L’armée de Terre va-t-elle hériter du missile balistique sol-sol de longue portée prévu par la LPM 2024-30 actualisée ?

Les prochains jours seront cruciaux pour la succession du Lance-roquettes unitaire [LRU] car les solutions proposées par MBDA [associé à Safran] et ArianeGroup [allié à Thales] dans le cadre du programme FLP-T [pour Frappe Longue Portée – Terrestre] seront évaluées par la Direction générale de l’armement [DGA].
«Fin avril, je serai en capacité de savoir si nous avons effectivement la possibilité d’envisager un successeur du LRU qui soit souverain ou si, pour éviter une rupture de capacité, nous devons ou non regarder ce qu’il y a sur étagère», a en effet affirmé Catherine Vautrin, la ministre des Armées, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 8 avril.
Ce dossier est prioritaire pour le général Pierre Schill, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT]. «La létalité et les feux [longue portée] sont des éléments fondamentaux de la puissance terrestre. Dans les exercices, les simulations et les études que nous menons, on estime que 70 % des destructions opérées chez l’adversaire sont le fait de ces feux longue portée. Ils seront dorénavant une combinaison de munitions téléopérées au sens large et de moyens balistiques un peu plus classiques», a-t-il dit aux députés, le 9 avril.
Dans le détail, le CEMAT veut qu’une division dite «bonne de guerre» ait les moyens de mener ses opérations dans une profondeur tactique d’une centaine de kilomètres, ce qui passe par des capacités de reconnaissance et de frappe. À terme, son objectif est que l’armée de Terre puisse aligner «trois régiments de feux longue portée», c’est-à-dire dotés de munitions téléopérées associées au successeur du LRU, dont vingt-six exemplaires seront commandés, selon le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30
«Aujourd’hui, nous avons un régiment qui a cette capacité, c’est le 1er Régiment d’Artillerie [RA] de Bourogne», qui prendra de l’épaisseur dans les mois à venir, grâce à la livraison de munitions téléopérées. Et cela alors qu’il ne lui reste plus que neuf LRU en dotation.
Pour le général Schill, il est donc important que le successeur du LRU soit désigné «dans les tous prochains mois», en sachant que «chacune des solutions aura des avantages et des inconvénients» en termes «de coûts, de délais et de volumes». En outre, a-t-il ajouté, les «solutions sur étagère, du point de vue de la souveraineté, ne sont pas forcément les meilleures».
Reste que le CEMAT souhaite qu’une décision soit prise en connaissance de cause.
«Est-ce que ce sera la solution la plus rapide du point de vue des lanceurs ? Il faudra que l’on trouve le bon arbitrage avec le sujet de la souveraineté. Il y aussi la question des munitions. En tout cas, ces lanceurs devront avoir des munitions très rustiques et peu chères pour attaquer les cibles peu durcies ou épuiser l’adversaire. Et puis, à l’autre bout du spectre, peut-être un ‘missile en argent’, capable d’aller dans les environnements brouillés», a-t-il affirmé.
S’il prévoit de renforcer les capacités de frappe à longue portée de l’armée de Terre, le projet d’actualisation de la LPM 2024-30 évoque «des études pour le développement d’un segment de frappe dans la profondeur [DPS] afin de disposer d’un missile sol-sol balistique conventionnel d’une portée» d’au moins 2 500 km «avant la fin de la prochaine décennie». Et d’ajouter qu’une «coopération avec nos alliés allemands et britanniques est privilégiée».
Même si elle ne se pose pas encore, la question sera de savoir qui mettra en œuvre ce missile sol-sol à longue portée, lequel «épaulera» la dissuasion nucléaire.
Justement, le mois dernier, le général Schill a souligné que l’armée de Terre participait à la dissuasion, son rôle ayant évolué, depuis la fin de la Guerre froide, selon une «logique d’épaulement», laquelle «traduit la complémentarité entre forces nucléaires et forces conventionnelles». Évidemment, un tel rôle pourrait être conforté avec la mise en œuvre de ce missile balistique sol-sol… qui, au passage, a éclipsé le planeur hypersonique VMAX dans le projet d’actualisation de la LPM.
