Le ministère des armées a lancé le programme ADAPT pour remplacer les drones tactiques Patroller

Dix ans après avoir fait l’objet d’une commande notifiée à Safran par la Direction générale de l’armement [14 exemplaires et 5 stations de contrôle] pour 330 millions d’euros, maintien en condition opérationnelle [MCO] pendant douze ans compris, le drone tactique Patroller va être finalement abandonné par l’armée de Terre.
Confirmée par le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, cette décision n’est pas surprenante étant donné que le Patroller était en sursis depuis plusieurs mois.
Ayant pris du retard après la perte d’un appareil lors d’un vol de réception, en décembre 2019, ce programme semblait avoir été remis sur de bons rails après plusieurs campagnes d’essais concluantes. D’ailleurs, quatre ans plus tard, la Grèce commanda quatre exemplaires du Patroller, lequel venait alors d’être certifié par la Direction générale de l’armement.
Seulement, c’était sans compter sur les tracasseries auxquelles ce «drone de commandement» [comme l’avait décrit l’armée de Terre] fut confronté en France. «Le Patroller est en capacité de voler, mais pas au niveau d’exigence technique» requis, avait expliqué le colonel Pierre-Yves Le Viavant, alors chef de corps du 61e Régiment d’Artillerie [RA], au Journal de la Haute Marne, en mai 2025. Et cela principalement à cause de contraintes administratives et réglementaires.
Et puis la guerre en Ukraine démontra que les chances de survie d’un drone de cette envergure [18 mètres, pour une longueur de 8 mètres et une masse de 1,5 tonne] étaient des plus réduites, notamment dans un environnement saturé de moyens de brouillage et de détection.
Cependant, de par sa portée [150 km, 450 km avec des relais] et ses capteurs [radar PicoSAR AESA, boule optronique Euroflir 410, charge de guerre électronique, nacelle de désignation laser], le Patroller était censé apporter des capacités indispensables à l’armée de Terre, en particulier pour collecter du renseignement dans la profondeur tactique d’une division. Voire aussi de lui permettre de se réapproprier certaines, perdues après le retrait du Cougar HORIZON [Hélicoptère d’observation radar et d’investigation sur zone].
Le projet d’actualisation de la LPM 2024-30 évoque l’acquisition de 40 systèmes de drones tactiques [SDT et SDT légers]. D’où l’appel d’offres que la Direction générale de l’armement vient d’émettre pour se procurer une «capacité initiale de drone d’appui dans le profondeur» au titre du programme ADAPT.
Le montant de l’accord-cadre qui sera notifié à l’industriel retenu est de l’ordre de 150 millions d’euros. Cette somme comprend la livraison de cinq premiers systèmes, la formation des opérateurs et un soutien initial pendant deux ans. «D’éventuels systèmes supplémentaires pourront être commandés au cours de la période 2026-28», est-il précisé dans l’appel d’offres.
Dans le détail, un système «ADAPT» se compose d’une station au sol « contenant a minima une console de pilotage et une console d’exploitation des charges utiles et ses éléments antennaires déportables» et deux drones. Ces derniers devront emporter une charge ROIM [Renseignement d’Origine Image] associée à un désignateur laser et un radar SAR/GMTI [Synthetic Aperture Radar/Ground Mobile Target Identification] pouvant détecter et suivre une cible à une distance d’au moins 20 km ou une capacité ROEM/GE [Renseignement d’Origine ElectroMagnétique/Guerre Electronique].
Chaque drone doit avoir une endurance de 14 heures et pouvoir être mis en œuvre depuis une piste sommaire d’une longueur inférieure à 400 mètres. Leur portée n’est pas précisée.
Visiblement, il s’agit d’aller vite. Les candidats potentiels ont jusqu’au 15 mai pour remettre leurs propositions à la Direction générale de l’armement. Et la «livraison de l’ensemble des cinq systèmes est attendue au maximum trois mois après la notification de l’accord-cadre», est-il précisé dans le texte de cet appel d’offres.
Photo : Patroller / Safran





Décidément il y a du mieux.
Particulier de voir certains se réjouir d un échec couteux qui sera remplacé par un système inférieur.
@dolgan je suis content que l’on prenne acte de cet échec et qu’on ait le budget pour ne pas conserver un matériel qui ne fait pas l’affaire.
comme le futur AArok?
Par exemple, si il aboutit à quelquechose.
Le fameux drone piloté par un humain, sans le moindre système militaire?
Rhooooo…. c’est meugnon ! L’Helbète lance sa petite crotte en ignorant que les premiers vols de certains drone ( en fonction du tonnage), un pilote est obligatoire !
Il ignore la réglementation de la DGAC !
