Le Canada va rejoindre le projet d’avion de combat de nouvelle génération mené par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon

Le 2 avril, détenue à parts égales par BAE Systems, Leonardo et le consortium JAIEC [réunissant Mitsubishi Heavy Industries et Society of Japanese Aerospace Companies], la société Edgewing a fait savoir qu’elle venait d’obtenir son premier «contrat international conjoint» au titre du Global Combat Air Programme [GCAP] qui, mené par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon, doit se concrétiser par un «système de systèmes» reposant sur un avion de combat de 6e génération d’ici 2035.

«Grâce à la signature de ce contrat international, Edgewing est désormais pleinement habilitée à mener à bien le programme en tant que chef de file industriel. Notre priorité est de veiller à ce que les travaux d’ingénierie continuent d’atteindre les objectifs fixés et que l’activité poursuive sa montée en puissance conformément à nos prévisions», a-t-elle fait valoir.

D’un montant de 686 millions de livres sterling, ce contrat n’a pas l’importance qu’il aurait dû avoir. D’une durée de seulement trois mois, il vise à permettre de poursuivre le développement a minima du GCAP dans l’attente de la publication par Londres de son futur «Plan d’investissement dans la défense» [DIP], lequel est censé garantir le financement des priorités britanniques en matière de défense. Or, celle-ci a été reportée à plusieurs reprises au cours de ces derniers mois. Et pour cause : l’exercice s’est avéré beaucoup plus difficile que prévu, le Bureau national d’audit [NAO] ayant déterminé qu’il manquait déjà au moins 16,9 milliards de livres sterling [d’autres sources ont avancé la somme de 28 milliards] pour financer les programmes déjà lancés par le ministère britannique de la Défense [MoD].

Pour corser davantage cette affaire, et d’après les documents budgétaires italiens, les coûts de développement du GCAP ont significativement augmenté, Rome se préparant à dépenser 18,6 milliards d’euros au total. Il est probable qu’il en aille de même pour les deux autres membres du programme. D’où la quête de nouveaux partenaires. Quête qui est une potentielle source de désaccords.

Ainsi, en 2024, le Royaume-Uni et l’Italie étaient prêts à ouvrir le GCAP à l’Arabie saoudite… mais pas le Japon, qui souleva des inquiétudes concernant d’éventuels retards dans le développement de l’avion de combat de nouvelle génération. Depuis, l’intérêt de Riyad pour ce programme s’est amenuisé.

Cependant, outre l’appel du pied fait à Berlin par Rome et Londres, d’autres pays ont récemment fait part de leur intention de rejoindre le GCAP. Tel est le cas de la Pologne, de l’Australie, de Singapour ou encore de l’Inde [qui considère aussi une participation au SCAF france-ibéro-allemand… si tant est qu’il se poursuive].

Mais la piste la plus chaude est celle du Canada. En effet, selon le quotidien japonais Asahi, Londres, Rome et Tokyo seraient sur le point de l’admettre au sein du GCAP avec le statut d’observateur. Une annonce est attendue en juillet prochain, probablement à l’occasion du salon aéronautique de Farnborough [Royaume-Uni].

Le statut d’observateur «permet d’obtenir des informations auprès des trois partenaires [du GCAP] afin d’envisager ultérieurement une implication plus poussée, qui pourrait inclure la production, l’approvisionnement ou même la participation à la phase de développement sous conditions», explique Asahi. Et d’ajouter : «Cette initiative témoigne du renforcement de la coopération en matière de sécurité entre Tokyo et Ottawa, qui ont signé un accord de transfert d’équipements et de technologies de défense en janvier».

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68 contributions

  1. Lothringer dit :

    En même temps RR va construire une usine à Montréal pour son réacteur EJ230 successeur du EJ200.
    Ce n’est donc qu’une demi-surprise.

