Élaboré par le 1er RIMa, le concept d’escadron de drones de chasse va faire tache d’huile au sein de l’armée de Terre

L’an passé, le 1er Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa] prit part à l’exercice «Hedgehog 25», organisé par l’Otan en Estonie, en y engageant son nouvel escadron de drones de chasse, porteur «d’innovations doctrinales» qui venaient alors d’être saluées par l’Inspection générale de l’armée de Terre.
Comme le souligna le ministère des Armées, à l’époque, Hedgehog 25 devait se concentrer sur les opérations multichamps et multimilieux, en mettant notamment l’accent sur l’utilisation de drones et de munitions téléopérées [MTO] ainsi que sur «l’hypermobilité nécessaire pour garder l’avantage sur l’ennemi» en manœuvrant sur un terrain très marécageux.
Dans ce contexte, le concept d’escadron de drones de chasse démontra toute sa pertinence. «Discret et mobile, il a désorganisé l’adversaire en provoquant la surprise. Le tout à un coût maîtrisé et en s’intégrant dans la manœuvre tactique», avait relevé le 1er RIMa. Et d’insister : «avec 5 % de la force vive du groupement tactique interarmes français [soit 400 hommes et une centaine de véhicules engagés], il est en mesure d’infliger 20 % des pertes chez l’ennemi».
La mission de l’escadron de drones de chasse est de traquer l’ennemi en déployant ses drones [notamment en essaim] et de désigner les cibles à détruire [dont l’identification est facilitée par l’intelligence artificielle], soit par des tirs indirects ou directs, soit en utilisant des MTO.
Pour cela, il dispose d’un peloton d’acquisition et de surveillance [équipé de drones eBee Vision lors de l’exercice Hedgehog 25]. Les renseignements collectés sont ensuite transmis via une liaison satellitaire [Starlink, en l’occurrence] au peloton de commandement. Il revient ensuite à ce dernier de décider d’engager ou non un peloton «drones de contacts» pour détruire les objectifs identifiés.
Lors d’un exercice récemment organisé au Centre d’entrainement au combat [CENTAC] de Mailly-le-Camp, l’escadron de drones de chasse du 1er RIMa a tenu le rôle de force adverse [FORAD] face au 4e Régiment de Chasseurs. Et il a une nouvelle fois fait la preuve de son efficacité dans les trois scénarios auxquels il a participé [défensif, offensif, front stabilisé]. L’armée de Terre n’a d’ailleurs pas manqué de communiquer à son sujet, en publiant trois vidéos sur les réseaux sociaux.
[#DronesMilitaires Sur le terrain avec un escadron de drones de chasse, ép. 1⃣]
Du côté Forad (force adverse), le @1er_RIMa avec 150 drones de renseignement et d'attaque.
Du côté joueur, le @4RCh_Gap et ses équipements anti-drones.
Place à l'affrontement au @CENTACOfficiel 🕹️💥 pic.twitter.com/CEym44hzS9— Armée de Terre (@armeedeTerre) April 1, 2026
Et pour cause : son chef d’état-major [CEMAT], le général Pierre Schill, venait de déclarer ce premier escadron de drones de chasse «pleinement opérationnel».
«Il combine drones de surveillance, drones d’attaque et munitions téléopérées pour démultiplier les capacités de frappe. Fruit de nos retours d’expérience et d’une collaboration étroite entre ingénieurs et soldats, cette unité agile et létale est à la pointe de l’innovation», a-t-il fait valoir. D’où la décision de créer d’autres unités de ce type.
En effet, ayant récemment animé un débat lors d’une réunion du Cercle de l’innovation du combat futur [CICF], l’auteur du blog Mars Attaque a rapporté que le général Schill avait annoncé la création prochaine de cinq autres «escadrons de drones de chasse». Outre les régiments de cavalerie [à l’instar du 1er RIMa], des unités appartenant à d’autres armes pourraient aussi être concernées.
