La Marine va doter ses Frégates de défense et d’intervention de brouilleurs «Neptune Majes» et d’armes à énergie dirigée

Alors chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], en juillet 2021, l’amiral Pierre Vandier avait déploré le fait que les cinq futures frégates de défense et d’intervention [FDI, classe «Amiral Ronarc’h] n’allaient pas être dotées de leurres antimissiles et de dispositifs de brouillage électronique à cause de contraintes budgétaires.

«Lors du lancement du programme, en fin de la Loi de programmation militaire [LPM] précédente, l’ajout de ces capacités n’entrait pas dans l’enveloppe financière. Il a donc été décidé de les inclure dans le programme visant à faire évoluer les frégates, ce qui conduit à reporter à 2026 l’ouverture de la ligne budgétaire qui permettra de les financer», avait expliqué l’amiral Vandier.

Seulement, promulguée le 1er août 2023, la LPM 2024-30 n’évoque la guerre électronique qu’à trois ou quatre reprises… alors que ce domaine est redevenu incontournable. Aussi, son actualisation va permettre de rectifier le tir. Enfin presque. En tout cas, c’est ce qu’a suggéré l’amiral Nicolas Vaujour, l’actuel CEMM, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, ce 9 avril.

«Sur les brouilleurs de nos frégates, on a fait un choix. Et j’ai en été à l’origine. Les brouilleurs que nous avions [de type R-ECM] avaient des caractéristiques très spécifiques pour contrer un type particulier d’objet, notamment les missiles antinavires. Or, ce à quoi on fait face [actuellement] ne correspond plus exactement au même besoin en matière de brouillage», a d’abord relevé l’amiral Vaujour.

Aussi, la LPM actualisée va permettre d’acquérir, «sur étagère», des brouilleurs Neptune MAJES développés par l’entreprise française MC2 Technologies.

Selon ses explications, le MAJES est un «système de brouillage tactique des communications composé d’un ensemble de caissons de génération et d’amplification des signaux de brouillage, d’un système d’antennes omnidirectionnelles et directionnelles». Pouvant être associé à un radar pour «optimiser» ses performances, il peut être utilisé pour «mener des actions de guerre électronique face à un adversaire» et/ou protéger une «zone sensible».

Le Neptune MAJES pourra être installé à bord des FDI et des frégates multimissions. Il «nous permet typiquement d’aller brouiller un drone en perturbant à la fois son système de positionnement [par satellite] et sa liaison de données tactiques. Ce que ne nous permettent pas les anciens brouilleurs», a indiqué le CEMM.

Cela étant, a-t-il continué, il est désormais question d’une «nouvelle guerre électronique». Or, «la rupture avec la FDI, c’est de passer à la guerre électronique numérique», ce qui permettra de faire des choses «un peu plus subtiles et un peu plus fines», a-t-il dit.

Déjà, s’est félicité l’amiral Vaujour, «la rupture que l’on a dans la guerre électronique passive sur la FDI est absolument remarquable et donc on estime que l’on va pouvoir basculer aussi dans la guerre électronique active avec ce bateau. Jusqu’alors, on n’était pas encore prêt».

L’acquisition de brouilleurs Neptune MAJES n’est qu’une étape car il s’agit d’aller encore plus loin à l’avenir, en associant une arme à énergie dirigée par radiofréquence à un brouilleur de nouvelle génération.

«Brouilleur à forte puissance, arme à énergie dirigée… Tout se rejoint finalement et c’est ce à quoi on réfléchit avec la Direction générale de l’armement» car «on ne voulait pas, avec la FDI, réinvestir dans un système non pas obsolète mais d’ancienne génération», a conclu l’amiral Vaujour.

Photo : FDI Amiral Ronarc’h

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69 contributions

  1. Jeanot dit :

    on brouille les drones et pas les missiles !
    mouais.

    • Howk dit :

      Une suggestion à faire, pour qu’on éclate le monde derrière un clavier ?