  2. Soult dit :

    « Pour corser davantage cette affaire, et d’après les documents budgétaires italiens, les coûts de développement du GCAP ont significativement augmenté, Rome se préparant à dépenser 18,6 milliards d’euros au total. » Quel dommage qu’@NRJ ne soit pas là pour nous expliquer à quel point c’est normal de voir les coûts exploser comme ça et que ça aurait été forcément, mécaniquement, automatiquement pire dans un programme en solo.

    • Math dit :

      En attendant, ils avancent. Nous aurons bel et bien qqch avec le rafale f5, mais la plateforme accusera son âge, tandis que l’avion de ce consortium sera nouveau.
      Il n’y a pas de raison de les prendre à priori pour des cons.

  3. Raphaël dit :

    une belle tour de babel cet avion, avec des cultures et des ambitions différentes, bon courage ! quand on arrive à peine à s’entendre parfois entre frontaliers (jaguar, concorde, alpha jet, tigre, nh90)…

  4. Robmac dit :

    Je comprends : ils ne perdent pas leur temps avec Dassault.

    • Noupat dit :

      Dassault ou plutôt le SCAF ?
      Sinon, vous reconnaissez que Dassault est le meilleur athlète pour le NGF

    • Vortex dit :

      Ah ? Dassault aurait donc exprimé le désir de rejoindre le programme GCAP ?

    • Jack dit :

      Outre le fait que Dassault n’est pas un Etat, il n’est pas non plus aux commandes du projet SCAF. Votre petit pique tombe complètement à plat, sur ce coup là 🙁

    • GotoRaptor dit :

      Ben non tu ne comprends pas, Airbus a glissé une douille avec la bénédiction de notre gouvernement et Dassault refuse, donc oui les Canadiens ne veulent pas perdre de temps (je ne crois pas que le projet était ouvert pour eux donc ça n’a pas de sens), mais c’est pas vraiment Dassault le problème.

      Tu pointes du doigt la plaignante par défaut dans une affaire de viol ?

  5. Trent dit :

    LOL
    Allez un de plus ! Les Emirats Arabes Unis devraient y aller aussi et l’Allemagne et la Belgique et L’Espagne

  6. Ouf ouf dit :

    Ce n’est pas une bonne nouvelle pour Berlin… le Canada entre avec statut d’observateur… donc pourquoi le trio original en donnerai plus aux désidératas allemands…

  7. Les rapaces dit :

    Le piège du F-35 referme ses mâchoires sur l’industrie aéronautique militaire européenne, cela va être dur de ne pas sombrer dans les limbes des perdants de la grande guerre économique mondiale permanente.

    Les Émirats arabes unis ne cfacheront pas au bassinet pour le standard 5du Rafale :
    https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/17299117455885/financement-du-rafale-f5-comment-la-france-a-fache-les-emirats-arabes-unis

    Pour séduire le Japon, tout comme les anglais, il faudra attendre un VRP plus à cheval sur la ponctualité.
    https://www.ladepeche.fr/2026/04/03/emmanuel-macron-au-japon-plus-dune-heure-dattente-comment-les-retards-repetes-du-president-francais-ont-horripile-les-japonais-13308137.php

    • Décalage horaire dit :

      L’attelage du GCAP semble encore plus bancal que celui pour l’Eurofigther.

      Quant au VRP, la ponctualité est paraît-il la politesse des rois, fut-il monarque républicain.
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/07/80-ans-du-debarquement-les-retards-du-maitre-des-horloges_6237818_823448.html

      Cela  » marque mal », mais nous avons les représentants que nous méritons, surtout ceux élus deux fois.

    • Jack dit :

      @Les rapaces : « Les Émirats arabes unis ne cfacheront pas au bassinet pour le standard 5du Rafale : »
      .
      Lu dans ce même article : « Il n’est pas dit non plus qu’après 2027, les EAU reviennent à la table des négociations pour participer au financement du Rafale F5, estiment plusieurs sources interrogées. »
      .
      Les épisodes de fâcheries suivies de réconciliations entre la France et les EAU ne datent pas d’aujourd’hui 😉 …

  8. Momo dit :

    Au fait qu’en est-il des observateurs Belges du SCAF?
    Observent-il encore?
    Quoi?

