L’armée de Terre s’intéresse toujours aux solutions de mobilité aérienne individuelle de Zapata Industries

Sous les feux des projecteurs lors du Forum Innovation Défense [FID] de 2019 et du défilé militaire du 14 juillet 2019, le Flyboard Air développé par Zapata Industries, suscita l’intérêt de l’Agence de l’innovation de défense [AID], qui lui accorda une subvention de 1,3 million d’euros pour le rendre compatible avec les exigences susceptibles d’être exprimées par les forces armées, avec l’appui de l’Office national d’études et de recherches aérospatiales [ONERA].
Sorte de planche de surf «volante», le Flyboard-R peut voler à la vitesse de 180 nœuds, à une altitude de 10 000 pieds, grâce un algorithme permettant d’ajuster en permanence l’inclinaison de ses six moteurs [dont quatre d’une puissance de 2250 chevaux] et la vitesse de ses turbines latérales.
En août 2019, Joël Barre, alors Délégué général pour l’armement [DGA], modéra l’enthousiasme engendré par les démonstrations du Flyboard-R en affirmant qu’il n’avait pas reçu «d’expressions de besoin opérationnel de la part des armées pouvant donner lieu à une mise en place contractuelle de la part de la Direction générale de l’armement».
Cela étant, deux ans plus tard, Florence Parly, alors ministre des Armées, fit savoir que les forces spéciales allaient tester une «plateforme individuelle, dérivée du Flyboard-R». Puis, les choses en restèrent là. D’autant plus que, en 2022, cette «planche de surf volante» fut impliquée dans un accident, au-dessus du lac de Biscarrosse.
Pour autant, l’armée de Terre, via son Commandement du combat futur [CCF] garde un œil sur les innovations portées par Zapata Industries. Ce qui n’est guère étonnant dans la mesure où la mobilité aérienne individuelle intéresse les forces armées depuis plus de soixante-dix ans.
En effet, dans les années 1950, outre-Atlantique, le Pentagone avait financé le développement des hélicoptères individuels HZ-1 Aerocycle de Lackner Helicopters [voir photographie ci-dessous] et celui du VZ-1 Pawnee d’Hiller Aircraft pour le compte de l’US Army et de l’US Navy. Mais l’un et l’autre restèrent à l’état de prototypes avant d’être abandonnés car beaucoup trop bruyants pour mener des missions de reconnaissance. En outre, leurs performances n’étaient pas à la hauteur des espérances placées en eux.

Le progrès technologique aidant, la mobilité aérienne individuelle a repris de la vigueur. En 2024, lors de la Journée nationale de l’infanterie, l’armée de Terre mit en avant le concept de «fantassin volant», celui-ci reposant sur une solution similaire à celle qui avait été développée par Gravity Industries pour les Royal Marines britanniques.
Aussi, les innovations de Zapata Industries intéressent toujours le CCF. En octobre dernier, son commandant, le général Bruno Baratz, avait déploré l’abandon du Flyboard-R par le ministère des Armées.
«Ce que je trouve dommage, c’est qu’on a une pépite en France, Zapata Industries, qui le fait depuis des années [permettre à un combattant de se déplacer dans les airs, ndlr]. On n’a jamais réussi à l’aider et à progresser dans ce domaine-là, ou, en tout cas, à lui passer la commande nécessaire pour sécuriser son objet, alors que j’y crois beaucoup», avait-il affirmé. Et d’ajouter que, le champ de bataille étant «devenu tellement transparent», la vitesse était devenue «une priorité».
Quoi qu’il en soit, il n’est pas impossible que l’armée de Terre finisse par s’approprier les solutions développées par Zapata Industries.
En effet, la semaine passée, l’entreprise provençale a reçu une délégation du CCF, du laboratoire du Combat futur [LCF], de la Division Développement des Forces [DDF] et de la Section technique de l’armée de Terre [STAT].
«La visite a permis d’observer des solutions concrètes et leurs briques technologiques associées à l’instar d’un modèle de propulsion compacte, de gestion de l’énergie embarquée optimisée et de systèmes novateurs de stabilisation et de pilotage», a indiqué le CCF, via le média social LinkedIn.
Et d’ajouter : «Cette veille technologique répond aux enjeux posés par un environnement opérationnel marqué par une létalité et une transparence accrues. Aussi, les innovations technologiques des entreprises françaises sont analysées à l’aune de leurs apports opérationnels potentiels».
