MGCS – Le général Schill évoque une solution 100 % française pour le Système principal de combat terrestre

Annoncé en 2017, le projet franco-allemand de Système principal de combat terrestre [MGCS, pour Main Ground Combat System] n’est pas encore officiellement abandonné… Mais les chances qu’il finisse par se concrétiser paraissent désormais très faibles. D’ailleurs, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 9 avril, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, en a parlé au passé… et non au futur.
Censé avoir été relancé par la signature de l’accord d’arrangement de la phase 1A, en avril 2024, ce projet n’a en réalité pas avancé d’un iota, la coentreprise créée par les quatre principaux industriels concernés, à savoir KNDS France, KNDS Deutschland, Thales et Rheinmetall, n’ayant encore reçu aucun contrat.
Pour rappel, le MGCS vise à développer un «système de systèmes» reposant sur un «cloud de combat» reliant un char à d’autres effecteurs [blindé d’accompagnement, robots terrestres, drones, etc.].
Seulement, côté allemand, le MGCS n’est pas une priorité dans la mesure où la Bundeswehr disposera bientôt du Leopard 2A8, c’est-à-dire la dernière version du Leopard 2, et où le développement d’un char dit de transition, appelé Leopard 2AX [ou 3], a été lancé, avec KNDS Deutschland et Rheinmetall à la manœuvre.
En revanche, en France, l’armée de Terre se trouve dans une situation différente, le char Leclerc ne pouvant pas être prolongé au-delà de 2037. D’où la nécessité de financer le développement d’un éventuel successeur, comme le prévoit l’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30.
«Le MGCS prend du retard en raison de la décision allemande de lancer un programme de nouveau char, le Leopard 3. Nous avons donc intégré une capacité de char intermédiaire comme première brique préfiguratrice» d’un «système de systèmes», a expliqué Catherine Vautrin, la ministre des Armées, aux députés, le 8 avril. Et de préciser que ce «char intermédiaire» serait doté d’une «tourelle française», probablement basée sur le système ASCALON de KNDS France.
Cela étant, lors de son audition, le général Schill a précisé que le but de ces études sur «la capacité devant succéder» au Leclerc serait de «prendre le virage technologique de la génération suivante de système de systèmes du segment blindé, autour du cœur de connectivité et de robotisation ‘TITAN’, qui structurera toute l’armée de Terre entre 2030 et 2040, comme SCORPION le fait aujourd’hui».
Propre à l’armée de Terre, le programme TITAN vise à étendre les capacités de combat collaboratif à l’ensemble des forces aéroterrestres en complétant la modernisation initiée par SCORPION. Il portera notamment sur le combat de contact [MGCS], l’aérocombat, les feux dans la profondeur, la guerre électronique, la robotique, etc.
En outre, le général Schill a aussi précisé que, au titre du volet «anticipation», l’armée de Terre disposerait de plus de ressources pour financer le développement de solutions d’intelligence artificielle [via le programme Artemis IA] ainsi que le projet de robotique militaire PENDRAGON, l’objectif étant de «réussir le virage de la robotisation terrestre dès les prochains mois».
S’agissant du MGCS, le CEMAT a fait valoir que l’actualisation de la LPM 2024-30 allait permettre de «rétablir une voie nationale si jamais la voie franco-allemande n’aboutissait pas». Voie franco-allemande à laquelle il ne semble plus croire vraiment.
«MGCS, c’était à la fois un besoin et une solution. Le besoin, l’armée de Terre l’a exprimé et elle s’est mise d’accord avec l’armée de terre allemande en expliquant que, dans la décennie à venir, nous continuerons d’avoir besoin d’un char ou équivalent et que ce char ne sera pas un véhicule isolé» car il devra être capable de porter un canon, des missiles, peut-être une arme à énergie dirigée, des systèmes de lutte antidrone, et de guerre électronique, des protections actives et passives, etc. Or, tout ça est trop lourd pour tenir sur un seul char : ça ferait 80 tonnes. Il faudra donc plusieurs engins et s’appuyer sur la dimension robotique qui est en train de naître. C’était donc à la fois un besoin commun» à la France et à l’Allemagne», a expliqué le général Schill.
Seulement, comme l’a souligné la ministre des Armées, le MGCS prend trop de retard. Et «cette dérive dans le temps n’élimine pas le besoin», a fait valoir le CEMAT. D’autant plus que les évolutions technologiques, notamment en matière de robotique, s’accélèrent.
«Nous confortons un certain nombre d’études et de démarches de façon non pas à acheter un char intermédiaire […] mais à acheter des premières briques de cette capacité de char future, qui sera franco-française si, d’ici-là, on n’a pas réussi à converger avec les Allemands», a dit le général Schill. Pour cela, PENDRAGON ouvre des perspectives nouvelles. Mené par l’Agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense [AMIAD] et le Commandement du combat futur [CCF], ce projet laisse entrevoir qu’il est possible «d’accélérer l’industrialisation de quelque chose qui ne sera pas le Leclerc en mieux mais qui sera une nouvelle génération de char», a-t-il avancé.
Au passage, le CEMAT a jeté une pierre dans le jardin des industriels européens, qui parient «sur ce qu’ils ont en catalogue» pour «imposer leurs standards».
Quoi qu’il en soit, pour le général Schill, «l’affaire du char futur n’est pas écrite» et «il faut qu’on la bâtisse». Et de conclure : «Je pense que l’actualisation met des crédits pour permettre cette ligne et la combinaison de PENDRAGON et la démarche robotique me paraît très prometteuse. Mais je ne sais pas ce que sera le résultat concret».
Photo : armée de Terre





Et pourquoi ne pas acheter un char allemand (ou en construire sous licence) comme l’ensemble des pays européens ?
Il s agissait de concevoir la prochaine génération du segment « MBT », principalement en achetant allemand sur les composantes char du systeme.
Bien tenté. Le premier avril c’était y a dix jours.
la France c’est la France. elle ne fait jamais comme les autres.
Et les Français ont la tête dure quand on leur fait des misères.
Toutes les auditions des militaires concernés pour la lpm montrent que la France va investir bcp et chez nous .Cela évitera de subventionner les industries étrangères c’est mieux non?
J’ai l’impression que on va faire mal politiquement au gvt allemand.
L’eurodrone.
le mgcs.
le scaf.
C’est ça qui arrive oui oui
« Qu’on va faire » ou « que l’on va faire » mais pas ‘quehon’.
Totalement d’accord .
Toujours cette vision franco française pour faire 200 exemplaires…
Faut acheter chez nos partenaires pour avoir des retours d’ascenceurs!
Attendre des retours d’ascenseur de l’Allemagne. C’est beau de rêver. 🙂
C’est un tres bon principe Toitoine. Il se trouve qu’avec certains partenaires, il n’y aura jamais de retour d’ascenseur…
Les retours de notre partenaire privilégié sont toujours des mauvais coups.
Pas d’accord.
C’est parce-que nous développons des solutions souveraines que nous sommes dans le trio de tête des exportateurs d’armement.
Ce secteur a une balance commerciale positive, donc notre positionnement est le bon.