    Quant au Canada c’est seulement pour taquiner Trump, du moment que c’est gratuit on peut foncer.
    Tout le monde le sait bien mais on fait comme si ce n’était pas du vent.

    • JK dit :

      bonne analyse !

    • Ouf ouf dit :

      @ du moment que c’est gratuit
      alors pourquoi faire entrer le Canada, si ca n’apporte rien au trio… a part fâché Papa
      bien évidemment que les canadiens vont payer, même si sur l’ensemble du projet ce serait symbolique
      rien n’est gratuit…

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Vous avez oublié l’article de LL du 19 février dernier ? Ils n’y a plus grand chose à observer et par sagesse ils n’ont donc pas versé leur contribution…

      • Momo dit :

        Ok. Je n’ai malheureusement pas le temps de tout lire, merci de la référence. 😉

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Ils n’ont plus grand chose à observer…

  9. Archer dit :

    Quel gouffre financier que ces collaborations à plusieurs pays. L’analyse la plus cohérente que l’on puisse faire sur le plan de la souveraineté opérationnelle, c’est la stratégie de « l’incrémentation maîtrisée » : F5+nEUron v1, F6 + neUron v2, etc.

    Dans les programmes en coopération (SCAF/GCAP), on estime que 20 à 30 % du budget part en coûts de coordination : réunions de comités, doublons industriels pour satisfaire l’orgueil de chaque pays, et gestion des transferts de technologie.

    En solo, la France paie 100 % du développement, mais c’est payer 100 % d’ingénierie utile.

    Pas besoin de financer des usines en Espagne ou en Allemagne pour faire ce que Dassault ou Thales savent déjà faire à Saint-Cloud ou à Bordeaux.

    Faire cavalier seul permet de tailler le logiciel de combat exclusivement sur nos besoins : frappe stratégique, pénétration basse altitude, et pilotage de drones de combat (le nEUROn) sans demander l’autorisation à Tartempion (dixit l’All.).

    Au lieu de parier 100 milliards sur un avion hypothétique en 2045 (qui sera peut-être déjà obsolète), la France peut injecter cet argent dans l’évolution continue du Rafale, qui ne sera plus celui que l’on connaît aujourd’hui.

    Bref, en faisant cela, on sera gagnant sur toute la ligne (souveraineté, export, emplois …)

    Il faut arrêter ces programmes de diplomaties industriels. Il faut construire un programme militaire. C’est ce que veut Dassault et a toujours voulu.

    • Fernando dit :

      @Archer L’évolution du Rafale ? Franchement, il n’y a rien de mieux que de croire que des projets d’il y a 40 ans seront encore utiles dans 40 ans. En 1940, on pensait déjà que le matériel de 1914 serait toujours bon à prendre, mais… Penser que, via le FCAS, vous financez des usines en Allemagne ou en Espagne… Réveillez-vous ! Vous n’arrivez même pas à financer les vôtres ! D’ici 2026, votre dette publique atteindra 114 % du PIB, 116 % en 2027 et 121 % en 2028 ! Croire que vous allez vous offrir un avion de 6e génération avec 50 € et ce que j’ai en poche est tout simplement illusoire. Deux options s’offrent à vous : soit ils contribuent au financement du parti, soit vous financez vous-même l’appareil, ce qui entraînera de nouvelles coupes budgétaires, une hausse des impôts et une réduction des ressources pour les autres branches des forces armées.

      • sepecat dit :

        Vous venez d’étaler en quelques lignes l’étendue de votre méconnaissance… A priori tout le monde aura compris que le dénigrement anti Français reste votre tasse de thé, mais il serait utile que vous visionniez de nouveau les dernières auditions du PDG de Dassault traitant de la ccopération, de ses surcoûts et, a contrario, des retours à 100 % que la France obtient sur le Rafale. Le programme Tempest est une nouvelle usine à gaz dont personne n’a voulu tirer les enseignements de l’Eurofighter et suivra exactement la même trajectoire car c’est structurel dans ce type de montage. Besoins et intérêts divergents, concurrence entre industriels, etc.

