurter » la société civile et prendre le risque de voir les Armées être stigmatisées par leurs plus hostiles détracteurs…
      La variable d’ajustement ne saurait être autre chose…. qu’une Grande Muette.

  12. Monsieur Schmitt dit :

    C’est vraiment n’importe quoi, et ça devient carrément suspect cette histoire…

    • rainbowknight dit :

      Oui Monsieur Schmitt ou Smith, c’est ce que l’on pense également au Sénat……

    • peterr dit :

      Mieux vaut être suspect que …. (comme on dit).
      Et vu les langues marron que nous avons aux manettes on peut imaginer qu’ils seront vite recasés à des « postes à responsabilité » (mais tras bien payés) dès qu’ils se seront fait débarqués (2027??) pour « services rendus »

  13. alors dit :

    Dans 10 jours on annoncera avoir trouvé un accord pour s’accorder d’ici 6 mois…

  14. Ératosthène dit :

    Je croyais qu’il y avait une loi contre l’acharnement thérapeutique ?

  15. Fabiano dit :

    Quand il n’y en a plus il y en a encore! Désespérant cette histoire, qu’elle se termine! Les allemands sont sans doute les plus embêtés. Comment faire un avion sans piquer les compétences françaises? C’est la seule chose qui les intéresse, eux qui achètent systématiquement américain même quand il existe des solutions françaises et européennes. Cette Europe allemande inspire le dégoût.

    • tschok dit :

      Non, si les Allemands avaient voulu piller les technologies françaises, ils n’auraient pas tout fait pour flinguer le programme, ils auraient tout fait pour le faire prospérer, au contraire. Comment voulez-vous piller des technologies s’il n’y a pas de programme ? Faut être cohérent, quand même.

      La thèse du pillage techno était débile dès le départ, mais maintenant qu’on voit bien que le programme se casse la gueule parce que les industriels allemands n’en veulent pas non plus, il faut être sacrément idiot pour y croire encore.

      Au début du programme, ceux qui croyaient en la thèse du pillage techno avaient au moins l’excuse de passer pour des gens qui se berçaient d’illusions complotistes. Maintenant que le sabotage méthodique du programme par les industriels allemands est patent, cette excuse n’existe plus et c’est là qu’on voit ceux qui sont vraiment idiots.

      • Va savoir dit :

        Ou grâce à un espion, ou plutôt un vendu, ils ont maintenant tout les documents nécessaires

  16. bonnechancemonpapa dit :

    Le « cloud » de combat est sans doute le pilier clef du SCAF à condition qu’il ne soit pas construit à partir de technos Microsoft … si l’on peut coopérer pour sa concrétisation, très bien.

    Le vecteur piloté ? Hmmm. Les technos progressent très vite et les vecteurs pilotés peuvent se trouver obsolètes plus rapidement que prévu. La solution Rafale F5 intermédiaire entre l’actuel et le SCAF est peut-être une bonne solution technico-financière intermédiaire en attendant de voir. Les anglos et les allemands vont se ruiner à développer une 6ème génération qui sera peut-être déclassée avant d’avoir fait sont premier vol.

    • tschok dit :

      Le risque avec le Rafale, c’est qu’il devienne une ornière dont on ne peut plus sortir facilement.

      Avec le Rafale F5, on va jusqu’en 2060 : le F5 sera mature vers 2035 et il durera 25 ans, si on conserve les durées actuelles de vie opérationnelle pour ce type d’équipement. 2035 + 25 = 2060. En 2060, le Rafale aura 70 d’âge. On aura pu le maintenir à niveau en le bourrant d’électronique dernier cri, mais cette logique de mise à niveau arrive à sa butée, juste maintenant.

      Pour continuer à maintenir à niveau un avion dont le design date des années 80, il faut dorénavant lui adjoindre un drone de combat. C’est ce drone qui permettra la modernisation de l’avion non pas en lui-même, mais en combinaison avec ce drone.

      Après, il y aura une dernière étape : on rajoutera au couple Rafale + drone un cloud de combat. Et après, ce sera fini : on sera allé au bout du bout du potentiel de cet avion et on n’aura plus aucune prothèse à lui rajouter pour le rendre moderne.

      Si cette dernière étape survient vers 2040 (dans une quinzaine d’années, quoi) et qu’on a toujours pas mis en route un programme de 6GEN, alors on sera dans une ornière : l’ornière du Rafale. Tu y es, tu ne peux plus en sortir. Tu es technologiquement déclassé, car prisonnier d’un design des années 80 du siècle précédent.

      Mais tout cela n’est pas grave si nos compétiteurs n’ont pas eux-mêmes avancé. Les Etats-Unis et la Chine ont de la 6GEN en route, la Corée du Sud et la Turquie de la 5GEN en route, le Japon et les pays européens, des projets de 6GEN en carton pour l’instant. Toute la question est de savoir s’ils vont continuer à avancer aussi rapidement, ou s’ils vont ralentir pour aller aussi lentement que nous.

      S’ils continuent à aller vite et nous lentement, alors on restera prisonnier dans l’ornière du Rafale et on sera baisé. S’ils ralentissent et nous on continue à notre train de sénateur, alors on a nos chances de rester à peu près au bon niveau.

      Le pari du Rafale repose sur une condition de succès : que nos compétiteurs soient aussi lents que nous.

      Et puis il y a la part d’inconnu que vous mentionnez : peut-être que les vecteurs pilotés sont condamnés. Dans ce cas, miser sur un Rafale à rallonge est un pari tout à fait raisonnable, parce qu’il est vain de passer en 6GEN. Donc, autant faire durer un 4,5GEN avec des drones et du cloud de combat pour aller jusqu’au max du potentiel, et puis on passe directement à ce qui fait la rupture.

      La France étant contrainte d’ajuster sa stratégie des moyens à la stratégie commerciale de Dassault, ça veut dire qu’on prend le risque que je viens de décrire : tomber dans l’ornière du Rafale. D’ici 15 piges, on sera fixé : si en 2040 on n’a rien d’autre que Rafale + drone + cloud de combat, et que les autres ont de la 6GEN opérationnelle (Chine, Etats-Unis) ou avancent vers de la 6GEN avec un proto ou un démonstrateur (Corée du Sud, Turquie, Japon, Europe) c’est qu’on aura perdu notre pari.

      Restera alors à espérer que l’hypothèse de la disparition des vecteurs pilotés se réalise. C’est peut-être ça le vrai pari gagnant.

      Mais ça peut aussi être les avions spatiaux, allez savoir.

  17. Magic38 dit :

    De toute façon avec la situation géopolitique actuelle, aucune décision ne sera prise avant l’été, voire avant le départ de MAcron. Je les vois bien refiler ça au futur président. A moins que Merz ne s’agace avant ça et mette fin à la partie.

    • lym dit :

      Ça fera partie du cadeau empoisonné de la dissuasion élargie… qui promets un beau casse-tête au suivant.

      • Sloth dit :

        Je ne vois pas le rapport. La chasse allemande ne transportera pas la bombe FR. Elle ne transporte que la Bombe US et elle à les F35 pour cela.

        • Magic38 dit :

          lym parle du fait que le prochain président aura à gérer l’élargissement concret de la dissuasion nucléaire avec les autres pays européens. Car Macron n’a fait qu’entamer les discussions mais c’est quelque chose qui prendra des années à se mettre en place.
          C’est pas par rapport à la dissuasion allemande ou au SCAF. C’est juste un terrain miné qui dera refilé au prochain président comme le SCAF, la réforme des retraites ou le deficit.