Cela devrait se traduire par l’acquisition de «plusieurs milliers» de drones en 2026. Selon Mars Attaque, en comptant ceux susceptibles d’être produits en interne, l’armée de Terre pourrait compter jusqu’à 14 000 drones [notamment à pilotage immersif, appelés FPV] d’ici la fin de cette année.
Photo : Marsouins de l’Escadron de drones de chasse du 1er RIMa au CENTAC / armée de Terre





Le concept d’escadron de chasse… Popeye (Surnom que certains d’AFN identifieront) dirait que cela lui rappelle les commandos de chasse dans les Aurès…
pourquoi tout ramener à la chiamlit ? et pas la chienlit !
La chasse aux drones par des drones me fait plutôt penser à la fauconnerie, en plus technique, notamment avec le concept d’essaim de drones… de plus on ne peut pas vraiment demander à un oiseau de faire du renseignement, quand en plus on passe son temps à lui mettre un capuchon sur la tête.
Méfiez vous de vos références culturelles, car la police de la pensée veille, même si l’homme à qui vous vous référez était exceptionnel en même temps que très atypique !
@Nimbus,
Ce n’était pas une référence mais un véritable ami, très atypique il est vrai… Un clin d’œil à ceux qui l’ont connu et apprécié ; un hommage aux commandos de chasse également.
Il suffit de googisser son nom pour tomber sur un article qui le salit sur un site d’ulteagauche.
C’était un sacré bonhomme dans un moment poisseux d’une époque dont l’hétage nous poursuit toujours, votre ami « Popeye » !
https://theatrum-belli.com/in-memoriam-roger-holeindre-decede-le-30-janvier-2020/
Que vient faire Roger Holeindre dans cette histoire ?
@choucroute,
Le lien est le concept des unités de chasse, « discrètes et mobiles », créées en 1959 par l’armée française pour « traquer l’ennemi et le désorganiser en provoquant la surprise » (Cf. l’article). Personnellement je me réjouis du retour de ce concept qui par le passé a montré toute son efficacité. Ceux qui connaissent la mise en œuvre de ce concept comprennent bien le lien et connaissent les écrits sur le sujet, ce n’est pas votre cas apparemment. C’est volontairement que je n’ai pas donné de lien ou cité de nom, car pourquoi citer un nom, si ce n’est pour provoquer une polémique inutile…
Excellente initiative, bravo.
Il faut aller au bout de la logique, baisser le SIGYCOP (hors C et Y, bien sûr) et le niveau d’exigence physique pour ces opérateurs afin de faciliter les recrutements.
Et garder les « bêtes » physiques pour les sections d’assaut des RI, façon nettoyeur de tranchées et corps francs, surarmés, dédiés aux actions coups de poing, façon nettoyage de position puis relève par l’infanterie plus classique.
Pardon,mais bien avant les YEUX (Y),dont la faiblesse est compensée par des lunettes corrigeant la vision,il n’y aurait pas le côté PSYCHOLOGIQUE (P) à prendre en compte?
Et je doute que mon I4 D (D comme définitif,qui,à une époque,renvoyait automatiquement à la vie civile) me rende apte à une projection Opex avec mon drone « sous le bras » ^^
Alors certes,pour piloter un drone,pas forcément besoin d’être 0 ou 1 partout,mais ces escadrons de chasse sont « en avant du dispositif »,et pour ça,vaut mieux éviter les « traîne la patte »
Le P est bien sûr toujours à prendre en compte, mais seule l’épreuve du feu révèle l’homme (= sa nature profonde), d’ailleurs on a souvent de grosses surprises. La brute qui se révèle humaine, le discret qui se transforme en tueur froid et impitoyable (et qui avoue y prendre du plaisir) et tant d’autres… il manque un Balzac pour écrire ce volet de la comédie humaine.
