La DGA envisage d’associer le planeur hypersonique V-MAX au futur missile balistique sol-sol de théâtre

Lors de son discours sur la «dissuasion nucléaire avancée» qu’il a prononcé à l’Île-Longue, le 2 mars dernier, le président Macron souligna la nécessité de disposer de «nouvelles options pour gérer conventionnellement l’escalade, à l’heure où les adversaires déploient technologies et armements nouveaux».

En clair, il s’agit de développer des capacités de frappes conventionnelles dans la profondeur. «L’Allemagne, le Royaume-Uni et la France, dans le cadre de notre initiative dite ELSA [European Long-Range Strike Approach] vont travailler ensemble à des projets de missiles de très longue portée», avait ensuite précisé Emmanuel Macron.

Conformément à cette orientation, le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 prévoit une enveloppe de 1,1 milliard d’euros pour lancer des études sur le développement d’un missile balistique sol-sol de théâtre [MBT] à capacité conventionnelle.

«Des études pour le développement d’un segment de frappe dans la profondeur [DPS] seront lancées dès 2026 afin de disposer d’un missile sol-sol balistique conventionnel d’une portée classe 2 500 km avant la fin de la prochaine décennie. Une coopération avec nos alliés allemands et britanniques est privilégiée», précise en effet le rapport mis en annexe au projet d’actualisation de la LPM.

En réalité, ces études ont déjà commencé puisqu’il est question d’associer ce futur missile balistique de théâtre au planeur hypersonique V-MAX [Véhicule manœuvrant Expérimental], dont le développement, confié à ArianeGroup, avait été annoncé en 2019 par Florence Parly, alors ministre des Armées.

Lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 15 avril, le Délégué général pour l’armement, Patrick Pailloux, a en effet confié que cette piste était actuellement privilégiée.

«Nous avons identifié ce que nous souhaitons faire au plan technologique, à savoir un missile balistique doté d’un planeur hypersonique manœuvrant. Nos calculs, au sens mathématique du terme, nous démontrent que c’est probablement le meilleur rapport prix/performances militaires», a expliqué M. Pailloux.

Pour autant, cette option n’est pas totalement acquise. «Nous sommes en train de discuter avec nos partenaires européens [impliqués dans l’initiative ELSA, ndlr] pour voir si on peut construire quelque chose ensemble. En fonction des discussions, il est possible que l’on modifie l’objet que l’on va développer», a-t-il ajouté.

Pour rappel, l’initiative ELSA a été lancée en juillet 2024 par la France, l’Italie, l’Allemagne et la Pologne. Le Royaume-Uni et la Suède l’ont rejointe quelques mois plus tard. En outre, en mars, Londres et Berlin ont confirmé leur intention de développer une famille de missiles de croisière conventionnels et hypersoniques à longue portée.

Le projet évoqué par le Délégué général de l’armement vise à mettre au point une capacité similaire à celle mise en œuvre par la Russie [système Avangard], les États-Unis [Dark Eagle, développé pour l’US Army et l’US Navy], la Chine [DF-ZF ou DF-17] ou encore l’Inde [HGV-202F].

Pour rappel, le V-MAX a fait l’objet d’un premier essai en juin 2023, grâce à une fusée-sonde à trois étages en configuration dite «Terrier-Oriole-Oriole» fournie par le Naval Surface Warfare Center, Port Hueneme Division [NSWC PHD] de la marine américaine.

«Le premier vol de plusieurs centaines de kilomètres a permis de tester le véhicule et sa manœuvrabilité dans le cadre d’une rentrée atmosphérique, suivie de manœuvres dans le régime hypersonique. Réalisé dans des ambiances mécaniques et thermiques extrêmes, [il] a permis de vérifier la bonne tenue des structures et le bon fonctionnement des équipements et des expériences embarquées. Le démonstrateur comportait de nombreuses innovations technologiques, notamment dans les domaines des protections thermiques et des capteurs inertiels», avait expliqué ArianeGroup.

Un second essai du V-MAX devrait bientôt être effectué avec la fusée-sonde SylEX [pour Système de Lancement d’Expériences], elle aussi développée par ArianeGroup pour le compte de la Direction générale de l’armement [DGA].

Il visera à «démontrer la capacité à concevoir, à réaliser et à piloter en vol à vitesses hypersoniques un véhicule de forme complexe équipé d’un nouveau système de pilotage».

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80 contributions

  1. Sala dit :

    Les allemands vont encore foutre le bordel comme d’ab.

  2. hdo dit :

    Bingo! je l’avais prédit: hypersonique mais pas furtif… héhé
    suffit de prendre la techno ASMP NG , une tête conventionnelle dans une enveloppe VMAX.
    vous rappelez vous les jolis « chem-trains » laissé par le VMAX dans le ciel des Landes? Ah que oui il est hyper manœuvrant le VMAX..

  3. Momo dit :

    Sait-on quelles sont les compétences et savoir faire que les différents acteurs d’ELSA sont censés apporter au projet?

    Les technologies résultantes seront elles intégralement partagées entre les partenaires et néanmoins concurrents?

    Comment les éventuelles technologies largement partagées peuvent-elle rester réellement confidentielles vis à vis du club des super-vilains (poutine, xi, kim, islamistes etc…)?