  18. jean luc dit :

    Le PDG d’Airbus Defense & Space, lui, est clair sur le sujet : la co-opération avec Dassault est impossible. Trapier dit la même chose, alors, il est inutile de vouloir continuer. Je dis à Macron : dans 1 an, tu pars, alors laisse les Allemands faire leur avion, et tire-toi. reste le clou (SCAF) là, il faut le faire ensemble, Airbus a bien progressé là-dessus .Alors pourquoi encore ce délais simplement qu’il va y avoir une rencontre des dirigeant de l’UE á Chypre le 28-4-2026 , alors Macron veut persuader Merz pour l’avion NG .

    • Frite1Belge dit :

      Pour le cloud, il faudrait surtout voir du côté des Britanniques pour que le SCAF Français et le futur Tempest, l’avion nippo-européen ait un cloud commun. Le SCAF allemand, lui sera lui américain…

    • Ced dit :

      Le SCAF c’est l’ensemble de projet NGF, cloud et drones pas que le cloud

    • vrai_chasseur dit :

      le PDG d’Airbus Defense & Space n’a pas dit que la coopération avec Dassault était impossible. Il exige que cette coopération se fasse obligatoirement d’égal à égal, ce qui est différent.
      La question est de savoir si cette exigence est réaliste et constitue le meilleur format de succès pour le projet.
      Loin des effets de manche dans la presse, les spécialistes du sujet ont déjà la réponse depuis longtemps à cette question.
      Le risque industriel de faire cavalier seul est nettement plus important pour l’Allemagne que pour la France.

      • tschok dit :

        Oui, mais pour le risque budgétaire, c’est l’inverse.

        Donc, en gros, on n’est pas plus avancé :
        – Les Allemands peuvent dérisquer le programme au niveau budgétaire,
        – Nous, on peut le dérisquer au niveau industriel.

        Normalement, on est intelligent, on se met d’accord et on combine un truc. Si chacun reste dans son orgueil national, alors on n’est pas intelligent, on ne se met pas d’accord, on se sépare et chacun reprend ses risques et fait avec.

        Et après on voit qui avance le plus vite :
        – Les technos, ça s’acquiert et les Allemands en ont les moyens financiers et les compétences intellectuelles, je n’ai pas vraiment de doute à ce sujet,
        – Réguler nos dépenses publiques, c’est un truc qu’on n’a jamais fait depuis un demi-siècle : est-ce qu’on sera capable de le réapprendre dans les quelques années qui viennent ? J’ai de gros doutes.

        Au final, qui va avancer le plus vite ? Celui qui est sérieux dans sa gestion et qui se donne les moyens d’acquérir les technos qui lui manquent, ou celui qui a une bonne base techno, mais qui gère n’importe comment se dépense publique et qui court toujours après son fric ?

    • Un alsacien dit :

      « Reste le clou » pour fermer le cercueil du SCAF et mettre fin à la traitrise des allemands qui ne tiennent pas parole et qui sont incapables de faire.

    • Slasher dit :

      « Airbus a bien progressé là-dessus »
      Cette capacité à essayer de s’en persuader… lol !

    • lym dit :

      Airbus DéeSse a progressé ou, Jean-Cul? Autant que dans les slides du Lout pendant que les bons sortaient un démonstrateur Neuron dans les mêmes temps et probablement budget???

    • Jojo dit :

      « reste le clou (SCAF) là, il faut le faire ensemble, Airbus a bien progressé là-dessus  »
      Pourquoi ? Les Allemands d’Airbus ont embarqué IBM dans la partie et nous ont placé dans la main des Américains exactement comme c’est déjà le cas avec la « liaison 16 », ce qui fait potentiellement courir un risque aux armées d’Europe si les USA continuent d’être aussi versatile et qu’un adversaire puissance nous agresse avec leur blanc-sein.
      L’organisation qui était convenu au départ dérange les Allemands, mais si la France construit seul et à ses frais l’avion qui lui convient pendant que l’Allemagne fait de même de son coté, ça ne dérange pas du tout l’Allemagne que la France continue à financer le reste pendant qu’elle récolte très peu de workshare dessus en dehors des points où notre savoir faire est indispensable, qu’on ne tient aucun compte de son avis, et où elle n’aura aucun pouvoir de décision sur rien ?
      Le drone construit par airbus ne tient déjà aucun compte des besoins de l’armée française, il est énorme, cher, impossible à transporter et à lancer par un A400M, donc encore moins par un avion de combat plus petit. Ce n’est donc pas un loyal wingman.
      Le cloud qui est de loin le morceau le plus important du programme va être piloté par les Américains avec la bénédiction de l’Allemagne.
      Pour les moteurs, là où l’expertise de la France est indispensable, on peut peut-être envisager de se maintenir pour aider les Allemands à finaliser leur projet égoïste mais seulement si on est sous-traitant, qu’ils nous payent le service un prix correct et uniquement si ils n’exigent pas de transfert de technologie exubérant. Si la chose ne leur convient, ils n’auront qu’à aller acheter des moteurs sur étagère aux USA comme le font déjà les Suédois !
      La messe est dite. Pas question de continuer à payer des années sans décidé quoique ce soit et aux dépends des évolutions qui vont être vraiment nécessaires à nos armées et qui auront un cout élevé inévitable. Les Allemands ne nous donne rien et ne nous font aucunes concessions depuis des décennies alors que nous ne leur devons strictement rien, au contraire, ce sont eux qui nous doivent pour nous avoir envahi 3 fois en 150 ans et pour avoir systématiquement aspiré le budget de l’état français dans la commission européenne pour le redistribuer en fonction de ce qui leur convenait le mieux.

      • tschok dit :

        Ecoutez, Jojo, je voulais vous dire que vous pouvez compter sur moi pour transmettre vos instructions à qui de droit.

        Et je ne manquerai pas de leur faire observer qu’ils n’ont qu’à bien se tenir, les uns et les autres.

        Ca va barder !

        Nom d’un p’tit bonhomme !

    • Mad dit :

      Macron n’empêche en rien les Allemands de faire leur avion. Il ne veut juste pas être celui qui stop le SCAF. Il n’a probablement aucun problème si les Allemands disent « stop », ou si son successeur dit stop, mais il ne veut pas être celui qui le dit c’est tout. Apres tout c’est son « grand projet » européen.

  19. CD. dit :

    Il y a un flou depuis le début autour de l’arrivée de l’Espagne dans ce programme. C’est quand même la cause principale du problème puisque ça a permis à Airbus d’avoir les deux tiers du décisionnel. On comprend bien le calcul allemand. Mais comment se fait-il que l’Élysée et plus encore Dassault aient accepté une chose pareille ! Plusieurs années après ce tournant important, on cherche toujours la raison.

    • Frite1Belge dit :

      Aveuglement européiste pour l’un et un peu de naïveté pour l’autre.

    • Motus dit :

      @CD raison simple: la sacro sainte Europe de la défense.

      • tschok dit :

        Meuh non, on cherchait un troisième pour se partager le fardeau.

        Vous avez 100 euros à payer et vous êtes deux : ça vous fait 50 euros à payer pour votre pomme. Un troisième larron arrive et se propose de prendre sa part, soit 100 : 3 = 33 et des brouettes. 50 -33 = 17.