Outre le Flyboard-R, l’intérêt de cette délégation de l’armée de Terre s’est aussi porté sur l’EZ Fly qui, selon Zapata Industries, est une «machine volante monoplace turbopropulsée» offrant des «capacités d’hypermobilité uniques» grâce à un «système de stabilisation avancé» et à la «redondance de sa propulsion et de ses contrôleurs de vol».
«L’EZ Fly est une évolution du Flyboard Air. Grâce à quelques améliorations clés, nous avons créé un véhicule aérien beaucoup plus facile à piloter et plus sûr que tout autre aéronef à décollage vertical. […]. Ses systèmes de stabilité avancés et ses systèmes à triple redondance éliminent une grande partie des risques du vol motorisé, sans nécessiter une licence de pilote», explique Zapata Industries.
Quoi qu’il en soit, pour le CCF, il s’agit d’«observer les innovations, en comprendre les apports comme les limites, et les replacer dans une logique capacitaire globale» afin d’éclairer les «choix futurs». Sauf que cela fera déjà huit ans, cette année, que l’on parle d’applications militaires du Flyboard Air.
Photo : Zapata Industries, via le CCF / armée de Terre





j’ai du mal à comprendre l’utilité opérationnelle de ce joujou. Trop bruyant, ne permet pas au soldat de tenir une arme entre les mains, nécessite une logistique spéciale. Dans quelle condition ce joujou serait plus utile qu’un drone ?
Exacte. Je demande à voir quels sont les scénarios envisagés où un tel matériel serait utile. Comme vous dite inopérable sur le terrain à cause du bruit et la logistique derrière. Encore une idée de m…. comme les fusils à filet anti-drone…
Exact.
pour les futurs jeux vidéo, une option de plus
C’est pour la chasse au shahed avec un fusil à pompe. Ou les oiseaux migrateurs.
Rassurez-vous. Moi non plus.
Ce n’est pas comme si notre budget n’était pas limité et soumis à de constants arbitrage : doit-on commander 2 frégates de plus et les doter de 32 ou 64 silos, doit on lancer la construction d’un 2ème PAN en // du premier pour avoir un petit effet de série, peut-on avoir quelque Rafales de plus, etc …
Donc ce budget serait infiniment mieux employé si il était utilisé à concevoir, maintenir la conception au top de ce qui se fait et commander quelques milliers de drones bas coût histoire d’avoir des chaînes de production prêtes à en produire 10.000 par jour sans retard à l’allumage en cas de besoin. La production peut être faite chez des équipementiers automobile et les quelques exemplaires produits servir à entrainer nos soldats à leur maniement.
Les tests et détections des améliorations nous couteraient rien. Les Ukrainiens seraient ravis de pouvoir faire ça pour nous
De constants arbitrageS.
D’un 2E PAN.
QuelqueS RafalE de plus.
S’Il était.
Des équipementiers automobileS.
NE nous coûteraient rien.
Quand on a rien à dire sur le fond on attaque la forme.
Allez donc exercer vos talents sur des forums dédiés. Ce ‘est pas ça qui manque
C’est du tape à l’œil, à voir peut-être une utilité de surveillance en ville mais le drone peut faire le même boulot sans engager la vie du personnel de sécurité.
ce n’est pas le « flyboard » qui est intéressant en soit. C’est ce que l’on peut en tirer. Zapata industrie faisait aussi des études concernant des drones pouvant servir de plate-forme logistique ou d’évacuation de blessé. Pas seulement intéressant en combat, mais également en montagne ou en cas d’inondations par exemple. Plus rapide, moins onéreux qu’un hélicoptère.
Une sorte de moto des airs semblait être à l’étude… à voir si cela serait utile.
Pour avoir discuté avec Franky Zapata, j’en ai retenu:
1/ c’est qqn de très abordable et courtois
2/ ces idées ne sont pas venues toutes seules. C’est le fruit d’une réflexion qui permet de combler un manque, notamment sur le plan log.
