Doté de missiles Mark 1, le drone intercepteur «Bird of Prey» d’Airbus a réussi son premier vol de démonstration

En janvier 2025, l’entreprise estonienne Frankenburg Technologies dévoila le Mark 1, un missile conçu pour intercepter les munitions téléopérées [MTO] volant à 2 000 mètres d’altitude, comme le Shahed iranien. Pas plus long qu’une baguette de pain et muni d’une charge militaire de 500 grammes, son prix à l’unité serait de l’ordre de 45 000 euros. Cependant, en novembre dernier, le quotidien britannique The Telegraph a rapporté que son taux de réussite n’était que de 56 % et qu’il fonctionnait mal sous de fortes chaleurs et sous le froid polaire.

Pour autant, le Mark 1 a été choisi par Airbus Defence & Space pour armer son drone intercepteur «Bird of Prey» [à ne pas confondre avec l’avion expérimental développé par Boeing dans les années 1990]. Cette coopération semble prometteuse.

Mis au point à partir du drone Do-DT25 et affichant une masse maximale au décollage de 160 kg pour une envergure de 2,5 mètres et une longueur de 3,1 mètres, le «Bird of Prey» a effectué un premier vol de démonstration avec succès, depuis un terrain d’entraînement militaire situé dans le nord de l’Allemagne. C’est en effet ce qu’a annoncé Airbus, via un communiqué diffusé le 30 mars.

«Lors d’un scénario de mission réaliste, le ‘Bird of Prey’ a recherché, détecté et identifié de manière autonome un drone kamikaze de taille moyenne. Il a [ensuite] engagé la cible avec un missile air-air Mark I développé par Frankenburg Technologies», a détaillé l’industriel.

Pour cet essai, le drone intercepteur, dont le développement a commencé il y a neuf mois à peine, était doté de quatre missiles Mark I. Selon Airbus, la version opérationnelle sera en mesure d’en emporter «jusqu’à huit».

Le Mark 1 est «doté d’une ogive à fragmentation conçue pour neutraliser les cibles à courte portée», rappelle Airbus. Sa taille, sa portée [révisée à 1,5 kilomètre] et son prix ont justifié son choix pour armer le «Bird of Prey», celui-ci étant censé être en mesure d’engager et de neutraliser «plusieurs drones kamikazes» lors d’une seul mission, «à un coût relativement faible».

En outre, ce drone intercepteur sera compatible avec l’architecture de défense aérienne intégrée de l’Otan, grâce notamment au système de gestion de combat intégré [IBMS] d’Airbus.

«De ce fait, la solution de lutte antidrone ‘Bird of Prey’ constitue un élément essentiel, hautement mobile et complémentaire de toute solution de défense aérienne et antimissile intégrée et multicouche», fait valoir l’industriel. Mais avant cela, d’autres essais seront effectués tout au long de cette année afin de «rendre ce système plus opérationnel», a-t-il ajouté.

«Dans le contexte géopolitique et militaire actuel, la défense contre les drones kamikazes est une priorité tactique qui exige une action urgente. Grâce à nos systèmes Bird of Prey et aux missiles Mark I de Frankenburg, à un coût abordable, nous fournissons aux forces armées un intercepteur efficace et économique», a commenté Mike Schoellhorn,le PDG d’Airbus Defence and Space.

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72 contributions

  1. Mica X dit :

    Pour l histoire , Airbus semble capitaliser en le développant sur un projet EADS : « Le Do-DT25 est un drone-cible propulsé par deux réacteurs, muni d’une entrée d’air dorsale, d’ailes médianes et d’un empennage en « T ». Sans train d’atterrissage, il décolle à partir d’une catapulte pneumatique et se pose à l’aide d’un parachute de récupération ».

    Il n y a rien de honteux à cela ceci dit & la partie IA est la plus intéressante.

    La Turquie et d’autres sont aussi sur ce créneau.

    • HMX dit :

      Le concept est intéressant et constitue une solution réaliste pour contrer les vagues de drones. Reste que ce concept est en concurrence avec d’autres, sans doute plus efficients.

