Selon l’amiral Vaujour, le porte-avions «France Libre» embarquera des drones dédiés au ravitaillement en vol

Au début des années 2010, l’US Navy avait l’intention de doter ses porte-avions de drones de combat furtifs [UCAV] pour leur permettre de contrer les dispositifs de déni et d’interdiction d’accès [A2/AD] sans risquer de perdre les chasseurs-bombardiers F/A-18 Super Hornet [et F-35C] de leurs groupes aériens embarqués. Les essais en vol du démonstrateur X-47B, conçu par Northrop Grumman, lui permirent de préparer le programme UCLASS [Unmanned Carrier-Launched Airborne Surveillance and Strike].

Finalement, en 2016, l’US Navy changea d’avis après avoir estimé qu’un drone dédié au ravitaillement en vol serait plus pertinent qu’un UCAV et que les capacités A2/AD pourraient être «traitées» par les F-35C.

Ainsi, pour justifier le lancement du programme C-BARS [Carrier-Based Aerial-Refueling System], la marine américaine fit valoir que dix drones ravitailleurs permettraient à deux fois plus de chasseurs-bombardiers embarqués de frapper de plus loin et plus «fort». L’objectif était de pouvoir mettre en œuvre une telle capacité à partir de 2021.

Or, devant reposer sur le MQ-25 Stingray de Boeing, censé fournir 7 000 litres de carburant à d’autres aéronefs évoluant à 500 nautiques de leur porte-avions, le programme C-BARS ne s’est toujours pas concrétisé. Et, selon le dernier rapport du bureau des tests opérationnels et de l’évaluation du Pentagone [DOT&E], il ne devrait pas l’être dans un avenir proche, le prototype représentatif de la production de série n’ayant toujours pas effectué son premier vol [il serait, toutefois, imminent].

Ce programme est, a priori, regardé de près par la Marine nationale. En septembre dernier, son chef d’état-major [CEMM], l’amiral Nicolas Vaujour, avait estimé que le concept d’un drone dédié au ravitaillement en vol était «très intéressant» dans la mesure où il donnerait plus de flexibilité au groupe aérien embarqué [GAé] du futur porte-avions «France Libre».

Actuellement, pour mener un raid à longue portée, le GAé est obligé de mobiliser un ou plusieurs Rafale M en configuration dite «nounou», c’est-à-dire dotés d’une nacelle Narang pour leur permettre de ravitailler en vol les autres appareils chargés d’effectuer les frappes.

En tout cas, la réflexion sur un drone ravitailleur a visiblement progressé. Du moins, c’est ce qu’a laissé entendre l’amiral Vaujour, lors d’un entretien accordé au Figaro Magazine [numéro du 27 mars].

«Comme le Charles de Gaulle, [le porte-avions «France Libre»] disposera bien entendu d’une aviation habitée. Mais aussi de drones pour protéger son escorte, faire de la surveillance aéromaritime et ravitailler en vol les Rafale et les autres types d’avions [les E-2D Advanced Hawkeye, ndlr]. Il disposera aussi de drones de combat pour pénétrer les défenses ennemies», a en effet affirmé le CEMM.

La France Libre devra effectivement être en mesure de mettre en œuvre l’UCAV qui accompagnera le Rafale porté au standard F5. S’agissant de la «surveillance aéromaritime», au moins un projet est déjà en cours, Turgis Gaillard et Naval Group ayant signé, en janvier, un accord pour développer une version embarquée du drone MALE Aarok.

En revanche, aucun programme précis sur un éventuel drone ravitailleur embarqué n’a été annoncé pour le moment. D’ailleurs, aucun financement n’est prévu par la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30. Du moins dans sa version actuelle.

Cela étant, une étude sur une «capacité future de ravitaillement en vol sans pilote» [Future unmanned Air-to-Air Refuelling Capability» est actuellement financée par la Commission européenne, au titre de la Coopération structurée permanente [CSP ou PESCO]. Mais elle a été confiée à l’Allemagne et à l’Espagne.

Quoi qu’il en soit, à moins d’acquérir des MQ-25 Stingray, la Marine nationale ne devrait sans doute pas disposer de drones ravitailleurs embarqués dans un avenir proche. Mais leur présence à bord du porte-avions de nouvelle génération est, a priori, prévue.

«L’équipement [de la France Libre] sera modifié au fur et à mesure du temps et des évolutions technologiques. Nous avons défini une architecture ouverte, extrêmement simple et favorable à l’intégration de nouveaux systèmes. Par essence, ce navire sera adaptable, évolutif et performant tout au long de sa vie. Pour être efficace et durable, un navire de combat moderne doit accueillir un système le plus ouvert possible aux innovations», a en effet expliqué l’amiral Vaujour.

Photo : MQ-25 Stingray

Voir aussi...

 

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

95 contributions

  1. jean luc dit :

    trouver dans l’article Cela étant, une étude sur une «capacité future de ravitaillement en vol sans pilote» [Future unmanned Air-to-Air Refuelling Capability» est actuellement financée par la Commission européenne, au titre de la Coopération structurée permanente [CSP ou PESCO]. Mais elle a été confiée à l’Allemagne et à l’Espagne.

    C’est airbus defense&space D qui s’en occupe . Airbus as les brique pour faire .

    • Rv dit :

      airbus a déjà fait décoller un avion depuis un porte avion?

    • Mica X dit :

      Airbus envisage peut-être d’utiliser l’Eurodrone dont il a la maîtrise d’oeuvre pour en faire un ravitailleur ?

      Oui je sais on ne tire pas sur une ambulance mais en raison de la qualité et de la célérité du projet j’ai comme un doute sur les compétences d’Airbus.DE en matière de drones.

      Même vos amis allemands semblent douter car ils piochent à droite et à gauche ce qu’ils n’ont à l’évidence pas à domicile, au fait quid dela suite du dernier démonstrateur développé en parallèle du Neuron ?

    • Alternative dit :

      …l’Allemagne a-t-elle un porte-avion pour justifier de l’investissement ? L’a-t-elle prévue pour 2035 ? L’Espagne en aura peut-être un, mais pour le moment, elle n’a pas les sous.