Le maillon faible reste (comme dans beaucoup d’autres domaines) le maillon politique.
parce qu’on va reconstruire intégralement le bouzin pour le franciser.
Mais surtout parce que les Allemands seront ravi qu’on l’achète, pas qu’on l’utilise.
Les Allemands seront ravis.
L’Allemagne ne conçoit sa relation avec la France que dans une logique de soumission de la seconde à la première.
Le syndrome Keitel : on a gagné en 1940, point barre, mauvais perdants revanchards de Français.
Pourtant, en allemand, on dit ‘Wie Got im FrankReich », alors qui envie l’autre ?
Voilà.
Et c’est inquiétant pour l’avenir de l’Europe, surtout pour eux. La Pologne aussi n’est pas dupe.
Je suis satisfait, je vous ai répondu posément. Je vais pouvoir savourer une bonne Bavaria 8.6, comme quoi je ne suis pas sectaire, je sais reconnaître leurs mérites dans certains domaines.
vous pouvez continuer a mepriser tranquillement les tetons, la Bavarua est Néerlandaise! 🙂
Alors là, vous m’apprenez quelque chose, je viens de vérifier, vous avez raison.
Quelle découverte pour moi ! Bavaria = Bavière, je sais, c’est simple.
Un pan du monde ancien (le mien) s’écroule… pas grave, je la boirai quand même, après tout j’aime bien le Gouda, l’Edam, le Maasdam… et je n’en connais pas d’autre.
personne, sauf à quotidien et au gay d’orsay, ne méprise les têtons.
L’œil aiguisé du puissant Czar a relevé la coquille et ma foi, je me range à son avis.
D’ailleurs, c’est bien connu, la Chine se lève à la vue des Nippons.
Je suis d’accord avec vos propos. Restant malgré ces déboires, favorable à l’UE je conçois parce que les cahiers des charges du MGCS ne sont pas identiques pour les deux parties, qu’il faille développer des solutions différentes selon les timings de chacune des parties. J’espère seulement que les briques technologies seront les mêmes pour l’essentiel. Pour la bière je la préfère bretonne.
Elle est pas mal aussi, surtout la Britt, avec le macareux, j’adore la blonde légère, elle se boit sans soif.
Bon, je vais arrêter là, parce que ce Blog est un site sérieux sur la défense, pas un comptoir de popote, même si des fois l’ambiance s’en rapproche, ce qui fait tout le charme de ce site !
Parce qu’on perdrait tout nos savoirs-faire . Ce que compte bien les Allemands. Comme ils voulaient récupérer nos technologies de chez Dassault pour le SCAF. Parce qu’ils ne savent pas faire seuls un avion de combat. Les Allemands sont les pires ennemis de l’industrie française ! Il faut absolument arrêter les « coopérations » avec eux!!
Ce SUR QUOI COMPTENT bien les Allemands.
Tous nos savoir-faire.
parce que les chars français surpassent les chars allemands, tout comme les avions français qui surpassent les avions allemands.
Ce n’est pas parce que le char allemand se vend mieux que cela veut dire qu’il est meilleur
Mais bien sûr que c’est évidemment ce qu’il faut faire; achetons allemand comme les allemands qui savent eux ce qui est bon et bien avec leur vision germano-allemande.
(et sinon achetons américains, ou israélien, comme ça ils nous aimeront très beaucoup, pour sûr)
mieux que le léopard 2, c’est pas avis des experts militaire.
Salut à toi étranger, tu peux venir au saloon consommer tranquillement et célébrer l’amour de la France et de ses produits ou alors on passe directement au goudron et aux plumes.
pourquoi pas acheter un char Israélien, les markava sont très efficaces à Gaza paraît il.
:/
quitte à acheter allemand, autant s adresser à l allemagne directement…
C’est au pire un chassis Allemand avec une tourelle française, pourquoi on devrait tout faire sous licence alors qu’on sait faire la tourelle ?
LOL !
Bien tenté !
Mais tellement naïf…
Pour ne pas dire autre chose.
Mais bien sûr ragnar-de-la-Rochelle, que c’est évidemment ce qu’il faut faire; achetons allemand comme les allemands qui savent eux ce qui est bon et bien avec leur vision germano-allemande.
(et sinon achetons américains, ou israélien, comme ça ils nous aimeront très beaucoup, pour sûr)
Le seule mérite du char allemand c’est qu’il est encore produit, alors qu’il constitue un retour en arrière technologique vis à vis du Leclerc.
Donc ce serait bête de jeter à la poubelle tous nos savoir faire industriel pour cela. J’ajouterais que c’est comique de geindre sur la désindustrialisation de la France tout en voulant tout abandoner à la première difficulté, un peu d’ambition !
Le seul mérite.
Nos savoir-faire industriels.
Les allemands refusent d’acheter français par principe, ils préfèrent acheter US plutot que de se rabaisser à acheter français. Donc pourquoi achèterions nous aux allemands ?
Les temps ont changé mais la mentalité de domination de l’europe demeure toujours chez les allemands, et la concurrence de l’ennemi français reste dans leur ADN
@Albert, je confirme votre avis concernant les Allemands. Pour les Germanophone, je joins cet article sur Hartpunkt.de https://www.hartpunkt.de/bei-fcas-geht-es-fuer-deutschland-um-grundsaetzliches/ qui donne un avis éclairant sur la position Allemande.
Avec les points forts suivants: Dassault veut contrôler 80% du porteur
Les besoins ne sont pas les mêmes. La France est endettée à hauteur de 120%, le Rafale F5 ne sera pas financé les émirats se sont retirés. Tkms s’est séparé De Thyssen avec succès. Airbus Ds pourrait avoir le même parcours en se séparant de Airbus… et sur un autre article se réjouissent de voir les Français acheter des chars Allemand.
En se séparant d’Airbus.
Les germanophones.
Des chars allemands.
Les Allemands. Aux Allemands. L’Europe. Les Allemands.
La position allemande. Les Émirats. Des chars allemands.
Plutôt.
Parce que le char allemand c’est de la technologie des années 1980 au mieux, avec quelques éléments « bling bling » qui ne fonctionnent pas et dont la production ressemble plus à une manufacture du XIXème siècle qu’à une usine moderne.
Du XIXe siècle.
https://www.academie-francaise.fr/abreviations-des-adjectifs-numeraux
Entre la psychologie de comptoir et le sentiment de supériorité, la conclusion est donc « nous n’achetons que français et les Européens doivent acheter français pcq on fait mieux que tout le monde ». C’est marrant parce que les reproches faits (à tors ou à raison) aux Allemands ou Américains soient en réalité appliqués dans les discours à une sauce française par ces intervenants…
Ce qui est marrant, c’est de te voir sur une conversation concernant l’Allemagne et la France, évoquer les Américains …
Ta servilité envers Uncle Sam est à ce point ?
Alors si demain Trump quitte l’OTAN, on n’ose imaginer l’état de panique dans lequel tu vas te trouver, paillasson !
Surtout qu’il ne sera pas facile de fayotter plus que vous ne le faites déjà du côté de Berlin !
Bafoués et humiliés.