Mais d’ailleurs, c’est quoi la DGAC ?
Kékeucé kcette chose là ? Hum ?
Heureusement que les ukrainien ne nous pas attendu. La durée de vie de conception est de quelques mois alors que avec nos procédures c’est en année. Sans parler de l’Eurodrone
Les Ukrainiens ont quoi de similaire?
ou du neurone qui a 14 ans de développement (2012-2026)
Tout comme le char FT17 a 110 ans de développement. Le Neuron n’est plus en développement depuis des lustres.
@jean luc le programme Neuron a cessé il y a dix ans et son développement était achevé en 2012. Vous faites du NRJ a répéter constamment d’énormes conneries de ce type.
Naaaan, mais vous suivez pas…
Et vous étalez votre ignorance crasse…
nEUROn est un démonstrateur. Le programme est arrêté officiellement depuis plus années.
L’UCAV de combat devant accompagné Rafale F5 bénéficiera du développement du nEUROn, mais serait différent, ne serait-ce que par la taille, la capacité d’emport, la motorisation, etc.
Bref, un nouvel appareil.
Sinon, des nouvelles du drone allemand Barracuda ?
Ça fait 25 ans qu’il est en développement, et nous n’avons toujours pas vu passer de déclaration sur son abandon officiel ?
Et votre EuroHawk ? Ah oui, échec ?
Et l’Eurodrone sous maîtrise d’Å“uvre allemande ? Ah oui, toujours à la ramasse…
Alors vous avez raison : continuez d’acheter des drones US, eux, ils savent faire. Et y coller dessus un badge « Made in Deutchland  » est dans vos cordes.
Jean Luc, Jean Luc… raconter n’importe quoi avec une telle constance et une telle imagination, Ã ce stade, c’est de l’art.
Vous êtes disponible vendredi soir ? C’est pour un dîner.
Le Neuron est un démonstrateur d’UCAV.
Un démonstrateur n’a pas vocation à être industrialisé et construit en série.
D’ailleurs, le Ministre de la Défense disait, le 13/01/2004 : « Le démonstrateur d’UCAV ne préjuge pas de programmes d’équipement ultérieurs. »
Vous êtes affligeant de connerie.
Toujours à défendre GrossDeutscland, c’est touchant. Mais le développement du Neuron s’est bien déroulé dans les délais et l’enveloppe impartis. Le Neuron, symbole d’une Europe qui fonctionne très bien sans votre pays
@frit1belge. »Le Neuron, symbole d’une Europe qui fonctionne très bien sans votre pays ». Programme purement expérimental, sans avenir commercial et industriel… Cela réduit très fortement les contraintes par rapport à un programme opérationnel…
« ou du neurone qui a 14 ans de développement (2012-2026) » Véhicule expérimental, un proto en fait! Mais je suis persuadé que la « grôônde » Allemagne l’aurait développé en moins de 3 semaines, nessspas?
En attendant….
« À la suite de la nouvelle LPM 2024/2030, Le ministre français de la Défense Sébastien Lecornu a déposé un amendement visant à développer un drone qui accompagnera le Rafale F5. Il sera basé sur les technologies du Neuron[ »
Les « briques » sont là , reste à édifier le mur!
Le neurone, c’est dans le cerveau que ça se trouve.
Le Neuron, c’est plutôt chez Dassault.
@1PourAvis. Il faut arrêter de fantasmer un peu avec l’Ukraine.. Ils sont en guerre depuis 4 ans, et cela simplifié beaucoup de choses en termes de développement… Et surtout, il gaut arrêter de croire que tout ce qu’ils ont développé depuis le début du conflit n’est issu que de leurs concepteurs/ingénieurs. Ils ont reçu une aide massive matériel/ composants/ technologie/ingénierie de la part de leurs soutiens occidentaux.. Et cette aide continue. Tout comme.ils continuent à acheter en Occidents des munitions rodeuses, des drones et d’autres matériels qu’ils ne sont pas capables de faire eux-mêmes..
si la France les retire du service, elle peut les donner a l’Ukraine qui sera les adapter selon ses besoins.
On peut s’en servir pour traquer les grands malades sur la route, tirer le portrait de ceux qui veulent cramer les flics dans leurs voitures lors d’émeutes (Sainte-Soline par exemple) et dans plein d’autres cas.
Le Pastropà l’heure avait quand même l’avantage d’avoir des systèmes de vision au top et être qualifié pour emprunter les couloirs aériens civils (ce qui a d’ailleurs engendré d’énormes surcoûts).
Oui, les systèmes qui ont déjà été livrés peuvent utilement être employés pour des missions sur le territoire national, ou pour des opérations dans des contextes de basse intensité. C’est du bon sens.
