Rheinmetall devrait livrer le système antiaérien «Skyranger 30» à l’armée allemande avec plusieurs mois de retard

Développé par Rheinmetall, le Skyranger 30 est une tourelle téléopérée qui, grâce à un canon antiaérien de 30×173 mm associé à un radar à antenne active [AESA] en bande X SPEXER 2000M fourni par Hensoldt et à un viseur EO/IR, est censée pouvoir abattre des drones hostiles dans un rayon de 3 000 mètres, voire des avions et des hélicoptères volant à basse altitude. Elle peut également être équipée d’au moins neuf missiles sol-air de courte portée.

En février 2024, le ministère allemand de la Défense a commandé dix-neuf Skyranger 30 [dont un prototype] pour équiper autant de véhicules blindés Boxer, produits conjointement par KNDS Deutschland et Rheinmetall. Puis, étant donné l’importance prise par la lutte antidrone [LAD], le quotidien économique Handelsblatt a avancé, en octobre dernier, qu’il avait finalement l’intention d’acquérir entre 500 et 600 exemplaires pour un montant total de 9 milliards d’euros.

Seulement, la Bundeswehr devra s’armer de patience avant de pouvoir disposer de ses premiers Skyranger 30.

En effet, selon des informations obtenues par l’hebdomadaire Stern auprès de responsables militaires et de parlementaires, le ministère allemand de la Défense prévoit un retard de seize mois pour la livraison des premiers exemplaires… et la version finale du Skyranger 30 ne devrait pas être disponible avant 2029. Et cela à cause de difficultés pour intégrer des «composants clés». Ce serait notamment le cas du missile sol-air choisi par la Bundeswehr, en occurrence le DefendAir de MBDA Deutschland.

Cela étant, Rheinmetall a admis un retard sur ce programme… mais celui-ci serait de seulement cinq mois. En tout cas, l’industriel s’expose à une pénalité contractuelle qui, selon Stern, aurait été plafonnée à 25 millions d’euros.

Mais le Skyranger 30 ne serait pas le seul programme en difficulté. D’après l’hebdomadaire, le véhicule Caracal, l’engin du génie Kodiak et le blindé de combat d’infanterie Puma pourraient aussi être affectés par des problèmes de livraison.

À noter que ce retard ne concerne que la Bundeswehr, le développement des versions du Skyranger 30 destinées à l’Autriche [avec le missile antiaérien français MISTRAL] et aux Pays-Bas n’ayant rencontré, a priori, aucune difficulté.

Quoi qu’il en soit, expert des questions budgétaires au sein de la CDU/CSU [parti chrétien-démocrate], Andreas Mattfeldt a estimé qu’il est «temps que les entreprises tiennent leurs promesses», surtout au regard des investissements consentis pour renforcer les capacités de la Bundeswehr. «Des pénalités contractuelles doivent être appliquées en cas de retard», a-t-il insisté.

Pour compenser le retard concernant le Skyranger 30, Rheinmetall a proposé une solution «provisoire», consistant à livrer, pour 300 millions d’euros un système aux capacités réduites par rapport au cahier des charges et pouvant être monté sur un camion. Ce que, avance Stern, le ministère allemand de la Défense a refusé après des essais peu convaincants.

Photo : Boevaya mashina – CC BY-SA 3.0

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56 contributions

  1. Fralipolipi dit :

    Côté français, on ne peut pas dire qu’on ait été très rapide non plus pour développer les capacités Sol-Air du canon RapidFire … et nous avons toujours une nouvelle munition AirBurst qui se fait un peu attendre …
    https://www.opex360.com/2026/01/23/la-dga-a-qualifie-une-version-amelioree-du-canon-teleopere-rapidfire-s40sa-de-la-marine-nationale/

  2. jean luc dit :

    25 millions d’euros pour des retards de programmes, il y a des choses qui clochent au Bundestag. Le gouvernement doit taper du poing sur la table. si le gouvernement veut être respecté, c’est 250 millions d’euros ou 25 000€ par jour de retard .
    pour un missile français ça marche ,mais un missile allemand ça coince .

  3. G dit :

    Vu le succès des Gepard en Ukraine, le retard de ce système très attendu est clairement une mauvaise nouvelle…

    Il est par ailleurs cocasse que l’intégration des Mistral dessus soit la plus simple – quoique pas assez, imagine-t-on, pour que la Bundeswehr opte pour cette version francisée !

