Le ministère des Armées envisage une production française de 50 millions de munitions de petit calibre par an dès 2029

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Cela fait maintenant plus de dix ans qu’il est question de recréer une filière industrielle nationale dédiée à la production de munitions de petit calibre, cette capacité ayant été perdue au début des années 2000 avec la fermeture de l’établissement que possédait Giat Industries au Mans. À l’époque, il avait été avancé que la France n’aurait aucune difficulté à s’approvisionner auprès de fournisseurs étrangers. Une position que la Direction générale de l’armement [DGA] a constamment défendue, jusqu’à la remise en cause de quelques «certitudes» par la pandémie de covid-19 et la guerre en Ukraine.

En 2015, publié par les députés Nicolas Bays et Nicolas Dhuicq, un rapport alluma, en quelque sorte, la mèche. «La France serait-elle visionnaire en la matière alors que ses voisins ont pour la plupart conservé une industrie nationale de munitions de petit calibre qui alimente nos armées ? Comment est-il possible de s’assurer qu’aucun de nos fournisseurs ne sera contraint de cesser ses livraisons en raison d’une législation nationale ? Comment est-on certain d’un approvisionnement en cas de conflit majeur et pourquoi serions-nous dans ce cas les premiers servis ? Pourquoi, si nos voisins parviennent à faire vivre une industrie de munitions de petit calibre, ne le pourrions-nous pas ?», avait-il demandé. Et d’estimer qu’un investissement initial de 100 millions d’euros serait suffisant pour relancer une filière française de munitions de petit calibre, à la condition de produire 60 millions de cartouches par an pour garantir sa rentabilité.

Convaincu par les arguments avancés par ce rapport, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, porta un projet qui, associant NobelSport [spécialiste du tir sportif], TDA Armements [filiale de Thales] et Manurhin, avait l’ambition de relancer une production française de munitions de petit calibre. Seulement, il passa à la trappe après les élections de 2017, la Revue stratégique de défense, publiée peu après, ayant repris à son compte les réserves exprimées par la DGA.

Finalement, après d’autres rapports parlementaires favorables à une capacité française de production de munitions de 5,56, de 7,6 et de 9 mm, la DGA fit son aggiornamento sur cette question.

«Sur les munitions de petit calibre, nous avons aujourd’hui une position qui a été réactualisée. Il y a quelques années, on disait : ‘circulez, il n’y a rien à voir, on n’a pas besoin d’une filière nationale’ [de munitions de petit calibre]. Je dis ceci pour les armes et les munitions. On s’est réinterrogé puisque le monde bouge. […] Et donc on se rend compte que, effectivement, le besoin des armées, c’est d’être approvisionnées, en priorité, en munitions de 5,56», confessa Emmanuel Chiva [qui n’était pourtant pas comptable des décisions de ses prédécesseurs], en décembre 2024.

Quelques mois plus tôt, la France et la Belgique avaient signé une lettre d’intention en vue d’établir une coopération industrielle dans le domaine des munitions de petit calibre.

«L’objectif est de recréer une filière en s’appuyant sur les compétences belges», avait alors expliqué le ministère des Armées. Il était question d’installer une ligne d’assemblage de munitions en France et d’en acheter directement auprès de l’industrie belge. «Les industriels travaillent à ce stade sur les questions de financement de l’investissement, le projet devant démarrer dans les prochains mois», avait-il précisé.

Seulement, ce projet franco-belge n’a pas pu voir le jour, le ministère des Armées ayant finalement adopté une autre approche, avec le lancement d’un appel d’offres pour relocaliser une filière de munitions de petit calibre. Plus d’un an après, cette procédure est sur le point d’aboutir. C’est en effet ce qu’a assuré Catherine Vautrin, la ministre des Armées, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 8 avril.

S’agissant des «munitions de petit calibre, c’était un engagement de mon prédécesseur. La démarche pour implanter une filière en France est bien lancée. On a quatre industriels européens qui se sont portés candidats. Les offres initiales ont été remises le 2 décembre 2025. Elles ont été analysées par la DGA. La remise des offres finales interviendra le 14 avril, après une demande de report de deux soumissionnaires», a expliqué Mme Vautrin.