Cela ressemble fort au contexte de l’armée ukrainienne, deux choses la première, la liaison utilisée est Starling, si les Américains nous coupent le réseau, on est le cul dans l’eau, le système Iris n’est pas encore prêt, et en plus il sera civil et militaire.
2)quand est-ce que nos soldats s’entraîneront complètement camouflés, tenue camouflage isotherme pour les fantassins, filet de camouflage pour les véhicules avec des branches au-dessus, ce que j’ai vu sur la vidéo me laisse perplexe.
Starlink ne s’écrit pas comme parking.
« quand est-ce que nos soldats  » Nos??? Ce ne sont pourtant pas des soldats de la Bundeswehr!
@jean luc,
Effectivement, vivement l’hybridation de nos communication (Syracuse IV en socle + Nexus/OneWeb + IRIS²)…
L’objectif était de tester rapidement l’efficacité doctrinale (essaims + IA + désignation de cibles), pas de valider un système de communication souverain complet. Starlink a servi de « facilitateur » pour prouver le concept avant de l’industrialiser avec des liaisons plus protégées.
Si,effectivement,Biffin ne veut pas dire « deux fois fin »,je vous prierais de ne pas prendre les Marsouins pour des gourdes (isothermes,ELLES),surtout vu le prestige du « vieux 1 » et que s’ « ils ne savent où le destin les mène, seule la mort les arrête » .
Respectez,
l’Armée coloniale.
Qui boit du vin rouuuuuuuuuge.
Les biffins,c’est comme les homards,
Quand c’est cuit c’est rouuuuuuuuuuuuuuuuuuge
Pour la question du camouflage:
Sur la vidéo,vous foyez un « joueur Forad » avec la typique tenue noire…
De plus,les capteurs IR du STCAL (le système de simulation gilet+émetteur laser sur l’arme) et des véhicules n’aiment pas trop être recouverts,ça gêne « un peu » le captage des émissions laser
Sinon,sur ce genre d’entraînement-mise en situation,le « maquillage » est totalement inutile
L’espace de combat aéroterrestre a vraiment bien changé. Je ne sais pas si les critères physiques resteront les mêmes à l’avenir, car pour piloter un drone, on a besoin d’un gamer, pas de superman. Et cette tâche semble de plus en plus devoir être dévolue à une IA de combat qui gérera pilotage, ciblage et coordination des frappes. Le fantassin semble devoir prendre un rôle de marqueur de revendication territoriale. Il fait sa revendication territoriale en démontrant sa présence à un endroit, avec la possibilité de le ravitailler et l’impossibilité pour l’ennemi de couper ce ravitaillement. Mais au delà du symbolique, il perd beaucoup de ses capacités de combat.
Votre phrase sur le fantassin ( plus gamer que superman ) me semble mal s’appliquer aux combattants d’un régiment de cavalerie légère de reconnaissance ; et ceci malgré le nom de RIMA, leurs unités élémentaires s’appellent bien des escadrons, comme celui présenté et aux qualités louées dans cet article. La revendication territoriale pour un régiment de reconnaissance, cela me paraît une bien curieuse divagation !
Oui oui… la fourragère et le képi et des traditions que je respecte.
Où sont donc les sabres et les chevaux!
Bon, et plus sérieusement, vu que la reconnaissance ne se fait plus ni à cheval ni en automitrailleuse, ni en Jaguar, mais par drone, votre cavalier sert à quoi? De soldat et combattants, il est devenu otage, porteur d’un drapeau à planter, mais victime d’une situation sur laquelle il n’a aucune prise et aucun autre rôle que celui de ne pas mourir pour revendiquer le terrain pour un camps. L’artillerie l’avais déjà privé de beaucoup, l’ère des drones réduit encore son rôle.
@Math,
« Le fantassin semble devoir prendre un rôle de marqueur de revendication territoriale »
Quel est le sens de cette suite de mots ?
Cela signifie que @ Math ne croit plus à l’importance dzs armes de mélée dans la zone dz mort du front.