C’est difficile la lecture hein « reproches faits à tors OU A RAISON » ? Ca en dit long sur le niveau de certains qui ont en plus ont des prétentions…
L’écriture aussi est difficile. C’est bien à tort qu’on la néglige.
Le nom tort, l’adjectif tors et le vetbe tordre ont certes une étymologie commune, mais ici il s’agit du tort avec un t.
À tort ou à raison.
Le *verbe.
Pourquoi pas acheter un char anglais ou chinois ou ricain ou russe pendant que t’y es ??
On veut pas dépendre des autres pays , surtout pas de l’allemagne qui veut tout commander et tout fabriquer chez elle.
Nous sommes indépendants, et nous fabriquons chez nous nos armes, un maximum.
Pour notre indépendance, nos emplois, notre avenir.
On a déjà trop cédé notre indépendance aux autres pays, et si on continue, nous ne fabriquerons plus rien chez nous et nous serons juste un musée à ciel ouvert pour des touristes qui rigoleront de notre chute car nous n’avons pas protégé nos industries.
Où la France va-t-elle fabriquer des technologies de chenilles alors qu’elle n’a plus rien développé dans ce domaine depuis des décennies ?
Les chenilles du char Leclerc sont fabriquées à Tulles et ce n’est pas le composant d’un char le plus difficile à concevoir.
Il ne faut pas sous-estimer les chenilles et la suspension ; Perfid Albion il a également perdu toute capacité de conception et se retrouve désormais face à d’énormes problèmes avec le véhicule Ajax
Pour l’Ajax c’est surtout qu’ils l’ont tellement surblindé qu’il fait 40 tonnes alors que la châssis n’étais prévu que pour 30 tonnes max. Forcement ca coince.
LE châssis n’étaiT.
ForcÉment Ça coince.
Le général Schill explique très bien les choses. Comme pour le Scaf qui est avion connecté avec des effecteurs déportés pour traiter des tâches spécifiques, le char du futur n’est plus un char mais un système de systèmes pour traiter des tâches spécifiques à la maitrise du champ de bataille. La fin de l’omnirôle, trop lourd, trop cher, trop vulnérable et surtout pas évolutif. Ce qui fera la différence, c’est le système de combat qui permettra d’articuler les briques.
@Philippe G
Tout à fait. L’avenir est au système de système, qui fera une large place à la robotisation. Dans ce nouveau schéma, c’est le cloud de combat qui est au cœur du système, davantage peut-être que les plateformes.
Agréablement surpris par cette sortie du Général Schill, son refus du concept de char intérimaire, et cette annonce d’une solution 100% française. Cela exclurait donc l’hypothèse la plus « facile » qui aurait consisté à placer une tourelle française sur un châssis allemand (concept EMBT).
Reste donc deux solutions :
1/ Réaliser un MGCS-FR, non pas en 2045/2050, mais dès 2035. Donc couper l’herbe sous le pied des allemands, qui n’auront à cette date que le Léo 3 à proposer. Il s’agirait de proposer non pas « un char », mais une famille de véhicules chenillés lourds (char, VCI, lance-drones/MTO…), des effecteurs robotisés terrestres et aériens, le tout articulé au sein du futur cloud de combat TITAN, successeur de Scorpion. On notera qu’un tel projet n’a de sens que si le format de l’AdT est enfin revu à la hausse.
2/ Changer de paradigme, renoncer à entrer en concurrence frontale avec les allemands ou les coréens sur le marché des chars lourds, et proposer un concept innovant et décalé : un char moyen de 40-45 tonnes, très mobile, bien protégé et connecté. Un équivalent occidental (et amélioré !) au type 100 chinois, qu’on pourra plus facilement exporter qu’un char lourd.
S’agira-t-il donc d’un Merkava/Namer en version lourde ou d’un CV90 et de ses variantes en version moyenne..
Parler de « systèmes de systèmes » risque de masquer le choix du moyen(s) utilisé(s).
Des Allemands. Les Allemands ou les Coréens.
les pêché originel est de vouloir penser systèmes de systèmes.
vous avez la logique US, gros lourd intégré qui vous pond un Windows like et vous avez la logique KISS Keep it simple and Stupid qui vous fais un Unix…
les projets MGCS SCAF and Co sont voués à l’échec parce qu’en voulant tout on ne fait rien.
L’innovation de rupture vient toujours du terrain et de la capacité de comprendre les Retex de la bonne façon.
La France aurait du envoyer beaucoup de monde en Ukraine et aussi sur les première non seulement pour aider mais aussi pour comprendre.
Le Leclerc comme tout système d’arme doit voir son successeur être mis en chantier dès la première unité livrée… ça ne doit pas coûter plus cher de prendre du neuf qui évolue que de rafistoler et mettre à niveau du neuf, ça permet de garder les outils et les savoirs faire…
On a sauvé le Rafale avec 9 avions par an, on pourrait faire pareil avec nombres de matériels dont les chars produire en temps de paix des séries minimes qui viendraient s’ajouter à l’existant, cela permet de conserver des ateliers et des savoirs. Oui mais c’est une proposition anti capitaliste et non efficiente…
Actuellement on parle de petits drones etc… on veut qualifier des modèles mais on se trompe ce qu’il faut qualifier c’est la capacité à produire en masse si besoin… et proche des combats.
La France a besoin de 200 chars actifs en régiments mais elle a aussi besoin de 1500 chars qui dorment prêts à être activés par des unités mobilisés.
Cela est valable pour tous les matériels et pour toutes les compétences.
Tient d’ailleurs il faut des régiments de guerre EM mai sil faut surtout des ingénieurs et des techniciens mobilisables pour avoir de la masse dès le premier jour dans tous les métiers des armées etc.
C’est toute la structure et la gestion RH qui doit aussi être revue.
Aurait dû envoyer.
Avec nombre de matériels.
Sur les premières (lignes).
Les savoir-faire.
Cessons de faire semblant de croire au MGCS, il est mort, comme le Scaf et tous les projets militaires franco-allemands initiés, bien imprudemment par le couple Merkel-Macron.
Pour ce qui est de la France qui retrouve ainsi sa liberté en matière de chars, à charge de définir ce qui doit être articulé autour d’un cloud de combat et qui ne nécessite pas obligatoirement la disposition d’un char lourd.
Assez d’accord. Je ne vois pas le bénéfice d’un gros blindage et d’un canon de 120mm monté dessus. Le char de combat qui va advenir ne s’inscrira probablement pas dans la lignée Amx30 -> Leclerc. Ce ne sera probablement pas du plus lourds avec un plus gros canon, c’est une impasse technologique. La réalité Ukrainienne montre plutôt la suite guerre électronique, lutte anti-drone, drone et feu dans la profondeur pour percer, ou à tout le moins repousser l’ennemi. Ce n’est pas la seule option possible, mais je comprends de moins en moins la logique du char lourd face à ce qui peut le détruire.
Du plus lourd.
J »espère que le système de systèmes de ces futurs chars sera interconnecté avec le système de systèmes du futur avion polyvalent, qui seront eux mêmes interconnectés avec le système de systèmes naval pour les opérations combinées ; le tout étant supervisé par un intégrateur de systèmes de systèmes de systèmes, qui grâce à un casque intégral sera visualisé par chaque opérateur … Un psychiatre sera accessible à tout moment.