  4. Michel dit :

    C’est ballot !

  5. jp_perfect dit :

    À noter que la Suisse vient de commander 8 Skynex. Rheinmetall a investi dans son site de production de Zurich. Avec la très forte demande, ils ne peuvent sans doute pas faire la fine bouche et doivent s’accommoder de la législation suisse, qui devrait être largement assouplie, si le peuple l’accepte. Votation sur le sujet au second semestre 2026, après décision du Parlement en décembre dernier.
    Lire ici: https://livret-service.ch/la-loi-sur-les-exportations-de-materiel-de-guerre-est-assouplie-et-menacee/

  6. Fabiano dit :

    France -Allemagne, deux philosophies différentes: l Allemagne est prête à repousser de 16 mois son programme Skyranger 30 pour l’équiper d’un missile allemand en lieu et place du Mistral français. La France est prête à sacrifier le Neuron de Dassault Aviation pour équiper l’AAE plus rapidement d’un drone de combat qui pourrait être allemand et fabriqué par Helsing IA.
    Ici en France, nous sommes bel et bien chez les fous !

    • georges dit :

      Le futur drone de combat de DA n’est pas un Neuron, et il n’est pas abandonné au profits d’un drone allemand.

    • Khops dit :

      Faut apprendre à lire. Ce n’est pas ce que disait l’article

  7. Tourne Bille dit :

    Bah, chez Rheinmetall ils devraient s’adresser à des ménagères ukrainiennes, elles semblent travailler assez vite et bien sur un coin de table dans leur cuisine.
    Après tout ce n’est qu’un assemblage de Lego.

    • JK dit :

      votre commentaire est à quel degré ? premier, deuxième, troisième ou zéro ?

    • MAS 36 dit :

      Les médias n’ont pas trop pcouvert cette tirade du patron de Rheinmetall , humiliante et dédaigneuse pour un peuple qui protège indirectement son propre pays. Silence glacial des organisations féministes pourtant promptes à s’élever pour la plus petite incartade anti-féministe.

      • Momo dit :

        « …pour la plus petite incartade anti-féministe. »
        Sauf dans les pays de la religion qui opprime les femmes.

        Etonnant, non?

  8. jean luc dit :

    Le problème vient du fait qu’à l’origine la tourelle Skyranger 30 devait être équipée du springer américain, mais l’agence pour l’armement de l’armée allemande a changé ses plans pour imposer le DefendAir de MBDA Deutschland. le contrat a été signé en octobre-novembre 2025 , il est moins cher que le Mistral
    Caractéristique DefendAir (SADM) Mistral 3
    Portée maximale > 5 km 7,5 km
    Vitesse Inconnue (optimisée drones) Mach 2,7+
    Cible principale Drones classes 1 & 2 Avions, Hélicoptères, Missiles
    Capacité d’emport Élevée (9 par tourelle) Faible (2 à 4 par tourelle)
    il est contre les drones . le missile mistral est une arme mature que Rheinmetal as déjas intégrer sur des blindé hongrois .
    pour le défendre, il n’est pas encore mature, notamment au niveau du logiciel , des essais serons fait en été 2026 .

  9. Schwarzwald dit :

    On attend quoi pour mettre un rapid fire sur une caisse de serval ou griffon ? On prefere claquer 500000 par missile pour flinguer un drone à 800 balles sur temu ?

    • G dit :

      Intégrer le beau RapidFire sur un châssis lourd, puis qualifier le tout (après avoir réglé les problèmes de recul du bestiau), puis acheter les munitions nécessaires… risque de coûter presque aussi cher par drone abattu.

      Mieux vaut regarder
      1) ce que coûte chaque drone qui fait mouche,
      2) ce que font les experts mondiaux du domaine en Ukraine avec leurs frankentourelles sur pickup et leurs hélicoptères.

    • Fabien Tremm dit :

      Bien trop lourd pour qqch sur 6 roues. Le RapidFire doit surtout être développé en équivalent Skynex si vous en voulez, pour protéger les industries, les sites stratégiques (centrales électriques, sites militaires, production d’acier, production chimique, centres de données, radars etc). Ca devrait être la priorité.