Le contraire de Michel Goya, si vous préferez…
https://opexnews.fr/theorie-du-combattant-michel-goya-fantassin-defense-francaise/
OK merci. Je retiens surtout cette phrase : « il pose la question qui fâche : comment, en 2008, une section française se fait-elle détruire par des rebelles armés de vieilles kalachnikovs ? Parce qu’on n’avait pas jugé utile de mieux les équiper. Parce qu’on ne voulait pas admettre qu’ils allaient à la guerre »…
La non prise en compte de l’importance de nommer la guerre pour la faire est toujours d’actualité, le soldar français n’étant éqyipé que pour jouer au gendarme dans une gestion de crise africaine. Alors qye nous avons été éjectés d’Afrique de la manière la plus humiliante possible ( les nouvelles du Sahel sont toujours mauvaises pour les juntes putchistes alliées aux russes(.
Curieusement, je retiens aussi une autre partie de l’articke:
Quatrième problème, peut-être le plus difficile à régler car il tient à une culture : l’incapacité à s’adapter vite. Onze ans pour changer un fusil. Des drones déployés après la catastrophe plutôt qu’avant. Une fascination persistante pour les grandes plateformes sophistiquées au détriment de ce qui est immédiatement utile au soldat dans la zone de mort. Et une administration militaire qui préfère, dans les périodes difficiles, défendre les budgets des grands programmes plutôt que de risquer d’entendre qu’on peut faire autant pour moins cher.
Source:
https://opexnews.fr/theorie-du-combattant-michel-goya-fantassin-defense-francaise/
Cela aussi n’a pas changé !
Oui… ou du moins je trouve que le fantassin a de moins en moins de prise sur son environnement de combat. L’artillerie et les mitrailleuses l’on privé de beaucoup. Le drone encore plus. Partant de là , je trouve que le rôle du soldat est de plus en plus réduit à subir, sans avoir vraiment de prise sur son environnement. C’est peut-être iconoclaste comme ligne de pensée. Désolé si c’est le cas. Je trouve que vu la casse, la présence de soldats pour tenir la ligne de front ou la faire changer alors que le soldat lui même a si peu de prise sur ce qu’il se passe est un sujet de préoccupation.
Merci d’avoir répondu.
Effectivement, c’ esr un questionnement.
https://www.lexpress.fr/monde/europe/cest-le-son-le-plus-terrifiant-de-la-guerre-en-ukraine-deux-jours-dans-une-formation-anti-drones-QHVJOXMHHJBFRP7R67W4X3TEXA/
Merci @Math pour cette précision, je comprends mieux le sens de votre phrase (Désolé si parfois les infos ont du mal à remonter dans mes tuyaux…).
Avec l’utilisation des drones, le fantassin revient en force sur le terrain. C’est une arme de projection de courte distance (Inf à 50km). Faute de faire de la masse (chair à pâté) il est judicieux de faire du harcèlement et marquer une menace constante sur les têtes de l’ennemi. Reste maintenant de mettre en place une protection anti-drones quelque soit la manière (si possible pas cher) car le survol par des drones sur les sites stratégiques est assez inquiétant. À suivre donc.
@Sharpei
Comme pour les véhicules, la protection antidrones des fantassins (et des dronistes eux-mêmes !), passe par des essaims de drone d’autoprotection. La meilleure armes contre le drone, c’est le drone…
On pourrait imaginer un système portable à dos d’homme : un ou plusieurs drones « sentinelles » avec vision à 360°, filoguidés pour leur conférer une autonomie quasi illimitée et une grande discrétion (pas d’émission radio), voleraient au dessus de l’unité à protéger. En cas de détection de drones adverses, l’alerte serait donnée, et un essaim de quelques dizaines de petits drones contenu dans un sac à dos (par exemple) serait alors automatiquement éjecté pour contrer les drones adverses. Pour être efficace, le système serait obligatoirement très automatisé, compte tenu des délais de réaction qui se comptent en secondes. Après l’attaque, les drones survivants reviendraient se poser pour être reconditionnés et réutilisés.