A voir si tout cela est utile, mais on a laissé filer la « révolution » des drones parce que cela n’intéressait personne. Et aujourd’hui, on essaie de rattraper le retard péniblement. Il serait bon pour une fois, que l’on ait de l’avance…
Pour un peu rejoindre ce que vous dites à la fin : le R&D, c’est toujours un risque qui peut payer gros, ou pas, c’est ainsi, en prenant comme exemple les armes à feu, bond technologique qui n’avait rien d’une évidence à l’époque (on se rappelle de Machiavel qui n’y croyait pas, alors que ça faisait quand même un à deux siècles qu’elles ont fait leur apparition en Europe, et misait plutôt sur l’arbalète) ; ou encore les panneaux solaires, un physicien français, Alexandre Edmond Becquerel, avait découvert le principe en 1839 quand même.
Il faut voir ce que ça donnera, si cela se révèle extrêmement utile, et bien au moins on aura une longueur d’avance, sinon, eh bien il faudra chercher une autre voie, ainsi va la recherche.
Soit c’est intéressant, soit ce ne l’est pas, mais ce qui est intéressant, voire nécessaire, est d’écrire « en soi » sans t.
Assez d’accord avec vous, surtout que la stabilité de l’engin n’a pas l’air d’être incroyable, je n’imagine pas par grand vent, en plus, ça reste un engin assez complexe pour une utilité discutable…
Dans une nouvelle version de « L’homme qui tombe à pic »..
Ça a du sens en version dronisé et non en flyboard, espérons que c’est de cela dont il est question car sinon ça voudrait dire qu’ils sont complètement en orbite.
le truc merdique anglais ne permet pas de tenir une arme, le truc Zapata, permet de tenir une arme, grosse différence
c’est sur que le surfeur d’argent avec sa HK ça a plus de gueule, mais bon, l’utilité c’est secondaire.
Parce que vous croyez qu’un hélicoptère qui s’infiltre derrière les lignes ennemis, avec un squad de commandos, est plus silencieux ?
Le véritable problème de cet engin génial, c’est le bruit de ses mini turbines. Donc ramener la vitesse du truc vers les 60/ 80 noeuds, serait déjà une belle vitesse de déplacement, et les turbines tournant moins vite seraient plus silencieuses, peut-être. Ensuite serait-il possible d’entourer les dites turbines d’une coque anti-bruits? Il existe des produits utilisés en radio ou au cinéma pour atténuer grandement un bruit, le tout étant que ces produits supportent les fortes températures… c’est pas gagné, mais c’est très bien de s’accrocher à cet engin, et d’y investir pour lui faire atteindre la maturité nécessaire à son emploi. Et « viva Zapata ». D’autant que débarquer des gars à 100/200 km de l’endroit où ils doivent exécuter leur mission, les places à l’abris, puis ils se déplacent avec cet engin jusqu’à une dizaine de km du point mission, finissent à pieds dans le plus grand anonymat, et repartent à fond les gamelles après la mission. Le temps qu’en face, ils comprennent que ce sont des gars à pieds qui ont exécutés une mission, ils seront loin… très loin…. voire déjà rentrés.
Si un jour ce truc marche correctement, à 200 on devient les maitres du monde.
Mais, allez expliquer ça à des vieux scrogneugneux blasés qui veulent rétablir la peine de mort pour les gosses parce qu’ils ont peur pour leur retraite.
Bah, tant pis. Ce sera pour une autre fois.
Pour prendre d’assault un navire, sécuriser une tête de pont avant le déploiement d’un pont flottant, déplacer rapidement un commando en montagne sans hélicoptère etc.
Il y a sans doute des utilités au déplacement aérien autonome de soldats.
Les problèmes de ce système :
Le bruit, la sécurité (carburant), l’autonomie, le coût (ne sera pas abandonné sur zone).
Curieux de voir ce que ça donnera une fois concrétisé.
Peut-être une véhicule autonome ou monoplace intercepteur de drones ou lanceur de roquettes guidées sur des cibles à 5/6 km en montagne par exemple ?
pour prendre un assaut un navire, il faut avoir un fusil d’assaut à la main et stable. Impossible avec le flyboard.
Si le navire a des hommes armés, ce sera du tir aux pigeons pour eux. Si le navire n’a pas d’hommes armées, un zodiac suffit…
Que les soldats arrivent à la nage, en Zodiac, en hélico ou avec un flyboard, ils vont essuyer le tir des pirates. Rien de nouveau sous le soleil.