    Une nation très nettement en avance sur les autres dans les moteurs, les fusées en tant que système et les planeurs devra-t-elle en faire cadeau? Quelle est en serait la contre partie?

    Il y a-t-il un moyen pour elle de garder ses avantages concurrentiels (acquis à grands frais et travaux)?

    Pour le cas de la France la DGA de M Pailloux est-elle soucieuse des réponses aux questions ci-dessus?

    Il y a-t-il un intérêt supérieur qui nous échappe mais balaye toutes ces questions avec hauteur et majesté?

  4. HMX dit :

    Installer un planeur hypersonique sur notre futur missile balistique terrestre (MBT), c’est du bon sens : l’évolution des systèmes de défense antiaériens/antibalistiques actuels (S400, S500 et leurs successeurs) montrent qu’un « simple » missile balistique n’aura que peu de chance de déjouer les défenses adverses dans les années 2030. L’ajout d’un planeur hypersonique, beaucoup plus complexe à intercepter, change la donne. C’est donc un excellent choix technique.

    En revanche, je ne comprends pas bien la portée de cette déclaration : faut-il comprendre que la France va proposer à ses partenaires du programme ELSA d’intégrer « gratuitement » tout ou partie des technologies issues du programme VMAX ? va t-on offrir sur un plateau les longs et coûteux développements consentis par la France pour mettre au point le VMAX ?… j’espère bien que non, mais le doute est permis… Nous sommes les seuls en Europe à maîtriser cette technologie, qui est un véritable instrument de souveraineté, sur lequel s’appuie notre dissuasion. Une solution de compromis pourrait consister en ce que seuls les MBT français soient équipés d’un planeur hypersonique dérivé du VMAX, les autres pays se contentant d’une tête « classique »… mais cela sera t-il accepté par nos partenaires, qui devraient alors se contenter d’une solution « au rabais » ?…

    Au passage, et même si les technologies concernées sont moins critiques, on peut s’interroger pour savoir où est l’intérêt pour la France d’engager un programme en coopération sur le missile lui même : la France dispose de toute la chaîne et de tout l’écosystème nécessaire pour concevoir, produire et tester un MBT, en toute autonomie. Inversement, nos partenaires n’ont pas cet écosystème, et aucune expérience probante en la matière. Cette coopération est donc mal partie car totalement déséquilibrée, dès le départ. Ce qui n’empêchera bien sûr pas nos partenaires de réclamer d’être traités d’égal à égal, avec une large part de la charge industrielle, ou la propriété intellectuelles des développements à venir (suivez mon regard vers l’Allemagne !). A mon sens, aucun intérêt de coopérer dans ces conditions : c’est voué à l’échec. La France n’a rien de concret à y gagner.

    D’autre part, et c’est encore plus problématique, il y a débat sur la définition même du besoin. La portée définie arbitrairement à 2500km est en effet un élément très discutable : pour l’Allemagne, la Pologne, ou la Suède, situés très à l’Est de l’Europe, c’est sans doute parfaitement dimensionné, et très suffisant en termes de dissuasion. Mais pour la France, située tout à l’ouest de l’Europe, une telle portée suffit à peine à atteindre Moscou, laissant hors de portée une bonne partie des sites industriels et stratégiques russes en Europe… une portée minimale de 4 000 à 5 000km semblerait donc nettement plus dissuasive et pertinente pour ce futur MBT. A titre purement indicatif, Téhéran est à 4 000km de la France… une portée de 5 000km couvrirait une bonne partie de la Russie, et tout le Moyen Orient…

    Pour poursuivre ces réflexions sur la définition de notre besoin, on peut s’interroger sur le fait de savoir si la France a vraiment besoin de se doter du même type de missiles que ses voisins. Il semble évident, et important, que nos voisins d’Europe de l’Est puissent se doter en grand nombre de missiles balistiques de théâtre, pour dissuader tous ensemble la Russie. Mais compte tenu de notre position géographique, et de l’existence de notre dissuasion nucléaire, la France pourrait avoir un intérêt à se « spécialiser » en Europe, en développant un MBT conventionnel différent de celui de nos voisins. Je pense en particulier à un missile qui pourrait être un équivalent au Hyunmoo-5 sud coréen, spécialement conçu pour frapper des installation durcies et profondément enterrées, grâce à une charge constituée d’un pénétrateur de 8 à 9 tonnes arrivant sur sa cible à mach 10 , avec un effet terminal décrit comme étant équivalent à celui d’une arme nucléaire tactique (les radiations en moins). Ce genre d’arme constituerait une « silver bullet », et une importante valeur ajoutée opérationnelle, la France étant (à court et moyen terme) le seul pays en Europe en capacité de réaliser un tel missile. Ce dernier serait alors parfaitement complémentaire avec les MBT plus « légers » issus du programme ELSA, qui équiperaient nos partenaires européens… piste à creuser !

    • sophie dit :

      On parle d’un missile de théâtre, il n’a pas vocation à tirer depuis la métropole. Si il est déployé en Roumanie, Estonie ou Grèce par exemple (théâtre probable) la portée sera suffisante.
      Ensuite il y a une histoire de traité peut être quand à la portée du missile qui peut rentrer en compte(si possibilité usage duale..).