        • Fernando dit :

          Bonjour #Sepecat. Mais de quoi suis-je ignorant ? Du domaine industriel, économique, politique, militaire, ou de tout cela ? Soyez un peu plus précis ! Vous, expert en tout, vous croyez Trappier sur parole, alors qu’après tout, il n’est pas impliqué et ne tirerait aucun profit d’un projet entièrement géré par Dassault, n’est-ce pas ? Bon, d’accord… Quant à un retour sur investissement de 100 %, cela n’existe tout simplement pas. Jamais. À moins de prendre en compte et de quantifier les retours intangibles tels que les connaissances, l’expérience ou la mise en œuvre. Un petit cours de théorie économique s’impose. C’est comme lorsque certains d’entre vous affirment que le projet sera financé par les ventes à l’étranger, comme si l’intégralité de ces ventes retournait au Trésor public et non aux dividendes d’une entreprise privée. Exemple : 8 milliards d’euros de ventes, 25 % d’impôts (soyons généreux). Total : 2 milliards d’euros. Quelle différence cela fait-il dans une économie déficitaire ? Aucune. Et cela se produit avec la France, l’Espagne, les États-Unis, l’Allemagne, et tous les autres pays auxquels vous pouvez penser. Quant à votre accusation d’anti-français, elle me fait rire. Je n’ai que de l’admiration pour la France de De Gaulle, qui a envoyé promener l’OTAN et a développé sa doctrine nucléaire et d’autodéfense de manière totalement indépendante. Quel culot, ce vieux général ! Qu’il repose en paix. Il comprenait l’importance de l’alliance entre les deux côtés des Pyrénées et nous a énormément aidés à développer nos capacités nucléaires. C’est dommage qu’il soit mort avant d’avoir pu mener à bien son œuvre et que ses successeurs n’aient pas partagé sa vision. S’il avait été à la tête de la France, il l’aurait remise au sommet en quatre ans. Cordialement.

        • Fernando dit :

          Bonjour @Vortex. Je ne peux pas lire l’article ; il est réservé aux abonnés. J’imagine qu’il est similaire à celui que vous avez publié précédemment, ou à celui de La Vanguardia, n’est-ce pas ? Sinon, pourriez-vous me l’expliquer ou me fournir un lien accessible ? Merci d’avance.

    • Vortex dit :

      Le Rafale F5 sera effectivement « un autre Rafale » . Si la cellule changera peu à priori, tous les équipements, capteurs, senseurs et moteurs seront nouveaux et pour la plupart répondront aux caractéristiques de la 6 Gen.
      Un avion nouveau en somme.
      Et la furtivité me direz-vous ? L’UCAV de combat furtif ( nEUROn) !
      Ce dernier pénétrera les défenses, fera le ménage, tandis que le Rafale F5 restera à distance de sécurité et gérera la manœuvre.
      Quand à un successeur « NGF maison », Dassault capitalisera sur les briques dont il dispose déjà, idem pour Safran et le moteur, et Trappier qui a déjà annoncé qu’il était en mesure de concevoir le successeur du Rafale pour 30% moins cher que le NGF ! Un article et une analyse de Reuters poussant même à 50 % moins cher !
      Alors certains évoquent la dette de la France… Mais la dette, on s’en fout ! Les budgets défense augmentent considérablement, et un financement de 50 ou 80 milliards sur 30 ou 40 ans est largement dans nos cordes !
      Et puis… Qui dit qu’il n’y aura pas de partenaire(s) à une solution Dassault ?
      On parle de l’Inde, bien évidemment. Mais d’autres sont peut-être intéressés, mais restent discrets…
      Parlant de discrétion : Quid de l’Espagne, qui s’exprime très peu sur les divergences franco-allemandes du SCAF ?