  10. Yann490 dit :

    Bonjour, tout çà, c’est du foutage de gueule ! On en est encore à imaginer des systèmes hors de prix, alors qu’il faudrait, pour contrer les attaques low-cost à base de drones, des systèmes low-cost. Pourquoi ne pas équiper des Pilatus, ou équivalent, des nacelles 20mm,comme au bon vieux temps des v1 ? C’est un exemple parmi d’autres. Ce serait beaucoup moins cher et produit en série rapidement. Je crois que les Ukrainiens en sont venus à de telles solutions. Bref, comme d’habitude, on apprend des autres, mais ça nous coûte un fric de dingue et ça prend du temps, tellement de temps…

    • Ouf ouf dit :

      C’est comme ça… idéologies, normes et administrations rigides oblige
      le moment venu… quand les vitres des bureaux parisiens seront cassées… les choses changeront vraiment

    • Fabien Tremm dit :

      Parce que cela n’arrête pas tout et que c’est complémentaire?
      Les Gepard en Ukraine descendent un nombre incroyable de ces drones. C’est complémentaires.
      Les skynex sont présents pour protéger des sites militaires, les Skyranger peuvent accompagner des convois Et c’est pour cela qu’une version ferroviaire serait prévue en Allemagne. Ne pas voir la complémentarité est fou.

      • G dit :

        +1.
        Tout peut servir ; c’est lorsque cela devient suffisamment cher pour fermer budgétairement la porte aux autres solutions qu’il faut se méfier.

    • G dit :

      En complément des moyens « lourds » (chasseurs, batteries SAM) les Ukrainiens combinent des défenses fixes ou sur VL à base de petit calibre, et des hélicoptères ou avions STOL qui peuvent décoller pour intervenir vite et être (re)positionnés de façon très flexible sur certains axes d’attaque russes.

      En France on a des tourelleaux de 30 voire 20mm très bien par exemple, qui pourraient être massifiés pour doter le plus de véhicules et d’unités possible d’un minimum de défense organique, et/ou leur permettre d’aller défendre tel site jugé stratégique.

      Quant à nos hélicoptères, ils sont eux aussi très capables d’appliquer les tactiques ukrainiennes – et pas que les Tigre.

  11. Flo dit :

    En retard mais il a la mérite d’exister.
    On peut pas en dire autant de la version terrestre du RapidFire resté au stade de maquette de salon.
    Heureusement que la LAD était censé être la priorité de la nouvelle LPM…

    • Fabien Tremm dit :

      En retard en Allemagne, parce qu’en Autriche, il arrive à temps.

  12. vrai_chasseur dit :

    Une action qui a perdu plus de 20% en 6 mois alors que toutes les autres valeurs de défense européennes se maintiennent : ce n’est pas simplement lié à une communication hasardeuse, suite aux déclarations puériles et péremptoires de son PDG.
    Quelque chose de plus fondamental se fissure chez Rheinmetall. Trop de « légers » retards, de « petites difficultés techniques » sur ce qui constitue normalement son cœur de métier, le terrestre.
    L’enjeu de l’Allemagne, c’est de passer de la défense de son industrie à la défense de ses besoins. Une mue politique qui n’est pas encore engagée, parce qu’elle implique de franchir un obstacle difficile : une ouverture plus grande à l’industrie européenne, « non-allemande ».

    • jean luc dit :

      valeur de l#action 89,5€ le 1-4-2021 +1600%
      615 € le 2-4-2025
      1557€ le 2-4-2026 +250%, la correction est logique. Rheinmetall ouvre des usines de munition, construit des chars en Hongrie, Roumanie, les pays baltes, il est faux de dire qu’il n’y a pas d’ouverture, seulement on ne rénove pas une usine à l’étranger en clachant des doigts, Il faut des accords avec chaque pays, on ne crée pas une chaîne de production avec simplement un beau discours à la tribune. Va demander aux ouvriers français de produire des chars pour l’Allemagne, avec NKDS France ce serait possible, mais voilà il y aura de sacrées résistances, les syndicats font des problèmes pour produire des armes pour la France, alors …..