      • Pascal, (l'autre) dit :

        « L’a-t-elle prévue pour 2035 ? » On peut déjà leur proposer quelques noms de baptême: le « Angela Merkel », le « Gerhard Schröder », le « Olaf Scholz » voire le…………….. »Hanslukas « !

    • Vortex dit :

      « c’est Airbus defense&space D qui s’en occupe. Airbus as les briques pour faire.  »
      Oui, Airbus a les briques pour faire. Le ravitaillement est même une de ses spécialités, avec succès.
      Mais, c’est surtout Airbus DS España… avec le programme « Auto’mate demonstrator », et les essais faits en 2023 en Espagne, du côté de Getafe.
      Là, les Allemands se sont fait attribuer le PESCO histoire de capitaliser sur les travaux espagnols.
      Ils sont dans leur rôle habituel de coucou, quoi…

    • Lothringer dit :

      « C’est airbus defense&space D qui s’en occupe »

      Dans les traités , la Défense n’est pas une compétence européenne.
      Ce programme de défense géré par l’ « incorruptible » VDL (qui a jadis brillé par son haut niveau de compétence ès qualité de Ministre de la Défense allemande) , cela revient à : « les États-membres prélèvent des impôts sur leurs citoyens respectifs , qui sont reversés à l’Europe, pour que ce soit l’Europe qui décide à la place des États (chez nous la DGA) de ce dont ils ont besoin en matière de Défense ».

      Et à la fin…ces sont les Teutons qui décident.
      Le 1er Président de la Commission (1958-1967) Walter Halstein était un Allemand juriste nazi. Le fondateur de la Cour Européenne de Justice (Maurice Lagrange) était un éminent juriste vichyssois. L’actuelle présidente est une Allemande au passé sulfureux. La boucle est bouclée.

    • L'as des as dit :

      J’ai, tu as, il a.
      Airbus a les briques.

    • Qui cherche trouve dit :

      Trouvé dans l’article.

  2. jean luc dit :

    trouver dans l’article Cela étant, une étude sur une «capacité future de ravitaillement en vol sans pilote» [Future unmanned Air-to-Air Refuelling Capability» est actuellement financée par la Commission européenne, au titre de la Coopération structurée permanente [CSP ou PESCO]. Mais elle a été confiée à l’Allemagne et à l’Espagne.

    C’est airbus defense&space D qui s’en occupe . Airbus as les briques pour faire

    • ZOULOU BRAVO dit :

      A les briques…….C’est comme cela, @ jean luc, qu’il vous faut l’écrire.
      Arrêtez aussi de nous faire lire cela en vous relisant.

  3. Alain d dit :

    Le ravitaillement semble évident pour les drones. Automatisé, peu cher et surtout 24H/24, sans la fatigue humaine.
    La saturation va donc aussi probablement impacter le ravitaillement. Toujours plus d’entités dans les airs, dont des leurres, et plus de moyens autonomes au sol, nécessitent de gonfler fortement le renseignement, les transmissions, les calculs, l’IA, la chaine de commandement et les opérateurs spécialisés. Les armées modernes ont besoin de tronches, et de cash pour recruter celles-ci. Et le fantassin se transformera en super-fantassin, multitâches. Ne pas oublier non plus la médecine de guerre et sa logistique, qui vont aussi devoir être de plus en plus diffuses, furtives et rapides, à cause les drones de plus en plus nombreux qui chasseront.
    Excusons, entre autres, ceux qui se moquaient encore des drones, il n’y a pas si longtemps.

  4. Nike dit :

    Le rafale F5 aura la capacité de se poser sur le PAN automatiquement. https://www.opex360.com/2025/09/08/porte-au-standard-f5-le-rafale-marine-pourra-apponter-automatiquement-sur-le-porte-avions-de-nouvelle-generation/
    Ne serait cd pas plus economique de créer une versoon du rafale « drone » dédiee au ravitaillement en vol ?
    On supprime tout ce qui coute cher, qui ne sert pas à la misson, et on remplace par plus d’emport de kérosène.
    Pour la dizaine de drones à produire c’est sans doute l’approche la plus économe.

    • Soad dit :

      « l’approche la plus économe »
      Pas forcément… ça reste à prouver.

  5. Fralipolipi dit :

    Il est totalement logique que nous considérions l’achat sur étagère du drone MQ-25 Stingray, car il correspond à un besoin crucial pour l’élongation des capacités d’action d’un PA Grosso modo, un seul MQ25 fait au moins le job de 3 Rafale M nounou …
    et puis il n ‘y a pas bcp de valeur ajoutée à monopoliser un avion de combat moderne seulement pour des missions de ravito qu’il va exécuter avec une efficacité moindre.
    Qui plus est, avec k3s Hawkeye ravitailables en vol, et même si le Rafale M nounou sait faire (essais deja effectués), les besoins en ravito en vol du GAe Français ne vont faire qu’augmenter.
    Et en plus … il y a la place sur le PANG FL.
    .
    Par ailleurs, mettre au point un tel drone n’est pas si simple .., mieux vaut pour la France, dont les besoins sont si peu importants en nombre, acheter sur étagère plutôt que de développer un engin de son côté (bien trop onéreux)
    https://www.meretmarine.com/fr/defense/us-navy-nouveaux-retards-pour-le-drone-ravitailleur-embarque-mq-25-de-boeing
    .
    Clairement ce MQ 25 – tellement plus furtif qu’un Airbus A330 ou Boeing 767) – répond totalement à une attente et à un besoin, et je suis certain que sa version jumboïsée, proposée en parallèle à l’USAF par Boeing, finira aussi par aboutir (car là aussi il y a un gros besoin pour les armées de l’air … démontré notamment par le conflit actuel an Iran, pour des ravito plus proches des zones de combat).

    • tschok dit :

      @Frali,

      Non. A partir de maintenant, le ravito devient une prérogative souveraine. Plus que la masse.

      • Fralipolipi dit :

        @Tschok
        D’accord avec vous, mais … Cf m’a réponse à @Carin, plus bas

  6. 1PourAvis dit :

    Encore faut-il croire qu’un porte avion serve encore a quelque chose ?

  7. It's the economy, stupid ! dit :

    Des vendeurs de rêves.

    Honnêtement personne ne veut annoncer la facture aux français ?
    Le premier budget de l’État sera le remboursement de la dette, possiblement jusqu’à 120 milliards d’euros par an en 2030.