Cela étant, l’organisation «capacitaire» pour ce futur missile n’est pas encore arrêtée. «Nous parlons d’une arme qui aura une allonge beaucoup plus importante» que celle du successeur du LRU. Elle ne servira pas à attaquer l’adversaire de la force terrestre mais à effectuer une frappe dans une profondeur bien plus importante», a expliqué le CEMAT. Aussi, «concrètement, c’est une arme qui appartient à l’interarmées», a-t-il dit.
Ce missile balistique va-t-il être confié à l’armée de Terre ? Ou bien entrera-t-il en dotation au sein de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE], comme, a rappelé le général Schill, cela a été le cas avec les systèmes de défense sol-air moyenne portée / Terrestre [SAMP/T] ?
En attendant, le CEMAT a dit suivre le développement de cette future capacité de frappe dans la très grande profondeur. La question de «créer, le cas échéant, un régiment qui saurait servir ces armes est, pour l’instant, au-delà de la fenêtre de considération. Je donne la priorité, clairement, au successeur du LRU et à ses régiments d’artillerie», a-t-il conclu.
Photo : MBDA





Armée de l’Air ou Armée de Terre ? Cela relève de la querelle de clocher et est donc sans importance.
Par contre, s’il est confirmé que le V-MAX est abandonné, cela hypothèque gravement l’avenir et est d’autant plus lamentable que nous venions de reconstituer des moyens d’essais indépendants (fusée SYLEX, …)
Yvon, éclipsé ne veut pas dire abandonné. Le projet avance par paliers et de façon autonome (passage à un lanceur national), dans un contexte de course technologique mondiale où toutes les infos sont en grande partie couverts par le secret défense. C’est le seul programme de ce type en Europe, et ArianeGroup continue de communiquer sur le sujet dans ses présentations (ex. Space Tech Expo Europe en novembre 2025), confirmant que V-MAX2 est en cours et technologiquement très proche d’un planeur opérationnel…
Cordialement,
Toutes les infos sont en grande partie couvertes.
@Roland DESPARTE
Bonjour. J’espère que vous avez raison. Le V-MAX est l’élément différenciant majeur des futurs missiles balistiques.
Bien cordialement.
qui parle d’abandon du v-max ?
Pas tout à fait.
Au delà des crédits d’équipement à inscrire, répétons qu’en l’absence de toute mesure d’effectifs parallèle en programmation, la création de la capacité se ferait sous enveloppe (plusieurs centaines de pax avec les batteries et l’environnement), donc en en réduisant ou en en supprimant une autre.
Aucun CEM n’aime cela: il préfère que ça se passe chez le voisin.
Sur le fond, les frappes dans la grande profondeur, c’est plutôt l’aAE, non ?
Plus naïvement je dirais que le système sera mobile et devra être protégé… mais n’a pas forcément vocation à parcourir le pays en permanence non plus, donc une base aérienne peut faire l’affaire…
Sauf qu’elles sont déjà des cibles prioritaires ; autant ne pas trop faciliter les choses à l’adversaire.
Je militerais donc plutôt pour l’AdT, puisqu’après tout c’est aussi de l’artillerie. Et puis ils seront contents de retrouver un rôle de premier plan dans la dissuasion au niveau stratégique.
Mouais, sauf que quand il a fallu ferrailler la majeure partie de la Sol-Sol (dont Hades) et de la Sol-Air, – l’aAE devant assurer les missions -, l’adT a rendu tous les effectifs.
Ce n’est pas de l’histoire, mais de la mémoire.