    • jean luc dit :

      Rheinmetall a considérablement accéléré son expansion internationale ces dernières années pour répondre à la demande mondiale croissante d’armement. Voici la liste des nouvelles usines et projets majeurs de production à l’étranger (hors Allemagne) récemment ouverts ou en cours de développement :

      Usines et installations en Europe

      Ukraine :
      Usine de munitions (en projet/construction) : Annoncée début 2024, cette usine produira des centaines de milliers d’obus de calibre 155 mm par an.
      Centre de maintenance : Rheinmetall a déjà mis en place des capacités locales pour réparer les véhicules blindés fournis à l’Ukraine.
      Lituanie (Baisogala) :
      Usine de munitions d’artillerie : Construction lancée fin 2024. Cet investissement de 180 millions d’euros produira des dizaines de milliers d’obus de 155 mm par an et devrait être opérationnel d’ici 2026.
      Roumanie (Comté de Brașov) :
      Usine de poudre d’allumage : Un accord a été signé en août 2025 pour construire une usine de pointe (investissement de 535 millions d’euros) destinée à la fabrication de poudre pour munitions.
      Bulgarie :
      Usines de poudre et d’obus : Rheinmetall a annoncé en 2025 des projets pour deux sites de production : une usine de poudre et une autre dédiée aux obus d’artillerie de 155 mm.
      Hongrie (Várpalota) :
      Complexe de munitions : Ce site majeur, soutenu par des financements de l’UE, est en phase d’expansion pour la production de divers types de munitions.
      Lettonie :
      Usine d’artillerie (Joint-venture) : Annoncée fin 2025, cette installation devrait commencer ses opérations au printemps 2027.

      Installations hors Europe et autres partenariats

      Afrique du Sud et Australie : Rheinmetall utilise ses usines existantes dans ces pays pour augmenter massivement la production d’artillerie (objectif de 700 000 munitions au total en 2025 avec les sites allemands, espagnols et hongrois).
      Italie : Création d’une joint-venture avec Leonardo (Leonardo Rheinmetall Military Vehicles) pour produire des véhicules blindés A2CS pour l’armée italienne, avec les premières livraisons attendues fin 2026.

      En Allemagne, l’entreprise a également inauguré en 2025 la plus grande usine de munitions d’Europe à Unterlüß (Basse-Saxe), capable de produire 350 000 obus par an d’ici 2027.
      Rheinmetall a considérablement étendu son réseau de production de blindés à l’étranger pour soutenir les programmes nationaux de ses pays partenaires. Voici la liste complète des nouvelles usines et centres de production majeurs dédiés aux véhicules de combat (hors Allemagne) :
      Europe

      Hongrie (Zalaegerszeg) :
      Statut : Opérationnelle depuis août 2023.
      Description : Considérée comme l’usine de blindés la plus moderne d’Europe, elle s’étend sur 33 hectares.
      Production : Véhicules de combat d’infanterie Lynx KF41 et, à terme, le char de combat Panther KF51 (version Evo).
      Italie (La Spezia) :
      Statut : Siège opérationnel de la joint-venture LRMV (Leonardo Rheinmetall Military Vehicles) établie fin 2024.
      Production : Centre principal pour le programme italien A2CS (systèmes de combat blindés), incluant la production du Lynx et du futur char de combat italien basé sur le Panther KF51.
      Ukraine (Lieu confidentiel) :
      Statut : Opérationnelle (Joint-venture établie en octobre 2023).
      Production : Commencée en octobre 2024 avec le premier Lynx KF41 produit localement. Le site assure également la maintenance et la réparation des blindés fournis à l’Ukraine.
      Royaume-Uni (Telford) :
      Statut : Site de la joint-venture RBSL (Rheinmetall BAE Systems Land).
      Production : Fabrication locale de plus de 300 véhicules blindés multi-rôles Boxer 8×8 pour l’armée britannique.

      Hors Europe

      Australie (Redbank, Queensland) :
      Statut : Opérationnelle via le Military Vehicle Excellence Centre (MILVEC).
      Production : Production locale des véhicules de reconnaissance Boxer Combat Reconnaissance Vehicle (CRV) pour l’armée australienne. C’est également un hub d’exportation potentiel pour d’autres nations.
      États-Unis (Michigan/Ohio) :
      Statut : Expansion majeure fin 2024 via l’acquisition de Loc Performance Products.
      Production : Intégrée sous le nom American Rheinmetall, cette usine fournit des composants structurels et des systèmes mécaniques pour les véhicules militaires américains, renforçant la candidature de Rheinmetall pour le programme XM30 (successeur du Bradley).