    « L’inarrêtable » dette publique française rend la France soumise à ses créanciers :
    https://www.lejdd.fr/economie/dette-la-france-franchit-un-nouveau-cap-et-atteint-3460-milliards-deuros-169821

    Ce porte-avions n’existera pas.
    Un pays qui a sacrifié son industrie., son agriculture et va découvrir la crise du secteur tertiaire ne pèse plus rien ni en Europe, ni dans les affaires du monde.

    En prime, faute de sécuriser nos approvisionnements, nous serons tributaires des fabricants étrangers impactés par guerre avec l’Iran.
    https://www.lexpress.fr/economie/high-tech/blocage-du-detroit-dormuz-une-penurie-dhelium-lautre-choc-mondial-qui-menace-la-planete-tech-AISYZLI3ONCYFPPVI7OLI22K7U/

    • Robmac dit :

      Je suis globalement d’accord avec ce constat.

      • tschok dit :

        De fait, là est votre principal défaut : vous êtes d’accord avec tous les constats qu’on peut faire (passé). Vous êtes basiquement consensuel (présent).

        Nous, nous avons besoin d’inventer (futur).

    • Lothringer dit :

      Dites moi ce dont avez besoin, et je vous dirai comment vous en passer.

      Aimants super-puissants : remplacer terres rares par nitrure de fer.

      Hélium : remplacer l’hélium qatarien par de l’hélium issus d’autres champs gaziers, notamment ceux opérés par TotalEnergies (au hasard…Mozambique et Angola). Ah mince….50% de l’actionnariat de TotalEnergies est américain. Et l’Etat français n’est pas un actionnaire significatif de l’entreprise…………dommage. Encore une absence de vision stratégique de nos dirigeants depuis si longtemps. Ou alors de l’hélium produit (déchets) par les réacteurs nucléaires (pas sûr que la quantité soit suffisante).

      Essence : e-méthanol (attention corrosif sur l’aluminium matière principal des culasses de voitures, et sur le cuivre, mais l’aluminium dopé à 5% de magnésium AG5M résiste bien ).

      « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » (Lénine)

  8. Raphaël dit :

    je vais faire l’ignorant de première : est ce si compliqué de droniser un vieux SEM pour en faire un ravitailleur ? on ne lui demandera pas d’encaisser des G ou de voler proche du Mach, mais de faire des ronds à 500kmh…

    • Math dit :

      Ça dépend de où il doit voler.

    • Lothringer dit :

      Plutôt que de se pencher sur cette vieillerie dont la capacité d’emport est assez faible,
      Et si on veut vraiment reprendre votre idée,
      Sachant que le Rafale a été testé et validé dans une fonction « nounou »,

      Dassault a présenté au dernier salon du Bourget un Rafale avec des réservoirs conformes (comprendre con-forme, donc qui épousent le forme de l’avion) accrochés au fuselage au-dessus des ailes (2x 1000 litres)
      https://www.aerobuzz.fr/breves-defense/le-rafale-reapparait-avec-des-reservoirs-de-fuselage/
      Si on ajoute les réservoirs pendulaires, on obtient une belle capacité.

    • tschok dit :

      @ Raph,

      Vous êtes donc curieux.

      1- Droniser un vieil avion pour en faire une nounou, c’est pas compliqué. On sait le faire depuis très longtemps.

      2- Transformer cette capacité en un avantage décisif, c’est ce dont nous parlons.

      Entre le 1 et le 2 on largue la moitié des gens. Les gens qui sont largués se font tuer (tous les gens qui se font tuer dans l’actu).

      Est-ce que vous avez envie de vous faire larguer?

  9. Rogger dit :

    bonjour. bon avant de faire des plans sur la comète. il me semble important de commencer par découper des tôles l’avenir nous dira effectivement quand ce porte-avion sera en service.
    Ensuite il va falloir envisager des moyens de protection plus efficaces que de vulgaire mitrailleuse de 12 ,7 mm .( pour info nous sommes plus en 1944).
    Pour ce qui est des moyens aériens embarqué futur, il est fort probable que d’ici 10 ans les besoins et fortement évolué que ce soit en drone de combat en avion de chasse ou en hélicoptère.. je crois qu’il est important de définir maintenant ce que nous souhaitons disposer pour de la mise en service car le développement d’un hélicoptère ou d’un avion demande de nombreuses années..

  10. G dit :

    La composante AEW de la «surveillance aéromaritime» est effectivement critique, avec seulement 4 GlobalEye + 3 E-2D prévus pour la totalité du territoire.

    Développer un pod radar utilisable par l’Eurodrone et l’Aarok semble la solution de complément évidente – voire le plan B embarqué si les futures catapultes dont dependront les Hawkeye ont du mal à se matérialiser.
    Bonne nouvelle : les Britanniques et les Indiens seront eux aussi intéressés.

    Autre condition : que l’Aarok puisse être dérivé en une version STOL capable de décoller d’un pont indien (donc 230m avec tremplin)… Est-ce possible au vu de la machine ?

  11. Kardaillac dit :

    Pour le moment, la question est plutôt de savoir si le porte-avions peur rouvrir le détroit d’Ormuz.
    L’heure n’est pas aux gargarismes.

    • dolgan dit :

      Pas vraiment, on sait tous que nos forces sont insuffisantes pour chasser les américains de la zone. C est sur l aspect diplomatique que cela va se jouer.

  12. PHILIPPE dit :

    En attendant, Charles de Gaulle ou pas, compte tenu du haut degré de considération américain actuel pour la France laissons les Usa gérer le détroit d’Ormuz à leur guise surtout si, par la suite, ils décident de se replier et de nous laisser nous débrouiller avec la patate chaude ce qui n’est pas à exclure !

    • dolgan dit :

      Si il se retirent, ben Ormuz rouvre… Au pire, il faudra quelques jours pour déminer.

      C est l offensive Is/US qui bloque Ormuz en rétorsion. Si Israel et les US cessent la guerre, ben c est la paix.

  13. Myshl dit :

    Le PAFL est une injure et à notre Histoire passée,
    et à ce qu’il nous restera d’histoire dans le futur, ou l’avenir.
    Il n’a vraiment rien compris le « chef des armées » quand il nous inflige un truc qui ferait tout en même temps que rien.