Ho c’est faisable sans trop de problèmes, ce n’est rien d’autre qu’un intranet. L’inconvénient principal étant à mon avis le risque de piratage qui ferait très mal.
Petite info au passage : https://www.theguardian.com/technology/2026/apr/10/anthropic-new-ai-model-claude-mythos-implications
Non. Ce ne sera pas le cas.
Et il s’appellera Skynet ce magnifique machin, truc, bidule…
Mais vous êtes jamais fatigué de raconter des con..ries ?
Et pour le psychiatre… vous devriez pour vous…
Pffff, bah, oui, il a raison le général. Mais quelle inertie, bon sang de bonsoir. On les emmerde avec le SCAF et eux avec le MGCS. C’est de bonne guerre. De toute façon, les partenariats-franco-allemands sont gelés jusqu’aux prochaines élections PR. La logique et l’urgence voudrait que l’on fasse seul, car impossible n’est pas gaulois.
L’autonomie stratégique ne se partage pas, elle s’exerce.
Jusqu’à la prochaine élection présidentielle.
J ai plutot l impression qu il fait référence aux composantes non MBT du systeme (les robots d accompagnements), pas de l ensemble du systeme.
Sinon, il a trouvé une source d argent magique (et le VBAE n est donc pas trop cher …) pour régler en 5 ans les défis industriels que cela impliquerait.
Oui le CEMAT fait explicitement référence au projet PENDRAGON comme un projet susceptible de redéfinir la conception même d’un MBT.
PENDRAGON avance vite, il va déboucher cette année sur une UCR (unité de combat robotisée) qui prend en charge certaines missions d’appui à l’infanterie. Missions d’appui direct dévolues auparavant aux MBT en mêlée par ex. l’assaut et la prise de vive force d’un emplacement adverse.
Le fait qu’une UCR composée de robots autonomes puisse prendre en charge certaines missions du MBT, le redéfinit comme une sorte de chef d’orchestre pour le contrôle et la mise en oeuvre de moyens connectés, avec le feu principal du canon lourd.
C’est le sens de l’appel du pied du CEMAT aux industriels : il faut sortir du catalogue actuel.
–
Pour info une UCR est (actuellement) composée de 5 robots terrestres Aurochs 2 équipés de la tourelle téléopérée Defnder de FN Herstal en cal .50 ou d’un minigun 7.62, plus 5 drones d’éclairage Tundra 2 et des drones Anafi de Parrot. Cet ensemble fonctionne de façon autonome, connecté entre eux, avec de l’IA (c’-à-d les drones éclairent seuls le champ de manœuvre et les cibles pour les robots terrestres). L’IA est développée par l’AMIAD, l’agence IA interne du ministère. Conceptuellement l’humain reste dans la boucle pour la décision d’ouverture de feu.
https://www.forcesoperations.com/une-premiere-mouture-dunite-robotique-de-combat-attendue-a-lete-2026/
Moi j en étais resté à cet article ou un drone terrestre lourd était au coeur de l UCR.
NB: Je ne dirais pas que PENDRAGON avance vite , c est l aboutissement de 20 années de recherche et de tests sur les drones terrestre. Simplement, les technologies deviennent enfin suffisament matures (malgrès de gros défauts encore) pour envisager des usages réels.
Le grès est une roche.
À la rigueur, le « malgrès » pourrait être du grès de mauvaise qualité.
Mais au sens d’ « en dépit de », le terme approprié est « malgré ».
De gré ou de force, bon gré mal gré, à son gré, malgré, agréer, maugréer, etc.
Malgré de gros défauts.
Système.
Il me tarde de savoir quel char sera choisi entre l’EMBT et le Leclerc Evo .
Que de temps perdu, 10 ans à cause du zinzin de l’Elysée, je ne parviens toujours pas à comprendre pourquoi il s’est obstiné comme ça, mais on finira par le savoir, les langues se délieront probablement après son départ en 2027….
Traiter de fou ceux dont on n’approuve pas les décisions est bien peu constructif.
notre puissance militaire commence avec nos usines (et nos matières premières ) capables de produire rapidement et pour pas cher un panel d armes, de blindés e de robots qui donne de la masse et de la souplesse d usage sur le terrain. Est ce que ça a du sens de faire un gros char bien lourd et bien cher ?
La France s’est mise dans une impasse.
2 solutions, acheter coréen sous licence avec un Ascalon mais il faudra changer les munitions.
acheter des léopard 2a8….
Je pense que c’est le contraire. Nos militaires n’ont pas arrêté de penser tandis que des industriels n’ont pas arrêté de vouloir reproduire ce qu’ils savaient faire jusqu’à se retrouver eux dans l’impasse. L’écart est béant entre le Léopard 3 et l’efficacité opérationnel. C’est le degré 0 de l’apprentissage du réel. Et à vrai dire, c’est plutôt flippant.
je parlais surtout au niveau industriel…
sur le plan opérationnel on sait tous que déployer un Leclerc en opération c’est un vieux pieux.
par contre on sait que les capteurs du Leclerc sont bons pour leur époque.
mais bon un char c’est avant tout un moteur et un boîte de vitesse…. avec des aciers et des capteurs….
une association avec les anglais ?
En attendant on a le Leclerc évolution
La coopération avec les sud coréens me paraît plus juste le k2 est le petit frère du Leclerc en soit voir même une copie pour certains composants du chars
Décidément cette année 2026 est pleine de bonnes nouvelles.
pour ne pas aggraver notre balance commerciale.
et fournir des emplois en France.
au vu de l’atrition des chars sur le champ de bataille de haute intensité en Ukraine,
il est nécessaire de produire rapidement de nouveau char affin d’en avoir en réserve pour compenser les pertes.
car on ne produit pas des chars du jour au lendemain comme on sort un lapin d’un chapeau.
Vous constatez les choses correctement et votre conclusion est de faire plus de ce qui ne marche pas. Je ne sais pas quoi dire. Face à un mur, on redouble d’effort pour se jeter dans le mur? C’est quoi le sens?
L’attrition a toujours fait partie de la guerre, en attendant la dronisation n’a toujours pas remplacé le char sur le plan tactique. Tout comme les ATGM n’ont pas signé la mort du char dans les années 70 (2000 chars détruits en 3 semaines durant la guerre du Kippour).
C’est vous qui tirez des conclusions hâtives sur une situation donnée.
Quand ça ne marche pas, il faut juste plus de chars à 20 millions d’euros qui se font détruire par des drones à 500€? C’est juste ridicule. 40 000 fois moins cher de construire un drone qu’un char. Soit le char peut se protéger 40 000 fois contre des drones, soit ça n’a aucun sens. Aucun.
Vous parlez d’attrition, très bien. Et bien moi je me met dans le camp qui fabrique et pilote les drones et vous dans celui des chars. Et vous savez quoi? Je vous engage à 50 km tandis que vous ne pourrez pas tirer avant d’avoir parcouru 48km sous mon feu. Je gagne à coup sûr, parce que moi, je vais me balader pas mal si jamais je vous loupe et il me restera 39 998 coups pour gagner de manière économique.