    • Momo dit :

      Vous le savez vous probablement, l’ouverture plus grande à l’industrie européenne, « non-allemande » concerne tous les secteurs industriels sans exception.
      Et si jamais ce concept étrange venu d’ailleurs est abordé il ne se conçoit qu’avec une direction germanique. Le SCAF n’en est qu’un des innombrables exemples.
      La réalité.

    • Fabien Tremm dit :

      Ou alors, votre interprétation elle hasardeuse?
      Les petits retards du Boxer CRV (environ 6 mois) c’est moins que les années de retard pour un Jaguar toujours pas au point pour le tir en mouvement n’est-ce pas?
      Et c’est surtout le choix de l’Allemagne de concurrents de Rheinmetall sur certains gros projets. Forcément, les investisseurs font des paris sur les ventes attendues, et certaines ne se matérialisent pas directement, ou pas du tout. Dans la liste?
      Choix du EuroPULS face au GMARS de Rheinmetall.
      Choix du RCH-155 face au camion HX3 avec le ATI de Rheinmetall.
      Les retards d’achats allemands pour les 500-600 Skyranger 30 et les 100 IRIS-T SLS sur Boxer avec un programme complexe LVS NNbS mené par Rheinmetall.
      Arrêt du projet américain d’achat de nouveau camion pour succéder aux Oshkosh 8×8 et 10×10.
      Et pour la communication, le problème n’est pas le PDG, mais les investisseurs modernes qui répondent à de la communication ridicule. C’est absurde. Pourquoi? Les acheteurs d’équipements de Rheinmetall ne sont pas des privés, donc le choix est basé sur des faits, et pas la communication du PDG. Donc ces 11% de baisse, c’est une opportunité pour les investisseurs moins bêtes.

    • UE dit :

      @vrai_chasseur.. Ça sent bon le commentaire du petit boursicoteur à court terme et anti-allemand qui se payait la tête de Rheimetall déjà en 2022… J’ai raflé 13 fois ma mise….

    • Archer dit :

      Il y a trois raisons à cela:
      (1) Bien que le carnet de commande soit plein, les investisseurs ont été très déçus par les perspectives: le groupe table sur une marge opérationnelle de trop prudente pour 2026 et la prévision du chiffre d’affaire est tombée en dessous des attentes des analystes.

      (2) Le risque d’une Paix Russie-Ukraine inattendue. Et donc la peur que les investisseurs, qui avaient acheté la guerre, vendent par anticipation d’une accalmie.

      (3) Il ne faut pas oublier d’où vient le titre : Rheinmetall a pris des centaines de pourcents en trois ans. Ainsi, à la moindre petite déception les institutions prennent leur cash.

  13. claude monet dit :

    Question bête mais si des drones arrives de deux directions opposées le système peut être incapable de tout traiter, non ? ça pivote vite ces trucs là ?

    • jean luc dit :

      100 cibles ou traces à la fois dans toutes les directions simultanément

    • Fabien Tremm dit :

      Beaucoup plus vite que n’importe quelle tourelle de char ou de VCI.
      Les touelles anti-aériennes ne sont pas blindées lourdement, elles sont légères (comparativement). Et ces tourelles sont équipées de missiles et de canons, c’est aussi une des raisons. Et les radars sont positionnés à 360°.
      Le Skynex 35 (canon Mk3) qui est à la base du Skyranger 30:
      https://youtu.be/smYENlT95mA?t=13

  14. Lakolo dit :

    les commandes de rapidfire terrestre se font attendre…depuis x années et certaines armées ont tendance a regarder l’herbe plus verte chez les autres.. dommage. faudrait aussi pour aller vite..commander ..et payer. mais je ne dis rien.

  15. Lakolo dit :

    tiens tiens..! nos amis de RM se rendent compte que le systeme canon pour la LAD et DSA, ce n’est pas un sport de masse. #thales et#knds FRANCE… avancent bien et si les armées veulent rapidement des systèmes pour protéger leurs bases et déploiements, il faut pousser ces capacités, plutot que de jeter l’argent dans MGCS..