Peu importe si ce futur missile balistique reviendra à l’AdT, ou à l’AAE…
La question c’est de savoir pourquoi on a besoin de 10 ans, ainsi que d’une coopération avec la GB et l’Allemagne, pour concevoir un tel missile. Nous avons toutes les briques technologiques pour concevoir et construire ce missile, et dans un délai probablement bien plus court, si l’on s’en donne les moyens. Ce n’est pas le cas de l’Allemagne, qui n’a aucun missile balistique en service et aucune expertise particulière en la matière, et a priori pas le cas non plus de la GB, qui utilise des missiles américains Trident sur ses sous-marins. En Europe, et sauf erreur, seule la France dispose de la maîtrise intégrale de cette technologie, incluant au passage les installations et équipements de mesure nécessaires aux essais.
On gagne quoi, à partager ce savoir faire avec nos alliés ? A ceux qui répondront « économies », on rappellera les échecs et galères en cours des coopérations avec l’Allemagne… lancer un programme en coopération sur 10 ans (alors qu’on pourrait sans doute le faire seul en moins de 5 ans) ressemble au contraire à un long et incertain chemin de croix : de la définition du besoin, aux questions de propriété intellectuelle, en passant par le psychodrame à venir sur la répartition industrielle… a-t’on vraiment besoin, et envie, de remettre une pièce dans la machine à perdre ??
A noter que le diagnostic serait différent si la France était incapable de concevoir et de construire seul un tel missile : une coopération aurait alors tout son sens, avec des partenaires qui pourraient coopérer pour acquérir ensemble des compétences nouvelles. Sauf que là, comme pour le SCAF, la France n’a rien à gagner à partager un savoir faire chèrement acquis depuis plusieurs décennies.
Le V-MAX constitue la valeur ajouté de ce MBT et pour ne pas avoir a coopérer dessus il disparaît des radars.
Pour le reste de cette éventuelle coopération c’est une tentative de contrôle des savoirs faire Allemand et Britannique dans le domaine des missiles balistiques.
La valeur ajoutée.
Avoir à coopérer.
Un savoir-faire, des savoir-faire.
Nul ne vous empêche de réaliser un missile plus vite que ça et de le proposer.
Yep. 100% surtout avec une tête hyper manœuvrant ok pas furtive issu du VMAX
ah la politique européenne… toujours montrer que nous sommes « gentils », au départ.
Une tête hypermanœuvrante […] issue du VMAX.
Le débat existe aussi sur le bien-fondé de cet investissement.
https://www.areion24.news/2023/08/08/frappes-a-longue-portee-imperatif-tactique-ou-ambitions-demesurees/
Si la France était incapable de construire seule.
Peu importe si ce futur missile balistique revient.
A-t-on vraiment.
C’est au moyen de deux traits d’union qu’on emploie le « temps euphonique » (et sans aucune apostrophe).
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/22513/la-prononciation/prononciation-de-certaines-lettres/emploi-du-t-euphonique
Le « t euphonique », bien sûr.
Saleté de saisie intuitive !
Mais le « temps euphonique », c’était poétique.
Ça me sidère que l’Armée de Terre ne dispose plus que de 9 M270 alors qu’elle en avait acquis 57 à l’origine. Que sont devenus les 44 exemplaires qui n’ont pas été modernisés au standard LRU? Probablement cannibalisés pour leurs pièces de rechange puis envoyés à la casse. Quel gâchis. N’importe quelle autre armée aurait cherché à préserver cette capacité achetée à prix d’or. Mais pas l’armée française…
C’est sûr, l’armée française (et ceux qui en parlent) détient le record mondial du nombre de pleureuses au mètre carré.
Si vous saviez ce qu’on doit entendre à longueur de journée !
Votre commentaire est pertinent jusqu’à » quel gachis »
Durant ces dividendes de la paix, quel autre armée européenne a conservé l’ensemble de ses capacités, même en très échantillonnaire certe, mais quelle autre armée ?
On peut gloser sur les moyens qu’alloue notre pays pour sa remontée en puissance, mais de fait notre armée sait encore tout faire dans le spectre du conventionnel, je crois que vous ne vous en rendez pas bien compte
Certes.