      • Louis XVI dit :

        Un article et une analyse de Reuters poussant même à 50 % moins cher ! Il est bien connu que Reuters est une référence dans le monde l’aéronautique……

      • Mère grand dit :

        @Goose. « Et puis… Qui dit qu’il n’y aura pas de partenaire(s) à une solution Dassault ?
        On parle de l’Inde, bien évidemment. » C’est juste avoir une préférence pour la peste face au choléra….

        • Momo dit :

          C’est vrai que c’est pénible que les Indiens s’intéressent for sure à un partenariat d’envergure avec la France et Dassault. 🙂
          Vu de Beijing évidemment… 😉

    • G dit :

      Dassault veut un programme militaire, vraiment ? Et ce fameux CCA développé sur fonds propres, où est-il ?

    • Jack dit :

      @Archer « Au lieu de parier 100 milliards sur un avion hypothétique en 2045 (qui sera peut-être déjà obsolète), la France peut injecter cet argent dans l’évolution continue du Rafale, qui ne sera plus celui que l’on connaît aujourd’hui. »
      .
      Les 100 milliards sont le coût total du projet. Ce montant est réparti entre tous les pays participants. Si le projet est arrêté, celui qui quitte règle sa note et se débrouille avec ce qui lui reste.

  10. Magic38 dit :

    titre un peu mensonger s’il ne s’agit que d’un statut d’observateur qui n’engage à rien.

  11. Rogger dit :

    bon ils faut bien voit que a deux ou a trois ou quatres ons est forcement plus fort..Surtout lorsque l’ons par de tres tres loins.. ( surtout si ons n’as rien conmstruit pas soit meme depuis longtemps)
    Developper un avion de 6eme generation demande beaucoups d’efforts et enormrment d’argents…

    • Momo dit :

      bon ils faut bien voit que a deux ou a trois ou quatres ons est forcement plus fort

      Non, cela de qui sont les 3 ou 4.
      La quantité ne fait pas la qualité, cela se voit aussi autour de toi.

  12. marcorr dit :

    Le Rafale ne sera jamais un avion de sixième génération. La cellule devrait être entièrement repensée, ne serait-ce que pour pouvoir accueillir des baies d’armement internes.
    Cela dit, agir de manière autonome présente les avantages que tu mentionnes, mais comporte également un inconvénient majeur : celui de devoir financer intégralement le développement. Compte tenu des contraintes budgétaires, financer un successeur au Rafale pourrait signifier devoir renoncer à d’autres programmes.

    • sepecat dit :

      Lors des dernières auditions en date, le PDG de Dassault a rappelé que certaines briques dites de 6e génération sont déjà conçues et/ou en passe d’être testées sur les standards du Rafale dont l’évolution se poursuit. La question de savoir s’il est utile de concevoir un avion totalement 6G, avec les coûts qui vont avec, reste posée. L’évoltuion, notamment celle des drones, remet à plat des décennies de certitudes sur l’évolution des appareils militaires. L’évolution du Rafale n’est donc pas terminée…

      • Marcorr dit :

        Quelques composants. Souviens-toi, c’est toi qui l’as écrit. Selon ta propre logique, si j’installe un moteur moderne sur une DS, j’aurai une voiture moderne. e. Trappier est un commercial, il peut dire ce qu’il veut, car les seuls à qui il doit rendre des comptes sont les actionnaires de l’entreprise pour laquelle il travaille. S’il affirme que le Rafale F5 est de sixième génération, il y aura toujours sur ces pages une cour prête à défendre ses prop

    • G dit :

      Les baies internes du F-35 ne sont pas énormes.
      Pour la masse les Américains compensent avec l’emport sous voilure à distance de sécurité, ainsi que le volume de B-2, F-15 et F/A-18, B-1 puis B-52.