    Nous avions le Foch et le Clémenceau.
    On a fait le Richelieu, pardon, le CDG, le navire admirable.

    On a passé un max de temps, déployé un max d’arguments pour faire un petit frère au CDG.
    Cause que pour raison de maintenance, il en faut 2 pour la permanence.

    Et là il nous fait quoi le « chef »?
    Il nous fait un truc « en-même-temps » qui coûtera plus que deux (2) PAN qui eux seraient en permanence à la mer, avec une flottille crédible.

    On vit un cauchemar.

    • Kardaillac dit :

      Le GAN est stratégiquement pataud parce que non décisif dans sa zone d’emploi, sauf en OPEX outremer où il ne va jamais ! Pour en rester à l’actualité, la chasse embarquée pourrait tout à fait partir d’Akrotiri.
      On ne va pas dauber sur les délais d’entretien.

  14. jean luc dit :

    la photos montre
    Boeing MQ-25 Stingray, il me semble

  15. HMX dit :

    L’acquisition de MQ-25 Stingray constituerait à l’évidence une valeur ajoutée importante pour le GAN. Reste que cela créerait de fait une nouvelle dépendance au profit des USA (après les EMALS, et les E2D…), dans un contexte où nos relations sont durablement dégradées avec ce pays.

    Une autre option consisterait à développer une version dédiée du futur « Neuron NG », qui embarquera lui aussi sur le PANG « France Libre » (et sans doute aussi sur le CDG avant sa sortie de service). Ce serait techniquement envisageable, le Neuron NG aura le gabarit idéal pour cela : une masse de 17.5tonnes au décollage est évoquée (proche du Mirage 2000) ce qui offre un volume interne significatif, potentiellement utilisable pour stocker du carburant.

    Ce drone sera conçu pour être lui-même ravitaillable en vol. Ce qui signifie que l’architecture hydraulique, électrique et de carburant est déjà prévue pour gérer des transferts importants. Passer d’un rôle « récepteur » à « donneur » est une extension logique. On pourrait par exemple envisager des pods conformes, ou une soute dédiée au carburant et au système de transfert. Une cellule légèrement allongée/élargie pourrait également être envisagée si besoin.

    On notera que le programme UCAV « Neuron NG » (il n’a pas encore de petit nom officiel…) a été lancé en 2024, et vise une mise en service pour 2033. Une variante tanker pourrait donc être étudiée dès la phase de développement (quitte à ce que l’entrée service soit plus tardive que la version UCAV), le programme étant encore jeune et conçu pour évoluer.

    • Romain Koudlanski dit :

      Ce serait bien que le drone de ravitaillement en vol , soit basé sur le Neuron au lieu de prendre du Stingray

      • G dit :

        Je ne suis pas du tout à l’aise avec cette idée d’aller *encore* augmenter la proportion déjà passablement inquiétante de notre aéronavale qui dépend d’une malheureuse paire de catapultes condamnées à attendre ensemble à Toulon que quelqu’un vienne les mettre hors de combat à t0.

        L’US Navy a 44 catapultes, tant mieux pour eux mais surtout dispersées sur 11 coques donc déjà plus difficiles à balayer de la table de wargame…

        Pour remettre un soupçon de résilience dans notre propre jeu qui, n’en déplaise à la TeamTopGun, n’a RIEN à voir, ne pourrait-on au contraire commencer à envisager de concevoir nos aéronefs sur la base du « STOBAR si je dois, CATOBAR si je peux » ?

        On sait déja que le Rafale peut opérer en STOBAR, et heureusement ; j’espère que les gens qui réfléchissent aux futurs drones et UCAV embarqués ont bien cela en tête.

        • Lothringer dit :

          Le décollage en STOBAR nécessite un usage immodéré de la post-combustion , donc une grosse consommation de kérosène, donc une limitation de la distance franchissable. Et (très) probablement une limitation de la charge emportée.
          Une solution intermédiaire : une charge propulsive externe qui se détache après décollage ? Mais où la fixer ? Comme à l’époque sur les Mirage III et leur SEPR ?

          La seule solution qui vaille vraiment c’est la catapulte 100% conçue et fabriquée en France.

          Et envisager un 2e port de mouillage que Toulon, moins exposé que notre flanc Sud : Brest ????

          • G dit :

            En effet, mais combien d’années de RATO peut-on se payer avec le prix d’une seule catapulte, sachant que toutes les missions de temps de paix ne le nécessitent pas ?

            Et un treuil hydraulique ne peut-il faire une grande partie du travail d’assistance, comme l’US Navy au Vietnam ?

            Il y a fort à parier que l’on pourrait assurer 50 ou 80% des fonctions et performances d’une EMALS avec des alternatives techniques souveraines qui coûtent 50 à 80% moins cher.

            Et je serais surpris que les Rafale M de la Marine indienne, certes handicapés par l’absence de catapultes, en soient rendus totalement impotents.
            (… il est en tout cas peu probable que les Indiens annoncent dans 10 ans renoncer à leurs deux PA pour un seul Catobar !) 😉

            En fait d’exposition je pensais plutôt à la nécessité d’avoir un navire en mer, où il est moins vulnérable qu’à quai.
            Nous-mêmes n’aurions pas dérogé à cette règle d’or, si le programme PAN avait délivré ses 2 navires malgré la fin de la guerre froide.

          • Lothringer dit :

            @G
            « Et un treuil hydraulique…. »

            L’intérêt de la catapulte emals c’est qu’on peut réaliser une propulsion progressive, alors que les actuelles catapultes à vapeur et votre proposition hydraulique ont le gros défaut de commencer la propulsion par un fort a-coup. Ce qui ressemble à un impact et provoque une fatigue rapide des composants de la cellule, pouvant aboutir à une déchirure des composites ou du métal.
            D’ailleurs les gars de l’aéronavale se plaignent que leurs Rafale sont « rincés » et ils aimeraient bien que les politiques se décident à budgéter leur remplacement. Par « rincés » il faut comprendre « structure fatiguée » par des décollages et appontages répétitifs.