    • HMX dit :

      @Jeanot
      Les nouveaux brouilleurs seront capables de contrer à la fois les drones, et les autodirecteurs des missiles.

      Outre les brouilleurs, il faut aussi noter que les FDI recevront (enfin !) 32 silos verticaux. Nativement sur les FDI 4 et 5, et en rétrofit sur les 3 premières. Petit regret, il s’agirait de Sylver A50, et non de A70 (à confirmer).

      Quant à ces « futures armes à énergie dirigée », on attend d’en savoir davantage sur leurs caractéristiques et performances réelles. On s’attendait davantage à l’annonce de l’installation d’un ou 2 modules du futur Lanceur Modulaire Polyvalent (LMP) de Naval Group.

      • Fralipolipi dit :

        @HMX
        « Petit regret, il s’agirait de Sylver A50, et non de A70 (à confirmer).  »
        … Yep, alors que justement il est question d’intégrer au moins 8 A70 (parmi 32 silos) aux 4 FDI grecques.
        La Kimon a 32 A50, donc pour les premières, ce serait via retrofit.
        Mais pour la 4ème FDI grecque (le dernière commandée), il me semble que l’A70 est prévu nativement.
        .
        Cet exemple grec tend à prouver que le FDI est donc bien taillée pour recevoir aussi le MDCn … si requis.
        Et oui, il serait bien de pouvoir suivre l’exemple de la Grèce sur ce coup là, aussi.
        .
        « le ministre des Armées, à Athènes, M. Dendias précisa que cette quatrième FDI allait avoir la capacité de mettre en œuvre des « armes stratégiques », en l’occurrence des missiles de croisière navals [MdCN], grâce à l’intégration de lanceurs Sylver A70.  »
        https://www.opex360.com/2025/09/17/le-gouvernement-grec-valide-lachat-dune-4e-fregate-francaise-de-defense-et-dintervention/

      • PM93 dit :

        @HMX
        « Les nouveaux brouilleurs seront capables de contrer … les autodirecteurs des missiles. »
        Je ne pense pas que ces nouveaux brouilleurs aient la capacité de brouiller les auto-directeurs, peut-être ont-ils la capacité de brouiller la communication entre le lanceur (ou l’unité guidant le missile) et le missile (avant que ce dernier n’active son auto-directeur). Jusqu’à présent (du moins dans la Marine nationale), un brouilleur est utilisé en coordination avec des leurres et l’installation de lance-leurres sur la FDI (qui est prévue pour en accueillir) n’est pas annoncée. A moins que le brouilleur MAJES ait la capacité d’analyser le signal reçu de l’auto-directeur et, par exemple, de le renvoyer avec un décalage faisant croire que la frégate est à un autre endroit : je ne sais pas si de tels brouilleurs existent sur des navires et si la société MC2 Technologies est capable de produire de tels brouilleurs.
        C’est un avis et ne pas oublier qu’en matière de Guerre Electronique, on dispose de peu d’informations.

        • HMX dit :

          @PM93
          MAJES est prévu pour brouiller tous types de signaux, y compris radar. Or, la plupart des missiles anti navires utilisent en phase terminale un autodirecteur radar actif, plus ou moins robuste, et qui peut donc théoriquement être brouillé… Le système MAJES est entièrement numérique. Couplé au système de combat de la FDI et intégré à sa suite de guerre électronique, il est en effet possible qu’il ne se contente pas de simplement brouiller, mais peut être aussi d’analyser puis de renvoyer des signaux volontairement erronés, pour tromper un drone ou un missile assaillant. Ceci n’étant qu’une simple supposition…

      • Vortex dit :

        Le LMP est actuellement en phase d’essais…
        Les essais à terre sont terminés depuis le mois dernier, restent les essais en mer en cours.
        Une décision quant à une acquisition interviendra plus tard, à la lecture des données recueillies lors de cette phase tests.