      Rien ne nous interdit de faire pareil avec un « petit » Rafale F6 furtif aux capacités d’emport similaires à celles du F-35 pour l’action décisive, suivi par les Rafale F5 et A321MPA pour « le gros œuvre ».

      Rester bloqués sur ce volume de soute serait à mon avis une grave erreur, à même de condamner le projet.

      • Mère grand dit :

        Si votre Rafale F-6 ne se distingue que par une soute, il ne sera pas pour autant devenu un appareil furtif…

        • G dit :

          Non bien sûr ; mais tant le NGF que le GCAP sont dépeints comme de très gros appareils, bien plus que les Rafale et Eurofighter, qui exigeraient de repartir de zéro sur presque tout et en sont d’autant plus complexes, coûteux et risqués.

          S’inscrire dans un minimum de continuité avec le Rafale permettrait de maîtriser un peu la facture, et tant pis pour les fantasmes de rayon d’action de 3000km avec 6t en soute.

    • albert dit :

      Le Rafale F5 n’a pas vocation a etre de sixième génération, mais d’un point de vue techno il s’en approchera assez près. Tout ce qui lui manquera c’est la furtivité mais celle ci est de plus en plus mise à mal par la qualité des nouveaux radars AESA et Passif. Dans une dizaine d’années la furtivité sera absolument obsolète face aux progrès des radars.

      • G dit :

        Dans une dizaine d’années c’est le B-21 qui rendra pas mal de choses obsolètes. S’il a véritablement l’endurance qu’on lui prête, cet engin va donner des cauchemars à beaucoup de gens.

      • Mère grand dit :

        @albert. »Dans une dizaine d’années la furtivité sera absolument obsolète face aux progrès des radars. » Ce discours existe depuis 30 ans….

  13. toine dit :

    On devrait rejoindre le gcap aussi pour avoir un avion (c’est quand même le but) , et remette à leur place Dassault et Airbus qui se prennent un peu pour le client! entre tout perdre ou trouver un fonctionnement à 2… (Et les actionnaires feraient le menage dans leurs écuries pour mieux aborder des coopérations européennes)

    • Slasher dit :

      Dans le doute, on va faire confiance à Dassault, hein…

    • sepecat dit :

      « Remettre à leur place Dassault et Airbus »… Bin, justement, comparez le savoir faire des deux entreprises en matière de conception / production d’un avion de chasse et vous aurez très vite la réponse sur le fait de savoir qui est apte ou non à assurer la bonne fin du chantier. Les Anglais ont gardé ces compétences et sont les seuls avec les Français à pouvoir prétendre tenir ce rang. Les Suédois sont d’excellents intégrateurs mais ne maîtrisent pas toute la chaîne… et au-delà vous ne trouvez personne d’autre en Europe. Entendons nous bien, il existe nombre d’industriels compétents chacun dans leur domaine, mais aucun autre pays que la France (les Anglais étant sortis de l’Europe) ne sait tout à la fois concevoir un avion de chasse, son avionique, sa motorisation et son armement. Cela défrise pas mal de monde mais les faits sont là.

      • Philippe dit :

        @Sepecat. « Les Suédois sont d’excellents intégrateurs mais ne maîtrisent pas toute la chaîne… » SAAB en tant que constructeur maîtrisent globalement plus de sujets que Dassault.. SAAB fait du radar AESA, de l’ECM, des liaisons de données d’excellente qualité etc… SAAB avance, dans la discrétion, sur ses projets de d’UCAV et de chasseur du futur piloté bien plus vite que ce que certains n’imaginent…

    • Noupat dit :

      « rejoindre le GCAP aussi pour avoir un avion (c’est quand même le but)  »
      Vous mettez entre parenthèse la BITD FR, et le principe de souveraineté technologique : woa

      (Et les actionnaires feraient le ménage dans leurs écuries pour mieux aborder des coopérations européennes)
      Même si Dassault était une entreprise public sur la forme, le fond du débat ne changerait pas.