Non, je ne marche pas à cette histoire de « c’est normal, c’est l’attrition ». Non, c’est juste que l’un des 2 systèmes est en très très grande difficulté. Et ce n’est pas le drone. Il y a pas mal à repenser le char, pour le moment, ce n’est plus un bon système. Voir, il faut penser à le retirer de l’arsenal.
Depuis 1962, c’est quand qu’un char de combat à délivré le feu ?
De façon anecdotique à Daguet avec les 30 B2.
Et sur la même période combien d’obus ont été tirés par les AML 90, Sagaie et 10 RC ?
Alors là, va falloir crapahuter dans les JMO des régiments pour en connaître le nombre exact. Bon courage ! 🙁
@DP « Depuis 1962, c’est quand qu’un char de combat à délivré le feu ? » La France est seule au monde?
@Mat49,
Précisément, si la Pologne ou l’Allemagne veulent acquérir 1000 chars de combat, c’est une bonne idée mais l’AF n’en a pas besoin.
Comment qu’y disait déjà le Gal Bigeard : « souple, félin et manœuvrier » ?
C’est exactement ce que sait faire l’AT et même plutôt très bien.
Même les militaires US nous admirent !!! 😉
Alors l’AT va faire quoi avec un char de combat, à part défiler le 14 juillet à Paris ???
@DP donc parce que tous les conflits de haute intensite voient l usage de vehicules dote d un canon en appui, et parceque la France n en aurait pas, si elle participait a un tel conflit ils cesseraient comme par magie d y etre utile. Votre raisonnement est un bijoux…
Parmi d’autres, Fabrice va vous indiquer le nombre de dizaines de milliers chez lui.
En 1973, 1982, 1991, 1995, 2007, 2008, …etc… 2022, 2023, 2024, 2025…
Outre les AMX30 B2, les T72 et dérivés, Chieftain, M60, Abrams, Leopard 1 et 2
Raconte-moi, ça m’intéresse, c’était où ???
Ce trop prometteur « système de systèmes » avec les allemands n’est qu’un piège, une illusion.
Si on s’aligne avec les allemands, on s’alignera derrière les allemands.
Nou ne ferons pas notre avion de souveraineté avec les allemands.
Nous pouvons nous éviter de faire notre char avec les allemands.
Le système de systèmes a été pensé en Pologne.
Le char Anders , la plateforme du char Anders, c’était déjà un « système de systèmes ».
Les allemands n’ont rien inventé.
Le CEMAT veut peut-être nous sortir du piège allemand.
Alors oui, mais pas seuls.
Il y a de la compétence en Pologne, de l’imagination, le Anders a très probablement été étouffé par l’Allemagne qui, chevauchant sa gross industrie ne souffrait pas l’essor polonais, l’inventivité polonaise.
Le CEMAT veut un char sans les allemands, que français, c’est foutu.
Nous n’avons plus de sidérurgie, d’aciéries, d’industries mécaniques.
Alors on peut faire, avec la Pologne.
Pareille, ça ne vole pas haut dans la réflexion. On ne peut pas reproduire seul un système qui ne marche pas et on ne peut pas s’allier à un pays qui fabrique des systèmes qui ne marchent pas, allions nous à d’autres pays pour faire un système qui ne marchera pas. Je ne comprends pas. Vous avez été militaire oui ou non? Quand la cavalerie a été fracassé par les mitrailleuses, vous auriez pensé qu’il fallait plus de chevaux et de cavaliers?
@Myshl : merci pour ce rappel du WPB Anders.
https://armoredwarfare.com/fr/les-blindes-polonais-modernes
« Malheureusement, en dépit de l’intérêt porté par l’armée polonaise qui projetait l’achat d’un millier de ces véhicules, le projet fut annulé suite à des pressions politiques et une campagne de calomnies menée par la concurrence. »
On aurait pu trouver une communauté d’intérêts, mais depuis quelques années, qui dit polonais, dit coréen. La Pologne est sortie de l’orbite de la BITD allemande mais au prix d’une nouvelle allégeance, qu’elle promeut désormais au sein de l’UE.
https://www.opex360.com/2025/02/27/la-slovaquie-envisage-lachat-de-chars-sud-coreens-k-2-black-panther-fabriques-sous-licence-en-pologne/
Les K2 seront produits par Bumar-Łabędy, filiale de PGZ.
Difficile de compter sur un partenariat avec l’industrie polonaise si l’état polonais déroule le tapis rouge aux Coréens.
Qu’en est-il exactement. Les annonces sont faites, super. Quid de la réalité des achats polonais de K2. Ils en ont combien en vrai?
La devise d’en France il y a un demi siècle:
« En France,
on n’a pas de pétrole,
mais on a des idées »
La réalité d’en France, aujourd’hui:
– On n’a toujours pas de pétrole,
– On n’a plus de sidérurgie, on ne fait plus nos aciers,
– On n’a plus d’industrie des poudres et explosifs.
Bon alors on fait quoi?
@Myshl……
Vous divaguez…
À ce jour, la France dispose de plusieurs fondeurs, ( les tubes du CAESAr, les canons de diverses armes, et même ceux des fusils d’assaut de nos gars, nos bateaux et autres soum ne sont pas en carton, etc…etc…).
D’une entreprise d’envergure internationale qui fabrique des poudres et explosifs du côté de Bergerac, qui vient de finir sa remontée en puissance, nous sommes en train de remettre sur pieds une usine de fabrication des petites munitions, qui ne sont pas en carton non plus.
Voilà pour votre « on fait quoi? »
Mais je suis d’accord avec vous… on n’a toujours pas de pétrole… mais on est plus très loin de s’en passer… on a déjà drastiquement baissé sa consommation, et ce phénomène prends de l’ampleur.
On a drastiquement baissé la part de pétrole dans l’essence de votre caisse, avec des additifs fabriqués en France, on peut faire beaucoup mieux, mais cette industrie emploi des millions de gens, on a donc créé la « transition énergétique », qui va prendre encore 30 ans, pour prendre la relève de ces millions d’emplois.
Aujourd’hui le monde travaille sur les moteurs électriques, qui a ce jour sont bien plus sûrs que les thermiques, les recherches sont naturellement redirigées vers la source d’énergie
(batterie), ou les progrès avancent très vite.
Et sur ce segment, nous sommes à la pointe du progrès avec l’institut saint-louis.
Les batteries d’aujourd’hui sont bien plus performantes que celles d’il y a seulement 5 ans, et vous mène plus loin, et prennent 80% de charge en 30 minutes… ce qui était impensable il y a 5 ans.
Et c’est là, que vous voyez que le manque de pétrole, n’a pas entamé les idées. Vilain jaloux, bourré de haine et de morgue.
on a toujours des idées? stop le ouin ouin… en ce moment les pays qui ont du pétrole ne sont pas a la fête non plus…
Ben on geint, comme vous, comme la moitié des français qui s’y complaisent. Un plaisir de vieux schnock
Sauf que c’est faux, les industries existent (Auber et duval, Eurenco), elles attendent des commandes.