      C’est notamment le cas des drones intercepteurs, dont l’emploi semble beaucoup plus simple et le coût plus faible : ils sont posés dans des boîtes au sol (ou sur le pont d’un navire), le décollage étant déclenché soit manuellement, soit automatiquement au passage d’un drone adverse (les ukrainiens utiliseraient notamment des capteurs acoustiques, peu coûteux, pour détecter l’arrivée des Shahed). Le drone intercepteur est peu coûteux (les ukrainiens annoncent un coût de 1000€ à 5000€ selon les modèles), totalement autonome une fois lancé (guidage par IA), et il est de surcroît réutilisable en cas d’échec ou de fausse alerte. Le faible coût et cette capacité de réutilisation permettent de lancer simultanément plusieurs drones intercepteurs, multipliant les probabilités d’interception. Le personnel ne nécessite qu’une formation sommaire, et ces drones conçus avec des composants relativement « basiques » sont clairement destinés à être produits en masse.

      Pour comparaison, le système proposé par Airbus nécessite l’acquisition de drones « Bird of Prey » relativement sophistiqués, dont le coût unitaire est encore inconnu, mais probablement situé dans une fourchette de 1 à 5M€. Ces drones doivent être mis en Å“uvre par des équipes dédiées, et sont contrôlés par le « système de gestion de bataille » IBMS d’Airbus dont on sait peu de choses (mais qui n’est sans doute pas gratuit, et nécessite du personnel bien formé…). Enfin, comme indiqué dans l’article, chaque mini-missile mark 1 coûte quand même 46 000€ environ (50 000$). On ne sait pas si ces missiles sont prévus pour être produits en masse, ni s’ils sont ITAR Free.

      On conclura que le système Bird of prey représente certes une avancée majeure, comparé à une interception « classique » par un missile air-air tiré d’un jet de combat, ou un manpad tiré du sol. Mais ce système reste néanmoins relativement complexe, « high tech » et coûteux. Il n’a du reste pas encore fait ses preuves sur le plan opérationnel. Pour leur part, les drones intercepteurs, qui ne cessent d’évoluer, présentent visiblement un rapport coût/efficacité très supérieur, et font chaque jour la preuve de leur efficacité…

      • Mica X dit :

        L’avenir est aux murs de drones pour la défense locale ou pour permettre un déni d’accés en proche défense, comme celui qui se met en place en Ukraine et qui a de très bons résultats.
        Le mur est en effet déployable un peu partout.
        L utilisation terroriste d’essaims de drones en ville serait dévastateur, imaginez une centaine voire 1000 drones FPV qui s’échappent d’un tanker aux abords d’une base maritime ou d’une péniche en plein Paris…

      • Argo dit :

        Le nom ‘IBMS’ ressemble à celui d’une companie à laquelle airbus semble vouloir confier le développement de son cloud de combat…

      • Singulier dit :

        Le faible coût et cette capacité de réutilisation permet.

  2. Marty dit :

    45k€ coût unitaire du Mark1. Oo!
    OTAN à besoin d’un drone avec hélice et un canon 20 mm. Ciblage autonome.

    • dolgan dit :

      A la limite le prix cela pourrait aller.

      Le problème, c est le taux d interception de 56%. Il faut donc en consommer 4 ou 5 par cibles.

      Cela est du aux choix initiaux de guidage pas du tout low cost. Ils ont voulu faire du tire et oublie miniature, c est forcément cher. Mais avec un plafond de prix, tu te retrouves avec de la merde.

      Pour ce type de munition, il faut un guidage déporté à l ancienne type saclos. Forcément, c est pas tire et oublie mais tu tranfert les couts sur le lanceur au lieu du missile. Cout mutualisé.

      • G dit :

        Le LMM de Thales marche effectivement très bien en Saclos, et frappe plus fort et à plus longue portée, mais en étant tout de même nettement plus cher qu’une RGL à guidage semi-actif je crois :
        https://www.secretprojects.co.uk/threads/what-are-the-advantage-of-semi-active-laser-homing-sal-over-laser-beam-riding-saclos.44189/

        • Fabien Tremm dit :

          Oui, mais pas le même type de missile, et pas le même système choisi.
          Nouvel industriel qui développe de nouveaux missiles et qui les développe pour un emport large face à de petits drones, le Martlet de Thales UK vise de plus grosses cibles. Ils sont complémentaires.