      • HMX dit :

        @sophie
        Vous avez déjà vu un missile balistique sur son TEL ? il s’agit certes d’un véhicule, donc mobile, mais pas le genre d’engin qu’on pourra facilement (et encore moins discrètement !) balader à travers l’Europe, surtout en cas de conflit… Ces engins ont vocation à pouvoir rouler sur quelques dizaines de km, éventuellement quelques centaines, sur des routes capables de supporter leur poids. Ils se déplacent uniquement pour éviter d’être facilement ciblés. On ajoutera que leur caractère pré-stratégique en fait une arme éminemment politique, peu susceptible d’être projetée en dehors du pays.

        En revanche, ce genre de missile pourrait potentiellement être placé sur des navires conçus dans ce but, permettant de contourner les contraintes géographiques et politiques (autorisations de survol, risques de retombées…), offrant alors une souplesse d’emploi intéressante…

        • farragut dit :

          @HMX
          « En revanche, ce genre de missile pourrait potentiellement être placé sur des navires conçus dans ce but »…
          Vous pensez à une mise à jour du PANG pour en faire un équivalent du croiseur Kirov ?
          Si les missiles balistiques sont effectivement des armes préstratégiques, un peu comme les ASMP-A ou les ASN4G sur Rafale Marine, alors il faut qu’ils soient bien protégés, donc au sein d’un GAN avec des frégates ASM et de défense aérienne…
          Tant qu’à les mettre sur des navires ad hoc, et au sein d’un GAN, alors autant les embarquer sur des PA, NG ou pas…
          Pour les LRU, il y avait déjà eu des essais sur les PHA, me semble-t-il.
          La logique voudrait que le PA CdG en soit équipé une fois le PANG France Libre opérationnel, pour poursuivre sa carrière en tant que porte-drones et base de lancement de tels missiles, non ?

          • HMX dit :

            @farragut
            « Vous pensez à une mise à jour du PANG pour en faire un équivalent du croiseur Kirov ? »
            Pas du tout. Je pense plutôt à un navire type porte conteneur modifié (ou équivalent), doté des installations nécessaires pour stocker et mettre en Å“uvre des missiles balistiques. Un tel navire aurait vocation à être intégré au GAN, pour bénéficier de son escorte (pas question de le laisser naviguer tout seul sans escorte…).
            Les PA, comme leur nom l’indique, sont destinés à mettre en oeuvre des avions, pas question d’aller encombrer les hangars ou le pont d’envol avec de volumineux missiles balistiques… sans parler des risques majeurs à faire se côtoyer dans un espace réduit des missiles bourrés de propergol avec des avions et du carburant… un navire dédié semble donc indispensable, et il faut que ce navire soit large et stable (d’où l’idée du porte container modifié), avec beaucoup de volume interne et un large pont libre de toute superstructure donc facilement aménageable, compte tenu des installations de lancement, des dimensions prévisibles des missiles, et du fait qu’il faudra pouvoir en embarquer plusieurs dizaines pour « rentabiliser » le concept.

        • toufik dit :

          @HMX : « un missile balistique sur son TEL… ». C’est aérotransportable ou pas ? En A-400M…?

          • HMX dit :

            @toufik
            Non, ce type de missile n’est pas fait pour être aérotransporté. ce n’est pas seulement pour un problème de poids ou d’encombrement (Ex : un Oreshnik mesure environ 12 mètres pour 30 à 40 tonnes : en pure théorie il rentrerait dans un avion type A400M ou C17), mais plutôt en raison de sa fragilité structurelle et de son absence de tolérance aux chocs et vibrations… on parle d’un engin bourré de propergol !

            Ces missiles se transportent sur leur TEL (Transporter Erector Launcher) donc un véhicule lourd spécialement conçu pour le transport sur route. Mais un transport sur bateau est également parfaitement concevable.

        • Grosminet dit :

          @ HMX: Avez vous oublié comment se déplaçait le missile Hades?

          Parce qu’à part la couleur du véhicule et le « carrossage particulier » de la remorque (un conducteur Pl professionnel verra de suite que cette remorque transporte quelque chose de « particulier »,A MOINS que le design soit revu pour ressembler à une remorque « standard » ) ,pas grand chose ne permettait de manquer de discrétion

          Un tel missile peut parfaitement être transporté par un ensemble routier civil (en respectant les diverses règles du code de la route en Europe) dans une remorque « civile » (tautliner la plus simple,mais une benne type FMA serait encore plus discrète)

      • Carnaval dit :

        Usage dual, utilisation duale.

    • Math dit :

      Les frappes peuvent être lancées ailleurs en Europe. Un détail qui compte je pense. Mourmansk est à quelle distance de la Finlande? De la Norvège?

    • P4 dit :

      Avec une portée de 2500km le MBT sera de taille acceptable et il sera certainement possible d’en dérivé une version aéro-balistique pour tirer plus loin.