Cit :[ Si le navire a des hommes armés, ce sera du tir aux pigeons pour eux. Si le navire n’a pas d’hommes armées, un zodiac suffit…]
Ce genre de menace est pris très au sérieux par les Russes , en particulier depuis quelques mois par les équipes chargées de sécuriser la flotte commerciale Russe .
La discussion sur Go. Zapata et son flyboard a été relancée de même que la possibilité d’utilisation des armes aveuglantes , des armes soniques incapacitantes ou la dispersion de gaz incapacitants par drones .
Tout le monde s’est rappelé que Go. Zapata a effectué un ravitaillement sur une plateforme au milieu de La Manche et donc se poser sur une hélisurface au mieux et un emplacement dégagé au pire relève du domaine du possible !
Un entrainement » sérieux » face à ce type de menace ce serait , au delà d’un entrainement sur écran , de suspendre des mannequins lestés de la taille d’un homme sous un quadcopter ou hexacopter .
Pour le détail qui tue je suggère le patch d’épaule du SBS , pas celui du » Commando Hubert » ! Restons français ! ;0)
Maintenant sur la question du bruit il faut quand même se rappeler que la guerre c’est généralement pas silencieux , surtout dans la zone d’engagement !
Le commando Uber?
Capable de livrer en tout temps et tout lieu la commande de votre choix depuis votre smartphone.
Promo sur les sushis.
Justement, on ne sait pas donc le CCF se contente de garder un oeil dessus.
À la rigueur la récente opération de sauvetage américaine rappelle l’utilité ponctuelle de solutions de mobilité individuelle « exotiques » à usage unique.
Ça fait presque 10 ans qu’on en parle et rien ne se passe. Que fait la DGA ??
Évidemment que la technologie doit être améliorée pour qu’une application réelle puisse émerger mais Le potentiel est là : parmi toutes les solution de mobilité de cette catégorie celle de Zapata est la meilleure, mais on dirait qu’il a été laché lui et son invention.
Le syndrome de Jean Bertin, cette vieille maladie qui tue l’innovation de rupture en france.
Certe
Mais son aerotrain demandait la construction d’une voie aérienne en béton dédié à son seul usage.
Les 2 chocs pétroliers ont démultiplié les coûts de sa turbine à gaz, elle aussi assez bruyante de surcroit.
Alors d’accord, la liaison Paris-La Defense fut abandonnée sur décision politique, ce qui acheva ce génie.
Reste les déplaceurs sur coussins d’air qui servent toujours pour les moteurs des fusées, et une entreprise d’ingénierie de haut rang, bien réduite par rapport à ce qu’elle fut, je vous l’accorde (j’ai travaillé sur le site historique de Plaisir il y a plus de 20 ans lorque celui-ci fut vendu à la découpe, et j’ai pu échanger avec 2/3 anciens ingés de l’époque, c’était assez triste à vrai dire)
l’aérotrain était un fantasme non réaliste: la capacité d’un autobus , un moteur d’avion et plein de carburant, plus une voie spéciale. le ratio cout/passager était de base catastrophique et le choc pétrolier de 1973 a fait réfléchir. quand à la sécurité, on n’a pas eu le temps de faire toutes les analyses mais c’était mal engagé
Assez secure en vrai, par le rail central qui permettait l’arrêt d’urgence
« Sorte de planche de surf « volante » »
M. Lagneau écrit toujours bien, mais personne n’est parfait.
Pourquoi ne serait-ce pas une planche à réacteurs, comme il y a des planches à roulettes et des planches à voile ?
Ça pourrait aussi être un surf à réacteur pour les anglophiles, mais la dénomination planche de surf semble bizarre.
Nan mais Eratosthène, tout ce qui est un peu exotique vous semble bizarre, comme venu d’un autre univers, et on voit bien que tout votre esprit se révolte à la simple évocation de cette odieuse possibilité.
Désireux de venir en aide à mon prochain, j’ai inventé le cadenas mental, qui vous permettra de vous protéger contre tout ce qui est étranger et tout ce qui est nouveau, et même jeune, voire moderne, ou pire encore : différent. Je lance une opération de promotion pour mes tout premiers clients et j’ai naturellement pensé à vous.
Voulez-vous que je vous adresse un prospectus ? N’hésitez pas, j’en ai fait imprimer autant qu’il y a de retraités en France, soit 70 millions. J’ai donc de quoi voir venir.
Gaspiller 1,3M€ dans quelque chose qui n’a aucune utilité pour les armées même à moyen terme alors qu’il y a plus urgent à financer….