          • G dit :

            Absolument, je soulignais simplement que le guidage Saclos a ses avantages, mais reste plus cher que le semi-actif -pour l’instant la solution la moins chère.

      • Fabien Tremm dit :

        Le premier missile de ce fabricant, missile ultra-léger avec une faible charge. La différence de prix a une raison. Et 56% à 4 ou 5 par cible? C’est 2 par cible en sol-air.
        Mais en air-air avec une faible vitesse relative, et avec un guidage dans la direction même du drone, ce sera du 90% minimum. Un peu de logique.

        • dolgan dit :

          Difficile de comprendre ce que vous imaginez être la réalité.

          Les Tests réels britaniques ont donné qu un mark1= 56% de chances d abattre. Ce qui est médiocre et fait scandale en UK car ils ont commandé un gros lot AVANT des les tester.

          Avec un taux aussi faible, pour avoir un hit rate correct supérieur 90%, il faut en tirer 4. C est un système shorad. Au mieux, tu peux faire 2 salves de 2.

          Le Air air n améliore pas miraculeusement les qualités d un missile hors sa portée via vitesse initiale.

          Combien coute un Piorun en comparaison de 4 mark1?

        • peterr dit :

          Et un peu de maths ne fait pas de mal non plus. Pour simplifier si la probabilité d’interception est de 50% calculez moi combien il faut en tirer pour monter à un taux d’interception de 90%.
          Z’avez 1h

      • Diacritique dit :

        Cela est dû.

      • Saison des transferts dit :

        Tu transfères.

  3. Robmac dit :

    Je croyais qu’Airbus était une société incapable (à part les avions de ligne et les hélicoptères, où elle est leader mondial ! ) …

    • jean luc dit :

      Airbus est capable de faire des drones et des avoins sans pilote

    • Vortex dit :

      C’est parce que tu confonds Airbus, avec Airbus DS, Airbus Helicopters, etc.
      Après, c’est pas ta faute… P’tet génétique…

  4. Philippe Roaché dit :

    Si ce drone intercepteur est un one-way effector, comme le drone qu’il est sensé detruire, qu’est ce qui le rend plus pertinent qu’un missile exactement ? puisqu’un Bird of Prey est forcément perdu après qu’il ait été lancé.
    Et sa petite taille et son micro-réacteur ne devraient pas lui donner beaucoup d’allonge …
    Sans être spécialiste, et en plus du fait que ce DT 25 est très moche voire carrément « vintage », je ne comprend pas vraiment la plus-value du concept par rapport à ce qui existe.

    • Olivier dit :

      Je pense que c’est son prix annoncé (45.000 euros) qui le rend plus pertinent qu’un missile (un Mica, par exemple, c’est 600.000 euros). Je ne sais plus quel amiral ou autre avait dit, en substance, que quand on abat un drone à 10.000 euros avec un missile à 1.500.000, en réalité, c’est le drone qui a abattu le missile 😉

    • Logan dit :

      C’est fou comme il ressemble à un V1.

    • jean luc dit :

      le drone
      « Bird of Prey » d’Airbus est un système entièrement récupérable et réutilisable.
      Voici les points clés concernant sa récupération :

      Mode de récupération : Après avoir effectué sa mission d’interception, le drone revient vers sa zone de base et se pose à l’aide d’un parachute.
      Lancement : Il est initialement propulsé par une catapulte, ce qui permet un déploiement rapide sans avoir besoin d’une piste d’atterrissage conventionnelle.
      Réutilisation : Une fois récupéré, il peut être réarmé avec de nouveaux missiles Mark I et renvoyé pour une nouvelle sortie.

