Thales dévoile une nouvelle solution pour contrer le brouillage électronique sur le champ de bataille

Le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 met l’accent sur la nécessité de moderniser et de renforcer les capacités des forces françaises en matière de guerre électronique, domaine qui avait été négligé – ou insuffisamment mis en avant – dans la copie initiale, rendue en 2023. Et cela alors que, après la Guerre froide, il a servi plus souvent qu’à son tour de variable d’ajustement budgétaire.
«Les engagements, essentiellement tournés vers la contre-insurrection depuis le début des années 2000, ont conduit l’armée de Terre à satisfaire prioritairement les besoins du segment de la surveillance électronique avec un effort sur les capacités légères d’interception et de localisation, de protection des forces contre la menace RC-IED [brouilleurs d’autoprotection contre les engins explosifs improvisés radiocommandés, ndlr]», résume l’état-major de l’armée de Terre [EMAT], dans un rapport récemment remis par les députés Didier Lemaire et Thierry Tesson.
Et d’ajouter : «Les capacités légères déployées avaient pour objectif principal la détection et le ciblage d’individus. […] Aucune capacité de surveillance des radars, ni de brouillage de forte puissance n’étaient nécessaires dans ce contexte particulier.»
Évidemment, la guerre en Ukraine a changé la donne, le champ de bataille étant caractérisé par un environnement électromagnétique saturé, avec des capacités de brouillage massivement déployées par les belligérants.
Ainsi, selon le rapport des parlementaires, «entre 60 et 80 % des drones interceptés en Ukraine le seraient par des moyens de guerre électronique», ce qui illustre «à la fois l’efficacité opérationnelle de ces capacités et leur caractère indispensable dans tout dispositif de protection des forces».
Pour rappel, la guerre électronique repose sur trois piliers : le renseignement, l’attaque [brouillage, désinformation, leurrage, déception] et la défense contre les deux premières menaces.
Aussi, le rapport mis en annexe du projet d’actualisation de la LPM 2024-30 fixe l’objectif de doter les armées d’équipements susceptibles de perturber l’appréciation de la situation et la manœuvre de l’adversaire ou encore de «produire une dégradation ou un déni d’accès à des services essentiels comme les communications ou le positionnement par satellite».
Seulement, il faut également faire en sorte que les armées françaises puissent se prémunir contre les capacités analogues qu’un adversaire ne manquera pas de mettre en œuvre. D’où l’intérêt de la solution «TopStar Smart Receiver», dévoilée par Thales, ce 16 avril.
Selon la description – succincte – que l’industriel en a faite, il s’agit d’un équipement permettant de «sécuriser la navigation militaire en environnement de guerre électronique» grâce à des capacités de résistance au brouillage «inégalées».
Économique, TopStar Smart Receiver est suffisamment compact pour être intégré à bord de véhicules blindés, de drones et de munitions d’artillerie. Il associe un récepteur GNSS [géolocalisation par satellite], combinant deux constellations différentes [Galileo et GPS] afin de contrer les tentatives de leurrage, à une antenne adaptative dite CRPA [Controlled Radiation Pattern Antenna], laquelle permet de réduire les interférences du brouillage adverse. Enfin, une horloge de très haute performance assure la «synchronisation des radios tactiques jusqu’à 48h après la perte du signal GNSS, au lieu de 30 minutes avec un équipement classique».
D’ores et déjà disponible pour des «essais en conditions réelles», le TopStar Smart Receiver doit être produit sur le site de Thales établi à Valence.
«Avec ses technologies de pointe, TopStar Smart Receiver met la haute performance des fonctions résilientes de Position, Navigation et Temps [PNT] au service des plateformes terrestres et des munitions», a souligné Florent Chauvancy, le responsable de la branche «Activités Avionique de vol» chez Thales. « Innovant, fiable, compétitif et compact, il garantit la continuité des opérations les plus exigeantes, et illustre notre savoir-faire et notre capacité d’innovation au service des forces», a-t-il conclu.
Photo : Thales





Et on n’a toujours pas de pétrole…
Et pan, dans le museau de ceux qui déversent leur bile sur la pauvreté des armées de France.
Ce matériel va être directement mis à l’essai en Ukraine, ( mais ça, on ne nous le dira pas). Monté sur des matériels made in France, avant qu’ils ne retournent au front, en parallèle des essais que ne va pas manquer de faire la DGA, et les services techniques de nos armées. La procédure, rendant ce matériel bon de guerre, va prendre nettement moins de temps, et il est fort probable que quelques centaines/milliers d’outils soient équipés d’ici à 2030.
Et à ce moment là vous vous êtes réveillé ?
du petrole on en a : en guyane et a mayotte, et plein de gaz aussi …
ÃŽles Éparses, Moselle (gaz de charbon)…. et hydrogène
Dernièrement la société turque ASELSAN a vendu pour environ 410 millions de dollars de systèmes de guerre électonique et de systèmes de lutte anti drones à la Pologne.
On s en fout totalement.
Le rapport avec l’article ?
C’est tout à fait en lien avec l’article…Kaya est généralement un emmerder, mais là c’est tout à fait approprié. ASELSAN a remporté ce contrat contre une forte concurrence…