Cela étant, il faudra ensuite compter deux ans pour obtenir les autorisations nécessaires au redémarrage de la production. Afin d’éviter un éventuel blocage bureaucratique ou réglementaire, la ministre prévoit d’activer les «mesures normatives» prévues par l’article 11 du projet d’actualisation de la LPM 2024-30, lequel abroge plusieurs paragraphes de l’article L. 181-2 du code de l’environnement.

Aussi, Mme Vautrin a annoncé que les premières munitions de petit calibre seront «produites en 2028», l’objectif étant d’atteindre une cadence de 50 millions de cartouches par an à partir de 2029.

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73 contributions

  1. Kabuli dit :

    Pour une Force de 77000 hommes, ça fait 650 munitions par personne.
    Bel effort…

  2. Georges Frérot dit :

    Mieux vaut tard que jamais.
    Espérons que la solution industrielle retenue se fasse avec une participation majoritaire de la FRANCE au capital.
    Cela devrait être un axe de travail prioritaire de la BPI.
    N’oublions pas deux points cruciaux de ce projet :
    – la constitution de stock de matières premières,
    – le choix d’une implantation sécurisée, type centre de la France et de plus participant à la création d’emplois en région.

  3. Emile dit :

    La ligne d’assemblage sera amortie en attendant les armes à « effet dirigé »….
    4 candidats européens….. des ukrainiens ? Vive la souveraineté

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Oui, « européens » cela n’exclut pas un ou deux candidats français, mais cela engendre un gros doute quand même…

  4. phil135 dit :

    c’est intéressant de lire que le rapport initial prévoit la rentabilité à partir de 60 millions/an puis que la DGA part sur 50 … on a gagné 20% de productivité avant même de commencer ?

    • totoro dit :

      on vise la souveraineté avant la rentabilité…
      comprends pas pourquoi l partnariat franco-belge n’a pas survécu… c’était un option qui pouvait garantir la souveraineté et la rentabilité.

      • rainbowknight dit :

        Ouais, c’est bô la France Libre…. for sure.
        Réindustrialisation, déficit pour la société de production…. finalement c’est moins cher ailleurs et en plus ce sont des pays « amis » à qui nous achetons.
        La concurrence ne s’effacera pas si facilement pour permettre et facilité la mise en place d’une « perte de marché » si le nouveau venu est plus performant..
        Bref du vent , un projet pour perdre un pognon de dingue.

  5. Forger les armes de la France dit :

    Bonne initiative. Pourquoi s’arrêter là cela dit ? Il serait temps de faire renaître les armes de petit calibre françaises. Reprendre peut-être le programme PAPOP et l’adapter à la guerre moderne, alléger tout ça, etc. En ces temps plus qu’incertains la souveraineté devrait prendre les devants.

  6. Lothringer dit :

    Envisage…2028-2029….

    Sérieux ?
    Et dans l’éventualité d’un grand feu d’artifice en 2027 , « on » fait comment ?
    Négligence gauloyse.

  7. Myshl dit :

    La capacité de la France à produire ses munitions de petits calibres n’a pas été perdue.
    Elle a été VENDUE.
    Le PSG au Qatar, no munitions aux EAU, chacun ses maîtres.
    Il y a des gens qui, aux ministère de la défense (Balard) comme au ministère de la dépense (Bercy),
    ont foutu en l’air notre souveraineté nationale.
    Nous devons redevenir les maîtres de nos munitions,
    et c’est une très belle occasion que de repartir de Zéro.

    Bon, faudra clouer le bec des écolos Sevezo-Bhopal anti-tout.

    Et ensuite on pourra éventuellement voire même peut-être, potentiellement envisager de:

    Reconstruire notre capacité de forgeage.
    Et recommencer de fabriquer nos canons.

    En attendant, j’attends avec espoir et résignation qu’on traduise en justice tous ceux qui ont vendu la souveraineté de mon pays, au motif de haute TRAHISON.

    Mais bah, depuis Georgina Dufoix, responsable n’est pas coupable.