    • Carin dit :

      @jeanot……
      Ce brouilleur fait les 2…
      C’est celui qui équipe nos FREMM, qui est très performant contre les missiles anti-navires, (tous ceux qui sont dans sa base de données), mais néglige les drones et autres munitions rôdeuses.
      Or, être obligé de tirer un Aster, pour abattre un drone de type Shahed, c’est jeter l’argent par pelle à neige pleine par les fenêtres.
      Ce nouveau modèle de brouilleur, coupera l’ensemble des liaisons du drone, et celles des divers missiles qui seront enregistrés dans sa base de données, de plus couplé au radar de la FDI, (ou celui d’une FREMM), ce brouilleur Vera sa puissance démultipliée. Il est aussi question de monter un pod laser (déjà créé), pour économiser d’autres moyens d’interception tels les 20 ou 40 mm, le canon de 75mm automelara, voire des Aster 15 ou d’autres de type Crotale.
      Pour les missiles longue portée, il n’y a que l’Aster15/30.
      Voilà, en France on n’a peut-être pas trop de budget, mais on se creuse les méninges, et on sort des produits bons de guerre, et évolutifs.
      Cet achat sur étagère auprès d’une petite entreprise française, fait juste la démonstration que les créateurs de petites nouveautés sont sous le regard de nos généraux, et de nos politiques, qui a l’arrivée donnent leur feu vert…. ou pas!
      Il y a beaucoup à faire, mais on avance, et à grands pas, contrairement à ce qu’écrivent certains, nous sommes en avance sur l’ensemble de l’Europe.
      Nous n’avons qu’une centaine et quelque de Rafale prêt à prendre l’air, mais ils valent combien de chasseurs en face?
      Combien de frégates vaut une FREMM? Ou une FDI?
      Combien de soums vaut un Barracuda?
      Il faut certes augmenter et améliorer constamment notre parc, mais il faut aussi convenir que peu d’armées peuvent nous faire vraiment mal.

      • Bien voir, bien vu dit :

        Ce brouilleur verra sa puissance multipliée, mais Vera n’y est pas pour grand chose.

      • A à Aa ah as ha dit :

        À l’arrivée.

      • Pluriel dit :

        Une centaine et quelques de Rafale prêts.

      • Jeanot dit :

        faux désolé
        brouiller des liaisons radios ou autres et brouiller un autodirecteur c’est pas la même chose.
        mettre en place une capacité anti drone c’est bien mais si tu prends un missile type exocet ennemi c’est peine perdue

        • Howk dit :

          Cet argument est parfaitement valable. Le problème est (comme plus haut) de conclure immédiatement que le choix de brouiller des liaisons (solution suffisante? non) annihile la capacité à décevoir une émission d’onde de ciblage.

          Sommes-nous certains que la mise en Å“uvre d’un brouillage hertzien empêche la capacité à leurrer un autodirecteur, par incapacité à proposer plusieurs solutions sur un même porteur ?

          J’avais cru entendre que la nouvelle génération AESA des radars pouvait permettre des émissions sur des plages de fréquences utilisées par des menaces. Je ne suis pas certain maintenant que l’emploi d’un système qui brouille des liaisons radio interdit autre chose.

          On pourrait conclure, en vous lisant, qu’un seul système électronique ne peut pas faire deux choses en même temps. L’argument est valide. Combien y a t’il de systèmes électroniques sur un navire ? un seul ?

          Bonne journée.

    • CN74 dit :

      Pas que, il faut lire entre les lignes !

    • Roland DESPARTE dit :

      @Jeanot,
      VOIR MON POST EN FIN DES COMMENTAIRES. Merci

  2. Papijulo dit :

    quite à avoir des bateaux autant qu ils soient bien protégés. il ne faut pas faire les choses à moitié.