    • Roland DESPARTE dit :

      @Momo et HMX,
      La France maîtrise l’ensemble de la chaîne (maîtrise d’œuvre DGA, “prime contractor“ ArianeGroup sous contrôle français, site de tir national à Biscarrosse) et avance de façon autonome vers des capacités hypersoniques opérationnelles tout en préservant sa souveraineté industrielle et technologique. Bien qu’ArianeGroup soit un groupe franco-allemand (holding détenue à 50/50 par Safran et Airbus), les programmes de défense stratégiques français (comme les missiles M51 ou le V-MAX) sont gérés par la filiale française “ArianeGroup SAS“, sans diffusion à “ArianeGroup GMBH“ (Munich) ou Airbus, et ce sous contrôle strict de l’État français et de la DGA-MI (DGA-Maîtrise de l’information) en relation avec la DGSI et la DGSE. A titre d’exemple, en raison de “soupçons“, récemment (2022 et 2025), un ingénieur et un officier de sécurité se sont vu retirer leur habilitation « secret-défense » et « Très Secret France », et ont été exclus de leurs programmes… La DGA impose une compartimentation stricte des technologies sensibles [Ex : Matériau haute température permettant de repousser la limite thermique du vol hypersonique (une réussite confirmée de l’ONERA), aérodynamique, guidage en plasma, etc.], ces savoir-faire hypersoniques demeurent protégés au titre de la dissuasion et de la souveraineté nationale. Il n’existe donc aucune contrainte ou obligation de partage avec des partenaires européens ou allemands sur les aspects classifiés, et si la proposition de coopération évoquée par Monsieur Lagneau se réalisait, le futur V-MAX opérationnel (Actuellement ce n’est qu’un démonstrateur) serait construit en France sous licence protégée 100% française.
      Si, effectivement, la France dispose de toute la chaîne et de tout l’écosystème nécessaire pour concevoir, produire et tester, les contraintes budgétaires induites imposent de rechercher un partenariat, sous contrôle français bien entendu. Personnellement je n’y crois pas trop, sauf avec les anglais peut-être…
      Concernant la portée théorique du futur V-MAX opérationnel, elle est classifiée, mais les performances connues et la nature « skip-glide » (rebonds atmosphériques) du planeur permettent d’envisager des portées de plusieurs milliers de kilomètres, largement supérieure à 2 500 km selon le booster employé.
      Pour les armes opérationnelles dérivées de ces technologies (Ex : Le futur missile hypersonique air-sol ou sol-sol, l’ASN4G air-sol nucléaire), la mobilité terrestre (lanceur sur camion ou plateforme mobile) est explicitement étudiée et demeure classifié “Très Secret“. Cela permettrait un déploiement rapide, une dispersion et une plus grande survivabilité face à des frappes adverses ; et même en cas de mise en œuvre il n’est pas certain qu’une communication soit engagée, dissuasion oblige…
      Cordialement,

      • Momo dit :

        @ Roland DESPARTE
        Merci de ces développements. Mes questions sont issues du constat des résultats (!) des programme de défense lancés en partenariat international depuis 10 ans et du positionnement politique du chef des armées par rapport à ceux-ci.
        Vous l’aviez bien compris et vos précisions ont d’autant plus d’intérêt que les patrons des sociétés impliquées ont parfaitement conscience des risques que nous évoquons de concert. Ils sont eux nettement plus libres de leurs actions que les fonctionnaires (de très grande qualité) de la DGA et autres organismes d’état dans ce domaine.

      • farragut dit :

        @Roland DEPARTES
        Par « guidage en plasma », vous évitez de dire MHD ? Et aimants supraconducteurs embarqués ?
        C’est JPP qui va être content de savoir que la DGA a enfin compris ce que Poutine a annoncé comme « opérationnel » le 1er mars 2018 !
        https://www.youtube.com/watch?v=MiX0SV9rPtc

        Si nous avons des armes « invincibles » comme les Russes, « pourquoi ne pas l’annoncer tout fort » ?
        (c’est une référence -subliminale- à une réplique du général américain au diplomate soviétique dans le film « Docteur Folamour » de Stanley Kubrick)
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Docteur_Folamour
        https://www.youtube.com/watch?v=nwghl7T2lQ4

        • Mad dit :

          Non pas MHD, ni missiles, ni avion, ni rien d’aéroporté a part quelques maquettes n’est ou n’a été MHD. Cette technologie est beaucoup BEAUCOUP trop lourde pour un usage aérien. Et en plus ce n’est pas un mode de propulsion efficace, bien moins qu’une hélice ou un réacteur.
          Je ne sait pas d’où viens cette lubie comme quoi cette technologie qui n’a rien de nouveau et est utilisée dans l’industrie (pompes notamment) depuis des décennies serait devenue soudain « magique » et capable de déjouer les lois de la physique.

      • La mobilité terrestre est explicitement étudiée et demeure classifiée.

    • ji_louis dit :

      Les chinois comptent avoir une centaine de missiles balistiques sol-sol intercontinentaux (portée 22 000 km) répartis sur au moins 3 sites (Mongolie intérieure). Tant qu’à étudier un missile sol-sol, autant envisager les même paramètres, cela permettrait une défense de la Polynésie ou de la Nouvelle Calédonie depuis la métropole, et vice-versa !

    • G dit :

      Atteindre Moscou et St Petersbourg c’est le minimum viable et suffisant pour un système censé dissuader notre menace numéro 1.

      Pour tirer plus loin sans trop se ruiner (et aussi rester sur une taille compatible avec un camion TEL pas trop démesuré), il faudra soit tirer depuis le pont d’un navire (successeur des Mistral) qui fournisse l’allonge supplémentaire, soit compléter avec d’autres munitions, aeroportées celles-là : légères tirées d’un Rafale, ou bien lourdes tirées d’un A321MPA.