  8. Olivier C dit :

    S’ils veulent faire baisser les coûts, qu’ils ouvrent la possibilité aux tireurs sportifs d’acheter ces munitions. Ce n’est pas comme si les armureries étaient pleines de munitions de 5.56mm

    • pldem806 dit :

      Si on prend l’ensemble des forces nationales dotées d’armes, cela donne environ 490000 personnes. Si on considère le ratio pris par la DGA pour l’entrainement du personnel militaie GN comprise (150 cartouches par an pour les Armées soit 150×285000 = 42 750 00 cartouches arrondies à 5 M) cela donne, tous calibres confondus : 150 x 490 000 = 7.5 M de cartouches arrondies à 10 M si on prend en considération les tireurs sportifs.
      Et là, on ne parle que des calibres .308, .223, 9 mm parabellum, qu’en est-il du .50 ?
      Avec 5 M, nous n’allons pas aller bien loin.

  9. Claude Monet dit :

    Hâte que ce projet soit confié à Europlasma qui pourrait enfin relancer Manurin, ce serait fantastique de participer à cette opération financière si c’est côté en bourse.

  10. Yvon dit :

    Un peu de bon sens ne fait jamais de mal. On ne peut que regretter le temps perdu.

  11. HMX dit :

    Que d’errements et de valse-hésitation sur ce sujet… mais enfin, on avance !

    Le sujet aurait pu être « réglé » de façon plus nette et décisive si l’Etat actionnaire avait imposé à des sociétés de défense dont il a le contrôle (KNDS France notamment) le rachat ou une prise de participation significative dans un des nombreux acteurs européens et mondiaux dans le domaine de la production de munitions de petit calibre. Cette prise de contrôle capitalistique aurait alors été assortie d’une demande de production sur le sol français.

    Au final, on aura bien la production sur le sol français (ce qui était évidemment le point le plus important), mais pas le contrôle capitalistique. Ce qui demeurera un facteur de fragilité/incertitude, puisqu’on ne contrôlera pas la stratégie ou les actions du groupe qui gèrera l’activité de ces futures usines françaises. Si ce groupe choisit de se désengager, de délocaliser, de revendre à des acteurs hostiles ou indifférents aux intérêts français, ou fait « simplement » faillite dans quelques années, on se retrouvera à chercher désespérément un repreneur et à « négocier » sans être en position de force. Bref… on retiendra le verre à moitié plein, et un sujet qui sort enfin de l’ornière !

    Et maintenant, après la production des munitions, si on commençait à (re)parler de la production des armes de petit calibre sur le sol français ? Le dernier « grand » fabricant d’armes, Verney Carron, est en mauvaise posture et n’a dû son salut qu’à une commande ukrainienne de fusils d’assaut VCD-10 et VCD-15. On notera là aussi, comme pour les munitions, que de nombreux pays européens sont parvenus à conserver et à développer une industrie de fabrication d’armes légères et individuelles (Glock, Steyr, FN Herstal, CZ, HK, Beretta, etc…). Est-il impensable d’imaginer que la France, 7ème puissance mondiale et une des premières armées d’Europe, puisse rétablir une industrie dans ce domaine ?… n’y a t’il pas une question de souveraineté et de stratégie industrielle qui mériterait d’être posée ?

    • totoro dit :

      Ou bien d’avoir une participation capitalistique suffisante auprès d’un partenaire européen fiable, qui aurait permis d’avoir un accès garanti en emps de crise, une implantation sur le sol national et des conditions financières favorables.

      • HMX dit :

        Tout à fait. Le contrôle capitalistique est essentiel : sans lui, on ne contrôle finalement pas grand chose. Une usine, ça se ferme ou ça se délocalise, soit de façon brutale, soit de façon plus progressive. Il suffit par exemple de réorienter la production dans d’autres usines du groupe, jugées plus rentables et de laisser tranquillement « mourir » l’usine qu’on souhaite fermer. D’où l’intérêt d’être à la table des actionnaires, avec suffisamment de parts pour peser dans les décisions stratégiques.

        Pour ceux qui se soucieraient de la compétitivité de munitions « made in France », il faut préciser que cette activité nécessite le recours à des machines-outils complexes et coûteuses, donc un fort investissement initial. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il s’agit d’une activité très automatisée : les charges de personnel pèsent finalement assez peu. Ce qui permet d’envisager une production très compétitive, même dans un pays à fort coût de main d’Å“uvre comme la France.