      • Lothringer dit :

        Par sûr que la forme en raie manta du nEUROn et du futur super-nEUROn soient favorables à ce genre d’usage. Là il s’agit de stocker du liquide (forme optimale = cuve cylindrique), et non des missiles (forme fine allongée).

        • G dit :

          Oui et il n’y a guère que les Américains et les Chinois qui puissent se permettre des cellules aussi spécialisées.

          Ceci dit, la capacité d’emport carbu impressionnante du MQ-25 peut se traduire par une belle allonge offensive… et même avec 2 LRASM sous les ailes, comme on l’a vu sur une maquette ! Preuve que le chemin inverse est possible aussi, pourvu que l’on dispose de munitions performantes.

  16. farragut dit :

    Compte tenu des capacités du pilote automatique du Rafale M à gérer le catapultage et l’appontage de façon autonome, ne serait-il pas plus simple d’employer une version sans pilote humain à bord ?
    Le Rafale M pourrait ainsi économiser du « potentiel » humain pour ces missions, tout en gardant la capacité de rester disponible pour d’autres missions avec un pilote humain à bord ?
    L’Aeronavale aurait un quasi-drone Rafale ravitailleur, sans investissement supplémentaire… 🙂
    Si c’est déjà le cas, ne serait pas une bonne expérience pour le MMT A’-Machine Teaming sur un mission « simple », le pilote humain pouvant reset a bord (du PA)? 🙂

    • farragut dit :

      Correction: MMT: Man-Machine Teaming
      …pouvant « rester » à bord (du PA)? Avec liaison de données bidirectionnelles (LAM, comme pour les missiles air-air) pour le pilotage à distance et comme pour les drones FPV (avec relais EM par E-2D) ?

    • Math dit :

      Pas d’accord. Le rafale n’est discret qu’au ras des flots. Ce n’est pas l’altitude requise pour du ravitaillement en vol.

  17. Tannenberg dit :

    Pour ce genre de projet, au vu des évolutions récentes des menaces sur le champ de bataille, un drone ravitailleur n’aurait un intérêt que s’il est capable de transporter au moins 8 a 9 tonnes de carburant a distribuer pour se mettre en hippodrome a au moins 500km du porte avion pendant 2 heures, en étant furtif. Je ne vois pas ce genre de concept arriver sur une base Aarok, mais plutôt neuron XL navalisé…

    • G dit :

      Pas forcément 8-9 tonnes, et pas forcément furtif ; surtout si le but est de libérer des Rafale plutôt que d’aller forcément chercher encore de l’allonge supplémentaire par rapport à l’existant.

      La simple sécurisation des appontages ne nécessite que quelques tonnes et se fait à proximité immédiate des PA ; répondre à ce besoin-là apporterait déjà une valeur significative pour les Rafale, sans devoir développer/attendre un drone lourd, furtif, multimissions, embarqué, catobar…

      Et de plus en plus hypothétique, à mesure que l’on charge sa barque et renchérit le projet PANG qu’il est censé appuyer.

    • Lothringer dit :

      Si les Rafale font une opération de bombardement, de toutes façon ils doivent rentrer au bercail pour recharger en « grosses pierres ».
      Si il s’agit de bombarder loin, alors effectivement il faut ravitailler en vol. Mais ce n’est pas discret d’un point de vue radar. Sauf à concevoir un drone-nounou furtif. Et par ailleurs, si le drone-nounou est furtif, le Rafale, lui, ne l’est pas : il a juste une SER pas trop pourrie.

      Dès lors, quelle place trouver dans l’enchaînement logistique, pour un drone-nounou qui volera à M 0,7 alors que le(s) Rafale en mission voleront à M 0,98-0,99 soit environ 1200 km/h.
      Le drone-nounou doit-il décoller 1/2h avant les Rafale pour les biberonner 350km + loin avant le grand voyage ? Conséquences sur l’effet de surprise ????
      Le drone-nounou doit-il décoller après les Rafale pour les biberonner sur le chemin du retour ?

      Si on reprend la plateforme super-nEUROn pour la furtivité, il sera probablement avec une très grosse bosse XL au-dessus pour aller chercher le volume. 8m3, c’est un cube de 2x2x2m. Si on monte à 10m3 pour aller chercher les 9 tonnes…il va falloir les trouver, ces 10m3 (l2 x h2 x L2,5) ; ça semble jouable dans la longueur. On l’appellera le nEUROn-Beluga pour faire un pied-de-nez à Airbus.

      • Philippe dit :

        @Lothringer. *Dès lors, quelle place trouver dans l’enchaînement logistique, pour un drone-nounou qui volera à M 0,7 alors que le(s) Rafale en mission voleront à M 0,98-0,99 soit environ 1200 km/h. » Les Rafales ne voleront jamais à cette vitesse en phase d’approche avant ravitaillement.. Une vitesse de croisière de mach 0,75 est typique dans les phases hors combat….

        • Lothringer dit :

          Le ravitaillement se fait M 0,7, c’est pour cela que je disais que le drone-nounou vole à M 0,7
          https://rafalefan.e-monsite.com/pages/dossier-rafale-avionique/ravitaillement-en-vol.html
          Le nEUROn , lui, a une vitesse maxi de M 0,8.
          Et je pars du principe que dans une mission d’attaque, les Rafale volent en super-croisière M 0,98 pour que la vitesse leur fasse bénéficier de l’effet de surprise sur l’ennemi.
          A partir du moment où les 2 ne volent pas à la même vitesse, se pose naturellement la question du « quand fait-on la recharge ? » . Le drone-nounou doit-il décoller avant ? Ou doit-il attendre le retour du gros oiseau ?
          On peut, par exemple, imaginer un décollage du PA avec pas trop de carburant en soutes pour maximiser l’emport en munitions, et un ravitaillement peu de temps après. Puis un 2e ravitaillement sur le chemin du retour. Mais quid de la furtivité pendant la 1ère recharge ?

      • G dit :

        Avec les canards pour aider à la rotation cela ressemblerait même à leur Wingman… ou alors le nEUROrnithorynque ? 😀

        Plus sérieusement, cela dépend de ce que l’on cherche pour optimiser le parc de Rafale :
        Un drone ayant peu ou prou la furtivité et la capacité en carburant d’un Rafale nounou, de ce fait libéré pour une autre mission ?
        Un drone sherpa un peu moins capable, qui rend toujours service mais n’élimine pas complètement le recours aux nounous sur des raids ?
        Ou bien le minimum, qui vient à leur recontre et les raccompagne sur le retour ?
        J’ai l’impression que si nous le faisons ce sera en procédant par incréments du plus simple et rapide (Aarok+Narang) au plus exotique (drone nounou de combat, dérivé d’un UCAV) à très long terme.