Ce truc ne peut voler que 10min en faisant un boucan infernal. Je suppose qu’il y a plein d’autres projets dans lesquels on a investi des millions sans qu’ils n’aboutissent sur quoi que ce soit.
Ouep. Votre mère a fait un gosse par exemple.
Franchement, c’était gonflé, je trouve.
ça peut aider le soldat de passer d’une colline à une autre en moins d’une minute ou de passer d’un pâté de maison à un autre plus rapidement ? bref si l’engin est viabilisé, je pense que les militaires sauront lui trouver une utilité certaine. Dans tous les cas, c’est grâce à ce type d' »aventurier » que nous avons des progrès. Même si cela paraît saugrenue, il faut aider.
pour passer d’une colline à une autre avec le flyboard ? vous imaginez toute la logistique ? et une fois arrivé tout seul dans l’autre colline, il fait quoi avec le joujou ? il l’abandonne sur place ? il le porte sur son dos ?
En tout cas, en ukraine les mecs se deplacent en moto a essence à fond.
Il y a parfois un besoin de vitesse et d’autres (drones) peuvent assurer la suppression.
Je ne sais pas si le flyboard est fait pour l’armée mais il y a un besoin.
On peut imaginer un version autonome du flyboard. Une fois son occupant arrivé à destination, le flyboard revient tout seul à la maison. C’est ce que font les drones livreurs, les taxis autonomes, etc.
quand on voit ce qu’on voit, et qu’on entend ce qu’on entend…on est content de penser ce qu’on pense.
On va peut-être arrêter de jouer, hein ?
J’ai vu la démonstration (époustouflante) de cet engin au meeting de La Ferté Allais il y a 2 ou 3 ans : outre le vacarme, je doute qu’un militaire équipé puisse être transporté par ce moyen …
Parfait ! Il n’est aucunement question d’acquérir le Flyboard en l’état… Comme indiqué dans l’article 😉
De nuit, pour peu qu’ils deviennent plus silencieux , ces matériels pourraient être utiles aux forces spéciales. Sur des terrains spécifiques et pour des opérations qui le sont également, ce qui limite l’intérêt du truc. On imagine volontiers des guerriers armés qui se déplacent sur ces engins volants, sauf que ça en ferait des cibles parfaites pour du tir aux pigeons. Séduisant sur le papier, compliqué à mettre en ouvre sur le terrain, les hésitations de nos forces armées sont légitimes.
c’est un matériel lourd difficile à transporter dans les terrains spécifiques…
« On n’a jamais réussi à l’aider » c’est vrai qu’une brique et demi, c’est des cacahuètes, hein
l’état n’a pas de fric mais il arrive à subventionner à fonds perdus si le projet est si bon, il était loisible de prendre une participation dans zapata industries, à un plafond éventuellement supérieur pour en assurer le développement, et ensuite, lorsque ça marche, en retirer les fruits en tant qu’actionnaire
au lieu de ça, on verse du pognon sans vraiment de contrepartie, et ensuite, on doit faire la danse du ventre pour que les boites qui réussissent ne se délocalisent pas
ouais, en drones humains, nous saffont les moyens….
» Curieux de voir ce que ça donnera une fois concrétisé »
Facile a voir, c’est concretisé. L’engin est terminé. La version moins bruyante, plus sécurisée, avec davantage d’autonomie c’est un vœu pieux.
L’Armée a toujours une guerre de retard.
A l’heure des drones et de l’IA, elle s’intéresse à ce genre de truc…
Vraiment pathétique ! 🙁
« elle s’intéresse à ce genre de truc… » C’est exactement ce que certains se disaient il y a quelques années au sujet des………………drones (sans oublier la grande masturbation intellectuelle s’il fallait armer ces drones!)
@Pascal, (l’autre),
C’est comme ça qu’on a perdu toutes les guerres.
Y’a qu’à voir les grands stratèges militaires de bacs à sable qui font les mariols aujourd’hui sur les plateaux TV.
Ils étaient où quand ils étaient d’active ???
le « Jetson one » suédois, drone monoplace a motorisation électrique paraît beaucoup plus intéressant, d’autant que l’évolution des batteries, permettra assez rapidement de palier son déficit d’autonomie.