      Cette capacité de réutilisation est au cÅ“ur de la stratégie d’Airbus pour réduire le « coût par interception », rendant le système économiquement viable face à des essaims de drones low-cost.
      il utilise des munitions low-cost, et il est récupérable, il a une autonomie de 110 km

    • Fabien Tremm dit :

      Ha oui, là ça vole très haut. Le drone a un parachute et il est récupéré ensuite, donc arrêtez de dire des bêtises, ce n’est pas un drone qui meurt.
      Ensuite, l’idée est de prendre qqch d’existant pour tester le concept et les missiles. En Ukraine, cette variante sera très utile, et si l’expérience opérationnelle demande d’autres caractéristiques, alors un autre avion pourra être développé. Mais partir de qqch de simple, c’est INTELLIGENT. Et il est « moche »? Bah oui, ils sont lancés depuis des rails, et ont une architecture très simple. Pourquoi? Production économique. ET ALORS? Qu’est-ce qu’on s’en fout qu’il soit moche. 8 missiles? C’est un très bon système. Airbus a repris tout ce qui existe. Sa station de commandement et contrôle existante, un drone existant, que demander de plus?

      Vous êtes conscient que ce genre de drones n’est pas toujours explosé, mais qu’ils tirent des cibles? Et que les cibles sont visées par les missiles, à moins d’erreur ou de désignation pas possible à trop longue distance.

      Il vole pendant une heure, et il peut être contrôlé à 110 km. 1,900 ont été produits, donc la production en série existe et elle est simple et pas chère, c’est là son intérêt principal. Son lancement est fait depuis une remorque. Imaginez cette solution tous les 50 km en Ukraine à une certaine distance du front avec des unités radars pour donner les commandements au sol.
      Imaginez cette solution sur 2 ou 3 couches, tout ce qui n’a pas été intercepté peut l’être par une deuxième couche. Au coût du missile, c’est plus économique que les Mirage 2000, les F-16, et missiles sol-air.

    • dolgan dit :

      Il est ŕécupérable.

      Ce qui le rend pertinent dans le concept, c est la portée et la vitesse d interception.

      Un problème des solutions low cost c est leur portée et/ou leur vitesse de croisiere pour intecepter la menace. mettre des munitions low cost sur une plateforme assurant le transport est l une des solutions.

    • Philippe dit :

      @Philippe Roache. Ce drone est récupéré…Ce n’est pas un OWA. On ne lui demande pas d’aller à grande distance. Mais de barrer le passage à des drones qui auront été détectés par d’autres moyens.. Il sera lancé au moment voulu, interceptera ce qu’il peut et reviendra, sera réarmer et préparé pour une autre mission.. Qu’est-ce que vous ne comprenez pas. Ce n’est pas un intercepteur à 100 millions qui fait une CAP..

    • ji_louis dit :

      Il revient vers son point de départ et déclenche un parachute pour atterrir, il est donc récupérable et réutilisable.

      La solution « roquette guidée » ou « missile à bas coût » permet d’éviter de se prendre les éclats du drone qu’on vient d’abattre (comme avec un canon fixe vers l’avant, question d’allonge), ou alors il faut une tourelle rotative pour éviter d’avoir à tirer uniquement dans les 6h du drone poursuivi, difficile à mettre en place et à contrôler en temps réel sur un drone (latence des transmissions et des calculateurs).

    • Relisez-vous SVP dit :

      Le drone qu’il est Censé dÉtruire.
      Qu’est-ce qui.
      Après qu’il A été lancé.
      Je ne comprendS pas.

  5. Anti russe dit :

    c est allemand airbus maintenant..

    • jean luc dit :

      La maison mère, son siège est en Hollande.
      la division aviation civile est à Toulouse, si tu considères que Toulouse est en Allemagne, moi je veux bien ,
      La division militaire elle est en Allemagne, près de Munich, et elle gagne de l’argent. les actionnaires principaux : France, 10,8 %, Allemagne 10,8 %, Espagne 4,9

    • Lothringer dit :

      Allez, on va répéter 1x de plus…
      La filiale Airbus Defence & Space est allemande.
      La maison-mère Airbus Group est………sous entrisme des Allemands.

    • Fabien Tremm dit :

      Airbus Defence a toujours été principalement allemand, puisque basé sur des entreprises allemandes et pas françaises.
      Airbus a toujours été le résultat de plusieurs entreprises combinées, les sites industriels sont ceux de ces précédents groupes.