Je crois que vous ne vous rendez pas compte que nos politiciens en sont à se demander si on va pas acheter des chars allemands. heureusement, il reste encore un ou deux militaires pour leur dire que ce serait pas franchement une bonne idée.
@Thomas. »quel autre armée européenne a conservé l’ensemble de ses capacités ». Pas toutes…. Capacités SEAD disparues…
Après un dur combat du CEMAT du moment, les LRU sont advenus au titre de l’Afghanistan, afin d’assurer l’allonge de la permanence des feux des CAESAR.
En guise d’argument décisif, il avait fait totaliser le tonnage de munitions actives délivrées par les différents moyens …
Mais forcément pour un volume plus faible.
c’est pourtant pas dur de faire un missile 2 étages avec soit un ASTER 30 avec 1.5 de large et un vmax
Vous avez 2h
Allez, soyez sympa, donnez-lui quand même une boîte de trombones et un paquet de chewing-gum.
Et un briquet ?
L’industrie de l’armement n est pas seulement un fournisseur de notre armée, mais aussi un pourvoyeur important de notre PIB avec des exportations ,donc cet élément est crucial dans toute décision sur ce sujet
Les prévisionnistes tacticiens du Pentagone avaient anticipé admirablement bien, ceci presque un demi-siècle en arrière, l’importance des vecteurs de frappe balistique au-delà de l’horizon en attribuant à BOEING+VOUGHT le contrat de développement du MLRS dès septembre 1977 (initialement GSRS).
1> Il s’agissait à l’époque de faire différemment des BM-21 ou GRAD russes qui misaient sur le tir de saturation BRUTE de zone. L’US Army comptait plutôt sur une frappe plus précise avec des calculs balistiques plus fins que les Soviétiques en compensant l’absence de guidage par des grappes de sous-munitions. Une frappe capable de détruire un poste de commandement, un SAM-6 Gainful par exemple, un canon de 152 mm ou autre par donc de la « pluie » de sous-munition à grande échelle, ce que les pauvres soldats irakiens ont appelé le « Déluge de Fer » en 1991. Le fondamental était, en substance de faire du tir de contre-batterie très efficace grâce aux 644 sous-munitions dévastatrices.
2 > Les améliorations sans cesse portées (Guided MLRS) comme l’introduction du GPS, d’une centrale inertielle et d’ailerons canard, ainsi que l’électronique digitale n’ont fait que rendre ce principe de « pluie létale » de sous-munitions déversées avec une précision sub-décamétrique, extrêmement pertinent comme l’a amplement prouvé le conflit ukrainien où des centaines de cibles russes vitales ont été neutralisées par les M270- GMLRS.
3 > L’un des atouts déterminants de cette arme terrible, déjà donc relativement âgée, reste AUSSI sa trajectoire en parabole à forte apogée, avec une montée à haute altitude pour redescendre sur cible avec des angles élevées, rendant l’interception extrêmement difficile pour des systèmes sol-air autres que de dernière génération, la plupart des radars de détection ayant un important « cône d’ombre » au sommet de leurs lobes d’émission. Les Russes ne sont parvenus à intercepter des proportions significatives de GMLRS qu’en modifiant les lois de pilotage de leurs seuls S-300 et S-400 et encore, sans très grosses avancées d’après les renseignements, tous les autres systèmes étant impuissants, dont les BUK.
4 > On le voit donc, travailler sur la frappe longue portée avec une roquette 70-100 km de la même catégorie que le GMLRS restera bien encore dans les prochaines années un excellent moyen de contre-batterie, très létal et efficient. Le choix entre les 2 candidats THUNDART de MBDA-SAFRAN et FLP-T6150 d’Arianespace et THALES sera sans doute fait sur le rapport coût/ efficacité et les capacités de production rapide, plus que sur les qualités de précision, sans doute similaires.