Le « Jetson one est équivalent au AirScooter de Zapata Industries : https://www.zapata.com/fr/airscooter/
je suis un vieux con, alors je me souvent du type avec son jetpack aux JO de L.A. en 84.
C’est étrange qu’au moment où la guerre des drones fait rage beaucoup ne voient pas l’intérêt de cette plateforme stabilisée avec une charge utile importante, sans parler des capacités de franchissement.
Ok pour la charge utile importante, mais y’a rien du reste qui va : pas d’autonomie, trop bruyant et l’opérateur est coincé par les commandes.
Si Zapata avait embrassé la révolution des drones, il y aurait peut être eu des débouchés pour lui, mais la c’est seulement un rêve de gosse en partie payé par nos impôt : bof.
Le gars a pleurniché pendant des années en disant que les français ne méritaient pas son génie et qu’il allait partir aux States. Bon il est toujours là, avec 1 bon gros million d’euros offert par Macron qui a kiffé sa prestation avec une arme en plastique… Entre-temps il a traversé la Manche (bon avec une halte donc ben ça le fait pas quoi) et…? Bah rien, sauf toujours plus d’argent public ! Miam miam !
Si on appelle « avions » nos avions c’est qu’un pionnier,
Clément Ader,
a conçu, construit et fait voler un truc improbable qu’il a baptisé « Avion ».
Tous les trucs improbables ont vocation à devenir concrets, réels, utiles, opérationnels.
Il est rassurant que l’armée de terre manifeste son intérêt pour des matériels qui pourront très bien, toujours plus tôt que « prévu », créer la surprise, forcer la décision sur le terrain. Et entretenir l’esprit d’innovation, l’esprit pionnier, l’inventivité chez nos entrepreneurs, merci à eux tous.
au niveau ergonomie on ne voit pas l’intérêt d’être debout autant être assis ou à genoux à cheval et trouver un moyen de piloter comme une moto « avec son cul » avoir des commandes au pied et pouvoir libérer les mains. la station debout ça augmente le levier de la déstabilisation c’est peut-être plus jouissif debout pour un show public toujours est-il que ne pas pouvoir avoir une arme en main tout en offrant une surface d’exposition plus grande me semble pas pertinent… sans compter que si on a un trajet d’une demi-heure pourquoi la passer debout avec une plus grande résistance aérodynamique ?
pour ce qui est de l’autonomie il faudrait peut-être prévoir une mule volante ravitailleuse…
pour ce qui est du bruit… qu’est-ce que disent les recherches sur les turbines des motoristes d’avion ?
Rien ne dit que la version militaire n’est pas a genoux, cela semble tres facile à faire.
Comme vous l’avez dit, c’est bien pour une presentation et au niveau startup presentation=fonds.
@Twonan
si Zapata cherche des fonds il devrait lancer un modèle « tapis volant » pour toucher les monarchies du Golfe…
et dans un second temps avec une déclinaison dans un format « tapis de prière » il pourra toucher tout le monde musulman 😉
.
@Alain.d
sur la partie conception de l’objet vous m’avez pas convaincu :
évidemment entre ce qu’on imagine entre vous et moi avec une description si évasive il doit y avoir un monde, ceci étant l’argument de la selle si le gars doit chuter de trente mètres qu’il soit debout sur un tabouret ou assis sur un tabouret duquel il pourra se lever aussi je vois pas la différence; quant à la sensibilité du pilotage il sera donné par le programme qui pilote les turbines – pour preuve sur un drone il n’y a pas de force de déstabilisation et c’est pilotable avec deux doigts.
donc imaginez vous êtes assis sur un cheval d’arçon un peu raccourci et remodelé votre bassin est maintenu un peu comme sur une moto de course (avec un dosseret) vos pieds sont sur des cale-pieds, lesquels par exemple vous poussez d’avant en arrière : en avant comme si vous freiniez des quatre fers ça fait reculer la machine (la cabrant en avant) , et en poussant sur les cale-pieds vous inclinez l’avant… solidaires des cale-pieds vous avez des pédales comme surune moto, à gauche vous appuyez ça monte puissance/vous montez; vous soulevez vous diminuez la puissance vous descendez. l’autre pédale ce sera la direction à plat (on peut réfléchir à plusieurs systèmes…
à partir de là à porté de main comme si sur le réservoir d’une moto des boutons de conservation de paramètres comme des trimes : par exemple : vous êtes monté à 15 mètres vous mémorisez la hauteur.
on peut imaginer un système qui va conserver la hauteur sol à l’approche d’obstacles, et un de désengagement/remise à zéro des paramètres en rappuyant sur les boutons ou un système urgence en serrant les genoux – que sais-je encore… on peut imaginer une tototte (un sucette avec un joytick qu’on serre entre les dents qu’on peut appeler le « clit-commander » « clit-system » « clitfly » « flybyclit », bon faudra demander au service marketing) 🙂
à priori on pourrait arriver à un système vraiment silencieux avec… (la suite est payante !) 😉 🙂
.