        L’arrivée du troisième mec vous fait gagner 17 euros. Voilà pourquoi vous l’acceptez. Et surtout pour une autre raison : il se trouve que les 50 euros, vous ne les avez pas… En revanche, les 33, vous les avez. Vous les avez tout juste, mais vous les avez.

        Donc, je vous garantis que le troisième homme, vous ne lui crachez pas au visage quand il ramène sa fraise.

        Après, vous pouvez toujours vous raconter le truc autrement : nos dirigeants sont des traitres, c’est l’idéologie européiste, les Allemands nous veulent du mal, etc. Laissez vagabonder votre imagination et courez après le lapin blanc si bon vous chante.

        Mais il n’en reste pas moins que le motif qui vous a fondamentalement fait accepter l’arrivée du troisième homme, c’est que vous n’avez que 33 euros en poche.

        • Motus dit :

          @tschock « Vous avez 100 euros à payer  » Avant l’arrivé de l’Espagne il n’y avait pas 100 euros à payer car dans les 100 euros il y a leur commande d’avions et du reste.

          Avant l’entrée de l’Espagne, le coût du programme SCAF était généralement estimé entre 50 et 80 milliards d’euros. Donc c’était au pire 40/40 à deux.

          Donc pour retirer 7 milliards qui seraient allé dans vos entreprises, leur bénéfice imposable et leurs salaires, cela se discute amplement.

          Ensuite loin de moi ce que vous me prêtez.

          Enfin nous pourrions avoir plus de que 33 en poche pour peu que nous arrêtions la folie budgétaire en cours. Car avec elle les 33 en poche c’est très optimiste.

    • phil135 dit :

      c’est vrai que dans la même logique on pouvait nous faire remonter Thales et Safran dans l’organigramme. et là on était à 3 sur 5…. en attendant le foisonnement

    • Fox3shooter dit :

      Les espagnols ne sont pas arrivés d’eux-mêmes mais à la demande des allemands, ça change tout si on considère l’intention.

      Évidemment à deux Ils pèsent plus dans les négociations, mais se mettent aussi l’opion publique de leur coté: Difficile pour le grand public et les journalistes de ne pas penser que Dassault veut tirer la couverture sur lui.

      Pour moi c’est plutôt à la DGA de s’expliquer par rapport à la situation, c’est à eux de donner le ton.

    • Carin dit :

      @CD……
      La raison est simple, l’Allemagne a donné des gages à mrs MACRON et TRAPPIER que malgré l’entrée de Airbus DE Espagne, Dassault resterait le maître d’œuvre…
      Et sur le papier, c’est toujours le cas… mais dans les faits, Airbus DE pesant 2 fois le poids de Dassault, exige le pouvoir décisionnaire sur les directives de Dassault.
      Ce qui en d’autres termes veut dire que Airbus DE mène la danse, mais n’assumera jamais les bourdes que cette entreprise accumule, s’empressant de désigner « le maître d’œuvre » comme seul responsable, puisque …. Maître d’œuvre.
      Cette position d’Airbus DE, pourrait forcer Dassault au « partage » des nombreuses technologies que convoite Airbus DE, qui à terme, évincera Dassault, des futurs avions de combat européens.
      Quoi qu’il en soit, dans 10 jours, on repoussera encore la date butoir, et la raison est clairement annoncée dans la liste du PDG d’Airbus DE, où il cite 3 avions, 1 anglo/italo/japonais qu’il décrit comme un gros bombardier, 1 Français, qu’il décrit comme pouvant apponter, et transportant le nucléaire, et pour finir 1 allemano/ et d’autres… qui?, de supériorité aérienne.
      Voilà le véritable problème d’Airbus DE et de l’Allemagne… son incapacité à créer un tel chasseur.
      Donc, laissons l’Allemagne continuer à repousser ses dates butoirs, et continuons à avancer sur le Rafale F5, son drone de combat, et son cloud. Pour ce qui est des forces des pays OTAN, il y a la L16, la L22, et très prochainement son cloud de combat.
      Je précise que le F35 évoluera dans ce cloud OTAN, parce que même les avions US ne parlent pas le F35.

      • rainbowknight dit :

        L’important c’est le cloud, ses performances et capacités à interagir avec d’autres. Si les allemands veulent faire voler une choucroutière , équivalente d’une couscoussière, grand bien leur fasse.
        Mais si leur choucroutière surpasse notre bel avion en terme d’efficacité  » martiale » parce qu’ils auront mis le pognon pour développer les outils alors ils auront une « bouse » volante mais rudement utile pour ce à quoi elle se destine…..

      • Philippe dit :

        @carin. « parce que même les avions US ne parlent pas le F35. » Faux, les appareils équipés de la nouvelle nacelle Sniper, ou du Legion Pod parlent parfaitement avec le F-35… Le MADL s’est déjà largement démocratisé avec les systèmes de défense aérienne US, et d’autres suivent.. Les solutions existent…

    • Ératosthène dit :

      @CD :
      « Mais comment se fait-il que l’Élysée et plus encore Dassault aient accepté une chose pareille ! »
      N’avez-vous toujours pas compris que M. Macron travaille contre la France ?
      Comment la firme Dassault pourrait-elle refuser ? Doit-elle dire « Non, je laisse Airbus s’en occuper » ?

      • tschok dit :

        Chouette, un complotiste ! Moi j’aime les complotistes.

        Ératosthène, si jamais un jour j’ai dit quelque chose qui a pu vous laisser croire le contraire, franchement je m’excuse.

        Bon, donc, si Macron travaille contre la France, ça veut dire qu’il travaille pour quelqu’un d’autre, on est bien d’accord? Mais qui ? Le suspens est à son comble, votre public exige un nom !

        Nous sommes suspendus à vos lèvres, frémissant d’impatience.

        (un jour j’ai dit cette phrase à une femme, et je crains de m’être mal fait comprendre. J’espère que vous n’êtes pas une femme Ératosthène ?)

        • Jean-Baptiste MOREL dit :

          Il travaille pour lui-même. C’est pourtant évident.

        • Ératosthène dit :

          @tschok
          Il travaille pour tous les pays étrangers, en particulier pour les États-Unis et l’Allemagne.
          Si vous me tapez votre adresse électronique, je peux vous envoyer beaucoup de documentation, mais nous sortons du cadre de ce blogue.

        • JC dit :

          Il travaille pour lui !

    • rainbowknight dit :

      A bien chercher dans le fond des poches , on pourra trouver la raison….
      Si pas de bras pas de chocolat pour d’autres c’est pas de pognon pas d’avion…

  20. Lothringer dit :

    Plusieurs sujets en 1 dans les remarques des protagonistes citées dans cet article.

    1 :
    Manifestement pour la partie subliminale aucun des 2 pays ne veut endosser la responsabilité officielle d’une rupture. Donc on fait traîner, traîner, traîner…..les choses. Après-tout, même Trump passe son temps à repousser les dates butoir de ses ultimatums.

    2 :
    Déclaration d’Airbus «Airbus n’a pas vocation à être le simple sous-traitant d’un constructeur français». Il est intéressant de comprendre que le nom de Dassault n’est pas prononcé mais la tournure « …d’un constructeur français ». On est donc bien dans la logique allemande qui consiste à refuser d’être sous un Français. On est dans la politique pure, et dans l’éternel complexe de supériorité allemand : le sentiment de « sur-homme » allemand face au « sous-homme » (Untermensch) français. Accepter d’être sous-traitant, ce serait reconnaître que dans ce cas de figure, le « sur-homme » serait Français et le « sous-homme » serait Allemand. Insupportable.