      • HMX dit :

        @G
        Moscou et St Petersbourg, c’est un peu limité… l’essentiel du complexe militaro-industriel russe se trouve plus à l’Est. Et il n’ y a pas que la Russie : Afrique et Moyen Orient font partie de « l’arc des crises ». Autant voir assez grand dès le départ : un missile de 5000km de portée pourra facilement atteindre une cible à 2500km. L’inverse, en revanche, ça ne fonctionne pas… Sur cette question essentielle de la portée, souvenez-vous que les missiles S2 puis S3 déployés dans les silos du Plateau d’Albion avaient une portée de 3 500km, déjà critiquée à l’époque par certains comme étant « un peu juste » pour atteindre des cibles dans la profondeur stratégique russe… et si cela ne vous convainc toujours pas, constatez que la Russie s’est dotée de l’Oreshnik, dont la portée atteint justement les 5000km, précisément dans le but de menacer l’Europe : ne serait-il pas logique et proportionné de nous doter d’un équivalent en retour ?

        la question se pose d’autant plus que concevoir un missile d’environ 5000km de portée ne coûtera pas deux fois plus cher qu’un missile de 2500km de portée. On reste sur un missile à 2 étages (comme l’Oreshnik russe, le DF26 chinois ou le Khorramshahr iranien). Il faudra « juste » davantage de propergol, des propulseurs plus puissants, une meilleure protection thermique, et un système de guidage inertiel plus précis et résistant : ça tombe bien, nous avons déjà tout cela « en stock », nous maîtrisons toutes ces technologies depuis des années, et sommes dotés des installations nécessaires pour les tests ! Dans le cas français, le surcoût potentiel sera donc limité. D’où l’intérêt de voir un peu plus grand dès le départ… nous ne sommes pas dans la situation de pays qui ont tout à apprendre et qui doivent commencer « petit »…

        • G dit :

          C’est une façon de voir les choses. Une autre manière de « voir grand » est cependant de rester sur un dimensionnement à 2500 km qui permette :

          – d’en fabriquer un nombre pertinent et dissuasif, pas juste trois pour dire ‘regardez-nous, on est dans le club, on tient notre rang, on a la plus grosse d’Europe’, et autres âneries suicidaires ;

          – sans infrastructures démesurées,

          – avant 2045 ce serait bien aussi ;

          – et surtout de les embarquer sous un avion pour les tirer depuis la Baltique ou la Méditerranée orientale (vers tout l’ouest russe), voire de n’importe quel autre point du globe si cela s’avère un jour nécessaire – et pas juste de St Dizier.

    • Lyonpuce dit :

      La portée de 2500 km est très largement suffisante : le planeur hypersonique pourra rebondir sur l’atmosphère jusqu’à ensuite plonger vers sa cible tout en manoeuvrant.
      Tellement évident !

      • HMX dit :

        @Lyonpuce
        Il est exact qu’un planeur hypersonique peut potentiellement augmenter la portée. Un HGV bien conçu peut atteindre une portée supérieure à celle d’un véhicule de rentrée balistique classique. Cette augmentation serait potentiellement de l’ordre de 10 à 30% selon l’altitude de séparation et la vitesse initiale. Ne pas oublier cependant que le principal atout du HGV n’est pas tant la portée supplémentaire qu’il peut offrir (il sera plus simple de coller un plus gros booster si on cherche à aller plus loin…) mais bien dans sa manÅ“uvrabilité, qui le rend difficilement interceptable.

      • farragut dit :

        @Lyonpuce
        Aïe, vous êtes en train de justifier l’antériorité de la compétence allemande sur les planeurs hypersoniques ! 😉
        Dès 1930, le concept d’un tel engin avait été conçu par Eugen Sänger et Irene Sänger-Bredt !
        Il est connu sous le nom de « Sibervogel »…
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Silbervogel

  5. Mosnier dit :

    arine group fait un planneur, et dassault construit une micro nacette spatiale. Le travail est bien partagé, tout le monde y trouve son compte … je suis le seul à trouver cela un peu étrange ?

    • Momo dit :

      Les deux n’ont quasiment rien à voir

    • jean luc dit :

      pour le moment, l’Allemagne ne fait pas partie de ce projet, même si elle discute avec Ariane Groupe qui lui a proposé d’implanter sur son territoire une usine pour le carburant à poudre de la fusée . Elle est déjà engagée avec l’Angleterre pour produire des missiles de croisière. Donc l’Allemagne n’est pas associée à ce projet

    • Agecanonix dit :

      Pas plus étrange que votre orthographe… Entre « arine group », « planneur » et « nacette spatiale », ça ne vole pas haut !

    • farragut dit :

      @Mosnier
      Dassault Aviation fabrique des « planeurs », cad des « avions sans moteur ».
      C’est parce que SAFRAN fabrique les réacteurs M88-2 et que DA les intègre dans le planeur que l’on peut appeler le tout « Rafale »…

      Idem pour l’avion spatial VORTEX, qui est aussi un planeur (dans sa phase de rentrée pilotée), mais disposant de moteurs fusée pour manÅ“uvrer en orbite et pour se désorbiter.
      (Et avec un peu de MHD, il pourrait devenir un B-2 hypersonique ou un Aurora (SR-72)… 😉

    • Tonton Marcel dit :

      Vous seriez fort urbain de mettre une majuscule à Dassault, jeune homme.