    • Le "T apostrophe" prolifère insidieusement dit :

      N’y a-t-il.

    • AMF pas d'action dit :

      Regardez les forums boursiers sur Cybergun pour Vernet-Carron.

      Zt restez en loin…

  12. Myshl dit :

    Il est tout de même dingue de ne vérifier que maintenant ce qu’ont été les folies de l’européanisation à outrance, depuis la monnaie unique « EuReichMark » qui a tué la monnaie commune pas assez allemande, jusqu’au « Code des marchés publics européens » qui nous a ici en France valu la dictature du « Nouveau » code de comment obéir.

    Au « début » des années 2000 on a détruit, poubellisé des décennies de compétences.
    On a commencé avec la SIMMAD.
    J’ai vu la doc jetée depuis les fenêtres dans des bennes à ordures.

    Au début des années 2000, ça a été la prise de pouvoir par les guerriers, dont ceux assis, et l’élimination des logisticiens.

    Au résultat les « chefs » ont tablé sur le « flux tendu », méprisant la culture du « stock » des logisticiens.

    Aujourd’hui on n’a plus de stocks.
    On a encore du « volant » pour la manoeuvre,
    mais on n’a plus de stocks pour recompléter le volant.

    La logistique de nos armées a été vendue, sacrifiée, bradée.

    • rainbowknight dit :

      Le projet de Jean-Yves Le Drian est passé à la trappe après les élections de 2017….
      Dix années pour comprendre qu’il est prioritaire de choisir la France, libre de préférence, avant les ambitions européennes…
      For sure, les européens se rient de cette France qui bavasse et se fragmente, ce n’est pas l’avenir porteur d’espoir dont rêve l’UE….

    • EchoDelta dit :

      Ca n’a rien à voir avec l’Européanisation mais tout à voir avec la peur bleue de nos dirigeant envers le peuple. Produire des munitions de petit calibre c’est « Dangereux » pour les hautes sphères… J’ai même vu des gendarmes détruire des capacité de production (légale je précise) d’une armurerie pour s’assurer qu’aucune production ne puisse échapper au contrôle absolue des élites…

      • Ouf ouf dit :

        Dans ce cas, pourquoi laisser les tireurs et chasseurs avoir le droit d’acheter 3000 cartouches par an…
        c’est aussi « Dangereux »

      • Gilles Aigeaunne d'Hurronpouein dit :

        Vous deviez faire fureur avec celle-ci entre deux bouchées de chipolata.

      • Pourquoi tant de e ? dit :

        Au contrôle absolu.

    • Ouin-ouin dit :

      Pleureuse du soir, espoir ?

  13. Olivier 15 dit :

    C’est toujours  » envisage « ,  » plus tard « ,  » en même temps « … Comme les études de style de trucs méga futuristes comme le paddle volant du Bouffon Vert, et j’en passe.
    Les munitions de petits calibres, les particuliers en font ( je suis à la FFTir ). C’est si dur de lancer des chaînes en urgence ?
    Un peu comme en 1938, quoi…

  14. Soult dit :

    Chaque jour les âneries de @NRJ sont démenties un peu plus.

  15. jp_perfect dit :

    Voilà qui est quand même assez fou lorsque l’on sait que l’armée suisse commande entre 80 à 90 millions de cartouches annuellement, dont 30% environ partent chez les sociétés de tir, dans lesquelles on s’entraîne à l’arme de guerre. Lire ici: https://livret-service.ch/les-acquisitions-de-munitions-en-legere-hausse-pour-les-4-prochaines-annees/
    Lors du dernier entraînement commun entre les deux armées, à l’Hongrin, les soldats français ont déclaré qu’ils tiraient relativement peu en regard de leurs homologues helvètes. La courte durée des périodes d’instruction suisses explique en partie la chose. Lire ici: https://livret-service.ch/aller-et-retour-a-lhongrin-regard-sur-lexercice-franco-suisse/

    • GotoRaptor dit :

      La Suisse ne doit pas reconstruire son industrie en prime ?