    3 :
    La vision Airbus de l’avion NGF : « …et un troisième serait un chasseur de supériorité aérienne européen auquel l’Allemagne participerait ». En fait Airbus refuse d’être sous-traitant de Dassault, et en même temps n’envisage simplement que de faire un nouveau EuroFighter (supériorité aérienne). Ce faisant il admet ainsi ouvertement être incapable technologiquement de réaliser tout seul un quelconque Super-Rafale. D’ailleurs il le dit lui-même dans son propos « …auquel l’Allemagne participerait ».

    Cependant, je suis d’accord avec Airbus sur l’aspect « ce ne serait pas la fin du monde si… » . En effet, les USA et leurs 330 millions d’habitant ont plusieurs constructeurs d’avion (Boeing, Northrop, L-M, …). L’ UE+GB avec ses 500 millions d’habitants peut également supporter 3 constructeurs d’avion. la concurrence est bénéfique. Avoir un seul constructeur en situation de monopole (…en réalité le vœux caché d’Airbus) serait une situation parfaitement délétère et source d’affaissement technologique à long terme. D’ailleurs Airbus, n’a jamais revendu les 10% qu’il possède dans Dassault malgré le conflit historique il y a quelques années autour d’un poste d’administrateur dans la société. Pour l’instant, il se contente d’être un actionnaire dormant. Mais dans l’histoire, à la fin, même « la belle aux bois dormant » finit par se réveiller, après un long long long long long sommeil.

    Je pense que la France devrait hausser le ton en exigeant la conformité du projet SCAF avec les exigences initiales ITAR-Free. Or le cloud avec participation d’IBM n’est absolument pas ITAR-Free. La France pourrait mettre l’Allemagne au pied du mur avec un ultimatum avec date-butoir rapide. Ce serait alors l’Allemagne qui serait fautive.

    • Ératosthène dit :

      « Je pense que la France devrait hausser le ton en exigeant la conformité du projet SCAF avec les exigences initiales ITAR-Free. »
      Vous êtes un doux rêveur.
      Il faut d’abord attendre que le figurant cesse son rôle de président de la République.

  21. Un civil dit :

    pas la peine de s’acharner le patient est mort

    • tschok dit :

      Oui, on le sait, mais là, on essaye de sauver ses organes.

      Il y a deux organes récupérables sur le cadavre : drone et cloud. En attendant que le camion arrive avec le bac à glaçons, on ventile le corps et on stimule le coeur, pour que ça évite de figer, mais dès que les glaçons sont là, on attaque au scalpel.

  22. G dit :

    Au moins c’est clair : « S’ils tiennent vraiment à leur histoire de porte-avions, qu’ils se le fassent tout seuls dans leur coin ».

    Le vrai problème semble être que personne ne veut être à l’origine (juridiquement parlant) de la rupture.
    Le programme SCAF peut-il continuer à « vivre » juridiquement sans aucune activité, tandis que les différents acteurs étatiques et industriels créent de nouveaux programmes en parallèle ?
    Si oui, et sachant que le ridicule ne tue pas, cela permettrait à tous de reprendre leur liberté « au sein du ménage ».

  23. Motus dit :

    « un chasseur de supériorité aérienne européen auquel l’Allemagne participerait » Avec qui? Je ne vois que l’Espagne et la Suède à la rigueur.

    En gros le plan allemand repose sur le fait qu’avec le budget allemand de la défense actuel la participation française n’est plus financièrement indispensable pour une phase de développement étalée de 2017 à 2050 et que Saab peut remplacer Dassault.

    Comme la Suède ne peut pas se rabattre sur une solution intermédiaire comme le Rafale F5, ni n’a un gros budget, elle n’a pas d’autres choix que d’accepter le rôle de pur concepteur en codéveloppement qu’a refusé de jouer Dassault.

    Par contre l’avion allemand est fait avec quel moteur? Quelle suite radar? Comment les chaines de Saab et d’Airbus défense survivent jusqu’en 2050?

    • Ératosthène dit :

      @Motus :
      Saab n’est pas un vrai constructeur.
      Il achète du matériel à gauche et à droite puis assemble.
      C’est pour cela que son avion est simple et pas cher.

      Il a par ailleurs signalé vouloir faire son avion tout seul.

      • tschok dit :

        J’aime beaucoup votre humour.

        Je n’avais jamais deviné jusqu’à présent que vous étiez un garçon aussi drôle. Et visiblement expert en aéronautique, en plus. Vraiment, bravo.

        Vous gagneriez à être connu, vous savez ?

        Laissez-moi me charger de vous faire de la publicité, vous ne le regretterez pas, je vous assure.

      • Motus dit :

        @Ératosthène merci j’ai bien rigolé

        • Ératosthène dit :

          Avis de M. chatGPT
          Différence réelle entre Saab et Dassault Aviation
          Saab (Suède)
          Modèle plus “ouvert” et modulaire :
          s’appuie fortement sur des fournisseurs internationaux
          intègre des systèmes déjà existants (moteurs, radars, etc.)
          logique de réduction des coûts et de flexibilité

          Exemple :
          le Saab JAS 39 Gripen utilise :
          moteur américain (GE)
          composants électroniques variés
          ➡️ Donc oui :
          Saab assemble beaucoup de briques existantes, mais :
          ❗ ce n’est pas juste un “assembleur”

          ils conçoivent l’architecture globale
          ils développent aussi des systèmes critiques
          Dassault Aviation (France)
          Modèle plus “souverain” et intégré :
          forte maîtrise interne de la conception
          coopération étroite avec des acteurs français comme :
          Safran (moteurs)
          Thales (électronique)

          Exemple :
          le Dassault Rafale est :
          très intégré
          conçu pour autonomie stratégique
          ➡️ Moins dépendant de composants étrangers “clé en main”

  24. Gallifet dit :

    Macron s’acharne et s’accroche, alors qu’il n’y a plus que lui qui y croit – et il n’y connait rien.
    Né en 1977, il n’a rien connu des feuilletons du marché du siècle (F1/F16), de la problématique 2000/Tornado suivie de celle Rafale/ Eurofighter … alors il a l’impression de tout découvrir. Et ses conseillers, comme lui, ne sont que des lettreux améliorés à la sauce HEC/ ENA/IEP (les écoles de la tchatche, disait-on en prépa)

    • Kobayashi Maru dit :

      Alors pour lés conseillés hors sol, qui arrivent à un poste après 10-12 ans d’études, la je vous suis. Mais « je peux pas connaître, j’étais pas né » C’est du Nabila. On appelle cela le passé et cela s’apprend. Si, si.

  25. VG dit :

    je pense que le gouvernement français sait que le SCAF est mort, mais l’admettre c’est accepter de devoir financer un programme franco français sans en avoir l’argent
    Donc plus longtemps dure l’agonie du SCAF, mieux c’est …

  26. phil135 dit :

    ça fait très acharnement thérapeutique. quant au cloud du scaf, vu la logique industrielle des allemands on peut craindre qu’ils y incluent 2 ou 3 modules clé en mains parce que ça coute beaucoup moins cher à développer comme ça. modules boites noires ? made in India ? made in USA ? ça les gène si peu sur le hard , pourquoi ça les gênerait sur le soft ?