    • Fabien Tremm dit :

      Airbus Defence a toujours été principalement allemand, puisque basé sur des entreprises allemandes et pas françaises. Airbus a toujours été le résultat de plusieurs entreprises combinées, les sites industriels sont ceux de ces précédents groupes.

      • Wagdoox dit :

        C’est faux, la partie spatiale est plutôt française, la partie missile quasi exclusivement (m51), la partie chasseur là oui.

        • Vortex dit :

          Exact. Mais c’est compliqué « Airbus » pour certains …
          Voyez @Robmac par exemple, il y pipe rien !

    • bref dit :

      oui Airbus DS est allemand.

    • 1PourAvis dit :

      faut demander a Ursula von der Leyen ! déjà
      Et comme dit Jugnot dans papy fait de la résistance « C’est français, c’est la police française !

  6. Roland DESPARTE dit :

    Si l’on compare ce missile Mark 1 avec les roquettes guidées laser de Thales (FZ275 LGR et ACULEUS-LG à induction), je ne pas certain qu’Airbus réalise une percée commerciale sur le marché des low-cost…
    Au niveau du coût, la Mark 1 est annoncée à environ 45 000 à 50 000 $ alors que la FZ275 est actuellement produite pour moins de 10 000 $ l’unité (Et environ 35 000 $ pour l’ACULEUS-LG).
    Au niveau de la capacité de production, l’Estonie annonce pouvoir produire ~100 missiles/jour, avec un hub à venir en Pologne qui devrait produire 10 000 unités/an, alors que Thales présente d’ores et déjà une production industrielle mature de ~10 000/an en 2026.
    Au niveau efficacité, la Mark 1 annonce une portée de 2 km à 1 500 m d’altitude, alors que la Thales est opérationnelle sur 6 à 8 km selon version. La Mark 1 est doté d’un guidage autonome électro-optique (EO) avec IA, une capacité fire-and-forget, une fusée proximité et une charge de 0,5 kg à fragmentation, un avantage apparent sur la Thales qui -elle- nécessite un illuminateur (guidage semi-actif laser) mais bénéficie d’une charge d’1 kg, plus polyvalente, avec plusieurs milliers de billes d’acier ou de tungstène (selon version) avec un effet air-burst adapté tant aux drones qu’à des cibles légères, y compris terrestres [Création d’un nuage de fragments/billes dans un rayon de 10 à 20 m = létalité].
    Par ailleurs, “l’oiseau de proie“ d’Airbus, ne devrait pas être capable de rivaliser avec un Tigre dont la mobilité et l’agilité sont unanimement reconnues, avec un pod pouvant emporter 7 à 19 roquettes (FZ231/FZ225) et permettre des salves massives et/répétitives (traitement de plusieurs cibles ou essaims rapidement, tout en restant mobile et disponible pour d’autres missions). Maintenant cela reste un moyen complémentaire, en particulier pour les pays n’ayant pas opté pour le Tigre…
    Note : 11 000 roquettes Thales ont été commandées pour les flottes Tigre (France, Espagne, et Allemagne dont les Tiger volent toujours…). Déjà utilisées en Ukraine, les roquettes Thales sont mises en avant pour leur bas coût avec un efficacité remarquable sur les essaims de drones low-cost…

    • Lothringer dit :

      lance roquette FZ225 (19 tubes) : 45 kg
      roquette FZ275 : 12,7kg
      Il y a un drone français récemment qualifié de décevant qui peut transporter 250kg par aile, donc 15-16 roquettes par aile, donc 30-32 roquettes par drone, qui peut monter à 6000 mètres , une autonomie de 14 heures, et avec une vitesse maxi de 300 km/h (100-200 en croisière).
      Une possibilité de reconversion d’un matériel déjà partiellement livré?

      • G dit :

        Oui, tous les matériels livrés devront être reconvertis, quel que soit leur âge ou leurs supposées « insuffisances ».

        Le Réemploi, aussi baroque et improbable soit-il, n’est réellement impossible que lorsque le MCO a minima (ne serait-ce que pour une utilisation dégradée ou un stockage longue durée) devient véritablement prohibitif.