  3. Le moment 1905 dit :

    En matière de guerre électronique, la Marine doit investir:
    https://opexnews.fr/guerre-electronique-marine-nationale-souveraine-mer-vulnerable-spectre/

    Pour l’armée de l’air et de l’espace ( en attendant un jour un commandement spatial autonome), il y a des renoncements qui démonétise le reste comme sur la capacité à entrer en premier sans moyen SEAD:
    https://opexnews.fr/guerre-electronique-armee-air-espace-sead-spectra-autonomie-strategique/

    L’armée de terre comme à son habitude a atteint la clochardisation:
    https://opexnews.fr/guerre-electronique-armee-de-terre-variable-ajustement/

  4. Fabien Tremm dit :

    C’est sérieux l’info d’un intérêt pour une tourelle européenne pour la modernisation du VBCI? Si c’est le cas, mauvaise nouvelle pour le 40mm CTA et pour la tourelle proposée à la Grèce.
    https://defence-network.com/frankreich-vbci-europaeische-loesungen/

    • dolgan dit :

      C est sérieux votre question?

      Vous vous posez vraiment la question de la vraissemblance d un article de propagande israelienne anti Fr dans un torchon allemand?

      Non, il n est pas question de changer de tourelle, encore moins par une tourelle étrangère.

      Et non, si on ne jete pas nos tourelles de VBCI pour acheter des tourelles Israeliennes, ce n est pas parce qu on est des méchants anti sémites. Ce qui est le narratif de cet article d attaque anti fr.

      • Télérama dit :

        On ne jette pas.

      • Fabien Tremm dit :

        Potentiellement, la France peut considérer que le 40mm est trop cher et pourrait vouloir d’un 30 mm, d’où l’intérêt possible d’une tourelle européenne.
        Et ce n’est pas de la propagande.

    • Carin dit :

      @Fabien Tremm……
      C’est juste pour agrandir le panel d’options du VBCI, qui somme toute doit pouvoir s’exporter, vu que l’ensemble du monde le copie…. Tout comme notre tube de 155mm monté sur camion porteur dont le poids le rend extrêmement mobile, et transportable.

      • Fabien Tremm dit :

        Non, ce n’est pas la discussion ici.
        Tout le monde sait qu’une tourelle peut s’adapter sur un autre véhicule. Si la Grèce veut d’un 30 mm au lieu du 40 CT, la Grèce sait que les options existent, que ce soit en Italie, Espagne, Israel (un des gros fournisseurs de la Grèce), Allemagne, Pologne, Slovaquie, Norvège, Belgique, Suède, Royaume Uni.
        Ici il s’agit bien de la modernisation du VBCI.

    • fabrice dit :

      Bah, quant le client veut des briques israéliennes dans ton produit français et qu’Israël refuse de les fournir à la France… Comment dire ? C’et possible qu’Israël fasse une exception, mais va falloir négocier… Ou c’est possible que le client, finalement, n’achète plus français…
      C’est con hein ? C’est arrivé à Airbus Espagne qui a carrément dit à Madrid, « on met des produits israéliens » (car les clients les exigent) ou l’on se casse d’Espagne…Là c’était pour le système laser anti missile (le même qui équipe l’avion présidentiel français) pour les avions de transport…
      Mais bon la presse français (aussi digne de confiance et subventionnée que la presse de Vichy, vous savez Radio Paris…) préfère faire des reportages sur les achats israéliens en France (minables et en général pour ré exportation, genre des sous ensembles de balles de mitrailleuses destinées à l’armée française, ou un tube de canon pour faire un essai demandé par l’armée française…) que sur l’inverse (là sont les infos importantes)… De même, pas vu d’articles français, sur la décision israélienne d’exclure Paris des négociations avec le Liban…
      Pour vous tenir informé, faites comme les Français patriotes en 1940 qui écoutaient la BBC, allez sur des sites étrangers…
      « Guerre communicationnelle, qu’ils disaient, guerre communicationnelle »… Le 1er président de la BBC avait prévenu Londres « hors de question de faire de la propagande maintenant, car à sinon quand on en aura vraiment besoin (quand les intérêts vitaux de la Nation seront en jeu pas pour des minables jeux politiques), on ne sera plus crédible »…Mais nous on a Marmotte comme présidente nommé par le Jupiter de la Saône et Loire entre Marmouset et Saint Amond…