  27. Alfred dit :

    C’est une veritable fiasco politique dont personne ne veut endosser la responsabilité, pas plus du côté Allemand que du côté Français. Le bigorneau de l’Elysee y perdrait le trône européen qu’il convoite, et Merz serait coupable d’avoir échoué a l’entuber. De la à croire qu ils parviendront a forcer Airbus et Dassault à travailler ensemble pour sauver leurs fesses, il y a comme un fossé etant donné la difference de culture et de philosophie qui existe entre les entreprises. Qu’aurait Dassault à gagner dans l’affaire, a part se faire phagocyter par Airbus et disparaitre?
    Il a au contraire tout a gagner etant donne les deboires rencontrés par le F35, en sortant rapidement le Rafale F5 et son drone ailier avant qu’un avion « européen » de 6ème generation voie le jour, _avec ou sans la participation de l’Allemagne

  28. Myshl dit :

    Merci Catherine Vautrin, quelle victoire,
    quelle vision… visionnaire…
    Dix jours de plus en moins, c’est beau le macronnerie…

  29. Olivier C dit :

    « un troisième serait un chasseur de supériorité aérienne européen auquel l’Allemagne participerait »

    Avec quels réacteurs ? Du Pratt et Whitney ? Parce que s’ils ne veulent pas faire d’avion avec la France, c’est de A à Z.

  30. Tourne Bille dit :

    « De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    Nos amitiés sont en partance
    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    La mort potence nos dulcinées
    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    Les autres fleurs font ce qu’elles peuvent […] « 

  31. Nike dit :

    Au bout de 2h de massage cardiaque il faut que le médecin se décide à pronocer la mort du patient.

  32. JC dit :

    J’espère que sa garde rapprochée veille bien sûr M.Trappier. On ne sait jamais.

    • Monsieur Schmitt dit :

      Il se passe des choses en coulisses dont on n’a pas forcément idée.
      Lagardère Père (Matra) est décédé dans des circonstances floues alors qu’il était tout juste propulsé aux commandes d’EADS, et au centre d’une lutte d’influence entre états et en contact régulier parait-il avec Jürgen Schrempp (DASA) qui représentait les intérêts allemands. À partir de ce moment la cohésion du camps Lagardère a rompu alors qu’elle formait le pilier « France » dans EADS.
      Donc J’espère aussi qu’on veille sur la sécurité rapprochée de M.Trappier

    • tschok dit :

      Deux complotistes d’un coup ! C’est ma soirée.

      Avec Ératosthène, ça m’en fait trois. Quel bol ! Je devrais peut-être jouer au loto, didon.

  33. Clavier dit :

    Ca ressemble à un dialogue entre Trump et les ayatollas, on est d’accord sur rien mais on estime qu’il faut se rencontrer quand même….perseverer diabolicum !

  34. Tomcat dit :

    Un projet d’avion qui n’arrive pas décoller c’est comique non ? Si notre Président pouvait éviter, avant de partir, de casser l’aéronautique Française comme il l’a fait avec nucléaire ce serait sympa.

  35. Dam dit :

    Ca suffit ! il faut savoir s’arrêter à un moment ! personne ne veut le Scaf hormis Macron.

    • G dit :

      Ni le mgcs, ni le pang… au moins la decennie perdue avec le scaf n’aura pas coûté trop cher, contrairement à d’autres de ses fétiches.

  36. Prof de physique dit :

    Qu’il y ait 2 projets peut amener des avantages.
    Si l’un des 2 a des soucis, subis une infestation informatique, est sensible à des contre-mesures, on a peut être une chance que l’autre s’en sorte mieux.
    Avoir 2 projets n’empêche pas d’avoir des pièces, des éléments communs.

    Quand au financement, il faut vraiment changer de gouvernance en France.
    Nous savons qu’il y a 2 sources de dépenses importantes qui nous plombent.
    1°) Les prébendes. Les salaires de centaines de milliers d’euro dans l’audio-visuel de serviteurs du régime en sont un exemple.
    2°) la prise en charge de millions de personnes venant de pays dysfonctionnant à cause de la culture de ses pays.
    Il y a aussi les subventions à caractère politique, les niches fiscales qui sont un manque à gagner.

    Dans tout cela on a de quoi se payer 2 portes-avions nucléaires, les navires d’escorte et le chasseur qui va dessus.

    Mais est-ce dans le Projet de ceux qui nous on placé le Mozart de la finance ?

    • tschok dit :

      Ah ben non, je ne le savais pas, vous me l’apprenez. A vrai dire, je pensais que les choses étaient beaucoup plus compliquées que ça. Mais s’il n’y a que deux trucs à corriger pour gagner des milliards, moi je dis banco !

      Et même super banco, comme disait Émile Franc (qui est l’inventeur du jeu qui porte son nom : le jeu d’Émile Franc).

      En tout cas, je vous remercie de m’avoir appris ces deux choses que j’ignorais. C’est grâce à des hommes comme vous qu’on maintient le niveau dans ce pays. Ne lâchez pas la barre, surtout.

    • Grotesque dit :

      Zéro sur vingt prof !
       » Nous savons qu’il y a 2 sources de dépenses importantes qui nous plombent.  » Vous savez, enfin vous croyez.
      Sur les deux supposées sources de dépenses, il n’y en a aucune qui a réellement la première place, vous le savez et pourtant vous récidivez dans ces propos outranciers et fallacieux.
      Je vais donc vous aider, en ordonnant les « sources de dépenses importantes » :
      – Fraude + évasion fiscale (jusqu’à ~100+ milliards)
      – Niches fiscales (action volontaire, environ 90 à 100 milliards € / an)
      – Économie informelle (travail au noir, entre 5 % et 10 % du PIB)
      – Inefficacités et gaspillage public (approximation difficile, dizaines de milliards potentiels) et vous remarquerez que les salaires dans l’audiovisuel c’est « peanut ».
      – Corruption, estimations : quelques milliards € par an (difficile à mesurer)
      – Fraude sociale (votre préférée, celle qui éclipse tout pour vous), roulement de tambour : la fraude aux prestations sociales : environ 3 à 5 milliards € / an. Décevant hein ? Je précise que la fraude aux cotisations (travail au noir côté employeurs) est intégrée en partie dans la fraude fiscale.

      Bon le tableau est pas le même, c’est pas faute de vous l’avoir déja dit avant, mais puisque vous persistez dans vos affabulations, il faut tout de même sortir les chiffres à un moment.

      Votre conclusion reste exacte : « Dans tout cela on a de quoi se payer 2 portes-avions nucléaires, les navires d’escorte et le chasseur qui va dessus. »

      Je sais c’est pas cool que l’état de nos finances soit dû à nos milliardaires plutôt qu’aux vilains fraudeurs de prestations sociales, c’est la réalité, à vous prof !

      • Inspection d'académie dit :

        Pour Prof de physique, peut importe la vérité des chiffres, il lui faut désigner une cible simple et facilement identifiable pour éviter le tir ami.
        En ce moment, les cibles désignées par la Bolloré compagnie, c’est :
        – l’audiovisuel publique (concurrent de cette compagnie et critique acerbe de ses méthodes anti-journalistiques)
        – les étrangers qui nous volent notre pain et violent nos filles (un classique indémodable qui fédère les bons-pères-de-famille-qui-paient-leurs-impôts)

  37. Aymard de Ledonner dit :

    Je pense que le projet est mort. Et cela fait déjà un moment que les uns et les autres le savent.
    Simplement il faut se mettre d’accord sur les modalités et la date de l’enterrement.