  18. Sempre en Davant dit :

    Si le module de base c’est la nacelle Narang alors le drone devrait être un porte nacelle(s?) et les autres équipements disposer des mêmes solutions d’accroche au drone.
    La grue volante https://fr.wikipedia.org/wiki/Sikorsky_CH-54 pouvait avoir un corps ou n’être qu’un squelette. Un squelette avec des corps interchangeables, et même largable pour ne pas ramener une fuite de carburant sur le pont sans perdre le drone et peut être récupérer le « bidon » autrement ?!? Ça ferait une solution de dépose pour pas mal de gadgets comme des embarcations pneumatiques ou une soute pour parachuter du fret.

    Ce que j’aimerai connaitre c’est l’altitude et le profil de vol. Basse altitude, voir ras des flots, jusqu’à l’approche de la zone de ravitaillement et montée à altitude de sécurité pour transférer le carburant ? Que d’hypothèses .

  19. Georges Frérot dit :

    Espérons que le ravitaillement en vol par drone n’attendra pas le « France Libre » pour être déployé par l’AEE.

  20. Mad dit :

    Donc un truc qui ne sait faire qu’une seule chose (que les « nounou » savent déjà faire, sauf que si besoin elles peuvent opérer comme n’importe quel autre Rafale, et que n’importe quel Rafale peut tenir le rôle de nounou), qui prends de la place (donc moins d’avions de combat a bord) qui demande une réserve de pièces détachées particulières, qui demande une équipe de maintenance particulière, ou une formation additionnelle pour les équipes existantes comme si elles n’avaient pas déjà assez a faire. Diable j’espère au moins qu’il utiliserait le même carburent…. ca semble évident, mais on sait jamais, je m’attends toujours au pire dès que ça parle de drone.

    • Mica X dit :

      Nous pouvons envisager une sorte de plateforme autonome qui peut décoller et apponter seule et la construire comme un « Légo ».

      Un moteur qui permet d’aller suffisamment vite pour ravitailler un chasseur tout en pouvant être moins rapide pour des hélicos.

      Sur la structure mère possibilité de mettre différents kits : observation, guerre électronique, lancement de projectiles, lasers, réservoirs pour faire du ravitaillement etc..

      Les US multiplient les vecteurs pour arroser toutes leurs boites; on peut procéder différemment et spécialiser les Kits en les répartissant pour différentes sociétés & en partageant des normes communes pour les adjoindre au vecteur.

    • jean luc dit :

      Sauf que l’heure de vol d’un drone coûte beaucoup moins chère qu’un rafale, augmente la disponibilité des rafales et des pilotes. moins de mission nounou, moins de passage dans les ateliers.

      • farragut dit :

        @jean luc
        Vous avez entendu parler du « coût total de possession » ?
        Rajouter une chaine logistique, la maintenance à terre et embarquée, l’emprise dans les hangars, et c’est l’efficacité totale du PA qui en est plombée.
        Quand la France ne peut pas imprimer des dollars comme les US, il faut aussi gérer la disette.;-)

  21. Vins dit :

    J’aimerais y croire mais vu l’avancée des systèmes automatisés, je crains qu’il n’y ai plus beaucoup d’hommes dans le ciel bientôt.
    Ni en mer d’ailleurs.

  22. Mic dit :

    Tout le monde oublie que Dassault à deja dit que le F5 pourra être accompagné par un drone, drone conçu à partir de l’expérience du Neuron tres probablement !
    Donc il est assez probable que si la Royale demande de posséder des drones assurant le ravitaillement sa conception sera une version issue du drone qui accompagnera le F5 !
    Dassault ne part pas d’une feuille blanche !
    Beaucoup ici partent dans des élucubrations qui frisent le délire !

  23. Carin dit :

    S’il est évident que le ravito soit opéré par des drones, il est tout aussi évident que ces derniers ne soient pas des Stingray…
    Élargir nos dépendances US, n’est pas une option. Jusqu’à présent, c’est l’US NAVY qui protégeait le CdG, auprès de l’administration américaine, (cette administration voulait nous couper l’entretient des catapultes vapeur, et des avions de guet aérien, après Irak2), ce qui aurait mis le CdG à quai.
    Cette dépendance est encore d’actualité pour le PANG, si on pouvais s’abstenir de l’agrandir, en utilisant un drone qui serait en dotation dans nos 3 armées, cela rendrait notre autonomie beaucoup plus sûre, et la construction d’un tel drone beaucoup plus accessible, de par sa variété, et donc le nombre… sans compter l’export d’un tel produit, qui de fait nous engage à ne pas passer par Airbus DE, mais par le dérivé du Neuron sur lequel Dassault travaille déjà…
    Un tanker c’est beaucoup moins compliqué à réaliser qu’un drone de combat, et s’il partagent la même forme, le même train d’atterrissage renforcé, etc, cela devient beaucoup plus simple à réaliser. Et ça libérerait une bonne dizaine de Rafale, qui aujourd’hui ne servent qu’à ça. Du coup, ce sont ces drones qui feraient les navettes entre les bombardiers et l’A330 MRTT, ce qui donnerait du « play Time » supplémentaire aux Rafale chargés du bombardement.