5 > Pour le missile balistique MRBM 2.500 km MBT conçu par Arianespace, il est clair qu’il sera une charnière décisive du fameux concept de DISSUASION CONVENTIONNELLE qui permettra de lancer des avertissements sans conséquences apocalyptiques entre puissances dotées. Il est une composante essentielle qui nous manquait et son développement est une excellente nouvelle très bien pensée. MAINTENANT, ne nous leurrons pas, ce MBT devra affronter des défenses ABM futures (S-400, S-500) qui vont probablement s’étoffer. Quand on voit la capacité des Russes à modifier leur lois de pilotages, leurs algorithmes d’adaptation aux changements de trajectoire des missiles assaillants, il serait plus JUDICIEUX de remplacer la tête bi-conique à ailerons des premières maquettes MBT par, justement, une variante du V-MAX, le HGBV hyper-manoeuvrant. Il s’agit d’un saut technologique décisif dans lequel se sont déjà engouffrés les Chinois avec d’abord le DongFeng DF-17, puis avec le YJ-17 et les USA avec le Dark Eagle….preuve de l’éminente pertinence des GBV dans le balistique de portée intermédiaire.
Bonjour Oneresque,
Quelle différence technique y a-t-il entre une précision subdécamétrique et une précision métrique ?
Merci.
Tu ne fais pas deux fois le même travail pour la même quantité d’énergie consommée (rendement).
Donc, tu n’y passes pas autant de temps (productivité).
Et tu procures de la prédictibilité (tu deviens le maître du temps).
Ce qui veut dire que tu planifies ton action (tu deviens le maître du monde, même si tu n’es qu’un agent orange de 80 piges menacé par les maladies neurodégénératives compromis avec des mineurs fournies par un intermédiaire quelconque criblé par des agents pro-russes, ton pire adversaire).
Tu te libères de tes ennemis : ton inconvénient majeur, mortel, devient un avantage décisif.
Nous, on est tout en bas du diagramme. On va apprendre à faire pareil, pour faire mieux.
Jolie envolée, mais je ne suis guère renseigné.
Ouais, mais c’est tout tschok, ça…
Publier, commenter, pour avant tout satisfaire son égo.
Besoin de reconnaissance, quoi…
OBVIOUSLY indeed, One meter versus 5 to 8 m……TOP SECRET !
Et il y a un précision « supermétrique » pour de 1 à 5 mètres ?
@ONERESQUE
Oui, il semble évident que ce futur MBT à charge conventionnelle devra pouvoir emporter un planeur hypersonique. Pas forcément dès son entrée en service, et pas forcément sur tous les modèles qui seront produits, mais cela semble indispensable pour crédibiliser notre « dissuasion conventionnelle » et maximiser les chances d’atteindre des objectifs fortement défendus.
On en revient à ce que j’écrivais plus haut : quel intérêt pour la France d’une coopération sur ce projet, alors qu’elle maîtrise toute la chaîne technologique et industrielle pour un tel vecteur ? nous allons nous retrouver à partager nos savoirs faire avec les anglais et les allemands, pour quoi en retour ?… et si on ajoute le planeur hypersonique à cette équation déjà déséquilibrée sur la mise au point du missile lui-même, l’affaire tourne réellement à la trahison de notre intérêt national. Combien de temps et d’argent investi dans la mise au point du VMAX ? tout ça pour offrir sur un plateau à nos alliés cette technologie décisive ?…
Combien de temps et d’argent investis.
Nos savoir-faire.
Rien n’est évident. Tout est pratique et exécution.
On renoue avec Napoléon : la guerre est un art tout d’exécution.
Le vieux problème : mixer ça avec de la planification.
Nous sommes dans des sociétés qui interdisent l’action non-planifiée. Les exceptions à la règle sont-elles-mêmes planifiées (reconstruction de Notre-Dame).
L’Etat lui-même devient tricheur, nous devenons tous des tricheurs.
C’est une redéfinition de l’État de droit. Nous sommes tous des tricheurs.
On pourrait confié le futur missile pour la trame FLP-T à l’armée de terre et le planeur VMAX à l’armée de l’air .