    Comme cela a été dit, le SCAF était un projet global, avec un avion, un moteur pour cet avion, des effecteurs déportés et un cloud. Si l’avion est sorti de ce projet global, tout doit être renégocié.

    Très concrètement pourquoi laisser MTU gagner de l’argent avec la maintenance du moteur au détriment de Safran, pourquoi laisser Airbus gérer les effecteurs alors que de très nombreuses entreprises françaises peuvent intervenir sur les effecteurs déportés (et que Airbus est le principal responsable de l’échec du projet), et la France a déjà créé un cloud pour son armée de terre, qui est opérationnel et donne satisfaction, et pourrait donc être logiquement décliné dans une version pour l’armée de l’air.
    La question majeure est celle du cloud. S’il n’y a plus d’avion en commun, la France doit avoir un rôle majeur dans le cloud et Mertz doit être capable de l’imposer à Airbus. Si ce n’est pas possible alors il faut simplement se mettre d’accord sur des interfaces de communication, comme il faudra le faire avec les anglais, et faire payer un maximum l’intervention de Safran sur le moteur. S’il y a deux avions, il y aura probablement un besoin d’un moteur plus puissant pour l’avion allemand qui sera probablement plus gros. C’est faisable un peu comme il y a un Leap B pour le 737max de Boeing et un Leap A pour l’A320neo d’Airbus mais sans accord global, les allemands paieront cette version au prix fort.

    Donc il s’agit de se mettre d’accord, ou pas, pour sauver une partie des meubles. Très clairement ce n’est en rien une chose simple et il n’est pas surprenant que cela nécessite un peu de temps.

    • jean luc dit :

      En Allemagne, le chandelier n’a pas le pouvoir d’imposer un projet à un industriel, on n’est pas en France où l’État intervient en permanence . Désoler ,mais la France est un nain economique , et politique , en 2027 il y auras peut-être un président anti-UE , anti-allemand ,pro-russes , anti -Otlan

      • tschok dit :

        Quoique Merz ne soit pas un chandelier, j’espère quand même pour les Allemands qu’il est une lumière.

        (votre correcteur automatique est parfois assez fantasque, jean luc, ça pourrait vous jouer des tours)

      • Vortex dit :

        Ah ? Parce que Macron a le pouvoir d’imposer un projet industriel à Dassault ?
        Visiblement, il y a beaucoup de choses qui t’ont échappé dernièrement…
        (PS : et la France est la 7ème puissance économique mondiale… sur 197 États, c’est pas mal ! Quant au politique, l’Allemagne n’a rien à dire … )

      • Aymard de Ledonner dit :

        « la France est un nain économique »
        Vous devriez méditer cette citation : « Tout ce qui est excessif est insignifiant ». Et potasser son auteur, Talleyrand, vous sera utile si un jour vous décidez d’avoir une stratégie pour votre pays…

        Par ailleurs L’Allemagne a certes une économie plus puissante que celle de la France mais les voyants ne sont pas vraiment au beau fixe. Votre chancelier est obligé de vendre son corps tant en Chine qu’aux US pour essayer de préserver les ventes de voitures allemandes (ce qui explique aussi les achats compulsifs de matériel militaire US) et tout cela pour une prévision de croissance 2026 à 0,5 % alors que la France table sur 0,9 %.

        En ce qui concerne les liens entre le pouvoir politique et l’économie dans le domaine militaire, l’Etat est généralement le principal client des industriels de l’armement ce qui lui donne une influence évidente. Le gouvernement allemand n’utilise pas cette influence mais c’est au détriment de l’efficacité de l’armée allemande et de la bonne gestion des finances. Le Royaume Uni dépense plus pour son armée que la France. Je ne pense pas que l’armée du RU soit plus efficace que l’armée française. Talleyrand a là aussi une remarque pour vous « Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l’État les fait mal. »

      • Nimbus - parfois cumulo dit :

        Chez nous, nous n’avons plus de chandelles ni de de chandeliers depuis longtemps ; et les personnes utilisant une chancelière pour se réchauffer les pieds sont devenus heureusement très rares… même dans nos campagnes les plus reculées.
        Quand donc renoncerez-vous enfin à vos manifestations écrites constantes d’ultracrépidarianisme ?

  38. Qui ça ? dit :

    Je pensais que les Allemands auraient au moins l’élégance d’attendre le départ de l’actuel locataire du palais de l’Élysée pour acter définitivement du désaccord sur le SCAF. Mais visiblement, ils sont trop impatient pour ça …

    PS: hors sujet, mais encore un rebondissement pour le renouvèlement des avions de chasse au Pérou, puisque le pays vient de décider d’annuler sa commande de F-16, s’attirant ainsi les foudres trumpiennes.

    • jean luc dit :

      c’est une question de Budget 2027 que le gouvernement prépare, car ici ils travaillent les ministres, moi je trouve que Merz est trop gentil, si c’était Boris Pistorius, il aurait fermé le dossier depuis longtemps, car luiméne les réformes de l’armée aux pas de courses

    • Minou danois dit :

      PS: hors sujet, mais encore un rebondissement pour le renouvèlement des avions de chasse au Pérou, puisque le pays vient de décider d’annuler sa commande de F-16″ Et bien non, vous êtes effectivement hors sujets…

  39. Wagdoox dit :

    Ainsi que prédit la blague continue.
    Et on rigole toujours plus.
    Le chasseur français doit tourner autour des 13 tonnes
    Les chasseurs Anglo-jap-it 18 tonnes.
    Au vu des commentaires allemands leur chasseur serait plus lourd que le français mais moins que l’anglais disons 15 tonnes (je parle a vite bien sûr).
    1) on s’était mis d’accord pour un 15 tonnes entre allemand et français donc le problème n’existe pas.
    2) 2 tonnes de différences c’est pas grand chose, ça justifie absolument d’avoir un autre avion, ça sera un pareil très clairement concurrent du chasseur français.
    3) même le cloud sera intégré au f35 allemands, donc pas vraiment souverain.
    Macron continue de jouer la montre comme pour tout le reste pour ne pas avoir à affronter les résultats de sa politique plus que quelques mois.

    • tschok dit :

      Vous avez compris qu’il n’est pas rééligible, où il faut que j’insiste au pied de biche pour que ça rentre ?

      Bref, il se fout d’avoir à affronter les résultats de sa politique dans quelques mois, que ce soit devant ses électeurs ou non (et là, ce sera non) ne serait-ce que parce qu’on lui a, dès les premiers instants de son premier mandat, toujours reproché ses moindres actes. Donc, faire face aux critiques, le mec n’en est plus là après 10 ans de pouvoir, il s’en balance. Ca fait près de 10 ans que tous les jours le mec se boit son bol de vomi, comme disait Sarko, alors, un de plus ou un de moins ça ne lui change pas la vie.

  40. albert dit :

    Ca sert à quoi de faire durer et encore durer et encore durer les choses. C’est mort, tout le monde le sait, les allemands ne veulent pas travailler sous la maitrise d’oeuvre française. N’ont ils toujours pas compris cela ? le smacronistes n’arrive pas à comprendre ce que tout le monde a compris, que le couple franco-allemand cher à Mitterand et Chirac est mort et enterré depuis 20 ans, parce que les allemands veulent diriger l’europe et ne supportent pas un leadership français quel qu’il soit. C’est du sabotage pur et simple.
    On perd du temps, on perd de l’argent, et on rpend du retard sur le programme Tempest qui avance bien.