le système comprendrait donc potentiellement 3 sacs :
– Les drones filaires et leur station sol, servant également d’unité centrale pour la gestion de l’essaim,
– Le sac contenant l’essaim de drone. A l’intérieur du sac, on peut par exemple imaginer des tubes juxtaposés qui contiendraient les drones en position repliée, avec un système d’éjection pneumatique ou à ressort. Les drones eux même seraient totalement autonomes une fois en vol, guidés seulement par leur IA, avec instruction de voler en cercle jusqu’à la détection d’une cible et ne pas s’éloigner de plus de XX mètres du site à protéger. On peut aussi imaginer un système low cost de reconnaissance des drones entre eux avec de simples leds, simplement pour éviter qu’ils ne s’attaquent mutuellement ! Les drones seraient rechargés par induction une fois empaquetés à l’intérieur du sac, et reviendraient se poser dès la fin de l’alerte, ou en fin de potentiel batterie.
– Des batteries et une solution de rechargement, type panneaux solaires souples, et d’éventuelles pièces de rechange ou une réserve de drones de rechange.
On pourrait aussi considérer l’option de ne pas centraliser le système dans des sacs dédiés, mais au contraire de répartir ces équipements et ces fonctions sur l’ensemble des sacs de l’unité. C’est plus complexe, mais cela apporterait une meilleure résilience.
Vous allez finir par penser que je vous en veux, mais c’est juste une remarque : si vous utilisez un drone filaire comme unité centrale pour la gestion d’un essaim de drones, faut trouver un truc pour que vos drones ne coupent pas son fil, parce que sinon, vous perdez tout l’essaim.
Quelle que soit la manière. Pas « quelque soit la manière ».
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/21570/la-grammaire/les-homophones-grammaticaux/les-homophones-quelque-et-quel-que
« Outre les régiments de cavalerie [à l’instar du 1er RIMa], des unités appartenant à d’autres armes pourraient aussi être concernées. »
Et pourquoi pas une section de drones de chasse (peut-être pas une compagnie) dans tous les régiments d’infanterie?
c’est nul, vaut mieux coller un m79 sous le drone pour l’économiser et piloter un essaim depuis un Jaguar
Ou un bus, ou un canapé. Le Jaguar n’est pas top top pour piloter des drones. Être dans un bon fauteuil, avec un bon bureau, un clavier et une souris c’est bien plus efficace. C’est avant tout un sujet de connectivité.
Je pense que le gars qui est sur le terrain ferait mieux de s’assurer de sauver sa peau et utiliser ses armes que de se préoccuper d’un drones. Il devrait commander l’appuie de drones, ça oui, et en disposer. Mais celui qui pilote une escadrille de drones n’a rien à faire dans la boue. Ca va le déranger plus qu’autre chose et ce n’est pas pratique. Si c’est pour s’ambiancer, pourquoi pas, mais au bout du bout, c’est pas vraiment nécessaire.
@Math,
Ce pourquoi cette expérimentation…
Perso, je crois qu’il faut s’inspirer des méthodes ukrainiennes qui sont un mix de solutions.
jo666,
Lisez l’article. La mission de l’escadron de drones de chasse était de traquer l’ennemi en déployant ses drones et de désigner les cibles à détruire, pas de les détruire directement.
C’est une avancée inéluctable…
Il nous faut ce genre d’équipe, pour ouvrir silencieusement un itinéraire aux gars au sol, c’est une économie de vies humaines, et lorsque le moment du contact doit se faire, la surprise est totale pour « l’ennemi », d’autant que ce dernier se voit attaqué depuis le ciel, et la terre, a des endroits choisis.
A l’avenir, ces drones seront de mieux en mieux équipés de différents senseurs, de plus en plus pointus, qui voleront plus haut que ceux d’aujourd’hui, et seront de fait de moins en moins audibles par l’oreille humaine, mais aussi moins visibles à l’œil. C’est là , que toute la différence va se faire… voir et entendre, sans être vu ou entendu.