  5. Fabien Tremm dit :

    C’est sérieux l’info d’un intérêt pour une tourelle européenne pour la modernisation du VBCI? Si c’est le cas, mauvaise nouvelle pour le 40mm CTA et pour la tourelle proposée à la Grèce. https://defence-network.com/frankreich-vbci-europaeische-loesungen/

    • LS dit :

      L’article range le CTA 40 dans la catégorie des tourelles européennes, donc ce n’est pas CTA40 VS autre solution européenne. Catégorie qu’il présente un peu comme tout ce qui n’intègre pas de matos israélien. C’est un choix.
      Mis à part l’existence d’un projet de modernisation des VBCI existant, cet article ne permet de poser aucune question pertinente.

      • Fabien Tremm dit :

        Sachant que la France produit ses propres tourelles, ouvrir la discussion à d’autres fournisseurs est très étonnant pour la France.

    • Rogger dit :

      bonjour. bon avant toute chose. avec le CT40 ons nous a encore vendu du reve . le Jaguars n’a aucune capacité antidrone et en puissance de feu le 40mm n’est pas exceptionnel… Pas assez puissance pour les tir d’appuis et limite pour le tir anti_blindee ..
      Donc ils me semblent important de développer un CT plus puissant un 75 mm au minimums.

      • dolgan dit :

        Le Jaguar est a ma connaissance le tank (mais on peut élargir je pense à tous les véhicules blindés non spécialisés dans la LAD) disposant des plus fortes capacités LAD.
        – Softkill: Brouilleur dynamique haut de gamme.
        – Hardkill: 2 systèmes aptes à abattre des drones. Le 40mm tape du FPV sans munitions dédiées air air (et il va en recevoir) depuis un navire. Le tourrelleau a également été testé en LAD avec efficacité et va bénéficier d une amélioration logicielle pour optimiser encore les choses.

        En terme de capacités, le Jaguar, c est 40CTA+MMP. Couple bien supérieur à un simple gros canon, en tout cas pour ses missions.

        • Fabien Tremm dit :

          Appeler le Jaguar un « tank » est totalement absurde, pareil pour l’envoi de « chars » AMX-10 RC en Ukraine. Ce ne sont pas des chars / tanks. Ca n’enlève rien à la capacité des systèmes, mais arrêtez de leur donnes de fausses appellations.

          Plus fortes capacités LAD?
          Jaguar: -10 / + 45°
          Puma: -10 / +45°
          Lance 2: -10 / +45°

          Les CV90 et la tourelle du Puma ont déjà testé les capacités anti-drone. Le CV90 Mk IV a été développé pour partager les positions des drones et trouver le CV90 le mieux placé pour l’abattre.
          Les résultats de tout cela sont évidemment confidentiels. Mais la réalité c’est qu’on en sait pas grand chose. Et votre affirmation du Jaguar ayant un meilleur potentiel est faux.

      • Relisez-vous SVP dit :

        ON nous a.
        Du rÊve.
        Le JaguaR.
        Pas assez DE puissance. / Pas assez puissanT.
        Les tirS d’appuI. / LE tir d’appuI.
        Le tir antiblindÉ.
        IL me semblE.
        Au minimuM.

      • Fabien Tremm dit :

        Aucun intérêt du CT75 quand des calibres existent déjà. C’est des coûts de développement inutiles.
        Et pour le CT40, il est capable en anti-drone, mais il faut repenser la tourelle. Mais le Jaguar a été développé avant l’arrivée des drones comme ils existent aujourd’hui. Donc pas étonnant qu’il ne soit pas adapté.

      • G dit :

        Autant je vois l’intérêt d’un ctc de 140 sur un char pour faire de l’antichar ET du tir indirect (voire d’interdiction antiaérienne) longue portée, autant du 75 semble trop lourd pour un Jaguar… à la rigueur un petit lanceur de 4 roquettes guidées laser (type Vampire) pourrait tenir quelque part sur la tourelle, mais il n’est déjà pas trop mal question puissance de feu.