Sors la picole !
Mais attention, de l’excellence Française, pas du rouge qui tâche et qui fait des trous à l’estomac. For sure, hein !
On manque surtout de financement pour pour réaliser nos idées ou plutôt nos rêves.
On a beaucoup perdu oui mais l’acier on en fait encore (Dunkerque, fos,…). Il y’a même je pense de l’acier français arcelor dans des voitures allemande
Poudre et explosif ça investit beaucoup chez eurenco notamment a bergerac même si on doit probablement sourcer certains produits de base a l’étranger (mais sans mines et pétrole on y es vite contraint)
On crache sur ses voisins car c’est plus facile que de se remettre en question.
Jacques Doriot (ou Pierre Laval, ou Joseph Darnand, ou les trois ???), sors de ce corps !
Tiens, cueillette aux champignons: créer des ennemis partout en Europe pour le seul bénéfice d’un très gros pays continental. Comme c’est original ce comportement hostile… da Yvan, da…
Attention, Chic Nourrice est une création 100% française (même s’il avait un frère jumeau aux USA, hélas décédé récemment) , il pose ses pieds où il veut, le plus souvent dans la gueule des ennemis de la France et d’ailleurs certains admirateurs (trop zélés) disent que Chic Nourrice a créé la France. On recale l’azimut brutal sur le vrai ennemi, svp.
C’est un rageux bruxellois.
Plaignez-le, il n’est plus avec nous. 😉
De la même façon que certains crachent à chaque post sur la BITD française… Vous voyez de qui je veux parler ?
C’est positif que les polonais renforcent leurs forces armées ainsi que certains pays européens. On peut les comprendre avec un tel voisin russe…
Les allemands veulent nous soumettre industriellement, militairement, diplomatiquement…ce n’est pas nouveau.
Après, on peut rester bons amis malgré tout sans concéder. Et si parfois on arrive à s’entendre avec un contrat équitable et sans entourloupes, pourquoi pas ! Dernièrement, l’armée française a commandé de nombreux camions Mercedes. J’aurais préféré une solution nationale, mais il faut être réaliste.
Concernant le projet MGCS, c’était une illusion d’envisager une solution équilibrée entre les deux pays. Ce n’est pas plus mal que cela s’arrête, même s’il y a eu presque dix ans de stagnation. Dans l’article, le général a raison lorsqu’il indique qu’un char de 80 tonnes n’est pas la solution future. Il y a eu une révolution avec les drones aériens, navales…et un début dans le terrestre. A l’avenir, cela va s’accentuer.
Il vaut mieux deux ou trois chars drones d’une petite taille associés avec des chars moyens drones (par exemple char polonais Anders, ou CV90…). Ensuite, il faudra trouver l’endroit des humains pour gérer ces ensembles, canons, missiles, contre drones aériens, mitraleuses…
Je pense que le plus grand défi pour la France n’est pas spécialement la construction d’un char comme anciennement le Leclerc, mais d’avoir un système d’ensemble de gestion de l’ensemble des drones sur le champ de bataille, les déflecteurs adéquats, et surtout la construction des petits drones terrestres en grand nombre. Nous devrions aussi avancer sur une nouvelle version du char jaguar mais plus axé sur la défense contre les drones aériens.
Par ailleurs, notre artillerie est très faible malgré la présence des canons Caesar. Il y a un sacré effort à effectuer de ce côté là si on veut une cohérence avec les futurs blindés ou/et drones terrestres…
Une vaste majorité de l’ensemble des décideurs, des officiers et des commentateurs intéressés par le CHI terrestre N’A (semble-t-il) TOUJOURS PAS saisi la nature du changement RADICAL de CONFIGURATION DYNAMIQUE du champ de bataille terrestre :
1 > On l’a maintes fois souligné, il ne s’agit PLUS de la dynamique d’articulation du CHI blindé champs, vals, bosquets et orées forestières datant de 1940, révisée ensuite avec l’introduction des menaces additionnelles des hélicoptères HIND ou APACHE ou TIGRE et des avions tueurs de chars genre A-10 WARTHOG, comme de 1960 à 2022. Il ne s’agit plus non plus simplement de l’incidence sur le char de l’arrivée potentielle de quelques missiles TOW, HELLFIRE, MILAN, KORNET, JAVELIN extrêmement dangereux, mais parsemés dans une journée.
2 > En effet, le champ de bataille CHI terrestre NE relève PLUS simplement POUR LE CHAR de ce rythme 1940-20222, plus ou moins gérable, d’insertion de menaces ou de cette ampleur plus ou moins acceptable de pertes sous le feu ennemi. Le CHI 2022+ relève désormais d’un harcèlement à fréquence infra-horaire d’essaims d’effecteurs destructeurs adverses. Le char sera potentiellement attaqué en 2040-2050 de 10 à 50 fois par jour (voire plus) par un ensemble d’ATGM, de MTO, de FPV, d’obus à guidage terminal, de drones médians et de mines robotisées.
3 > Sachant que les FPV, par exemple, sont amenés à voir leur charge creuse (PG7-V, PG7-VL etc…) ou leur pain de C4 augmenter de quelques 2,5 kg jusqu’à prochainement 4, voire 5 kg et que les modèles actuels se sont déjà révélés capables de percer allègrement les grilles d’aération GMP et les faces arrières tourelle des LEOPARD 2 et des M1 ABRAMS à Maïa-Tokmakcha ou Robotyne entre autres…On a aucun mal à imaginer que les futurs chars qui visent seulement 45 à 50 tonnes ou moins NE résisteront PAS à ce futur arsenal grouillant en essaims bien plus destructeur qu’en 2026.
4 > NON, il faut le voir en face, le CHI terrestre est entré dans une AUTRE dimension de dynamique, une dimension inconnue jusqu’à lors où la protection passive devient la 5ème roue du carrosse. Une « extension du domaine de la lutte » vertigineuse qui bascule en faveur d’une EXTENSION intensive de la protection ACTIVE. Le char se retrouve maintenant dans la situation des forteresses volantes 1943 B-17, B-24, B-29 assaillies de toutes part, 360° azimut et 90° site par des effecteurs-tueurs, les chasseurs allemands et japonais.
5 > A ce titre, un chenillé lourd de 50 tonnes, doté de blindages Titane-Céramique feuilletée – Dyneema à la Chobham sur 1.500 mm frontal N’A PLUS de SENS….Si un seul FPV frappe ses grilles de GMP ou son échappement ou ses autres ventilations ou épiscopes, il sera HS comme cela est arrivé à 67% des ABRAMS en Ukraine. Ce qui va compter en 2035, c’est la capacité du blindé lourd d’offensive à supprimer 360° XoY-90°XYoZ dans sa « sphère de survie » ces multiples agresseurs, que ce soit par APS type TROPHY, par canon 20 ou 30 mm haute cadence ou par un éventuel Laser 100 kW.