    • G dit :

      Cela pourrait fonctionner en coupant la poire en deux :
      – On se réserve la possibilité d’acheter des GCAP de 6e génération XL si le programme tient ses promesses en 2045,
      ET
      – on donne entretemps pour mission à ces têtes de bois de Dassault de developper d’ici 2040 une petite cellule furtive du gabarit Rafale autour des systèmes du Rafale F5, en se contentant d’une ou deux petites soutes pour 6 missiles AA ou 2 munitions moyennes comme le F-35… voire des soutes externes conformes à changer selon l’emport mission type KF-21.

      Ce serait toujours un très très bon avion, moins risqué, au coût un peu moins hors de contrôle et malgré tout évolutif…
      Comme les Américains sont en train de le montrer avec le vieux F-22 qui qualifie tout juste ses nouveaux pods et reservoirs furtifs sous voilure.

      • Philippe dit :

        @G. Je n’appelle pas des bombes d’une tonne des munitions moyennes… « Comme les Américains sont en train de le montrer avec le vieux F-22 qui qualifie tout juste ses nouveaux pods et reservoirs furtifs sous voilure. » Concernant ces réservoirs, en développement depuis plusieurs années, je pense qu’ils sont peut-être déjà en service sur un autre avion ailleurs.. Et développé en collaboration avec ce pays que j’appelle  » ailleurs ».

        • G dit :

          @philippe On parle ici d’encombrement, car c’est le volume de ces soutes qui pose problème aux concepteurs d’avions furtifs, pas la masse des munitions.
          Or une bombe de 2000 livres reste relativement compacte par rapport à un gros missile air-surface par exemple, qui devrait être emporté sous voilure.

          • Philippe dit :

            @G. Tout dépend ce que l’on entend par gros missile air-surface.. Le JSM entre en soute, de même que l’AGM-88G ou son dérivé SiAW. Sinon, un gros missile comme l’AGM-158B2 avec une portée de près de 1000km ne justifie plus tellement un emport en soute pour un avion de combat tactique… Sinon, il faut du B-1,B-2 etc…

  14. Slasher dit :

    Arrête de balancer des chiffres HS et dont tu ignores la signification.

  15. sepecat dit :

    Lors des dernières auditions en date, le PDG de Dassault a rappelé que certaines briques dites de 6e génération sont déjà conçues et/ou en passe d’être testées sur les standards du Rafale dont l’évolution se poursuit. La question de savoir s’il est utile de concevoir un avion totalement 6G, avec les coûts qui vont avec, reste posée. L’évoltuion, notamment celle des drones, remet à plat des décennies de certitudes sur l’évolution des appareils militaires. L’évolution du Rafale n’est donc pas terminée…

  16. ONERESQUE dit :

    Plus on s’approche des échéances de décisions couperets comme celle qui va intervenir ce mois-ci sur le SCAF (dont on voit mal comment il continuerait vu le Feud Dassault-Airbus DS), plus tous les acteurs de l’aéronautique militaire européenne sont en train de se rendre compte du VERTIGINEUX écart qui ne cesse de se creuser entre rêve technologique et réalités financières des États.

    1 > La Grande-Bretagne est très sévèrement malmenée par les conséquences budgétaires du Brexit et les retombées des 182 milliards d’€ déjà perdus en 9 ans, maintenant aggravées par celles à venir dues à la guerre en Iran. Le Royaume-Uni ne PEUT PLUS SUIVRE les projections budgétaires (actuelles) du GCAP sans l’assistance du plus d’acteurs investisseurs externes que possible. Et encore faut-il aussi considérer avec un relatif degré d’utopie l’estimation actuelle du coût total de projet GCAP à 3 fois 19 milliards, soit seulement 57 Mrds€, alors qu’il est plus ambitieux que le SCAF, évalué lui à 80, voire 100 Mrds€.