  16. valerianf dit :

    J’ai un peu de mal à comprendre la logique des armées occidentales: toujours utiliser du matériel nouveau et cher.
    Lorsque l’Inde a détruit les vagues des drones en provenance du Pakistan, ils on utilisé leur propre système conçu autour de canons et missiles obsolètes mis au rebus. Simplement ils ont conçu autour un système de gestion automatisé incluant de la communication avec des satellites.
    Est ce que les petits missiles qui équipaient les vedettes de Cherbourg sont capable d’éliminer des drones?
    Ce serait plus économique.

  17. Rogger dit :

    bonjour. bon espérons qu’après une période de mise au point important que ce matériel peut être employé aussi bien contre les drones que contre les cibles terrestres pour des tirs d’appui voir pour des tirs antichar. Dans tous les cas, cette tourelle est assez intéressante. J’espère qu’elle pourra être monté sur différents châssis histoire de favoriser un équipement standard dans les forces armées européennes…

  18. Money, money, money... dit :

    Rheinmetall vend du lourd, mais n’a rien compris à ce qu’il se passe en Ukraine :
    https://opexnews.fr/rheinmetall-papperger-lego-drones-ukrainiens-aveuglement-strategique-europe/

    Qui veut d’ailleurs le comprendre de perdre sa bonne place dans le système de la vente d’armes en Europe et de son pendant les rétro-commissions aux politiciens ?

    • Roland DESPARTE dit :

      @Money…
      Grand merci d’avoir posté ce lien. Cet article de Pierre SAUVETON [« C’est comme jouer avec des Lego » : ce que le mépris de Rheinmetall dit de l’aveuglement stratégique de l’Europe] est remarquable de clarté.
      Tous les lecteurs d’OPEX devraient le lire.
      « En France, le mouvement commence à peine à se dessiner », ainsi que le démontre nombre de nouvelles attributions de crédits de recherche, d’encouragements à poursuivre les efforts et l’adossement de startups à des acteurs bien établis comme Dassault, Harmattan, Safran, MBDA, Thales, …
      La France semble s’orienter vers la production rapide de moyens VSHORAD low-cost [Very SHOrt Range Air Defence = Défense aérienne à très courte portée]. Ainsi, comme déjà exposé par Laurent Lagneau, des solutions astucieuses et économiques émergent. Pour exemple, la STAT [Section technique de l’armée de Terre] a décidé de réemployer des canons antiaériens de 20 mm des années 1970 (AA53 T2 / GIAT, ~700 coups/min, initialement sur affût tracté) en les fixant sur un camion tactique léger d’occasion, un Renault TRM 2000 (non blindé, mais très mobile et léger pour être aérotransportable). Tout le “génie“ des techniciens de la STAT a été d’adjoindre un système de visée adapté (SANDRA de Safran, avec ajout d’algorithmes d’IA) et une caméra thermique/optronique jour-nuit avec désignateur laser, pour moderniser la conduite de tir. Le système éco-efficaces antidrones « PROTEUS » était né, sans attendre 2029 pour qu’un Skyranger 3-0 ou autre « nec plus ultra » à 1 200 cartouches minute s’impose par les carnets de commande Rheinmetall qui bien entendu fera l’impasse médiatique sur le coût des nouvelles munitions anti-drones sophistiquées AHEAD du Skyranger, que Rheinmetall facture à plus de 1 000 $ la cartouche ! [Soit ~x10 le coût d’une munition de 30mm].
      Conçu par de simples techniciens de l’AdT, amélioré dans la foulée (version 2), le système « PROTEUS » est en production accélérée [Une 1ère commande de 50 exemplaires], les six premiers exemplaires ayant déjà été livrés au 35e régiment d’artillerie parachutiste (35e RAP) de Tarbes, sans attendre 2029…

  19. Ératosthène dit :

    HS : Je viens d’apprendre qu’on avait tenter d’assassiner le PDG de Rheinmetall l’année dernière.
    Depuis, il est autant protégé qu’un Kanzler.
    Évidemment, on se doute bien que le commanditaire est russe, comme ceux de tous les sabotages en Allemagne, mais on ne parvient jamais à remonter à la source de manière certaine, comme lors d’une attaque informatique.