      • jp_perfect dit :

        Non, la Suisse dispose de deux fabriques de munitions de petit calibre, à savoir Swiss P Defence à Thoune et Saltech AG, vers Zurich. Le problème est que Swiss P est en réalité RUAG Ammotec, ancienne entreprise aux mains de la Confédération que les politiciens ont jugé pertinent de vendre à Beretta APRÈS le début du conflit en Ukraine… En outre, la législation suisse restreint les possibles marchés. Swiss P a donc déjà dû licencier des collaborateurs, tandis que Saltech a indiqué vouloir délocaliser la production de 12,7 mm en Hongrie. Les deux sites sont donc menacés de fermeture, à terme.
        La loi sur le matériel de guerre, qui régit les exportations, a été modifiée par le Parlement en décembre, mais la gauche et les milieux pacifistes ont lancé un référendum contre cette décision. Votation sur cet objet en automne prochain.
        Plein d’informations sur le sujet, toujours sur https://livret-service.ch/

        • GotoRaptor dit :

          Ce que je voulais dire c’est que nous on doit reconstruire eux non, donc ça peut justifier des premières commandes aux quantités moindres.

          Les Suisses ont l’air de faire le chemin inverse, triste.

          Mettre ton industrie militaire en Hongrie demande un niveau inédit d’incompétence. Pourquoi pas en Russie pendant qu’on y est… L’industrie de l’automobile allemande a largement investie en Hongrie et du coup ils savent pas faire grand chose contre orban.

  16. Martin68 dit :

    Bon, « envisager  » de produire une partie de nos besoins en munitions sur le territoire semble être indispensable au vu de la capacité de nos fournisseurs (habituels ) à nous livrer.
    Cependant n’oublions pas que les machines outils nationales qui étaient en capacité d’assurer une production de qualité ont été bradées en même temps que la société MANURHIN aux Turcs ou Emiratis, je ne me rappelle plus.
    Quelle honte…maintenant le gouvernement veut relancer quelque chose, je dis bien quelque chose car pour moi ce projet reste de la « de la poudre aux yeux ».

  17. Auguste dit :

    Prière à l’ennemi d’attendre 2029 pour nous attaquer.

    • Pouce, pouce, c'est pas du jeu dit :

      Retour à l’école primaire

    • rational dit :

      l’ennemi n’a pas de munition non plus. C’est pour cela qu’on soutient l’ukraine pour continuer à le saigner

  18. poudreux dit :

    Attendons le veto des écolos-gauchistes-islamistes de France, on fabriquera à coup sur autre chose avec ces fonds dans cette hypothétique industrie, tiens pourquoi pas des suppositoires destinés aux récalcitrants face à leur doctrine ????

  19. Chiva Chiva Che, ayayaïee dit :

    Emmanuel Chiva, pas comptable des décisions de ses prédécesseurs ? Il a été le défenseur le plus enflammé du « plus jamais de production de mun’ de petit calibre ». De ce lobby, puisqu’il s’agit bien de ça. Aux intérêts de qui? « Le plus capable de nier les évidences les plus fortes : les premières victimes d’une guerre sont les flux logistiques, comme on le voit à Ormouz. On se souvient tous de ces ogives de 5.56 (pas la même feuillure, etui en laiton et pas en acier) qui arrivaient de profil sur les cibles à 25,50,100m… Il y a 15 ans. Et Chiva humiliait ses contradicteurs. Le voir manger son chapeau pourrait être jouissif si, notre ego mis à part, tant de temps n’avait pas été perdu, tant d’usines, d’emplois… se amis lui ont trouveront un autre.

    • Arnaud dit :

      Vous êtes sur que c’était chiva?
      . Je pense plutôt que c’était son prédécesseur aussi lamentable sur ce sujet que sur tous les autres d’ailleurs. Il a transformé la DGA en zombie technocratique.

      Que de fois sur ce forum je me suis fait insulter parce que je disais que les marchés de munitions n’avaient aucune valeur en temps de crise. Il a fallu le Covid….

      • Tourne Bille dit :

        Par exemple :
        Jean-Yves Helmer (1996-2001)
        Yves Gleizes (2201-2004)
        François Lureau (2004-2008)
        Laurent Collet-Billon (2008-2017)
        Joël Barre (2017-2022)

      • DGA allemande dit :

        C’était l’inepte Joël Barre qui a donné des marchés aux industriels de l’armement allemand comme on lui a demandé à l’étage au-dessus.