La gamme de drones va s’étoffer, du « colibri » à « l’aigle », et tous seront connectés même entre eux, c’est l’IA qui gérera les images ou les sons à transmettre à l’opérateur, dont le chef de groupe prendra la décision adéquate, pour son environnement proche (10km), ou transmettra au PC, pour une décision partant de plus loin.
@carin
C’est en effet inéluctable, et c’est un enseignement direct du Retex ukrainien. On a désormais un besoin vital de ce genre d’unités.
On pourrait d’ailleurs pousser plus loin la logique : c’est chaque fantassin qui devrait être équipé de micro-drones. Cela fera bientôt partie de la dotation réglementaire, à l’évidence, au même titre que des grenades ou des chargeurs supplémentaires. Voir de l’autre côté du mur, ou de la colline, repérer l’ennemi avant qu’il ne nous repère, débusquer un sniper ennemi sans risquer une vie… les fantassins ont besoin de micro-drones de quelques centaines de mètres de portée (jusqu’à 1000 mètres ?), légers et tenant littéralement dans une poche, récupérables ou pouvant optionnellement se transformer en munition kamikaze sur une cible d’opportunité. Des grenades volantes, en somme. Ou une aviation de poche…
Avec l’évolution technologique, vous avez raison de souligner que les drones seront toujours plus discrets, donc dangereux. Les quadcopters seront assez vite dépassés. Outre la miniaturisation, l’une des évolutions les plus prometteuse (et inquiétante…) est le biomimétisme : ce qui ressemblera en apparence à un banal pigeon ou moineau, ou même un simple insecte, pourra constituer en réalité un capteur, et même une menace mortelle avec quelques grammes d’explosifs embarqués. Pour le meilleur et pour le pire, ce que nous vivons actuellement n’est que le début. La robotisation est en marche, et on n’a encore rien vu…
Le terme « senseur » est un anglicisme qui peut sans la moindre perte de sens être remplacé par le mot capteur.
Merci pour l’info. J’avais du mal à comprendre la différence entre les 2 termes. Capteur me va bien 😉
Ah, secrés terriens, il ne se sont toujours pas remis de la perte de l’aviation en 1934.
Ne serait-il pas plus judicieux de faire piloter « l’escadron de drones » par un robot ? Les machines communiquent plus rapidement entre elles.
Dès avant les mines toutes sortes de chausse-trape existaient. Poser le pied dessus ne produisait pas un effet si différent.
Si le terrien gaulois revendique le ciel qui devrait bien lui tomber sur la tête un jour c’est certainement par ce que du pigeon à la mouette toutes sortes de choses volantes avaient validé l’adage : « suis qui crache en l’air devrait ben s’attendre à ce que ça lui r’tombe sur la goule !!! ».
Curtis LeMay avait des B29 mais Fiente et Passe Lou Pidgeon te la faisait NRBC au point que certains n’auraient pas regagné la palombière après que le capèth n’ait pas suffit à couvrir les malheureux.
Le problème c’est que con comme une mine l’avenir est à l’automatisme. Il faudra des hommes pour continuer le combat avec des lances pierres et s’en fout la mort.
Ce qui ne se brouille pas c’est ce qui ne se téléguide pas. Le robot dispersé en enfant perdu fera la veille visuelle et sonore. Puis quand sa banque de données de reconnaissances lui aura dit que c’est une proie qui passe il fera son boulot de Sonnette et tintera en faisant du saute dessus.
Quand les automatismes feront défaut ou pourront être pris en défaut il faudra des hommes capable d’exploiter la circonstance en direct. Ceux là devront avoir un joli niveau de condition physique.
Les canapéistes auront eux les MTO portés par des drones bombardant avec des drones ou en prépositionnant ou en récupérant pour les prépositionner ailleurs.