Qui « sera » les adapter : le verbe être n’a rien à faire ici.
Qui saura les adapter : le verbe savoir est légitime ici.
Heureusement que le drone « Pas trop à l’heure » s’est crashé pendant le vol de réception alors que les petits fours étaient déjà servis pour son arrivée : ce n’est pas l’armée qui a payé pour trouver l’erreur.
https://www.laprovence.com/article/papier/6235075/les-causes-du-crash-du-drone-toujours-secret-defense.html
Il a été établi par la suite que cet accident avait été causé par un défaut identifié au niveau d’un calculateur de commandes de vol américain.
Calculateur US, plate-forme allemande…
Fallait se débarrasser de ce truc là …
Aarok et Enbata feront l’affaire.
Choix français. La plateforme n’a rien de problématique.
C’est un « Motoplaneur » qui est piloté par un humain à la base. Cet aéronef fonctionne très bien.
Et l’Aarok dans tout ça? Pour le moment, c’est un avion sans système militaire, piloté par un humain dans l’avion. L’idée de l’Aarok comme solution miracle est bizarre. Surtout avec sa conception très visible au radar.
L’Enbata semble bien plus pertinent, et il est conçu par une entreprise bien plus pertinente dans le domaine.
>> La plateforme n’a rien de problématique
Oh que si. Et je ne parle (même) pas de son origine Allemande mais de ses caractéristiques techniques pour un usage militaire
Visiblement, le cahier des charges est taillé pour de l’existant : Un achat « sur étagère » en respectant les procédures administratives (accélérées).
Aarok ?
https://youtu.be/2n0e4qgswOk?is=UtmZp9JrO1Y-lX16
L »Aarok c’est un drone male ç’est pas du tout la même catégorie, c’est comme comparer un Citroen AMI avec un Renault Scenic (dans le sens inverse).
Un mix Aarok + En batailles aurait de la gueule…
https://opexnews.fr/drone-male-enbata-aura-aero/
P’tain de correcteur automatique !
Enbata !
Comme vous dites.
Il est dit « achat sur étagère ».
L’AAROK est un produit qui est encore dans une phase de développement qui devra passer par la longue procédure de fiabilisation, de modifications, de certifications.
On cherche un drone qui est déjà prêt aujourd’hui par un énième truc
les spécifications semblent en phases avec le drone de survey copetr lui même choisi par l’Europe comme pate forme d’essais
les US auraient perdus au dessus de l’Iran 24 reaper en 40 jours, les gros drones volants à 4000m (MALE) sont des cibles faciles, les ukrainiens estiment que les drones de plus de 25kg n’ont plus lors place dans leurs conflits hors maritime
Les US ont massivement utilisé les drone male au dessus de l Iran, ce qui prouve leur utilité…
@dolgan. Oui, mais tout le monde ne peut pas se permettre d’en perdre autant.. Et l’US Air Force n’en commande plus et n’en commendera pas pour les remplacer.. Les remplaçants sont à l’étude.. Le RQ-180 a également été utilisé…
N’en commandera pas, des Reaper bien sûr..
@penandreff. »les ukrainiens estiment que les drones de plus de 25kg n’ont plus lors place dans leurs conflits hors maritime ». C’est faux, et ils font eux-mêmes des drones plus lourds que 25 kilos. Et surtout, surtout il faut arrêter de généraliser et de faire du conflit, guerre de tranchées ukraino-russe le modèle unique des guerres de demain…
Pour survey copter, son partenariat avec l’Europe n’est pas en phase avec ce programme. Le groupe a reçu 1 million pour concevoir sur 48 mois un drone multi-mission.
Ici le minarm cherche un drone déjà existant et livrable 3 mois après la signature du contrat (ouvert à toute l’UE).
Quant à son Aliaca, il entre plus dans le segment du mini drones que pour les besoins de ce contrat.
Pour rappel, l’autre marché de drones en cours pour du nano (type black hornet), micro (type FPV moins de 2,5kg) et du mini (qui peut aller jusqu’à 150kg…).
« n’ont plus lors place »
N’ont dès lors plus leur place.
Pour pouvoir voler chez nous, hors zone de guerre, ce drone devait respecter un minimum de règles de circulation aérienne. Et ça, l’AT n’en voulait pas, et croyait pouvoir s’en affranchir.