  7. Barba D.Rossa dit :

    On dirait un V1 avec des missiles.
    Mais bon, le principal étant qu’il soit efficace.

    • lym dit :

      C’est le propre d’Airbus DS: A trop faire durer le produit, il vieillit! Les nouveautés n’existant qu’en PPT. Là ils ont carrément dû retrouver des liasses de plans datant du 3ème Reich…

  8. jean luc dit :

    Airbus est capable de faire des drones et des avoins sans pilote

    • Gros Beignet dit :

      On en reparle en 2029 (oui oui 2029…) lorsque l’eurodrone aura fait son « maiden » hein?

      Parce que jusque ici Tout ce qui vole correctement chez Airbus DS question drones ne fait pas plus de 3 tonnes et ne passe pas Mach 0.85 , donc bon…

      Le nEUROn à côté c’est 170+ vols et outrement plus complexe et ambitieux qu’un drone intercepteur lancé sur rampe et qu’un MALE ISTAR armé

    • Vortex dit :

      Euuuuuh…pour l’instant, rien de bien convainquant, mon brave…
      Et Airbus DS pompe surtout des technologies étrangères plutôt qu’il développe.
      Un coucou, quoi…

  9. Jojo29 dit :

    Entre les petits missiles à bas prix, les canons antiaériens remis au goût du jour et le laser (soyons fous), je me demande qui gagnera la course pour régler de la manière la plus efficace le problème des drones.

    • G dit :

      All of the above, toutes ces solutions ont leurs avantages et leurs inconvénients selon le cas d’usage ; aucune ne disparaîtra totalement, ni a contrario ne supplantera les autres.

  10. Fralipolipi dit :

    En matière de drones aériens, avec la contrainte du pilote embarqué en moins et donc du bcp plus grand risque acceptable, la palette des possibles est désormais infinie tant il y a désormais d’inconnus possibles et associables dans une équation pour concevoir un drone :
    – Prix/poids/dimensions/empreinte logistique/endurance/portée/capacité emport/vitesse/plafond/agilité/…etc…/ mission principale
    Et ceci doit EN PLUS être associé à l’équation du ou des armements qui iront avec :
    – Prix/dimensions/poids/portée/conduite de tir-guidage/ … etc …/ cible principale
    .
    Et comme il y a presque une infinité de possibles, qu’il n’y a pas encore de produit référent ni de marché cadenassé, avec des frais R&D raisonnables, et un niveau tecno requis pas forcément super élevé donc peu rédhibitoire … il faut s’attendre à voir les projets fleurir partout, dans quasi tous les pays.
    Toutes les possibilités sortiront du chapeau, et il y en aura sans doute certaines plus originales et réussies que d’autres.
    .
    Mais à ce jour, en Europe, ce n’est pas ce sujet qui m’inquiète vraiment.
    Et le sujet SCAF-GCAP … non plus.
    .
    Ce qui m’inquiète vraiment aujourd’hui en Europe, c’est ça
    https://www.forcesoperations.com/duel-de-haut-vol-entre-hydis-et-hydef/
    … Comme la défense Sol-Air contre menace balisstique de grande à très grande portée (DAMB) est un sujet absolument « Stratégique » pour la France, car directement corrélée à la Force de Frappe nucléaire (tant pour la potentielle interception des missiles ennemis que pour la veille radar avancée requise alors).
    Si HYDIS n’était pas retenu (mais plutôt HYDEF … sans la France) ce serait une catastrophe pour notre pays.
    Et comme sur ce sujet, c’est l’Europe qui semble prendre toutes les décisions (autant dire l’Allemagne) …. je crains vriament le pire.
    .
    Ici, notre PR doit au plus vite monter au créneau pour défendre les intérêts statégiques de notre pays.
    Si la DAMB européenne devait se faire sans la France, alors tout projet d’extension à un quelconque autre pays européen de la protection de notre force de frappe nucléaire devrait être stoppé net !