  6. Fralipolipi dit :

    Voilà une bonne nouvelle.
    Et c’est peut être un élément de plus pour tenter de convaincre la Suède d’acheter des FDI, par exemple en proposant d’associer Saab au développement de ces capacités de brouillage de nouvelle génération, Saab ayant aussi une expertise certaine sur le sujet.

    • Minou danois dit :

      @Fralipolipi. Saab fait ses systèmes de brouillage tout seul, pas pour les partager..

    • Green dit :

      Il y a des chances que cela arrive car la FDI peut gagner la compétition suédoise. Les suédois voudront intégrer leurs matériels et c’est ce que naval Group leur a proposé.
      Elle n’est pas favorite mais je pense que ces chances sont réelles.

  7. GotoRaptor dit :

    Les drones autonomes, du moins dans la zone de brouillage sont l’avenir, cet équipement sera très largement réduit en efficacité dans un futur très proche, voir dès maintenant. Les armes à energie dirigée sont vraiment le nerf de la guerre dans la lutte anti-drone.

    • Avekoucenzeh dit :

      Pour dire « et même », c’est l’adverbe « voire » qui convient, aucunement le verbe « voir ».

      Dans un futur très proche, voire dès maintenant.

  8. Rogger dit :

    bonjour. bon une arme a effet dirigé. j’espere que cele ewt efficace car ils n’as pas vraiment de retours sur le sujets..
    (d’ailleurs nous avons investi beaucoup d’argent sur le sujets)
    Reste que pour la defense rapprocher nous sommes totalement sous équipées… une ou de mitrailleuse de 12.7mm par bord..
    ( nous ne somme plus en 1944 ) et se type d’armement etait peux efficaces contre les avion japonais…Donc contre une attaque de drone ( 10 unités par exemple). ils faut des système automatiques a forte puissance de feux…

    • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

      Bonjour,

      Et Ce type d’armement.

    • A à Aa ah as ha dit :

      Une arme à effet dirigé.

    • Relisez-vous SVP dit :

      Arme À effet dirigé.
      J’espÈre.
      Que celA eSt. / QU’ELle eSt.
      Il n’Y A pas.
      Le sujeT. ( × 2)
      La dÉfense rapprochÉE.
      Nous sommes (…) sous-équipÉS.
      Une ou deUX mitrailleuseS.
      De 12,7 mm.
      Et Ce type.
      Était peU efficacE.
      Les avionS.
      Une attaque de droneS.
      IL faut.
      Des systèmeS.
      À forte puissance de feU.

  9. Shanti dit :

    « réinvestir dans pas obsolète mais d’ancienne génération» Moi, y’en a pas tout compris.

    • C'est quoi que je vous cause en rapport avec dit :

      «on ne voulait pas, avec la FDI, réinvestir dans un système non pas obsolète mais d’ancienne génération»

      Vous préféreriez «on ne voulait pas, avec la FDI, réinvestir dans un système qui, pour ne pas être obsolète, n’en reste pas moins d’ancienne génération» ?

      Ou bien «on ne voulait pas, avec la FDI, réinvestir dans un système qui, s’il n’est certes pas encore obsolète, est cependant déjà d’ancienne génération» ?

      Autrement dit « On voulait réinvestir dans du matos dernier cri, pas dans ce qui commence à être un poil dépassé ».

      Toi y en compris ?

  10. sonata dit :

    Quelqu’un a une idée du coût de ce genre d’équipement, même à la grosse louche ? Histoire de voir à quel point cette économie était absurde sur un navire à un milliard ?

    • HMX dit :

      Le coût d’un système Neptune MAJES de la société MC2 technologies n’est pas public. Mais on peut tabler sur un coût compris entre 1 à 3M€. C’est un ordre de grandeur réaliste.

      A titre de comparaison, le système grec CENTAUROS (Hellenic Aerospace Industry), qui est un brouilleur assez proche en performances et sera installé sur les FDI grecques, est affiché à 2M€.