Comme il n’y a pas que la belote dans la vie on recommandera « La France contre les robots » de Georges Bernanos. C’est plus intéressant qu’un traité de bridge pour attendre la mort.
@ Sempre en Davant
On peut lire ceci pour l’escadron du 1er RIMa »
http://mars-attaque.blogspot.com/2025/07/drones-edc-escadron-chasse-rima-1errima-innovation-fpv-icarus-swarms-naval-group-alta-ares.html
Cit :[ « La France contre les robots » de Georges Bernanos.]
Une des ses résidences au Brésil , à Barbacena ( MG ) – Cruz das Almas
Petite fazenda bourgeoise sympa . Déclaré en état de péril en 2021 , réouverte en 2025 de mémouâre .
Il faut dire que le Brésil s’industrialise aussi à cette époque puisqu’il a choisi de s’allier aux Stazunis et non pas à Voldemort .
Comprendre une Å“uvre c’est aussi comprendre l’endroit où elle a été écrite … Mais Barbacena à l’époque c’est la  » cambrousse  » , la  » zone  » , peut-être un seul troquet .
https://tinyurl.com/3nmfjssa
https://www.joaocarlosamaral.com/post/import%C3%A2ncia-hist%C3%B3rica-nesta-quarta-em-barbacena-no-campo-das-vertentes-ser%C3%A1-inaugirada-a-reforma-do
Très recherché aujourd’hui si les boiseries intérieures sont d’origine . Des baraques qui ont 150-200 ans
Le séjour de Georges Bernanos au Brésil est contemporain des débuts des  » défilés de Samba  » , inspirés par…
https://www.gazetadopovo.com.br/ideias/sob-inspiracao-nazista-getulio-inventou-o-carnaval-brasileiro-a64fpn1ovrutmeepdb7jo18bk/
Il a du les écouter à la radio et à piles , à la lueur d’une lampe à pétrole car le réseau électrique ne devait pas exister ! ( selon le guide de mémouâre , à vérifier )
Celle-ci date de 1938 et est directement inspirée par ce qui fait fuir Bernanos :
https://www.youtube.com/watch?v=8hNoljEUQv8&list=RD8hNoljEUQv8&start_radio=1
Celui-ci date de 1938 et est directement inspiré ! O Samba …
C’est le futur, tout assault doit intégrer ce genre de groupe, je dirais même qu’ils devraient être la majorité des forces vu comment le drones est devenu incontournable.
mettez cet escadron face aux meilleurs Ukrainiens et sortez le pop-corn.
n’oubliez pas que les pilotes de drone sont des cibles…. et quid du brouillage?
belle initiative mais attention à ne pas vendre la peau de l’ours…. et à se contenter de peu.
la guerre par robot n’est qu’une étape.
Certes. Mais l’important est ici de se familiariser avec le concept et l’usage des drones, de façon intégrée aux unités interarmes.
Cela ne doit pas être vu comme une nouvelle solution figée et confortable, du style « ça y est chaque régiment a son unité drones, on est prêt pour la guerre du 21 ème siècle », mais comme un premier pas dans la technologie et l’évolution des emplois sur le terrain.
Le général Schill l’a bien compris. Il ne se précipite pas pour généraliser un type de drones à toutes les unités, car même sur le théâtre ukrainien, les évolutions technologiques et leur emploi changent en quelques mois.
Il met plutôt en place des expérimentations, qui permettent aux unités de « rentrer » dans le domaine et de se forger un état d’esprit agile, sans se figer et se concentrer sur une solution précise qui sera obsolète dans un an ou deux.
Un peu problématique d’utiliser Starlink et pas Oneweb… Dur de comprendre la ‘qualité’ des drones dans le message… Cela correspond à des drones Ukrainiens de 2023 ou de 2026?fibre optique sur certains?
Le billet de M. Goya du 03 mars dernier sur son blog est excellent à ce sujet.