    • Lothringer dit :

      « Ici, notre PR doit au plus vite monter au créneau pour défendre les intérêts statégiques de notre pays. »

      traduction : ici , notre PR va au + vite monter au créneau pour défendre les intérêts stratégiques de l’Europe Fédérale.

      En Europe, les Allemands défendent les intérêts des Allemands,
      Les Italiens défendent les intérêts des Italiens,
      …etc…
      ….et les Français………..défendent les intérêts de …… l’Europe.

    • HMX dit :

      @Fralipolipi
      Oui, ce programme HYDIS et son intercepteur Aquila est hautement stratégique pour la France. Nul ne sait lequel des programmes européens HYDIS et HYDEF sera retenu. Mais une chose est sûre : si HYDIS n’était finalement pas sélectionné, on ne pourra pas accepter de laisser tomber et de commander des intercepteurs germano-espagnols. Le pire est en effet à craindre, puisque c’est une commission composée de fonctionnaires européens qui fera le choix (quelle composition de la commission ? quelles compétences de ses membres ? sur la base de quels critères ?…) .

      On notera également que ce programme HYDIS est certes indispensable, mais qu’il ne devrait pas constituer l’unique élément constitutif d’une DAMB européenne. Il faut en effet boucher d’autres « trous dans la raquette » :
      – En relançant avec l’Italie et la GB le projet d’un Aster 30 Block 2 visant le haut endo-atmosphérique, capable d’intercepter des IRBM de 3000km de portée (contre 1500km pour l’aster 30 B1NT), qui serait capable d’intercepter ces missiles en phase terminale jusqu’à >100km d’altitude (contre 25-30km d’altitude pour le B1NT),
      – En lançant un projet d’intercepteur exo-atmosphérique (et du radar associé), équivalent à l’Arrow 3. Ce projet est au moins aussi urgent que HYDIS/HYDEF, mais n’a malheureusement pas été identifié comme tel au plan européen (l’Allemagne ayant choisi d’acquérir l’Arrow-3 sur étagère…). Il est désormais urgent d’y remédier, seuls ou en coopération avec d’autres pays intéressés.

  11. Constat dit :

    Il a été conçu à Peenemunde ?

  12. Momo dit :

    Il y a du V1 dans cette bête de guerre ultramoderne.
    Même le camouflage!
    https://www.youtube.com/watch?v=5fmTU1kS53w
    https://www.youtube.com/watch?v=FLNa0hsnSNA
    Vraiment Airbuse Defence est à la pointe, c’est maintenant prouvé au monde entier, Trump va commencer à flipper, hahahahaha!
    (ça c’est pour essayer d’être cité par une journaleuse mainstream).

  13. Happy boy in town dit :

    C’est juste moi ou il est vraiment très moche ?

  14. Eole dit :

    Pourquoi cet ‘oiseau de proie’ ne revient il pas sur la rampe de lancement qui lui sert de gantelet? Ce serait plus pratique. Se nourrit-il des drones chassés?

  15. bref dit :

    Ce démonstrateur semble avant tout servir la communication d’Airbus DS. Au-delà de l’affichage, plusieurs questions cruciales subsistent : quelle est la proportion de composants soumis aux réglementations américaines (ITAR) ? Quelles sont ses limites opérationnelles réelles — qu’il s’agisse de la météo, du soutien logistique ou du niveau de menace adverse ? Ses capacités effectives en situation de haute intensité restent à démontrer. En somme, c’est un bel outil de développement, mais on est encore loin d’un système « Combat Proven ». Mais on ne peux reprocher au allemands d’Airbus DS de faire des tentatives.

  16. G dit :

    C’est bien d’expérimenter, surtout sur la recherche et l’interception en rase campagne et en autonomie partielle. Peut-être que le drone intercepteur lui-même trouvera d’autres usages.

    Mais le morceau le plus intéressant est bien sûr le micromissile, dont la taille (même avec un taux d’échec encore mauvais quoique sans doute appelé à s’améliorer) ouvre la voie à de nouveaux usages offensifs et défensifs pour les fantassins et plates-formes légères.

    -> Et surtout, ce micro-Manpad *tire-et-oublie* vient combler un trou gênant dans la panoplie LAD, entre canon, RGL et « vrai » missile en termes de portée et de salve.