      • PM83 dit :

        Le coût du système n’est qu’une partie du coût : il y a aussi le coût de son intégration au navire ainsi qu’au système de combat. Les brouilleurs doivent recevoir les informations sur les menaces et sont mis en oeuvre par le système de combat qui décide (automatiquement ou pas et sous le contrôle des opérateurs) des menaces à engager. Les études d’intégration ne sont à faire qu’une seule fois (coût important mais non récurrent) puis, par brouilleur, ajouter le coût de son installation et des tests de bon fonctionnement.

        • HMX dit :

          @PM83
          Tout à fait, il y a bien sûr un coût d’intégration au système de combat. Intégration qui n’est d’ailleurs pas une mince affaire en termes de compatibilité électromagnétique, puisqu’il faut notamment veiller à ce que le brouilleur ne brouille pas les senseurs du système de combat du navire porteur

        • Roland DESPARTE dit :

          @PM83
          Bonne réponse de @HMX et de vous-même.
          2 à 5 millions d’euros par frégate selon les estimations disponibles.

  11. alain CONTE dit :

    Ne pas confondre « l’Amiral brouille l’écoute du micro et l’Amiral broute les couilles du maquereau ». Contrepèterie non dirigée contre le respectable Amiral VANDIER.

    • Le cas Lembourg dit :

      Contrepèterie qui ne fonctionne pas (d’où vient le « a » de maquereau ?).
      Micro – Moquerie, ça marcherait déjà mieux, mais ça coince sur « du moquerie ».
      Il y aurait aussi Du micro – Du qui mord. Ce n’est pas terrible, mais avec « mord » on reste dans le thème de « broute ».

  12. Roland DESPARTE dit :

    Audition du Chef d’état-major de la Marine, l’Amiral Nicolas VAUJOUR, 09/04/2026 Commission de la défense nationale et des forces armées : https://youtu.be/FvYLx3Ih-dk

    • Yvon dit :

      @Roland DESPARTE
      L’audition de l’Amiral Vaujour est intéressante dans ce qu’elle dit et aussi dans ce qu’elle ne dit pas.
      En vrac :
      L’Amiral émet (discrètement) des doutes sur l’ EPC dans la mesure où nos partenaires s’en tiennent à une « allonge » relativement modeste pour un usage au voisinage de l’Europe alors que la France regarde outre-mer.
      L’Amiral ne cite, sans plus d’explication, que deux fois le PA NG sans s’étendre sur son éventuel usage.
      En cas de « problèmes  » outre-mer, L’Amiral préconise l’envoi de frégates et en aucun cas du groupe aéronaval. Peut-être pour ne pas avoir à répondre à une question sur son indisponibilité rythmée par les IPER du PA.
      Bien cordialement.

  13. Petit navire dit :

    Tiens, l’entreprise HENSOLDT met le pied dans la porte de la Marine nationale avec les patrouilleurs hauturiers…
    https://theatrum-belli.com/integration-du-systeme-de-combat-lyncea-sur-les-patrouilleurs-de-la-marine-nationale/