@everybody
avant que j’oublie – j’ai l’impression qu’une méga-coquille s’est glissée dans le texte de l’article :
« six moteurs [dont quatre d’une puissance de 2250 chevaux] »
ça doit faire la puissance d’un Spitfire… 4×2250 ça fait 8999 chevaux ! des chevaux ou des poneys? des hippocampes alors ? 🙂
Les motoristes avion qui travaillent surtout la consommation et des soufflantes ouvertes… dont le principal problème à résoudre est le bruit vs réacteurs carénés actuels.
@Syndrome de jean Bertin…..
Il n’a pas été lâché, puisqu’il a reçu 1,3 million d euros, et le concours de la plus prestigieuse des entreprise d’état au monde.
De plus l’armée de terre et la DGA gardent un œil sur Zapata industrie, et a l’occasion l’aide à évoluer.
Cet engin n’a plus que le bruit qui nuit à sa diffusion, et c’est en cours de règlement. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne fera plus de bruit, mais que cela sera supportable, et lui permettra d’approcher l’ennemi qu’à quelques kilomètres, sans que ce dernier ne le sache.
Voilà l’avantage d’un tel produit, lâcher des gars loin de la ligne de front, le reste se faisant avec cet engin.
Pour des besoins de défense et de mobilité du combattant, je crois que le cahier des charges est mal posé.
Pour moi, le véhicule doit s’apparenter à un engin biplace, du type aéro-moto, pilote et combattant libre de mouvements, à grande manoeuvrabilité,
et surtout auto-sustentation. Il ne s’agit pas de faire des prouesses d’équilibre.
Le concept doit être celui du voltigeur, commes les gardiens de la révolution contre les manifestations en Iran.
l’homme volant c’et un peu comme la voiture volante. Ca fait depuis 1950 qu’on annonce son arrivée de manière imminente
Entre FELIN, le casque RONIN et maintenant le Flyboard-R, l’armée de terre garde vraiment sa mentalité d’école du cirque c’est affligeant.
Suis surpris de l’hostilité du blog à l’égard de ce système. Pourquoi ne pas tester le bouzin non ?
2 snipers qui montent en haut d’un immeuble/colline en 2 minutes, ça peut changer la donne lors d’un engagement non ?
Ça s’appelle le conformisme et/ou la vision à court terme. On applaudit l’innovation venant d’ailleurs mais on critique les initiatives venant de France car « payées par nos impôts » 🙁
oui mais des fois faut quand même arrêter la fumette.
j’ai du mal à voir l’utilité de cet engin, à part peut-être pour des situations particulières, comme dans des prises d’otage par exemple .
Personne n’imagine qu’après une éjection on pourrait avoir une solution qui éviterait au pilote de tomber inexorablement sur vers sol sans savoir comment va finir sa chute . Ce style de technologie est peut être le début d’une réponse pour permettre au pilote de s’éloigner, voire à minima choisir l’endroit le plus sécurisé pour se poser. Autre chose qui concerne plutôt la sécurité civile. Ce genre de plate-forme aurait sans doute été bienvenue pour récupérer des gens accrochés à l’extérieur des tours jumelles plutôt que de ne leur laisser comme alternative autre chose que finir par se jeter dans le vide. Ce système est prometteur pour peu que l’on ai de l’imagination il existe sans doute d’innombrables situations où il pourrait s’avérer très utile. Il est donc nécessaire de continuer une veille technologique et soutenir un entreprise française qui possède ce genre de technologie. En ce qui concerne la critique de l’aide de 1,3 millions d’euros. Cette somme a permis à Zapata de developper son propre mini turbo réacteur plus silencieux que ceux disponibles dans le commerce et qui pour le coup intéresse des fabricants français de drones pour ses capacités, mais également pour la souveraineté qu’il offre au pays dans cette gamme de réacteur. Donc à min avis 1,3 millions ce n’est cher payé tant que l’on abandonne pas Zapata en rase campagne sur de futures développements.