Confié un missile sol sol à un pilote c’est lui faire rater tout les arbitrages budgetaires. Quel pilote sacrifierai 1 chasseur contre 20 missiles?
Quel pilote sacrifierait.
L’armée de Terre.
L’armée de l’Air (et de l’Espace).
Bonsoir,
Pourriez-vous m’indiquer comment vous êtes parvenu à mettre un e en exposant dans votre pseudonyme ?
Merci.
Bonsoir,
Alors, il y a sans doute une manip plus informatiquement futée, mais j’ai juste copié-collé ce ᵉ à partir de la page Wikipédia dédiée à ce caractère : https://fr.wikipedia.org/wiki/%E1%B5%89
Cordialement,
Merci, ça va bien me servir.
On pourrait confier.
Voilà vite les limites atteintes. Nous tournons en rond car le budget ne correspond à aucune ambition et de toute façon le format actuel est la somme de ce qui a survécu aux coupes de la période 2008-2013. Il n’a aucune cohérence et n’a absolument pas été pensé pour de la haute intensité.
C’est non seulement le budget qu’il faut revoir mais aussi le format. Le service militaire volontaire va dans le bon sens.
On est tous d’accord pour dire qu’on a atteint des limites.
Lesquelles ?
C’est ça la question.
Il faut être plus précis et plus méthodique, maintenant.
On sait tous qu’on a atteint des limites. Big deal. Des mecs comme vous, il y en a treize à la douzaine et j’en fais partie.
Maintenant, il faut formaliser. Être plus précis et opérationnel.
Votre dernière phrase est un vœux pieux :
« C’est non seulement le budget qu’il faut revoir mais aussi le format. Le service militaire volontaire va dans le bon sens ».
Moi aussi mon chéri je veux le bien de l’humanité, mais tu t’enlèves le doigt du cul quand tu veux. On va faire de la politique à ce moment-là. Tout ce que tu détestes : la définition de la politique, c’est quand tu obliges les autres à faire ce que tu veux qu’ils fassent.
Donc, il va falloir les dominer. T’es vraiment sûr de le vouloir ? Il y a un prix à payer. Rien n’est gratuit en ce bas monde.
@tschock « On est tous d’accord pour dire qu’on a atteint des limites. » Celle du non modèle échantillonnaire. Navré d’enfoncer une telle porte ouverte. Utilise tes neurones ma chérie, et ne parle pas la bouche pleine avale d’abord…
@ HMX arienne groupe propose à Berlin de faire un missile balistique, avec l’implantation d’un site pour faire le propergol solide en Allemagne, et propose aussi son projet à d’autres pays. d’autres acteurs allemands pourraient associer DHiel,HENSOLDT , Rheinmetal, le coût d’une unité est très élevé, le M51 c’est 120 millions , on verras bien . Ariane groupe sait travailler avec les allemands , Dassault non . on verras bien . l’Allemagne va produire des missiles de croisière (2030-2035), modernise ses taurus NG donc la portée serait de 750KM, créer une version sol-sol montée sur camion ou conteneur .
le problème pour un missile balistique conventionnel, il faut des centaines voire des milliers de vecteurs, il faut de la masse
Ça devient caricatural cette voix du Reich. J’en suis à attendre ses carabistouilles dans les commentaires. Au niveau du contient européen, il n’y a que la France et la Russie qui disposent des compétences requises pour le balistique très longue portée, mais Johann-Lukas n’en a cure: Germania !
« arienne groupe »
C’est pas parce qu’on parle d’une coopération tripartite, qu’il faut relancer les querelles christologiques 😉
Dans le Système international d’unités, le symbole du kilomètre est km (en minuscules).
La portée serait de 750 km.
AriANeGrouP propose.
RheinmetaLL.
On verrA bien. (× 2)
ArianeGrouP.
Les Allemands.
Ses Taurus.
DonT la portée.
750 km.
L’Allemagne va produire (…), modernise (…), VA créer. / L’Allemagne va produire (…), modernise (…), créE.