    • Hunceulaine dit :

      Un planeur n’a besoin que d’un N Pour planer.

  6. Yvon dit :

    C’est toute l’audition de Patrick Pailloux qui mérite d’être écoutée.
    Au passage, il réaffirme le rôle du V-MAX qui était apparu mis de côté dans un précédent article. Un bémol toutefois, une éventuelle coopération sur le missile balistique classique pourrait conduire à modifier les « choix  » qui sont aujourd’hui ceux de la seule France (c’est ce qu’a precisé le DGA).

  7. joel nadau dit :

    encore un zimbimbim euromachin truc bidule qui n’existera que si l’allemagne en tire les profits et surtout la gloire , une fois de plus nous sommes pris pour les dindons du truc pour les sois disants partenaires européens nous ne sommes bon qu’à construire des pistolets à amorces

    • Baratinovitch dit :

      Da, bien dit, camarade Joelnadov.

    • Quant-à-soi dit :

      Soi-disant.
      Invariable, sans « s » à « soi » et avec un trait d’union.
      Littéralement : disant de soi-même, s’attribuant telle ou telle qualité.

      Les soi-disant partenaires européens.

  8. vno dit :

    « le président Macron souligna la nécessité de disposer de «nouvelles options pour gérer conventionnellement l’escalade, à l’heure où les adversaires déploient technologies et armements nouveaux». »

    Funeste erreur, c’est adresser le message que la France peut être une cible d’opportunité pour des drônes à bas cout avec pour seul risque de se prendre quelques centaines de kilo d’explosif en retour et rien de plus pour calmer net …

    • Huon dit :

      vno : personne ne croit que la France répliquera à quelques Shahed par une frappe de M51.

      • Momo dit :

        Vous dites cela en pensant à l’Iran tyrannisée par les islamo-nazis.
        S’ils venaient de Russie ce serait une autre histoire.

    • Bourdon dit :

      Un drone ne s’écrit pas comme la Drôme.

  9. JEAN-MARC BOURGNEUF dit :

    Je comprends les interrogations surtout envers l’Allemagne et ce que peuvent apporter les autres parties ; mais au titre d’une défense européenne , les contreparties pourraient se faire dans d’autres domaines comme de l’argent afin de payer le développement futur du SAMP pour accroître sa portée . Le MBT pourrait avoir plusieurs versions car 5000 kms permettraient aussi de viser des cibles plus éloignées pour les ex pays de l’est à la condition toutefois que la précision soit au RDV. Enfin, est ce des drones ne pourraient pas faire le même travail mais pour moins cher ?

    • E-Faystos dit :

      dilemme cornélien qui sort du domaine militaire car il ressort du psychologique.
      un missile de croisière dronisé est une bonne arme et c’est important de le signaler. Mais face à une nation technologique, les chances d’interception sont très élevées.
      l’effet militaire est affaibli si un camp annonce avoir touché mais que l’autre peut annoncer une forte proportion de munitions interceptées.
      avec un planeur hypersonique, la France espère clore le débat : un tir/une destruction.
      c’est le problème des nations qui veulent des armes technologiques pour en maximiser l’emploi assorti de l’ effet psychologique le plus important possible.

  10. penandreff dit :

    le deuxieme essais a été fait avec la fusée sonde mono étage de chez ariane espace en novembre 2025, le troisieme essais sera peut être avec la version bi étage de la fusée.
    le planeur V max peut il emporter une bombe? si oui la France depuis son territoire pourrais donc avoir une dissuasion nucléaire à très longue portée, voire mondiale?

  11. Alain d dit :

    Oui

  12. Fralipolipi dit :

    C’est sans doute une très bonne idée (pour l’efficacité de l’arme).
    Cela dit, on intègre alors au projet de missile balistique sol-sol de théâtre euroépen un sujet « très sensible », … car directement lié à notre dissuasion nucléaire … car ce planeur hypersonique est développé, au départ, et seulement par la France, pour équiper nos missiles M51 (sans doute la version M51.4). Cela concerne donc au départ le coeur de notre Dissuasion Nucléaire.
    .
    Il ne faudrait pas, en élargissant le spectre de l’usage de cette techno de pointe à un bcp plus basique missile Sol-Sol « européen »,
    – que nous augmentions trop le risque de fuite (versus les Russes ou autres)
    – que nos alliés européens nous demandent (à nouveau) de payer et développer la techno, nous seuls, pour ensuite la récupérer gratuitement … ce que les Allemands demandent, non, pardon … « exigent » à chaque fois qu’il s’agit pour eux d’intégrer une techno de pointe dont ils ne disposent pas à un projet d’armement commun avec la France (exemple : le NGF).
    Naturellement, lorsqu’il s’agit pour eux de commander sur étagère aux US, ils ne demandet plus rien (ou si peu) …
    .
    Donc sans doute une bonne idée, mais avec quand même 2 bons gros bémols.

    • Khops dit :

      Il est tout à fait envisageable que le missile soit commun etq une chaque pâtes décident de quelle tête ils mettent dedans

      • Momo dit :

        Un peu comme les raviolis?
        Ou les dim-sum?