Utile pour la Police maritime?.A part ça,je ne vois pas.
OK, le bruit, comme proposé plus haut moins de vitesse. Plus d’autonomie ou (et) de charge, tout en gardant de la puissance en réserve si besoin pour sauver sa peau.
Le pilote peut très bien transporter un fusil. Utilisation de celui-ci une fois débarquée.
Un pilote assis aura toujours moins de maniabilité qu’un pilote debout qui peut jouer de son corps.
De plus un siège alourdirait fortement le système, et sera aggravant en cas de chute.
Des chaussures de sécurité clic-clac, avec commande d’éjection manuelle ou vocale pour urgence.
Utilités et dans quelles conditions ? Reconnaissance, sauvetage ou appui, délivrance rapide de munitions, radio, médicaments, pensements, etc. ?
Ou reconnaissance et combat ? Le bruit est le premier problème pour l’infiltration.
Les opérateurs pourraient se poser rapidement dans une petite clairière ou au sommet d’une colline pour prendre une position, dans des cas où un hélico ne pourrait pas, ou risquerait tous ses hommes d’un coup.
Se jouer des obstacles très rapidement, collines, forêts, rivières, plans d’eau, barrages, lignes ferroviaires notamment sur talus, contourner un petit village pour couper sa logistique arrière, progresser en cheminant sur un canal ou un fleuve à très basse altitude, notamment quand le niveau de l’eau est bas ?
Pour faire abstraction des mines et obstacles, pour aller inquiéter ou infiltrer rapidement un axe logistique ?
Le son des propulsions est le premier problème à résoudre.
Autodestruction de l’engin si abandonné pour poursuivre la mission, ou retour sur un point donné en automatique ?
Au final, choisi ou pas, ce projet aura permis de faire avancer de nombreuses technologies et brevets qui serviront d’autres systèmes.
Et cet engin pourrait intéresser des marchés dans le secteur de la sécurité et de l’analyse rapide d’une situation, si les drones atteignent leurs limites.
Multicouches ?
Très pointu, donc il est logique que ça prenne du temps du côté de la DGA.
Evidement le rapport utilité-efficacité / prix, mais la vie de compagnons piégés aurait-elle un prix ?
Il y a des besoins ailleurs qui faute d’investissements conduiront les sokdats français à la mort certaine en grand nombre.
https://www.intelligenceonline.fr/europe-russie/2026/04/02/un-exercice-de-l-armee-de-terre-devoile-les-lacunes-francaises-dans-la-guerre-des-drones,110693431-eve
C’est là qu »il faut mettre l’argent.
avec un homme équipé dessus, faut voir. avec juste un paquetage à livrer ça peut être intéressant aussi. on peut imaginer diverses combinaisons et je serais très surpris si une version « pilotage d’une seule main » était impossible. parfois un bond de 3 km est déjà précieux. tandis qu’un budget de 1 ou 2 millions n’est pas si énorme, je pense que ça les vaut bien. de toute façon, ne vouloir bosser que sur les sujets dont on est sûr que ça marche est un moyen infaillible pour être toujours à la traine des autres.
un gadget inutile, dangereux, brillant, encombrant, complexe à piloter … je ne comprend pas l’interet de ce proto en dehors de démo pour la foire aux moules à Palavas les flots.
« Les avions sont des jouets intéressants mais n’ont aucune utilité militaire »
Général Ferdinand Foch
oui mais là, a 300kmh a 3000m la teub au vent, je doute de l’utilité opérationnel du bouzin.
Ses successeurs ont écrit la même chose sur les drones.
Perso, je suis favorable à cette innovation. Même si il faudra faire le ménage dans les airs avant de les envoyer au contact (drones ennemis).
.
Faudrait que les ukrainiens testent en conditions réelles à Kherson. Soit pour des coups de mains soit pour une tête de pont.
.
Les bateaux se font taper dès qu’ils tentent une traversée ou naviguent sur le fleuve. Là deux cents ou trois cents soldats en quelques minutes de l’autre côté, ça doit faire son effet. D’autant qu’ils pourraient prendre à revers les fortifications le long du fleuve.