« arienne groupe » : ceux qui vous taxent d’amitiés allemandes douteuses ne devraient pas vous rater sur ce coup-ci.
Encore heureux que vous n’y ayez pas mis un y !
En tout les cas en Allemagne ça bouge beaucoup. Rheinmettal et Destinus ont creer une firme commune pour les missiles de croissiére et quantume associe avec destinus pour associer les systéme de reconnaissance de quantum et l’armenment de destinus https://www.hartpunkt.de/quantum-systems-und-destinus-kombinieren-ihre-aufklaerungs-und-wirksysteme/ https://www.hartpunkt.de/rheinmetall-und-destinus-gruenden-joint-venture-fuer-marschflugkoerper-und-raketensysteme/
https://www.hartpunkt.de/joint-venture-auterion-airlogix-erhaelt-ersten-auftrag-aus-deutschland-ueber-tausende-autonomer-strike-systeme/
Ca bouge beaucoup pour prendre le lead, mais on ne voit rien qui coopère.
Les Boches ne sont pas dans la coopération et je suis navré d’avoir à vous le dire, parce que ce sont des super combattants et de super alliés. Ils sont vraiment une force. Un Allemand à mes côtés, je peux affronter n’importe qui et n’importe quoi. Je leur fais confiance. Indéfectiblement.
Ce qui va déconner, c’est pas ça.
En touS les cas. / En tout cas.
RheinmetaLL.
Ont crÉÉ.
CroiSière.
Quantum S’associe avec Destinus.
Les systÈmeS.
De Quantum.
L’armEMent de Destinus.
Juste une question simple: comment bien différencier pour l’agressé un missile doté d’une tête nucléaire et un missile non doté? Tout missile bivalent décridibilise la dissuasion. Est-ce bien utile? Il s’agit du même enjeu que celui qui cherche à interdire à l’Iran ce couple missile moyenne portée et arme nucléaire.
@Eole « Juste une question simple: comment bien différencier pour l’agressé un missile doté d’une tête nucléaire et un missile non doté? » Si le missile peut emporter les deux impossible à dire.
« Tout missile bivalent décrédibilise la dissuasion. » Non car la doctrine précise bien que le tire d’arme nucléaire est uniquement défensif. Si tire de missiles balistiques en premier l’adversaire sait que c’est en principe non nucléaire.
Quand on tire on fait un tir.
La France ,elle fait bien la différence le M51 ne peut pas être confondu avec un autre missile , mais la plupart des pays il y as pas de grosse différences la France, elle fait bien la différence. Le M51 ne peut pas être confondu avec un autre missile, mais dans la plupart des pays il n’y a pas de grosse différence, les missiles peuvent être nucléaires ou conventionnels.
Pfffffiiiiiuuuuuu !…
La lourdeuuuuuur !
« il n’y a pas de grosse différence »
Je suis bien d’accord avec vous !
https://www.youtube.com/watch?v=gGMofsWq99k
Comme quoi on peut se reconvertir à tout âge.
va-t-il falloir faire de la place aux terriens au centre de planification des opérations ?
Et où va-t-on le fabriquer ? il va falloir enterrer les usines. les écolos vont encore râler…
Avant même de les enterrer, si déja elles pouvaient repousser, les usines !
La force industrielle d’un pays, c’est sa dualité, sa capacité à convertir des unités de productions civiles en sous équipements militaires.
La première nation industrielle d’Europe est en train d’en faire l’éclatante démonstration, et si la France n’est pas en reste avec le tandem Renault + Turgis, nous en sommes loin, vu que des usines, nous n’en avons plus des masses.
C’est ce qui perdra nos alliés US face à la Chine : celle-ci se retrouve litteralement dans la position des USA au début de la seconde guerre mondiale, c’est elle qui possède la plupart des capacités industrielles de cette planète, sur tous les spectres, et nous ne pouvons que constater, sans rire, les déboires industriels de ce qui fut pour nos grands-parents « l’usine du monde libre »