6 > Dans ce CONTEXTE totalement muté, le char chenillé ne montre comme seul intérêt par rapport à un 8 roues de 35 tonnes à très haut rapport poids/puissance QUE la résistance frontale aux obus de chars adverses. Sachant que l’APS TROPHY peut intercepter AUSSI des APFSDS obus-flèches, le 8 roues équipé par PROMETEUS se retrouve à égalité. La défense passive par blindage ne sera quasiment plus utile QUE pour les 12,7 mm (14,5 mm), les éclats et les IED (sans charge creuse). Une mouture améliorée du VBCI, doté de nouveaux blindages légers évolués en composites-céramiques pourrait parfaitement porter un ASCALON, une cabine en Titane pour l’équipage, des lanceurs d’AKERON, un APS PROMETEUS et, surtout, un RADAR, soit mini-AESA, soit ULB pour détecter TOUS les effecteurs en essaim précités.
7> L’avantage énorme d’un « Super-VBCI » est que, contrairement au char chenillé dont la France ne maîtrise pratiquement plus les composants de caisse, de roulement et de GMP, ce super VBCI PANTHERE pourrait être conçu et construit pratiquement entièrement chez KNDS France et resterait une solution SOUVERAINE et….génératrice d’emplois nationaux…..
Votre message est tout à fait intéressant.
Une observation qui n’est pas sur le fond:
« Le char se retrouve maintenant dans la situation des forteresses volantes 1943 B-17, B-24, B-29 assaillies de toutes part, 360° azimut et 90° site par des effecteurs-tueurs, les chasseurs allemands et japonais. »
En réalité les résultats de la Luftwaffe n’ont pas été extraordinaires, ils n’ont jamais pu remettre en cause les calculs d’attrition de Harris et de la 8th Air Force US. Il y a eu essentiellement en 43 et première partie de 44 des résultats ponctuels remarquables (Schweinfurt…) mais insuffisants au global. A tel point qu’Hitler a demandé que le personnel soit replacé dans la flak!
Quant aux japonais n’en parlons même pas, il y a eu nettement plus de B29 victimes de pannes ou d’accident que des chasseurs japonais qui peinaient terriblement rien que pour monter à leur altitude.
@ONERESQUE
Je ne partage pas cette vision du char lourd qui serait irrémédiablement « foutu », à cause des drones/MTO. Il faut simplement trouver la parade efficace face aux drones et essaims de drones adverses.
Partant du principe que la meilleure arme contre le drone, c’est le drone, la solution consiste à doter les chars d’un essaim de drones d’autoprotection, qui détecteront et intercepteront les drones adverses avant qu’ils n’atteignent le char. Ainsi protégé, la menace drone/MTO redevient gérable pour le char, pour un coût acceptable et proportionné au coût de la meance. La seule limite est le nombre de drones qui compose l’essaim, et ce nombre est potentiellement très élevé, surtout si plusieurs blindés mutualisent entre eux leur protection.
A noter que l’essaim de drones d’autoprotection ne remplace évidemment pas un APS en bonne et due forme, pour les menaces les plus létales (obus flèches, missiles antichar, roquettes, MTO attaquant à très haute vitesse…).
Une fois résolue la question de la protection, reste le débat de fond : char lourd, ou blindé léger à roue ? le blindé à roue est évidemment plus mobile sur routes, plus facile à transporter (A400M) et avec un MCO moins coûteux. Mais le char lourd chenillé a pour lui des capacités de franchissement inégalées, et surtout, il offre une bien meilleure protection à son équipage et une meilleure survivabilité à la « ferraille » du champ de bataille : lorsque les obus d’artillerie pleuvent aux alentours et que les éclats volent en tous sens, il est préférable d’être protégé par 50 tonnes de blindage, plutôt que par 30… idem pour les mines ou IED : un char lourd a de meilleures chances de s’en sortir, et son équipage de survivre, qu’un blindé plus léger… Or, ces menaces « classiques » (artillerie/mines) n’ont pas disparu avec le « CHI 2022+ », bien au contraire.
Enfin, sur un plan économique, je serais curieux de savoir combien coûterait un SUPER VBCI / PANTHERE ainsi équipé. Plus précisément, je me demande s’il y aurait réellement une grande différence de prix entre cet engin, et un char lourd moderne doté de systèmes d’autoprotection. Je crains de deviner la réponse.
Pour ma part, j’estime que le char lourd est loin d’avoir dit son dernier mot. Il va devoir évoluer, c’est certain, pour traiter sa vulnérabilité face aux nouvelles menaces. Mais les fondamentaux demeurent…
Le MGCS comme le SCAF, c’est une vision. Militaire et politique. Rien de concret, c’est juste un nom de code pour une initiative industrielle afin de developper des nouvelles technologies et usages. Il faut voir SCAF comme si on dit internet il y a 30 ans, et MGCS comme les voitures électriques.
Peut être la France a un nouveau grand projet: reconstruire une industrie de blindes chenilles.
Avoir des projets et de l’ambition est un début.
bonjour. Actuellement la France a le char le plus moderne d’Europe. Les Leclerc ne sont pas en obsolètes avant quelques années. La France n’a besoin que de 200 ou 300 unités, ce qui est ne justifie pas un investissement aussi important . Surtout qu’il y a actuellement en Europe 3 ou 4 programme de développement de Char lourds. Par contre si nous devons envisager le développement d’un char intermédiaire, je propose le développement d’un chat léger ( moins de 25 tonnes ) car nous avons besoin à court terme d’un vrais VCI donc un châssis blindé d’une classe 20 25 tonnes me semble plus porteur en terme d’exportation (aucun programme en Europe actuellement). .
La technologie il n’y a pas beaucoup d’investissement à faire, tout existe actuellement dans le Leclerc . ( moteurs hyperbar suspension. ect. )
par contre nous devons envisager une architecture différente moteur à l’avant et l’emploi d’un canon de 120mm totalement télé opéré.
Une solution de char me semble possible en coopération, pas forcément 100% français. mais dans ce cas, il faut cooperer avec un pays fiable. L Allemagne a montré qu elle n était pas un partenaire fiable, et avec ses budgets, elle est devenue très arrogante. sans compter le fait que l industrie allemande est d abord fidèle aux USA.
Donc essayons en franco Français et sinon choisissons d autres partenaires (Belgique ? Finlande ? EAU ? Inde ?….)
aucun pays ne va collaborer avec la France car il y a 2027 , l’horizon s’arrête à cette date . Il y a les présidentielles. Aucun pays ne va investir des millions d’€ avec un président sur le départ
La seule manière viabiliser ce projet serait de créer une famille entière de véhicule…un peu sur le modèle SCORPION finalement. Un chassis chenillé commun qui couvrirait le remplacement du VBCI également, qui servirait aussi aux UGV, engin du Génie, Char de combat etc.
Cela permettrrait de dépasser les 1000 chassis commun avec différents armements et spécialisations.
La France n’a de toute manière pas une tradition de MBT Lourds mais plutôt moyens (vers les 55T). Et un chassis de VCI assez solide pour accueillir un blindage plus conséquent ne sera pas du luxe pour le combat futur.
Ceci est un mirage, chacun de ces besoins implique une masse à transporter différente, le châssis commun serait donc massivement surdimensionné pour certains usages et sous dimensionné pour d’autres. L’AJAX est un exemple de ce qui se passe quand on veut ignorer les contraintes physiques pour vendre un concept.