    2 > La constatation est strictement la MÊME pour l’alimentation financière potentielle des visées (légitimes) de Dassault à continuer à créer des avions de combat polyvalents à la fois souverains et exportables. On imagine très très mal un État français sortir sur les 12 à 15 ans qui viennent 60 à 80 milliards SEUL, 100 a fortiori, avec une dette actuelle divergente titrant 3.480 Mrds€ et des intérêts de la dette qui flambent en même temps….Les contradictions EXPLOSENT aussi sur la rentabilisation future, le R o I, on l’a maintes fois souligné, avec un NGF qui sera plus grand que le F-22 et frisera en sortie d’usine les 150, voire 175 M€ sans MCO ni armement tout en étant plongé dans le marché historique de Saint-Cloud où pulluleront les beaucoup moins onéreux BOROMAE et les KAAN, entre autres.

    3 > Il faut ARRÊTER de fantasmer sur l’avenir radieux d’un 6th GEN franco-français, réalisable avant sa mise en service en 2040, c’est un « miroir aux alouettes » qui NE SE PRODUIRA PAS avec la situation budgétaire catastrophique encore aggravée par l’impact futur d’un Ormuz bouché encore de longs mois. A la rigueur, ce que l’on peut encore espérer dans l’Hexagone, c’est la conception d’une espèce de super ailier furtif à soutes de la taille du Rafale, genre de fusion entre un gros NEURON et un gros MQ-28 GhostBat, bourré d’IA ultra-avancée et stealth à revêtements résilients aux intempéries, du style de l’AIRBUS WINGMAN.

  17. Lecoq dit :

    Et ben, déjà qu’avec trois pays c’est un peu le foutoir le GCAP, avec 10, bon courage

    Bref allez y dépensez vos thunes
    Nous on aura peu être un peu de mal avec notre f5 + neuron
    Mais en tout cas il sera à nous, fonctionnel, évolutif … en plus il sera beau
    Restera à développer le f6 avec soutes et furtif dans une dizaines d’année

    Bisoux

    • TomIstre dit :

      Ce ne sera pas un F6, ce qui sous-entend Rafale F6.

      Pour intégrer des soutes et le rendre furtif il faut revoir toute la cellule, ce ne sera plus un Rafale, donc pas un F6.

  18. Framlucasse dit :

    Ils n’arrivent déjà pas à se mettre d’accord à trois, alors à quatre, et plus… Bonne chance.

  19. Misaki033 dit :

    on parle d’avion du futur et de cloud du combat en imaginant des conflits entre deux armées. Au final en Ukraine es gars sont dans des tranchées et en iran quel intérêt d’avion si évolué face aux drones, ils utilisent des a10 et des f15!. la R et D c’est très bien surtout pour un pays comme les usa se devant de rester au top, mais pour nous et vu notre situation budgétaire et nos besoins particuliers le rafale a encore de beaux jours devant lui.
    l’Europe un jour éclatera alors autant rester indépendant quit à réduire la voilure et développer pourquoi pas des choses comme le neuron

  20. albert dit :

    L’expérience de l’Eurofighter a démontré que le regroupement de plusieurs pays et industriels n’était pas une garantie d’avoir un meilleur avion, de meilleure vente, ni des délais plus courts de developpement.

  21. Auguste dit :

    Histoire d’agacer Mac Do,ça ne va pas plus loin,a mon avis.Allons allons! comme s’il était possible pour les Canadiens de se libérer de la tutelle US !

  22. jean luc dit :

    quand on parle de Daussault, lire ceci https://armees.com/pourquoi-la-france-a-perdu-le-soutien-financier-des-emirats-sur-le-rafale-f5-alors-que-le-contrat-semblait-boucle-depuis-des-mois/ . Le même comportement produit les mêmes effets, 3,5 milliards un trou que devront combler nos finances . donc le reproche fait à dassault par Airbus est justifié

  23. Jouy31 dit :

    L’article de La Tribune précise « notamment dans l’optronique », ce qui relève plus de Thalès que de Dassault Aviation. Quand on veut noyer Dassault …