    De même il faut arreter en France aussi cette doctrine qui veut qu’on ne peut plus rien faire seul, qu’il faut obligatoirement des partenaires. Pourtant Turquie ou Corée du sud, arrivent à faire seul des programmes militaires ambitieux comme un avion du 5e Gen. Meme la russie, avec un budget militaire équivalent au notre avant la guerre d’Ukraine arrivait à produire seul le Su-57.
    On l’a montré avec le rafale, etre seul est parfois plus rapide, plus économique et plus efficace qu’un avion en coopération où les décisions, partage de tache, besoin et compétences sont plus complexes à gérer.

    Lachons le SCAF, dan sun premier temps continuons le rafale F5 qui sera exportable, alors que les avions de 6e Gen seront trop cher pour espérer en vendre et le rendre rentable. Par la suite, il faudrait envisager un Rafale 2.0 furtif, compatible avec le systeme SCAF. Moins ambitieux et moins cher mais tout aussi efficace. Il est vrai que le gros point faible du Rafale c’est son manque de furtivité, meme si les radars modernes et futurs seront de plus en plus efficace contre la furtivité

  41. Tintinpayeur dit :

    Conclusion, le chasseur bombardier furtif de classe F15 de sixième génération sera anglo italo japonais.
    Le chasseur léger furtif de sixième génération sera Allemand avec une grosse coopération suédoise.
    S’il reste des sous, la France fera un machin de sixième génération de 1.2 fois le poids d’un rafale et 1.4 fois plus grand pour faire un chasseur bombardier embarqué limité par une puissance maxi de ses moteurs à 2 x 9 tonnes.
    Vues les difficultés à venir pour terminer le porte-avions NG, ce futur avion n’est pas prêt de voler.
    Pas gagné.

    • tschok dit :

      Nan, c’est plutôt une question de pognon : financer le Rafale F5 + le SCAF en solo, ça fait beaucoup pour un pays criblé de dettes, dont l’économie décline doucement, alors que son modèle social s’effondre. Et en plus, il y a des tas de trucs à financer au même moment, vu qu’on a passé notre temps à repousser la modernisation de l’armée à plus tard depuis près d’un quart de siècle, donc en gros tout part en sucette au même moment.

      Et nous, on court après notre pognon pendant ce temps-là, et l’Etat nous court après pour nous faire raquer toujours plus de pognon en impôt. Il n’y a que les sangliers à qui on fout la paix dans ce pays, paraît qu’il y en a de trop et que ça fait du grabuge.

      Et aussi, l’autre truc qui est terrible : les papys doomers. Il y en a de plus en plus. Affreux.

  42. Jojo dit :

    Dès le départ l’embryon de cette chimère n’était pas viable. Maman France avait déjà cédé beaucoup trop aux désidératas de Papa Allemagne. Achevez la donc cette pauvre bête, c’est devenu un crève-coeur d’une cruauté sans nom de la regarder agonir continuellement depuis des années. Parfois un bon avortement vaut mieux qu’une euthanasie après dix ans de vie opérationnelle bancale et des milliards d’euros gaspillés en acharnement thérapeutique.

  43. Velk dit :

    Traduction des demandes de Airbus DS :
    « On fait des avions séparés » = on vire Dassault du SCAF.
    « On peut continuer a collaborer sur les autres piliers = Il faudrait que Thales et Safran nous aident à développer notre avion.
    « L’important, c’est le cloud de combat » = On garde juste ce qui est sous leadership allemand et on vire ce qui est sous leadership français.

  44. Rogger dit :

    bonjour. il est clair qu’ils n’est plus possible d’envisager de construire un seul avion. Maintenant si nous acceptons la solution à deux appareils, chacun devra être responsable de son prototype. Le but étant que les avions ai un maximum d’éléments en communs sans qu’il soit identique et encore moins concurrentiel…
    Nous devons ( français et allemand) développer le clouds de combat qui devrait être commun à tous les appareils européens… Espérons que nous trouverons un compromis acceptable pour tout le monde…
    Ensemble nous somme plus forts…

  45. jean luc dit :

    Le PDG d’Airbus Defence and Space, Michael Schöllhorn, estime qu’il est envisageable de faire progresser le développement de trois avions de chasse différents en Europe. Concernant les avions de chasse de sixième génération, les États-Unis en construisent actuellement trois ou quatre, tandis que la Chine en développe trois, a-t-il déclaré aujourd’hui lors d’une table ronde au salon de Hanovre.

    « Ce ne serait pas la fin du monde » si trois avions de chasse très différents, pilotés ou non, étaient construits en Europe, a affirmé M. Schöllhorn. L’un d’eux, a-t-il expliqué, serait le GCAP, un projet britannico-japono-italien, « presque aussi imposant qu’un bombardier ». Un deuxième serait un avion français embarqué, capable d’emporter une arme lourde pour la dissuasion nucléaire, et un troisième serait un avion de supériorité aérienne européen auquel l’Allemagne participerait. De nombreuses technologies pourraient être utilisées dans ces différents concepts d’avions de chasse, a ajouté le PDG d’Airbus Defence and Space. Ces différents appareils devraient ensuite être interconnectés via un système de commandement et de contrôle en nuage pour les opérations aériennes.

    Airbus s’est lancé dans le projet FCAS (Future Combat Air System), qui comprend notamment un avion de chasse et un système de combat aérien, dans le cadre d’un projet européen de coopération. L’objectif initial n’était pas de devenir fournisseur d’un constructeur français, a souligné un responsable d’Airbus. Si le leadership est indispensable à un tel projet, un partenariat sur un pied d’égalité s’avérerait impossible, il faudrait alors retirer l’avion de chasse du projet FCAS et le développer séparément, a déclaré M. Schöllhorn. Il s’est dit confiant quant à l’existence d’un « FCAS européen » auquel participeraient tous les partenaires, y compris les Britanniques.

    Le projet franco-germano-espagnol FCAS se trouve actuellement à un tournant décisif. La presse a en effet rapporté l’échec de la dernière tentative de médiation la semaine dernière. Handelsblatt a été le premier journal à faire état de cet échec. La médiation visait à trouver une solution concernant la répartition des tâches entre Dassault et Airbus Defence and Space. Contrairement aux accords initiaux, Dassault exige une part nettement plus importante du travail sur le chasseur FCAS.

    Cela signifie que la décision concernant l’avenir du projet reposera vraisemblablement une fois de plus entre les mains du chancelier Friedrich Merz et du président français Emmanuel Macron.

    article traduit de Harpunk https://www.hartpunkt.de/schoellhorn-sieht-raum-fuer-drei-kampfflugzeuge-in-europa/

  46. Marty dit :

    Ni Berlin et ni Paris veulent être celui qui va annoncer le premier la décision de se retirer du projet 6eme génération. Pendant ce temps… Dassault Aviation, Thalès et Safran avancent.

  47. Ératosthène dit :

    Airbus est normal.
    Ils ont commencer à manger le programme en faisant venir l’Espagne, ils n’ont pas su s’arrêter, comme quelqu’un qui gagne au casino ou qui envahit l’Europe. Maintenant, ils sont dans la m.. et ça ne nous regarde pas.

    En fait, cet acharnement thérapeutique est peut-être bien, car les Allemands patinent pendant que Dassault continue à faire évoluer son Rafale qui petit à petit s’approche du SCAF.