    On imagine qu’il est beaucoup moins cher que le beau petit LMM de Thales -qui n’est même pas tire-et-oublie comme le Mistral3 ; or c’est un point clé pour la LAD face aux essaims, contre lesquels les canons et lasers risquent de se montrer trop lents.

    – Une autre parade possible est l’obus guidé, qui réduirait un peu le temps de traitement individuel des cibles ; dans les deux cas, on a besoin d’un petit autodirecteur pas trop performant (les drones manÅ“uvrent peu) et pas trop cher, qui puisse tenir dans un micromissile voire dans un canon de petit calibre…

    Par exemple un obus guidé pour les 40 CTC, ce qui leur permettrait notamment d’engager tou types de cibles bien au delà de 4000m ? 😉

    • Roland DESPARTE dit :

      @G,
      « le beau petit LMM de Thales -qui n’est même pas tire- »
      Ah bon ! Contrat de 402 millions € pour l’armée indienne… Commande pour 1,8 milliard € pour l’Ukraine… Et tout cela pour un missile même pas tiré ?
      https://youtu.be/iDjvc2r02V4

      • G dit :

        @Roland : j’ai écrit « pas tire-et-oublie »… Bien sûr que le LMM a déjà été tiré, et avec succès ; il protège d’ailleurs Chypre en ce moment même.

        Mais il est guidé par faisceau laser, ce qui exige de détruire les cibles l’une après l’autre.

  17. jean luc dit :

    je sais si vous avez remarqué mais Airbus fait des drones collaboratifs, des drones intercepteurs récupérables. Airbus maîtrise bien l’IA

  18. lym dit :

    J’ai encore la galette… et la PS3 :o)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/IL-2_Sturmovik:_Birds_of_Prey

  19. 1PourAvis dit :

    Une sorte de V1 2027 !

    • Fabien Tremm dit :

      C’est un tire-cible réaffecté à une autre mission. Il doit être économique. Et pour cela, il est simple à produire, simple à concevoir. Donc oui, rien de surprenant.

  20. Kobayashi Maru dit :

    En léger h.s., c’est Marcel Dassault qui disait qu’un bel avion volera bien ( une phrase dans le style) la beauté est subjective, l’actualité envoie un de mes avions favoris au M.O. , le A10.. Quel avion! Et pour ceux qui ne connaissent pas , tapez Bird of prey de Boeing, un tout autre style, de la finesse.. Comme quoi, « l’amour a ses raisons que la raison ne connaît pas » se confirme.. ^_^

  21. Vortex dit :

    Bien de recycler des vieilleries pour cette mission de chasseur anti-drone, équipées de ces missiles à bas coût.

  22. toufik dit :

    Il n’y a plus qu’à trouver le moyen de le faire aponter sur un PHA / porte-aéronefs.
    On n’en est plus très loin…
    https://www.opex360.com/2024/07/19/un-atlantique-2-a-parachute-deux-amiraux-sur-le-pont-du-porte-helicopteres-amphibie-tonnerre/
    Ce que l’article ne dit pas, c’est si le drone est obligé de se débarrasser de ses missiles pour atterrir sous parachute en toute sécurité. Probable, et dommage.
    En tout cas la démonstration du Do-DT25 largué depuis un A400M ouvre des perspectives pour la livraison.
    https://www.opex360.com/2022/12/13/airbus-scaf-un-drone-a-ete-largue-et-pilote-depuis-un-avion-de-transport-a400m-atlas/

  23. Simlabeng dit :

    J’aime vos unités de mesure. Les américains utilisent le terrain de football, vous français, la baguette de pain!

  24. Malazgirt1071 dit :

    45 000 euros le micro missile , je comprends pourquoi les pays européens sont si endettés , non je plaisante , on le sait déjà . Une petite roquette guidée de 40 mm , d’une portée de 1km à 5000€ l’unité vous intéressait sûrement mieux que celui cité ici ,un prix de gros est bien entendu possible , je connais un p’tit constructeur qui a cela en stock 🙂 🙂