        C’est lui qui a refusé de recréer une filière française de munitions de petit calibre.

        Il est à présent dans la refonte de la filière nucléaire civile française:
        https://acteurspublics.fr/nomination/joel-barre-devient-delegue-interministeriel-au-nouveau-nucleaire/

        Il est à la DGA ce que Morin est en tant que MINDEF…

        Aîe aîe aîe, en effet.

  20. lxm dit :

    Il va falloir aussi lancer des enquêtes sur tous ceux qui ont fait obstruction à une filière nationale de munitions de petit calibre évidente pour tout être humain doté d’un cerveau, pour vérifier s’ils n’ont pas touché des commissions de la part d’importateurs et d’industriels étrangers, ou s’ils étaient simplement très c.

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Sur ce seul point je suis en accord avec ce que disait M. Rocard : la connerie est bien plus fréquente que le complot ! Il y a au moins deux générations qui ont été instruites pour le modèle économique avec zéro usine…

  21. Le Suren dit :

    « On s’est réinterrogé puisque le monde bouge. » Ah bon ? En 1940, la France était statique (Ligne Maginot) et l’Allemagne bougeait (Panzers). On a vu qui a gagné.

    • JC dit :

      L’Allemagne avait aussi ses fantassins augmentés…par la pervitine. Cela aide évidemment.

  22. Marcopolo dit :

    Les machines MANURHIN ont été vendues à la Lituanie qui fabrique des munitions sous la marque GGG . Munitions vendues en France aux tireurs sportifs .
    citation :
     » Cartouches cal.223 Rem 5.56×45 FMJ 55gr GGG par 50
    Cartouches GGG calibre 5.56×45 à projectile de 55 grains FMJ

    Caractéristiques des cartouches GGG :

    Elles sont réalisées avec le même niveau qualitatif qu’une cartouche de match.
    Elles sont fabriquées sur des machines françaises Manurhin (considérées comme les meilleures au monde)
    Le projectile comporte une chemise en cuivre.
    Les douilles sont en laiton 1er choix et sont correctement recuites pour augmenter leur durée de vie dans le cadre d’un rechargement (de ce fait la tension du collet est aussi plus régulière ce qui est favorable à la précision).
    Type d’amorce : Boxer, non toxique, non corrosive.
    Cartouche étanchéifiée au niveau de l’amorce et du projectile.
    La douille ainsi que le projectile et ses composants constitutifs sont fabriqués chez GGG.
    La poudre est formulée pour être particulièrement stable si la cartouche est soumise à de grandes variations de température.
    La poudre utilisée comporte un stabilisant longue durée.
    La munition est conforme à la norme STANAG 4172.
    La munition est certifiée NATO et CIP.
    La compagnie est certifiée ISO 9001:2008 et 14001:2004.
    Le conditionnement boîtes de 50 cartouches soit 1 boite
    Fabriqué en Lituanie.
    Munition classée en catégorie B4. « 

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      « Vendues à la Lituanie » m’a fait tiquer, mais vous avez raison, « GGG » est bien une entreprise publique… Lituanie : 2,87 Millions d’habitants !

  23. Phil dit :

    10 ans pour quelques cartouches, qui ne sont pas encore fabriqués…faudra bien encore 5 ans de plus…

  24. Cyprien dit :

    Pourquoi un appel d’offre, alors qu’il s’agit bien là d’un élément clef et déterminant à la défense du territoire ???
    Pourquoi pas une filière de fabrication de munitions exclusivement Franco-Française ???
    Exigence de L ‘UERSS sans doute?
    Ci bas un article fort intéressant sur ce sujet.

    https://www.profession-gendarme.com/armee-francaise-fabrication-des-munitions-de-petits-calibres/

  25. en 1940 les bidasses manquaient de munutions , actuellement certains corps ,gendarmerie dispose de 30 munitions par homme ,quand à l,armée ,une fois les entrainement annuels ,j,ai un doute Dans le cas d,un conflit actuel ,çà va étre du chacun pour soi , ON N,EST PASDANS LA MERDE