Il y a des espaces vides en France :
https://www.challenges.fr/entreprise/drones-en-retard-la-filiere-francaise-reclame-une-zone-de-tests-longue-distance_847567
Le droniste TEKEVER ne s’y est pas trompé !
https://www.leparisien.fr/lot-46/la-souverainete-industrielle-nest-plus-une-option-lentreprise-tekever-produira-ses-drones-de-defense-au-coeur-du-lot-05-02-2026-XTQ6TTGA7JAWTMKIJKZYBKVMWE.php
L’armée de l’air et de l’espace préfererait son terrain de jeu en Aquitaine :
http://www.paxaquitania.fr/2023/06/la-france-va-t-elle-enfin-faire-voler.html
@adnstep,
Conservatisme pur ?
En effet, on peut facilement se représenter qu’un tel drone engagé dans des vols de patrouille disons à l’est et au nord de l’Europe aurait dû survoler certains pays sans forcément pouvoir s’affranchir des règles de circulation aérienne civile.
Cela a forcément une conséquence sur l’équipement et les procédures opérationelles d’emploi …
La Gréce n’était pas censé en prendre également ?
Encore du gaspillage..
L’altitude de patrouille n’est pas précisée.
Il faudra bien veiller à l’avenir à informer l’ennemi de nos contraintes administratives et réglementaire…sinon c’est tricher!
Nos contraintes administratives et réglementaires.
après 10 ans d acharnement programmateur, on a fini par faire preuve de bon sens
moi j’avoue ne pas trop comprendre le sujet.
on en a pas commandé donc et on en a pas à cause de quoi?
Des normes à la con qui empoisonnent les industriels, qui les mettent en échec donc?
Quid du drone américain reaper lui ?il a tout ou on lui pardonne certaines lacunes normatives?
Qu’ils soient pertinents ou pas on nous explique que bcp de gros drones sont tombés durant les derniers conflits, bah oui et alors s’ils donnent des informations et du renseignement sans perdre d’hommes c’est pas mal non?
Bon courage à l’aarok.
Et enfin qui fabrique ces drones et qui sont déjà qualifiés pour voler en France ?
merci de vos réponses
On a voulu un drone de génération n+1 par rapport au reaper. Capable de s insérer dans l espace aérien civil, c est cette difficulté qui a posé problème.
AArok et les autres sont moins ambitieux.
L’histoire ne dit pas quelle fraction des 330 millions d’Euros ont été dépensés dans ce programme, sans compter la formation des opérateurs du 61°RA et la perte sèche relative à son non-emploi opérationnel.
On espère juste que tout n’a pas été payé en poure perte par le MinArm ..
SAFRAN a encaissé, c’est l’essentiel, pour continuer à investir dans son avenir…
https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/allier/montlucon/300-recrutements-une-production-multipliee-par-quatre-en-quatre-ans-l-usine-safran-monte-en-puissance-dans-l-allier-3336404.html
+1 adnstep… Au moins ce n’est pas aussi pire que le fiasco du global hawk allemand qui a coûté 1 milliard d’euro pour s’apercevoir la aussi, que l’appareil n’était pas suffisamment conforme a la réglementation (qui existe pour garantir la sécurité du trafic aérien) pour évoluer dans un espace aérien aussi dense que le ciel européen…
Pourtant, les RQ-4 de l’OTAN y évoluent…
Le fiasco de l’Eurodrone va rapporter des milliards d’euros pour aucune production à l’entreprise.
https://www.avionslegendaires.net/2026/04/actu/la-france-a-t-elle-tue-leurodrone/
De l’argent public « magique » ventilé aux copains…
Ce n’est pas aussi mauvais que.
« Pire » signifie « plus mauvais ». Écrire « aussi ‘pire’ que » reviendrait à dire « aussi plus mauvais que ».
Mauvais > Pire.
Mal > Pis.
Bon > Meilleur.
Bien > Mieux.
« 1 milliard d’euro »
Si vous ne faites pas suivre « un milliard » d’un nom au pluriel, on se demande à partir de combien vous marquez le pluriel (en français, c’est à partir de deux inclus).
Un milliard d’euros.
1 000 000 000 €.
Certes, sur nos billets de banque, le mot « euro » ne porte pas de « s », mais c’est pour une raison d’harmonisation typographique entre les différentes langues européennes (pour rendre cela syntaxiquement à peu près cohérent, on considère que, sur les billets, le terme « euro » est quasi-équivalent au symbole « € » et qu’en tant que quasi-symbole on admet qu’il soit invariable dans ce cas).
Mais en dehors de cette exception, les noms des monnaies sont des noms communs qui s’accordent normalement au pluriel quand il sont écrits en toutes lettres, ce qui est valable pour l’euro : un euro, des euros.
On a toutes les briques technologiques pour concevoir un drone d’attaque mais Safran n’a pas réussi à rendre opérationnel un p’tit drone sur la base d’un motoplaneur et de sous systèmes étrangers , ne serait-ce pas un fiasco monumental ? ? 🙂 🙂