      • Mèkeskidi dit :

        « etq une chaque pâtes décident » ? ? ?

        Peut-être « et que chaque pays décide » ?

  13. Boby dit :

    Que veulent ils faire d’un planeur hypersonique ? L’ecraser sur une cible? Je ne pige pas bien.
    J’ai entendu de la part de militaires qu’un projectile envoyé à grande vitesse, à très haute altitude, pouvait détruire une cible juste par gravité, c’est ça le but?

    • Roland DESPARTE dit :

      Bonsoir @Boby,
      Face à l’évolution des défenses aériennes, de plus en plus performantes, le concept de « planeur hypersonique à rebonds atmosphériques » (sur les couches denses de l’atmosphère), est de disposer d’un armement quasi-imparable capable d’atteindre des cibles à moyenne ou très longue portée, et ce avec une grande rapidité (exemple : 12 mn pour traverser la France, vitesse de croisière ≈ 4 000 km/h, vitesse maximale jusqu’à 25 000 km/h = Mach 20+), tout en manÅ“uvrant pour rendre sa trajectoire imprévisible (même en cas de détection et lorsqu’il sera à portée de tir des intercepteurs). Les versions opérationnelles futures intégreront des systèmes comme l’ASN4G (Air-Sol Nucléaire de 4e Génération) ou des charges différentes selon la cible à détruire, offrant ainsi à la France une capacité d’intervention rapide à moyenne ou longue portée.

    • farragut dit :

      @Boby
      Les Américains avaient inventé dans les années 50 le concept de « Rods of God » (projet Thor)… 😉
      Il s’agissait de tiges en tungstène de la taille d’un poteau télégraphique, larguées par un satellite en orbite, et qui auraient frappé avec l’énergie d’environ 12 tonnes de TNT (« bombardement cinétique »).
      https://militarywatchmagazine.com/article/project-thor-what-america-s-new-rods-from-god-space-based-superweapon-can-do
      https://orbitaltoday.com/2025/08/10/rods-from-god-weapon-explained/
      https://en.wikipedia.org/wiki/Kinetic_bombardment

      Mais il y loin du concept à la réalisation, surtout quand il s’agit de pilotage en mode de réentrée orbitale (qui nécessite un système de guidage précis et surtout de pilotage en vol hypersonique…par MHD). Et surtout, la dépense d’énergie pour satelliser ces tonnes de poteaux aurait été prohibitive…

  14. Eole dit :

    Quel est l’objectif de ce développement? Comment Macron pense-t-il « gérer cconventionnellement l’escalade » avec un missile de portée dite intermédiaire (pour ne pas confondre sa trajectoire avec celle d’un ICBM vecteur de la dissuasion inaboutie) muni d’un planeur qui ne peut causer que des dégâts mineurs? Quelle crédibilité supplémentaire cela peut-il apporter et à quel coût? Tant qu’une arme nucléaire n’est pas délivrée, il n’y a pas de crédibilité suffisante pour marquer l’atteinte d’un point limite en dernier avertissement. Le V-Max, oui, mais sur un M51 tiré à partir de la terre à plus de 500km de toute mer (pour bien montrer qu’il ne s’agit pas d’un tir de SNLE) à partir d’un véhicule terrestre à définir et porteur de l’arme nucléaire de l’ASMPA sur un tir unique en premier lieu puis plural si non compris par le destinataire.

    • HMX dit :

      @Eole
      L’objectif de se doter d’un IRBM, c’est d’exercer une dissuasion conventionnelle (donc « sous le seuil » du nucléaire), notamment face à la Russie : si celle-ci lance une attaque conventionnelle sur l’Europe, et saura qu’elle risque en retour un déluge de missiles sur ses infrastructures stratégiques. A ce jour, nous n’avons rien à part des missiles de croisière de quelques centaines de km de portée. Un MBT de 2500 km de portée (et si possible 4 000 à 5000km, comme l’Oreshnik russe) rétablit en partie l’équilibre, crédibilise notre dissuasion conventionnelle, et change potentiellement la donne. C’est donc un excellent choix technique et politique. Quant à Macron, rassurez-vous, il ne sera plus là pour gérer une éventuelle escalade. Mais ses successeurs seront sans doute heureux d’avoir un tel outil à leur disposition en cas de crise majeure sur la sécurité européenne.

      Sur les « dégâts mineurs » causés par un planeur hypersonique, c’est vous qui le dites. Il ne s’agit bien sûr pas d’une arme de destruction massive, mais personnellement, je n’aimerais pas me trouver dans un immeuble ou un bunker qui sera frappé à mach 5+ par un HGV. L’énergie cinétique dégagée au point d’impact doit être colossale, et l’onde de choc dévastatrice dans un rayon de plusieurs dizaines de mètres.