    • Fralipolipi dit :

      @Carin
      Vouloir minimiser les dépendances est essentiel. On est d’accord.
      Et je suis également d’accord avec vous sur l’intérêt potentiel d’un ravitailleur en vol dronisé (aux capacités conséquentes mais restant compact et aux formes optimisées pour la discrétion) tant pour l’AAE que pour la MN (sachant que pour certaines missions, l’AAE pourrait déjà commencer par s’intéresser aux capacités nounou -nacelle Narang- du Rafale actuel … il n’y a pas que pour la MN qu’un Rafale Nounou est intéressant, notamment parceque plus « furtif », et vif, qu’un gros A330MRTT !!!… un tel Rafale nounou pouvant constituer, notamment pour les FAS, le dernier ravitaillement de la manoeuvre, ou bien le premier après que les Rafale FAS aient fait feu … L’AA egyptienne utilise bien elle aussi des Rafale nounou …).
      .
      Mais pour développer un tel ravitailleur en vol dronisé, faudrait d’abord prévoir un budget. Et pour l’instant à ce sujet, rien n’est prévu dans aucune LPM.
      .
      Par contre, il ne me parait pas certain que le format d’un drone UCAV (naturellement très fin et plat) soit idéal (ou optimisé) pour être transformé en drone ravitailleur, qui doit être une outre à kérosène => regardez la section bien ventrue de ce MG-25 pour vous en convaincre
      https://www.meretmarine.com/fr/defense/us-navy-nouveaux-retards-pour-le-drone-ravitailleur-embarque-mq-25-de-boeing
      … Ce profil ventru là n’est pas du tout optimisé pour jouer ensuite les drones UCAV … à l’avant de l’avant.
      Et on ne fera pas un UCAV Small + un UCAV XL … (si la cellule change, cela donnerait 2 drones totalement distincts … ici encore … budget ?)
      .
      Pour finir, on notera qu’en attendant, côté européen, le seul projet actuel pour le développement d’un ravitailleur en vol dronisé, est assuré par un projet PESCO européen, attribué à ……. l’Allemagne (et son poisson pilote espagnol)
      https://www.pesco.europa.eu/project/future-unmanned-air-to-air-refuelling-capability/
      .
      Et je suis prêt à parier que l’aspect navalisable et mise en oeuvre depuis PA ne seront même pas effleurés par ces 2 pays là !..
      Zéro surprise à espérer.

      • G dit :

        Les Espagnols s’intéressent de très près aux drones STOL pour le Juan Carlos, précisément car leurs Harrier arrivent au bout de la route.

        Nécessité est mère de l’innovation, donc on n’a peut-être pas fini d’en entendre parler…

        • Fralipolipi dit :

          @G
          Les « drones sauterelles » (STOL), ne pourront jamais embarquer du lourd et encore moins bien loin, ni bien vite …
          Ces drones légers STOL sont condamnés à des petits rôles subalternes … à l’utilité rapidement limitée dans de trop nombreux cas.

      • G dit :

        Ceci dit @Frali, les formes du MQ-25 sont clairement étudiées pour la discrétion, et sa SER probablement bien moindre que celle d’un F/A-18.
        Ce qui est logique car il ne sera pas loin derrière les F-35C.

        Et comme je le signalais plus haut, ses concepteurs l’imaginent clairement faire également de la frappe longue portée.

  24. 1PourAvis dit :

    Les guerres en Ukraine et Iran, nous montrent pas mal de chose, exit les gros bateaux, exit les hélicoptères, exit les avions,
    Brefs missiles et drones de toutes sortes sont sur le terrain y compris les futurs drones d’infanteries, avec bien sur le point crucial, le renseignement global avec ses satellites. Souvenez vous d’un des chef du Hamas éliminé sur son fauteuil par un petit drone. mais nous constatons aussi que la volonté d’un pays résistant reste difficilement contrôlable, malgré la technologie.

  25. rational dit :

    Très bon choix tactique. Un drone ravitailleur peut rester en vol beaucoup plus longtemps, en faisant des tours… cela permet de prolonger le temps opérationnel des avions.

  26. Bastan dit :

    Dans le milieu des années 2030, les progrès auront permis d’améliorer les performances et possibilités du système de ravitaillement autonome en place sur l’A300MRTT, et ce sont les drones qui en plus seront ravitaillables en vol..

  27. Flavien dit :

    Ne pourrait-on pas avoir un Neuron pour LoyalWingMan et un Neuron ravitailleur ?
    Moins d’aéronef différent, MCO facilité, surtout sur une superficie limitée.

  28. Bastan dit :

    Le ravitailleur loin des missiles adverses. Des drones ravirailleurs venant se ravitailler vers lui pour assurer le travail. Ou assurer le retour des avions sur le PA.

  29. Cyd dit :

    Les puissances emergeantes en sont déjà à mettre en œuvre des portes-drones

    C’est à dire des bâtiments dédiés au déploiement de drones

  30. QUILES dit :

    Je lis vos commentaires dont certains sont très pertinents et surtout très bien argumentés. En revanche, je considère en tant que Français , conscient des diverses menaces réelles de ces temps compliqués, que notre Défense est  » à la rue ».En raison des incompétents notoires que sont notre PR et certains de ses hauts responsables militaires qui lui cirent les pompes en sachant que nos armées sont des « minimoys ».Pour être respecté et craint, nous devrions disposer d’une armée d’au minimum 400 à 500000hommes toutes armes confondues. Disposant d’au moins 800 avions de combat type Rafale Type 4 voire 5. Dont au minimum 😯 porteurs de l’arme nucléaire. De 3 porte avions type américains de 100000 tonnes chacun pouvant emporter 8o avions et disposant chacun de 5ou 6 frégates lance missiles et de couverture anti aérienne. Chaque porte avions étant escorté d’au moins un SNA avec missiles type mer-sol. De 10 SNLE accompagnés de 10 SNA . Avec un stock de missiles nucléaires (1000 têtes au minimum). Et surtout l’équivalent de missiles HIMARS. Et avec la certitude d’avoir également au minimum 700 canons de type caesar disposant de millions d’obus 155 mm. Et aussi d’une couverture globale pour le pays d’anti -missile forte de peut être des milliers de missiles. Je sais que c’est lourd mais se défendre n’ a pas DE PRIX tout comme la liberté qui en découle. C’est à ce prix que nous pourrons regagner un rang moyen pour être reconnu dans le monde et assurer une défense digne de ce nom en Europe.Sinon nous deviendrons « invisibles » dans peu de temps. A méditer. Lorsque l’on est amené à se défendre, on ne dégaine pas le RSA; les APL et autres chèques en tous genres mais des armes et du personnel. Tout est à revoir et surtout changer les fiers à bras qui n’ont aucune idée de ce qu’est une guerre réelle.