Les états majors doivent d’abord décider s’il veulent des humains dans ces véhicules. S’ils n’en veulent pas, parce que les opérateurs seront planqués dans un bunker, exit le poids et le volume de tous les systèmes de protection des humains, on répartit les effecteurs sur le plus de châssis légers et dispersés possibles, et on construit de usines d’armement différentes (c’est ce qui a donné le CAESAR, si on automatise ce qui reste à automatiser on obtient quelque chose d’encore plus léger)?
S’ils veulent garder des humains dans des situations exposées où les drones n’auront pas d’abord nettoyé le terrain, ça veut dire multiplier les systèmes de protection. Ça sera très lourd, très cher, sans doute pas aérotransportable, avec un châssis différent. Et cette approche a échoué jusqu’ici en Ukraine des deux côtés.
Oui mais le char tirera au delà de l’horizon me direz vous (les drones volent déjà au delà de l’horizon !). S’il tire au delà de l’horizon c’est quoi la plus value de mettre les humains dans une carapace extrêmement lourde et onéreuse située juste sous le canon ou le lance missile (ie directement à l’emplacement où arrivera la réplique) au lieu de les mettre dans un trou camouflé quelque part dans le même secteur. Quelques mètres de terre ça protège quand même mieux que quelques centimètres d’acier. C’est quoi la plus value de coller les humains au canon ?
Scorpion est un modèle communication communication, pas un modèle de véhicule
Je crois que la question qu’il faut se poser est : de l’influence de la guerre électronique active sur le développement des blindés et des drones FPV.
La guerre électronique (GE) active implique l’émergence d’un nouveau concept de combat. Ce n’est pas une simple adaptation technique, mais un véritable changement de paradigme doctrinal et opérationnel. Le conflit en Ukraine sert de laboratoire à ciel ouvert depuis 2022, où la GE active (brouillage RF, GPS, communications) et les drones FPV low-cost ont bouleversé l’équilibre traditionnel entre feu, mobilité et protection.
Les FPV sont vulnérables aux brouilleurs russes (Volnorez, Lesochek, etc.), qui neutralisent 60-80 % des liaisons radio et GNSS dans les zones contestées. Et même les modèles plus évolués subissent la réactivité de l’ennemi (adaptation). Résultat : les FPV deviennent plus nombreux, moins chers (quelques centaines d’euros) et plus efficaces contre les points faibles des blindés (toit, optiques, chenilles). Ils saturent le champ de bataille, inversant l’économie de la guerre : un drone à 500 $ détruit un char à plusieurs millions. Si la GE ne les élimine pas, elle oblige à massifier les attaques, transformant les FPV en arme de saturation plutôt que de précision isolée. Pour les blindés, devenus hautement vulnérables, cela impose une redéfinition de la survie et de l’emploi, nécessitant tant une grande agilité (Et donc un poids très “raisonnable“ avec des capacités d’accélération et de dissimulation tant visuelles qu’auditives et électromagnétiques) que l’intégration embarquée de systèmes de brouillage directionnel ou « bulles » anti-FPV (Comme le système Triton russe, ou le système Tor avec brouilleur intégré, ou les brouilleurs haute puissance de nouvelle génération nouvellement développés).
Il apparait également nécessaire de “droniser“ le char (réduction ou suppression de l’équipage, tourelles téléopérées ou autonomes, intégration de drones (UAV/UGV) pour reconnaissance, frappe ou contre-mesures). Les blindés doivent effectuer leur transition, en passant d’outils de percée massive à des plateformes de soutien très agile, parfois en retrait de la zone d’affrontement direct, capables de tir longue distance (hors la portée visuelle), protégées par des essaims de drones et une GE locale, capables de s’inclure dans un combat collaboratif en environnement GE contesté. Souvent, la victoire passera par l’usure technologique permanente, ainsi que l’adoption de ce nouveau concept de combat collaboratif, électromagnétique et low-cost/massif.
@Roland DESPARTE
La guerre électronique est un élément important, mais ce n’est sans doute pas là dessus qu’il faut miser pour assurer la survivabilité des blindés en CHI.
Les drones FPV à liaison radio ne sont clairement plus la menace principale, précisément parce qu’il reste relativement facile de les brouiller. La tendance actuelle, ce sont les drones à guidage filaire (fibre optique), mais surtout les drones/MTO dotés d’une IA de reconnaissance de cible. Une fois arrivés dans leur zone de patrouille, ces drones traquent automatiquement leurs cibles, sans intervention humaine. Ce n’est pas de la science fiction, cela existe déjà. Face à ces menaces autonomes, les brouilleurs ne sont d’aucune utilité. Le seul espoir, c’est l’interception cinétique de la menace. C’est là dessus qu’il faut bosser en priorité, plutôt que sur des « super brouilleurs » dont l’utilité décroît…
@RolandDesparte: je suis d accord avec vous et avec @Math plus haut 20h39 11.04 que le char habité est un concept en grande difficulté pour ne pas dire condamné au vu de ce qui se passe en Ukraine. Un autre point à prendre en compte en dehors du succès des drones est le fait que depuis la 1ère guerre mondiale l engagement des chars contre un adversaire relativement sophistiqué s est toujours traduit par un taux d attrition extrêmement élevé, aussi bien pour le matériel que pour les hommes. Même les Merkavas engagés à Gaza contre un ennemi très très affaibli subit des pertes. Or, aujourdhui, dans une armée européenne occidentale, le niveau d acceptation de pertes est très très faible, surtout lorsque l engagement est planifié et pas subi; or, c est généralement le cas (planifié) lorsque l on veut effectuer une percée.
Est ce que la dronisation pourrait être une solution ?
Peut être, mais il faudrait alors totalement renouveler le concept: 1.je vois plutôt un matériel destiné à une opération de style commando, forces spéciales 2. un drone/robot d attaque très discret donc compact donc peu protégé donc souvent à usage unique 3. mais accompagné d un ou 2 ou 3 autres drones/robots équipés d armes laser anti FPV et destinés à créer un « rideau » de protection
J ai quand même un doute sur la robustesse en temps de conflit des communications entre ces véhicules et le véhicule/poste de commandement arrière; les ingénieurs ont l air sûrs d eux, mais est ce que tout cela résisterait contre un adversaire sophistiqué et aguerri en la matière comme la Russie? Si nos industriels ont une botte secrète, on nous ne le dira pas, et c est normal; mais on est (et probablement même la commission parlementaire et la Ministre) obligés de les croire sur parole.
Question sur l efficacité/faisabilité des armes lasers sur un petit robot. Question sur l approvisionnement en munitions.
Du coup, ça fait bcp de questions et on se demande si des drones volants ou des frappes d artillerie, de roquettes guidées à plus de 40km ne pourraient pas arriver plus ou moins au même résultat avec nettement moins d obstacles opérationnels et de pertes en matériel. En réfléchissant, la solution drone terrestre pourrait qd même être utile si l on ne dispose pas des 40-50km de profondeur pour installer Caesars et MLRS à l abri des drones.
faire un nouveau char pour 200 exemplaires alors il serait hyper cher .