      Pour crédibiliser encore un peu plus notre dissuasion conventionnelle, nous avons besoin d’un missile aérobalistique avec une portée de l’ordre de 1 000/1 500 km. Tiré depuis un avion (ce qui limite forcément sa masse et sa longueur), et suivant ensuite une trajectoire balistique parabolique, ce serait un équivalent amélioré du Khinjal russe. Un programme européen pour un missile de ce type pourrait être pertinent, surtout pour nos alliés européens qui n’ont pas beaucoup d’autres alternatives. Dans le cas de la France, nous pourrions « tout simplement » envisager une version conventionnelle du futur ASN4G (qui ne sera pour sa part pas un missile aérobalistique, mais plutôt un missile de croisière hypersonique). Mais un missile aérobalistique constituerait tout de même un sérieux apport opérationnel pour atteindre des cibles jusqu’à présent hors de portée de toute autre arme conventionnelle n’importe où sur la planète (cf. les récentes frappes de décapitation israéliennes sur l’Iran, notamment menées avec ce type d’arme).

  15. Robmac dit :

    C’est merveilleux : chaque jour 2, 3, 4 nouveau développements matériels militaires ! Ce qui n’évolue pas, parce que on ne le veut pas, c’est la mentalité humaine, et bien entendu le niveau intellectuel des dirigeants ni des exécutants.

    • dolgan dit :

      ni des commentateurs…

      magnifique CSC

    • Pascal, (l'autre) dit :

      Bouuuh, bouuuh! Snif!

    • Czar dit :

      alors que toi tu es parvenu à un tel niveau de kôn-sciônce au dessus des mesquineries militarisées que, ayant mêmme dépassé le stade des étrons pacificateurs de ta jeunesse – tu en es rendu à l’avatar ultime du pur esprit; un vent, en fait.

      au sens intestinal du terme, évidemment.

      • Robmac dit :

        Mais enfin Césarion nain, j’ai critiqué les dirigeants comme vous tous ! Ah oui, j’ai aussi critiqué les exécutants, sans lesquels ils ne seraient rien …

      • Coup de bouc dit :

        Ayant mèèèèhme dépassé le stade.

    • Roland DESPARTE dit :

      On récolte ce que l’on sème…

    • BonSens dit :

      Maître Corbeau, sur un arbre perché….
      Belle leçon de moraline, merci pour cet exposé innovant et profond.
      On aimerait bien votre avis sur les méchants et les gentils ensuite !

  16. Koudlanski Romain dit :

    Si ça se fait ,on avoir un sacré truc .

  17. valerianf dit :

    En avant pour le VMax.
    ELSA, avec l’Italie, l’Allemagne, la Pologne, le Royaume-Uni et la Suède, est ce qu’il y a quelq’un qui y croit?
    Cela risque de finir comme l’Euro-drone.

  18. Vortex dit :

    Article qui répond opportunément à ceux qui disaient, il y a deux jours sur un autre sujet, que le V-Max était abandonné…

  19. adnstep dit :

    Le niveau de soumission germanophilo-aplatiste de nos « élites » est fascinant.

    C’est la condition pour que la BCE ne nous mette pas à l’amende ? Notre punition pour avoir eu raison sur le nucléaire contre Merkel et autres génies ?

    • Ben voyons dit :

      Ce qui et fascinant est surtout la capacité de certains d’écrire des inepties sans ciller.

  20. kl42 dit :

    Il est dit:
    Garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus près.
    Si nous pouvons voir que les Allemands essayent de nous la mettre à l’envers je pense que les industriels et la DGA le voient aussi, en tout cas M Trappier le vois.
    L’utilité de ces coopérations est elle de voir ce que nos amis-concurrents sont capables de faire.
    Je me pose la question car il est quand même étrange de voir la France qui a toutes les techno vouloir faire de la coopération… vraiment étrange.
    Après les politiques arrivent puis partent et les industriels continuent à bosser.

  21. Wagdoox dit :

    Je comprends pas ! Si on met un missile pareil dans le conventionnel (qui pourrait aller tapper les lanceurs nucléaires russes, d’où la notion d’epaulement). On mettra alors quoi sur nos m51 ? Quid de la discrimination des vecteurs nucléaires et conventionnels ? Et on partagerait qqch d’aussi avancé voir plus que nous tno avec le reste des européens ?
    Le politique va remettre un peu d’ordre la dedans d’ici peu. C’est un beau projet mais pas pour la bonne application.
    Les Iskander ne sont loin d’entre aussi manœuvrant et réussissent pourtant bien sauf en défense de point.

    • Avekoucenzeh dit :

      Pour dire « et même », ce n’est pas le verbe « voir » qui convient mais bien l’adverbe « voire ».

      D’aussi avancé, voire plus.

    • Pluriel dit :

      Les Iskander sont loin d’être aussi manÅ“uvrants.

  22. jean luc dit :

    Vous êtes obsédé par les Allemands. Pour le moment ils n’y sont pas, car ce projet est dirigé par la France, pays donc elle se méfie, car en 2027 , il y aura peut-être un président anti-allemand, qui fera comme Trump et qui pourrait bloquer les fameux missiles à cause de des boîtes noires

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Vous êtes obsédé par les Allemands » Vous savez que vous avez un sacré sens de l’humour! Venant de vous il fallait oser, bravo!

    • E-Faystos dit :

      un président anti -allemand serait le moindre de nos soucis face à un anti militariste.
      pas la même étiquette mais la même politique, quand il conseille d’abandonner des régions historiques pour un cesser le feu hypothétique.
      que dirait ce « grand homme »face aux appétits étrangers à nos frontières, celle d’un pays qui s’est aussi battu des siècles pour exister ?