Déjà en 1975 un général français avait proposé de façon visionnaire une doctrine qu’on retrouve aujourd’hui à l’est avec la dronification du champ de bataille, un maillage défensif modulaire et une généralisation de la guerre électronique sur la longueur du front.
Tant mieux si nos forces évoluent en conséquences, sans perdre les acquis anciens.
Je préfere l’article sur Guy Brossollet qui a fini lieutenant-colonel, sa carrière étant brisée par son  » Essai sur la non- bataille » qui a fait hurler de rage tout l’état-major français perché sur la doctrine de la dissuasion nucléaire…
https://lavoiedelepee.blogspot.com/2026/02/non-bataille-2026.html
On parle de lui, son fils a réédité le bouquin, mais a-t-on vraiment lu ses écrits en France à l’heure de la guerre en Ukraine ?
Les orientations de la révision de la LPM en cours sont défavorables à l ‘armée de terre et au spatial:
https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/1558222823266914/actualisation-de-la-programmation-militaire-ni-rafale-ni-fregates-de-1er-rang-ni-chars-supplementaires
Affaire à suivre…
Enième preuve que la France « n’y arrivera jamais ».
Drones utilisés pour l’acquisition des cibles: eBee Vision, produit US
Canal de communication utilisé: Starlink, produit US
Quand on visionne, sur le Net, les vidéos dramatiques de drones ukrainiens qui prennent en chasse les malheureux fantassins russes qui n’ont quasiment aucune chance de survie une fois détectés (et dont certains se mettent à genoux, faisant le signe de croix orthodoxe devant le drone ennemi, implorant la clémence)…
Ce nouveau type de guerre fait froid dans le dos.
@Raoul 72
« Ceux qui prétendent aimer la guerre ont dû la faire loin du carnage des champs de bataille, des cadavres épars et des femmes éventrées. La guerre est un mal absolu. Il n’y a pas de guerre joyeuse ou de guerre triste, de belle guerre ou de sale guerre. La guerre, c’est le sang, la souffrance, les visages brûlés, les yeux agrandis par la fièvre, la pluie, la boue, les excréments, les ordures, les rats qui courent sur les corps, les blessures monstrueuses, les femmes et les enfants transformés en charogne. La guerre humilie, déshonore, dégrade. C’est l’horreur du monde rassemblée dans un paroxysme de crasse, de sang, de larmes, de sueur et d’urine. » [Mémoires, les champs de braises ; Hélie de Saint Marc].
Oui. Et encore, il y a un mec qui regarde le signe de croix et qui en a les tripes nouées. Mais ça, vu que c’est dur, ça ne va pas rester ainsi. Reconnaissance d’image, agent IA, interprétation de la situation, boucle de décision. Rien de bien compliqué à réaliser. D’où la question: si on parvient à une densité suffisante de drones, quel sera la rôle du fantassin?
Et des questionnement légitimes: si pas de fantassin, comment on stoppe le flux de drones. Il reste: camions, ponts, trains, usines de production et production énergétiques. Bref. Si j’étais général, je viserai les missiles sol sol en masse (pour les cibles précités) et les drones en masse (pour la déshumanisation du front). Le rôle du fantassin se spécialisant dans les environnements où les drones sont à la peine, j’adapterais mes moyens en conséquence. Je ne suis pas certain que je miserais sur une armée de l’air, vu que proche du front c’est du suicide. Et je ferais en sorte que ma flotte, sensée garantir ma liberté de circulation sur les mers, puisse tenir longtemps face à ce type de menace.
Faut noter aussi que faute de se trouver face à un ennemi reel donc face a une technologie ennemi, il ne sera pas facile d’apporter une contre mesure. La seule solution serait d’envoyer régulièrement une unité et son équipement sur le champ de bataille ukrainien pour savoir si notre réponse est bien dans l’air du temps. Vu l’évolution rapide du champ de bataille et des technologies, nos ingénieurs auront fort à faire en la matière.