    • jean luc dit :

      Moi je m’inquiète pas pour les Allemands, eux ils avancent en silence ,les français ont la réputation d’être des grande gueules .

      • Nimbus - parfois cumulo dit :

        Réputation hautement justifiée mais pour les Allemands lorsque l’on se retrouve dans un lieu de vacances avec eux. Braillards et intempérants.

      • Ératosthène dit :

        @jean luc :
        Alors quels sont les pays avec les quels vous pourriez peut-être éventuellement, si possible, dans la mesure du raisonable, coconstruire un appareil ?

    • rainbowknight dit :

      Les Allemands auront probablement un SCAF ou autre appellation avant les Français. Sans doute pas un « produit » made in Germany mais plus sûrement made in USA ou United-Kingdom….
      Cela fermera la porte d’un grand marché à l’avionneur français et laissera la porte ouverte à une nouvelle saga …. on se rappellera les critiques et interrogations qui prévalaient avec les Mirage2000 et Rafale avant que ceux-ci ne connaissent un véritable succès commercial.
      En croisant les doigts pour que le SCAF français soit lui aussi plébiscité mais pas trop tardivement quand même…. les caisses sont vides , les gabegies passées de mode ( furtif ou pas).

  48. Arnaud dit :

    J’ai pleine confiance envers Macron pour réussir à saboter l’industrie aéronautique. Il a pleinement réussi pour le nucléaire ( Fesseinheim, Alstom….)

  49. Chill dit :

    Cette insistance est ridicule !

  50. Sli dit :

    Le clou de combat ? il n y a pas le marteau qui va avec ?

  51. Thomas dit :

    Allez,
    On se prend à espérer que notre PR joue la montre non par tropisme européen, mais bien pour que la team Rafale avance sur le F5+effecteurs+cloud français, tandis que nos voisins piétinent et oeuvrent à leur VassalCloud IBM, juste petit retour de baton…

    L’espoir fait vivre haha

    • jean luc dit :

      Même dans l’éventualité d’une demande directe des autorités américaines (comme sous une administration Trump), IBM Deutschland a structuré sa solution Sovereign Core pour que la réponse soit techniquement et juridiquement « nous ne pouvons pas » plutôt que simplement « nous ne voulons pas ».
      Voici pourquoi IBM Deutschland pourrait se retrouver dans l’incapacité de livrer vos données :
      1. L’incapacité technique (Le « Zéro Savoir »)
      Avec Sovereign Core, la souveraineté est inscrite dans l’architecture même du logiciel, et non seulement dans un contrat.

      Clés de chiffrement client : Les clés de chiffrement et la gestion des identités restent exclusivement sous le contrôle du client, dans ses propres limites juridiques (en Allemagne).
      Pas d’accès « backdoor » : IBM ne possède pas les clés. Si une injonction américaine arrive, IBM pourrait techniquement remettre des données, mais celles-ci seraient indéchiffrables et donc inutilisables pour les autorités américaines.

      2. Le contrôle opérationnel local
      Contrairement à un Cloud standard où l’administration peut être faite depuis les États-Unis, Sovereign Core propose un plan de contrôle opéré par le client :

      Les opérations, le logging et la télémétrie ne sortent pas de la zone souveraine.
      IBM Deutschland peut s’appuyer sur des partenaires locaux (comme Computacenter en Allemagne) pour opérer l’infrastructure, créant une barrière supplémentaire vis-à-vis de la maison-mère américaine.

      3. La défense juridique (Le conflit de lois)
      Le CLOUD Act américain crée un conflit direct avec le RGPD européen.

      IBM a pris l’engagement public de contester systématiquement toute demande de données de clients européens par le gouvernement américain.
      Elle soutient que les autorités américaines n’ont aucune juridiction sur ses entités basées en Europe pour les données de contenu des clients.

      En résumé
      Si le gouvernement américain exigeait des données :

      IBM contesterait la demande devant les tribunaux.
      Même en cas d’échec juridique, si vous utilisez Sovereign Core correctement, IBM n’aurait pas les moyens techniques (clés de chiffrement) pour accéder au contenu de vos données.

      C’est cette combinaison de chiffrement dont vous gardez les clés et de logiciel « air-gapped » (isolé) qui constitue la protection la plus forte contre une saisie extraterritoriale.

  52. Eole dit :

    N’est-ce pas Aristophane qui a dézingué Socrate dans sa pièce « les Nuées »? Rassurez-vous, je ne vois pas Macron avaler sa coupe de cigüe… Il est évident que, de nos jours, nos nimbus politiques sont particulièrement vaporeux.

    • rainbowknight dit :

      « avaler sa coupe de cigüe » , vous trouverez toujours un gueulard pour hurler « y’en a marre des privilèges, moi aussi je veux boire »… il faut rester sobre , les finances l’exigent.

  53. jean luc dit :

    moi, je ne m’inquiète pas pour les Allemands, je sais qu’ils feront un avion, quand à la France en 2027 il y a les élections en fonction du président, pas sûr que la France trouve des prêteurs internationaux pour financer sa dette . Et dans ce cas ???????

    • JC dit :

      C’est gentil de t’inquiéter pour les français. Ce serait bien que tu nous laches la grappe.

    • Vortex dit :

      MDR !
      France = too big to fail …
      Si la France tombe, c’est l’UE qui tombe.
      Il y aura toujours des prêteurs.
      Malgré sa dette, la France est solvable.
      Cesse donc de vivre avec de faux espoirs, tu te fais du mal…

  54. jean luc dit :

    il y as du rififi avec le contrat des 114 rafales pour l’inde qui menace de rompre les négociations ,les indiens réclames les codes source du rafales . l’appétit vient en mangeant .

    • Vortex dit :

      C’est bien ce que je te disais il y a quelques temps :
      les codes source = ligne rouge !
      Comme pour les Allemands, Dassault ne va pas leur donner le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière…

    • bonnechancemonpapa dit :

      EDF a vendu 2 réacteurs nucléaires EPR à la Chine au début des années 2000. Résultat, ils ont copié la technologie (et l’ont un peu améliorée au passage) et fabriquent maintenant des réacteurs quasi identiques pour 2x moins cher. Et en plus, ils reconnaissent que s’ils y sont parvenus, c’est grâce à la France. Merci qui?

      Dassault a raison de ne pas céder. On verra avec les Indiens, mais ils sont sous pression pour remettre IAF à niveau et il n’y a pas beaucoup d’options autres que le Rafale, dont ils possèdent déjà une soixantaine d’exemplaires.

      Bien sûr, ils peuvent se tourner vers le F35, mais ils ne disposeront pas plus des codes source.

  55. jean luc dit :

    Voici la preuve https://lessentieldeleco.fr/6645-rafale-pourquoi-paris-refuse-de-livrer-le-code-source-a-linde/ . Travailler avec l’Inde, c’est donner les plans aux Russes. le contrat ou les codes, joli chantage, en plus les Indiens voudraient rentrer dans le Scaf, .

  56. Rooster33 dit :

    L’europe, l’europe, l’europe. C’est une pathologie chez certains

  57. Rooster33 dit :

    Le pire dans cette affaire c’est que l’on a oublie le but du SCAF. Avoir une avion pour notre défense !!! Non non ce qui compte c’est L’EUROPE. Faut imposer l’idéologie quitte a tout faire foirer.