  14. Roland DESPARTE dit :

    Précisions relatives à une “première“ pour ce brouilleur, la détection, l’alerte et la neutralisation d’un drone hostile…
    Nous sommes en octobre 2024 et une FREMM française [nom du bâtiment classé] navigue en mer Rouge dans le cadre de l’opération européenne Aspides, la protection de la navigation marchande contre les attaques des rebelles houthis du Yémen.
    Depuis environ trois semaines, la Marine nationale (DGA) teste en situation réelle des brouilleurs de nouvelle génération NEPTUNE et MAJES DB6 produits par la société française MC2 Technologies.
    Créée en 2024, établie à Villeneuve-d’Ascq (Nord, Hauts-de-France), MC2 Technologies [nom complet : Microwave Characterization Center Technologies] est une pépite française de la Deep Tech défense, passée en une vingtaine d’années d’un spin-off universitaire à une PME en pleine expansion de plus de 80 collaborateurs [Spin-off du laboratoire de recherche IEMN (Institut d’Électronique, de Microélectronique et de Nanotechnologie) de l’Université de Lille]. Reconnue pour sa réactivité et ses solutions 100 % made in France dans les domaines stratégiques de l’hyperfréquence et de la guerre électronique (GE), la PME devenue ETI (Entreprise de taille intermédiaire) excelle particulièrement dans la lutte anti-drone (C-UAS), la neutralisation des engins explosifs improvisés commandés à distance (anti-RCIED), le brouillage électronique et la détection d’objets cachés via des scanners micro-ondes ou térahertz… Ses produits phares incluent des systèmes antidrones comme MAJES, NEPTUNE, NEROD RF (fusil brouilleur portable) ainsi que scanners de sécurité pour la détection d’objets cachés (aéroports et sites sensibles).
    NEPTUNE est un brouilleur “GNSS“ spécialisé dans le blocage du positionnement et de la navigation par satellite [GNSS, pour Global Navigation Satellites Systems = Désigne l’ensemble des systèmes permettant la géolocalisation, le GPS américain, le Galileo européen, le Glonass russe et le Beidou chinois].
    MAJES DB6 est un brouilleur tactique des communications radiofréquences pour perturber les liaisons de données C2 entre le drone et son opérateur.
    Ces deux brouilleurs évolués fonctionnent en parfaite harmonie.
    Soudain, le radar Herakles de la FREMM [Radar multifonctionnel à balayage électronique conçu et produit par Thales, d’une portée instrumentée de 250 à 300 km], ainsi que ses systèmes de guerre électronique passive [Dont “Sentinel“ de Thales = Détection passive R-ESM, écoute, détection identification et analyse], détecte “un drone à voilure fixe“, probablement de type Shahed-like (ou similaire aux munitions rôdeuses employées par les Houthis) ! Le drone menace directement la FREMM et le trafic maritime…
    Le système combiné NEPTUNE + MAJES est activé et génère immédiatement une bulle de protection par brouillage bimode (radiofréquences + GNSS). MAJES perturbe la liaison de données tactiques (télécommande/C2) et NEPTUNE bloque le guidage par satellite (GPS/GNSS), privant le drone de sa capacité contrôlée de navigation. L’opérateur du drone perd le contrôle et le guidage de son UAV qui chute en mer [Il n’est pas fait mention d’un tir cinétique par missile Aster ou canon de 76 mm]. Il s’agit de la première neutralisation purement par guerre électronique active (brouillage), une première opérationnelle pour la Marine nationale avec ce type de système.
    [Événement révélé fin novembre 2024, par des sources militaires et des déclarations d’officiers généraux français, dont le contre-amiral David Desfougères, chef de la planification et des programmes de la Marine].
    Ces brouilleurs de nouvelle génération, ont été acquis « sur étagère » pour répondre en urgence à la menace des drones et essaims, tout en conservant une capacité antimissiles (brouillage des liaisons de données tactiques et des autodirecteurs). Un brouilleur à forte puissance émet des signaux intenses dans les bandes radiofréquences et GNSS pour neutraliser les communications drones/missiles (liaisons C2) et leur guidage par satellite. Cependant, sur un navire cela pourrait théoriquement perturber les radars propres (comme le Sea Fire des FDI), ou affecter les systèmes d’armes (liaisons de données, autodirecteurs), ou dégrader la navigation (GPS/GNSS civil ou militaire) et les communications internes. La documentation technique de MC2 Technologies explique que ces nuisances ont été exclues pour ses système MAJES et NEPTUNE, par des antennes omnidirectionnelles ET directionnelles, configurables et adaptables à la structure du navire pour éviter les interférences avec équipements propres. Les signaux sont dirigés vers la menace, selon des secteurs sélectionnés, sans “arroser“ inutilement le navire lui-même. Il s’agit donc d’un brouillage ciblé sur les protocoles ennemis ; il perturbe les liaisons drones/missiles (RF + GNSS) sans affecter les fréquences ou protocoles militaires protégés du navire (récepteurs durcis, navigation inertielle de secours, etc.).
    Sources (documentation) : Ingénieurs de l’armement, MC2 Technologies, sites spécialisés Marine.