    • Clavier dit :

      Vous devriez relire la fable de La Fontaine sur la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf ……

    • kl42 dit :

      Bon restons sérieux un moment.
      Porte avion de 50 000 t avec porte drone 30 000 t et croiseur anti aérien de 18 000 t et 4 frégates 10 000 t anti aérien anti soum et anti navire un sous marin conventionnel les SNA ont autre chose à foutre que faire les nounous. Si un des navires est coulé les autres peuvent quand même faire une partie du travail il nous reste du potentiel.
      L’idéal est d’avoir deux groupes aéronavales bien sûr.
      D’après un ancien ministre qui lui même n’avait rien fait quand il était au pouvoir, on pourrait économiser 300 milliards d’€ par an en supprimant la gabegie dans toutes les administrations. Quand le dernier audit des comptes public a-t-il été publier??

    • Malazgirt1071 dit :

      À l’heure d’aujourd’hui, les seuls pays attaqués sont ceux qui n’ont pas un système de défense aérienne moderne , la dissuasion nucléaire ou une force aérienne digne de ce nom , en bref une petite vingtaine de pays font partie de ce groupe , quelques pays qui sont protégés par ces derniers et ceux qui font partie d’une militaire ,tous les autres sont susceptibles d’être attaqués un jour par justement ceux du premier groupe et c’est ce qu’il se passe depuis des siècles . Il ne faut pas inverser les rôles les agresseurs ne sont pas ceux que vous prétendez .Lobotomiser la population dans un pays où le risque d’une guerre est infime voir impossible comme c’est le cas pour la France et d’autres en lui faisant croire que leur pays est menacé est un pur mensonge, Amasser des armes ne va pas régler la mauvaise gestion du pays , cela va la rendre encore plus mauvaise pendant que certains vont se gaver tandis que la population va en payer les frais , on vit sur la planète qui tourne à l’envers , c’est pitoyable d’avoir une telle mentalité,ceux qui pensent comme cela sont ceux qui soutiennent une politique d’agression ,ceux des pays qui spolient les autres .

    • Romain Koudlanski dit :

      Pourquoi les anciens PR ont fait du bien à la défense ?

    • Lothringer dit :

      3 PA pour un pays de 68M d’habitants ? Et des 100 000t en plus ? Fichtre ! Vous êtes gourmand.
      Avec 80 avions ? Pourquoi autant ?
      10 SNLE ? Fichtre ! Vous êtes gourmand. Quelle utilité d’en avoir + qu’actuellement ?
      Les SNA, je dis pas, quoique je reste moyennement convaincu de la pertinence des SNA pour la modeste Mer Mediterranée. Des gros classiques propulsés par pile à combustible feraient probablement l’affaire.
      1000 têtes nucléaire ? Pour quoi faire d’en avoir autant ? Quel est l’intérêt de passer au-delà de 500 ?
      Pour la couverture anti-missiles, je vous fais remarquer que même Israël souffre actuellement car les Iraniens (peuple très intelligent) ont mis au point des missiles à fragmentation qui rendent le dôme de fer saturé donc peu efficace.

      Juste une question : ne serait-il pas plus efficace et moins coûteux de magouiller pour renforcer et décupler la corruption endémique chez les Popov ? Et pareil chez les Yankees ? Dans ces 2 pays la situation est déjà passablement lancée quand on observe les difficultés du programme de frégates américain, la mise au point éternelle et sans fin du F-35. Et quand on regarde l’étendue du nombre de morts et estropiés dans les rangs de l’armée russe .

  31. MIKE dit :

    L amiral de 57 ans aura donc en 2038 date de la mise en service du PANG aura 69 ans et jouira d une retraite bien méritée…peut etre avec un complement de revenu comme expert sur LCI pour nous dire une evidence: oui il faut prévoir cette possibilité et tu as fait ton travail en le prevoyant : le President qui a validé ta nomination est content.

  32. Myshl Mabelle dit :

    « France libre » ?
    Mensonge.
    ZONE LIBRE, oui…

  33. Fralipolipi dit :

    Bon en attendant, côté européen, le seul projet actuel pour le développement d’un ravitailleur en vol dronisé, est assuré par un projet PESCO européen, attribué à … l’Allemagne (et son poisson pilote espagnol)
    https://www.pesco.europa.eu/project/future-unmanned-air-to-air-refuelling-capability/
    .
    Et je suis prêt à parier que l’aspect navalisable et mise en oeuvre depuis PA ne seront même pas effleurés par ces 2 pays là !..
    Zéro surprise à espérer.

    • Mike dit :

      oui. les industriels français ont peu de lobbystes à Bruxelles par rapport a AIRBUS omni présents qui a un paquet de cadres superieures dont la prime en fin d annee est liee aux subventions europeenes obtenues. Fait qui m a ete dit par un airbusien à la sortie d une reunion oû j avais osé emettre un avis negatif sur l un de leurs projets

  34. B.M. dit :

    M. Laigneau vous écrivez ceci :
    « Actuellement, pour mener un raid à longue portée, le GAé est obligé de mobiliser un ou plusieurs Rafale M en configuration dite «nounou», c’est-à-dire dotés d’une nacelle Narang pour leur permettre de ravitailler en vol les autres appareils chargés d’effectuer les frappes ».
    C’est en grande partie faux. Jusqu’à présent, lorsque l’aéronavale a besoin d’augmenter l’allonge de ses Rafales, elle fait appel aux MRTT de l’armée de l’air ou à des ravitailleurs de puissances alliées qui ont généralement un rayon d’action suffisant pour rallier la zone d’opération du GAN.
    A de rares exceptions près le ravitaillement en buddy buddy ne sert qu’à redonner de l’autonomie à un avion qui rate plusieurs appontages (et qui donc a bouffé tout son carburant lors des remises de gaz avec PC) ou à fournir l’autonomie nécessaire pour rejoindre une base terrestre à un avion qui ne peut pas apponter (avarie de crosse par exemple).
    Je comprend donc que l’intérêt de ces drones de ravitaillement ne serait pas de se passer de la fonction « buddy buddy » mais d’être autonome vis à vis des ravitailleurs des armées de l’air qu’elles soient françaises ou alliées.

  35. Argo dit :

    Le drone furtif du Rafale pourrait peut-être avoir un kit de ravitailleur à adapter en soute, il deviendrait ainsi lui aussi multi-rôle…